Kikou tout le monde !! Un nouveau chap ! Normalement, ce chapitre 2 est la fin du 1. Mais comme ça faisait 20 pages, j'ai préféré couper Donc voilà, vous vous retrouvez avec eux chapitres pour le prix d'un. Chuis-ti pas zentille, avec vous… ?? ( on passera sous silence mes délais de publication, merci bien p:p )

Bonne lecture !


Wing et Shinigami

DEUXIEME PARTIE Une si longue histoire ?? Quel roman… !


CHAPITRE n°2 : Prises de conscience et de partie

Attendri, un léger sourire aux lèvres, L'Elu regarde ce jeune garçon si mignon endormi sur ses genoux. Il reste un long moment à le contempler silencieux, puis, revenant doucement à des préoccupations plus... disons primaires, se détache d'une partie de lui-même, pour ressentir l'homme ligoté de l'autre côté.

Il fronce les sourcils. L'homme n'est plus là.

D'un mouvement de la main il l'appelle à lui, sans résultat.

Pourtant il sent quelque chose d'agressif fondre sur lui. Il se colle contre le petit ange pour le protéger et d'une main levée haut vers l'extérieur, érige sa Protection. L'homme heurte un mur de plein fouet, le fin voile légèrement doré, miroitant et vivant s'opposant à lui avec toute sa force et sa puissance. Il tombe sur le sol, et y gît, inerte.

Brusquement réveillé, le jeune esclave sursaute, ouvrant les yeux. Il est prit de panique en voyant l'homme étendu à terre. Il se débat pour se dégager de la prise du garçon sur lui, en vain. Une voix douce s'adresse alors à lui, calme et rassurante, de tonalité grave, apaisante.

« Hey... Chhh... Calme-toi ça va... Ne t'inquiète pas, je suis là, il ne te touchera plus. Là, du calme, chhh...

L'ange se détend sous les paroles lentes, maîtrisant sa panique. Un léger étau emprisonne ses joues, le forçant sans brutalité à regarder L'Elu. Plongeant dans les lacs de ses yeux, l'ange se calme instantanément. Il ne risque rien avec le Prince, il est gentil et saura le protéger de toute agression, même de ses peurs et de ses cauchemars. Oui, L'Elu est puissant mais lui sait utiliser cette puissance à des fins bienfaitrices. Rassuré, il sourit en retour au jeune garçon lorsque celui-ci lui adresse un grand sourire très doux, presque tendre.

Le bras de L'Héritier s'enroule autour de sa taille pour le plaquer avec douceur contre Le Prince. Il s'accroche à lui instinctivement, nouant ses bras autour de sa taille, ses mains se rejoignant sur sa hanche. L'Elu pose une main sur l'épaule du petit esclave, son bras entourant ses omoplates. Le jeune ange battu repose sa tête sur l'épaule de son protecteur, la tête tournée vers son cou.

Attrapant le plat de repoussoirs à dentistes, le Prince le présente à l'ange qui pioche dedans, un peu au hasard, car ne connaissant rien de tout ce qui lui est proposé, à part ces... Mars et les petits nounours en gélatine. Le Prince dépose le plat de sucreries et sodas au pied de l'ange, puis, s'étant assuré qu'il mange bien, reporte son attention sur l'homme.

D'un claquement de doigts il fait se réveiller le marchand, pour pouvoir l'interroger.

« Pourquoi m'as-tu attaqué ?

- Il ne vaut pas tout ce que tu lui accordes.

- Ce que je lui accorde, c'est à moi de juger s'il le mérite ou pas, réplique L'Elu avec humeur.

- Ce n'est qu'un esclave sale et sans valeur.

D'un geste sec et brusque, le Prince donne une gifle violente dans l'air. Quelques mètres plus loins, sous le coup d'un choc fort, la tête de l'homme part sur le côté.

« Je t'interdis de dire ça. C'est un être humain, pas un sac de farine.

- Tu parles. Un sac de farine me rapporterait largement plus que lui.

- Arrêtes de parler de lui comme ça !

- Je parle de lui comme je veux, il m'appartient.

- Il n'appartiendra qu'à celui ou celle à qui il offrira son cœur et son âme. Ça m'étonnerait fortement que ce soit le cas avec toi. Et tu oublies que c'est un être humain, et que tout être angélique, de quelque espèce qu'il soit, doit être respecté, et que personne n'a le droit de le soumettre à sa volonté de force, de quelque manière que ce soit. Ce garçon ne t'appartient donc pas. Il ne t'appartiendra jamais, sauf s'il décide de lui-même de rester avec toi, et même dans ce cas il ne t'appartiendra pas comme tu crois.

