Le mois suivant passa à la vitesse de l'éclair. Bilbon eut plusieurs fois de fortes contractions mais ce n'était jamais le moment pour accoucher. Car ces contractions n'étaient non plus assez fortes pour apporter les bébés.

Le couple faisait donc des aller-retour à l'hôpital mais sans jamais voir leurs deux petits anges arriver. Thorin était devenu encore plus protecteur. Les contractions répétées annonçaient l'arrivée prochaine du bébé, alors il se tenait prêt et s'occupait encore mieux de son mari.

Bilon restait souvent allongé sur le lit. Il avait mal partout dès qu'il marchait trop. Thorin était toujours impressionné quand il avait une main sur le ventre et qu'une contraction arrivait. Le ventre se mettait à trembler et c'était assez stupéfiant.

Pourtant le petit blond ne se plaignait jamais. Les petits avaient beau taper comme des fou furieux car ils en avaient assez d'être là, il pouvait avoir mal partout, jamais Bilbon ne se plaignait. Cette force de caractère faisait que Thorin l'aimait encore plus.

Après la chambre de chacun des bébés les deux futurs papas avaient fait les achats classiques: vêtements, peluches, jouets, biberons, couches, lingettes, tout ce dont ils avaient besoin. Toutefois les deux hommes étaient contre les tétines et avaient été formels. De toute façon à chaque écho on voyait que les bébés suçaient déjà leur pouce, c'était parfait.

Thorin avait aussi préparé avec soin une valise pour la maternité. Il avait mis des vêtements pour Bilbon, des livres, et puis les affaires pour les bébés. Finalement ils avaient définitivement choisi Thôrilia et Moriaras.


En pleine nuit, Bilbon réveilla Thorin en le secouant par le bras:

«-Mon amour réveille-toi!

-Quoi, grogna Thorin.

-J'ai perdu les eaux.

-T'as quoi?!»

Thorin bondit hors du lit et aida son mari à se lever. Il aida Bilbon à s'habiller et attrapa la valise avant de partir en direction de la maternité. Cette fois le moment était venu. Thorin était calme mais impatient. En tant qu'ancien assassin il savait garder son calme dans toutes les situations, mais en tant que futur père il avait hâte de pouvoir enfin serrer ses enfants dans ses bras.

Ils furent placer dans une chambre mais ce n'était pas encore le bon moment. Les contractions étaient de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées. Bilbon soupira et grogna:

«-Je vais mourir!

-Mais non, tu t'en sors très bien.»

Thorin l'embrassa tendrement en serrant sa main dans la sienne. Connaissant le petit blond, s'il disait ça c'est que ça faisait vraiment mal. Un médecin arriva:

«-Monsieur Écu-de-Chêne.

-Oui.

-On va vous emmenez au bloc, car malheureusement pour les hommes nous n'avons pas le choix, césarienne.

-Comment ça on a pas le choix, s'emporta Thorin.

-Et bien les femmes ont un corps fait pour faire sortir un enfant, les hommes non.

-N'importe quoi! Si un homme peut tomber enceinte il peut accoucher naturellement!

-Mais il faudra l'opérer quand même. Car vous vous doutez bien qu'il ne peut les faire sortir ni par le pénis ni par l'anus.

-Alors vous allez faire quoi?

-Et bien nous avons le choix entre césarienne, ce qui est le plus rapide et le moins risqué. Ou faire une incision dans le bas du ventre pour remplacer le vagin chez une femme, et alors quand votre mari poussera les enfants finiront par sortir.

-D'accord.

-Toutefois la deuxième option est plus dangereuse. Car votre mari risque de souffrir, et les bébés peuvent avoir du mal à sortir ce qui les mettraient en danger.»

Bilbon se tordit de douleur et cria:

«-Faites moi votre putain de césarienne bordel! Et toi, toi je te déteste! C'est à cause de toi que j'en suis là!»

Thorin grimaça, il savait que la douleur faisait réagir de façon disproportionnée. Il prit la main de Bilbon:

«-Tout ce que tu veux, on va te faire la césarienne.»

