Dernier chapitre, où la famille Auditore mets les points sur les i. Une autre fic suivra celle-ci, une suite de fic ...

Bonne lecture ^^


« Il faut poursuivre Rodrigo vite !» lança Ezio.

Federico allait s'élancer, quand soudain Julia le retint par le bras.

« Inutile, nous avons ce que vous voulions.» lança une voix familière.

« Paola ? Et … Teodora ? Quelqu'un pourrait-il avoir la bonté de nous expliquer ?» lança Ezio.

« Nous allions y venir, Ezio. Nous sommes tous ici pour la même raison : nous attendons le prophète.» fit une voix inconnue.

« Sauf qu'il n'est pas là.» répondit Federico.

« En fait c'est un peu compliqué. Nous pensions voir une seule personne, comme cela a été annoncé. Mais vous êtes trois à être venus.» répondit un homme vêtu de noir.

« Et vous êtes ?» reprit Ezio.

« Niccolo di Bernardo dei Machiavelli. Tout comme vous j'appartiens à l'ordre des Assassins. Nous sommes tous des Assassins.»

« Vous tous ?» répéta Federico.

« Oui. Nous vous avons formé et guidé afin que vous puissiez rejoindre l'ordre. Par contre, nous ignorons lequel de vous est ce fameux prophète.» intervint Giovanni en approchant ses fils.

« Cela peut attendre après leur intronisation. Nous devons discuter à tête reposée.» annonça Julia.

« Julia a raison. Rejoignez-nous à cet endroit au coucher du soleil.» reprit Machiavelli.

Il remit une carte à Federico. Ce dernier se tourna vers sa femme, pendant que les autres quittaient l'endroit.

« Tu le connais ?» interrogea-t-il.

« Oui. J'ai appris après mon intronisation qu'Antonio, Bartolomeo et Teodora étaient des Assassins. Ils étaient présents à la cérémonie. Je connaissais déjà Paola et Niccolo.»

« Et pour le prophète ? Comment allons-nous savoir de qui il s'agit ?» interrogea Ezio en s'approchant d'elle.

Julia répondit qu'elle n'en avait aucune idée pour le moment, puis leur tourna le dos. Elle les enjoignit à la suivre à l'endroit indiqué sur la carte. Il s'avéra qu'il s'agissait du campanile. Un brasero avait été apporté, ce qui étonna Federico.

« Ils ont dû s'amuser pour le hisser.» songea-t-il.

Des flammes crépitaient autour d'une grande pince métallique. Les frères se souvinrent alors que Julia avait reçu une brûlure à son annulaire. Ils échangèrent un regard. Aouch. Giovanni prononça quelques mots dans un curieux sabir. Les paroles prononcées par leur ancêtres, le fondement du credo de l'ordre. Machiavelli prit ensuite le relais, énonçant les phrases clé des Assassins, auxquelles répondirent les frères chacun à leur tour. Tout le monde répéta ensuite le credo.

« Approche Federico. Les temps ont changé, tout comme nous mais notre engagement lui reste le même. Es-tu prêt à nous rejoindre ?» demanda Giovanni.

« Oui.»

Son oncle prit alors la pince, pendant que Giovanni levait la main de son aîné destiné à recevoir la marque. Mario pinça ensuite son annulaire. Federico ferma les yeux et serra les mâchoires.

« Bienvenue parmi nous, mon fils.» sourit Giovanni.

Federico sourit, puis se mit sur le côté. Julia lui prit la main qu'elle embrassa. Ezio s'avança à son tour.

« Ezio. Le temps est également venu pour toi d'être un Assassin à part entière. Souhaites-tu être des nôtres ?» reprit Giovanni.

« Je le souhaite.»

Il reçut lui aussi la marque brûlante. Son père lui souhaita la bienvenue dans l'ordre. Il serra ensuite ses enfants contre lui, leur assurant qu'il était fier d'eux. Des paroles qui leur allèrent droit au cœur. Puis l'un après l'autre, les Assassins quittèrent le campanile dans un saut de la foi.


De retour à Monteriggioni, Giovanni compléta et surtout acheva d'accrocher les dernières pages du codex.

« Avant le mariage de mon aîné, j'ai découvert à Forli une carte indiquant l'emplacement des pages. J'ai ainsi pu avancer plus vite dans notre quête.» annonça-t-il en accrochant la dernière feuille.

Il recula jusqu'au piédestal un peu plus loin. Ezio de son côté, posa la pomme d'Eden dessus. Cette dernière lança des rayons de lumière dans toute la pièce.