- Ces beaux discours ne changent rien, il est et restera à vie ma propriété.

- Jamais.

Etonné, L'Elu tourne la tête vers le petit ange. Celui-ci regarde le marchand avec un regard ardent.

« Je ne suis pas à toi.

- Si. Tu as toujours été à moi, ton corps et ton esprit m'appartiennent, tu m'appartiens.

- C'est faux. Avant je t'ai cru. Plus maintenant.

Il lance un regard à L'Elu.

« Il m'a ouvert les yeux. Je ne suis pas un objet. J'ai toujours cru que j'étais à toi, que tu avais tous les droits sur moi. Mais plus maintenant.

Le jeune esclave se redresse, se détachant du Prince pour venir se planter devant l'homme. Bien droit, il ne cille pas devant le regard haineux du marchand, seule une légère rougeur apparaît sur ses joues.

« Si je n'appartiens qu'à celui auquel j'offre mon âme et mon cœur, j'appartiens à L'Elu. Pas à toi.

- Sale petite pourriture !

La main de l'homme se lève, partant rapidement vers la joue tendre du petit ange. Celui-ci a un geste de recul bien dérisoire pour éviter le coup. La main de L'Héritier se lève haut, dorée et scintillante.

« NON !!

La protection autour de l'ange casse l'ampleur du coup, renvoyant l'onde de choc à l'attaquant. L'homme encaisse la percussion de plein fouet. Sa main se heurte violemment à un mur de briques, cassant net son élan et propageant la douleur jusque dans son coude.

« Je t'ai déjà fait comprendre de ne plus t'en prendre à lui, je me trompe ? demande le garçon en se levant avec lenteur pour se placer entre lui et l'ange.

- Je me tape de ce que tu as pu me dire. Je n'ai pas à obéir à un sale gosse prétentieux.

- Pense ce que tu veux de moi, je m'en moque, mais ne lève plus jamais la main sur lui.

- Tu n'as pas à me donner d'ordres, sale petit gamin.

- Je suis peut-être jeune, mais moi j'ai le respect des gens, je ne les traite pas comme des marchandises.

- Il n'est rien de plus. Une simple marchandise invendable. C'est vrai, il est beau, mais il est sale.

Une gifle s'étale sur sa joue.

« Ne redis plus jamais ça.

- Tu ne peux pas nier qu'il est impur.

- Rien ne peut être plus impur et sale que toi.

- Ordure ! s'emporte l'homme en levant la main pour frapper le jeune Elu.

- Tu ne peux pas nous approcher, remarque judicieusement le Prince. Aurais-tu oublié qui je suis ? ajoute-t-il, le ton un peu moqueur. Je suis L'Elu, j'ai donc une protection, que je peux étendre à qui je veux.

- Tu es lâche.

- Si tu le dis.

Bâillonnant le marchand d'un claquement de doigts, L'Elu se tourne vers le petit ange apeuré collé contre lui.

« Tu viens avec moi ? Je te ramène chez moi.

L'ange acquiesce. Tout plutôt que cet homme encore.

« On va te trouver de jolis vêtements chauds, avant de partir, tu veux bien ?

Nouvel acquiescement.

Souriant, Le Prince appelle à lui une armoire remplie de vêtement en tous genres. ( ndla : Ça serait bien, ça, pour moi. J'aurais plus à ranger, 'serait cool... )

« Tu préfère quoi ? Près du corps, ou large ?

- ... Large, s'il te plaît.

- Chemise, tee-shirt, pull, jean, pantalon en toile, short, slip, caleçon, boxers, chapeau, casquette, chaussettes ?

L'ange reste silencieux, la bouche en cœur et les yeux comme des piscines.

« Je répète moins vite : Chemise, tee-shirt ou pull ?

- Je peux avoir une chemise et un pull ?

- Bien sûr. Jean, pantalon en toile ou short ?

- Jean ?

- OK... Slip, caleçon ou boxers ?

- C'est quoi des boxers ?

- C'est plus long qu'il slip et plus court qu'un caleçon.Tiens regarde, c'est ça, ajoute-t-il en sortant un exemplaire rouge du vêtement.

- Boxers s'il te plaît.

- Chapeau, casquette... ?

- Non.

- Tu veux quoi comme chaussures ?

- Je sais pas...

