« S'il te plaît... Apprivoise moi ! »
Note : Veuillez excuser mon ignorance, mais alors les trucs sociaux et leur paperasse, ça me dépasse totalement il est fort probable que ce chapitre contienne des incohérences à ce sujet...
Chapitre 3
17 Septembre – Brooklyn, NY
Je me suis levée plus tard que prévu ce matin. Ca doit être à cause du léger décalage horaire. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas perdu une minute et dès la sortie de la douche je me suis collée au dossier de James. Lorsque Gil m'aura enfin envoyé quelqu'un nous pourrons démarrer l'enquête, j'espère simplement qu'il ne sera pas trop tard pour récupérer toutes les preuves. Normalement, j'ai tout prévu : j'ai téléphoné au garagiste pour qu'il me scelle la voiture d'ici à ce qu'on passe demain, j'ai envoyé un mail à la ville pour qu'ils ne nettoient pas les débris de l'accident, à l'hôpital pour récupérer les affaires de Kelly qui sont maintenant des indices, et à la compagnie des téléphones pour obtenir le relevé des numéros de James et Kelly quelques jours avant l'accident. Je pense que niveau planning, je m'en sors pas trop mal. Dès qu'on aura les kits d'empreintes et les sacs de scellées on se mettra au travail avant de repartir direction Vegas pour les analyses.
Je suis brusquement ramenée à la réalité par mon estomac qui pousse un cri monstrueux et bruyant qui me fait lever les yeux du dossier. Je jette un coup d'oeil à ma montre, il est plus de treize heures. Je peste contre Grissom qui ne m'a toujours pas signalé la venue d'un coéquipier, puis je décide de m'offrir une pause pour déjeuner. Mais j'ai à peine le temps de finir un maigre sandwich que mon téléphone retentit et, contrairement à ce que j'avais espéré, il ne s'agit pas de Gil.
« Sidle ? »
« Mademoiselle Sidle, enfin j'arrive à vous joindre ! » s'exclame une petite voix féminine soulagée.
« Pardon ? »
« Excusez moi, je suis Mia Delrio, assistante sociale à la ville de Brooklyn. Je suis mandatée par le juge Stevenson et ça fait deux jours que je cherche à vous contacter sans succès. »
« A quel sujet ? » je demande, même si je me doute qu'il doit s'agir d'une affaire en rapport avec James.
« J'aimerai vous rencontrer au plus vite au sujet de votre frère, est-ce que vous seriez disponible aujourd'hui ? »
« Oui, toute l'après midi. »
« Dans trente minute à mon bureau ? »
« Euh... D'accord » je bafouille.
Elle me laisse rapidement ses coordonnées et l'adresse de son bureau, et j'ai juste le temps de partir si je veux être à l'heure. Cette fille est bien gentille mais elle me prend un peu de cours. Je me mets aussitôt en quête d'un taxi et trente minutes plus tard, j'arrive comme convenu à la porte de son bureau. Je n'ai pas le temps de respirer qu'une silhouette s'approche de moi et je reconnais la voix de l'assistante que j'ai eue au téléphone.
« Mademoiselle Sidle ? Entrez je vous prie. »
Je l'observe avec une légère angoisse alors qu'elle prend place à son bureau. Elle est plus jeune que moi, plus petite aussi, les cheveux noirs et une peau mate qui me rappellent un peu le type indien. En tout cas elle est plutôt jolie. Mais j'imagine qu'elle ne m'a pas faite venir pour boire un verre et apprendre à se connaître. Elle a l'air plutôt sérieuse et je me demande ce que je viens faire ici. J'ai comme le pressentiment que je ne vais pas aimer ce qu'elle a à m'annoncer.
« Bien, je vous ai demandé de passer Mademoiselle Sidle pour que nous parlions de la tutelle. »
« La tutelle ? »
Rappelez moi, être tutelle signifie bien 'être chargée d'une personne qui est dans l'incapacité de prendre soin d'elle-même' ? Je ne comprend plus rien...