« Voyons … nous allons enfin savoir ce qui se cache entre les lignes.» lança Giovanni.

Il utilisa sa vision spéciale. Des lignes rouges apparurent. Cela devait former un dessin, mais il était visiblement dans le désordre.

« Mario vient m'aider s'il te plaît.»

Les deux frères approchèrent du mur et commencèrent à redisposer les pages. Afin de mieux comprendre, Federico et Ezio enclenchèrent leur don.

« Mais … c'est une carte !» fit l'aîné.

« Et une du monde en plus. Sauf que je ne reconnais pas certains pays.» ajouta Ezio.

« Peut-être parce qu'on ne les a pas encore découverts. Ou … redécouverts vu qu'ils figurent déjà sur cette carte.» intervint Mario.

« Et le sanctuaire ? Vous le voyez ?» demanda Paola.

« Buon dio … à Rome visiblement.» lança Giovanni.

« Ce qui explique pourquoi Borgia s'y trouve. Et nous savons qu'il est cardinal. Ma main à couper qu'il va tenter de se faire élire pape.» avança Mario.

« Nous devons nous y rendre. Il va certainement s'emparer du bâton d'Eden pour ensuite entrer dans le sanctuaire.» devina Ezio.

Le bâton papal était en effet le deuxième fragment nécessaire à l'ouverture de ce sanctuaire. Niccolo souleva qu'ils avaient peut-être enfin trouvé des réponses, mais qu'il restait une énigme à résoudre : l'identité du prophète.

« Je crois savoir.» intervint Julia.

« Vraiment ? Dans ce cas je t'en prie éclaire-nous.» fit Paola.

« Juste un simple détail qui m'a mise sur la voie : à notre arrivée ici la pomme n'a réagi qu'au contact d'Ezio. Federico l'a sortie de son écrin mais il ne s'est rien passé.»

« C'est possible. Nous ne le saurons probablement qu'une fois à Rome.» répondit Giovanni.

« Mais cela m'étonnerais que le pape accepte gentiment de nous confier son sceptre.» objecta Antonio.

« Alors ne lui demandons pas la permission.» répondit Julia du tac au tac.

« Tu propose donc de voler le pape ?» s'étonna Teodora.

« Et comment. C'est la seule solution, et c'est certainement ce que va tenter Rodrigo lui-même. Il est clairement aux abois depuis que nous avons éliminé ses comparses. Il va donc jouer le tout pour le tout.»

« Tu dis vrai. Nous devons absolument récupérer ce bâton avant lui.» approuva Niccolo.

« Dans ce cas, il n'y a plus une minute à perdre.» conclut Giovanni.


Quelques jours plus tard, Giovanni, ses fils et sa belle-fille se tenait devant la chapelle Sixtine.

« Bien. Les enfants je vous laisse récupérer le bâton. Moi et les autres allons créer une diversion dans la cité. Je vous retrouverais plus tard.» annonça le patriarche.

Chacun partit ensuite où il savait. Les trois Assassins commencèrent à escalader le bâtiment. Ils se séparèrent une fois à l'intérieur. Le bâton d'Eden pouvait se trouver n'importe où. Afin de mieux passer inaperçus, les trois Assassins assommèrent un moine dont ils prirent la robe. Ils veillèrent à ligoter et à cacher leurs victimes. Une fois déguisés, ils se mirent à arpenter la chapelle.

« Il faudrait trouver les appartements du pape pour bien faire. Mais où sont-ils ?» pensa Ezio.

Demander était plutôt risqué. Il devina qu'un simple moine comme il en avait l'air ne devait pas pouvoir s'y rendre tranquillement. Seule solution : fouiller. Il espéra que son frère et sa belle-sœur auraient plus de chance. Ezio poursuivit néanmoins son chemin observant les vitrines autour de lui. Des reliques, ça il y en avait en pagaille. Le Florentin aperçut soudain un chapeau rose. Un cardinal … et s'il le suivait ? Peut-être le conduirait-il aux quartiers du pape, ou du moins s'en rapprocherait. Quoi qu'il en soit, il devait essayer. Ezio obliqua vers lui.

De son côté, Federico était arrivé dans une bibliothèque. Le jeune Assassin se faufila entre les rayonnages. Certains manuscrits étaient conservés sous verre. Il douta que le sceptre se trouve ici, et se dirigea vers une porte de sortie. Il longea ensuite un long couloir. Plus loin, il remarqua une silhouette familière. Passant derrière un pilier, Federico reconnut la voix de cette personne.

« Rodrigo.»

