Et bonjour !
Vous êtes vraiment très très nombreux à lire, et ça, ça fait rudement plaisir.
LilyRose : Elle s'arrêtera pourtant malheureusement :)
Clemie : Sadique moi ? Allez, pour me faire pardonner, voici le prochain chapitre !
C'est avec grand plaisir que je vous publie ce chapitre qui est, je le crois, très attendu. Me suis pas foutue de vous, il fait plus de 4000 mots !
Bonne lecture !

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Un garçon talentueux


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Je pénètre dans un salon immense dans lequel, je pense, je pourrais facilement placer toutes les pièces de ma propre maison. Contrairement à chez Marvel, la décoration n'est pas inutilement ostentatoire. Peeta a des goûts simples, et son appartement est richement meublé mais pas étouffant de luxe.
Sur les murs en revanche sont accrochés de très nombreux tableaux. Je n'ai aucune culture artistique, mais ce que je vois et vraiment très beau, et tout a été manifestement peint par le même artiste. Je m'approche d'un tableau en particulier qui représente une prairie et demande :

- L'art te passionne aussi Peeta ?

Depuis l'entrée où il pose ses clefs, il me répond :

- Oui, c'est ma seconde passion.
- Et qui est l'artiste qui a peint ça ? je questionne, curieuse.
- C'est moi.

Je me tourne lentement vers lui, la bouche légèrement ouverte sous la surprise.

- Toi ?
- Oui, moi, répond-il en souriant.

Il me rejoint et me montre sa signature dans un coin. Je laisse échapper un sifflement admiratif :

- Tu as bien des talents cachés Peeta Mellark !
- Et tu n'as encore rien vu ! me rétorque-t-il avec un regard amusé.

Je sens que je m'empourpre, sans trop savoir s'il a suggéré ce que je pense ou si c'est mon esprit tordu qui interprète les choses comme ça l'arrange. Je fuis son regard et avise la cuisine ouverte à ma gauche. Un percolateur dernier cri trône sur un des plans de travail et je m'y dirige résolument.

- Je peux faire le café ?
- Non, laisse-moi faire, tu es l'invitée !

Je secoue la tête et lui désigne l'immense canapé gris du salon :

- Va t'assoir, je t'en prie. Je suis une pro du café, c'est mon métier.
- Mais tu n'es pas une employée ici, s'insurge-t-il.
- Je sais bien, je le rassure. Mais oh, discute pas !

Un sourire mutin se dessine sur ses lèvres et il hausse les épaules.

- Okay, ça m'arrange, je ne sais pas m'en servir de cette machine.

Je prends une expression scandalisée :

- Tu ne sais pas te servir de cette merveille ?!

Je caresse la machine comme si c'était un objet précieux.

- Mais pourquoi tu l'as achetée ? je m'étonne.
- C'est un cadeau de je ne sais plus qui...
- Et tu la laisses prendre la poussière toute seule ici ? C'est un crime Peeta !
- Alors défends son honneur et montre-moi de quoi elle est capable, répond-il en souriant.

Je m'attèle à ma tâche pendant qu'il s'installe au bout de la méridienne du canapé et me regarde avec un air rêveur. Je ne sais pas ce qu'il est en train d'imaginer, et je ne sais pas si je veux le savoir.

- Du sucre ? je demande.
- Un seul.
- Et voilà !

Je le rejoins, les tasses à la main, et les pose sur la table basse en verre. Peeta ne me lâche toujours pas des yeux et je finis par lui demander un peu brusquement :

- Quoi ?
- Tu as une sacrée allure Katniss, me dit-il alors avec naturel.
- Oh arrête tes bêtises !
- Et un sacré caractère ? rajoute-t-il avec un sourire.
- Voilà qui est mieux, je réponds.

Il tape de sa main le canapé pour m'inviter à m'assoir à ses côtés. Un peu tendue, je m'installe et attrape ma tasse pour être sûre d'avoir les mains occupées à autre chose que les laisser trainer sur Peeta. Je laisse mon regard vagabonder dans la pièce en sirotant mon café. D'immenses baies vitrées occupent tout un mur, mais les rideaux tirés ne laissent passer qu'un peu de lumière, juste assez pour nous voir, Peeta n'ayant pas allumé le grand lustre qui pend au-dessus de nos têtes. Un escalier en colimaçon dans un coin m'intrigue, et Peeta m'explique :

- C'est pour se rendre sur la terrasse. Elle occupe tout le dessus de l'immeuble. La vue est magnifique le soir pour voir le coucher du soleil. Je peins souvent là-haut, mais j'ai aussi mon atelier.

