Il est temps pour Federico d'avouer ses sentiments ... pourvu que cela se passe bien.
Bonne lecture ^^.
« Sniiiiif !»
« Ne me regarde pas comme ça Ezio !» lança Federico, un brin embarrassé.
De retour à Venise, le brun venait de narrer en détail ses quelques jours de congé à Monteriggioni à son petit frère, qui le regardait présentement avec une bouille de chaton.
« Une bataille de polochons, une fête et j'étais pas là !» reprit Ezio.
« Ben écoute je peux toujours t'envoyer un coussin à la tête s'il n'y a que ça pour te faire plaisir.» répliqua son aîné.
« Tu t'es amusé sans moi, comment as-tu osé ?» reprit Ezio, faussement vexé.
« C'est très simple, je te montrerais à l'occasion.»
« Traître.»
Federico demanda ensuite à son frère s'il avait pu avoir ce fichu informateur qui avait manqué de pendre Julia. Ezio répondit par l'affirmative, what else, et expliqua être sur une nouvelle mission. Son aîné proposa aussitôt son aide. Un rien après sur les toits vénitiens ….
« Au fait, tu as pu avouer tes sentiments à Julia ou pas encore ?» questionna Ezio.
« Hmmnon. Mais on s'est rapprochés je pense. Tu vois ce bracelet, c'est elle qui me l'a offert durant la fête des récoltes.» répondit Federico en levant son poignet.
« En effet.»
Federico sortit soudain un couteau de lancer, qu'il envoya droit sur un garde. Ezio enjamba ensuite le cadavre comme s'il passait par-dessus un massif de fleurs. Il se pencha ensuite sur le bord d'un toit, observant les Vénitiens en-dessous.
« Ah, en voici un.» annonça-t-il.
Federico ramassa l'arc et une flèche du garde abattu. Mission du jour : éliminer des espions des Templiers. L'Assassin tira la corde. La flèche siffla et atteignit sa cible en pleine tête. En bas, ce fut la panique. Federico jeta l'arc sur le toit. Les deux frères continuèrent leur recherche. Plus loin près du campanile, une lance vint clouer au mur un autre espion.
« Deux de moins.» annonça Ezio.
« Rah merda !» lança Federico.
Une troupe de gardes fonça droit vers eux. Vite chacun monta sur une pile de tonneaux d'un côté de la rue, sur une enseigne, une poutre et enfin les toits.
« Ils sont là ! Arrêtez les !» s'exclama un soldat.
Il barra la route à Ezio, une massue de chevalier en main. Le Florentin se baissa pour éviter un premier coup à la tête. Sa lame secrète entailla le flanc de son adversaire. En retour il se prit un coup de dague dans l'épaule. Ezio enfonça ses deux lames de poignet dans le ventre du soldat. Le reste des gardes arrivaient. Il se vit bientôt cerné. Heureusement pour lui, son grand-frère veillait au grain : il se jeta sur deux gardes qui prirent ses lames dans la nuque. Ezio sortit son épée, transperça un premier soldat, coupa la tête à un second, planta sa lame dans un autre que tenait son frère.
« Ezio t'es blessé !» remarqua Federico.
« Toi aussi, il me semble.» répondit le jeune.
Federico avait en effet une entaille à la cuisse. Les frères résolurent de descendre trouver un médecin. Ezio en connaissait un pas très loin. Il frappa à sa porte.
« Encore vous ?» l'accueillit le toubib.
« Oui, mais je vous ramène un client.» répondit Ezio qui se tenait l'épaule.
Le docteur s'effaça pour les laisser entrer. Il les fit asseoir chacun sur une chaise pendant qu'il sortait de quoi les soigner de son placard. Ezio dénuda son épaule.
« Décidément vous devez aimer avoir mal. Ou bien décorez-vous votre corps de cicatrices ? Ça attire les femmes c'est ça ?» dit-il en mouillant un linge.
