Allez, on y va, une séquence par jour, hier, le conte philosophique, aujourd'hui, la poésie, demain, le roman, allez, conditions de travail, musique amérindienne et bâtons d'encens qui désormais empestent la maison, allez, allez, pas de temps à perdre, plus vite que ça, métaphores, anaphores, antithèses, rejet et contre-rejet, enjambements…

PAUSE !! AAAaaaaaaaa ça fait du bieeeeeeeeeeeennn ! Petit chapitre écrit en une soirée, basé UNIQUEMENT sur James, dont les fans sont priées d'aller chercher un autre paquet de mouchoir. ATTENTION, la fin du chapitre est très violente, et le rating de la fic monte un cran au-dessus !

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(POV James)

Je hurle. Mais seul un couinement sors de ma bouche. Je me débats contre ma forme de fouine… Je supporte plus de rester comme ça, dans ce corps ! Je vole à nouveau à travers la pièce, avant de bouffer encore un autre mur. Je recommence à hurler, mais à nouveau, seul un minuscule couinement sors de ma bouche. Il agite sa baguette et je reprends ma forme humaine avant de m'étaler par terre. Je me roule en boule et recommence à pleurer. Parce que je sais qu'il recommencera bientôt. Qu'il aime trop me transformer en fouine pour me jeter contre les murs encore et encore, des dizaines de fois par jour.

-Tu peux pleurer, James… me dit-il en s'approchant de moi. Ca ne changera absolument rien !

Il me balance un coup de pied dans les côtes, et m'attache ma laisse à mon collier.

-Allez, viens…

Je me relève et le suis. Il me retransforme en fouine, mais me fourre dans sa poche noire, chaude, agréable… Je le sens transplaner, et, lorsqu'il me fait sortir, je distingue la même chambre que l'autre jour… Là où j'ai vu Sirius… Il me rends ma forme humaine, et je demande :

-Maître ?

-Quelques détails à arranger avec Black…

Sirius… Quelqu'un frappe à la porte, et mon Maître ordonne d'entrer. Sirius rentre dans la pièce.

(POV Sirius)

Après avoir refermé la porte derrière moi, je regarde Rogue, dissimulé sous sa cape et sa cagoule, et James. Il n'est pas à genoux, comme la dernière fois, il est roulé en boule aux pieds de son Maître. Il est incroyablement pâle, et des traces de larmes marquent son visage. Ses yeux ne sont plus les mêmes que la dernière fois : au lieu d'être totalement vides, ils sont au contraire très expressifs. Débordants de pleins de sentiments, pleins de messages. De la tristesse, de la pitié, et surtout, surtout, appelant désespérément au secours.

L'homme en noir murmure à peine audiblement un sort de déformation de voix, et je lui dit :

-Te fatigue pas, Rogue.

Il s'immobilise deux secondes, avant d'arracher sa cagoule.

-Comment le sais-tu ?

-Je peux te dire tout ce que tu veux, à une condition.

-Je t'écoute.

-Je ne veux pas que James reste à tes pieds. Je préférerais qu'il soit près de moi. Je ne tenterais rien, mais je ne veux pas qu'il soit à portée de ta cravache.

Il réfléchit un instant, James levant les yeux vers lui, attendant sa réponse.

-C'est d'accord.

D'un signe de tête, il indique à James de me rejoindre. Il se relève doucement, et fais quelques pas avant de retomber à genoux à mes pieds.

-Merci. Donc, je le sais par quelques suppositions que j'ai faites lors de notre dernier entretien, des suppositions qui m'ont été confirmées par la perquisition de ta maison. Dans ta lettre, tu m'as bien dit que tu acceptais les termes de l'échange, c'est cela ?

-A une condition. C'est pour ça que je voulais te voir.

-Je t'écoute, Rogue.

-Tu m'avais précisé que, si j'essayais de tuer James, les mangemorts retourneraient aussitôt à Askaban. Je veux que ça marche dans les deux sens, mais je ne suis pas sûr que tu me laisserais récupérer James si je m'apercevais que les mangemorts ont été ensorcelés ou empoisonnés. En clair, je récupère les mangemorts. Et 24 heures plus tard seulement, je te rends James.