Il se tourna vers le médecin:

«-Aller, qu'on l'emmène au bloc et plus vite que ça!»

Bilbon fut emmené au bloc. Thorin n'eut pas le droit d'entrer pour des mesures d'hygiène malgré qu'il ai enfilé leur combinaison bleue débile.

Le grand brun faisait les cents pas alors qu'il attendait que ça se passe. Pourtant Thorin aurait aimé serrer la main de Bilbon dans la sienne, le rassurer, voir ses bébés arriver. Mais il ne pouvait pas.

Le brun soupira et continua de tourner comme un lion en cage. Soudain il entendit un cri perçant puis des pleurs, suivit quelques instants plus tard par exactement la même chose. Il entra dans le bloc et s'approcha de son mari. Il avait les larmes aux yeux, ses enfants étaient enfin arrivés.

Thorin embrassa doucement Bilbon:

«-Je suis fier de toi mon amour, tu as bien travaillé.

-Tu y es pour cinquante pour cent chéri.»

Ils échangèrent un sourire heureux et s'embrassèrent. Certes d'habitude Thorin ne donnait pas de surnoms comme ça à son mari, mais là, là il se dit que Bilbon le méritait bien. Car Thorin trouvait admirable la façon dont Bilbon avait affronté tout ça. Et finalement leur progéniture était là.

Thorin était l'homme le plus heureux du monde, alors pour une fois, il appelait Bilbon «mon amour», car là, une touche de tendresse était plus que méritée.

On plaça Thôrilia dans les bras du grand brun et Moriaras dans les bras de Bilbon. Ce dernier sourit:

«-Ils sont magnifiques!

-Bien plus encore! Ils sont si beaux qu'il n'y a pas de mot assez fort pour les décrire. Je t'aime tu sais.

-Je t'aime moi aussi mon amour.»

Thorin caressait la joue toute douce de sa fille tandis que Bilbon traçait de petits cercles dans le dos de son fils pour l'endormir. Les deux petits suçaient leur pouce ce qui était adorable.

Une chose incroyable avec les jumeaux c'est que Thôrilia était le portrait craché de Bilbon, Moriaras le sosie de Thorin et pourtant, les deux bébés se ressemblaient trait pour trait. Et plus les jours passaient plus c'était flagrant.

C'était un mystère que personne n'arrivait à comprendre. Bilbon fit d'ailleurs la remarque alors qu'ils rentraient chez eux:

«-C'est drôle non? Qu'ils ressemblent chacun à l'un d'entre nous et pourtant de se ressembler à l'identique!

-Oui je sais, c'est étrange mais tellement mignon.»

Il déposa un baiser sur le petit nez en trompette de sa fille qu'il tenait toujours dans ses bras:

«-Je t'aime ma princesse. Et je t'aime aussi mon fils.

-Ah… Moriaras n'a pas le droit à un surnom?

-C'est un garçon voyons, il n'en a pas besoin.

-Je rêve ou… tu fais des différences entre nos enfants?!

-C'est pas ça arrête!

-Bien sûr que si c'est ça! Tu voulais une fille et le garçon il passe à la trappe! Et bah laisse tomber, moi j'aimerai notre fils pour nous deux puisqu'il n'est pas assez digne pour monsieur Thorin Écu-de-Chêne!

-Tu exagères Bilbon et tu le sais très bien!

-Vraiment? Ils sont nés depuis une semaine. Et en comparaison, juste pour rire hein je ne sous-entend rien ce n'est pas mon genre. Mais tu as tenu Moriaras deux fois contre toi, tu l'as embrassé trois fois. Et comme ça hein, toujours sans sous-entendu, tu as porté Thôrilia douze fois contre toi et l'a embrassé le double! Mais non non non, il n'y a pas de préférence!»

Bilbon partit en tenant toujours son fils contre lui. Le petit avait commencé à pleurer en entendant ses pères se disputer comme ça. Bilbon le berça tranquillement:

«-Tout va bien mon ange, papa Thorin est juste égoïste, mais moi je suis là.

