NOTE :
Voici le chapitre 6. J'ai mis du temps à l'écrire parce que je manquais d'inspiration, je n'arrivais pas à bien construire ce chapitre, au final, au fur et à mesure j'ai réussi à le faire en écrivant petit à petit. J'espère que vous aimerez. Je continue de publier quand même par plaisir, parce que ça doit sortir, donc si vous ne faites pas de commentaires ça ne fait rien. Même si c'est toujours agréable d'en lire. J'ai tellement d'idées pour cette fiction même si j'ai parfois du mal à l'écrire.
Bonne lecture.
PS : Je rappelle que tout l'univers de Spider-Man ne m'appartient pas à part l'histoire et le personne de Lizzle Hubble
Chapitre 6
Lors de ce réveil, je me suis sentie rassurée, cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti cette sensation. Je remarque également que l'hiver approche à grands pas, il fait bien froid en dehors de la couette une fois que j'ose laisser échapper un bout de mon corps. Ça ne me donne pas forcément envie d'en sortir. Je pose mes yeux sur Peter, il est toujours en train de dormir. Chaque combat doit être épuisant pour lui.
Je me force à me rendormir, profitant un peu des heures qu'il nous reste, je ne travaille pas aujourd'hui. Je ne sais pas non plus si lui aussi a quelque chose de prévu, je dois aussi réfléchir sur ma réponse au directeur du Daily Bugle. Je pense à tellement de choses en ce moment même, que c'est impossible pour moi de refermer les yeux. Je me contente simplement de regarder Peter qui lui parait paisible, du moins, ce que je pensais, jusqu'à ce qu'il se mette à se tortiller et froncer les sourcils plusieurs fois. Je ne sais pas ce qui le perturbe d'un coup. Je ne sais pas trop quoi faire. Je n'ai pas l'habitude de dormir avec des hommes qui sont perturbés durant leur sommeil. Je me rappelle que la fois dernière Peter avait failli m'attaquer.
Je n'ai finalement pas besoin de faire grand-chose, puisqu'il finit par se réveiller tout seul, ayant probablement ras le bol de cauchemarder. Il voit que je suis en train de le dévisager, alors que son front commençait seulement à transpirer. Lorsqu'il l'essuie il pousse un soupire, comme si quelque chose le rassurait.
— Tu as fait un cauchemar ?
— On peut dire ça…
— Il était si horrible que ça ?
— Réaliste ! Ça m'arrive parfois d'en faire.
— Je peux me sentir chanceuse de ne pas en faire de réaliste. Généralement les miens sont imaginaires, mais sont tout aussi effrayants. Enfin sûrement pas aussi effrayant que les tiens.
— Je ne te souhaite pas d'en faire comme les miens.
— Je suppose que tu ne me le raconteras pas ?
— Ne le prend pas mal.
— Je comprends, ne t'en fais pas. Petit-déjeuner ?
— On ne peut pas en sauter un pour aujourd'hui et profiter un peu de cette grasse matinée ? Je t'offrirais un déjeuner si tu veux. Sauf si tu bosses aujourd'hui ?
— Non, je ne travaille pas. Il m'a donné ma journée parce que je l'ai accompagné hier soir.
— Ça méritait au moins ça. Tu as eu de nouvelles ?
— J'ai regardé mon téléphone et je n'ai rien eu. Soit il dort, soit il ne me parlera plus que boulot.
— Ce n'est pas plus mal je pense !
— Que veux-tu dire par là ?
— Qu'il n'avait pas l'air de m'apprécier dans tous les cas !
— Détrompe-toi, il a changé d'avis sur Spider-Man. Vu que tu l'as en quelque sorte sauvé hier soir.
Je souris et ressens un petit frisson en sortant mes épaules de la couette. Je tremblote et me replace bien au chaud. Peter passe un bras dans mon dos et me colle à lui pour me garder à bonne température.
— Je reste quand même méfiant de certains hommes qui t'entourent.
— Pourquoi ? Parce que tu es jaloux ?
— Non, car depuis Harry, j'ai peur que quelqu'un te fasse du mal.
— Avec toi à mes côtés, je ne risque rien.
— Tu ne risques rien ? Dois-je te rappeler ce que tu as vécu depuis que tu as su mon secret ? Et Gwen n'y a pas échappé non plus.
