Disclamer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling à qui je remercie de bien vouloir me les prêter le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore !

Rating : M (on va essayer de citronner !)

Avertissement : Ceci est un slash, et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !

Note de l'auteur : Je suis à la recherche d'une Beta Correcteur car je ne suis pas doué en orthographe. J'ai beau me relire, il y a surement des fautes que je ne vois pas. Merci d'avance ! De plus, je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du Mpreg.

Un grand merci à Evandarkmaga. J'espère que la suite te plaira.


Chap 2 :

Ronald Weasley se retourna dans le lit ou il était allongé, et soupira. A travers une fenêtre, la lune éclairait la chambre. Il pensait à son meilleur ami.

Comment faisait-il ? Son destin était de tuer ou d'être tué. Et malgré cela, il se comportait comme si ce n'était rien, comme si il s'agissait d'engloutir une tonne de tarte à la mélasse. D'accord, parfois quand il rentrait le soir après les cours spéciaux, il était épuisé, ou encore à certains moments, quand il pensait que personne ne le regardait, il semblait abattu. Mais durant le reste du temps il paraissait aller bien.

« Paraissait » car il connaissait son ami. Il savait qu'il bouillait à l'intérieur de lui, que tout son être criait l'injustice. Ce n'était pas pour ça qu'il le criait sur tous les toits. Ce n'était pas pour ça qu'il se sentait supérieur aux autres. Non, Harry Potter essayait de se fondre dans la masse. Son futur était incertain ?, Ok, il profitait de chaque seconde que le temps lui permettait avec ses amis. Et c'est ça que Ronald Weasley appréciait. C'est vrai, on avait beau le considérer comme un simplet qui adorait manger, ou encore comme un énième fils de Weasley, mais il aimait Harry.

Oui, il aimait. Oh, pas du même amour que sa mère éprouvait pour son père, mais il l'aimait. Il ne voyait pas son avenir sans sa présence à ses côtés.

Harry n'était pas près de lui car il était le frère d'un des autres Weasley. Non Harry se trouvait à ses côtés car il était lui, Ronald, celui avec qui il faisait des batailles d'oreiller, celui avec qui il rigolait pour un rien, celui avec qui il se disputait pour mieux se réconcilier ensuite.

Et rien que pour ça, Ronald sera toujours à ses côtés.

Quoi qu'il arrive. Même si cela signifiait qu'il risquait de mourir.

Ronald poussa un autre soupir.

-J'espère que c'est pour moi que tu soupire, fit une voix douce derrière son dos.

La personne à qui appartenait la voix se mit à lui faire des bisous sur ses épaules tout en rapprochant leur corps. De ses mains, il lui caressa les tétons déjà tendus, ce qui fit gémir Ron.

Celui-ci ferma les yeux et dit en souriant :

-Je suis désolé de te décevoir, mais tu n'es pas le centre du monde…Mhmm

-Je ne suis peut-être pas le centre du monde mais je suis censé être le centre du tiens…

Ron se retrouva alors sur le dos. La personne qui partageait son lit se mit au-dessus de lui, et commença à lui mordiller ses tétons.

-Tu l'es…. Arrêtes … Non, il faut…

Une langue caressa son ventre et s'arrêta sur son nombril. Au prix d'un grand effort, le rouquin réussit a renversé la personne qui ne l'écoutait pas et dit en lui bloquant les mains au-dessus de sa tête :

-Je dois retourner au dortoir et dormir un peu. Alors laisse-moi partir sinon…

-Sinon quoi, Choucky ?

-Arrêtes avec ce surnom ridicule !

Ron quitta le lit et commença à chercher son pantalon.

-Pourquoi ? Tu sais bien que je l'adore. Ce n'est pas de ma faute si t'es…

-Je t'ai déjà dit que je le déteste. Dit Ron tout en enfilant le fameux pantalon. Est-ce que moi je t'appelle autrement que ton prénom ?