Je réfléchis deux secondes. Les mangemorts en question se sont tous retrouvés à Askaban à cause de James, et j'imagine que, pendant ces vingt-quatre heures, ils vont en profiter pour "s'amuser" avec lui, c'est évident… Je baisse les yeux sur James. Les yeux fermés, il a appuyé sa tête contre mes jambes, comme le ferait un gentil chien. Il a surtout l'air plus qu'épuisé.

-Puis-je jeter un œil au collier que porte James ? Je le lui remettrais tout de suite après.

-Si tu lui enlèves le collier, je le tiens en laisse en attendant.

-C'est d'accord. J'en ai pour même pas une minute.

Rogue s'approche de lui, enroule doucement, sans la serrer, la courroie de cuir autour du cou de James avant de me tendre son collier.

-Merci.

Je le regarde deux secondes, lui jète un sort de détection de sorts, avant de trouver ce que je veux. Je me baisse pour rattacher le collier autour du cou de James, en le serrant beaucoup moins, puis je détache la laisse.

-Je te remercie. Voilà ce que je te propose : nous sommes le 15 octobre. Sur les dix mangemorts censés être libérés, une libération par semaine. Quand le dernier est libéré, tu me rends James.

-Tu es prêt à attendre deux mois et demi pour le récupérer ? Ca cache quelque chose ! dit Rogue.

-En effet. Un sortilège sera jeté sur chaque mangemort libéré. Ce sort sera directement relié à un autre sort fixé sur le collier de James.

-Je ne comprends pas.

-Le sort lancé sur le collier contrôle le rythme cardiaque de James. Si celui-ci tombe en dessous d'une certaine limite, le sort déclenche les sortilèges jetés sur les mangemorts, et les relie entre eux.

-J'ai compris, saisit enfin Rogue. Si le cœur de James ralentit, un sort est déclenché, et les cœurs des mangemorts battent à la même vitesse que celui du chien que tu as à tes pieds, c'est ça ?

-Exactement. Donc si James meurt, les mangemorts meurent en même temps.

Rogue réplique :

-James est malade, et son cœur ralentit assez souvent, sans que je n'ai rien à voir avec ça.

-Tu es un expert en potions, ne vas pas me faire croire que c'est trop te demander de lui faire boire une potion régénératrice ? Tu es prévenu, Servilus. Tu tues James… Tu tues dix mangemorts.

-Dis-moi… Imaginons : Etant donné que James est malade, son rythme cardiaque chute, et, le temps que je lui fasses boire une potion soignante, le sort se déclenche. Si son rythme cardiaque remonte par la suite, le sort s'arrête ?

-Oui. Si son cœur recommence à battre à un certain rythme, le sort se brise, mais peut se réactiver à chaque fois que la limite est franchie.

Rogue réfléchit puis :

-C'est d'accord. A partir d'aujourd'hui, et jusqu'à la fin de l'année – donc dans deux mois et demi, tu libères un mangemort par semaine, donc cinq en liberté surveillée, comme convenu. James ne sera pas maltraité. Et lorsque tous les mangemorts seront libres, je te le rends. Entendu ?

-Entendu. Tu permets que je jète le sort sur le collier de James ?

-Vas-y.

Je me laisse tomber à genoux devant James, et je lui caresse doucement les cheveux. C'est dingue comment ça le rassure, quand je fais ça. Avant, il détestait qu'on touche à ses cheveux. Mais je dois m'y faire : ce n'est plus le même James qu'avant. On ne ressort pas indemne de douze ans d'esclavage.

-Calme-toi, James. Je ne vais pas te faire mal.

Je pose deux doigts sur son cou pour vérifier son rythme cardiaque. Très faible. Un battement toutes les trois secondes. Je jète le sort sur le collier, puis murmure une autre formule que Rogue ne distingue même pas. Je caresse doucement l'épaule de James, et me relève.