J'acquiesce, comme si j'avais l'habitude de me trouver dans des appartements pareils. Avec des terrasses qui font trois fois ma maison, des ateliers de peinture, des canapés de cinq mètres de long et des employés payés pour appuyer sur les boutons de l'ascenseur.
Mon café est déjà fini, je tends le bras pour poser ma tasse et grimace, ce que ne manque pas de remarquer Peeta.

- Un souci ? Mal quelque part ?
- De partout, je réponds. Je ne me suis pas étirée après la session, et hier matin je suis allée travailler à la boucherie. Les courbatures ne pardonnent pas quand on se refroidit.

Il pose lentement sa tasse près de la mienne, semble réfléchir, chercher comment tourner sa phrase, puis me regarde dans les yeux et me propose :

- Qu'est-ce que tu dirais d'un massage ? Il paraît que je suis pas trop mauvais.
- Oh je... je...

J'ai l'air ridicule de balbutier comme ça. Mais jusque-là, se frôler, se caresser était presque un jeu, en cachette, pour se tester, s'allumer. Là, je vais clairement l'autoriser à poser ses mains sur moi. Et je sais que je serais incapable de les arrêter si elles se montrent aventureuses.

- D'accord, j'acquiesce timidement.

Il me fait un grand sourire et écarte les jambes, me proposant de m'installer entre elle. Ce que je fais lentement.
Il dégage ma tresse de mes épaules et je sens son souffle dans ma nuque. Puis ses mains se posent sur mes épaules et il se met à me masser, m'arrachant immédiatement un gémissement étouffé. Peeta a des mains larges, chaudes, et fortes. Ses doigts sont fermes mais ne me font pas mal. Je sens la douleur refluer lentement et le désir dangereusement monter, comme coincée quelque part entre mon estomac et mon cœur. Ses mains descendent lentement le long de ma colonne vertébrale, jusqu'à mes reins où ses pouces exercent une délicieuse pression. Je laisse retomber ma tête en avant, totalement détendue puis gémis à nouveau. Ses mains remontent, et ses doigts caressent lentement mes hanches, ma taille, mes côtes puis passent très près de ma poitrine avant de remonter sur mes clavicules. Si près que ma respiration se bloque.
Puis Peeta s'approche doucement et se colle à moi, comme dans la boulangerie. Ses mains descendent le long de mes bras pour venir se poser sur les miennes qui tremblent légèrement. Sa main droite passe sous mon bras, frôle mon ventre pour finalement rejoindre ma main gauche qu'il se met à masser. J'halète, incapable de stopper le déferlement de sensations qui me submerge. Je murmure :

- Encore un talent caché Peeta ?

Il ne répond pas à ma question et me confie :

- C'est absolument dingue de t'entendre gémir sous mes mains Katniss...
- Ce n'est pourtant qu'un massage, je réponds prudemment.
- Et ça emballe déjà mon imagination, me souffle-t-il.

Bien. Donc ça y est, les limites sont franchies, on ne joue plus. La franchise dont il fait preuve, le ton qu'il emploie, tout ça me donne l'impression de me liquéfier.
C'est alors que Peeta pose ses lèvres sur mon épaule droite et les fait bouger lentement jusqu'à mon oreille, puis redescendre le long de mâchoire. Je gémis doucement, récupère ma main coincée dans les siennes pour m'agripper à la première chose que je trouve, ses cuisses, puis je laisse ma tête retomber en arrière contre son épaule. Sa main gauche remonte sur mon bras droit, dans mon cou, et il recule un peu, laissant mon corps basculer assez pour que l'arrière de mon crâne soit contre son torse, libérant ma peau de ses lèvres. Ses doigts se retrouvent alors sur ma joue où, d'une poussée, il incline mon visage vers le sien, et enfin, m'embrasse.
C'est à son tour de gémir, contre mes lèvres. Et cela m'enflamme.
Peeta bouge lentement sa bouche contre la mienne, mordillant ma lèvre inférieure, puis sa langue vient caresser la mienne pendant que sa main vient me décoiffer. J'ouvre les yeux et rencontre les siens, fixés sur moi avec... émerveillement ? Il interrompt le baiser pour me regarder.

- Ça va ?
- Et toi ? je préfère répondre.
- Parfaitement bien.