-Justement, j'aimerai bien que tu me trouve un surnom rien qu'à moi…

-Stupide ! Tes parents ont déjà fait le travail. Il est bien ton prénom.

Ron enfila son tee-shirt.

-Je sais ça. Mais j'aimerai que mon petit ami m'appelle autrement.

-Et bien ton petit ami ne veut pas… Et arrête de faire cette tête, ça ne te va pas du tout.

Il se pencha, lui fit une bise et se dirigea vers la porte.

-Choucky ! Quand est ce que l'on se revoit ?

-Tant que tu m'appelleras comme ça, jamais.

Et Ronald Weasley sortit.

OoooOoooO

-Qu'est-ce qu'il y a, Ron ? Demanda le meilleur ami de celui-ci.

-Hein ?

Ron regarda autour de lui. Ils étaient arrivés devant la porte du cours de défense contre les forces du mal. Il regarda ses camarades de dortoir sans comprendre. Il avait fait quelque chose de mal ?

-Tu es dans tes pensés depuis tout à l'heure, lui dit Hermione qui se tenait à ses côtés.

-Ah, bon ?

-Allez, Ron, comment s'appelle-t-elle ? Lui demanda Seamus avec un sourire espiègle.

-Hein ? Mais de quoi tu parles ? Demanda Ron surpris.

-Oh allez, Ronnie! S'exclama Dean en lui mettant le bras autour du cou, ne nous cache rien, on est tes potes, non ?

-Mais lâchez moi ! Vous estes fous ! Qu'est-ce qui vous arrive ?

Devant ses amis qui se moquaient de lui, Ron s'écria :

-Mais arrêtez ! Expliquez-moi ce qui se passe !

-Laisses, Ron. Lui dit Neville en souriant. Ils pensent que comme tu étais à des années lumières de nous, que tu pensais à une fille.

Ron rougit et s'écria :

-Quoi ?! Mais vous este cingles !

Tandis que Ron essayait de convaincre ses amis, le professeur Jackson ouvrit la porte pour faire entrer les élevés.

-Entrez, je vous prie. Ou sont les autres ? Demanda-t-il en regardant les gryfondors. Où sont vos camarades serpentard, expliqua-t-il en voyant leur air surpris.

-Ben, on ne les a pas vu monsieur, dit Neville

Ron regarda autour de lui. C'est vrai que Malefoy et sa clique n'étaient pas dans la Grande Salle ce matin. Eux qui sont toujours à l'heure…

-Ils arrivent ! S'écria Parvati Patil en pointant du doigt le couloir.

En effet, un groupe d'élève se déplaçait vers eux. Drago Malfoy en tête auprès d'une Pansy Parkinson qui lui agrippait le bras droit, suivait ensuite Théodore Nott et de Blaise Zabini qui les encadraient, puis venait Vincent Crabbe et Gregory Goyle.

Harry Potter déglutit péniblement en les voyant arrivés. Ce matin encore, il avait…. Il ferma les yeux et détourna le regard. Il fallait qu'il se ressaisisse ! Ce n'était que Malefoy, après tout : un insupportable blond peroxydé qui prenait toujours les gens de haut et qui ressemblait fort à une fouine… Oui mais avec un corps bien sculpté dut à l'entrainement de Quidditch, des cheveux plaqués en arrière avec du gel que l'on a envie de décoiffé afin de les laisser au vent une bouche que l'on a envie de manger et ses yeux… Non, vraiment, Harry n'en pouvait plus. Il entra dans la salle en fronçant les sourcils.

Le professeur lui adressa un petit sourire et s'effaça en incitant les éleves de rentrer.

-Excusez-nous, Professeur, nous étions avec le professeur de potion, dit Drago en arrivant devant la porte, et en lui tendant une feuille.

-D'accord, dit le professeur Jackson en lisant le mot d'excuse de son collègue. Entrez.

