Bon voilà, chapitre publié un peu plus tard que d'habitude, car je me suis lancée dans une autre fic sur les maraudeurs !

Pour ceux que ça intéresse, viendez faire un tour sur ma fic "Quand personne n'entend tes cris" !

A ce propos, message pour octo : Pourrais-tu me renvoyer par mail la correction du deuxième chapitre, STP, la synchronisation des dossiers de partage a joliment planté hier… Merci d'avance !

Réponses aux reviews anonymes :

Lilyémeraude : Ben non, même si l'état de James va s'améliorer, ce ne sera jamais le même qu'avant…

Leila : Bon, ben… D'accord, je vais le prendre comme un compliment !

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(POV Sirius)

Je ne sais pas combien de temps j'ai passé, à serrer James contre moi, sa main refermée sur la mienne. J'ai fini par le lâcher. Même s'il sort de Sainte Mangouste, je peux pas m'empêcher de m'inquiéter pour sa santé.

-Comment tu te sens ?

-Bien.

-Plus précisément ? j'insiste.

-Fatigué, avoue-t-il.

-James. Tu peux faire des phrases complètes ? Sujet, verbe, complément. Tu te souviens ?

-Peux pas, M… Patmol. Je… Essayer ! Arrive pas… Plein de choses… Comment les dire ? Sais pas…

C'est bien ce que je pensais. Rogue a totalement bridé son vocabulaire, pour l'empêcher de connaître toute une foule de mots. Révolte, désobéir, je suis sûr qu'il n'a pas la moindre idée de ce que ça veut dire. Et comme me le disait ma mère, un esclave n'exprimera jamais le fin fond de ses pensées s'il n'a pas les mots pour les hurler. Je peux lui rendre tous les mots qu'il a perdus sans problèmes, mais je vais avoir besoin de légilimancie, et dans l'état dans lequel il est, je peux pas me le permettre. Il a besoin de dormir avant tout.

-OK, James. C'est pas grave. Je sais que c'est pas de ta faute. Viens, tu as besoin de manger, et de dormir. Kreattur ! Prépare-lui la chambre à coté de la mienne !

En m'entendant donner cet ordre à Kreattur, il me regarde et me dit :

-Peux faire, si tu veux…

-Non, James. Je te l'ai dit, t'as pas à faire ça. T'es pas un esclave. T'es plus un esclave ! Kreattur le fait très bien, et ça l'occupera. Toi, tu vas manger. Viens.

-Merci Patmol, murmure-t-il.

Il me suis dans la cuisine, où Kreattur a déjà posé deux assiettes remplies avec des couverts. James reste immobile, me fixant du regard, puis je lui dis en désignant l'une des chaises :

-Assieds-toi.

Il me fixe un moment, sans bouger, puis j'insiste en tirant sa chaise :

-James, assieds-toi, s'il te plait.

Il s'assoit sur la chaise, mais regarde étrangement l'assiette et les couverts. Puis il m'interroge du regard. Je m'approche de lui :

-Tu ne sais plus comment t'en servir ?

Il hoche la tête de droite à gauche. Normal, ça fait 12 ans qu'il mange dans la main de Rogue.

-Là. Prends tes couverts comme ça. Voilà…

Je l'aide pendant cinq minutes, avant que ça ne lui revienne et qu'il arrive à se débrouiller seul. Il mange une dizaine de bouchées de viande, avant de sembler se forcer à manger.

-Tu n'as plus faim, James ?

-Non, M… Patmol.

Evidemment, son estomac n'est plus habitué à recevoir autant de nourriture en un seul repas… Mais il est bien trop maigre pour manger si peu.

-OK, t'es pas obligé de finir. Par contre je vais te faire boire une potion nourrissante, OK ? Je veux que tu reprennes un petit peu de forces.

-D'accord.

Je lui tend une potion, qu'il boit docilement. Puis je demande :

-Tu as soif ?

-Oui, Maître.

-Non !

-Oui, Patmol.

-Je préfère ça, je souris. Tiens.

