Rencontre avec le paternel pas franchement amical. Pourvu que Federico s'en sorte indemne.
Bonne lecture ^^.
Petruccio descendit lire un peu dehors, par cette belle matinée. Arrivant près de son coin habituel, un petit banc en pierre sur un carré de pelouse, il remarqua soudain un couple. Elle était blonde et svelte, l'air bienveillant et souriante, regardant autour d'elle avec curiosité. Lui, était un grand brun avec un air froid. La dame remarqua soudain le jeune Auditore. Lâchant le bras de son compagnon, elle vint à lui.
« Bonjour ! Je suis Chiara Mezzini, la mère de Julia. Nous sommes attendus dans cette villa. » dit-elle.
« Aaah si, je vais chercher mon père. Je suis Petruccio Auditore da Firenze, enchanté madonna.» répondit le jeune homme.
Chiara lui sourit, puis Petruccio se sauva. Il courut vers le bureau de son père.
« Papa ! Les parents de Julia sont là ils attendent dehors !» lança-t-il.
« Très bien j'arrive. Merci mon fils.» répondit Giovanni.
Petruccio fonça ensuite au salon avertir le reste de la famille. Federico déglutit. Giovanni sortit accueillir les visiteurs en compagnie de son frère et de Maria.
« Chiara, Erico, comment allez-vous ?» demanda le patriarche.
« Bonjour Giovanni. Cela faisait longtemps.» répondit Erico avec un sourire.
« C'est un plaisir de vous revoir.» ajouta Maria.
Les adultes se donnèrent l'accolade. Tout en bavardant, Giovanni conduisit les visiteurs au salon. Les enfants Auditore et Julia se levèrent quand ils entrèrent. Maria présenta les invités, puis ses enfants, du plus proche au plus éloigné. Lorsque vint le tour de Federico qui fut présenté comme le fiancé, ce dernier écopa d'un regard perçant de la part du père de Julia.
« Oh miseria mais il fout la trouille !» pensa Federico.
Ezio pensa exactement la même chose. Chez Erico il était évident que l'on avait affaire à un Assassin même sans la tenue. En tout cas, ils comprenaient d'où Julia tenait son regard.
« Ravie de vous connaître jeune homme !» lança gaiement Chiara.
Un petit silence suivit cette déclaration. La blonde flanqua un coup de coude dans les côtes de son mari qui ne cessait de fixer l'aîné Auditore, comme s'il se demandait par quel bout l'entailler.
« Moui pareil.» grommela-t-il.
« Bene ! Que diriez-vous d'un petit thé ?» proposa Maria.
« Avec grand plaisir !» sourit Chiara.
Tout le monde se rassit. Julia alla saluer ses parents, puis revint sur le divan où elle prit naturellement place entre son fiancé et Ezio. Mario fit signe à son frère qui se pencha vers lui.
« Tu devrais peut-être garder ton fils sous clé. Erico paraît à deux doigts de le mordre.» chuchota-t-il.
« Federico sait se défendre, et il ferait mieux de s'imposer face à son futur beau-père. Cela dit, je n'attendais pas autre chose de la part d'Erico. Si tu te souviens bien, il était constamment sur mon dos quand j'ai commencé à former sa fille.» rappela Giovanni, blasé.
Mario acquiesça. Il plaignait son neveu en même temps. Enfin, avec l'aide de Chiara et Julia le père devrait arriver à entendre raison, de gré ou de force. Chiara demanda à sa fille de quelle manière elle avait rencontré son fiancé, pendant qu'on servait le thé.
« Lors d'une partie de balançoire mémorable.»
Regard un peu intrigué des parents.
« Elle m'a sauvé la vie. Mon père, mon petit frère Petruccio et moi-même avons été victime d'un complot et on allait nous pendre pour ça. Julia a tranché nos cordes puis nous nous sommes réfugiés ici tous ensemble. Et elle m'a aidé à me reconstruire également, en prenant soin de moi.» raconta Federico.
Il posa la main sur celle de sa fiancée.
« Voyez-vous ça.» lança Erico entre ses dents.
« Que c'est mignon ! Je reconnais bien là notre fille, n'est-ce pas chéri ?» répondit Chiara en assenant un coup de cuillère à café sur la main de son époux.