Il ferma la porte après le dernier élève.

OoooOoooO

-Ouah, c'était dur ! Comment veux-tu lancer un sort sans le dire ? Demanda Ron.

Ils étaient dans le couloir qui les menaient vers les cachots, et ils venaient de quitter le professeur Jackson qui leur avait fait un cours sur les informulés.

-C'est très intéressant lors d'un duel, lui répondit Hermione. Je pense qu'avec de la pratique, ce sera beaucoup plus facile.

-Allons, Mione, même toi tu n'as pas réussi !

-Ce n'est pas parce que je n'y arrive pas que je vais abandonner comme toi Ron, répliqua la jeune fille vexée.

-Je ne vais pas abandonner, puisque on a un parchemin de vingt centimètre à faire là-dessus !

-Mais qu'est-ce que j'entends ? fit une voix trainante derrière eux. Weasley reconnait enfin que les cours de Poudlard ne sont pas de son niveau et décide de nous quitter ?

-Toi, la fouine, on ne t'a pas sonné. Lui répondit le rouquin sans se retourné.

-Et toi, Belette, tu ferais mieux de retourner auprès de ta maman car elle risque de nous pondre encore des petits si elle ne vous voit pas à ses côtés. Et n'oublie pas de ramener Potter avec toi, étant donné qu'il n'a pas de parents, je suis sûr qu'il sera content. N'est-ce pas Potty ?

Harry, qui jusque-là, s'était efforcé de ne pas le regarder se retourna et le fusilla du regard. Il répliqua, malgré le regard suppliant d' Hermione qui lui demandait de ne pas répondre et de laisser tomber :

-Au moins chez eux, ils savent ce qu'aimer veut dire. Ils ne sont pas comme chez toi ou l'on aime avec des doloris, ou encore en des imperiums.

Drago Malefoy vit rouge. Il n'en montra rien, en bon Malefoy cela va de soit, mais il s'approcha de sa Némésis et, avec un sourire, lui dit d'une voix si basse que seul lui pouvait entendre en lui mettant la main sur son épaule:

-Et toi, Potter, As-tu aimé ce qui s'est passé l'autre nuit ?

Harry Potter n'en revenait pas. Malefoy osait se moquer de lui. A l'heure actuel, tout serpentard devaient être au courant de cette fameuse nuit et devaient se moquer de lui derrière son dos. Comment avait-il osé ? Comment avait il put faire ça ? Il serra les poings. Ce sale blondie peroxydé n'avait aucune morale. Jusque ou irait-il pour l'humilier ? Oh Merlin, qu'est-ce qu'il le détestait !

-Harry, Arrêtes !

Ledit nommé sursauta. Il regarda atour de lui et constata avec surprise que les élèves s'étaient écartés de lui. Ron et Hermione semblaient faire barrage de leur corps comme si ils voulaient les protéger.

Oui mais de quoi ?

Il chercha Malefoy des yeux et ce qu'il vit lui glaça le sang. Le jeune homme était étendu par terre, se protégeant le visage avec une main qui avait bruni comme si elle était brûlée et le regardait avec une expression effrayé.

Qu'est ce qui s'était passé ? C'est lui qui avait fait ça? Il regarda les yeux de Drago et en y voyant la peur, il se déplaça. Sans qu'il s'en rende compte, Harry était à genoux à ses côtés et touchait sa main brulé.

-… Je ne voulais pas…. Lui dit-il d'une voix basse en lui remettant les mèches de ses cheveux qui étaient tombés sur son visage, je ne le voulais pas…

Il lui donna une légère bise sur les lèvres et répéta:

-Je ne le voulais pas, je…

-Écartez-vous de lui, Monsieur Potter.

Severus Rogue venait d'arriver en compagnie des professeurs McGonagall et Jackson. Celui-ci se pencha sur Harry et l'aida à se relever. Il jeta un coup d'œil à Drago qui était toujours en état de choc.

