Deux cibles en moins ... nos Assassins continuent leur œuvre. Et se découvrent un nouvel allié.
Bonne lecture ^^
Vint le dernier jour du carnaval, qui se clôturerait par un grand feu d'artifice. Et espérons-le, par une victoire pour les Assassins. Federico donna à Julia le pistolet confectionné par Leonardo.
« D'après ce qu'on sait, le doge sera présent à une fête privée.» fit Julia en attachant sa nouvelle arme.
« Et de quelle manière va-t-on pouvoir s'y introduire ?» ajouta Ezio.
« Vous devriez vous rendre chez sœur Teodora. Antonio y sera sûrement, vous y trouverez de l'aide.» conseilla Leonardo.
« Une sœur ? Antonio rends visite à une sœur ?» s'étonna Julia.
« Si … d'une certaine manière.» répondit Léonardo.
Julia le fixa un instant. Le peintre avait l'air un brin embarrassé.
« Je pressens que ce n'est pas ce que l'on croit. Bref, où se trouve son couvent ?» reprit la brunette.
« Dans le Dorsoduro. Au sud.»
Julia afficha un sourire sarcastique face à l'expression confuse du peintre. Leo dansait d'un pied sur l'autre face à ce regard inquisiteur.
« Tu y es allé pas vrai ?» lança-t-elle.
Leonardo rougit. Federico et son frère observèrent la scène, perplexes. Julia eut un petit rire, puis se dirigea vers la porte. Les garçons la rattrapèrent.
« Amore, tu peux me dire ce que tu as cru comprendre ?» questionna Federico.
« Pas ce que j'ai cru comprendre, mais bien ce que j'ai deviné. M'étonnerais beaucoup que ce soit un véritable couvent. Car les visites y sont rares, voire inexistantes dans ces lieux. Et puis, vous voyez vraiment Antonio et Leonardo aller dans un couvent ? Non, c'est complètement différent même si je ne sais pas quoi exactement.»
Le trio se rendit dans le quartier indiqué. Ils demandèrent leur chemin, puis arrivèrent devant une maison décorée de rubans et de branchages. Julia éclata de rire. Ezio arrondit les yeux : il avait déjà vu ce genre de décoration en allant chercher sa mère et sa sœur le jour où son père et ses frères avaient failli mourir.
« Un couvent ! Elle est excellente celle-là !» s'esclaffa Julia.
« J'avoue …» lança Ezio.
« Vous m'expliquez tous les deux ?» demanda Federico.
« C'est une maison close.» répondit Ezio.
« Oh !»
Julia y entra la première. Antonio se trouvait là, debout près d'une fenêtre. Il parut surprit de voir arriver la jeune femme dans un tel lieu. Elle était néanmoins suivi par les garçons.
« La messe est-elle déjà dite Antonio ?» lança Julia.
« Les offices sont privés ici.» rétorqua le moustachu.
« Et voici la sœur Teodora, je suppose.» lança Ezio.
Une femme vêtue d'une robe de bonne sœur, si ce n'est le décolleté plongeant s'avança vers eux et les salua d'un signe de tête. Federico exprima sa surprise de voir une nonne dans un endroit pareil. Ce à quoi Teodora répondit que la religion pouvait prendre diverses formes, et que la rédemption était aussi valable pour les femmes. De plus, pour que l'amour touche les âmes des hommes il fallait d'abord qu'il touche leur cœur.
« En tout cas j'adore et j'adhère au concept. Vous faites la même chose pour les femmes ? Je veux dire dans l'autre sens ?» lança Julia.
« QUOI ?» s'exclama Federico.
« Wahahaha !» lança Ezio.
« Ben oui mon chéri, la rédemption c'est pour tout le monde non ? D'ailleurs, tu ferais sûrement un bon prêtre.» taquina Julia.
« Eh ben ! Tu déteins sacrément sur elle Rico.» sourit Ezio.
« Je vois ça en effet.» remarqua le brun.
Teodora demanda ensuite ce qui amenait les Assassins en son couvent. L'aîné Auditore exposa alors ce qu'ils avaient surpris quelques jours plus tôt. La tenancière de la maison close confirma que le doge serait présent, pour une fête privée. Le seul moyen d'y accéder serait en remportant un masque d'or, récompense de quatre épreuves.
« Mmmh … un peu hasardeux selon moi. De plus, vu qu'il s'agit du doge je doute qu'ils laissent n'importe qui obtenir ce masque. Surtout quand on sait que des Assassins rôdent dans la cité.» objecta Julia.