« Ouch ! Si si, très mignon.»
Giovanni pouffa doucement de rire. Il souhaita mentalement courage à son fils.
« Et si j'en crois ma fille cela fait un an environ que vous vous fréquentez ?» reprit Chiara en portant sa tasse à ses lèvres.
« En tant que couple oui. Sinon, je les connais depuis ce fameux jour. J'ai participé à leur formation d'Assassin.» répondit Julia.
« Aaah oui ! Ma foi c'est une durée plus que raisonnable.»
Erico émit une espèce de grognement qui lui valut un nouveau coup de cuillère. Federico pour sa part, se demandait bien comment se faire accepter. Chiara paraissait plus encline que son mari à consentir au mariage de sa fille. Un bon point, cependant le jeune homme ne voulait aucun obstacle à son union avec Julia. Il tenait bien trop à elle.
Après le thé, Giovanni et sa femme firent visiter la villa aux parents de Julia. La jeune femme de son côté retrouva Federico.
« Comment te sens-tu ?» s'enquit-elle.
« Inquiet. Pour être franc je crains que ton père ne s'oppose à notre mariage.» avoua Federico.
« Oh ne t'en fais pour lui. Ma mère a l'air de t'apprécier, ce qui nous garantit un soutien de sa part. Et tu sais, cela ne tient pas à toi spécifiquement : il aurait réagi pareil avec n'importe quel homme, même un prince.» informa Julia.
Federico eut un petit sourire. Peut-être qu'avec le temps … justement allons voir comment Chiara s'y prenait-elle pour convaincre son époux. Le couple s'était isolé dans la chambre qui leur avait été prêtée.
« Pourquoi faut-il que tu sois grognon comme ça ? Tu devrais être heureux pour ta fille.» commença la blonde.
« Elle est un peu jeune pour être fiancée je trouve. Puis je ne sais rien de ce garçon.» argua Erico.
Chiara le fixa.
« Est-ce que tu te moques de moi ? Giovanni nous a souvent parlé de ses fils. Et tu ne croyais tout de même pas que notre fille allait rester une enfant toute sa vie ? Elle n'est pas ta propriété tu sais. Maintenant qu'elle est adulte elle a le droit de faire ses choix. À toi de les accepter.» assena-t-elle.
« Justement chérie ! Sa réputation n'était pas des meilleures à ce garçon !» rappela Erico.
« Et la tienne ? Tu crois qu'elle était meilleure ?» riposta Chiara.
Erico ne trouva rien à répondre. Touché. Chiara ajouta que selon Giovanni son fils avait bien changé et s'était assagi. De plus, c'était un des leurs en tant qu'Assassin, le fils de leurs amis par-dessus le marché. Que voulait-il de plus ?
« Grumph.»
Ben on n'est pas rendus. Chiara soupira. Il allait certainement falloir que leur fille mette les points sur les i. De quelle manière en revanche … le couple retrouva la famille Auditore au dîner. Erico et son futur gendre eurent l'immense bonheur, la joie intense, l'agréable surprise d'être mis face à face.
Erico lança immédiatement l'attaque œil revolver. Ce n'est pas très efficace. Federico répondit avec l'attaque visuelle azykesstatoa. L'ennemi paraît ébranlé. Il riposte avec regard brûlant. Federico se sentit frissonner. L'arrivée des plats apporta un petit intermède. Le duel reprit aussitôt après. Mais Auditore préféra détourner légèrement la tête dans un geste dédaigneux.
Il était peut-être son futur beau-père, mais il n'allait certainement pas se laisser aplatir comme un paillasson. Federico était prêt à l'affronter pour gagner Julia, tant pis si Erico était un Assassin confirmé. Pourvu tout de même qu'il n'en arrive pas là. Après tout la demoiselle risquait de ne pas apprécier. Le dîner se poursuivit, assaisonné d'intimidations de la part des deux hommes. Après le repas, Julia décida d'aller parler un peu à son père.
« Bonsoir papa. Alors, dites-moi donc ce que vous pensez de mon choix en matière d'époux.» lança-t-elle.
Chiara leva doucement les yeux de son livre. Le match était lancé.
« Tu aurais tout de même pu éviter un coureur de jupons, ma fille.» lança Erico.