-Je te préviens tout de suite : Si tu ne lui fais pas boire une potion de régénération tout de suite, le sort s'active dès qu'il est lancé sur les mangemorts.

-Tu as fixé la limite à combien ?

-60 battements par minute. Ca te vas ?

-D'accord. Et je vais même plus loin : à chaque libération, tu viendras faire un tour chez moi. Tu relâches les mangemorts là-bas, et tu pourras constater que James va bien. OK ?

-OK ! Par contre, s'il ne va pas bien, je veux avoir le droit de lui faire boire toutes les potions que je veux.

-Si tu veux...

-Parfait ! Je file dès maintenant à Askaban pour lancer les sorts, et mettre en place les libérations avec les détraqueurs et accessoirement, mes supérieurs.

J'aide James à se relever, et je souffle doucement.

-Ca va aller. Tiens le coup quelques semaines. Et après, tout sera fini, je te le promets, Cornedrue. Ca va aller…

Il acquiesce d'un hochement de tête, et je l'aide à marcher vers Rogue, qui rattache la laisse en cuir à son collier. Puis je transplane à Askaban.

(POV James)

Cornedrue… Ca fait tellement longtemps que personne ne m'a appelé comme ça… Cornedrue… Presque comme avant. Quand je n'avais pas compris que je n'étais qu'un esclave, quand je pensais être un sorcier, quand je pensais être un homme… Maintenant je suis revenu à la réalité, je ne suis rien de tout ça. Mais ça fait quand même du bien de rêver, d'imaginer que j'aurais put être autre chose…

-James ?

-Oui, Maître ?

-Vas me préparer à manger. Et après tu nettoieras un peu le sol du salon.

-Oui, Maître. Vous désirez manger quelque chose en particulier ?

-Il doit y avoir de quoi faire un ragoût dans le frigo.

-Bien, Maître.

Je file dans la cuisine, et, tout en préparant à manger, je repense à Sirius. Mon Padfoot… Quelques semaines… Quelques semaines avant que je parte d'ici… J'arrive presque pas à comprendre ce que ça veut dire. Je suis rien d'autre qu'un esclave, et ça changera jamais, mais quelque chose me dit que Sirius me frappera quand même un peu moins que lui. Peut-être même qu'avec un peu de chance, il m'obligerait pas à prendre cette forme de fouine… Peut-être…

J'éteins le feu, et sers le ragoût dans une assiette, avant de poser rapidement le couvert sur la table. Je reviens dans le salon :

-C'est prêt, Maître.

-T'as fait vite… remarque-t-il avec un haussement de sourcils.

Il s'assoit à table et commence à manger, pendant que je reste à genoux à ses pieds. Il prend un morceau de viande, et me le tend. Je mange doucement dans sa main. Qu'est-ce que ça fait du bien, de manger… Quelques minutes après, il me tend un autre bout de viande, que je mange également dans sa main. Je sais pas ce que j'ai fait, mais pour avoir autant à manger en un seul repas, il doit être plutôt satisfait… Mais ça fait du bien, j'avais trop faim…

-Merci Maître… je murmure.

Il ne répond rien, et continue de manger. Lorsqu'il a fini, il se lève, prend une gamelle pour chien qu'il remplit d'eau, et la pose devant moi.

-Merci Maître.

Je lape doucement l'eau dans la gamelle. Ca fait trop de bien, j'avais la gorge trop sèche, j'avais trop soif… Même mes lèvres étaient douloureuses tellement elles étaient sèches. Mais l'eau est tellement fraîche, c'est dingue comment ça peut faire du bien… Je continue de boire doucement, à quatre pattes, en lapant l'eau dans la gamelle, jusqu'à ce qu'elle soit vide. Mon Maître reprend la gamelle et ordonne :

-Maintenant vas passer le balai et la serpillière dans le salon.

-Oui, Maître.