Je lui tends un verre d'eau, qu'il fixe quelques secondes avant de le prendre.

-M… Merci.

Il boit doucement, avant de reposer le verre. Mais vu son hésitation, j'imagine que ça non plus, il ne devait pas avoir touché à un verre depuis douze ans.

-Comment il te faisait boire ? je demande.

-Gamelle pour chien.

Je sers les poings, et me retient de laisser un coup partir. Non. C'est Rogue que je dois frapper, pas James. Le frapper n'arrangera rien, bien au contraire.

-Désolé, Maître… il murmure.

-Sirius. Ou Patmol, comme tu veux. Et c'est pas de ta faute, James. T'as pas choisi de subir tout ce que ce crétin t'as fait.

-Désolé, Patmol, il répète en baissant la tête.

-Je te dis que c'est pas de ta faute, Cornedrue.

Il relève doucement la tête en entendant son surnom, puis acquiesce d'un hochement de tête.

-Allez, viens.

Je fais quelques pas, mais il reste immobile. Je reviens vers lui, et pose une main sur son épaule.

-Viens, James. Je te l'ai dit, tu n'as pas besoin de laisse pour marcher.

Il ne répond rien, et me suis. Je l'emmène dans la chambre que Kreattur lui a préparé, juste à coté de la mienne.

(POV James)

Sirius me fait rentrer dans une grande chambre, avec une tapisserie rouge, et un grand lit au milieu. Deux fois plus grande que la chambre de mon Maître. Pourquoi il m'emmène là ? Je l'interroge du regard.

-C'est ta chambre.

C'est pas possible ?! Il se fout de moi ?!

-Tu crois quoi ? me demande Sirius. Que j'allais te faire dormir dans une chambre de la taille d'un placard ? Je te l'ai dit, t'es plus un esclave. Et tu as autant de droits que moi. Tu as autant de droits que Rogue.

Je gémis doucement.

-Prononce pas son nom ! Maître…

Il me caresse doucement les cheveux, et murmure, plus doucement :

-Ce n'est plus ton Maître, James. Et je ne le laisserait pas te faire mal. Tu peux l'appeler par son nom !

J'approuve d'un léger hochement de tête, tout en regardant Sirius. Je le comprends pas… Pourquoi il s'obstine à me faire croire que je ne suis pas un esclave ?

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(1 mois plus tard ; POV Remus)

Je frappe, et rentre directement.

-Salut Remus ! crie Sirius depuis le salon.

Je rentre dans le salon, et James me sourit amicalement, sans un mot. J'arrive pas à croire à quel point il a changé physiquement, en un mois. Depuis qu'il peut manger normalement, il n'est plus maigre au point de penser qu'il va mourir de sous-nutrition d'un moment à l'autre, et les quelques potions de croissance que Sirius lui a fait boire lui ont rendu la taille qu'il avait avant. Et surtout, son état mental s'est nettement amélioré depuis qu'il a rencontré Harry pour la première fois, pendant les vacances de Noël.

(Flash-back ; POV James)

Je peux pas m'empêcher de regarder partout autour de moi, pour deux raisons : Tout d'abord, depuis que Sirius m'a donné une autre paire de lunettes, je ne peux pas m'empêcher de regarder partout. Je ne pensais pas que c'était possible de tout voir aussi bien… Et ensuite, parce que c'est la première fois depuis que je suis chez Sirius que je sors. C'est même la première fois depuis 12 ans que je vois vraiment la lumière du soleil. D'habitude, quand je sortais, mon Maître me transformait toujours en fouine, et me fourrait au fond de sa poche, pour me faire ressortir dans ses cachots tout aussi sombre.

Mais ça fait quand même bizarre. Le soleil, tous ces gens autour qui se pressent sur le quai de la gare, le fait que je sois beaucoup plus grand, tous ces mots qui ne voulaient rien dire pour moi et que Sirius m'a rendu en s'introduisant doucement dans mon esprit, en faisant beaucoup moins mal que mon Maître… Et surtout j'ai mal nul part. J'ai pas faim, je suis pas fatigué, j'ai mal nul part… Ca fait bizarre. Pas désagréable, mais bizarre.

