Avant-dernier chapitre. Une petite visite chez le médecin avant de passer à la grande bataille finale.
Bonne lecture ^^
« Bon … c'est quoi cette fois ?» demanda Julia.
« Un médecin Templier, selon Antonio. Non seulement il est plus cher que tous les autres mais en plus son taux de réussite est un peu plus bas.» répondit Ezio en lisant le message apporté par un pigeon.
« En plus de ça, il paraît qu'il vend une drôle de potion selon Antonio. Au début tout va bien mais rapidement la santé se détériore.» ajouta Federico.
Les trois Assassins firent route vers le quartier de Venise où recevait ce fameux médecin. Lorsqu'ils le trouvèrent il était en pleine séance de réclamation avec un homme.
« Vos potions sont de l'escroquerie ! Mon frère en a inhalé une comme vous le lui aviez prescrit, résultat il a été pris d'un fou rire et il en est mort !»
« De quoi vous vous plaignez, il a eu une belle mort. C'est pas tout le monde qui peut mourir en rigolant, ça je peux vous le garantir.» rétorqua le médecin.
« Mais on ne vous paie pas pour qu'il meure, santa madonna !» s'exclama l'individu.
« Mes potions sont parfaites ! À tous les coups votre frère en a prit une trop grand dose. Ce ne serait pas le premier. Maintenant déguerpissez, j'ai d'autres patients à voir sinon j'appelle les gardes.»
Le médecin lui tourna le dos. Le Vénitien fulmina, puis s'éloigna en tempêtant, recommandant bien à ceux qui voulaient l'entendre de ne plus recourir à ce charlatan.
« Hmm charmant.» commenta Julia.
« En effet. Bon qui s'y colle ?» demanda Ezio.
« Un momento. J'aimerais savoir où se trouve sa boutique, cette histoire de potions me chiffonne.» objecta Federico.
Il était en effet plus prudent de voir où il conservait son stock afin de tout détruire par la suite. Julia se proposa pour la surveillance. Les garçons se chargeraient du médecin et de ses potions. Le docteur fit le tour de plusieurs quartiers, avant de fermer son étal en milieu d'après-midi. La brunette le suivit depuis les toits. Le médecin habitait pas loin du campanile. Julia le regarda entrer, puis fit volte-face. Les frères l'attendaient plus loin, en hauteur comme il se doit.
« Je sais où le trouver : tout près du campanile.» annonça-t-elle.
« Très bien. Nous agirons à la tombée de la nuit.» décida Federico.
Du reste, celle-ci ne devrait pas tarder. La jeune femme retourna au repaire pendant que les hommes faisaient route vers l'antre du médecin. Ils y parvinrent juste quand celui-ci y entra. Doucement, les frères descendirent. L'endroit était une maison plutôt vaste. Federico passa en premier et se faufila jusqu'à la porte d'entrée. Ezio vint se mettre de l'autre côté. Tous deux firent ensuite le tour chacun de leur côté, cherchant par où entrer. Le second Auditore découvrit une porte de service. Il passa sa lame dans la serrure et ouvrit. Visiblement, il s'agissait de la cuisine. Activant sa vision d'aigle, l'Assassin avança à pas feutrés dans l'obscurité. Soudain, il découvrit une aura rouge juste derrière la table. Il brandissait quelque chose …
Ezio sauta sur le côté, pendant que quelque chose sifflait à côté de sa tête. Un couteau probablement.
« Je t'attendais, Assassino.» fit le docteur.
Ezio sortit un couteau de lancer à son tour. S'il voulait jouer à ça il allait trouver à qui parler. Mais le médecin ne lui laissa pas le temps de réagir. Il quitta la cuisine. Ezio s'élança à sa poursuite. Il arriva au salon. Le docteur s'y trouvait, trois seringues dans sa chaque main. Auditore sentit un frisson : des piqûres … les seringues sifflèrent vers lui. Ezio se jeta au sol. Il se releva d'un bond et répondit par une lame. Le docteur para avec un livre traînant là. Il renouvela son jet de seringues, qui se fichèrent dans le mur. Puis il se sauva à nouveau.
