Wing et Shinigami

DEUXIEME PARTIE : Une si longue histoire ?? Quel roman … !

CHAPITRE n°5 : Visite médicale


L'Elu se tourne vers son jeune protégé, pose sa seconde main sur son épaule en s'accroupissant devant lui. Il presse un bref instant la main fine du garçon dans la sienne et lui sourit tendrement

« On va entrer dans cette pièce, d'accord ? Elle est grande et bien éclairée, il y aura un gentil monsieur avec nous qui va te poser des questions simples, il faudra que tu y répondes le mieux que tu puisses faire, d'accord ? Je reste avec toi, ne t'inquiète pas, je ne te laisse pas. Alors, tu veux bien qu'on entre dedans ?

- ... Oui...

L'Elu offre un grand sourire à la petite créature, se relève et tourne la poignée de la porte lentement, serrant doucement mais fermement sa main dans la sienne pour le rassurer. Hésitant, le petit ange le suit à petits pas, joignant ses deux mains autour de celle de L'Elu, la serrant très fort entre ses doigts. Se voulant rassurant, L'Héritier l'attire devant lui pour passer son bras autour de sa taille, le serrant contre lui, le poussant lentement en avant pour le faire avancer. Le petit ange résiste, découvrant la pièce étrange, immobile.

La pièce est froide et hostile, toute blanche, avec de grands rideaux un peu partout, des tables couvertes d'objets en métal barbares, une espèce de lit bizarre, entouré de rambarde de fer, des lampes à la lumière crue, le carrelage sur les murs et le sol immaculé, éblouissant. Et au milieu de tout ce blanc, un homme, lui aussi vêtu de blanc, blouse blanche, pantalon blanc, chemise blanche, chaussures blanches, sac à cheveux blanc, tout en blanc. Instinctivement, le petit ange cherche à reculer, buttant contre le gentil garçon. S'il est terrifié par le noir, il n'est pas non plus rassuré par tout ce blanc, ce blanc... tout blanc.

« Hey, du calme, chhh... Je t'ai dis que le monsieur était gentil, il ne te fera rien, je te le jure sur ma vie, si je mens je meurs ; je te promets qu'il ne te sera fait aucun mal, jamais, pas tant que je serais là pour l'empêcher, en tout cas, d'accord... ?

- Mais la couleur, elle est bizarre, ça fait mal aux yeux...

- C'est blanc. C'est comme tes ailes, elles sont blanches ;

- Elles sont pas belles, mes ailes, je les aime pas !

- Tu n'aimes pas tes ailes ? Mais elles sont très belles, tes ailes... Elles sont moins éclatantes que cette pièce, elles sont très belles, tu sais... Moi en tous cas, je les aime beaucoup...

- Ça veut dire quoi, éclatante ?

- Eclatante, c'est que ça brille beaucoup, et parfois ça fait mal aux yeux tellement ça brille.

- Si elles sont comme ça, j'aime encore moins mes ailes...

- Je vais te faire voir quelque chose, viens.

Avec douceur, L'Elu amène le petit ange jusqu'à un mur. Doucement, il prend son aile et la déplie, veillant bien à ne pas faire mal à son protégé. Il étend les rémiges sur le mur, occasionnant un léger sursaut chez le petit esclave au contact du mur si froid.

« Chhht, tout va bien, ne t'inquiètes pas. Regardes la différence ente la couleur de tes ailes et celle du mur. Tes ailes sont plus écrémées. Et puis elles sont douces à caresser et belles à voir.

- Mais le marchand, il a dit que mes ailes, elles sont noires et très vilaines... ? !

- Ce que le marchand t'a dit, il faut l'oublier, ce n'est pas vrai.

- …

Ouais, c'est pas aujourd'hui que je pourrais le convaincre, pense L'Elu.

« Maintenant, laisse-moi te présenter le monsieur qui est avec nous. C'est un gentil monsieur qui va regarder si tu as des problèmes de santé. Tu veux bien ?

Le petit ange jette un long regard suspicieux sur le « gentil monsieur » qui va regarder s'il a des problèmes de santé. Lui est convaincu que non, il se sent beaucoup mieux depuis qu'il s'est réveillé entre les bras du gentil garçon, mais… le gentil garçon est vraiment gentil avec lui, il peut faire un effort... Même s'il n'a pas confiance en cet homme tout blanc. Mais il a confiance en le gentil garçon. Celui-ci lui a prouvé plusieurs fois déjà qu'il ne cherchait pas à lui faire de mal, même bien au contraire. Alors il acquiesce, acceptant de se soumettre une fois de plus.

