Bilbon était réellement aux abois. Il avait perdu tout espoir. Alors qu'il errait dans la ville sans grand espoir ni but, il croisa un vieil ami. Cet ami s'appelait Wolis, ils s'étaient rencontrés au lycée. Wolis était un grand roux très mince aux yeux verts. Il avait un petit air innocent mais pourtant l'homme qui se cachait derrière était très loin de l'être.

Ils se saluèrent et échangèrent quelques mots. Wolis était serveur lui aussi, mais lui avait la chance d'être dans un bar de nuit qui marchait bien. Ce dernier lança:

«-Justement on a besoin d'un deuxième serveur dans le bar où je travaille.

-Ah oui?

-Oui, tu peux venir faire un essai. Comme ça tu toucherais au moins l'essai.

-Pourquoi pas. Donne moi l'adresse.

-Je viendrai te chercher et nous irons ensembles, ce sera plus simple.

-Comme tu veux.

-Super, je passe chez toi à dix-neuf heure.»

Il partit. Bilbon fut surpris que ça se passe ainsi, mais dans un sens il était content. Il allait retravailler pour la première fois depuis six mois maintenant. Bilbon rentra chez lui, il était dix-sept heure trente. Il repassa des vêtements et les étendit sur un cintre. Ce n'était rien de mirobolant, simplement un pantalon noir et une chemise blanche mais il devait être impeccable. C'est pourquoi il cira ses chaussures. Il alla ensuite prendre une douche.

Il en profita pour se raser, car ça faisait plusieurs jours qu'il ne l'avait pas fait. Il devait être présentable s'il voulait être engagé. Toutefois Bilbon se demandait dans quel bar travaillait Wolis, car son ami ne le lui avait pas dit.

À dix-neuf heure précise, on toqua à sa porte. Bilbon ouvrit et sourit à son ami. Les deux hommes partirent vers la voiture. Wolis, son ami, avait une berline noire aux vitres teintées et intérieur en cuir. Bilbon le regarda surpris:

«-Cette voiture est à toi?

-Elle est à mon patron et il me l'a prêté.

-Oh...»

Ils montèrent et partirent. Bilbon vit les rues défiler devant ses yeux et bientôt ils arrivèrent dans les quartiers sombres et peu fréquentables. Le cœur du petit blond se mit à battre plus vite, il avait peur. Wolis eut un sourire en coin:

«-Ne t'inquiète pas, ça se passera bien.»

Il gara la berline et ils descendirent. Bilbon fut conduit… dans une boite de strip-tease. Il rougit jusqu'à la racine des cheveux. Il fut aveuglé par les spots lumineux et autres néons multicolores qui éclairaient la salle. Toutefois ses yeux s'habituèrent rapidement, ainsi que ses oreilles s'habituèrent à la musique assourdissante.

Le sol était recouvert d'une moquette noire et mauve, les murs étaient une alternance de grands miroirs sur pivots et de peinture dorée. Il y avait un grand podium centrale en verre, plus six plus petits de chaque côté. Les clients s'asseyaient sur des chaise en bois molletonnées de coussins noirs ou sur des banquettes noires elles aussi. Les tables étaient rondes et en verre. Il y avait des néons sur les murs représentant des femmes et des hommes dans des positions osées.

Le bar était en métal rectangulaire avec les coins arrondis. Les serveurs devaient entrer dedans pour prendre les bouteilles. Les bouteilles justement se trouvaient sous le comptoir avec les verres et un pilier passait sur un côté. Dessus on y trouvait un téléphone, un extincteur, le prix des boissons, le cocktail du jour, les règles de la boîte et onze petites ampoules. On trouvait également une arrière salle pour les «danses privées».

Là-bas il y avait des alcôves se fermant avec un épais rideau. On en dénombrait cinq petites, quatre moyennes et deux de luxes plutôt grandes. On reconnaissait le type de salle par leur couleur. Les petites étaient pistache et chocolat, les moyennes grenat et taupe et enfin les grandes bleus roi et or.