« Il n'en est plus un.» répliqua Julia.
« Tu en es sûre ?»
« Vu que je passe le plus clair de mon temps avec lui, oui.» lança Julia.
« Mais pas tout ton temps. Qu'est-ce qui te prouve qu'il ne va pas fricoter pendant que tu n'es pas là ?» reprit Erico.
« C'est drôle, je me suis posé exactement la même question de mon temps.» lança innocemment Chiara.
« Oh ? Et comment avez-vous fait ?» lança Julia avec un sourire.
« De la même manière que toi ma fille, il a bien fallu lui faire confiance. Mais cela est surtout venu de son entourage, qui s'est étonné de le voir plus calme. Plus mature. Il a fait tout ce qu'il a pu pour me prouver sa sincérité.» raconta Chiara.
Erico parut embarrassé, pendant que sa fille lui adressait un regard signifiant « tu vois». Son père croisa les bras avec une moue.
« Donne-lui une chance mon chéri, tout comme on t'en as donné une.» reprit Chiara en tournant une page.
De l'autre côté de la maison, Ezio retrouva son grand-frère accoudé à la rambarde de la terrasse les yeux perdus dans la voûte céleste.
« Tutto bene frangin ?» questionna-t-il.
« Je ne sais pas. Je me demande comment me faire accepter de mon beau-père. Selon Julia il aurait réagi de cette manière, peu importe le parti qu'on lui aurait présenté.» raconta Federico.
« Ah donc ça ne vient pas de toi, mais plutôt de ce que tu es.» sourit Ezio.
« Comment ça ?» fit Federico en fronçant les sourcils.
« Tu es celui qui va lui voler sa petite fille.»
« Oh. Pourtant quand Claudia s'est fiancée notre père n'a pas réagi comme ça.»
« Tu plaisantes ? Je l'ai jamais vu avoir l'air aussi pompeux et peu amical.» rappela Ezio avec les mimiques de circonstances.
« Ah oui, maintenant que tu le dis on se demandait même ce qui lui prenait. C'était donc ça. Je n'ai donc plus qu'à laisser le temps faire son œuvre.» reprit Federico en s'appuyant sur une main.
« Tout à fait.»
Sauf qu'entre Erico et Giovanni il y avait un monde, ainsi que n'allait pas tarder à le constater Federico. Lorsque le jeune homme alla se promener seul au village, Erico le suivit depuis les toits.
« C'est bizarre j'ai l'impression qu'on observe.» pensa Federico.
Il se retourna, mais ne vit personne semblant le fixer. Il leva la tête, personne. Federico haussa les épaules et continua son chemin. Erico passa sur un autre toit. L'aîné Auditore fit gentiment les courses dont on l'avait chargé, sans prêter attention à la gent féminine environnante. Il rentra aussitôt sa tâche terminée. Julia sortit un rien après pour se jeter dans ses bras. Federico la gratifia d'un baiser, son père réprima un grognement qui aurait pu trahir sa présence puis les regarda s'éloigner main dans la main. Il tourna les talons pour se retrouver nez-à-nez avec son épouse.
« Puis-je savoir ce que tu fabriques, amore mio ?» demanda-t-elle suspicieuse.
« Eh … je me promène.»
« Tiens donc. Et tu te promènes souvent sur les toits dis-moi ?»
« Que … mais comment tu le sais ?» s'étonna Erico.
« Une : tu viens de me le dire, deux : je te connais idiota.»
Owned. Chiara secoua la tête et enjoignit son mari à se trouver une activité autre que la filature de gendre. Mais ce dernier ne renonçait pas pour autant. Dans l'après-midi il retourna espionner Federico qui cette fois se baladait avec ses frères. Les hommes entre eux n'est-ce pas … Cette fois encore il les épiait depuis les hauteurs. Il se cacha derrière une cheminée. Les jeunes gens riaient tout en se poussant. Soudain, quelque chose de froid piqua son cou, tandis qu'un bras l'enserrait.
« Puis-je savoir ce que vous trafiquez, padre mio ?»
« Julia. Et toi, en quel honneur plaques-tu un couteau sur ma gorge ?» répondit Erico sans se démonter.
« À votre avis ? J'avais prévu un rasage artisanal et économique : pas de mousse, pas d'ustensiles que du bonheur.» rétorqua sa fille.