— C'est des risques que nous prenons même si parfois nous regrettons des choses depuis que nous le savons. Mais tu n'y es pour rien. Toi et moi tôt ou tard nous aurions vécu des choses. Et combien de fois avons-nous eu ce genre de conversation Peter ?
— Beaucoup de fois. Mais j'ai ce besoin d'être rassuré. Après avoir perdu Gwen, nous avons passés toi et moi des moments de doutes.
— C'est vrai, mais maintenant, nous sommes chanceux d'être encore là. Nous ne pouvons plus continuer de nous morfondre. Il faut que nous honorions nos proches de la bonne manière. Je ne veux plus être celle qui est au bord du suicide à cause de ça. Arrêtons de parler de tout ça, Peter. Profitons plutôt de cette journée sans boulot.
— D'accord, je comprends que tu ne veuilles plus en parler. Je ne t'embêterai plus avec ça.
…
Nous passons la matinée à faignanter, il faut bien sûr qu'un moment donné nous finissions par nous bouger. J'ai besoin de prendre l'air, j'ai cette sensation dans mon corps, comme si je me ramollissais, pourtant je n'avais pas bougé que durant quelques heures. Je suis sur le point de me lever et d'enjamber Peter, mais ce dernier me retient et me plaque contre le lit, m'empêchant de sortir. Je me débats gentiment.
— Hey, laisse-moi sortir.
— Non, je t'interdis de partir !
— Ha oui ? Et comment ?
— En t'en empêchant.
— C'est ce que nous allons voir.
Je me redresse rapidement et me penche jusqu'à ses pieds et les attrape pour les chatouiller. Il rigole, mais ne compte pas se laisser faire, il prend son oreiller et me tape avec. Parfois les hommes oublient en jouant à ce jeu qu'ils sont des fois brutales. Je m'empresse alors de prendre à mon tour un oreiller. Une bataille éclate entre nous deux. À un moment donné je me lève pour le taper plus facilement. Il se redresse d'un coup et pendant une fraction de seconde d'inattention il m'empoigne une main et me tire de force vers lui. Déséquilibrée, je tombe sur lui. Nous lâchons nos armes. Il se met en position assise tout en me mobilisant les bras pour que je ne puisse pas le chatouiller.
— Ce n'est pas juste, tu utilises ta force contre moi.
— Même pas !
— Menteur ! dis-je, amusée, et lui tire la langue. Rends-moi mes bras. Que je sorte du lit.
— Non !
— Allez…
Nous sommes peut-être des adultes, mais nous aimons encore nous amuser comme des adolescents. Quelquefois, ça fait du bien de pouvoir le faire sans être jugé. Et puis, je dois vous dire qu'il est drôle et attendrissant quand il le fait aussi. J'ai d'ailleurs, le malheur de croiser ses yeux qui pétillent. Qui montre qui se sentent bien après quelques turbulences. Peter, prends un malin plaisir à me narguer en prolongeant ce regard qui ne me laisse pas indifférente. Je suis une femme sensible moi aussi. C'est bien un de mes défauts.
Il a toujours sa main derrière mon dos et il me pousse vers lui un peu plus pour réduire notre espace. Une certaine chaleur grimper en moi et me fait rougir. Je l'ai déjà ressenti chez Peter en touchant plusieurs fois son corps. Chaque fois que je suis dans cette situation j'ai toujours du mal à garder le contrôle. Moi aussi j'ai mes faiblesses. Comme tout être humain. Il voit que je ne me braque plus et le laisse totalement faire. Il en profite pour m'embrasser.
Je devrais refuser, mais je ne peux pas. Ou je ne veux pas. Je n'arrive pas à me décider. Mais je ne le fais pas de mon plein gré. Il a une certaine tendresse en lui que je ne trouvai pas chez Harry. Nos moments intimes étaient rarement délicats. Je me demande toujours pourquoi. À chaque nouveau partenaire je découvre de nouvelles choses.
Avec lui, je perds la notion du temps. Je ne vous dis mas les détails de la suite. Je n'ai pas su freiner encore une fois. Cette fois je n'avais aucune excuse valable de dire non. Mon esprit était libre. Ça ne m'était pas arrivé depuis que je suis revenue à New York. Je n'ai pas l'impression ce coup-ci de l'avoir fait sans envies. Je trouve d'ailleurs ce sentiment bien étrange.