Je file chercher un balai et une serpillière, et je commence à nettoyer le sol du salon. Visiblement, il n'a pas l'intention de me faire mal. Apparemment, en tout cas… Je commence à balayer le sol, puis à passer la serpillière. Lorsque j'ai fini, je tire ma baguette pour lancer un sort de séchage. Le sol redevient sec immédiatement, avec ce sort. L'un des seuls que le collier ne bride pas. Mon Maître revient dans le salon, jète un œil sur le sol avant de se laisser tomber dans le canapé.

-Au pied !

Je viens vers lui, et me laisse tomber à genoux devant lui. Il sourit et me caresse les cheveux :

-C'est bien, James, t'es un bon chien. Te laisser partir va me coûter, je crois… Mais bon. Ne te fais pas d'illusions. J'ai encore 10 semaines pour profiter de toi, de toutes les façons que je veux, et le sortilège de Black ne m'empêche pas de te punir, c'est clair, Potter ?

-Oui, Maître.

-Tu n'as pas l'air très persuadé… Une petite punition, juste pour te prévenir, serait préférable, tu ne crois pas ?

-…Oui, Maître.

Il ricane à nouveau, et se lève pour prendre sa cravache. Je ferme les yeux, et la cravache tombe sur mon dos. Une première fois. Les coups continuent de tomber. Je me retiens de pleurer. Pas parce que ça fait mal. Parce que j'ai rien fait. Parce qu'il me punit continuellement alors que j'ai rien fait… Les coups s'arrêtent.

-Ca te suffit, comme punition, James ?

-Oui, Maître. Je vous obéis, mon Maître.

Je me recroqueville à ses pieds, baissant la tête. Je voudrais tellement qu'il m'oublie, simplement, rien d'autre que m'oublier…

-James ?

-Oui, Maître ?

-Amène-moi un verre de Whiskey.

-Oui, Maître.

Je me lève, et vais dans la cuisine. Je lui verse un verre, avant d'ajouter un glaçon. Je lui apporte le verre qu'il prend sans me regarder. Je retombe à genoux à ses pieds. Comme d'habitude. Pas le droit de parler. Pas le droit de bouger. Juste rester à genoux, éternellement, à ses pieds, à attendre qu'il ordonne quelque chose ou qu'il s'ennuie et qu'il veuille me punir pour passer le temps.

Il finit son verre, le pose sur la table, et me rattache ma laisse. Je me lève, et il me fout un coup de cravache dans le dos.

-Je ne t'ai pas dit de te lever !

Je retombe à genoux, pour me redresser deux secondes après, quand il tire violemment sur ma laisse, en m'étranglant presque. Je le suis à l'étage, et il me fait rentrer dans sa chambre. Il s'assoit sur le lit, et je me remets à genoux devant lui.

-Non, assieds-toi.

Je m'assois à coté de lui. Putain, qu'est-ce qu'il va me faire ? Il prend sa cravache, et demande :

-Tu voudrais savoir pourquoi je te punis alors que tu penses n'avoir rien fait, hein ?

-… Oui, Maître…

-Je vais t'éclairer un peu.

Il plonge son regard dans le mien, et pénètre dans mon esprit. Des souvenirs me reviennent en mémoire…

Sirius et moi on est en cinquième année. On sort des BUSE de métamorphose avec Remus et Peter. Le soleil brille, et on se laisse tomber dans l'herbe chaude du parc, au pied de notre chêne préféré. Je tire le vif d'or que j'ai piqué, et je commence à jouer avec, en essayant d'épater Lily, à quelques mètres, en le rattrapant au dernier moment. Mais seul Peter le remarque, étouffant une exclamation à chaque fois que je le saisit.

-Arrête un peu, tu veux ? me demande Sirius. Sinon Peter va finir par oublier sa propre existence…

Je hausse les sourcils. Arrêter d'impressionner Lily rien que pour Peter me soûle pas mal… Comment je fais, moi, alors, pour lui montrer que je suis le mec le plus génial de Poudlard ? Mais je ne veux pas me prendre la tête avec Sirius.