« Dans ce cas, laisse-moi te faire aimablement remarquer qu'on ne commence pas à cet endroit.»
« Vous êtes sûr ? Ça me paraît bien pratique contre les clients pénibles.»
Erico soupira.
« Va bene je m'excuse pour avoir suivi ton fiancé.»
« Pour la deuxième fois quand même. Faudrait voir à y remédier.» répliqua Julia.
Erico plissa les yeux. Chiara. À tout les coups elle l'avait balancé. Julia finit par libérer son père et lui ordonna de rentrer.
« Tu me donnes des ordres maintenant ma fille ?»
« Oh que oui.» lança Julia entre ses dents, les yeux brûlants.
Erico lui tourna le dos. Il eut un petit sourire : il ne l'avait même pas entendue approcher. Julia fit tournoyer son couteau de lancer qu'elle rangea dans un fourreau. Elle jeta un œil au trio de frères qui s'éloignait, inconscients de la scène qui avait eu lieu au-dessus de leur tête. La journée se passa sans autre incident. La nuit venue, Erico vint annoncer à Federico que Julia désirait le voir.
« Où est-elle ?» questionna-t-il.
« Suivez-moi.»
Erico lui tourna le dos. Federico hésita un bref instant puis lui emboîta le pas. Toutefois, il ne put s'empêcher de s'interroger quand il reconnut le chemin emprunté. Plus encore quand Erico disparut derrière une porte. La salle d'armes. Pas âme qui vive. La porte claqua derrière le jeune Assassin.
« Julia n'a pas demandé à me voir n'est-ce pas.» comprit Federico.
« Non en effet.» sourit Erico.
Il tendit le bras et attrapa une épée, avant de jeter un œil à son futur gendre. Erico tendit l'épée pointe vers lui.
« Il n'est pas sérieux là ?» pensa-t-il avec crainte.
« Tu veux ma fille gamin ? Va falloir te battre pour l'avoir.» avertit Erico.
Federico serra les dents. Très bien. Puisqu'il insistait il allait voir de quel bois il se chauffait. Le Florentin se rendit auprès d'un râtelier et empoigna une épée.
« Quand vous voulez.» rétorqua-t-il, dans un geste équivalent.
Erico eut un bref sourire. Les deux combattants décrivirent un cercle. Puis Erico porta la première attaque. Federico para, puis enchaîna à son tour. Il évita un coup porté au visage, un autre aux côtes. Tous deux reconnurent en revanche le style employé par Julia. Erico plaça son épée dans le dos, rencontrant celle du brun. La cadence s'accéléra sous l'impulsion d'Erico. Federico se demanda comment ce combat allait-il se terminer. Il ne souhaitait pas blesser le père de sa fiancée. Tout à coup, Erico glissa son épée dans la poignée de son adversaire. Décrivant un cercle il lui ôta son arme. Federico arrondit les yeux. Dans le même temps il vit son opposant lancer la lame en direction de son cou.
CLANG !
« Julia !» s'exclama Federico.
La jeune femme venait de dévier l'attaque portée par son père. Mais elle ne s'arrêta pas là pour autant. Son épée fusa en direction de son paternel qui bloqua par réflexe.
« Oh ! Stop ! Arrête ça tout de suite ma fille !» s'exclama Erico en reculant.
« Rien du tout ! Vous permettre d'espionner mon fiancé, puis de l'attaquer c'est quelque chose que je ne peux tolérer ! Alors si vous avez encore l'intention de vous en prendre à lui, sachez que c'est avec moi que vous allez devoir te battre !» s'écria la jeune femme, furieuse.
Federico entrouvrit la bouche. Les paroles de sa fiancée le touchèrent. Les épées du père et de la fille s'entrechoquèrent. Ils restèrent ainsi les lames croisées, les yeux plantés droit dans ceux de l'autre.
« Julia calmare. Je n'avais pas l'intention de le blesser, je voulais simplement voir jusqu'où il était prêt à aller pour toi. Tout comme j'ai dû démontrer que je méritais ta mère.» expliqua Erico.
« Et y'avait pas un autre moyen ?!»
« Non.»