Il regarda derrière le pilier. Borgia bavardait avec un cardinal. La conversation était banale et inintéressante. Cependant, Auditore décida de le filer lorsqu'il quitta son confrère. Pour une fois,le Templier allait faire tout le travail pour lui. Federico passa d'un groupe de cardinal à un groupe de moines, suivant sa cible. L'homme descendit un escalier. L'Assassin laissa la distance entre eux augmenter légèrement, afin qu'il ne lui prenne pas l'envie de lever la tête. Federico réalisa que plus ils avançaient, moins il y avait de monde présent. Par contre, il croisa un cardinal suivi de loin par … un moine. Federico se cacha derrière une tenture. Il laissa le cardinal le dépasser, puis saisit le moine qui venait après.

« Ezio c'est moi.» souffla-t-il.

Le concerné se dégagea doucement.

« Dio del cielo Rico. J'ai failli t'en flanquer une.»

« Scusate mi, mais je n'avais pas d'autre moyen. Écoute, je suivais Rodrigo Borgia. Il va sûrement nous conduire au bâton papal.» informa Federico.

« D'accord, mais sortons de là. Tu sais ce qui risque d'arriver si on trouve deux moines planqués derrière une tenture ? Sans compter qu'on va perdre notre cible.» répondit Ezio.

Ils sortirent après avoir vérifier que personne ne les suivait. Ils durent courir pour rattraper leur cible, priant pour qu'il ne les entende pas. Les deux moines ralentirent l'allure. Le Templier les entraîna dans un dédale de couloirs. Il s'arrêta devant une grande porte en bois massif. Pressentant qu'il allait regarder autour de lui, les Auditore se dissimulèrent de chaque côté d'un entrée. Rodrigo regarda bien autour de lui, puis sortit une grande clé qu'il mit dans la serrure. Il ouvrit ensuite les battants, entra et les referma presque, laissant juste un mince espace entre. Vite, les frères sortirent de leur cachette.

Federico ouvrit doucement un battant. Il s'y glissa et attendit que son petit-frère passe. Ils refermèrent comme le cardinal Borgia. Tous deux gravirent ensuite l'escalier derrière la porte.

« Tu prévois quoi ensuite ? De le tuer dès qu'il aura le fragment d'Eden ?» demanda Ezio.

« Nop. Il va gentiment nous amener au sanctuaire. Et là on le bousille.» sourit Federico.

« Bon plan.»

Le duo arriva dans un couloir richement décoré. Au loin, les pas du cardinal résonnaient dans le silence. Rodrigo était entré dans la salle où le pape revêtait ses habits de cérémonie. Dont le fameux bâton, posé à l'horizontale sur un meuble sur un support. Rodrigo posa la main dessus avec précaution, comme s'il craignait une réaction de l'objet. Il le souleva, l'enroula dans un linge et le prit avec lui. Ceci fait, il quitta la pièce. Ezio et Federico émergèrent de derrière des tentures.

« Perfecto. » lança l'aîné.

Soudain, une kyrielle de sons violents les firent sursauter et même échapper un cri.

« Putain de cloches !» jura Federico.

« Un office va certainement débuter. Combien tu paries que Rodrigo va en profiter pour accéder au sanctuaire ?» lança Ezio.

« En effet. Vu l'heure je dirais qu'il s'agit d'un petit office. Le pape n'a pas besoin d'y être. C'est l'occasion parfaite. Pressons.» approuva Federico.

Ils s'élancèrent hors des appartements du pape. Se doutant que Rodrigo avait dû fermer derrière lui, ils ôtèrent leur robe de bure pour se retrouver en tenue d'Assassin, plus pratique pour l'escalade. Ils passèrent ensuite par l'extérieur. Une fois de nouveau dans la chapelle, ils se rhabillèrent et s'attelèrent à rattraper Borgia.


« Bon il arrive ce sanctuaire ? Je crève de chaud là-dessous ! Et c'est d'un pratique pour courir.» lança Ezio.

« Tu l'as dis bouffi ! Quelle idée de porter des robes !» ajouta son grand-frère.

Enfin, ils virent leur cible entrer dans une salle. Il se rendit tout au fonds et appuya sur deux symbole de chaque côté d'un mur. Un escalier se révéla, par lequel il descendit.

« Nous y voilà.» lança Ezio.

Il passa devant son frère, jeta sa robe de bure et se rendit dans l'escalier. Ce qui les y attendait dépassait leur entendement. Les murs, le sol, le plafond tout semblait fait dans une matière différente. Comme s'ils étaient soudainement entrés dans un autre monde.

« Mais qu'est-ce que c'est que ça ?» lança Federico.