« Votre mère étant inapte à être tuteur, » reprend-elle « C'est en toute logique à vous que reviens la garde des enfants. Votre frère et sa compagne ont d'ailleurs mentionné votre nom dans leur testament à ce sujet. »
Wow, attendez une minute là, je sens qu'une partie de mon cerveau vient de griller... James a rédigé un testament alors qu'il avait à peine quarante ans ? Non, non, mais en fait il y a même pire que ça dans ce qu'elle vient de dire : James avait des enfants ?
J'ai l'impression qu'une chape de plomb s'abat lourdement sur mes épaules, j'ai le souffle coupé et je me sens instantanément blêmir. L'assistante sociale continue à me parler mais je ne l'entends plus, je reste bloquée sur ces dernières paroles. Je n'ose même pas penser que ce que j'ai entendu soit vrai...
« Les enfants ? » j'articule finalement au bout d'un long moment.
Elle fronce les sourcils et me regarde comme si j'étais mentalement dérangée. « Lily et Zack, les enfants de James... » lance-t-elle comme si c'était une évidence.
Mes jambes sont en coton et j'ai un peu de mal à reprendre ma respiration. Jamais je n'avais imaginé que mon frère puisse avoir des enfants. Je me masse nerveusement les tempes, comme si je voulais ménager mon cerveau afin que l'information passe mieux. Mia ne dit rien, elle croise les bras et se contente de m'observer attentivement.
« Vous ne saviez pas qu'il avait des enfants ? » hasarde-t-elle enfin au bout de quelques instants.
« Non... » Si j'avais été au courant mon cerveau ne serait actuellement pas à l'agonie. « Nous n'étions pas très proches ! » j'ajoute pour me justifier.
« Oh. » Son expression redevient neutre et elle pousse un léger soupir résigné « Dans ce cas j'imagine que vous refusez la tutelle ? »
« Je... Ce n'est pas ce que j'ai dit... » Je suis juste secouée par la nouvelle. J'hésite entre le rire et les larmes lorsque je m'imagine en tant que responsable de deux orphelins dont j'ignorais encore l'existence il y a quinze secondes.
« Vous avez le droit, vous savez... » me dit-elle cette fois d'une voix douce. « Personne ne vous en voudra de refuser, c'est une situation délicate si vous ne les connaissez pas. »
J'acquiesce d'un signe de tête. L'idée de me retrouver avec deux enfants dont je ne connais même pas l'âge est plus que terrifiant. « A qui vont ils être confiés si je refuse ? »
« S'ils ne sont pas adoptés, les services sociaux s'en occuperont jusqu'à leur majorité, ou du moins jusqu'à ce que votre mère soit libérée et que éventuellement elle fasse une demande de tutelle qui sera examinée. »
« Fantastique... » je lance avec sarcasme.
J'ai passé des années en compagnie de ma mère tout comme des services sociaux, et je préfère encore prendre ces gamins avec moi plutôt que de leur faire vivre ça. Même si je suis une mauvaise tutrice, ça ne peut pas être pire que le foyer ou la vie avec ma mère.
« Kelly n'avait pas de famille ? » je demande à tout hasard.
« Non, nous n'avons répertorié qu'un frère toxicomane actuellement incarcéré pour trafic de stupéfiants. De toute façon, elle a signé avec votre frère le testament vous autorisant à vous occuper des enfants s'il lui arrivait quelque chose. »
« Elle ne me connaît même pas... » je soupire
« C'est probablement plus parlant encore. Elle vous fait plus confiance qu'aucun membre de sa famille... »
Je hausse les épaules. James et elle ne savaient pas à quoi ils s'exposaient en me confiant aveuglément la garde de ces enfants... Ce n'est pas que je n'aime pas les enfants, j'ai simplement l'impression qu'ils débarquent tous d'une autre planète et je ne sais jamais comment m'y prendre avec eux. J'ai toujours la sensation de mal faire. Pour le dire d'une autre manière, je crois que les enfants me terrifient. Ils n'ont pas les mêmes centres d'intérêts que les adultes, pas les mêmes conversations, pas les mêmes moyens de se détendre, et ils ont même des maladies qui leurs sont propres...