Erico fit glisser son épée contre celle de sa fille pour la dégager, puis la jeta par terre. Julia ne baissa pas la sienne pour autant.
« C'est le moyen le plus efficace pour voir ce qu'il a dans le ventre : s'en prendre directement au père de celle qu'il aime. Cela montre sa détermination. Jeune homme, je vous accorde la main de ma fille. Je n'aurais pas toléré qu'elle épouse un couard.» annonça Erico en jetant un regard à Federico.
« Il aurait tout aussi bien pu refuser justement parce que vous êtes mon père.» avança Julia.
« Peut-être, mais je n'aurais pas accepté cette réponse. Là au moins, je sais qu'il est prêt à tout pour toi. Ça me convient. Soyez heureux tous les deux.»
Erico ramassa l'épée qu'il alla ranger, puis sortit tranquillement de la salle d'armes. Julia poussa un soupir, synchro avec son fiancé. Ils échangèrent ensuite un sourire. La brunette alla replacer son épée, Federico fit de même pour la sienne.
« Rico je suis vraiment désolée pour cette scène.» dit-elle.
« Je m'en remettrais. En tout cas merci à toi d'être venue à mon secours. Mais comment as-tu su ?» lança le brun en approchant.
« J'ai décidé de surveiller mon père et j'ai rudement bien fais. Ma mère m'a avertie qu'il t'avait suivi plus tôt dans la journée. Connaissant le loustic je me doutais qu'il récidiverait.» expliqua la brune.
Federico approuva puis l'embrassa sur le front. Ils sortirent ensuite de la salle d'armes. En passant devant la chambre des parents de Julia, ils entendirent Chiara hurler après son mari, comme quoi il était un grand malade, qu'il lui faisait honte et qu'elle ne savait plus quoi faire de lui à part l'abandonner aux vautours. Le jeune couple échangea un regard. Julia lança sa main par-dessus son épaule, dans un geste signifiant que ce n'était pas ses oignons. Federico pouffa de rire, se retrouvant ainsi vengé par sa future belle-mère. Il continua son chemin, raccompagnant sa fiancée jusque devant sa porte. Là, il l'embrassa tendrement pour lui souhaiter bonne nuit.
Le lendemain, il relata l'aventure à Ezio et Petruccio, tout en leur demandant de garder la chose secrète.
« Ah oui … quand même.» commenta Petruccio, stupéfait.
« Ben la bonne nouvelle c'est qu'il a accepté de te donner la main de Julia.» lança Ezio.
« Moui, m'enfin j'aurais préféré qu'il le fasse autrement.» répondit Federico.
Le problème était réglé à présent. Plus tard dans la journée, les parents de Julia quittèrent Monteriggioni. La famille Auditore leur souhaita bon voyage puis les invita à revenir quand ils le souhaitaient. Federico pensa qu'il n'y avait rien de pressé.
« On dirait qu'Erico t'as accepté finalement.» lança Giovanni à son aîné.
« Qu'est-ce qui te fait croire ça ?» interrogea Federico.
« Son attitude envers toi a changé, elle est moins froide. Il s'est passé quelque chose ?»
Federico regarda droit devant lui. Mieux valait éviter d'en parler, sans quoi son père pourrait en être offensé. Pas la peine d'avoir une guerre des familles alors qu'il était parvenu à calmer le jeu avec le père de sa fiancée.
« On a fini par s'entendre.» répondit Federico.
« Vraiment. Eh bien c'est une bonne chose dans ce cas.»
« Oui ! J'avoue que j'ai eu quelques craintes à ce sujet.» reprit Federico.
Tu peux le dire mon gars. La famille retourna à l'intérieur de la villa. Le trio d'Assassins prévoyait de retourner à Venise, et de continuer la recherche des pages du codex ainsi que la traque du dernier Templier. Le départ eut lieu le jour suivant.
« Et ce mariage il aura lieu quand ?» questionna Claudia.
« Quand on aura fixé une date.» répondit Federico.
« Sans blaaague.»
« On a encore le temps, nous ne sommes fiancés que depuis peu après tout.» ajouta Julia.
« Soyez prudents à Venise.» ajouta Maria.
Ezio, Julia et Federico saluèrent le reste de la famille, puis descendirent les marches de la villa. Direction la cité de l'eau et son codex disséminé.