« Julia a raison : une tricherie est probable. Je suppose que l'endroit sera blindé de gardes. Peut-être pouvons-nous faire comme pour le palais de la soie : prendre la place de soldats.» suggéra Federico.
« Éventuellement. Nous pourrions ensuite nous mêler à la foule et éliminer nos cibles en toute discrétion.» approuva Ezio.
« Mes filles peuvent attirer des gardes et vous pourrez ainsi prendre leur place.» ajouta Teodora.
« Perfecto. L'endroit où se déroulera cette fête est déjà surveillé, je me trompe ?» demanda Julia.
« Non en effet.» répondit Antonio.
« Ne perdons pas davantage de temps, allons-y !» conclut Federico.
Teodora fit signe à quelques courtisanes qui emboîtèrent le pas aux Assassins.
Quelques instants plus tard, ils étaient en vue du quai où se déroulerait la clôture du carnaval. Julia leva la tête, découvrant quatre archers. Plus loin, une rangée de gardes devant l'entrée principale. Le doge n'était pas encore présent.
« Voilà une patrouille. Allez-y les filles.» lança Ezio.
Les courtisanes s'approchèrent, entourant les soldats. Elles les attirèrent dans une ruelle sombre. Les Assassins sortirent du recoin où ils se tenaient, puis éliminèrent tous les gardes. Chacun revêtit ensuite une armure et ramassa les armes. S'efforçant ensuite d'imiter le pas martial des soldats,ils approchèrent du cordon de sécurité.
« Nous sommes envoyés pour assurer la sécurité du doge. Nous patrouillerons à l'intérieur.» annonça Federico avec un salut.
Les deux soldats devant lui acquiescèrent puis se décalèrent pour les laisser passer. Une fois à l'intérieur, ils se mirent à arpenter la place. Quelques invités privilégiés virevoltaient déjà.
« Nos cibles ne sont pas encore là.» annonça Ezio.
« La nuit tombe, le doge ne devrait plus tarder.» dit Federico.
Tous trois continuèrent leur marche. Le soleil se coucha. Une autre patrouille se joignit à eux, opérant de la même manière. Des courtisanes avaient également réussi à s'inviter à la fête. Finalement, on signala l'arrivée du chef de la cité Vénitienne. Un bateau accosta au quai. Le doge s'avança, dans sa tenue d'apparat. Quelques fusées explosèrent dans le ciel comme pour saluer son arrivée.
« Voilà qui nous arrange : le feu d'artifice peut couvrir notre manœuvre.» lança discrètement Julia.
« Par contre, il nous faut aussi quitter les lieux en tout discrétion.» souligna Ezio.
« Les courtisanes. Elles peuvent nous couvrir.» répondit Federico.
Le jeune homme aperçut Teodora un peu plus loin. Il indiqua à ses camarades de bifurquer vers elle. Une fois près d'elle, les soldats affectèrent d'observer attentivement les alentours. Federico se fit reconnaître de leur alliée, et sollicita son aide pour leur retraite.
« Très bien, je vais placer un groupe de mes filles à côté de vous, faites-moi seulement signe.» répondit-elle.
« Voilà nos cibles qui arrivent.» signala Ezio.
Silvio et Dante traversèrent l'endroit et se placèrent dans un coin. Les trois soldats reprirent leur patrouille. Le doge débuta son discours. Les Assassins de leur côté, décidèrent de s'arrêter chacun dans un angle, les yeux rivés sur les Templiers. Mocenigo leva les bras, et un le feu d'artifice explosa dans le ciel. Ezio vit Silvio sortir un couteau de lancer. Federico fit signe à Teodora ainsi qu'à Julia. Cette dernière marcha en même temps que le groupe de courtisanes. Les garçons tendirent ensuite le bras contenant leur arme à feu. Un sifflement indiqua que plusieurs fusées venaient d'être lancées. Le coup de feu partit exactement au moment de leur explosion. Silvio et Dante arrondirent les yeux.
La seconde d'après ils basculèrent en arrière, chutant dans le canal. Tous les invités avaient la tête en l'air, occupés à admirer le feu d'artifice. Les Assassins ôtèrent leur armure, camouflés par les courtisanes, la laissant tomber dans l'eau. Avançant ensuite au milieu d'elles, ils approchèrent de la sortie. Elles se chargèrent de distraire les gardes. Ces derniers les repoussèrent, un peu trop tard pour remarquer les trois invités qui venaient de quitter la scène. Trois filles vinrent apporter leur tenue à nos héros, qui remirent le manteau d'Assassins. Le trio regagna le domaine de Teodora.