Ses doigts caressent ma joue, puis mes lèvres.

- Je t'ai déjà dit à quel point tu étais belle ?

Je baisse les yeux, gênée.

- Je te promets, insiste-t-il, et je le pense depuis... des années. Tu me subjuguais Katniss, et c'est toujours le cas.

Pour le faire taire, je l'embrasse. Je sens ses bras passer autour de ma taille pour me coller de nouveau tout contre lui, mais il ne décolle pas ses lèvres des miennes. Ses mains remontent sans me toucher vers le col de ma chemise et il se met à la déboutonner avec adresse. Je laisse échapper un rire contre ses lèvres et il murmure contre ma bouche :

- Oui ?
- Tu as l'air beaucoup plus à l'aise avec les boutons qu'avec les nœuds de tablier.

Il écarte un peu son visage pour me demander sérieusement :

- Je peux ?
- Finis ce que tu as commencé Peeta, je réponds.

Il m'embrasse à nouveau et ses doigts habiles terminent l'ouverture de ma chemise. Ses mains se posent sur mon ventre où elles dessinent de vagues arabesques qui me donnent la chair de poule. Puis elles retournent sur mes épaules où elles agrippent ma chemise pour me l'enlever. Je me retrouve un soutien-gorge entre ses bras, mais ne le garde pas longtemps car il en défait les crochets pour me le retirer. Je le laisse faire, tout comme je le laisse regarder ma poitrine menue tendue par l'excitation.

- Putain Katniss, lâche-t-il.

Je souris et mes mains descendent vers les boutons de mon pantalon en toile, mais il les arrête et me murmure :

- Non, laisse-moi profiter de ça déjà.

Ses mains me caressent à nouveau le ventre, puis remontent lentement et ma respiration s'emballe. La bouche de Peeta embrasse mon cou, mordille le lobe de mon oreille, et ses doigts effleurent mes tétons durcis par le désir. A ce contact, mon corps s'arcboute contre le sien, et je laisse échapper un petit cri de plaisir. Il prend mes seins en coupe et ses pouces tracent les contours de mes mamelons, me faisant perdre une bonne partie de mon sens commun. Ses doigts sont partout sur ma poitrine, et où qu'ils aillent, les sensations sont décuplées. Mon bas-ventre est en feu, et je crois bien que ma culotte est trempée.

- Viens par-là, me demande-t-il en essayant de me faire tourner vers lui.

Je me lève, tente encore de retirer mon pantalon et il claque la langue pour m'en empêcher. Il tend les mains, les pose sur mes fesses et m'attire pour que je m'installe à califourchon sur lui, nous faisant glisser le long de la méridienne pour atteindre le fond du canapé.

- On a tout notre temps, dit-il, et sa voix grave teintée de désir me donne le vertige.

Installée face à lui, il a une vision parfaite de mon corps à moitié dénudé et ses mains reviennent effleurer ma poitrine aussi légèrement que des plumes d'oiseaux. Le plaisir en devient presque insupportable quand soudain il baisse la tête pour prendre un de mes mamelons dans sa bouche.
Je lâche un nouveau cri, ma tête part en arrière et il me retient d'une main ferme contre mes hanches. Mes mains finissent dans ses épais cheveux blonds, appuyant sur son crâne pour l'encourager, et sa langue goûte ma peau, passant de l'un à l'autre sein avec une certaine voracité. Je crois que je serai capable de venir rien qu'avec sa bouche, et alors que je pense être au maximum de ce que je peux supporter, je sens sa main droite descendre entre nous, caresser l'intérieur de ma cuisse puis effleurer mon sexe. Je sursaute presque violement sous la violence du plaisir que je ressens.
Peeta relève son visage et ses yeux bleus me happent.

- Tu es d'une rare sensibilité Katniss.
- J'en suis la première étonnée, je réponds dans un murmure rauque.
- Alors j'en suis très fier.