Nous sommes l'un contre l'autre, en sueur et tremblant de passion. Je le dévisage sans rien dire, il fait la même chose. Nous n'arrivons pas tous les deux à trouver de mots pour qualifier de genre d'acte. Je n'arrive pas à savoir ce qu'il pense de tout ça. Lui qui a souvent souhaité mon retour depuis nos multiples disputes. Tout ce que je constate, c'est qu'il est là depuis le début. Il ne m'a jamais abandonné. Il n'a pas non plus changé. Dire que je pensais qu'Harry était le plus honnête des deux parce que c'était celui qui m'avait attendu depuis toutes ces années. Je me suis peut-être trompée.
— J'ai faim, finis-je par annoncer à Peter.
Il me répond par un petit sourire avant de m'embrasser sur le front. Nous prenons la décision d'aller nous doucher un par un pendant que je continue de feignanter un peu sous la couette le temps qu'il prenne la sienne. Nous ne mettons pas longtemps avant d'être prêts pour sortir. Je ne sais pas où nous pourrions déjeuner, je laisse volontiers Peter me guider. Je le renseigne simplement sur le fait que j'ai plus envie de sucré que de salé. Il raconte qu'il connait un bon endroit qui peut encore faire des petits-déjeuners à 11 heures.
Nous arrivons dans un dénommé Breakfast Jelly Jungle. Ce restaurant ne me disait rien. Lorsque nous rentrons dedans, l'intérieur est un peu dans le style western. C'est amusant à voir. Je n'étais encore jamais rentré dans un lieu décoré de la sorte. On nous installe dans un coin au calme. Nous nous dépêchons de commander. Peter a aussi faim que moi.
— Tu n'as pas des personnes à sauver aujourd'hui ?
— Si, probablement, mais pour l'instant, je n'ai senti ni entendu le danger m'appeler.
Je suis contente de cette nouvelle. Le serveur arrive peu de temps après avec notre commande qui nous donne l'eau à la bouche. J'ai du demander au moins 5 bons pancakes, du bacon, un chocolat chaud et un jus d'orange. Je peux vous assurer que je suis à cet instant même la plus heureuse. Et mon estomac aussi.
— Tu vas finir par t'étouffer avec si tu manges autant d'un coup, se moque Peter en me voyant fourrer de grosses bouchées dans ma bouche.
— Mais che tellement chon !
Il rigole, mais il a raison aussi, j'engloutit à plusieurs reprises ma bouchée de pancakes et fais une pause, je pense écrire un petit article sympathique sur ce restaurant en rentrant. J'aime découvrir ces nouvelles choses. Tout à coup, je sens une main se poser sur la mienne qui se trouvait sur le bord de la table à droite et emprisonner mes doigts dans d'autres. Je regarde ma main avant de tourner la tête vers Peter. Devant ma surprise, face à ce geste, il retire sa main et s'excuse. Par Dieu sait quel coup de folie, je récupère la sienne et l'empoigne.
— Peter, je ne veux plus fuir ! lui annonçais-je, certaine.
— En es-tu sûr ? Ne veux-tu pas plus de temps pour y réfléchir ?
— Je dois réfléchir à beaucoup trop de choses, déjà. Ne m'en rajoute pas une de plus !
— Je veux que tu sois sûre. Que tu le veuilles vraiment. Je peux encore attendre.
— Si je décide d'y réfléchir, tu risques d'attendre pendant longtemps.
— C'est toi qui vois.
— Je suis sûre de ce que je veux. Mais toi, es-tu prêt à m'accepter dans cette vie ?
— Je te l'ai déjà dit plusieurs fois, je ne joue pas ! Je ne veux juste pas qu'il t'arrive quelque chose à cause de ça.
— Dans ce cas vos mieux ne rien tenter alors. Mais cette histoire nous a rendu plus forts Peter. Nous savons les erreurs que nous avons commises.
— Tu as surement raison.
— On tente, et si ça ne marche pas, j'essaierai de ne pas trop t'en vouloir.
— Bah oui, tout de suite tu me donnes le mauvais rôle !
— Je plaisante, Peter, ricanais-je alors qu'il se penche au-dessus de la table pour m'embrasser.