-Tu ligues déjà notre fils contre moi, demanda le voix grave de Thorin derrière lui.

-Je ne le ligue pas, je lui dit la vérité!

-Ok c'est quoi le problème? Tu me fais un baby blues ou je sais pas quelle connerie?

-Non, je fais que tu n'as d'yeux que pour ta fille! Nous avons eut deux enfants ok? DEUX! Et toi tu n'en vois qu'un! Alors Thôrilia c'est «ma princesse», «ma petite fée», «ma chérie», «ma puce» ou «mon rayon de soleil». Alors que Moriaras c'est «mon fils» ou, oh lala très audacieux et plein d'amour «Moriaras». J'en serai presque ému au larme tant c'est tendre envers ton fils!

-Bon ok le problème c'est que tu me trouves trop proche de notre fille? T'es jaloux?

-Non je ne suis pas jaloux de ma fille. Je suis juste en colère qu'elle tu la couves comme ça et que tu laisses notre fils de côté, comme si c'était un paria, comme si Moriaras était un bâtard que tu voulais oublier!»

Thorin le gifla et cria:

«-Je t'interdis de dire ça!

-Pourtant tu le traites comme tel!»

Bilbon partit avec sa valise et Moriaras. Thorin soupira et tapa dans le mur. Il déposa un baiser sur le front de sa fille et la coucha dans son petit berceau. Il prit son téléphone et appela Bilbon.


Bilbon rejeta systématiquement les appels de Thorin. Il était fâché contre son mari. Ils avaient deux enfants pour l'amour du ciel. Leur fils était aussi légitime et désiré que leur fille, du moins pour Bilbon. Le blondinet soupira et caressa la joue de son fils en remontant le drap sur lui.

Il était allé chez Saphyre. De toute façon il ne voyait pas vers qui d'autre se tourner. La jeune femme demanda en leur apportant du thé:

«-Et tu dis qu'il t'a giflé?

-Oui, parce qu'il n'a pas beaucoup apprécié que je lui ouvre les yeux de force.

-Oui j'imagine, grimaça la danseuse. Et du coup tu vas faire quoi, un break? Un divorce?

-Je sais pas. Déjà là je pense que le fait que je sois parti avec notre fils va le faire un peu cogiter sur ses actes.

-Mais c'est très étrange ce que tu me dis. Car pourtant il avait hâte d'avoir les deux! Je ne comprend pas…

-Moi non plus… Mais je ne veux pas que Moriaras soit moins aimé par Thorin que ne l'est Thôrilia. Même s'il est bébé et qu'il ne s'en rend pas encore compte moi je le sais et j'aime pas ça!

-Je sais. C'est peut-être… je sais pas, l'attrait de la nouveauté.

-Mais notre fils est tout aussi nouveau que notre fille!

-Je sais mais… tu sais y a ce truc qui dit que les pères sont plus proches de leurs filles.

-Bah c'est de la connerie!

-Oui mais calme toi ok?

-Oui pardon.»

Ils prirent leur thé calmement.


Thorin s'inquiétait beaucoup, Bilbon ne répondait pas à ses appels. Il ne savait pas où il était parti. Il avait sa petite idée mais en même temps s'il y allait il savait très bien que son mari allait se braquer. Car Bilbon avait beau être un petit gabarit il avait un caractère qui faisait le double de sa taille.

Thorin soupira et regarda sa fille qui dormait tranquillement en suçant son pouce. Il murmura:

«-Il comprend pas que je suis plus gentil avec toi parce que tu es celle des deux qui lui ressembles le plus, et que comme je l'aime comme un fou j'aime serrer cette petite copie de lui contre moi.»

Car ça n'était pas plus compliqué que cela. Il aimait autant ses enfants, mais Thôrilia lui rappelait plus Bilbon. Le grand brun soupira, il était puni parce qu'il aimait trop son mari et qu'il aimait que sa fille lui rappelle ce dernier.