Je pensais vraiment pas que je pourrais avoir droit à un tel traitement… Pouvoir dormir et manger autant que je veux, ne pas être obligé d'être transformé en fouine pour amuser mon Maître en rebondissant contre les murs, ne pas être obligé de me mettre à genoux tout le temps, pouvoir marcher sans laisse… Je pensais vraiment pas que Sirius me traiterait comme ça. Je pensais pas que Sirius pourrait traiter un esclave comme ça.

-Ca va, James ? me demande Sirius

-Oui, ça va… je murmure.

-Tiens, fait remarquer Sirius, voilà Harry !

Je lève la tête vers lui. Même si je l'ai vu il y a deux ans dans la forêt interdite, je n'avais pas remarqué à quel point il me ressemblait.

-Salut Sirius ! Salut papa… il murmure en souriant.

-Bonjour Harry ! je souris en l'embrassant doucement sur le front. Je n'avais pas remarqué à quel point tu me ressemblais, la dernière fois que je t'ai vu…

-Moi non plus, il avoue. Mais comment tu vas ? me demande-t-il.

-Ne t'inquiète pas, Harry, je vais bien… je souris. Surtout grâce à ton parrain !

Sirius rigole, et dit :

-Allez, on rentre ! On discutera beaucoup mieux devant une tasse de thé !

Sirius prend Harry par le bras, et transplane. Je transplane derrière lui. Ca aussi, il m'a fallu une bonne semaine d'entraînement avec Sirius pour que j'arrive à le refaire. Nous arrivons dans le salon, et je demande :

-Tu veux que j'aille faire du thé, Sirius ?

-Laisse, Kreattur va s'en charger…

J'hésite une seconde avant de m'asseoir dans le canapé.

-Alors, comment tu vas, Harry ? je demande.

-Bien… Mais tu peux pas savoir à quel point je me suis inquiété pour toi, papa !

Je lui caresse doucement les cheveux en passant un bras autour de ses épaules.

-T'inquiète pas, c'est bon, Harry… C'est fini, maintenant, et je vais beaucoup mieux. Ne t'inquiète pas pour moi. C'est fini…

Je crois qu'au fur et à mesure que je parle, je me rends compte de ce que je dis. C'est fini. Mon Maître ne pourra plus me frapper, plus rien me faire. Maintenant y a juste Sirius, Remus, et Harry. Juste eux.

(Fin du flash-back ; POV Remus)

Je pensais pas qu'il changerait aussi rapidement, et pourtant… Pourtant il est encore loin, très loin de redevenir celui qu'il était avant. Même s'il va beaucoup mieux, Sirius et moi savons tous les deux aussi bien l'un que l'autre qu'il ne redeviendra jamais celui qu'il était. S'il parle normalement lorsqu'il est avec Harry, il ne parlera jamais à Sirius si celui-ci ne lui a pas posé une question. Et encore, il répond le plus souvent par un hochement de tête… Ouais… Il n'y a que quand il parle avec Harry qu'on arrive à oublier qu'il vient de ressusciter après avoir été mort pendant 12 ans…

Et pourtant… Depuis qu'il est revenu, et en forme, Sirius s'infiltre régulièrement dans son esprit, pour essayer de lui faire revivre des souvenirs de Poudlard, de leurs travails d'aurors… Si James se laisse faire en général, je pense que Sirius n'est pas près d'oublier la crise de panique qui l'avait traversée lorsqu'il était revenu sur le jour où ils ont humiliés Rogue, en sortant des BUSE de métamorphose. James avait paniqué à un tel point que Sirius avait été obligé de lui faire boire une potion calmante, avant de comprendre que Rogue le battait en faisant défiler ce genre de souvenirs en boucle dans sa tête.

-Salut James !

-'Lut Remus, dit-il en hochant la tête.

Sirius se retourne vers lui.

-Regarde-moi, James, s'il te plait.