Le son de la télévision qui était en fond sonore venait d'être augmenté, annonçant un flash spécial. Tout le monde l'observe. Un des serveurs près de nous espère que c'est Spider-Man qui a été arrêté. Un journaliste apparait dans un petit carré bleu et montre l'arrière-plan. Il y avait des flashs de journalistes, un pupitre avec un micro et trois policiers. L'un d'eux devait être le chef de la police puisqu'il prit la parole.
« — Bonjour à tous, nous ne parlerons pas de Spider-Man, puisque nous essayons toujours de l'attraper. Mais nous sommes ici pour annoncer que nous relâchons officiellement Monsieur Harry Osborn faute de preuve. Il souhaite également faire passer un message. »
Le jeune Osborn, épuisé à cause de son séjour en prison, mais le sourire aux lèvres apparait, il était caché derrière ce trio de justicier.
« — Je désire remercier la justice qui a su voir que je ne suis pas un criminel. J'ai été enlevé et attaqué par Spider-Man lui-même. Si jamais il m'entend, je veux qu'il sache que je ferais tout mon possible pour lui faire payer ce que j'ai subis. Et j'espère que la police l'attrapera. Merci à vous. »
Le journaliste revient entièrement et promet d'en dire plus s'il a de plus amples informations.
Tous les clients ainsi que les employés s'étaient tuent. Quand l'homme qui avait la télécommande éteint cette maudite télévision, des murmures raisonnent dans la salle. Nous entendons parfois des personnes qui espèrent qu'ils attrapent Spider-Man, et d'autres qui sont déçus de voir que Harry Osborn soit relâché. Nous faisons évidemment parti de ces personnes-là. Je peux vous assurer que ça m'a coupé l'appétit. Peter aussi apparemment. À l'annonce du chef policier, j'avais lâché la main de Peter. J'étais d'ailleurs en train de regarder mon assiette et jouait nerveusement avec mes pieds. Le discours de je le prenais comme une menace pour Peter. Étant donné que c'est lui qu'il veut. Il sait où il habite, il sait comment le toucher. Quand tout semble aller mieux, il faut toujours quelque chose pour nous remettre dans la réalité. À force d'y repenser, j'en ai les larmes aux yeux. Je pose mes mains sur mon visage et mes jambes se mettent bouger nerveusement.
Je me lève de table, sous la stupéfaction de Peter face à ma réaction et me dirige vers la caisse pour payer et je sors rapidement prendre l'air. Peter me suit, le serveur lui dit qu'il n'a rien à régler, que j'ai déjà tout fait. Il me retrouve dehors, en train de respirer à fond, comme si je manquais totalement d'oxygène. Il entoure ma taille de ses grands bras.
— J'en ai marre, Peter, m'exclamais-je en poussant un long soupire. Ça ne finira donc jamais ?
Il ne dit rien et m'oblige à me tourner face à lui. J'ai les joues mouillées et il les essuie sans hésitation.
— Je suis désolé de te faire subir tout ça !
— J'ai surtout peur pour toi, il sait où tu habites et il va forcément venir te voir dès qu'il le pourra.
— Je l'attends de toute façon. Je suis prêt à l'accueillir. Il ne te fera pas de mal. Viens, rentrons !
…
Nous passons le reste du week-end ensemble. Aux informations, ils ne parlent plus que d'Harry Osborn. Nous en sommes venus à laisser la télévision éteinte pour profiter un minimum de notre week-end. Peter a dû plusieurs fois s'absenter pour aider la police, mais n'a pas de nouveau rencontré le méchant Spider-Man.
Le lundi, j'appelle le Daily Bugle pour leur donner ma réponse. Je ne souhaite pas travailler chez eux et préfère rester dans l'entreprise dans laquelle je suis depuis la rentrée, même si ce n'est pas facile et préfère rester indépendante tout en continuant d'écrire sur mon blog. Je leur ai proposé de prendre Peter, étant donné que lui aussi est très doué dans ce domaine dès qu'il a du temps. Ils lui ont donné un entretien pour mercredi.
J'ai d'ailleurs pu faire ma critique au sujet du Breakfast Jelly Jugle qui a été très heureux de la voir une fois que je leur ai passé le lien.
