No coment… Je sais que j'avais dit que je publierais plus vite… N'empêche que ça fait une semaine que vous attendez… Ben ouais, je manquais trop d'inspiration ! Donc, ben je vais pas vous faire attendre encore plus longtemps…
Réponses aux reviews anonymes :
Becarfull!!I'mdangerous : Ah, on voit que tu me connais pas... Mon sadisme est sans limites !! ptdr
CariTitElfe : lol si, James va un peu être martyrisé dans ce chapitre, mais t'inquiète, ça finit bien ! ;)
eldara : Merci beaucoup pour tous ces compliments ! Pour Dumbledore, on va le revoir dans ce chapitre... Et un très grand merci pour toutes les reviews laissées sur ma fic "Souffranc et Guérison" ;)
ENJOY !!
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(POV James)
Je m'allonge sur mon lit, et attrape l'un des magasines de quidditch de Sirius. J'avais oublié à quel point j'aimais ça, le quidditch… Je commence à le feuilleter. Un grand CRAC résonne en bas. Je sursaute, et me redresse. Je pose le magasine par terre, et entend :
-Stupéfix !
Kreattur a dut être touché. J'attrape ma baguette au moment où la porte de ma chambre s'ouvre.
-Baisse ta baguette, James.
Mon souffle se coupe. Mon Maître. Je range ma baguette, mais recule d'un pas.
-Non, viens là !
J'hoche la tête de droite à gauche en reculant encore, mais je me retrouve contre le mur. Il se rapproche de moi, et instinctivement, je reprends ma baguette. Lui, il plonge sa main dans sa poche arrière, et sort sa cravache.
-Range ta baguette !
Je garde les yeux fixés sur sa cravache, pendant que je remets ma baguette dans ma poche.
-C'est bien.
Il vient vers moi, et me jète un sort. Je hurle de douleur pendant que je rapetisse pour me transformer en fouine. J'essaye de me faufiler sur le sol mais il m'écrase violemment avec son talon. Je hurle de douleur, mais seul un couinement sort de ma bouche. Il me rattrape par la peau du cou, et me soulève du sol. Puis il me plonge dans sa poche chaude, et transplane.
Il me ressort de sa poche, et me jète par terre. J'arrive même plus à partir tellement j'ai mal. Je sais pas combien d'os il a put me briser en m'écrasant. Il agite sa baguette, et je reprend ma forme humaine.
-Relève-toi !
Quand il m'a écrasé, il m'a cassé une jambe. J'arrive plus à la bouger. Je me relève doucement, en m'appuyant avec mes mains, sans poser ma jambe brisée par terre.
-Ca te fait mal ? il me demande en faisant un signe de tête vers ma jambe.
-Oui, Maître.
-Tant mieux !
Et il me lance un coup de pied dans ma jambe cassée. Je hurle de douleur et tombe par terre pendant que les larmes me montent aux yeux. Ca fait mal…
-J'espère que Black ne t'a pas mis de mauvaises idées en tête, Potter. J'espère que tu n'as pas oublié qui tu es. Mon esclave. Et rien d'autre, c'est clair ?
Tu n'es pas un esclave, James. Tu n'es plus un esclave. Et tu as autant de droits que moi !
-Endoloris !
Je recommence à hurler. Quand le sort s'arrête, je reste étendu par terre, ma jambe cassée bizarrement tordue. J'ai du mal à respirer. Peut-être qu'il m'a cassé des côtes quand il m'a écrasé… J'en sais rien, j'ai trop mal pour dire exactement où j'ai mal…
-Je t'interdis de penser à tout ce qu'il aurait put te dire, c'est clair ?
-Oui, Maître.
-Et… Je pense que tu as mérité une correction pendant ces quatre mois où tu ne m'as pas servi, tu ne crois pas ?
-Oui, Maître.
Et les coups de cravache recommencent à tomber.
(POV Sirius)
-Un mois.
Je reste bouche bée quelques secondes puis :
-QWAAAAAAAA ??
-Un mois, Black. C'est le temps qu'il nous faudra avant que vous puissiez aller faire un tour chez Rogue. Il ne faut que quelques heures pour faire un ordre de perquisition, par contre, pour un mandat d'arrêt, il nous faut un mois… D'autant plus qu'on avait dit à la Justice Magique de tout laisser tomber il y a quatre mois…
-Ca n'a rien à voir ! je proteste. Si on leur demandait de reprendre les charges qu'ils avaient abandonnées, OK, mais là ce sont des faits différents qu'on leur demande !!