Pour expliquer son comportement Thorin prit divers photos qu'ils avaient et en imprima des jumeaux. D'abord il mit une photo de Bilbon et lui à leur mariage qu'il plaça dans un cœur. Ensuite il mit une photo des deux jumeaux dans un cœur. Le montage suivant était une photo de Bilbon bébé et de Thôrilia, presque impossible de faire la différence. Là encore il mit un cœur. Puis il fit la même chose avec Moriaras et lui-même étant bébé. Mais cette fois il ne mit un cœur qu'autours de Moriaras. En dessous il mit un commentaire:

«Parce que notre fille me rappelle l'homme que j'aime, alors que notre fils ne me rappelle que moi et c'est dommage, j'aurais aimé qu'il te ressemble un peu plus. Mais je l'aime autant que j'aime sa sœur! C'est juste que je suis plutôt mal à l'aise de serrer une version miniature de moi contre moi. Je t'aime, et j'aime nos deux enfants de la même façon. Thorin.»

Il glissa tout ça dans une large enveloppe et alla le glisser sous la porte de Saphyre. Ensuite il retourna chez eux et recoucha Thôrilia qui n'avait pas cessé de dormir. Maintenant il n'y avait plus qu'à attendre que Bilbon prenne une décision.


Bilbon prit l'enveloppe qui portait son nom. Il l'ouvrit et regarda les montages. Les larmes lui montèrent aux yeux. Saphyre avait regardé elle aussi et sourit:

«-Bah alors, tu vois qu'il aime ses deux enfants notre Thorin.

-Oui… Mais pourquoi il ne m'a pas dit ça dès le début?

-C'était peut-être trop dur à exprimer à haute voix.

-Oui, sans doute.

-Tu vas faire quoi?

-Je vais y retourner. Je t'avais dit que ça le ferait cogiter.

-Oui mais c'était risqué!»

Bilbon sourit et il récupéra Moriaras avant de repartir pour chez lui. Il entra doucement pour ne pas réveiller son fils et Thorin s'approcha. Il l'embrassa tendrement et prit son fils dans ses bras:

«-Je vous aime tout les deux ok? Toi aussi mon petit ange.»

Il déposa un doux baiser sur la joue de son fils:

«-Si par contre tu pouvais un peu plus ressembler à ton autre père avec le temps…

-Arrête de dire n'importe quoi! C'est justement parce qu'il te ressemble plus à toi qu'il est aussi beau!»

Thorin l'embrassa et alla coucher leur fils. Il redescendit ensuite et regarda Bilbon:

«-Qu'est-ce qui t'as ramené vers moi?

-Tes montages, et ton commentaire. Je t'aime aussi tu sais, et je n'aurais pas pu être heureux si tu faisais des différences entre nos enfants.

-Je sais, et ce n'est pas le cas. Je te le jure sur tout ce que j'ai de plus précieux!»

Bilbon se blottit dans les bras musclés de son mari et bailla:

«-On va faire une sieste?

-Bonne idée.»

Ils montèrent dans leur chambre après avoir vérifié que les baby-phone marchaient. Alors, comme toujours, Thorin serra Bilbon dans ses bras, l'embrassa tendrement et ils s'assoupirent.

La sieste fut de courte durée car les jumeaux se mirent à pleurer. Thorin changea Moariaras pendant que Bilbon donnait le biberon à Thôrilia. Ensuite ils échangèrent les enfants. Une fois les deux nourris et propres, les deux pères les bercèrent et les rendormirent.

Une fois les enfants couchés, Thorin et Bilbon se posèrent dans le canapé. Thorin attira Bilbon contre lui et ils regardèrent la télé. Ils finirent par s'endormir devant. Ils étaient un peu fatigués, déjà Bilbon parce qu'il avait accouché juste une semaine avant, et les deux parce qu'avoir des jumeaux demandaient encore plus d'attention et d'organisation qu'un enfant tout seul.