« Que voulez-vous docteur, j'ai gardé un cœur d'enfant aventureux.» répondit Ezio avec une grimace.
« Oui moi aussi, dans un bocal sur une étagère.»
« Pfffrrrr !» fit Federico.
Ezio sursauta et lâcha un grognement quand le médecin appliqua son désinfectant sur sa plaie. Le docteur recousit ensuite la plaie. Il passa à Federico.
« Aïe sa mère !»
« Elle va bien, merci.» dit nonchalamment le médecin.
La plaie étant superficielle il se contenta de poser un bandage. Pendant qu'il y était, Ezio pensa à renouveler son stock de remèdes, exemple que suivit son grand-frère. Une fois rafistolés, les Auditore quittèrent le médecin qui décidément n'avait pas perdu sa journée avec ces deux-là. Les Assassins hésitèrent sur le fait de continuer leur traque. Leur fierté leur dictait que ce n'était là que des égratignures, cependant leur raison soufflait qu'ils valaient mieux être le plus en forme possible.
« On devrait continuer. Faut juste qu'on soit plus prudent c'est tout.» dit Ezio.
« Mais ta blessure à l'épaule est assez méchante. Je préférerais que tu rentres au repaire, je me chargerais des espions restants.» objecta Federico.
« Ça va aller, t'en fais pas Rico.»
« Non, tu rentres et plus vite que ça.»
« Grmblgrm.»
« Allez ouste !»
Ezio prit le chemin de la tanière des voleurs. Federico le suivit, car connaissant son frère il pouvait faire mine de rentrer puis le suivre tout de même. Ezio grogna lorsqu'il s'en aperçut. Son aîné le connaissait trop bien.
« Et restes-y.» lança Federico.
« Si madre !» rétorqua Ezio en fermant la porte.
« Qu'est-ce qui se passe ?» demanda Rosa en approchant.
« Salute Rosa. Je m'assurais simplement que ma tête de pioche de frère rentrait bien se reposer. Il a été blessé à l'épaule.» répondit Federico.
« Et toi à la jambe on dirait.» remarqua la voleuse.
« Une simple coupure. Bene, je dois te laisser j'ai encore un ou deux espions à dessouder.»
Federico se dirigea vers une échelle, quand Rosa le rattrapa. Elle annonça venir avec lui. Federico déclina son offre, mais elle insista et commença même à monter. Federico soupira et se hissa après elle. Une fois en hauteur, Rosa se mit assez près du brun, qui n'y prêta pas attention. Il se concentra plutôt sur sa mission.
Le soir tombait quand Federico atterrit derrière un homme. Ce dernier sentit soudain une douleur intense au niveau de la poitrine, puis ce fut le trou noir.
« Tu t'es bien amélioré dis donc.» complimenta Rosa, assise sur une poutre.
« Grazie.» répondit Federico d'un ton laconique.
Il revint en hauteur sans plus vraiment faire attention à elle. La brune fit la moue avant de le rejoindre.
« Au fait, c'est comment Monteriggioni ?» questionna-t-elle.
« C'est un joli petit village, actuellement en rénovation. Mais c'est chaleureux.» répondit Federico avec un sourire.
Le jeune homme parla ensuite de sa famille, de la fête qui venait d'y avoir lieu. Il enchaîna ensuite sur sa ville natale. Rosa sourit en le voyant ainsi plus disert. Ils bavardèrent ainsi jusqu'au soir. Federico retrouva son frère, et ils délaissèrent les voleurs pour trouver un endroit où dormir. Surtout que la pluie commençait à tomber. Le duo gagna un petit hôtel. Federico ouvrit la fenêtre de sa chambre, et s'y accouda. Avoir parlé de Monteriggioni puis de Florence lui rappelait immanquablement Julia. La jeune femme était désormais liée à ces lieux.
« Elle me manque.»