« Vous me ferez passer les même tests, je vous prie.

- Mais, Votre Altesse, vous n'êtes pas...

- Je dois refaire ma visite médicale dans deux semaines, ça sera fait. Je veux me soumettre aux mêmes exigences que lui. Il a besoin de voir que ce qu'on va lui faire ne fait pas mal et n'est pas dangereux. Ne cherchez pas à comprendre pourquoi, je ne vous le dirais pas. Merci beaucoup.

- ... B... Bien Votre Altesse, comme vous voudrez...

L'Héritier se retourne vers le jeune ange.

« Je vais passer les mêmes tests que toi, lui annonce-t-il, avant toi, pour que tu voies ce qu'on va te faire. D'accord ?

Le petit ange acquiesce, silencieux. Il a confiance en le gentil garçon, mais il a quand même un peu peur. Le gentil garçon le serre contre lui en le poussant doucement jusqu'au lit bizarre entouré d'une barre de fer brillante. Ça n'a pas l'air engageant, mais alors pas du tout du tout du tout du tout... Il se sent doucement soulevé par les hanches et être assis avec précaution sur le lit bizarre. Le gentil garçon l'y rejoint, toujours sans lâcher sa main. Il lui sourit gentiment, et le petit ange lui retourne un petit sourire hésitant. M. Tout Blanc s'approche avec un truc bizarre à la main, un petit morceau de bois tout plat.

« Si vous permettez, Votre Altesse...

L'Elu ouvre la bouche et tire la langue dans un joli « Äââââââeeeeuh…! . C'est pas vraiment engageant, leur truc, là, pense le petit ange. Lorsque M. Tout Blanc se tourne vers lui, il se tasse sur lui-même en un geste instinctif de défense.

« Hey... Ça fait pas mal, je te promets. On appuie juste un peu sur ta langue pour prendre ta salive, après on la regarde pour savoir si tu es malade ou pas. Ça fait pas mal, je te promets.

Regardant le gentil garçon bien dans les yeux, le petit ange hésite. Le gentil garçon est plein de bonnes intentions, il en est convaincu, mais Tout Blanc... Finalement il décide de lui faire aussi confiance, du moins un petit peu. Il ouvre la bouche et s'applique à bien tirer la langue. La planchette de bois râpe sa langue puis se retire. Tout Blanc met chacune des abaisse-langues dans un petit tube qu'il ferme avec un couvercle.

« Je vous prierais de découvrir votre bras, Votre Altesse.

L'Elu s'exécute, remontant sa manche jusqu'à l'épaule. Tout Blanc place un gros ruban gris noir bizarre sur son bras, au-dessus du coude, et appuie sur un truc qui fait « pchh pchh pchh... » Il semble regarder quelque chose, puis enlève le bandeau. Ça fait mal, découvre le petit ange lorsque c'est son tour. Tout Blanc a placé un rond épais en fer sous le bandeau, il lui rentre dans la peau du bras, et le bandeau gonflé par les « Pchh pchh pchh pchh... » appuie fort dessus. C'est pas très agréable. Pour tout dire, c'est même un peu douloureux. Quand Tout Blanc enlève le bandeau, il a la marque sur le bras.

« Ça va ? Ça, c'était le plus déplaisant, affirme le gentil garçon. Tu as faim ?

Le petit ange opine du chef. Pour tout dire, il a faim depuis qu'il s'est réveillé dans les bras du gentil garçon, mais il est tellement habitué à cette sensation que ça ne lui fait plus rien, même pas la plus petite douleur, alors... D'un geste, L'Elu fait apparaître des plats de bonbons et de sucreries.

« Je vous demanderais de ne faire aucun commentaire sur le contenu de ces plats qui, je le sais très bien, n'est pas pour vous satisfaire au plus haut point. Merci.