Thorin se réveilla le premier et embrassa les boucles blondes de son mari. Bilbon avait sa tête contre son épaule et la main sur son torse. Le grand brun se sentait bien comme ça, il caressa le dos de Bilbon, traçant de petits cercles avec sa main.

Le bain fut une autre épreuve. Les deux hommes échangèrent un regard:

«-On les fait en même temps ou un par un?

-En même temps, chacun en prend un.

-Ok, je prend Moriaras.

-D'accord pas de problème.»

Une des choses amusantes étaient que les bébés étaient si petits que leur tête tenait dans la paume de Thorin. Et leurs fesses arrivaient à l'intérieur de son coude. Les deux nouveaux-nés se retrouvèrent nus et allongés dans le siège spécial pour la baignoire.

Thorin aussi bien que Bilbon étaient très attentionnés. Ils laissèrent couler l'eau pour qu'elle soit à la bonne température et ensuite mouillèrent délicatement les bébés. Ces derniers se mirent à hurler quand l'eau leur arriva sur la tête. Bilbon caressa doucement le ventre de son fils:

«-Chut c'est pas grave, regarde c'est fini.»

Toutefois ça ne changeait rien aux hurlements. Thorin se mit à chantonner de sa voix grave. L'effet fut immédiat et les deux bébés se calmèrent, suçant leur pouce. Bilbon sourit et embrassa son mari:

«-Tu es un vrai magicien mon amour.»

Ils savonnèrent doucement leurs petits bébés fragiles et les rincèrent. Encore une fois ils se mirent à crier quand on rinça leur tête. Thorin chanta à nouveau, et ils se calmèrent encore. Les deux hommes soupirèrent de soulagement d'avoir trouvé ce remède miracle.

Le séchage se fit doucement pour ne pas irriter leur petite peau et ils se retrouvèrent avec une couche propre et un pyjamas bien chaud. Après les avoir bercés et endormit, les deux bébés se retrouvèrent dans leurs berceaux. Ils suçaient tout les deux leur pouce gauche et de l'autre main serraient leur doudou contre eux.

Thôrilia avait un petit cochon en doudou et Moriaras un lion. Ils étaient trop mignons comme ça. Ils regardèrent leurs enfants l'un après l'autre et Thorin murmura en serrant Bilbon contre lui:

«-On les a quand même bien réussis nos deux amours n'est-ce pas?

-Si, ce sont les deux plus beaux bébés du monde. Je peux te dire qu'ils vont en faire tourner des têtes plus tard.

-Oui, mais le plus tard sera le mieux, lança Thorin avec possessivité.

-En attendant ils feront des bêtises, ricana Bilbon.

-C'est plus que probable ça!»

Ils descendirent et dînèrent. Thorin demanda:

«-On va faire quand le baptême? Je pense que le plus tôt possible sera le mieux tu ne crois pas?

-Si, par contre ils vont encore pleurer d'avoir de l'eau sur la tête.

-Ce n'est rien, ça ne durera qu'un instant. Alors, je peux voir pour trouver une date.

-Qui va les baptiser?

-Malheureusement quand tu es frère de sang avec le parrain de la mafia t'as pas le choix. Iglianni va vouloir le faire. Il va vouloir donner sa bénédiction à nos enfants.

-D'accord, j'ai confiance en lui. Mais j'aimerai quand même qu'il fasse venir un prêtre. Je suis attaché à la tradition, déjà qu'il nous a marié, je ne veux pas en plus qu'il baptise nos enfants.

-Oui, je m'occupe de ça.

-Merci mon amour.»

Bilbon l'embrassa et fit la vaisselle. Thorin vint l'aider:

«-Il va falloir qu'on reparle des parrains marraines.

-Oui c'est vrai. Saphyre marraine pour Thôrilia, on l'a toujours dit.

-Oui, et Wolis comme parrain, ça c'était inévitable. Mais pour Moriaras?

-Je mettrai bien Anna, la sœur de Saphyre, elle est tout aussi adorable qu'elle.