Dans chaque alcôve on trouvait un petit podium avec une barre, une banquette et un guéridon pour poser verres et bouteilles. C'était réellement magnifique et on voyait qu'il y avait les moyens pour l'entretient car tout était d'une propreté parfaite. Entre les alcôves il y avait un tapis lilas et les murs étaient beiges. La lumière était procurée par des lustres diffusant une lumière tamisée comme s'ils étaient surmontés de bougies et non d'ampoules.

Wolis sourit naturellement à Bilbon comme s'ils étaient dans un bar normal et lui expliqua brièvement le fonctionnement de la maison. Ensuite il lui mit un plateau dans les mains, un badge sur le torse et le poussa entre les tables.

Bilbon commença à prendre les commandes. Il fut ravi de voir qu'il n'avait pas perdu la main malgré tout le temps passé sans travailler. Bilbon retourna au bar et prépara les boissons plus vite que l'éclair aidé par Wolis qui faisait les cocktails. Comme toujours il était rapide et efficace.

Wolis l'observa et appuya sur un petit bouton dissimulé sous le bar. Le patron arriva par une porte dérobée et observa comment Bilbon se débrouillait. Le petit blond ne prêtait pas attention aux hommes et aux femmes qui dansaient sur les podiums. Il faisait son travail et il le faisait bien. Monsieur Talmi échangea quelques mots avec Wolis et repartit dans son bureau.

Wolis avait pour ordre de conduire Bilbon dans le bureau du patron après son service. En attendant, il fallait continuer de regarder comment il se débrouillait. Bilbon était réellement plongé dans son travail et ne prêtait pas attention à ce qui se passait autours. Une lumière s'alluma sur le pilier.

Bilbon revenait au bar au même moment. Wolis expliqua:

«-Chaque petite ampoule représente une alcôve privée. Là, la 2 vient de s'allumer donc ça veut dire que le client qui s'y trouve veut un verre. Je te demande d'y aller, car l'un de nos plus gros clients réguliers vient d'arriver. S'il n'a pas son cocktail favori dans la seconde il va encore faire un esclandre et se plaindre au patron! Je te fais confiance, l'alcôve numéro 2 n'oublie pas.

-Si c'est privé je dois toquer avant d'entrer?

-Non tu y entres normalement, les clients s'en foutent ils ont d'autres trucs à penser que ça.»

Bilbon hocha la tête et y alla. Il entra dans l'alcôve 2, c'était une petite. Il tira le rideau et resta un instant figé par la surprise et l'embarras. Le client était vautré sur la banquette et la danseuse était en train de lui faire une fellation. Bilbon eut une mimique nerveuse avec sa bouche et demanda:

«-Bonsoir monsieur, vous avez sonné?

-Oui, apportez moi encore une bouteille de champagne s'il vous plaît.

-Bien monsieur, ce sera tout?

-Oui, la demoiselle a déjà ce qu'il faut.»

Bilbon hocha la tête et repartit plus rouge que jamais. Une fois au bar il chargea son plateau avec un sceau de glace dans lequel il posa une bouteille de champagne. Il retourna dans le coin privé et apporta la commande. Il prit bien soin de ne pas regarder ce qui se passait. Le client sourit:

«-Merci mon garçon.»

Il lui tendit un gros billet:

«-C'est pour toi.

-Merci monsieur.»

Bilbon prit le billet et partit rapidement. Il vit alors une lampe s'allumer au dessus d'une alcôve moyenne. Il y alla: une femme élégante était en train de regarder un homme se dandiner contre la barre:

«-Oh… bonsoir madame que puis-je pour vous?

-Je voudrais un autre Martini je vous prie.

-Bien madame.»

Il alla lui chercher son verre. Il lui rapporta et elle sourit:

«-Vous êtes charmant, voilà pour vous.»

Elle lui tendit un billet. Il était moins gros que celui de l'homme tout à l'heure mais elle n'avait tout de même pas de quoi rougir. Au moins avec cette femme il ne s'était pas sentit mal à l'aise. Il retourna au bar. Wolis demanda:

«-Alors?

-Alors quoi? Je fais mon travail c'est tout.

-Ils t'ont donné un pourboire?

-Oui.