Tout Blanc se tait, ne dit rien, ne fait aucune remarque sur tout le sucre et les calories contenus dans ces friandises. Le petit ange déballe une barre chocolatée et la mange lentement, observant avec attention Tout Blanc aller et venir autour d'eux pendant un moment sans rien leur dire ni faire. A côté de lui, le gentil garçon choisi un petit pack de boisson, apparemment, prend une petite paille il ne sait où, le plante dans le petit carton, et commence à boire avec entrain tout en surveillant d'un œil Tout blanc et de l'autre son petit protégé. Sa main passe doucement autour de la hanche du petit ange pour amener celui-ci contre lui. Le jeune esclave se laisse faire, reposant sa tête sur l'épaule du gentil garçon en fermant les yeux.

« Il faudrait que tu boives un peu, tu sais... Ouvre un peu la bouche, s'il te plaît.

Etrangement à moitié endormi, le petit ange entrouvre les lèvres, laissant s'infiltrer dans sa bouche un tout petit tube en plastique fin.

« Aspire doucement.

S'exécutant, la créature battue a la surprise de sentir quelque chose de picotant et sucré sur sa langue, qu'il avale rapidement. C'est bon... C'est liquide, et ça humidifie sa bouche asséchée par la barre chocolatée. Il en prend une autre gorgée, puis une autre et une troisième, une autre encore, et s'étrangle. Finalement, c'est pas si bien que ça, ce liquide rigolo... Ça brûle la bouche et la langue, c'est pas bon...

« Tu en as trop bu trop vite, c'est pour ça que ça pique, ne t'inquiète pas, c'est normal. Bois ça.

Le petit tube de plastique se retire de sa bouche, remplacé par quelque chose de plus épais, un peu froid, dur. Un autre liquide sans bulles et rafraîchissant rentre dans sa bouche.

« Ce n'est que de l'eau, avale, n'aies pas peur.

Le petit favori du Prince ingurgite docilement, vérifiant avec soulagement les dires du gentil garçon. Ouvrant furtivement les yeux, à moitié, il voit le gentil garçon le regarder avec douceur et sérieux, et tenir un verre devant ses lèvres, avec une inclinaison lui permettant de boire aisément sans s'étrangler avec le liquide. Il lève une main et prend avec hésitation le petit récipient, buvant lentement, par petites gorgées rafraîchissantes.

« Votre altesse, je vous demande de vous dévêtir.

Oublieux de la présence de Tout Blanc, le petit ange sursaute et s'étrangle, reculant en un mouvement nerveux. L'Elu tente de le calmer, lui parlant doucement.

« Hey, chhh, du calme, je suis là, là, voilà, comme ça, là, c'est bien, du calme, chhh... C'est bien, c'est bien...

- Je suis désolé... bredouilla piteusement le petit garçon. Je ne voulais pas... Excusez-moi...

- Tu n'as pas à t'excuser d'avoir eu peur, ce n'est pas grave, lui assura Le Prince. Ça va mieux ?

Le petit ange acquiesce fébrilement, craignant une réaction violente de la part d'un des deux hommes avec lui.

« On ne te frappera pas, si c'est ce que tu penses, n'aies pas peur.

La main de L'Elu caresse doucement la joue tendre de l'ange pour rasséréner celui-ci. Le jeune ange regarde avec de grands yeux enfantins L'Héritier, puis finalement, baisse les yeux et repose sa tête avec timidité sur son épaule. Le gentil garçon ne le repousse pas, et l'y encourage même, se penchant vers lui pour l'y amener plus facilement. Rassuré, le petit ange ferme les yeux et se laisse aller un instant, soupirant. L'Elu le laisse profiter de ce calme, détaillant silencieusement son visage étrangement serein. Pourtant, après un petit moment, il se voit obligé de l'interrompre.

« Je dois obéir au monsieur, tu veux bien enlever ta tête s'il te plaît ?

Prit en faute, le petit ange retire vivement sa tête, la baissant piteusement.

« Hey, tu n'es pas en faute, tu sais. Ne prends pas cet air contrit, ce n'est pas la peine. Tu me fais un joli sourire ?

Les lèvres du petit ange s'étirent de quelques millimètres sur les côtés.

« Un joli sourire, j'ai dis ! C'est un sourire forcé, ça !

- Mais je ne sais pas faire de jolis sourires, gémit le petit ange.

- Tu m'as déjà fais de très beaux sourire ! Je dirais même plus : magnifiques ! Mais ce n'est pas grave, oublie ça. Je vais me lever, attention.