-Hum, j'ai une proposition mais je ne sais pas si elle va marcher.

-Et bien dis.

-J'ai un frère et une sœur, Frerin et Dis.

-Oui, si tu veux, moi je suis d'accord. Mais pourquoi tu ne m'as jamais parlé d'eux? Nous sommes ensemble depuis un peu plus d'un an et tu ne m'en as jamais parlé.

-Je sais mais c'est parce que… non oublie c'est pas une bonne idée. Frerin me tient toujours rancune d'avoir été élu par mon père comme héritier pour le métier, et ma sœur bah elle s'est enfuit avec un homme du jour au lendemain. Et depuis j'ai plus de nouvelles.

-Donc pas eux en parrain marraine! Mais c'est bien d'y avoir pensé. Que penses-tu d'Anna, la sœur de Saphyre? Tu la connais elle est déjà venu manger ici.

-C'est vrai, oui et elle est aussi gentille que sa sœur. Et son mari, le gérant de la pizzeria, Tito c'est ça? Il est sympa aussi!

-C'est vrai en plus ils sont tout les deux de confiance, alors nous tenons le parrain et la marraine de notre fils!»

Ils s'embrassèrent et allèrent coucher. Ils avaient terminé la vaisselle tout en discutant. Thorin savait qu'Iglianni ne se formaliserait pas de ne pas être officiellement le parrain d'un des enfants car il l'était spirituellement.


Le baptême eut lieu deux semaines plus tard. Effectivement les jumeaux se mirent à pleurer quand on leur mouilla la tête. Thorin chantonna donc à voix basse et ils se calmèrent. Le couple était très fier de leurs enfants et se répétaient qu'ils avaient fait les bons choix de parrains marraines quand on voyait à quel point ces derniers étaient gagas devant les jumeaux.

Il y eut un réception après la cérémonie. Les enfants furent gâtés comme de vrais petits prince et princesse. Iglianni avait fait les choses en grand pour les enfants de ses deux amis les plus proches. Car aussi étrange que cela puisse paraître, il estimait plus Thorin et Bilbon que tout les autres de la «famille». Il avait donc organisé ça dans une grande salle, avait fait appel à un traiteur célèbre qui faisait des plats délicieux. Il avait commandé des dizaines de caisse de champagnes, et il avait posté des hommes dehors pour prévenir de toute attaque, on ne sait jamais.

Le mafieux avait aussi exigé qu'il n'y ait pas d'arme à l'intérieur de la salle. Selon lui on n'apporte pas les armes là où on mange, et encore moins en présence de nourrissons. Il avait été clair là-dessus et tout le monde avait obéit. De toute façon, deux hommes à l'entrée fouillaient chaque invité à leur arrivé et désarmaient si besoin.

Thorin regarda Bilbon et l'embrassa:

«-Je t'aime et nos enfants sont magnifiques!

-Parfaitement, moi aussi je t'aime. Et franchement, Iglianni nous traite comme des rois!

-C'est vrai, il nous considère un peu comme ses fils je crois.

-Oui je pense aussi, et regarde, il est complètement dingue de nos enfants! Quand tu le vois comme ça est-ce que la première chose qui te vient à l'esprit c'est qu'il est parrain du plus grand réseau mafieux de toute la Terre du Milieu?»

Thorin regarda Iglianni. Ce dernier jouait avec les petites mains des enfants et leur parlait d'un air niais et stupide, comme tout le monde le fait avec les bébés. Il eut un petit sourire:

«-Non en effet. Mais une chose est sûre, il sera toujours là pour nous, et protégera toujours nos enfants comme s'ils étaient les siens.»

La fête se passa très bien, le repas était délicieux et franchement, le couple n'aurait jamais pu imaginer à quel point les enfants auraient pu être gâtés. La petite famille rentra à la maison et les jeunes parents couchèrent leurs enfants. Ensuite ils se couchèrent eux aussi et s'endormirent aussitôt, car c'était épuisant d'être parents et de faire la fête en même temps.