-N'empêche que c'est comme ça ! Le département des aurors et celui de la Justice Magique sont en conflit depuis la mutation de Jenkins, alors taisez-vous, et laissez-les faire leur boulot si vous voulez obtenir quelque chose à la fin ! S'ils refusent de nous faire ce mandat d'arrêt, on ne peux rien contre Rogue, mettez-vous ça en tête, Black !
Je ne peux pas m'empêcher d'enrager contre ces saletés de procédures alors qu'en ce moment même, James est peut-être en train de se faire tabasser. A moins qu'il ne soit déjà… Non. Rogue n'est pas assez con pour le tuer. S'il le fait, il n'échappera pas à Askaban, alors que sinon, il a toujours un petit 0.0001 pour cent de chance de s'en tirer. Faut que je me mette ça en tête. Rogue ne le tuera pas. Il ne peut pas le tuer. James va survivre. Une fois de plus.
(POV Sirius)
Une heure. Ca fait une heure que je poireaute devant le bureau du ministre. J'aurais jamais imaginé à quel point ça pouvait être long, une heure. Finalement, il ressort de son bureau.
-C'est bon, Black. Trois aurors de terrain vous accompagnent, et la justice magique est prévenue. On a un mandat d'arrêt tout prêt pour Rogue si vous retrouvez James chez lui.
-Merci monsieur le ministre.
Trois aurors, dont Rose Cooper, me rejoignent, et nous transplanons devant la maison de Rogue. Je ne comprendrais jamais comment ce salaud bourré de magie noire peut habiter dans un quartier moldu. Et ça ne va pas nous faciliter la tâche : s'il essaye de s'enfuir ou que des sortilèges partent, on est bons pour une foule de sorts d'amnésie, de modifications de mémoire, et avertissements pour usage de magie devant des moldus. Je frappe à la porte, et il ouvre :
-Black. Que me vaut l'honneur de ta visite ?
-La disparition de James, il y a un mois et demi.
Il rigole :
-T'es pas foutu de le garder pendant quatre mois ? T'es pas doué, il est bien resté chez moi douze ans…
-Oui, mais moi je ne le retiens pas avec des menottes et des coups de cravache ! Tu permets que j'inspecte ta maison ?
-C'est une propriété privée, tu n'as rien à foutre chez moi ! proteste-t-il.
-J'ai un ordre de perquisition ! je proteste.
-Montre-le moi, et je te laisse rentrer.
Je lui tend l'ordre de perquisition, et il acquiesce.
-OK c'est bon. Mais tu perds ton temps, tu peux chercher autant que tu veux, tu ne trouveras pas James ici.
-Je préfère perdre mon temps que rester dans le doute !
Je rentre, et commence à inspecter les différentes pièces, avec un sort de détection. S'il y a un être vivant dans la pièce, la baguette jète des étincelles rouges. Ce qu'elle fait dans chaque pièce que j'inspecte avant de réaliser que l'être vivant en question est une plante verte. Je ne sais pas qui est l'inventeur de ce sort, mais il devait pas avoir de végétaux chez lui le jour où il l'a créé.
Personne à l'étage. Je redescends, et regarde le garage de Rogue. Normal, à l'origine, c'est une maison moldue… C'est le bordel total dedans, pleins de fioles, d'ingrédients de potions, de chaudrons rouillés qui s'entassent sur le sol ou sur les étagères. Après m'être cassé la gueule trois fois de suite dedans, je dois admettre que James n'est pas là.
Mais c'est pas possible !! Il est forcément là !! Je ressors du garage, et m'apprête à refaire un deuxième tour quand un souvenir me revient en mémoire.
Quand je rentrais dans l'esprit de James pour voir les souvenirs de son "dressage", il était enfermé dans une sorte de cave… Bien en dessous du rez-de-chaussée, vu l'humidité qu'il y avait sur les murs.
-Rogue, viens là !
Il vient, et je demande :
-Tu pourrais ranger un peu, vite fait, le temps qu'on puisse faire trois pas sans s'étaler par terre ?
-Pourquoi, tu as peur du noir, Black ? Tu as peur que des monstres se cachent derrière un chaudron pour te sauter dessus ?
-Je te conseille de te taire, et de faire ce que je te dis, Rogue. Si jamais je retrouve James chez toi, tu gagnes d'ors et déjà une dizaine d'années à Askaban, alors si en plus, tu essayes de m'empêcher de faire quoi que ce soit, même si James n'est pas là, je peux te traîner devant le Magenmagot.