Mais il était trop tôt pour qu'elle revienne à Venise. Federico soupira. Il referma ensuite sa fenêtre. Après être resté un moment le regard perdu dans le vague, il se décida à gagner son lit. Il songea à Rosa. Il avait bien vu qu'elle tentait de se rapprocher de lui, sans doute devait-il mettre les choses au clair. Inutile qu'elle entretienne de faux espoirs. La jeune femme en serait certainement peinée, mais quel autre choix avait-il ? Il aimait Julia avant de connaître Rosa. Il le lui dirait dès que possible.
Le jour suivant, Federico repartit chasser l'espion avec la jeune femme. Ezio insista pour en être, mais son aîné fut inflexible. Pas avant le jour suivant. Il laissa donc un Ezio pestant et maudissant son frère.
« Tu sais, Ezio est assez grand pour décider, tu ne crois pas ?» lança Rosa en grimpant à ses côtés.
« Avec un bras douloureux il ne sera pas aussi efficace. Il faut savoir se ménager dans la vie.» répliqua Federico.
Ils coururent un moment sur les toits de Venise. Selon les hommes d'Antonio, le dernier informateur se trouvait au marché. Le duo fut prompt à s'y rendre. Federico repéra la cible qui tournait un angle de rue. Cependant, il fallait descendre pour le suivre. L'Assassin atterrit près d'un groupe de passants. Rosa proposa de prendre les devants, afin de coincer leur cible. Federico acquiesça et la regarda partir. Il continua dans la direction prise par sa cible. Il marcha un moment, s'enfonçant toujours dans des petites ruelles.
« Je n'aime pas ça. Ça sent le traquenard.» pensa-t-il.
Il continua pourtant, mais sur ses gardes. Il vérifia avant de s'engager dans une ruelle. Il repéra sa cible qui paraissait attendre. Federico avança lentement. Soudain, il entendit un cri de douleur.
« Federico c'est un piège va-t-en !» hurla Rosa.
Mais où était-elle ? Federico vit soudain jaillir des gardes. Ils l'encerclèrent, pointant leurs lances vers lui. Rosa pour sa part, s'était fait capturée par des gardes. Elle avait réussi à flanquer un coup de tête arrière à celui qui la maintenait. La voleuse écrasa ensuite le pied de celui qui tenta de la faire taire. Prenant ensuite appui sur un mur elle parvint à s'enfuir. Rosa se trouva dans la rue où Federico se tenait. Un des gardes chuta soudain, un couteau dans le dos. Une silhouette encapuchonnée perfora ensuite un autre garde. Federico réagit immédiatement, et Rosa vint se jeter dans la bataille.
« Je croyais t'avoir demandé de prendre du repos, fratellino.» lança Federico.
« Et depuis quand je fais ce qu'on me dit ?» rétorqua Ezio.
Ils décimèrent les soldats avant de prendre la fuite. D'autres tentèrent de leur barrer la route. Le trio prit donc de la hauteur.
« Il nous faut une cachette !» lança Ezio.
Federico repéra un tas de foin plus bas. Son petit frère, lui, trouva une de ces tours ornées de voiles. Son aîné saisit Rosa qu'il souleva dans ses bras et courut vers le bord.
« Qu'est-ce que tu faaaiiis ?» s'écria-t-elle.
L'Assassin sauta dans le vide. Rosa s'agrippa au cou du jeune homme et ferma les yeux. Quelques secondes plus tard, la paille amortissait leur chute.
« Mais t'es un grand malade ! T'aurais pu nous tuer stronzo !» s'exclama la brune.
« Chut !» s'exclama Federico en la renversant.
Il mit une main sur sa bouche. Un cliquetis d'armes se fit entendre de plus en plus rapproché. Quelques paroles furent échangées, puis le silence revint. Federico soupira de soulagement, ôtant sa main de la bouche de Rosa. Cette dernière le fixait avec un regard étrange. Elle passa ensuite une main derrière la tête de Federico et l'attira vers elle.
« Non arrête.» répondit-il en s'écartant.