« Ezio ! Tout va bien ? J'ai entendu des bruits de bagarre !» lança Federico en arrivant.
Il aida son petit frère à se relever.
« T'en as mis du temps. En tout cas méfies-toi, il est coriace celui-là.» avertit Ezio.
La maison était affreusement silencieuse. Ezio et Federico avançaient dans un couloir sombre, aidés de leur fameuse vision. Durant quelques minutes, ils ne croisèrent personne. Où diable ce fichu toubib était-il passé ? Federico se pencha à un angle de couloir, quand tout à coup des fioles explosèrent à leurs pieds, révélant des fumées irritantes.
« Argh ! Touss touss ! Kof ! Merda urf !» articula l'aîné.
À travers sa quinte de toux, il aperçut une aura rouge sang lui foncer dessus. Federico se baissa, évitant ainsi un coup de hachoir de la part de l'ennemi. Il comprenait en tout cas ce que ressentaient les soldats quand les Assassins lâchaient leurs bombes fumigènes. Ezio tâcha de se porter au secours de son frère, malgré cette fichue fumée. Federico pour sa part, para un coup de hachoir avec son poignard. Il arriva à infliger une coupure au bras du médecin. Mais il écopa d'un coup de pied au ventre. L'offensive du second Assassin empêcha le Templier d'achever le premier. Le médecin échangea quelques passes avec Ezio avant de s'escamoter à nouveau.
« Ouuuuh ! Je crois qu'on en a pour un moment avec celui-là.» lança Federico en s'appuyant contre un mur.
« Ouais, va falloir qu'on redouble de prudence : en tant que toubib il a de quoi causer de sérieux dommages.» ajouta Ezio.
Tant bien que mal, il leur fallut reprendre leur traque. Cette maison paraissait immense. Comme si cela ne suffisait pas, un craquement ou un grincement résonnait de temps à autre, ne manquant pas de provoquer un sursaut chez les Assassins. Ezio ouvrit une porte, puis entra suivit son frère.
« Euurk ! Dans quoi on a atterri ?» chuchota Federico.
Sur de longues étagères tapissant toute la pièce, des bocaux remplis d'un liquide parfois verdâtre dans lequel flottait des organes, des animaux, un morceau d'intestin, un œil, ici le squelette d'un enfant à deux têtes, là celui-ci d'un agneau présentant six pattes. Nos Auditore progressaient dans cet antre de film d'horreur en retenant la bile qui leur montait aux lèvres.
« Rico attenzione !» s'exclama soudain Ezio.
Il se jeta sur son frère, l'emportant avec lui. Au-dessus d'eux, un fracas de verre. Le rebouteux avait décidé de les bombarder avec ses bocaux. L'un d'eux explosa près de Federico, qui reçut un intestin sur la tête.
« OUARK !»
Ezio lui, se retrouva avec un globe oculaire qui vint rouler entre ses cuisses, le fixant.
« !»
Ils coururent s'abriter derrière des armoires. Les bocaux se fracassèrent tout près deux fois encore avant que le calme ne revienne.
« Ce type est fou ! J'ai … j'ai reçu un intestin sur la tronche !» glissa Federico à voix basse.
« Et moi un œil entre les jambes. Voir des cadavres ça je m'y suis habitué, mais des morceaux ça non !» continua Ezio.
Jamais ils n'avaient eu une mission aussi dégoûtante. Qu'allait-il leur balancer ensuite ? Une main, un pied, un derrière tant qu'à faire ? Les frangins se demandèrent s'il ne valait pas mieux l'épingler en plein jour et surtout lorsque le doc était à découvert. Hélas, après cette nuit il était fort possible qu'il fiche le camp hors de Venise. Ils ne pouvaient se le permettre. Vaille que vaille, il leur fallut donc continuer. Ils échangèrent un regard pour s'encourager, puis quittèrent leur abri. La salle suivante offrit une table … maculée de sang. Federico hésita à y entrer. A priori le doc n'y était pas mais …
« Merda !» s'exclama-t-il en refermant la porte d'un coup.
Il entendit plusieurs coups secs retentir contre le bois. L'un d'eux transperça même la porte, révélant une pointe en métal.