Il agite sa baguette, et tous les chaudrons s'alignent au fond du garage pendant que les fioles et ingrédients se rangent sur les étagères. Le sol n'en reste pas moins couvert de crasse. J'allume une lumière, et jète un evanesco qui nettoie le sol. Engagez-vous comme auror, vous finirez femme de ménage…
J'inspecte le sol, pour finalement distinguer quatre traits, formant un carré, très fins, à peine remarquable sur le sol noir. Je me baisse, et finit par trouver une minuscule ouverture. J'ouvre la trappe. Une échelle en dessous me permet de descendre dans une pièce tout aussi sombre. J'arrive dans une cave. Rogue m'a suivi.
-Mon labo. Je teste des potions dangereuses ici, pour être sûr que des vapeurs toxiques ne puissent pas se répandre dans toute la maison.
J'acquiesce d'un hochement de tête. En effet, ça ressemble à un labo. Très sombre, la lumière pouvant altérer les potions, avec des tables, sur lesquelles des fioles sont posées. Plus loin, il y a plusieurs bocaux avec des araignées de différentes tailles, quelques rats, quelques serpents… Et une cage. Minuscule, cinq centimètres cube, dans laquelle est enfermée une fouine recroquevillée sur elle-même, écrasée par l'étroitesse de la cage.
J'ai vu suffisamment de souvenirs de James pour le reconnaître immédiatement sous sa forme de fouine. Il est tellement recroquevillé sur lui-même qu'une de ses pattes est totalement tordue, probablement cassée. J'ouvre la cage, et le sors doucement. Il couine légèrement et se blottit dans le creux de ma main. Je m'accroupis, le pose par terre délicatement, et murmure :
-Finite Incantatem !
James reprend sa forme humaine. Il reste roulé en boule par terre, gémissant de douleur. Deux autres aurors immobilisent Rogue.
-Emmenez-le au ministère, et mettez-le en garde à vue ! je leur dit. Je m'occupe de James.
Les aurors transplanent avec Rogue. Puis je regarde James.
-James ?
Il me regarde avec deux grands yeux noisette effrayés.
-C'est bon, il ne peut plus te faire mal. Tu peux t'allonger sur le dos ?
Il se retourne doucement. Il est torse-nu, et vu sa maigreur, il n'a pas reçu de nourriture depuis au moins quinze jours. Son torse est criblé de marques de coups de cravache, et sa jambe droite forme un angle plus qu'inquiétant. S'il n'est pas aussi petit que la dernière fois, les fréquentes métamorphoses en fouine lui ont quand même fait perdre une bonne dizaine de centimètres. Et surtout, il a l'air plus qu'épuisé. Je tire un minuscule gadget magique, et je murmure dedans :
-Black, chef de la brigade des aurors. Envoyez-moi trois médicomages au domicile de Rogue.
Quelques secondes après, ils transplanent devant moi. L'un d'eux lance un sort de diagnostique sur James, et me dit :
-On va l'emmener à Sainte Mangouste juste quelques heures, pour lui remettre sa jambe en état.
J'acquiesce d'un hochement de tête, et ils transplanent avec James. Je les rejoins trois secondes après.
(POV James)
-Tu vas mieux ? me demande Sirius.
J'acquiesce d'un hochement de tête, et il me serre contre lui. Ca fait du bien d'être avec lui… Lui au moins il frappe pas… Et il me transforme pas en fouine. Ma main se referme sur son poignet. Je veux plus le lâcher. Plus jamais. Je veux plus retourner avec mon Maître. Je veux rester avec lui. Il me caresse les cheveux, et je garde ma tête dans le creux de son épaule.
-James ? il murmure.
Je relève la tête vers lui, et il murmure :
-T'inquiète pas. Il ne pourra plus te battre. Je te le promets, James. Il ne te touchera plus.
-Je sais… je murmure.
(POV Sirius)
-Procès du 25 juin, accusant Monsieur Severus Rogue d'enlèvement et maltraitance extrême sur un sorcier en position de faiblesse, durant une période de 15 jours.
Je garde les yeux fixés sur Rogue, assis dans le fauteuil, immobilisé par des chaînes. Le ministre reprend :
-Victime : James Potter. Témoin de l'accusation : Sirius Black. Témoin de la défense : Albus Dumbledore.