-Fantastique. Tu vas voir, si tu es embauché ici tu vas gagner un très bon salaire en plus des pourboires.

-Alors on croise les doigts.

-J'y pense, ça ne te dérange pas de travailler dans une boite de strip-tease?

-Non non. J'ai simplement été surpris de trouver un homme en train de se faire faire une fellation dans l'alcôve tout à l'heure.»

Wolis haussa les épaules en préparant un cocktail:

«-Bof c'est la routine, et te plaint pas ça aurait pu être pire! Là-bas le client fait absolument tout ce qu'il veut avec le danseur ou la danseuse. Tu t'y feras t'inquiète pas. Avec le temps on ne remarque même plus.

-Si tu le dis…

-Mais si crois moi.»

Bilbon retourna entre le tables. Une des strip-teaseuse retira son soutien-gorge et le lança. Le vêtement tomba pile sur la tête de Bilbon. Ses joues rosirent légèrement et il retira l'objet de sur sa tête en se tournant vers sa propriétaire. Cette dernière lui offrit un grand sourire et un clin d'œil.

Le petit blond retourna au bar avec son «trophée» dans la main. Il demanda à Wolis:

«-J'en fais quoi?

-Laisse-le là elle viendra le récupérer à la fin de son numéro.

-Ah d'accord.

-Oui, en fait, elle s'est Saphyre, tu verras elle est très gentille.

-Je ne dis pas le contraire.

-Non mais je te le dis. Certaines des danseuses ici sont de vraies pestes hystériques. Sphyre, elle, est gentille, elle ne se prend pas la tête pour savoir si elle aura la place d'honneur sur le grand podium ou si elle dansera sur un des minuscules sur le bord.

-Les danseuses se battent vraiment pour ce genre de chose?

-Et oui, bienvenu dans l'univers de la luxure et de la nuit mon cher Bilbon.»

Bilbon sourit et apporta les boissons. Au passage, il offrit un sourire à Saphyre, elle avait en effet l'air sympathique. Finalement, on s'habituait très vite à être dans ce genre de bar.

Le service se termina et les derniers clients partirent. Saphyre arriva et sourit en serrant Bilbon dans ses bras:

«-Salut le nouveau.

-Bonjour, je crois que c'est à vous.»

Il lui tendit son soutien-gorge, en effet elle était toujours topless. Elle sourit:

«-Ah oui merci. Oh et puis tutoie-moi hein.

-D'accord.

-Moi c'est Saphyre au fait, et toi?

-Bilbon.

-T'es trop choux!»

Elle déposa un baiser peinturluré sur sa joue et partit. Bilbon cligna des paupières, il n'était pas sûr que ce soit arrivé. Wolis sourit:

«-Saphyre, dans toute sa splendeur. Aller viens.»

Il l'emmena dans le bureau de monsieur Talmi. Il y avait un autre homme avec lui. Wolis annonça:

«-Patron je vous présente Bilbon Sacquet, le serveur à l'essai.

-Oui… mon garçon tu travailles bien.

-Merci monsieur.

-Je t'engage.

-Merci.

-Je te présente mon ami et associé monsieur Iglianni.

-Enchanté.»

Ils lui firent signer un contrat professionnel ainsi qu'un autre de confidentialité. C'était étrange de demander un contrat de confidentialité, mais il le fit. Bilbon était bien trop heureux de pouvoir travailler.

Ces deux hommes étaient plutôt étranges. Talmi était grand, carré, les cheveux gris, les yeux marrons et les traits durs. Iglianni quand à lui était plutôt petit, rondouillard. Son crâne était dégarni, il avait de petits yeux noirs cruels et des cicatrices sur le visage. Il lança d'une voix rocailleuse:

«-Petit si tu as le moindre problème dit le nous. Nous l'arrangerons rapidement.»

Il claqua des doigts et un homme sortit de l'ombre. Il hocha la tête et se replongea dans l'obscurité. Bilbon fut surpris mais répondit:

«-Bien monsieur.

-Ici le salaire ça se mérite! Et si tu veux gagner plus d'argent et bien tu travailles plus!

-Oui.