« Vous voulez les voir ? »
« Ils... Ils sont là ? » La voix de l'assistante sociale me ramène à moi et la panique me gagne aussitôt.
« Le foyer est situé juste derrière nos locaux. Venez avec moi... »
« Je ne sais pas, je... » Je ne suis pas certaine que mon cerveau survive à un deuxième électrochoc, à vrai dire...
« Ne vous en faites pas, je ne vais pas vous présenter à eux, vous aller juste pouvoir les observer de loin. Peut-être que cela vous permettra de prendre votre décision plus sereinement. »
Je sens ses yeux perçants sur moi et je me contente de hocher la tête. Elle a finalement l'air de comprendre un peu ce que je ressens. Je me lève et je la suis lentement à travers plusieurs bâtiments. J'ai malgré tout un peu de mal à marcher, comme si j'y allais à reculons. J'en profite pour observer le foyer. Je dois avouer que c'est mieux que tous ceux où j'ai pu atterrir. Les pièces sont spacieuses, claires et colorées, le réfectoire semble accueillant et une porte entrouverte me laisse apercevoir une petite chambrée agréable de quatre ou cinq places, rien à voir avec les immenses dortoirs qui nous accueillaient lorsque j'y étais. Enfin, j'imagine que pour des enfants qu'on place ici sans qu'ils comprennent ce qui leur arrive, l'endroit doit juste être aussi horrible que dans mes souvenirs...
Je sens que Mia marche en prenant son temps afin que je découvre l'endroit. Peut-être essaie-t-elle de me faire comprendre qu'ils seront bien ici si je décide de refuser la tutelle...
Lorsqu'elle ouvre enfin la dernière porte, nous nous retrouvons sur une terrasse face à un immense jardin où plusieurs enfants sont en train de jouer. Comble de l'absurdité, je me retrouve malgré moi en train de chercher des yeux des gosses que je n'ai jamais vu ! Mais instinctivement mon regard se pose sur deux enfants un peu à l'écart du reste du groupe, une petite fille brune tenant sur ses genoux un garçon encore plus jeune qu'elle.
« Ce sont eux ? » J'accompagne ma demande d'un signe de tête dans leur direction.
« Bien vu » sourit-elle « Ils sont un peu en retrait... Ils ne sont ici que depuis hier et ne sont pas à l'aise. »
« Quel âge ont-ils ? » Je me sens un peu nerveuse.
Elle consulte rapidement le dossier « Lily a huit ans et demie, et Zackarie aura quatre ans à la fin de l'année. »
« Ils sont jeunes » je murmure, plus pour moi-même.
« C'est pire ? » me demande-t-elle avec un sourire.
Je hausse les épaules « Je ne sais pas, je n'ai pas l'habitude des enfants, encore moins des petits. »
Elle acquiesce d'un signe de tête et nous restons silencieuses un moment.
« Ils ont assisté à l'accident ? » je demande finalement.
« Non, dieu merci. Une jeune fille était chargée de les garder, leurs parents s'étaient absentés pour la soirée. »
J'observe quelques instants la fillette qui semble faire des ombres chinoises avec ses mains pour faire rire son petit frère qui ne cesse de se tortiller sur ses genoux.
« Lily est très protectrice vis à vis de son frère, et très dure vis à vis des autres. » La voix de Mia me surprend. « Je pense qu'elle a pris conscience que dorénavant elle sera sa seule famille et qu'elle pense devoir se comporter en adulte. »
« Ce n'est pas son rôle... » Ma voix se brise dans un soupir.