« Bien joué, le doge est toujours en vie.» dit-elle.
« Vous ne cessez de m'impressionner vous trois.» ajouta Antonio.
« Merci, il nous reste encore Marco et Rodrigo. M'est avis qu'ils ne vont pas se montrer avant un moment.» répondit Julia.
« Si. Vous devez être fatigués, si vous avez besoin ma maison est la vôtre.» proposa Teodora.
« Ma foi je ne suis pas contre un peu de chaleur humaine.» lança Ezio.
« Navré mais sans façon. Je n'accepte plus que les caresses de ma fiancée.» répondit Federico en posant une main sur la tête de Julia.
« T'as plutôt intérêt oui.» répondit celle-ci.
« Hé ho hé ho ! Rappelle-moi qui a lancé l'idée d'une maison comme celle-ci version homme ?» répliqua Federico.
Les courtisanes entouraient déjà Ezio. Julia et Federico saluèrent leurs alliés, puis sortirent. Ils décidèrent de profiter un peu de la fête, personne n'ayant remarqué leur présence. Tous deux se défirent de leur tenue d'Assassins, puis allèrent flâner un peu un masque sur le visage. Federico offrit une danse à sa fiancée, qui lui retourna la faveur par un sachet de friandises. Plus tard dans la soirée, ils admirèrent le feu d'artifice depuis un toit, après l'avoir débarrassé de son patrouilleur. Julia se cala contre Federico, lui-même adossé à une cheminée.
« Tu sais depuis que tu as répondu à mes sentiments, je me croirais revenu au temps de mon insouciance.» lui glissa-t-il, assorti d'un baiser dans le cou.
« Tant mieux, cela signifie que tu es heureux, c'est le plus important.» répondit la jeune femme.
« Grâce à toi. Notre traque avance bien, nous n'avons plus que deux cibles à abattre.»
« Par contre, nous sommes encore bien loin d'avoir réuni toutes les pages du codex.» rappela Julia.
« Bof, c'est pas grave.» reprit Federico, en renouvelant sa caresse.
« Au contraire, selon ton père et ton oncle c'est très important pour notre ordre. Je suggère donc de nous concentrer là-dessus les jours qui viennent. Tout en gardant un œil sur Marco Barbarigo.»
« Se si desidera. Mais pour la soirée, je ne veux plus qu'on parle de tout ça, d'accord ?» répondit son fiancé.
« Bene.»
Le bouquet final explosa au-dessus de leur tête.
Comme convenu, le trio s'attaqua au codex. Chacun ramena au moins trois pages à Leonardo, puis les rapportèrent à Monteriggioni. Le mur avait à présent deux lignes complètes de pages. Elles racontaient bien l'histoire d'Altaïr. Ses interrogations, ses doutes face à son ordre. Des croquis aussi, notamment ceux pour la lame secrète. Mais il en restait encore d'autres, dispersées un peu partout. Et cela devenait difficile à trouver. En revanche, ils apprirent que Marco Barbarigo s'était retranché dans l'arsenal. La mort des deux autres Templiers avait dû être catastrophique pour Borgia. Il n'avait pas réussi à remplacer le doge Mocenigo par un des siens, et ses plus proches collaborateurs tombaient comme des mouches.
Afin d'aider les Assassins à éliminer Barbarigo, Antonio leur présenta un autre membre de cette famille, un certain Agnostino.
« Si vous voulez mettre la main sur mon crétin de frère, vous devrez libérer l'arsenal.» dit-il.
« Et le doge ? Que pense-t-il de tout cela ?» demanda Ezio.
« Pfah ! Ils ont réussi à le convaincre que c'était une simple revue des troupes. Mais je ne suis pas dupe : après tout il a remplacé tous les hommes présents par les siens, assez discrètement.» répondit Agnostino.
« Et vous voulez qu'on lutte contre toute une armée ? Nous sommes doués mais pas à ce point.» répliqua Julia.
« J'y ai pensé. Allez voir Bartolomeo d'Alviano, dans le coin sud de l'arsenal. Il vous fournira la main-d'œuvre nécessaire.» intervint Antonio.
Les trois Assassins prirent congé. Chemin faisant, ils discutèrent de ce qu'ils avaient appris.