« Qu'y a-t-il encore ?» demanda Ezio.
« Au hasard je dirais des instruments chirurgicaux.» répondit son aîné.
« Porca puttana. On va y passer la nuit. Il connaît mieux l'endroit que nous.» fit Ezio.
« Je sais. Si on pouvait lui tendre un piège … rah Julia saurait quoi faire elle.» reprit Federico en se passant une main dans les cheveux.
« Du calme. On peut y arriver … voyons … que ferait-elle dans ce genre de situation ?» s'interrogea Ezio.
Tous deux veillaient à parler à voix basse, voire inaudible si bien qu'ils devaient être très proches pour se comprendre.
« Euh … face à un adversaire plus fort que soi, il faut utiliser la ruse. Et quand on ne connaît pas le terrain … il faut appâter sa proie.» continua Federico.
« Avec quoi on attire un toubib ? Un malade ?» questionna Ezio.
« Siate seri. Ce qu'il veut, c'est nous. Pour nous éliminer. Jusqu'ici, il essaie de nous piéger.»
« Il nous attire dans des pièces vides puis utilise l'environnement pour nous déstabiliser. Dans ce cas … attirons-le à notre tour dans un coin puis tombons-lui dessus.» suggéra Ezio.
« C'est une idée. Comme nous approchons en silence il ne nous remarque qu'au dernier moment. Nous sommes allés toujours tout droit, nous allons donc changer.» conclut Federico.
Les deux frères reprirent leur marche, mais cette fois-ci en avançant normalement. Une latte du plancher grinça sous le pied d'Ezio. Federico bougea un cadre qui frotta contre le mur. Son petit frère donna un coup de pied dans un meuble plus loin. Il fit même tomber un bibelot, espérant que ce ne soit pas exagéré. Federico ouvrit doucement une porte au hasard. Sa vision l'assura que personne ne s'y trouvait. Il s'agissait d'une salle d'eau. Chacun refit un peu de bruit. En théorie, le médecin pouvait croire qu'à cause du stress ils perdaient leurs moyens. Ezio se plaça à côté de la porte. Federico pour sa part, se camoufla derrière un paravent.
Ils attendirent. Le silence était autour d'eux comme un lourd manteau. L'obscurité gênait leur respiration. Leur attente parut durer des heures, si bien qu'ils pensèrent que le jour se lèverait qu'ils y seraient encore. Ezio vit la poignée de la porte s'abaisser avec lenteur.
« Le voilà. Pas trop tôt.»
La porte s'ouvrit tout aussi lentement. Mais pas complètement. Grâce à sa vision d'aigle, Ezio vit trois flacons voler dans les airs. Aussitôt il mit sa manche devant son nez. La porte se referma quand les trois projectiles éclatèrent au beau milieu de la pièce. Au fond, Federico qui surveillait l'entrée eut le même réflexe que son frère. La fumée irritante se répandit dans la grande pièce. Ils sentirent leur nez picoter mais sans plus, l'air étant filtré par leur vêtement.
« Il est pas con le cochon.» songea Federico.
Il fit néanmoins signe à son frère. Ils devaient tousser afin d'attester de leur présence, sans quoi le docteur penserait qu'ils n'y étaient pas et s'en irait. Federico donna l'exemple sans pour autant libérer son nez. Ezio décida de faire de même. La porte s'ouvrit alors brutalement. Heureusement qu'Ezio s'était mis au bout, sans quoi il l'aurait reçue en pleine poire. Il laissa le médecin débouler dans la salle d'eau. Le docteur s'arrêta, étonné de ne voir personne. Ezio arriva derrière, épée brandie. Le docteur se retourna mais trop tard : la lame de l'Assassin s'enfonça dans son flanc. Federico entra en action et joignit sa lame. Le Templier la reçut dans le dos. Les Assassins enfoncèrent bien leur lame, prévenant ainsi toute possibilité de soin de la part de leur cible.
Ils les retirèrent ensuite, laissant choir leur victime. Une mare de sang se répandit sur le carrelage.
« Ouf ! Ben ce fut pas simple.» commenta Ezio.
« Tu l'as dit fratellino. Allons chercher ces potions à présent.»