Sirius plonge à nouveau dans son esprit, mais une expression de terreur apparaît sur son visage, et Sirius ressort immédiatement de son esprit.

(POV Sirius)

Je replonge dans l'esprit de James, pour essayer d'accéder à ses plus beaux souvenirs de Poudlard. Il se laisse faire, mais, au moment où j'arrive sur un souvenir où il est à Pré-au-lard avec Lily, le souvenir devient plus flou, comme si l'esprit de James se débattait pour y échapper. Je ressors immédiatement de son esprit.

-Qu'est-ce qu'il y a ? je demande en lui caressant l'épaule.

-Lily… Ma faute.

-Dis-le avec des phrases entières, s'il te plait, James. Qu'est-ce qu'il y a ?

-Lily… C'est de ma faute si elle est morte. Je… J'aurais dut la protéger… C'est de ma faute !

-James… Qu'est-ce qui s'est vraiment passé, ce soir là ?

-J'ai entendu la porte s'ouvrir. J'ai dit à Lily de prendre Harry et de partir. J'avais pas de baguette. Mon Maître m'a stupéfixé. Après je sais pas.

-Tu veux bien me laisser voir ? je demande. N'hésite pas à me le dire si tu ne veux pas !

-Non, c'est bon… Vas-y.

Il me regarde, et je plonge dans son esprit. Je revois rapidement le souvenir de la mort de Lily… Avant de tomber sur les souvenirs qui suivent…

James était à genoux, dans une cave obscure, ses bras férocement tordus dans son dos. Rogue était debout, devant lui, sa baguette dans une main, sa cravache dans l'autre.

-Va te faire foutre, conard ! hurla James, ses yeux hurlant de révolte et d'insoumission.

-Endoloris !

James s'écroula sur le sol, se convulsant de douleur. Rogue leva sa baguette assez vite. James se remit à genoux, incapable de se relever en raison de ses mains attachées.

-Dis-moi, Potter… murmura Rogue. Tu sais ce que c'est, ça, je suppose ?

Il lui montra sa cravache.

James resta silencieux.

-Réponds-moi ! Tu sais ce que c'est ?

-Oui, je sais ce que c'est… répondit James d'une voix agacée.

-Dis-moi ce que c'est, Potter !

-Tu me fais chier, conard ! hurla-t-il. C'est une cravache !

-Exactement.

Rogue agita sa baguette, et les liens autour des poignets de James se détachèrent.

-Enlève ton tee-shirt !

-Rogue, je sais que je suis vachement bien foutu, mais j'enlèverais pas mes fringues pour tes beaux yeux ! répondit James avec un sourire ironique.

-Endoloris !

James retomba sur le sol en hurlant de douleur. Le sort dura plus longtemps, cette fois. Lorsque Rogue leva sa baguette, James resta étendu sur le sol, suffoquant. Rogue lui envoya un coup de pied dans l'estomac.

-J'ai dit enlève ton tee-shirt !

James céda, et se retrouva torse-nu devant Rogue.

-En quoi ça t'avance ? demanda-t-il.

-Ca te fera beaucoup plus mal, répondit l'ancien Serpentard.

Et le premier coup de cravache tomba. James sursauta légèrement, son visage se déformant en une grimace de douleur, mais redevint impassible. Un deuxième coup tomba. James hoqueta doucement. Les coups continuaient à tomber. Troisième, quatrième, dixième, vingtième. Rogue n'arrêta que lorsque James hurlait de douleur, étendu dans la mare formée par le sang qui coulait de son dos.

-Ca te fait mal, Potter ?

Aucune réponse ne franchit les lèvres du Gryffondor.

-Très bien ! On va considérer ça comme un Non !

Et la cravache retomba. Dix fois, vingt fois, trente fois.

-Tu vois, James… Il existe des méthodes moldues très simples, qui peuvent faire tout aussi mal qu'une bonne dose de doloris. Tu as l'intention de te rendre maintenant, ou je continue ?