Sa main remonte dans mon dos et il m'attire encore plus contre lui, son regard toujours verrouillé au mien. Je descends mes mains pour attraper le bas de son tee-shirt – ou plutôt celui de Chaff – et le lui retire. C'est à mon tour de découvrir sa peau, et son torse que j'ai admiré quelques heures plus tôt sur le terrain d'Archery. Je laisse mes doigts courir sur son corps comme il l'a fait avec moi et sa respiration s'affole. Puis je l'embrasse avidement, dévorant sa bouche, sa mâchoire, la peau fine de son cou. En me contorsionnant un peu, j'arrive à embrasser le haut de son torse, et quand ma langue goûte un de ses tétons, je l'entends gémir mon nom. Je m'enhardis, ma main droite descend effleurer le renflement entre ses jambes, et malgré l'épaisseur de son jean, ses halètements m'apprennent qu'il est assez tendu pour se montrer sensible à mes caresses, assez excité pour passer à la suite. Je me lève, retire mes chaussures et fait tomber ma culotte et mon pantalon au sol en même temps. Peeta s'enfonce dans le dossier du canapé, et prend un air concentré en me reluquant de haut en bas. Je fais passer mon poids d'une jambe à l'autre, embarrassée par son regard ardent, puis m'approche pour ouvrir son jean et essayer de le lui enlever. Il m'en empêche, plisse les yeux, surpris, et me demande :

- Tu as un train à prendre ?

Je me tends d'appréhension, je n'aime pas sa question, je n'en comprends pas le sens.

- Non pourquoi ?
- Parce que tu es pressée.
- Tu n'as pas envie qu'on couche ensemble ? je demande, très surprise.

Il grimace et me prend la main pour me faire assoir à côté de lui. J'ai l'air un peu idiote, toute nue, assise dans son salon.
Peeta se tourne légèrement vers moi et caresse ma joue.

- Dis-moi Katniss tu... tu as connu beaucoup d'hommes avant moi ?
- C'est quoi cette question ? je m'insurge en m'écartant légèrement de lui. Tu es vraiment en train de me demander ça, alors que je suis à poil sur ton canapé ?

Peeta ne s'offusque pas de ma réaction mais sourit gentiment :

- Je te dis ça parce que... je veux pas juste coucher avec toi Katniss, je veux te faire l'amour, et je sais pas si tu saisis la différence.

Je me retrouve muette, incapable de lui dire ce qui tourne dans ma tête. Je me suis faussement vantée devant lui au restaurant d'être une spécialiste des parties de jambe en l'air, mais réellement, je n'ai jamais trouvé ça fascinant. Gale et moi avions dix-huit ans quand nous avons essayé, et la maladresse n'a pas rendu les choses mémorables. Après lui, je n'ai connu que Marvel, qui en plus d'être effectivement peu endurant, se croyait dans un film pornographique ne laissant pas de place à la tendresse que me prodigue Peeta. Tout bien réfléchi, je crois qu'il n'a réussi à m'emmener au bout de mon plaisir qu'une seule fois en une semaine, et jamais ses maigres caresses n'ont provoqué le plaisir de celles de Peeta. Pas vraiment glorieux.
Je réalise que Peeta a raison, on ne m'a jamais vraiment fait l'amour. Je sais comment ça se passe, je connais les caresses agréables, mais on m'a mal appris.
Je pince les lèvres, mortellement vexée. Est-ce qu'il me voit comme un mauvais coup, comme Glimmer ?
Peeta comprend mon état d'esprit et pose à nouveau sa main sur ma joue :

- Hey, je voulais pas te faire de peine, t'es incroyable tu sais ?
- Tu viens de sous-entendre le contraire, je marmonne.
- Non non, j'ai jamais pensé ça. Tu me rends fou quand tu poses tes mains sur moi, je mens pas !

Sa main descend vers mon épaule, puis ses doigts passent sur ma poitrine, le long de mon ventre, et remontent lentement, me faisant frissonner.

- Je veux prendre le temps de te découvrir, je te l'ai dit, et dans tous les sens du terme. Je veux profiter de toi, je veux que tu profites de moi. Et si les hommes qui sont passés avant moi ont été assez bêtes pour ne pas se consacrer à toi, alors je serais heureux de te montrer ce que c'est.

Son discours déborde d'émotions sincères et me touche en plein cœur. Il comble l'espace entre nous et m'embrasse avec une tendresse infinie, puis son baiser s'approfondit, sa langue s'invite entre mes lèvres, et il rallume le feu qui s'était éteint avec son reproche. J'encercle son cou de mes mains pour mieux le dévorer encore et encore et ressentir la passion qu'il chercher à me communiquer.
Le large canapé lui permet de me faire allonger et de se coller contre moi pour me caresser. Sa bouche revient embrasser ma poitrine et sa main descend sur mon mollet puis remonte très lentement, effleurant mes genoux, ma cuisse, et je me tords d'impatience. Il s'amuse à faire glisser ses doigts dans le pli entre ma cuisse et mon sexe, me faisant doucement râler, ce qui le fait rire contre mes seins, un rire qui fait vibrer sa bouche dans de délicieux tremblements. Ses doigts s'aventurent alors sur la fine toison qui recouvre mon sexe, avec une lenteur délibérée qui me torture. Et quand enfin il en atteint la zone la plus sensible, je manque d'exploser de plaisir. Son visage remonte pour m'embrasser tandis qu'il s'applique consciencieusement à faire de légers cercles de ses doigts contre moi. Mes hanches se soulèvent d'elles-mêmes pour approfondir la sensation et je le sens sourire contre mes lèvres.
Quand il s'arrête alors que je ne suis pas loin de venir, je me rebelle et lui reproche :