La main de James se resserre sur mon poignet.
-Monsieur Rogue, reconnaissez-vous les faits présentés ?
-Je reconnais les avoir faits. Cependant, je n'étais pas responsable de mes actes ! proteste Rogue. Lors de l'ascension du Seigneur des Ténèbres, celui-ci m'avait soumis à l'imperium pour que je le serve. Ce sortilège n'étant pas dissipé, certains de ses principaux ordres, comme le fait de torturer quiconque appartient à l'Ordre du Phénix, sont restés.
Dumbledore rajoute :
-Monsieur le ministre, monsieur Rogue a déjà été accusé de complot avec le Seigneur des Ténèbres. J'ai assuré ce jour là, et je l'assure encore, que monsieur Rogue est sous ma responsabilité. Jamais il n'aurait put, de son plein gré, commettre de tels actes envers un sorcier en position d'infériorité !
Je me lève.
-Monsieur le ministre. Il y a une semaine, moi-même, en compagnie d'une équipe d'aurors avons retrouvé James Potter au domicile de monsieur Rogue. Celui-ci était gravement blessé, alors qu'il allait très bien un mois avant, lors de sa disparition ! Selon un rapport des médicomages, James avait perdu une vingtaine de centimètres. Une telle diminution de croissance ne peut être due qu'à de fréquentes métamorphoses en un animal dont la taille est totalement disproportionnée à sa forme humaine ! Je rappelle que la métamorphose forcée est interdite par la loi. De plus, les médicomages ont également relevés de nombreuses tortures, dont des sortilèges impardonnables que seuls des anciens mangemorts peuvent lancer aussi facilement. Or, monsieur Rogue a, durant une certaine période, appartenu au clan des mangemorts ! Toutes les preuves sont contre lui, monsieur le Ministre. Je tiens également à rappeler que monsieur Rogue et monsieur Potter se haïssaient mutuellement lors de leurs années à Poudlard, et que, pour l'accusé, cet enlèvement représentait une façon de se venger de ces années passées. Pour toutes ces raisons, je suis persuadé que monsieur Rogue est coupable !
Un murmure parcourt la foule. Personne ne sait comment Rogue pourrait se défendre face à toutes les preuves accablantes que je viens de sortir.
Dumbledore reste silencieux l'espace de quelques secondes, puis se tourne vers Rogue avec un air dégoûté et accusateur. Puis il déclare :
-Je refuse de prendre la défense de monsieur Rogue.
Des cris s'élèvent de la foule. J'y crois pas… Il refuse de prendre sa défense ?? Je reste bouche bée un moment, avant d'entendre le ministre annoncer :
-Suite au désistement de l'avocat de monsieur Rogue, le procès est suspendu en attendant qu'un autre avocat soit désigné.
Tout le monde sort de la salle pendant que deux détraqueurs remmènent Rogue dans la salle prévue pour les gardes à vue. J'y crois pas… Dumbledore s'est défilé…
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(POV Sirius)
-Procès du 29 juin, accusant Monsieur Severus Rogue d'enlèvement et maltraitance extrême sur un sorcier en position de faiblesse, durant une période de 15 jours. Victime : James Potter. Témoin de l'accusation : Sirius Black. Témoin de la défense : Dolorès Jane Ombrage.
Ca promet… Avec Ombrage comme avocate de Rogue, je sens qu'on va se marrer…
-Monsieur Rogue, reconnaissez-vous les faits présentés ?
-Absolument pas, monsieur le Ministre ! J'étais sous le contrôle d'un imperium qui m'a été lancé il y a plusieurs années. Le Seigneur des Ténèbres ayant simplement disparu, sans mourir, le sort est toujours actif !
-Excusez-moi, monsieur le Ministre, j'interviens, mais je doute qu'un sortilège de l'imperium lancé il y a plus de 12 ans par une personne ayant disparue de la circulation puisse encore être efficace aujourd'hui !
-Vous avez l'air d'être très bien renseigné sur les effets d'un imperium, monsieur Black, fait remarquer Ombrage.
-En tant qu'auror, il est de mon devoir de connaître les sortilèges utilisés par les mages noirs, je réponds avec un sourire forcé.