- On verra plus tard. Chaussettes ?

- Oui, s'il te plaît.

- Alors...

L'Elu ouvre un tiroir, rempli de hauts. Il en sort une jolie chemise parme/pourpre, qu'il présente à l'ange.

« Ça te plaît ?

- J'aime bien la couleur.

- Tu la veux ?

- ... Oui ? hésite le jeune homme.

- Elle est à toi !

Il retire un pull beige à mailles serrées de la commode, l'ouvrant devant le petit ange.

« Alors ? Tu aimes ?

- Pas trop... risque le garçon.

- N'aie pas peur de refuser, c'est normal. Celui-là, il te convient mieux peut-être ? fait-il en lui proposant un long pull rouge foncé.

Le garçon dénie de la tête. Rejetant le vêtement, Le Prince pioche un pull large et assez long à col en V, noir à grosses mailles, à l'apparence chaude et confortable. L'ange acquiesce d'un signe de tête, prenant le pull offert.

Partant à la recherche d'un boxer, L'Héritier met la main sur un bleu à nuages blancs tout rigolo. L'ange sourit en le voyant et acquiesce immédiatement.

Le Prince le lui passe, puis se met en quête d'un jean. Il en sort de plusieurs couleurs, blanc, beige, gris clair, bleu foncé, noir, bleu clair et enfin, rouge pâle. Après un court instant l'ange choisit le noir.

« Il te manque plus que les chaussettes et les chaussures...

L'Elu farfouille dans un autre tiroir, celui du bas, et trouve des chaussettes mignonnes comme tout, avec des nounours, des cœurs, des petites souris, des caniches, des petits chats qui dorment... L'ange choisit les ours en peluche brun clair qui tiennent de gros cœurs rouges entre leurs pattes.

« Les chaussures on verra plus tard. Tu veux que je t'aide à t'habiller ?

- Oui s'il te plaît, j'ai du mal à faire de grands gestes avec les bras.

S'approchant, L'Elu commence à habiller le garçon par des gestes doux et simples. L'ange se laisse faire, s'étonnant de la douceur et de la finesse des mains du Prince sur lui.

« La chemise, fermée entièrement ?

- Oui.

Boutonnant la chemise jusqu'au dernier bouton, L'Héritier vêt l'ange du pull large, puis lui fait enfiler son boxer, ainsi que le jean. Par sa magie, la ceinture du vêtement ne serre pas le jeune ange, mais le pantalon tient quand même. Les chaussettes sont rapidement mises, de même que des chaussures noires simples et élégantes bien vite choisies par le jeune ange.

« Wahh t'as la classe ! Ça te va bien, sans rire, c'est vrai.

Non habitué aux compliments ou aux mots gentils, l'ange rougit comme une tomate en baissant la tête. La main de L'Elu se pose doucement sur sa joue, relevant sa tête sans brutalité. Le Prince lui sourit doucement, penchant la tête de côté.

L'ange remarque alors un détail pourtant frappant. L'Héritier a les yeux d'une grande brillance, vifs et grands. Il ne peut pas en distinguer la couleur, mais il est sûr qu'elle doit être exceptionnelle. Une personne aussi formidable que ce garçon ne peut pas avoir des yeux marron, ou d'une couleur si « banale ».

Lentement, il tend la main vers le visage du Prince, traçant le contour des grands yeux du bout des doigts, faisant bien attention de ne pas mettre son doigt dans l'œil du garçon si gentil. Celui-ci le laisse faire, lui accordant de continuer à apprendre son visage.

Le petit ange semble le découvrir comme un trésor, sourcils froncés, yeux émerveillés, une étincelle enfantine dans le regard.

Finalement, la main du jeune garçon descend le long du bras de L'Elu, pour enfin se glisser dans la main de ce dernier. L'ange lance un regard incertain au Prince. Celui-ci resserre doucement ses doigts autour de ceux de l'enfant, sans serrer trop fort. Il lui sourit en acquiesçant, ce qui fait revenir un très léger sourire sur la bouche de l'ange.

D'un claquement de doigts, Le Prince bâillonne le marchand jusque-là tenu immobiliser par son pouvoir, par sa Protection, et le force à avancer derrière eux.

« Soit vous nous suivez de votre plein gré soit je vous force, et pas de la manière la plus agréable qu'il soit.