- Peeta, s'il te plait...

Il ne répond pas et préfère me prouver qu'il n'arrête pas, mais descend juste un peu plus bas pour faire pénétrer son majeur et son index à l'intérieur de moi, son pouce restant en place et reprenant ses mouvements circulaires. Alors, il ne me faut pas plus de dix secondes pour atteindre un orgasme d'une rare intensité qui me fait trembler de haut en bas et gémir profondément de plaisir. Le corps soudainement mou, je laisse retomber mes hanches sur le canapé et regarde Peeta avec émerveillement. Il me sourit et vient murmurer à mon oreille :

- Tout le plaisir était pour moi.

Sa main n'a pas bougé, et je suis si sensible que je dois la chasser. Je le rabroue gentiment :

- Prétentieux.
- Totalement, répond-il avant de repartir à l'assaut de ma bouche.
- Laisse-moi faire un peu, je réponds contre ses lèvres.

Je pose mes mains sur son torse et le pousse sur le dos, et c'est à mon tour d'être couchée sur le flanc, contre lui. Je laisse mes doigts courir sur son torse et le vois fermer les yeux de plaisir. Il me laisse cette fois-ci ouvrir son pantalon et se contorsionne pour le retirer en même temps que ses chaussures qui tombent au sol dans un bruit sourd. La bosse qui déforme son caleçon me fait légèrement rire et je lui souffle :

- Tu devais être serré là-dedans.

Il ouvre légèrement les yeux et me réponds gravement :

- Tu n'as pas idée...
- Libère-toi totalement alors.

J'attrape son caleçon que je lui retire jusqu'aux chevilles et qu'il envoie voler plus loin d'un coup de pied incertain.
Puis je m'amuse comme lui à le caresser partout sauf là où il en meurt d'envie. Ses mollets, l'intérieur de ses cuisses, son torse. Il gémit :

- Traitresse !
- Mauvais joueur, je réponds.

Finalement, je me penche pour l'embrasser à pleine bouche et laisse ma main s'enrouler autour de son sexe dressé que je sens presque pulser sous mes doigts. Il halète et s'arcboute contre ma main qui commence à faire de lent va-et-vient.

- Katniss... putain.
- Tu vois que je sais m'y prendre un peu quand même ? je le taquine en mordillant le lobe de son oreille.
- Pas qu'un peu, corrige-t-il. Pas qu'un peu.
- Tu sembles heureux de ton sort, je rajoute.

Je n'ai jamais été aussi bavarde pendant l'amour, mais entendre la voix rauque et profonde de Peeta me rend folle. Et il durcit contre ma paume, si une telle chose est encore possible.

- Je crois que je pourrais crever après ça, répond-il à bout de souffle.
- Pas tout de suite, je le supplie, enjôleuse.
- Non pas tout de suite en effet, rétorque-t-il en posant sa main contre la mienne pour m'arrêter. Katniss, si tu continues...
- Quoi ? je demande innocemment en reprenant mon rythme, caressant l'extrémité de son sexe avec mon pouce, lui arrachant un grognement.

Il me laisse faire encore quelques secondes plus se tortille pour échapper à mes mains. Il s'assoit au bord du canapé et je le trouve beau, nu, les lèvres gonflés, les cheveux collés de transpiration, la poitrine secouée par une respiration erratique. Il se lève, se tourne vers moi et me pointe du doigt :

- Ne bouge pas de là !
- Je n'y comptais pas, je réponds, toujours allongée.