-Si ça te dérange…

Je range mon vif dans ma poche, puis Sirius renifle dédaigneusement :

-Je m'ennuie… J'aimerais bien que ce soit la pleine lune !

-Espère toujours, répond Remus, plongé dans son livre. Si tu t'ennuies, on a encore l'épreuve de métamorphose, tu n'as qu'à me faire réviser. Tiens…

Remus tende son bouquin à Sirius. Je rigole intérieurement. Comme si Sirius Black, le mec le plus cool de l'école, avec moi, bien sûr, allait s'abaisser à réviser !

-Je n'ai pas besoin de ces idioties, je sais déjà tout !

Je regarde vers un buisson, plus loin, et je m'immobilise soudainement. On va se marrer…

-Tiens, voilà de quoi t'amuser un peu, Patmol, je murmure. Regarde qui est là…

Sirius tourne la tête et, à son tour, il s'immobilise, gardant sur le visage cette expression qu'il connaissait si bien, comme un chien qui venait de sentir la piste d'un lapin.

-Parfait, murmure-t-il. Servilus.

A ce moment là, Rogue se lève. Sur un regard entendu, Sirius et moi nous nous levons en même temps. Remus et Peter restent assis, mais ça je m'en fiche. C'est avec Sirius que je m'amuse le plus.

-Ca va, Servilus ? je crie.

Rogue plonge la main dans sa poche, mais bien trop lentement.

-Expelliarmus !

La baguette de Rogue s'envole 4 mètres plus loin. Normal, je suis trop une star pour tous ces sortilèges d'attaques… Sirius éclate de son rire si familier, ressemblant à un aboiement de chien.

-Impedimenta ! crie-t-il à son tour.

Rogue valse en arrière et se retrouve par terre. Autour d'eux, les élèves se regroupaient, avides d'assister au spectacle. Parfait… Plus il y aurait de monde autour, plus mes exploits seront répandus dans Poudlard. Sirius s'approche de Rogue, et je le suis.

-Alors, comment c'est passé ton examen, Servilo ? je demande d'une voix forte.

-Chaque fois que je le regardais, complète Sirius, son nez touchait le parchemin. Il va y avoir de grosses tâches de gras sur sa copie, ils ne pourront pas en lire un mot.

J'éclate de rire en même temps que les autres élèves. Sirius est si doué pour lancer des répliques cassantes, mais si vraies ! Presque aussi doué que moi…Rogue me dévisage avec une expression de haine.

-Attends un peu, halète-il en me foudroyant du regard. Attends… Un peu !

-Qu'est-ce qu'il faut attendre ? je demande d'un ton froid. Qu'est-ce que t'as l'intention de nous faire, Servilo, t'essuyer le nez sur nous ?

Rogue laisse échapper un flot de jurons et de formules magiques. C'est d'autant plus pathétique que sa baguette était à trois bons mètres de lui ! Je ricane d'un ton glacial :

-Qu'est-ce que c'est que ces grossièretés, lave-toi la bouche ! Récurvite !

Une grosse mousse rose sortait de la bouche de Rogue, l'étouffant à moitié.

-Laissez-le TRANQUILLE ! rugit une voix.

Le décor disparaît et je me retrouve dans la chambre de mon Maître.

-Tu vois ce que tu as fait, petit conard ?

Il abat sa cravache sur mes hanches. Je crie légèrement, ça fait mal…

-Je suis désolé, Maître… Je vous obéis, mon Maître, je vous le jure !

-Ca, fallait y penser avant, Potter !

Il me frappe à nouveau avec sa cravache, me prends par les cheveux, et replonge son regard dans le mien.

Je rentre en cours de potions avec Sirius. On s'assoit à coté, comme d'habitude, et on commence à écouter Slughorn. Puis, quand on commence à préparer nos potions, je tire un pétard de ma poche, et le jète dans le chaudron de Rogue. Sa potion lui explose sous son nez crochu, et il se tourne vers nous. On explose de rire. Son visage est couvert de furoncles.