Rosa laissa retomber sa main avec un soupir.
« C'est Julia, n'est-ce pas ?»
Federico la regarda sans répondre.
« T'es amoureux d'elle.» précisa la voleuse.
« Si. Ça se voit donc tant que ça ?»
« Je t'ai surtout entendu le dire à Ezio. Mais bon … je voulais quand même tenter ma chance.» avoua Rosa.
« Scusate, mais je ne peux répondre à tes sentiments.»
« C'est pas grave, on n'y peut rien.»
« En tout cas, merci de m'avoir prévenu tout à l'heure.» reprit Federico.
« Mais de rien.»
Federico sortit de la paille, puis tendit la main à Rosa pour la relever. Ezio les retrouva un instant après.
« Vous voilà. La cible a encore fichu le camp.» annonça-t-il.
« Bien, y'a plus qu'à recommencer la traque.» fit Federico.
Mieux valait laisser passer la journée. C'est ainsi qu'ils retournèrent chez Antonio.
Une semaine passa sans que les Assassins ne retrouvent la trace de leur cible. Antonio avait déployé ses voleurs pendant que les frères cherchaient de leur côté.
« Rah mais c'est pas vrai ! Quand on le tiendra faudra qu'on lui extirpe le secret de son camouflage !» lança Ezio, posté sur une poutre en haut d'une tour.
« Ce serait une bonne idée. Bon, la nuit tombe, autant rentrer.» lança Federico.
Une fois encore, le duo rentra bredouille. Toutefois, une surprise attendait l'aîné Auditore dans sa chambre. Son lit était en effet occupé.
« Julia !» s'exclama-t-il.
La jeune femme s'était toutefois endormie. Federico referma la porte, puis se rapprocha. Il écarta une mèche de cheveux. Elle tenait un morceau de papier dans une main. L'Assassin le retira doucement. Cela venait d'Antonio, indiquant le quartier où leur cible venait d'être aperçue. Federico replia le papier. Il sortit doucement de la chambre et alla voir son petit frère. Après l'avoir mis au parfum, tous deux se rendirent près de l'arsenal. Effectivement, l'espion s'y trouvait, en conversation avec des soldats.
« Hé, y'a des courtisanes là-bas.» informa Ezio.
« Tu t'en charges ?» demanda Federico avec un sourire.
« Yep.»
Ezio fila. Il tendit une bourse aux courtisanes puis les entraîna vers l'endroit souhaité. Les filles approchèrent aussitôt des gardes.
« Non mais attendez !» fit l'espion en tentant de les retenir.
Hélas, il ne put rien de faire de plus. Ezio venait de lui trancher la gorge. L'homme s'effondra tandis que l'Assassin s'éloigna.
« J'aurais su je serais resté dans ma chambre. Mais beau travail fratellino.» commenta Federico.
« Mouais. Allez file vite la rejoindre.»
« T'inquiètes, elle doit encore dormir.»
En effet, Julia dormait toujours lorsque Federico revint. Affichant un petit sourire, il entreprit d'enlever sa tenue. Puis approchant de la jeune femme, il remarqua soudain d'une de ses mains avait relevé un pan de son haut d'Assassin, dévoilant une partie de son ventre. Le jeune homme se sentit rougir en même qu'il sentit sa température augmenter.
« Du calme ! Ce n'est qu'un ventre ! Un … un adorable petit ventre que j'aimerais bien dévorer …là maintenant tout de suite ... GAH ! Mais comment une femme peut-elle me torturer à ce point ?!» pensa-t-il les mains autour de la tête.
Bon, on se reprend. Federico inspira plusieurs fois. Il s'approcha ensuite, puis tendit une main hésitante pour recouvrir cet objet de tentation. Ceci fait, il se baissa puis tenta de lui retirer ses bottes.
« Mmmh !» gémit la brunette.
Julia redressa la tête. Federico vint se couler contre son dos.