Je me redresse sur mes coudes pour le regarder aller fouiller dans une console contre le mur, admirant ses fesses. J'entends le bruit d'un carton que l'on déchire, puis il revient, une boite de préservatif dans les mains. Il se rassoit et je laisse ma tête retomber contre le canapé, taquinant sa cuisse avec mon pied. J'entends la boite de préservatif être balancée sans ménagement par terre, et l'odeur chimique d'un préservatif que l'on ouvre parvient jusqu'à mon nez.
J'attends qu'il s'allonge sur moi mais il attrape ma main et me tire à lui. Quand je suis de nouveau à califourchon sur lui, il attrape mon visage entre ses mains et me regarde comme si c'était la première fois qu'il me voyait. Ses mains contournent mon visage pour venir défaire ma tresse déjà bien malmenée, l'élastique vole quelques mètres plus loin, et il enfonce ses mains dans mes cheveux. Puis il m'embrasse profondément, descend une main entre nous pour se guider et je laisse retomber mes hanches, m'empalant sur lui en gémissant tandis qu'il me mord la lèvre de plaisir. Il enfouit son visage dans mon cou, ses bras autour de moi et j'amorce un lent mouvement de haut en bas, pinçant les lèvres pour ne pas trop crier.
Ça n'a jamais été aussi bien, aussi bon, jamais. Est-ce que c'est à cause du plaisir qu'il m'a donné avant, de son envie de moi qui le rend si ferme et si grand, je ne sais pas et perd vite la capacité réfléchir à ce genre de problème qui n'en est pas un. A chaque fois que mes hanches retombent sur lui, le contact de mon sexe contre son ventre provoque des picotements absolument fantastiques couplés à cette sensation qu'il me remplit totalement.
Je l'embrasse et mon cœur rate un battement quand je comprends à quel point il essaye de me faire partager l'élan qui le transporte, et qu'il y arrive. Ses mains passent sous mes fesses et il se met à bouger en même temps que moi, pour approfondir ses coups de reins que je sens jusqu'au bout de moi-même et me font trembler. Il me murmure d'une voix hachée par le plaisir :

- Dis-moi que c'est aussi bon pour toi que ça l'est pour moi.
- C'est indes... criptible, je réponds entre deux coups de reins. Peeta ne t'arrête pas.
- Sûrement pas...

Et sa main gauche se glisse entre nous pour venir caresser mon sexe en plus du reste, et je crois qu'à cet instant, je perds totalement la tête.

- Oh Peeta...
- J'adore t'entendre soupirer mon nom.
- Peeta, je répète, incapable à présent de construire une phrase.

Il s'applique tant et si bien contre moi que je sens monter un nouvel orgasme, et cela m'arrache un cri surpris avant même de l'atteindre. Je l'entends murmurer mon prénom pour m'encourager à venir avant lui. Il me souffle que me sentir me contracter autour de lui est intense, et cela suffit à me faire jouir à nouveau. Chacune de ses poussées intensifie le plaisir et mon corps a du mal à suivre la cadence tellement il est secoué. Il ne s'en formalise pas, repasse ses mains dans mon dos pour me tenir tandis qu'il m'allonge sur le dos et couvre son corps du mien pour mettre encore plus d'intensité dans ses mouvements, déclenchant un rappel de mon plaisir dès que son sexe cogne au fond du mien. J'ai arrêté d'essayer de retenir les cris qui sortent de ma bouche, et entoure sa taille de mes jambes en inclinant encore plus mon bassin. A ce moment-là, je sens Peeta se tendre entre mes bras et il gémit lourdement contre ma bouche, le corps secoué de plaisir.
Il se laisse retomber mais se retient sur ses bras pour ne pas m'écraser. Et il me regarde encore, comme s'il cherchait à graver chacun des traits de mon visage. Puis il se retire dans un grognement sourd, me laissant encore haletante.
Je l'entends retirer sa protection, puis il attrape une couverture dans un tiroir sous le canapé qu'il étend sur nous tandis qu'il se rallonge à mes côtés. Il m'embrasse de longues minutes, ses yeux bleus fixés dans mes yeux gris, et je suis presque effrayée par l'intensité de ce que j'y lis.
Enfin, il se met sur le flanc et me serre contre lui, la bouche contre mon cou, et nous nous endormons dans les lueurs du petit matin.

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Oulaaaa... Franchement, je ne pense pas avoir déjà écrit une scène aussi intense. Pourtant j'en ai écrit des masses des passages M dans mes fictions, mais celle-là, elle a été aussi facile que difficile à écrite, et je suis assez fière du résultat :)
Du coup, je pense que je vais écrire deux chapitres encore et ce sera la fin !
J'espère que ça vous a plu, et merci de m'avoir lu !