Libérant de son bras la taille trop fine du jeune esclave, L'Elu se lève, se laissant glisser du lit au sol. Il commence par enlever son pull, puis sa chemise, la déboutonnant rapidement. Il retire chaussures, chaussettes, pantalon, sourit au petit ange qui le détaille avec étonnement de la tête au pied, puis, reculant jusqu'au bord du lit, se tourne vers Tout Blanc. Ce dernier s'approche de lui.

« C... ? ! Comment vous êtes-vous fait toutes ces blessures, Votre Altesse ? ! ?

- A vrai dire, j'en sais moi-même très peu sur la chose. Tout cela me vient de ce jeune homme ici présent, dit-il en se tournant à nouveau vers le petit ange.

Celui-ci se recule instinctivement, manquant dans sa précipitation de tomber par terre si, d'un réflexe surprenant, L'Elu ne l'avait pas rattrapé par le poignet.

« Lâche-moi... ! Lâche-moi ! ! supplie le petit ange en tentant de s'éloigner ; il ne veut plus être battu !! Je t'en prie... S'il te plaît...

- Calme-toi, je ne te ferai rien, n'aie pas peur... ! Allez, calme-toi... ! Ce n'est pas grave, je ne t'en veux pas, je guérirai, n'aie pas peur on te fera rien ! Calme-toi ! !

Apeuré par le brusque haussement de voix, le petit ange cesse aussitôt de se débattre, tournant des yeux craintifs vers L'Elu. Celui-ci réalise ce qu'il vient de faire, à savoir, monter le ton contre le jeune esclave affolé, qui, moins d'une journée auparavant, était encore battu au sang et presque à moitié mort. Et maintenant, ledit esclave le regarde avec de la peur dans le regard, immobile, comme tétanisé par son éclat de voix, alors qu'il était parvenu à s'octroyer un peu de confiance de la part du petit être martyrisé.

S'injuriant mentalement, L'Héritier se hisse sur le lit, se retrouvant à genoux sur l'épais molleton, tout près du petit ange. Il tend la main vers le visage du petit ange. Celui-ci ne bouge pas, trop paniqué pour tenter une parade à l'assurée frappe qui va s'étaler sur sa joue sensible. Mais c'est une main douce qui se pose sur sa joue avec légèreté.

« Pardonne-moi, je ne voulais pas lever la voix... Mais je suis à bout en ce moment, je t'ai cherché longtemps sans beaucoup dormir, alors je suis un peu... impatient. Mais jamais je ne te taperai, rassure-toi. Je ne suis pas violent, surtout pas dans ce genre de situation. Si tu vis avec moi un peu, dans même pas une semaine tu verras que je suis beaucoup plus patient que ça... Tu... tu veux bien... me laisser une chance... ?

Etrange comportement, songe le jeune ange. S'excuser alors qu'on est en force sur l'autre, ce n'est pas commun... Peut-être le gentil garçon lui dit-il la vérité, alors ?

Lentement, la tête du garçon penche vers l'avant jusqu'à reposer le front brûlant de fatigue et peut-être aussi de fièvre sur la poitrine solide de L'Elu. Soulagé, celui-ci entoure avec douceur le petit ange de ses bras et repose sa tête sur son épaule frêle.

« Merci...

Le petit ange ne répond pas, non seulement car il est encore une fois un peu endormi par un étrange sommeil, et parce qu'il ne comprend pas pourquoi le gentil garçon le remercie. La main de L'Elu dans le dos sensible du petit esclave passe en un geste circulaire rassurant, détendant les muscles d'une manière insolite aux yeux – en cet instant fermés de bien-être et de sommeil – de la fragile créature blottie contre lui.

Remarquant le soudain état d'abandon de son protégé, L'Héritier renverse avec douceur sa tête vers l'arrière pour le voir endormi contre lui. Attendri à cette vision, Le Prince l'allonge délicatement sur le lit, se rhabille succinctement, rangeant d'un claquement de doigts chemise, chaussettes et chaussures dans sa chambre, puis prend le petit ange dans ses bras, plaçant sa tête dans son cou.