-Parfait, à demain. Wolis donne lui la tenue.

-Bien patron.»

Ils sortirent du bureau. Wolis sourit:

«-Ça s'est très bien passé!

-C'était qui cet homme dans l'ombre?

-Hum… tu comprendras le moment venu. Bon la tenue.»

Il lui donna un costard digne des films de mafieux. Bilbon arqua un sourcil:

«-C'est notre tenue?

-Bah à ton avis? Je sais pas si t'as remarqué mais je porte la même!»

Bilbon le regarda. En effet il portait un costume identique. L'ensemble était un pantalon noir avec un gilet sans manche noir, tout deux avait de fines rayures blanches verticales, une chemise blanche et des chaussures noires et blanches. Pour compléter le tout il y avait une cravate noire.

Wolis lui donna sa paye pour la soirée et le ramena jusqu'à son immeuble.

Bilbon rentra chez lui et se coucha.

Le lendemain, il alla mettre l'argent sur son compte et en profita pour faire quelques courses. Il était content d'avoir retrouvé du travail. Certes ce n'était pas dans un endroit très fréquentable mais il s'en moquait. À présent il regagnait de l'argent et pourrait peut-être remonter la pente.

Toutefois le petit blond se demandait où il était tombé. Car cette boîte de strip-tease semblait cacher quelque chose de plus grave. De plus l'associé, monsieur Iglianni semblait très étrange et malhonnête. Et puis qui était cet homme très étrange qui n'était sortit de l'ombre qu'un instant. Pourquoi Wolis avait fait temps de mystère autours de ce dernier.

Bilbon soupira et se passa une main dans les cheveux, il ne fallait pas chercher à comprendre. De plus le blondinet n'était pas du genre à poser des questions quand on lui disait de ne pas en poser. Wolis avait été clair, et Bilbon suivrait ses paroles à la lettre.

Ça faisait déjà une semaine que Bilbon avait commencé à travailler dans la fameuse boîte «L'oiseau de l'Aube». Il avait pris ses marques et était content de continuer de travailler. Ce lieu était toujours pleins de mystères, surtout qu'il était passé plusieurs fois devant une porte étrange. Cette porte était toujours close, il ne voyait jamais personne y entrer ou en sortir, pourtant elle devait bien mener quelque part.

Bilbon avait posé des questions sur cette porte, tout le monde avait éludé ses interrogations. Il soupira et continua le travail. À présent, il n'était plus choqué par ce qui se passait dans les alcôves et ne remarquait même plus ce que faisaient les danseuses ou les danseurs. Encore une fois, il était payé pour travailler, pas pour poser des questions.

Une nuit, alors qu'il zigzaguait entre les tables Wolis lui fit signe. Bilbon s'approcha avec surprise:

«-Il y a un problème?

-Et bien il faut que tu apportes ça derrière.

-Derrière?

-Oui, la porte toujours close qui te fait t'interroger sur son utilité. Et bien passe là et tu te retrouveras derrière.

-D'accord.»

Bilbon prit les boissons que son ami avait préparé et partit en direction de ladite porte. Il tourna la poignée en retenant son souffle. Elle s'ouvrit miraculeusement. Bilbon entra et fut sidéré devant tant de changement. C'était donc là que menait cette porte.

Il était dans une pièce immense et sombre. Le sol était en parquet clair et les mur tapissés en gris foncé. Il n'y avait pas de fenêtre. L'éclairage était fait par un petit lustre au dessus d'une grande table rectangulaire. Autours de cette dernière étaient assis quinze hommes, et presque autant étaient debout.

Bilbon s'approcha doucement. Un des hommes debout se tourna subitement vers lui en dégainant un revolver. Le serveur se figea. Iglianni lança de sa voix étrange:

«-C'est bon, c'est le serveur.»

L'homme rangea son arme. C'était un petit gars châtain avec les yeux gris. Bilbon s'approcha de la grande table et posa les boissons. Iglianni demanda:

«-Petit sais-tu qui je suis?

-Vous êtes monsieur Iglianni,

-Mais encore.

-Et bien vous êtes l'associé de monsieur Talmi.