Ombrage a un petit rire, puis reprend :
-Monsieur le Ministre. Mon client ne peut pas être coupable des charges retenues contre lui. Et j'en ai la preuve : monsieur Rogue est accusé de violentes blessures, de maltraitance sur monsieur Potter. Or, monsieur Rogue, en tant que professeur, passe ses journées entières à Poudlard ! Comment aurait-il put maltraiter un sorcier, prétendu mort, dans un lieu scolaire où l'un des plus puissants mages de notre temps travaille comme directeur ? En 12 ans, quelqu'un s'en serait forcément rendu compte !
-Monsieur le Ministre, suite à de nombreux examens médicaux, il a été révélé que James Potter subissait régulièrement des métamorphoses sous une forme dont la taille était totalement disproportionnée à sa taille humaine. De plus, de nombreux élèves de Poudlard ont témoigné que monsieur Rogue possédait une fouine sur laquelle il testait des potions. Cette fouine, malgré les différentes expériences qu'elle subissait, est restée en vie pendant douze ans, toujours selon ces élèves. Comment expliquez-vous qu'un animal de ce type ait vécu aussi longtemps en subissant un tel traitement ?
Ombrage se lève et me foudroie du regard.
-Si toutes ces accusations sont exactes, alors pourquoi la victime n'est-elle pas là pour témoigner sur le banc, au lieu de rester dans le public ? L'accusation n'est pas recevable sans la présence de la victime en tant que témoin !
-James est incapable de témoigner face à un homme l'ayant torturé continuellement pendant 12 ans. J'ai ici – je sors un papier – une attestation d'un psychomage affirmant que James n'est pas en mesure de fournir un quelconque témoignage.
-Cette attestation, vous auriez très bien put la faire vous-même ! hurle Ombrage en pointant un doigt boudiné sur moi. Je ne vois même pas comment vous pouvez prétendre à ce poste de témoin de l'accusation, vous êtes un Black ! Vous êtes aussi, si ce n'est encore plus, plongé dans la magie noire que toute votre famille ! Comment le ministère peut-il accorder sa confiance à un homme suffisamment bercé par les ténèbres pour accorder sa confiance à un hybride ! Ces choses devraient être parquées dans des cachots avec pour toute nourriture des os à ronger, comme les sales cabots qu'ils sont !
Ne pas la frapper. Ne pas la frapper, ne pas la frapper. C'est la sécurité de James qui est en jeu…
-Objection ! Monsieur le Ministre, pourriez-vous demander à l'avocat de la défense de se taire si elle n'a pas des remarques ou questions constructives, et en rapport avec cette affaire, à formuler ?
-Mme Ombrage, vous êtes priée de rester dans le vif du sujet, confirme le ministre.
-Bien ! je reprends. Pourquoi je pense que Monsieur Rogue est coupable ? Pour plusieurs raisons. Tout d'abord…
Je sors un collier pour chien, et explique :
-Ce collier était attaché autour du cou de James Potter lorsqu'il a été retrouvé par une équipe d'aurors. Si la cour me le permet, je souhaiterais jeter un sortilège sur ce collier, qui identifierait son propriétaire.
-Accordé, approuve le ministre.
-Revelio Identifias !
Un parchemin sort devant moi. Je l'attrape et lit :
-Severus Rogue.
-Monsieur Black, demande Ombrage, pourrais-je constater par moi-même le nom du propriétaire ?
Je m'avance vers elle, et tend le parchemin à Ombrage, qui lit le nom écrit dessus. Elle approuve d'un hochement de tête, et je retourne à ma place. Mais Ombrage continue :
-Ce collier appartient à monsieur Rogue, c'est entendu. Mais qu'est-ce qui vous prouve qu'il a été attaché autour du cou de monsieur Potter ? Monsieur Rogue aurait très bien put avoir un chien à qui il aurait mis ce collier !
-Ce collier est ensorcelé. Tous les sortilèges présents ont été détectés grâce à l'action du service du Détournement de l'Artisanat Moldu. Ils ont trouvé un sort reliant le porteur de ce collier aux volontés de monsieur Rogue. Si celui qui le portait y lui désobéissait, un sortilège partait. Nous avons également trouvé un autre sortilège, bridant totalement le vocabulaire de celui qui le portait. Comme vous devez très certainement le savoir, le bridage de vocabulaire est utilisé pour que le receveur du sort ignore l'existence de certains mots. Y a-t-il une manière plus efficace pour brider un esclave ? Le priver de son vocabulaire, rendant ainsi un sentiment de révolte en un sentiment sans nom, que l'esclave ne saura pas analyser et donc, réagir en conséquence ? De toute façon… La simple présence du sortilège doloris est passible d'une détention à vie à Askaban, selon nos lois.