Mia laisse soudainement s'échapper un petit rire. « C'est étrange. Je n'ai vu Lily que trois fois, mais j'ai comme l'impression qu'elle vous ressemble beaucoup. » Elle s'arrête un instant, détourne le regard et ses joues s'empourprent aussitôt « Enfin, je ne dis pas ça pour vous influencer... »
« Bien sûr, vous n'oseriez pas ! » je lance dans un sourire ironique.
Elle hésite un instant avant de reprendre « Vous savez, je ne vous connais pas Mademoiselle Sidle, mais je pense sincèrement que vous seriez la personne la plus apte à prendre soin d'eux. » Elle me dit ça d'un ton qui semble le plus naturel du monde et me sourit maintenant d'un air espiègle « Et là oui, je cherche clairement à vous influencer ! »
L'avion vient d'atterrir. Je suis plantée dans le hall de l'aéroport au milieu des chauffeurs de taxi et autres hôtes d'accueils qui arborent fièrement des pancartes aux noms des gens attendus. J'aurais bien aimé en faire de même, mais je n'ai eu qu'un bref message de Gil qui m'indiquait l'heure d'arrivée de l'avion, sans préciser quel expert était à l'intérieur. Je penche pour Warrick, il adore voir du pays, mais j'avoue que finalement je n'en ai aucune idée, de toute façon tant que j'ai de l'aide c'est tout ce qui compte...
« Tu m'attendais ? »
Une voix féminine derrière mon dos que je reconnaîtrais entre mille. Lorsque je me retourne je découvre Catherine, un sourire aux lèvres, traînant un petit sac de voyage derrière elle.
« Hey Cath... » je réponds un peu abasourdie. Je ne m'attendais vraiment pas à la trouver ici et je me demande ce qui est passé par la tête de Gil pour qu'il décide d'en faire mon renfort à la place des autres. C'est vrai, l'envoyer dans une ville a plus de cinq heures d'avion pour une durée indéterminée alors qu'elle est la seule d'entre nous a réellement avoir une famille et que sa fille se plaint déjà de ne pas assez la voir, ça me semble étrange de la part de Grissom.
Bref, je ne m'attendais pas à la trouver là, et je ne peux pas dire qu'à cet instant je sois vraiment ravie de la voir. Vous allez me prendre pour une tarée, je sais. Le fait est que le « quelque chose » qui se trame entre-nous pourrait bien être une source supplémentaire d'angoisse dans ma vie qui se trouve déjà bien chamboulée en ce moment. Sans compter qu'avec l'enquête sur mon frère, mon passé va probablement s'offrir royalement à ses yeux et que ce n'est pas comme ça que je comptais faire plus ample connaissance avec elle...
Catherine lâche ses bagages et m'attrape par les hanches. Fidèle à son habitude elle reprend son petit manège et pose ses lèvres sur les miennes. Je n'ai qu'une envie c'est de me laisser emporter par la sensation et d'oublier pour quelques secondes tout le reste de mes problèmes, mais cette fois ma raison est plus forte. Je pose mes mains sur ses épaules et la repousse doucement. Un seul regard me suffit à comprendre que mon geste la blesse.
« Désolée » je murmure. Je n'ajoute rien de plus parce que je n'ai pas envie de lui expliquer mes réticences, ce serait trop long et je ne veux pas prendre le risque de me disputer avec elle. Je saisis ses bagages et nous nous dirigeons vers un taxi.
Le trajet est silencieux, presque froid entre nous. Chacune passe le temps en observant le paysage à travers les vitres. Lorsque nous arrivons à l'hôtel, elle récupère ses clés et nous montons ses valises jusqu'à sa chambre. Tout se fait dans le plus grand silence et ce n'est que lorsque je m'apprête à quitter la pièce pour la laisser tranquille que je sens sa main se poser avec hésitation sur mon avant-bras « Je suis désolée pour ton frère, Sara... »
J'acquiesce faiblement et lui adresse un sourire pour la rassurer. « Je te laisse t'installer, je repasserai d'ici une heure pour te donner le dossier »
« Si j'ai bien compris, ils n'ont rien fait ? » lance Catherine
« Des photos de la scène, mais aucun approfondissement, ils ont préféré boucler et conclure à l'accident. » Je referme le dossier et lui tend avant de m'asseoir en soupirant.