-En effet. Je suis aussi quelqu'un de très influent dans toute la Terre du Milieu.

-Ah oui?

-Et oui, enchaîna Talmi. Il a la plus grosse… agence de la Terre du Milieu.»

Bilbon hocha la tête. Il se demandait quelle genre d'agence ça pouvait être. En tout cas les hommes dans la pièce étaient tous très intimidants sauf lui. Il fut surpris de ne pas voir l'homme de l'ombre de la dernière fois. Iglianni continua:

«-On peut te faire confiance?

-Oui monsieur.»

Iglianni fit un geste. Deux énormes mains se posèrent sur les frêles épaules de Bilbon et le firent s'asseoir. Bilbon regarda autours de lui paniqué. Iglianni sortit un couteau de la poche intérieure de sa veste. Il fit courir sa lame sur la mâchoire de Bilbon:

«-Tu dois le prouver!»

Il s'entailla la paume et tendit la main à Bilbon. Le petit blond hésita, puis il prit le couteau et fit pareil que l'homme face à lui. Un petit murmure approbateur s'éleva dans l'insistance et les deux hommes se serrèrent la main.

Bilbon regarda autour de lui sans vraiment comprendre ce qu'ils trouvaient si exceptionnel. Iglianni continua avec un sourire satisfait:

«-Bien, nous sommes frère de sang. Si tu nous balances, je devrai te tuer de mes propres mains.

-O…. oui… d'accord.

-Bon, je suis le chef de la mafia. Je suis le parrain le plus important de la Terre du Milieu.

-Je… vois.

-Oui «L'oiseau de Nuit» n'est qu'une couverture.

-D'accord. Bon je retourne au travail, si vous avez besoin n'hésitez pas.»

Il se leva et retourna au bar. Wolis sourit en voyant la paume saignante:

«-Ah c'est bien, tu fais vraiment partie de la maison à présent.

-Si on veut oui.»

Bilbon mit un pansement sur la blessure et se remit à travailler. Il vit alors l'homme mystérieux de la dernière fois arriver. Il passa devant le bar sans un regard et disparu par la fameuse porte. Bilbon demanda intrigué:

«-Qui est cet homme?

-Tu le sauras bien assez tôt va.»

Wolis partit servir une alcôve. Bilbon soupira devant cette réponse qui était loin de le satisfaire. Il termina sa nuit en se demandant encore ce qui s'était réellement passé dans l'arrière-salle. Pourquoi est-ce qu'il était entré dans le jeu de ce mafieux d'opérette?

Saphyre s'approcha:

«-Bah mon roudoudou ça a pas l'air d'être la forme! Tu veux un gros bisou?»

Elle joignit le geste à la parole et déposa un long baiser sonore sur sa joue. Bilbon se mit à rire:

«-C'est très gentil. Dit-moi, tu sais ce qui se passe derrière?

-Oui.

-Et ça ne te paraît pas bizarre?

-Non.

-Ah d'accord.»

Elle lui sourit:

«-En parlant de ça, je dois justement aller derrière pour un petit numéro spécial. À plus mon petit cœur.»

Elle partit en tournant des hanches ce qui fit sourire Bilbon. S'il n'avait pas été gay, il aurait tenté sa chance avec elle. Le petit blond se remit au travail, la nuit touchait presque à sa fin, il était déjà plus de trois heures et ils fermaient à cinq.

Wolis revint:

«-Alors ça se passe bien?

-Oui.»

Les derniers clients de la boite de strip-tease partirent. Les deux serveurs commencèrent donc à faire un peu de ménage. Du moins ils débarrassèrent les verres, les paniers de biscuits apéro et les cadavres de bouteilles.

Une lumière s'alluma sur le pilier. Wolis prit le téléphone qui se mit à sonner. Il ne parla pas mais raccrocha et se tourna vers Bilbon d'un air grave:

«-On te demande derrière.»

Bilbon y alla avec appréhension.


Salut, vous avez deux liens sur mon profil, ils vous donneront un visuel du bar et de la tenue de travail, de toute façon chaque lien a une légende à côté ;) J'espère que le chapitre vous a plu :D