Federico essuya son épée puis la rangea. Farfouillant la demeure un peu plus sereinement, les Assassins dénichèrent le laboratoire de feu docteur.
« Guardate che : de puissantes drogues dont certaines hallucinogènes ou toxiques. Tout pour le profit.» lança Ezio devant un parchemin.
« Quelle surprise. Allez détruisons tout.»
Federico ouvrit une fenêtre, par laquelle ils vidèrent tous les flacons qu'ils trouvèrent. Ne restait plus qu'à quitter cet endroit. Ezio alla tout de même vérifier que le docteur Maboul était bel et bien décédé. Il posa deux doigts sur son cou.
« Bene, on peut y aller.» déclara-t-il en revenant vers son frère.
« T'avais peur de quoi ? Qu'il revienne te faire une piquouse dans ton sommeil ?» se moqua Federico.
« Et toi ? Tu voulais peut-être qu'il vienne te proposer le reste de l'intestin et qu'il t'en fasse une perruque ? Ou un collier ?» rétorqua Ezio.
« Ah berk.»
Ce furent avec joie qu'ils retrouvèrent l'air frais de la nuit. Les frères firent route vers la petite auberge où devait les attendre Julia. Federico grimpa prestement l'escalier, pressé d'aller se lover contre sa fiancée. Sans doute dormait-elle déjà.
« Buona notte, grand-frère.»
« Buona notte, petit-frère.»
Federico entra dans la chambre de sa fiancée, pour constater qu'elle l'attendait bien sagement près de la fenêtre.
« Tiens je croyais que tu dormais, tesoro.» lança le jeune homme.
« Dormir ? Alors que tu es dehors à risquer ta peau ? Ça s'arrange pas toi.» répliqua Julia en avançant vers lui.
« Oooh on s'inquiète pour moi ?» sourit Federico en lui prenant le menton.
« Je me suis toujours inquiétée pour toi, il me semble.»
« Je sais, et je t'en remercie.» souffla le jeune homme.
Il l'enlaça puis l'embrassa, en ayant l'impression que la tension des derniers instants s'évacuait.
Une fois changé, tous deux se blottirent l'un contre l'autre sous la couette. Ils n'étaient pas censés passer leurs nuits ensemble, mais ils n'en avaient cure. Ils ne se tenaient à cette règle qu'à la villa Auditore.
« Tu n'as pas été blessé au moins ?» s'enquit Julia.
« Pas une égratignure. En revanche, j'ai été bien dégoûté.»
Regard d'incompréhension Julianesque. Federico lui expliqua alors de quelle manière le docteur s'était défendu. La jeune femme pouffa de rire en imaginant la tête de son fiancé recevant des bouts d'intestins. Elle comprenait son dégoût également. Sans doute aurait-elle eut la même réaction.
« En tout cas je suis fière de vous : vous avez bien retenu mes leçons, vu la manière dont vous l'avez piégé.» reprit-elle.
« Tu as été un très bon professeur il faut dire.» sourit Federico.
Il déposa un baiser sur la tête de sa fiancée, puis souffla les bougies avant d'enserrer Julia contre lui.
Le lendemain, ils allèrent rendre compte de leur réussite à Antonio. Le trio se mit ensuite en quête de pages du codex et du dernier Templier. Le premier fut un peu plus facile à trouver que le second. Rodrigo Borgia semblait en effet avoir disparu de la circulation, si bien qu'Ezio se demandait s'ils n'allaient pas devoir aller le cueillir à Rome.
« En dernier recours seulement.» répondit Federico.
« Et ce bateau pour Chypre, il revient quand ?» questionna Julia.
« Aucune idée. Mais tu soulèves là un point intéressant : il est parti de Venise donc reviendra à Venise. Et avec lui, notre cher Borgia. Donc autant l'attendre ici.» reprit Ezio.
« Bien vu. Cela va nous laisser un peu de temps pour organiser notre mariage, qu'en penses-tu amore mio ?» lança Julia.
« Excellente idée, tesoro.» répondit Federico avec un large sourire.