-Tu me retiendras pas ici éternellement, cracha James. Même si ça m'étonnerait que tu comprennes ça, moi, j'ai des amis qui peuvent me retrouver !

Rogue éclata de rire :

-Il faut que je te le dise en quelle langue, James ? Tu es mort. Aux yeux de tout le monde, tu n'es plus qu'un nom gravé sur une pierre ! Même Black en est persuadé ! Tu n'es plus rien, James. De la même façon que Black avait perdu sa femme et sa fille en une seule nuit, toi tu as perdu bien plus dans le même temps : tu as perdu ta liberté, et ta vie ! Je suis le seul à savoir que tu es vivant, et si tu tiens à avoir un peu de nourriture, je te conseille de m'obéir !

Et la cravache recommença à tomber.

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James était étendu dans la même cave, torse-nu, les yeux fermés, son visage crispé de douleur.

-Salut Potter !

James ne réagit même pas en entendant la voix railleuse de Rogue.

-Dis-moi… Tu sais quel jour on est, aujourd'hui ?

Non, il ne le savait pas. Il n'avait plus aucune notion du temps depuis qu'il était arrivé ici.

-On est le 31 octobre 1982.

James releva la tête.

-Eh oui, James… Ca fait un an que tu es là. Si Black s'inquiétait vraiment pour toi, s'il était vraiment en train de te chercher partout, tu ne crois pas qu'il t'aurait retrouvé depuis longtemps ?

Rogue s'accroupit à coté de lui, et murmura à son oreille :

-Rends-toi à l'évidence, James. Tous tes amis t'ont laissé tomber. Et Sirius également. Personne ne viendra te chercher. Plus jamais.

James reçut un coup de poignard dans le cœur.

-Mange !

Rogue lui tendit un bout de pain dans sa main. James la mangea docilement, dans sa main.

-C'est bien, mon chien.

Rogue regarda ses yeux. Son regard à la fois désespéré et effrayé.

-A partir de maintenant, James, tu vas m'obéir bien gentiment, c'est clair ? Obéis-moi, et je n'ai aucune raison de te frapper. D'accord ?

-Oui, répondit James d'une voix résignée.

-Oui, Maître, reprit Rogue.

-Oui, Maître.

Ce que Rogue lui avait dit avait envoyé un coup de poignard à son moral. Personne ne le retrouverait jamais. Personne. Même pas Sirius.

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(POV Sirius)

Je ressors des pensées de James. Je sais pas quoi dire…

-James… Je suis désolé ! Je te jure que je le savais pas ! Si… Si j'avais sut que t'étais vivant, je t'aurais jamais laissé là-bas, je te le jure !

-Pas de ta faute, Sirius… répondit James d'une voix étrange.

(POV James)

Un an. J'avais passé un an à attendre, à me persuader que Sirius viendrait me chercher, que mon meilleur ami, mon frère, que lui au moins il savait que j'étais vivant. Un an. Avant d'abandonner. Avant de comprendre que Sirius m'avait abandonné. Comme tous les autres.

-James…

Je lève doucement les yeux vers lui. Il me prend par les épaules, et me sers contre lui. Je pose ma tête contre son épaule pendant qu'il me caresse doucement les cheveux.

-Sirius ?

-Oui, James ? me demande-t-il en me regardant.

-S'il te plait, Siri… Jure-moi que tu ne le laisseras plus me toucher ! S'il te plait…

-Je te le jure, James. Je lui ferais payer. D'un moyen ou d'un autre, je lui ferais payer. Et je m'assurerais personnellement qu'il ne te touchera plus jamais. Plus jamais.

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Je publie la suite dès que je peux, car (pour ceux qui ont lu mon blablatage au début de "Quand personne n'entend tes cris"), la p'tite voix s'amuse à me faire remarquer que je vais encore délaisser Une vie avec mon parrain, pour mon autre fic, et donc que je veux lui prouver que j'ai tort (Eh oui, je suis tarée pour me battre contre un p'tite voix intérieure)… Donc je vais essayer de continuer à poster régulièrement !

Reviews, please !!