« Vous croyez que l'on peut faire confiance à cet Agnostino ? Il est de la famille de nos cibles après tout.» dit Julia.
« Si Antonio lui fait confiance alors nous pouvons raisonnablement faire de même. En tout cas pour retrouver ce Bartolomeo.» répondit Federico.
Lorsque le trio arriva dans l'arsenal, ce fut pour remarquer que leur allié … se trouvait en cage. Et qu'il insultait copieusement ses geôliers.
« Allons bon.» commenta Ezio.
« Forcément. Va falloir qu'on le sorte de là.» ajouta Federico.
« D'accord.» répondit Julia.
La jeune femme tomba de son toit droit sur deux gardes. Federico se frappa le front, pendant qu'Ezio émit un petit sifflement entre ses dents. Naturellement, ils rejoignirent rapidement la demoiselle pour l'aider dans sa tâche ménagère. Julia récupéra la clé puis alla ouvrir à Bartolomeo.
« Eh ben c'est pas trop tôt ! Dire que je me fais libérer par une simple femme, c'est pas bon pour ma réputation ça.» lança d'Alviano en approchant.
CLANG !
« AOW !»
« Vous disiez ?» répondit Julia.
La brunette venait de claquer brutalement la porte au nez de Bartolomeo, qui se tint à la fois le front et le nez.
« Ah, excusez ma fiancée, elle est un brin impulsive.» lança Federico en retenant la jeune femme par les épaules.
« Je vois ça.» répondit Bartolomeo en sortant.
Federico souffla à l'oreille de Julia de tempérer ses ardeurs, autrement le chevalier pourrait bien leur refuser son aide. Ezio parla de leur requête pour distraire leur nouvel allié. Ce dernier accepta à la condition que les Assassins l'aident à délivrer ses hommes. Ezio s'empressa d'accepter. Juste quand une patrouille de soldats apparut. Tout le monde se jeta dans la bataille. Ce petit intermède passé, les Assassins raccompagnèrent Bartolomeo à son Q.G.
« Bianca ! Il faut que je la retrouve !» s'exclama-t-il en s'élançant.
« Ah parce qu'il a une compagne ? Ben la pauvre elle doit pas rigoler tous les jours avec ce numéro.» commenta Julia.
Ils rejoignirent Bartolomeo qui s'affolait dans son bureau. Il finit par retrouver la fameuse Bianca, qui n'était ni plus ni moins qu'une épée. Bartolomeo fit les présentations en plaçant l'épée sous le menton de chacun des Assassins.
« Enchantée !» répondit Julia en dégainant la sienne.
Sa lame heurta violemment celle de l'épée du chevalier. Federico se plaça aussitôt devant sa fiancée.
« Pardonnez-la ! Encore.» dit-il.
« Ah c'est rien ! J'aime les femmes qui ont du courage.» répondit Bartolomeo en rengainant.
Julia fit de même, au grand soulagement de Federico. Ezio suggéra avec bon sens de partir accomplir la mission qui leur avait été confiée. Les Assassins se dispatchèrent dans le quartier, tuant chaque garde devant les prisons refermant les hommes d'Alviano. Aidé ensuite par les mercenaires libérés ils réunirent tout le monde dont ils avaient besoin. Bartolomeo confia ensuite une fusée à Ezio. Ce serait le signal de la bataille. Ezio se rendit tout en haut d'un clocher, et alluma la mèche de sa fusée. Quelques instants plus tard, une grande rixe éclata dans les rues. Les Assassins se faufilèrent pour atteindre Marco.
« Vite maître ! Ou le bateau pour Chypre partira sans nous !» lança un domestique.
Federico grimpa sur le toit. Il courut à l'autre bout, puis entra en passant par une fenêtre. Il s'élança ensuite en direction de Barbarigo. Prenant appui à un encadrement de porte, le jeune homme lui envoya ses deux pieds dans le torse.
« Ouch !»
Marco frémit en reconnaissant l'Assassin.
Il voulut se tourner pour se relever et fuir, mais Julia l'attendait derrière.
« Un bateau pour Chypre ? Qu'allez-vous donc y faire ?» demanda Federico en avançant.
« Je … je ne parlerais pas !» fit Marco en se traînant par terre.
« Tu es sûr ? Il vaudrait mieux pourtant ça t'éviterait une séance de torture.» lança Julia en l'empoignant par les cheveux tout en sortant une lame secrète.