« Dors Julia. Ce n'est rien.» dit-il à son oreille.
« Rico ? Oh, le message. Je t'ai cherché partout.» reprit Julia d'une voix ensommeillée.
« Je l'ai eu ne t'en fais pas. Rendors-toi mon petit renard.»
Julia reposa sa tête et ferma les yeux. Federico glissa une main sous celle de la brune puis la porta à ses lèvres. Ceci fait, il enserra sa taille puis à son tour ferma les yeux. La nuit passa ainsi agréablement, l'aube les trouva dans les bras l'un de l'autre. Cette fois-ci cependant, Julia fut la première réveillée.
« Federico ...»
Julia se sentit si bien lovée ainsi contre lui qu'elle se sentit incapable de bouger. Un instant après pourtant, le jeune homme se retourna. Et lorsqu'il ouvrit les yeux, il ne la vit plus.
« Julia ?» appela-t-il.
« Je suis ici.»
« Oh. Buon giorno. Tu as bien dormi ?» dit-il en se tournant vers elle.
« Buon giorno Rico.» répondit la brunette avec une expression adorable.
Federico arrondit les yeux, son cœur augmenta de vitesse tout comme son souffle se fit court. Malgré cela, il resta rivé au regard de la brune. Jusqu'à ce que le regard saphir ne se fasse interrogateur.
« Pardon ! Euh … bon ben je vais me changer !» dit-il en se levant d'un bond.
« Si, je crois que je vais y aller aussi. Je te retrouve en bas pour le petit-déjeuner.» répondit Julia.
Federico acquiesça. Il soupira. Il devait le lui dire. Ezio fut présent lors du petit-déjeuner. Lui et Julia bavardèrent à bâtons rompus, tandis que l'aîné Auditore restait muet. Tout comme sur le chemin menant au repaire d'Antonio. Silence radio encore quand ce dernier leur confia une nouvelle mission. Une fois dehors, Federico retint son petit-frère.
« Faut que je te parle.» dit-il à mi-voix.
« Tout va bien ?» questionna Julia, remarquant qu'ils étaient derrière elle.
« Si si, je dois juste demander un petit truc à Ezio. Continue on te rejoint.» répondit Federico avec un sourire.
Julia haussa les épaules et poursuivit son chemin. En passant elle arracha un avis de recherche.
« Tu voulais quoi ?» reprit Ezio.
« Je … je vais essayer d'avouer ma flamme à Julia. Mais pour ça faut qu'on soit seuls.»
« Oooh sentito. Je m'en occupe.»
Ezio et lui rattrapèrent ensuite la jeune femme. Ezio annonça ensuite qu'il partait chercher la cible dans un autre coin. Sans plus attendre, il se sauva. Arrivé près d'un mur cependant, il se retourna et leva deux pouces à l'attention de son frère. Même s'il lui répondit par un sourire, Federico se crispa en se voyant seul avec l'élue de son cœur.
« Bon … et maintenant comment je m'y prends au juste ?» se demanda-t-il en lui jetant un coup d'œil.
Il réfléchit à diverses manières, sans en trouver une de satisfaisante. Bon dieu mais pourquoi c'était si difficile de dire trois malheureux mots ? Le Florentin n'avait jamais eu le moindre problème pour charmer. Toutes elles lui tombaient dans les bras en une soirée, sauf celles qui allaient vers son frère. Seulement, Federico savait aussi qu'aucune ne soutenait la comparaison avec Julia.
« Rico ?» appela la brune.
« Si ?»
« Je te sens tendu, quelque chose ne va pas ?»
Argh ! Elle précipitait la conversation, et lui ne savait quoi lui répondre. Mais peut-être était-ce là l'occasion dont il avait besoin.
« Je vais très bien rassure-toi.»
« Mmmh ...»
Federico déglutit. Le duo continua son chemin, arrivant sur les quais. Levant la tête, Federico découvrit son petit frère qui lui adressait un regard interrogateur. Le jeune homme observa un instant le coin, puis prit une inspiration. Il rattrapa Julia puis se planta devant elle.