Je viens de finir mon topo sur l'enquête, mais j'ai caché une bonne partie des choses à Catherine. Je ne lui ai pas parlé des enfants, ni du passé de James qui est forcément lié au mien, et j'ai omis de lui dire que j'avais récupéré les affaires de mon frère qui constituent pourtant une preuve fort utile. Je sais que lui cacher tout ça, c'est une grave erreur au niveau professionnel, mais quelque chose me force à retenir ces informations et j'ai du mal à lutter contre ça. Je sais que c'est égoïste et que je ne devrais pas agir de cette manière, mais je tiens à elle et je n'ai pas envie que l'image qu'elle ait de moi puisse changer à cause de certains détails de l'enquête.
« Tu es persuadée qu'il s'agit d'un homicide ? »
« Je ne sais pas... Plus je lis le rapport, plus je me dis que... Un accident en ligne droite sans aucun obstacle c'est suspect... »
Elle hoche lentement la tête. « La voiture est encore visible ? »
« Oui, j'ai demandé au garage de la mettre de côté dès que je les ai eus en ligne. On pourra passer dès demain. »
« Tu sais qu'on ne pourra pas utiliser le garage pour l'analyse car les preuves ne seront pas admissibles devant un tribunal ? »
Je soupire. « Il faudrait tenter de soudoyer le laboratoire criminel de la ville pour pouvoir disposer de leur garage... »
« Ce n'est pas impossible, je connais plusieurs types au labo de Brooklyn... » dit-elle distraitement alors que je ne peux m'empêcher de sentir une pointe de jalousie à l'évocation de ces 'types'. C'est parfaitement stupide, je ne sais même pas si elle a sous-entendu qu'elle avait eu une quelconque liaison avec l'un d'entre eux...
Elle observe les photos une nouvelle fois. « Tu as des raisons de penser que la vie de ton frère était menacée ? »
« Non, je n'en sais rien, je... je le connaissais peu. » Elle s'apprête à me dire quelque chose en retour, mais elle se ravise au dernier moment et se contente de hocher la tête dans un soupir.
« Bien, je vais te laisser. » je commence nerveusement « Garde le rapport, nous commencerons l'enquête demain quand tu te seras un peu reposée. »
Je sens ses yeux s'attarder un instant sur moi. Elle semble suspicieuse, mais également déçue. « Je ne suis pas fatiguée, tu sais... Si tu veux rester encore, on peut commander un truc à manger et passer la soirée ici. »
Sa proposition semble sincère et en temps normal j'aurais été plus que ravie d'accepter, seulement là je me sens trop mal à l'aise. J'ai déjà beaucoup de choses en tête, je suis mentalement en train de faire la liste de ce qu'il faut que je me retienne de lui dire concernant mon frère, les enfants, mon passé, tout ce que je ne veux pas qu'elle apprenne sur moi, tous ces points sur lesquels je suis en train de lui mentir... « Merci mais je ferai mieux d'y aller... » dis-je platement en me levant.
Elle acquiesce finalement et me raccompagne jusqu'à la porte de sa chambre.
« A demain Sara... »
Sa voix est teintée de tristesse et ça me fait mal de la voir comme ça. Je ne veux pas qu'elle se sente rejetée, parce que ce n'est pas le cas, c'est juste que... Tout est trop compliqué pour moi en ce moment. Je pose alors mes lèvres sur sa joue, et je murmure doucement à son oreille « Bonne nuit Catherine. »
A suivre...