Ne s'intéressant plus outre mesure à l'homme, L'Elu se dirige vers la sortie en compagnie du jeune ange. Il ouvre lentement la porte, laissant à son protégé le temps de s'habituer à la luminosité du couloir. Ils traversent à allure réduite le court corridor, le petit esclave jetant des regards émerveillés autour de lui. Le couloir est simple, dénué de toutes fioritures, mais pour lui c'est un monde nouveau, inaccessible de quelque manière que ce soit. Il n'a connu du Monde des Cieux que cette petite salle noire où il était enfermé sans discontinuer. Alors voir que derrière ces murs il y a autre chose que de la peur, du froid, de l'humidité, de l'obscurité... Bien sûr, il savait qu'il y avait autre chose que cette salle, mais jamais encore il n'avait vu ce « autre chose ».

« Dis...

- Oui ? répond L'Elu en se retournant vers lui, s'arrêtant pour le coup.

- C'est comment dehors ?

- Dehors ? Eh bien il y a des arbres, des fleurs, de l'herbe, c'est beau. Il y a du vent, des animaux. des couleurs. des parfums. Des sensations... Si tu veux, on ressortira après, on ira dans un bel endroit.

Le petit ange ne répond pas, son regard plongé dans les prunelles du prince. Puis, soudain, la voix plus dur et le corps un peu raide, il parle.

" Tu veux quoi de moi ?

- Moi ? Je ne veux rien de toi.

- Si tu me sors de là, c'est que tu veux quelque chose.

- Non.

L'ange fronce les sourcils et se recule, lâchant la main de l'Héritier. Celui-ci relâche sa prise sur les doigts du garçon, et sent la petite main osseuse lui couler entre les doigts.

« Arrête de mentir, gronde le petit garçon. Si tu viens, c'est que tu veux que je fasse quelque chose pour toi. Tu ne peux pas me donner tout ça sans rien vouloir en retour.

L'Elu reste silencieux. La réaction de l'ange ne le surprend pas outre mesure. Le garçon a perdu toute sa confiance en l'être humain à cause de son « patron ».

« Je t'assure que je ne veux rien de toi. La seule chose que je veux, c'est que tu reprennes une vie normale.

- C'est faux, intervient soudain le marchand, une lueur dans le regard. Ce que tu veux, c'est le mettre en danger. Ici il est en sécurité, avec toi il sera en danger, partout. Moi je le protège, toi tu le mets en danger. Tu ne veux rien de plus que te servir de lui, comme un objet.

- C'est faux ! Qui le battait au sang quand je suis arrivé ? Qui vous a empêché de le tuer à force de le battre ? Qui l'a soigné ?

- Mascarade ! Il sait très bien où sont ses intérêts. Il pense comme moi, nous sommes très proches l'un de l'autre.

- Depuis quand être proche signifie se faire battre au sang par quelqu'un ? Se faire arracher les ailes ? Être affamé ? Terrifié ? C'est ça, être proche ?!

- J'agis comme ça pour le protéger, et il sait que je l'aime.

- Je sais que mes parents m'aiment, et pourtant ils ne me battent pas ! Je suis libre d'avoir des amis, de sortir, de manger et dormir, pourtant ils m'aiment. Si pour vous l'amour c'est battre quelqu'un à mort, vous ne méritez même pas d'aimer un rat !

L'homme ne répond pas. Dents serrées, il encaisse l'affront proféré par ce gamin insolent. De rage sa main se lève vers ledit gamin.

« Non !

Etonnamment rapide, le petit ange se met devant Le Prince pour recevoir la gifle à sa place. Lui il est habitué aux coups, mais un garçon si gentil que « L'Elu » ne doit pas connaître la douleur, et puis, malgré tout ce qu'il vient de dire, l'homme n'a pas le droit de porter la main sur lui. Pas sur lui.

Mais le coup ne vient pas.

En effet, pour protéger le jeune garçon, L'Héritier érige hâtivement sa protection autour d'eux, empêchant l'homme de frapper le petit ange. Préoccupé par ce dernier, il baisse ensuite la tête, dans le but de capter son regard.

« Ça va ?

L'ange relève la tête, puis réalisant son acte, recule précipitamment, sortant de la Protection dorée. Celle-ci disparaît aussitôt, L'Elu ne souhaitant pas l'en exclure.

« Hey, ça va ?

- Tu... Tu me tapes pas ? demande le garçon avec incertitude.

- Bien sûr que non. Tu as voulu m'éviter de me faire taper, je ne vais pas t'en vouloir pour ça. Au contraire, je te remercie.

- V... Vraiment... ?

- Oui, vraiment.