« Julia il faut que je t'avoue quelque chose. J'ai … cherché pendant un moment comment m'y prendre, mais je n'arrive pas à choisir. Alors, je me lance parce que je n'en peux plus de garder ça pour moi. Je te demande juste de ne pas m'interrompre.» commença-t-il.
Il laissa passer un silence, qui dut reste eut le mérite de darder toute l'attention de la jeune femme sur lui.
« Vois-tu … tu comptes énormément pour moi Julia. Tu … tu m'as sauvé la vie et surtout tu m'as beaucoup apporté. Si j'ai pu remonter la pente c'est grâce à toi. C'est toi qui a veillé sur mes nuits, qui a guéri mon esprit. Lorsque j'étais sur la potence, j'ai réalisé que ma vie n'avait pas servi à grand-chose. J'avais toujours fui les responsabilités. J'ai pu avoir une seconde chance grâce à toi et je t'en remercie du fond du cœur. C'est aussi grâce à toi que je me suis enfin senti utile, lorsque tu m'as apporté Hermès. Car c'était bien pour ça que tu me l'as confié non ? Ce chaton, tu aurais tout à fait pu le sauver seule. J'imagine que c'est également toi qui a convaincu mon père de le garder.» révéla Federico.
« Si effettivamente. Je me suis dis que c'était de cela dont tu avais besoin, que ce petit animal te permettrait de te changer les idées et qu'il t'apporterait du réconfort, ainsi que pour Petruccio.» avoua Julia, un peu rose.
« Merci d'avoir été là pour lui aussi. Tu as non seulement permis que sa santé s'améliore mais son bonheur également.» sourit tendrement Federico.
« Oh mais … ce n'était pas grand-chose. Je ne pouvais pas rester les bras croisés.» reprit Julia, tripotant son habit, signe de gêne chez elle.
« Ne sois pas si modeste. La moitié de ma famille te doit la vie, et tu ne t'es pas simplement arrêtée à cela. Tu as veillé à ce que chacun se sente bien.» reprit Federico.
« Mais arrête !»
Federico eut un petit rire, et prit son visage en coupe.
« À une condition : que tu me laisses te rendre le bien que tu m'as fais.»
« C'est … c'est-à-dire ?»
« Je t'aime Julia. Et crois-moi c'est la première fois que je le dis à une femme. Tu peux demander à mon père. Alors … si tu me retournes mes sentiments je te jure de tout faire pour rembourser la dette que j'ai envers toi.»
Julia rougit davantage, si toutefois cela était encore possible.
« Ça tombe bien que tu m'en parles : je me suis justement rendue compte que tu me plaisais.»
« C'est vrai ?» demanda-t-il plein d'espoir.
« Bien écoute, puisqu'il te faut une preuve.»
Elle approcha son visage du sien et l'embrassa. Federico ne put empêcher un large sourire, avant de refermer ses bras autour d'elle pour lui répondre. Plus haut, Ezio leva les bras en signe de victoire.
« Qu'est-ce que tu fais là-haut toi ?» entendit-il.
« Ah c'est pas le moment vous autres ! Je vis un moment important pour ma famille alors couché !» s'exclama Ezio.
Vif comme un serpent, il s'empara de la massue du soldat avant de lui en flanquer un rude coup à la tête. Il reporta ensuite son attention sur le nouveau couple.
« Je t'aime aussi Federico. Par contre, toi tu es mon premier.» avoua Julia.
« Aaaah. Voilà qui est intéressant, je vais avoir un tas de choses à t'apprendre.» sourit le brun.
« Dans ce cas, je demande des cours intensifs.»
« Avec grand plaisir, mon ange.»
Federico l'embrassa une nouvelle fois. Ensuite, ils se décidèrent à rejoindre Ezio qui les accueillit gaiement.