« Le sanctuaire. Je me demande quel genre d'être a pu concevoir et créer ce lieu.» répondit Ezio.

Plus loin, ils découvrirent une vaste salle. Rodrigo se tenait à l'étage en dessous. Il pestait contre les murs couverts de trous autour de lui.

« Laisse-tomber Rodrigo. Tu ne pourras pas ouvrir ces murs.» lança Federico en atterrissant derrière.

« Vous ?»

« Oui nous. Nous nous doutions que tu viendrais ici. Tu n'as atteint aucun de tes objectifs alors tu tentes ta dernière carte.» reprit Federico.

« Maudits Assassins ! C'est à cause de vous que rien ne s'est déroulé comme prévu. L'heure est donc venue de régler nos comptes !»

Rodrigo empoigna le bâton qu'il tourna vers les Assassins. Ezio se précipita vers son frère bras écartés. Il encaissa le choc du fragment d'Eden.

« Tu devrais être mort ! À moins que … la pomme. C'est gentil de me l'avoir apportée.» lança Rodrigo.

« Federico. Sors d'ici et va chercher les autres.» glissa Ezio.

« Cosa ?»

« La pomme me protège contre le bâton, mais toi tu es vulnérable. Tu ne dois pas rester ici.» reprit Ezio.

Federico reconnut que son frère avait raison. Il ne devait être d'aucune utilité ici. Il commença à reculer. Mais le cardinal ne l'entendait pas de cette oreille. Dès que le Florentin fut hors de portée de l'influence de la pomme, il brandit le sceptre vers lui. Federico fut capturé dans un halo de lumière.

« Federico !» s'exclama Ezio.

Borgia ramena le jeune homme plus près.

« On dit que les liens fraternels sont ce qu'il y a de plus fort. Voyons s'ils vont t'empêcher de tuer ton frère.» fit Rodrigo.

« Lâche … moi !»

Federico sentit un de ses bras se lever. Sa lame secrète jaillit. Oh non … Il fut soudain projeté telle une pauvre poupée de chiffon, droit sur Ezio. Fort heureusement ce dernier fit un bond de côté. La lame siffla.

« Rodrigo espèce de couard ! Viens donc te battre !» lança Ezio.

« Ezio !» s'écria Federico.

L'aîné Auditore revenait à la charge. Ezio para avec sa propre lame. Federico luttait tant qu'il pouvait contre l'emprise du fragment, en vain. Son bras ne lui obéissait plus. Borgia le manipulait à distance. L'autre main de l'Assassin agrippa soudain son épée.

« RECULE !» hurla-t-il à son frère.

Ezio bondit et recula vivement. L'épée coupa l'air. Sans répit, Federico chargea son frère. Le choc des lames retentissait dans toute la pièce. L'aîné Auditore constata avec horreur qu'il venait de blesser Ezio. Si seulement Federico pouvait trouver un moyen d'atteindre Borgia … l'emprise cesserait. Hélas, il ne pouvait que parler. Sentant qu'il prenait un poignard, il avertit aussitôt Ezio. Le jeune homme se retrouva à combattre avec deux armes. Il faisait tout son possible pour ne pas blesser son aîné. Lui aussi voulait toucher leur adversaire, mais Rodrigo ne lui laissait aucune ouverture.

Ezio fatiguait. Bientôt son corps ne pourrait plus supporter l'effort et il s'effondrerait. Federico lui porterait alors le coup de grâce. Ensuite, nul doute que Rodrigo le forcerait à retourner ses armes contre lui. Une nouvelle coupure vint s'ajouter sur le corps d'Ezio.

« Il faut ruser. Si je pouvais faire croire à Rodrigo qu'il peut m'avoir, alors il relâcherait Rico. Cela demande un calcul minutieux mais enfin.» pensa le jeune homme.

Profitant qu'il était de dos, il adressa un sourire à son frère. Federico afficha la surprise. Apercevant enfin une ouverture, Rodrigo lança la lame.

« NOOOOON !» hurla Federico.

Ezio se tendit. Son épée tomba dans un cliquetis, avant qu'il ne suive, d'abord sur les genoux, puis sur le côté. Rodrigo éclata de rire.

« Bene ! À ton tour à présent.» lança Rodrigo.

Il fit tourner Federico vers lui. Soudain quelque chose siffla et atteignit le cardinal en pleine tête. Federico retomba sur ses pieds.

« Bien joué frangin !» lança-t-il.

« Merci mais … je crois que je n'étais pas tout seul.» répondit Ezio en se relevant.

Levant alors la tête, ils aperçurent Julia et Giovanni. La jeune femme fut la première à descendre et à les rejoindre.