-Espèces de…

Et il sort en courrant de la salle. Je grommelle :

-Pourquoi il est pas content ? Ca lui arrange nettement sa tronche de vampire !

-C'est clair ! confirme Sirius, il aurait put au moins nous remercier ! On va lui apprendre les bonnes manières ce midi ?

-Pas de problèmes, mon cher Padfoot ! j'acquiesce en passant ma main dans mes superbes cheveux.

Une heure et cinquante points pour Gryffondor en moins, nous sortons et allons dans la grande Salle. Rogue est juste devant nous. Je tire ma baguette :

-Ben alors, Servilus, t'as retrouvé ta tronche de vampire albinos ?

-Vas te faire foutre, Potter ! il me répond en se retournant brusquement.

-Tsss, siffle Sirius. Irrécupérable… On te colore un peu ta face de cadavre, on fait en sorte que tout le monde te remarque, et tu nous remercie en nous insultant ? Tu devrais te prosterner devant nous, Servilus !

-Me prosterner devant une petite merde comme toi, tu peux rêver !

Je m'avance doucement.

-Toi tu vas vraiment avoir besoin d'une leçon de respect, Servilus…

Je serre les poings. Je crois que je l'ai jamais autant méprisé. Comment cette souillure ose nous traiter de merde, nous, les deux mecs les plus géniaux de Poudlard ?

-Cravhiuminium ! je hurle.

Rogue se met à vomir sans s'arrêter quelque chose qui ressemble à un délicieux mélange de limaces et de merde de chien. Nous rugissons de rire. Mais mon rire à moi se transforme en un cri de douleur…

-T'es fier de toi, imbécile ?

La cravache retombe sur mes hanches, sur mon torse, plusieurs fois.

Eh, Servilus ! Tu devrais vraiment plonger tes cheveux dans la boue, ça les rendrait plus propres que maintenant ! Attends, je vais t'y aider ! Rictusempra !

-Petit enfoiré ! Tu sais que tu mérites cette punition, hein ?

-Oui, Maître. Je suis désolé, Maître. Je vous obéis, je vous le jure !

T'as l'air fatigué, Servilus ? Tu devrais te prendre un bain… Ca tombe bien, justement, le lac est juste à coté ! Everte Statim !

Mes hanches baignent de sang, mais il continue à frapper.

-Arrêtez ! S'il vous plait, Maître… Ca fait mal, s'il vous plait, je suis désolé, arrêtez !

-Je te l'ai dit, fallait y penser avant, conard !

Une autre dose de douleur vrille mes hanches.

Dégage, Servilus, tu pollues mon air, et celui de mes admiratrices !

Il continue de frapper. Ca a jamais fait aussi mal, ça a jamais duré aussi longtemps.

-Je vous en supplie, pardonnez-moi, Maître ! Je vous obéis, mon Maître, je ferais ce que vous voudrez, mais arrêtez, je vous en supplie !

-Tais-toi ! Tu as mérité ta punition, et tu le sais très bien !

Il continue de frapper.

Tu fais vraiment pitié, Servilus. Tu pensais vraiment réussir à voler ? Seul les pros comme moi peuvent monter sur un balai !

-Tu l'as mérité, Potter ! Mets-toi bien ça dans la tête !

Je hurle de douleur sous les coups de cravache.

Que veux-tu Servilus, c'est pas de ta faute, si t'as une tronche de vampire ! Tout le monde ne peut pas naître avec mon physique de rêve !

Le sol se rapproche doucement, et mon front heurte une surface dure. Les coups continuent à tomber, sur mon dos cette fois. C'est bien, ça fait un peu moins mal quand ça tombe là où il n'y avait pas de blessures avant…

Eh Sirius ! Regarde qui est là, on va pouvoir s'amuser !

Le sol se met à tanguer dangereusement. Ca devient flou. Ca continue à faire mal.

Eh, Sirius ! Sirius… Sirius… Sirius… Siri… Irius…Si… Rius… S… … …

Noir.

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Reviews, please !