-Le sortilège doloris est passible d'une détention à vie dans l'unique cas où celui-ci est utilisé sur un être humain. Or, vous n'avez toujours pas fourni de preuves concrètes attestant que ce collier a été placé sur un être humain ! proteste Ombrage.
-Ca vous est déjà arrivé de jeter un sort de bridage de vocabulaire sur un chien ? Ca n'y changerait pas grand chose, à la limite, il aboierait peut-être un peu moins, mais bon… Ce sort n'a une raison d'être que s'il est lancé sur un être humain.
Puis je me retourne vers le Ministre, et vers Jenkins, le chef de la brigade de Justice Magique, à coté de lui.
-Monsieur le Ministre, Monsieur Jenkins. James Potter a, durant une période de 12 ans, été réduit en esclavage, frappé, fouetté régulièrement jusqu'à l'évanouissement, reçu des sortilèges doloris excessifs, soumis à un sortilège de légilimancie permanent qui a entraîné une maladie qui aurait put être mortelle s'il n'avait pas été soigné à l'institut de Sainte Mangouste. James Potter en est ressorti traumatisé, il ne supporte même plus de voir monsieur Rogue sans être sujet à des crises d'angoisse !
Toute la foule jète un œil à James. Agrippé au poignet de Remus, à coté de lui, il tremble légèrement, les yeux baissés pour ne pas avoir à soutenir le regard que Rogue venait de lui lancer. Je reprends :
-Par ailleurs, monsieur Rogue a, selon une étude du service de Détournement de l'Artisanat Moldu, utilisé des objets interdits par notre loi, en l'occurrence une cravache ensorcelée pour que les coups soient amplifiés.
-Pourrais-je examiner la cravache en question, monsieur Black ?
Je la prend, et l'amène à Ombrage en me retenant de lui foutre un coup. Elle la prend, la fait tourner entre ses doigts, l'examine sous toutes les coutures, avant de se donner un très léger coup sur le dos de la main. Elle crie légèrement, surprise par la violence du coup en apparence très léger. Sa main devient légèrement rouge. Jenkins approuve :
-Il est vrai qu'une cravache ordinaire ne laisserait pas une telle marque rouge pour un coup aussi léger…
Je souris intérieurement. En apparence, la cravache semble tout à fait normale, et Ombrage s'est piégée elle-même en voulant l'essayer. De son coté, James reste accroché au poignet de Remus, fixant avec terreur la cravache que tient Ombrage. Et Jenkins le remarque. Il souffle quelque chose au ministre, qui regarde James à son tour avant d'approuver d'un hochement de tête.
-Tous ces instruments ont été testés, et appartiennent avec certitude à monsieur Rogue. James Potter est terrifié par la présence de celui-ci, et de ces instruments. Pour moi, cela prouve que monsieur Rogue est responsable de tous les sévices endurés durant plus d'une décennie par monsieur Potter. Après, je m'en remets à vous, monsieur le Ministre, monsieur Jenkins.
Un silence de mort tombe dans la salle, puis le Ministre demande :
-Je demanderais aux jurés de lever la main. Les partisans d'un abandon total des charges ?
Dix mains se lèvent.
-Les partisans d'une condamnation ?
90 mains se lèvent. Un sourire satisfait commence à apparaître sur mes lèvres. Jenkins se lève, et déclare :
-Après le vote des jurés, et selon les pouvoirs qui me sont conférés, monsieur Rogue est condamné à une rétention à vie à la prison d'Askaban.
Deux détraqueurs arrivent, et rembarque Rogue. Les jurés commencent à sortir. Moi, je me précipite vers James, et je le serre dans mes bras. Il me rend mon étreinte.
-C'est bon, James… On a gagné… On a gagné.
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Bon, tout d'abord, un grand merci à ma très chère octo pour toutes les idées du déroulement du procès. Sans elle, vous auriez été bien partis pour attendre une semaine de plus le temps que je l'écrive ! Donc, pour la remercier, p'tit coup de pub : elle vous fait savoir qu'elle propose ses services de bêta-lectrice, pour donner son avis sur vos fics avant publication. Et personnellement, je suis très bien placée pour assurer qu'elle fait ça à la perfection, avec des superbes remarques constructives pour la suite de votre fic. Donc pour ceux qui cherchent une bêta… Allez la voir !
N'oubliez pas le petit bouton violet à gauche de l'écran, il attend votre clic avec impatience !!