Avant tout, rapporter les pages de codex à la villa. Julia sollicita l'aide de Maria et Claudia pour organiser la cérémonie. Ce qu'elles acceptèrent avec joie. Monteriggioni n'avait en revanche qu'une petite chapelle. Julia lui répondit que de toute manière elle ne comptait pas inviter toute l'Italie. Claudia se chargea de trouver des fleurs pour la décoration, tandis que Maria et Julia se rendirent chez un tailleur pour confectionner la robe et le costume. Giovanni alla réserver la chapelle pour le jour J.
« Voilà, j'ai averti ma mère, elle devrait rapidement arriver.» annonça Julia en fin de journée.
Elle se tenait sur son lit, une liste d'invités à la main. Federico se pencha vers elle. Parmi se trouvait les deux familles, plus celle des Medici ainsi que leur alliés de Venise et La Volpe. Les préparatifs de la cérémonie durèrent encore quelques jours. Chiara vint assister à l'essayage de la robe de sa fille, puis aida à la mise en place du reste. Le grand jour arriva enfin, et la petite chapelle se remplit. Chacun prit place, et la cérémonie débuta. Claudia était demoiselle d'honneur, Ezio témoin et Petruccio portait les alliances. Julia arriva au bras de son père, puis fit face à un Federico aux yeux débordant d'amour. Le prêtre invita tout le monde à s'asseoir. La cérémonie commença.
Le dernier Auditore apporta les alliances à la demande du religieux. Les anneaux d'or furent glissés au doigt de chacun. La chapelle résonna d'applaudissements lorsque le baiser scellant le mariage eut lieu. La journée se poursuivit par un banquet, et par quelques jeux organisés par Erico, Mario et Giovanni. Lorsque la nuit tomba les invités se dispersèrent.
Le soleil plongea ses rayons vers les paupières closes de Federico. Allongé sur le ventre, il ouvrit les yeux. La place à côté de lui parut vide, mais il réalisa rapidement que Julia était toujours là. La jeune femme était assise en tailleur, et caressait Hermès. Federico sourit en s'étirant. Il se rapprocha ensuite de sa désormais épouse, puis déposa un baiser sur son épaule nue.
« Bonjour madame Auditore. Bien dormi ?» lança le jeune homme.
« Très bien et toi ?» sourit Julia.
« Merveilleusement bien.» répondit Federico en s'étirant à nouveau.
Pour aussitôt refermer ses bras autour de sa femme. Julia ferma les yeux, savourant le contact de sa peau.
« Il va falloir qu'on décide où partir en lune de miel. Seulement, je ne suis pas tellement pour lâcher Ezio en pleine mission.» fit-elle.
« Moi non plus à vrai dire. Sans compter que j'ai un compte à régler avec Rodrigo.» approuva Federico.
Seul souci, combien de temps allait durer cette traque encore ? Peut-être plus très longtemps, dès que le bateau serait de retour de Chypre. Le couple décida donc de remettre leur lune de miel à plus tard. En attendant debout. Les jeunes mariés retrouvèrent le reste de la famille dans la salle à manger.
« Alors, ça fait quoi d'être marié ?» demanda doucement Ezio à son grand-frère.
« Du bien. Savoir que désormais j'aurais quelqu'un que j'aime et qui m'aime au réveil, qui m'attendra ou que j'attendrais … une épaule sur laquelle se reposer c'est agréable.» répondit Federico en se servant un verre de jus de fruits.
Ezio sourit. Oui, il pouvait imaginer si Cristina faisait encore partie de sa vie. Sans doute se serait-il fiancé avec elle. Mais la jeune femme était mariée. Le Florentin secoua la tête. Il interrogea ensuite son aîné sur la suite de ses projets.
« Tu veux dire à part trucider l'Espagnol ? Aucun.» répondit tranquillement Federico.
Ezio cligna des yeux.
« Mais … vous êtes censés partir en lune de miel maintenant. Je me chargerais de Rodrigo.»
« Non Ezio. Ni Julia ni moi n'avons envie de te laisser sur ce coup-là : nous avons commencé ensemble, et ensemble on terminera. Je n'ai pas oublié qu'à cause de ce salopard j'ai failli mourir. Donc le petit voyage attendra.» annonça Federico.