L'ange reste surpris de la réaction positive du garçon. L'Elu s'approche lentement en souriant. Il se penche, et doucement, dépose un baiser léger sur la joue du petit ange. Celui-ci le regarde, ébaubi, la bouche en rond.

« Merci.

- ... ?!?!

- Bah quoi, ça va pas ?

- ...

Paniquant légèrement devant le stoïcisme du jeune ange, Le Prince s'accroupit devant lui, posant une main fraîche sur son front et sur sa gorge, prenant son pouls.

« Pourquoi tu me dis merci ?

- Parce que tu as voulu me protéger.

- Je suis ton esclave, je dois tout faire pour ton confort.

- Non Tu n'es pas mon esclave. Tu n'es plus esclave, de personne. Plus personne n'a tout pouvoir sur toi, ni moi ni cet homme. Tu peux avoir des choses pour toi seulement, et tu n'es pas obligé de tout faire pour quelqu'un. Tu dois aussi penser à toi. Tu dois d'abord penser à toi. Comme les petits chats qui étaient avec toi dans la chambre. Ils ont libres, ils font des choix sans s'occuper forcément des autres. Ils sont indépendants, ils n'ont besoin de personne.

- Oh ! Les petits chats !

Faisant brusquement volte-face, le jeune ange retourne en courant dans la salle noire. Il stoppe net devant la porte ouverte, la peur remontant dans son esprit. Les coups de fouet, de pieds, de poings, la faim, le noir, la peur, le froid, l'angoisse, la souffrance, le sang, la brûlure, la soif, la cruauté de l'homme envers lui, sans raison.

Si.

Avec un motif, une bonne raison. Ses ailes noires, qui le rendent invendable, qui le rendent une belle chose invendable, inutile, sale, sans valeur.

Pourtant le gentil garçon, lui il dit que ses ailes sont blanches... Alors, qui a raison ?

Une main douce s'empare de la sienne, sans brutalité.

« Tu as peur ?

- ... oui...

- Si tu veux on y va ensemble.

- Tu veux bien ?

- Bien sûr. Tiens. Ça t'aidera peut-être.

Le jeune ange tourne la tête, pour tomber sur un joli chandelier à branches diffusant une lumière douce et vive mais pas agressive. Tremblant légèrement, le jeune ange le prend doucement, le tenant de façon un peu raide. Main dans la main, les deux garçons avancent lentement vers la porte de la chambre.

Sentant le petit ange être de plus en plus apeuré et serrer de plus en plus sa main à mesure qu'ils pénètrent dans la petite pièce, L'Elu décide d'en finir et appelle les petits chats. Tout d'abord ils ne répondent pas, agissant comme les petits êtres fiers et libres qu'ils sont. Il réitère sa demande, une fois, deux fois, trois fois, six fois, huit fois, pour finalement obtenir une réponse positive. La mère apparaît, suivie de ses petits.

Le jeune ange battu s'accroupit, posant le chandelier à terre pour accueillir les petites boules de poils. Celles-ci, acceptant volontiers les câlins, se ruent sur ses mains et ses bras. Doucement, ne souhaitant pas leur faire mal, le jeune garçon les prend dans ses bras. Mais la position des chatons est précaire et L'Héritier doit lui venir en aide afin de permettre aux animaux de se déplacer et de s'installer confortablement dans ses bras.

Ramassant le chandelier, Le Prince se redresse, aidant le jeune ange à faire pareil. L'Elu passe un bras autour des épaules du garçon, marchant au même pas que lui à son côté.

Sans se l'avouer vraiment, le jeune ange est rassuré par la présence douce de L'Héritier tout près de lui. Au fond de lui, le choix est déjà fait ; il appartiendra à L'Elu, plus au marchand.


( à suivre… )


Voilà !

Cette deuxième partie sera sûrement et sans conteste la plus longue, d'un, parce que j'ai plein de choses qui me viennent et de deux, parce qu'elle est assez importante pour la suite des évènements.

Bisous à tous et à toutes !!

Shin'1x2


PS : Ce chapitre est hélas le dernier que je posterai jusqu'à Pâques ( les vacances ) et même là je ne suis pas sûre de pouvoir poster... Je m'en excuse d'avance, mais je tiens à vous prévenir d'abord ! Ne désespérez pas, la suite viendra !! les pb d'orga avec mes bêtas sont résolus. Cela devrait mieux se passer dorénavant ! ( Et vive MSN Windos Live Messenger mdr ) Kisus doux