« Mais vous allez me tuer de toute manière !» argua le Templier.
« Si. À vous de décider si vous préférez que cela soit rapide ou atrocement douloureux.» reprit Federico en s'accroupissant.
Marco hésita. Julia rapprocha sa lame et déchira la manche de son prisonnier. Qui lui retourna un regard terrorisé.
« Va bene. Je dois me rendre à Chypre afin de rapporter un trésor à notre maître.» avoua le Templier.
« Qui est ?» demanda Julia.
« Un … fragment d'Eden, une pomme.»
« Et c'est tout ?» reprit Federico.
« Oui ! Oui c'est tout par pitié, ne me tuez pas.» implora Marco.
« Parce que vous préférez affronter le courroux de votre maître à la place ?» lança judicieusement Julia.
Marco ne répondit rien. Cependant il savait que Rodrigo le punirait de son échec. Il baissa les yeux. Julia en profita pour planter sa lame dans son cou. Ceci fait, elle et Federico allèrent rejoindre Ezio qui prêtait main-forte à Bartolomeo. La bataille se termina juste quand le couple arriva. Federico informa du succès de la mission. Les mercenaires débarrassèrent les rues des cadavres de soldats. Le trio salua le chevalier avant de s'en retourner. Chemin faisant, Federico raconta à son petit-frère ce que Marco avait révélé.
« Si j'ai bonne mémoire, Julia avait découvert des notes portant sur deux fragments. Le bateau va ramener la pomme, mais où se trouve l'autre ?» questionna Ezio.
« Sans parler de cette histoire de prophète. Il faudrait voir à le trouver avant les Templiers.» ajouta Julia.
« Le codex nous en apprendra certainement davantage. Il faut continuer à chercher ses pages.» dit Federico.
« Tu as raison. De toute manière nous devrons attendre que le bateau rentre pour récupérer la pomme. Autant mettre cette attente à profit.» reprit Ezio.
Nos Assassins commencèrent par fouiller la ville de Venise de fonds en comble. Ils dénichèrent effectivement plusieurs pages qu'ils firent déchiffrer par Leonardo. De retour dans leur villa en Toscane, ils les épinglèrent pendant que Julia détaillait leur activité.
« Mais dis donc renardeau, tu as une bien jolie bague.» nota Giovanni.
« Si. Et devine quoi c'est une bague de fiançailles.» répondit la brunette.
« Oh ça y est ? Félicitations !» s'exclama Maria Auditore.
Elle enlaça la jeune femme. La matriarche étreignit ensuite son fils aîné puis le félicita. Le couple reçut aussi des félicitations de la part de Mario et Giovanni. La nouvelle fut ensuite annoncée à Claudia et Petruccio.
« Yaho !» s'exclama le jeune en levant les bras.
« Bienvenue dans la famille, Julia.» sourit Claudia.
« Merci à tous les deux. Je vous promets d'en prendre soin et de surveiller qu'il ne fasse pas trop de bêtise.» lança Julia en passant un bras autour de la taille de Federico.
« Cosa ?»
« Hahaha ! T'as raison, surveille-le de près !» rit Petruccio.
« Et plutôt deux fois qu'une.» ajouta Claudia.
« Eh ben vive la famille.» lança Federico.
Les Auditore prirent ensuite un peu de repos avant le dîner. Federico offrit à son frère et sa sœur des souvenirs de Venise. Julia l'entraîna ensuite à part.
« Qu'y-a-t-il amore mio ?» demanda Federico en remarquant son expression un peu gênée.
« Eh bien … maintenant qu'on est fiancés il faudrait … que tu rencontre mes parents. Pour ma mère ça devrait aller, c'est plutôt mon père qui m'inquiète.» dit Julia en entortillant une mèche de cheveux.
Ah oui. Le père. Ceux-là avec leur fille, c'était toujours quelque chose. Federico se sentit soudain anxieux. Il avait complètement occulté ce détail, pourtant pas des moindres. Qu'allait-il se passer s'il était contre cette union ? Après tout ils ne se connaissaient absolument pas, pourquoi confierait-il sa fille à un parfait inconnu ?
« Et euh, pour quand as-tu prévu cette rencontre ?» questionna Federico.
« Il va arriver demain je crois. Je lui avais dis que je fréquentais quelqu'un. Donc ce n'est pas si surprenant que ça.»
Enfin, l'espérait-elle. Julia regarda son fiancé, qui présentement n'était guère rassuré non plus.