Il s'approche du médecin et lui murmure à l'oreille, pour ne pas réveiller la douce créature endormie, un faible :

« Je vous prierais de remettre cette observation à plus tard, pour une raison que vous n'aurez, je pense, aucun mal à cerner. Je repasserai dans moins d'une semaine vous le présenter, et nous en profiterons pour finir ce que nous avons si bien commencé aujourd'hui.

Tout Blanc acquiesce, devinant sans mal que la raison de cette interruption est endormie dans les bras de son Prince. Pourtant, il doit prévenir L'Héritier.

« Votre altesse, soyez très doux et léger avec lui, il est très faible, tant du point de vue physique, qu'organique et psychologique. Soyez aussi léger qu'une plume, un comportement trop lourd pourrait le faire céder. De même, ne lui faites pas faire de choses qui vous paraissent naturelles mais qui seraient trop lourdes pour lui. Sous-estimez-le s'il le faut, mais surtout ne faites pas l'inverse, ne présumez pas de ses forces, il est bien plus affaibli qu'on ne le voit.

Le Prince acquiesce gravement, et Tout Blanc se félicite d'avoir un tel futur roi.

Celui-ci justement disparaît brusquement.

Et apparaît dans sa chambre.

Avec soin, il étend le petit ange dans son lit après l'avoir ouvert d'un claquement, et également avoir déshabillé au passage le petit ange ( ndla : C'qui peut en faire, des choses, lui, avec seulement deux doigts... ! ) Il appelle une chaise, et s'asseyant dessus, entreprend de monter la garde près du petit ange.

Et alors seulement il s'autorise un moment de « pause ».

Pas que le jeune ange soit un calvaire, au contraire il tout mimi, mais sans que le petit garçon s'en rende vraiment compte, L'Elu a toujours fait attention à lui, à ses réactions, son comportement, ses besoins... Etonnant d'ailleurs comment il peut devenir si « beau » en dormant. Plus trace de peur, juste un visage serein, calme, avec un soupçon de... de... de bien-être, de bonheur. D'un geste attentionné, il remonte la couette chaude sur le corps dénudé du petit ange, l'enfouissant bien profondément dans la chaleur.

Noyant son visage brusquement las dans ses mains, il lâche un long soupire fatigué. Enfin... Enfin... Il l'a enfin retrouvé... Depuis tant de temps qu'il le cherche... Depuis cette rumeur, en fait... Depuis qu'il a entendu dire que le marchand d'esclaves le plus réputé du territoire avait un ange invendable, et que celui-ci subissait les pires tortures pour cette « faute ». Depuis lors il n'avait eu de cesse de chercher cet ange martyrisé injustement, délaissant sa personne pour se consacrer à son but. Déjà qu'en tant normal, il ne fait pas grand-chose pour « être beau ». Il n'est pas quelqu'un qu'on peut facilement qualifier de « pouponné ». La seule chose pour laquelle il prend du temps le matin et le soir, c'est ses cheveux. C'est la seule chose dont il prend réellement soin chez lui. Oh bien sûr, il met des crèmes, genre protection solaire pour ne pas lancer la mode merguez grillée, crème pour les mains et le visage une fois de temps en temps lorsqu'il n'a rien d'autre à faire, mais à part ça... De toute façon, il n'a pas vraiment besoin de faire d'efforts pour préserver une jolie silhouette. (ndla qui bave à mort sur son clavier : Oh que non ! )

Relevant la tête sur le visage paisible du petit ange, L'Elu reste un moment à le contempler. La petite créature paraît transfigurée. Ses traits son détendus, son visage plus fermé et pourtant plus ouvert, en une expression d'abandon un brin joyeux, déjà plus optimiste que celle vue la première fois dans ses yeux, d'une rare beauté soit dit en passant. Etrangement, c'est chez les personnes les moins mises en valeur que l'on trouve des choses hors du commun...

Posant ses coudes sur ses genoux et logeant son menton dans ses paumes, L'Elu regarde dormir un adorable petit ange, battu presque à mort durant sûrement des années.


( à suivre… )

Bon, c'est un petit chapitre ( 8 pages). Le suivant arrivera dans pas longtemps. Je travaille sur les autres fics. Désolée de tout ce temps. Ce sont les vacances, normalement j'aurais plus de temps.

J'espère qu'il vous plait quand même.

Gros bisous à tous et à toutes !

Shin'