Ezio ouvrit la bouche, mais la referma en apercevant la lueur qui brilla dans les yeux de son aîné lorsqu'il mentionna le maître des Templiers. Oui, il comprenait. Lui aussi avait manqué de perdre la moitié de sa famille. Federico vint s'asseoir près de son épouse. Ezio soupira puis vint prendre place à son tour. Il ne ferait pas changer son frère d'avis.
Le trio resta quelques jours à la villa, puis retourna à Venise. Une fois là-bas, ils retrouvèrent Rosa qui vint à eux avec un petit livre.
« Devinez ce que c'est ?» lança-t-elle.
« Un pot de chambre !» s'exclama Julia.
« Un plateau.» renchérit Ezio.
« Un dessous de plat.» continua Federico.
Rosa soupira puis sourit.
« Non. C'est le journal de bord du bateau partit pour Chypre. Et il revient demain.» révéla-t-elle.
« Super !» s'exclamèrent les Assassins.
Ezio attrapa le carnet. Ils allaient pouvoir mettre un plan en place pour coincer Rodrigo. Tout en lisant, ils firent route vers leurs repaire. Rosa annonça qu'ils avaient surveillé le port en leur absence. Federico la remercia. Le lendemain, nos trois amigos se rendirent au port. Le bateau tant attendu fit son entrée deux heures plus tard. Un soldat débarqua, porteur d'un étrange objet.
« C'est ça le fragment d'Eden ?» demanda Julia.
« Je n'ai pas l'impression. Cela ne ressemble pas au croquis qu'on en a à la villa.» répondit Ezio.
« Venez, il faut voir où ils l'emportent.» dit Federico.
« Hé. Oncle Mario et Père sont là !» lança soudain Ezio en montrant une rue.
« Mais qu'est-ce qu'ils font là ?» s'étonna son grand-frère.
En attendant, Julia était partie devant, suivant le soldat portant l'étrange objet ramené de Chypre. Lorsque les frères s'en aperçurent elle était déjà loin. Ils pestèrent sur leur manque de réactivité puis coururent après la brunette. Le trio fila à travers la cité de l'eau un moment, avant d'arriver au point de rendez-vous du soldat. Ce dernier déposa son trésor dans un coffre qu'il referma. Ezio décida d'aller prendre sa place. Les deux autres interviendraient en renfort. Le jeune homme suivit son supérieur à travers les rues.
Comme prévu, Rodrigo était revenu. Il attendait sur un quai de la cité. Ezio laissa palabrer le soldat devant lui, avant de lui carrer sa lame dans la couenne.
« Tiens, bonjour Ezio. Tu es tout seul ?» lança Rodrigo.
« Pas vraiment non. En tout cas ton fameux prophète n'est pas là.» rétorqua.
« Mais si : il est juste devant toi.» répliqua Borgia en dégainant.
Ezio sortit son arme également. Les deux hommes attaquèrent en même temps. Plus haut, Julia tapa sur l'épaule de son mari. Federico découvrit son père ainsi que son oncle.
« Père, oncle Mario mais enfin que faites-vous ici ?» demanda-t-il.
« Ce n'est pas parce que je vous ai passé le flambeau que je ne suis plus bon à rien. Je continue à chercher les pages du codex moi aussi. J'en ai ramené de Forli et votre oncle de Florence.» répondit Giovanni.
« Nous avons ensuite été informé de l'arrivée de Rodrigo et surtout du fragment d'Eden.» ajouta Mario.
En bas, Rodrigo appela du renfort. Federico annonça qu'il était temps d'y aller. Lui et sa famille sautèrent puis se jetèrent sur les gardes. Mais ils n'étaient pas seuls : Antonio, La Volpe, Bartolomeo se joignirent également à eux. Federico aida son frère à se relever.
« C'est quoi tout ce monde ?» demanda-t-il.
« Figures-toi que nous n'étions pas les seuls à attendre ce bateau.» répondit Federico.
Le combat continua jusqu'à élimination complète des gardes. Rodrigo lui, prit la fuite.
Siate seri = sois sérieux
Guarda che = regarde ça
Buona notte = bonne nuit