« Vous allez bien tous les deux ?» s'enquit-elle.

« Moi oui, mais Ezio a l'air d'être tombé dans un rosier.» répondit Federico en désignant son frère.

« Que s'est-il passé ? Nous avons entendu Federico hurler ?» lança Giovanni.

« Une ruse, pour faire croire à Borgia qu'il nous tenait. Il a utilisé ce fichu bâton pour contrôler mon corps, et m'a obligé à me battre avec Ezio.» raconta Federico.

« Heureusement, je me suis souvenu de cette pièce d'école quand nous étions petits. Une où il y avait un combat à l'épée. J'ai feint une ouverture, et il est tombé dans le panneau. La lame est passée sous mon bras. Vu de loin, ça peut tromper son monde. Le tout était que je sois libre pour contre attaquer.» ajouta Ezio.

« Bien joué les enfants.» commenta Giovanni.

Il se rendit auprès du cadavre du cardinal. Deux lames ornaient son front, telles des cornes. Dont une lancée par le patriarche.

« Nos comptes sont désormais réglés, Rodrigo. Requiescat in pace.»

« À toi de jouer Ezio.» intervint Julia en montrant le bâton.

Le jeune s'avança, ramassa le fragment qu'il contempla un instant. Il se retourna ensuite et le planta dans un trou. Il ajouta la pomme dans le cercle qui l'ornait. Des symboles lumineux apparurent sur les murs, tandis que la pomme projetait des rayons en face d'Ezio. Un pan de mur coulissa. La famille Auditore pénétra dans cette cavité. Soudain, une image apparut tout au fond, prenant la forme d'une femme.

« Ah ! Sois la bienvenue famille Auditore. Vous êtes donc là, vous les quatre Assassins. Approche prophète. Montre-nous la pomme.» dit-elle.

Elle avait tourné la tête vers Ezio. Ce dernier s'avança et lui tendit la pomme métallique. La créature annonça ensuite qu'elle devait parler à quelqu'un. Le Florentin lui demanda qui elle était. La femme portait plusieurs noms, dont celui d'une déesse antique. Ce qui amena Ezio à lui demander si elle et les siens étaient des créatures divines. Voilà qui fit rire l'apparition. Elle démentit, puis lui expliqua ce qu'elle était. Des images se formèrent derrière elle. Minerve paraissait s'adresser à quelqu'un d'autre, regardant par-dessus tout le monde.

« Mais enfin à qui parlez-vous ?» osa demander Federico.

« Silence. Ce n'est pas à vous que je destine mon message. Je ne parle pas au prophète, mais à travers lui.» répondit Minerve.

Elle reprit son étrange dialogue, énonçant ce qui s'était passé de son temps. Les Assassins écoutèrent sans mot dire, stupéfaits par ce qu'ils voyaient et entendaient. Lorsqu'elle eut terminé, Minerve disparut sans plus de manière. Il fallut quelques secondes avant que les Auditore ne se reprennent.

« Wow.» fit Ezio.

« C'est … c'est fou. Est-ce qu'on a rêvé ?» demanda Federico.

« Je ne crois pas. Qu'a-t-elle bien pu vouloir dire ? Je n'ai rien compris.» avoua Giovanni.

« Hmmm … elle a dit qu'elle parlait à travers Ezio. Donc … à quelqu'un qui n'est pas encore là. Il est en toi. Quelqu'un … serait-ce quelqu'un que tu vas engendrer ?» intervint Julia.

« Comment le savoir ? Et les humains, nous avons été créés par ces gens. Par d'autres humains.» reprit Ezio.

Ils restèrent un moment silencieux, jusqu'à ce que Giovanni ne sonne l'heure du départ. Le bâton papal avait disparu dans cet étrange endroit. Le quatuor quitta le temple après avoir récupéré la pomme d'Eden. Ils retrouvèrent ensuite leurs collègues à la villa. Ce fut Giovanni qui leur raconta ce qui s'était passé sous la chapelle.

« Ezio était donc bien ce fameux prophète. Si on en juge par ce que cette Minerve a dit, une catastrophe va arriver dans plusieurs siècles et ce sera à ce Desmond de l'empêcher.» résuma Machiavelli.

« Exact. Nos Templiers sont tous morts, nous en avons donc terminé avec cette histoire. Ce message … n'est plus de notre ressort.» conclut Giovanni.

Federico et Ezio n'étaient pas mécontents que cela se termine. Ils savaient qu'ils auraient à exécuter certaines missions de temps à autres, mais ils pouvaient désormais avancer sereinement.