-Ne t'en fait pas, il va s'en sortir, lui dit-il d'une voix basse en l'emmenant vers ses appartements. Viens avec moi.

Voyant le geste de son élève pour se dégager, il insista :

-Le professeur Rogue s'occupe de lui, et puis je ne pense pas que tu veuilles que tout le monde sache pour vous deux, n'est-ce pas? C'est trop tôt, tu ne crois pas?

Harry le regarda surpris et se laissa emmener.

OoooOoooO

-Tiens bois ça, cela va te faire du bien.

Harry Potter regarda la tasse que lui tendit son professeur.

-Arrêtes de t'inquiéter, Harry, c'est juste un thé à la camomille pour te calmer. Tu peux avoir confiance en moi.

Ils étaient dans les appartements du professeur Jackson. Harry était assis sur un fauteuil tandis que son professeur s'installait en face de lui sur un canapé trois places. La pièce était chaleureuse. Les murs étaient de couleur crème et les étagères accueillaient des divers figurines que le maitre des lieux avait ramassé de çà et là durant ses voyages autour du monde. Un feu de cheminée réchauffait la pièce.

L'élève prit le vert et but une gorgé.

-Comment savez-vous ?

-Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je….

-Non… Comment savez-vous que…. Moi et Malefoy, on….

-Oh, ça. Cela saute aux yeux.

-Cela saute aux yeux ?

-Oui, vos disputes inter maison n'est qu'une couverture… N'est-ce pas ?

-Malefoy et moi, on ne sort pas ensemble.

-Ah bon ? Mince, j'en étais persuadé.

-Vous savez quelque chose que j'ignore n'est-ce pas ? Demanda Harry en déposant sa tasse sur la table basse.

-De quoi tu parles ?

-Tout à l'heure, vous aviez dit que c'était trop tôt pour….

-Oh, ça ? Le coupa le professeur. C'était pour que tu me suives sans faire d'histoire.

Harry le regarda dans les yeux et dit d'une voix ferme :

-Je ne sors pas avec Malefoy.

-Je te crois, si tu le dis. Bon et si on parlait de ….

Le professeur fut interrompu par des coups frappés à la porte.

-Entrez, dit-il.

Le professeur Dumbledore ouvrit la porte et entra suivit du professeur McGonagall, du professeur Rogue, de Ron et d' Hermione.

-Bonjour monsieur le directeur, je vous prie entrez et prenez place, dit en se levant Jackson et en faisant apparaitre plusieurs chaises autour de lui.

-Merci, Steven, dit Dumbledore, en s'asseyant en face d'Harry qui fut bientôt encadré par ses deux amis de toujours.

Il fit apparaitre un service de thé avec des gâteaux et une corbeille de bonbon aux citrons. Il sourit à Severus qui lui lança un regard noir.

-Harry, comment te sent tu ? demanda-t-il d'une voix douce.

-Je ne sais pas…. Que s'est-il passé ? Comment va Malefoy ?

-C'est maintenant que vous vous inquiétez ? demanda d'une voix glaciale Rogue.

-C'est normal qu'il ne sache pas ce qu'il s'est passé, étant donné que je l'ai ramené ici, lui répondit le professeur Jackson.

-Monsieur Malefoy va bien, il n'a rien de grave, mais pour plus de sécurité, Pompom a décidé de le garder à l'infirmerie jusqu'à demain, dit le directeur de l'établissement. Mais toi Harry, tu peux me dire ce qui s'est passé ?

-Je ne sais pas, monsieur…

-Peut-être que Monsieur Weasley ou Mlle Granger ici présents le savent, étant donné que vous êtes inséparables, dit Severus.

-Monsieur Weasley ? demanda le professeur de métamorphose.

-Ben… On a pas bien compris ce qui s'est passé…

-Mais encore ? Insista Rogue comme s'il parlait a un enfant.

-Malefoy a provoqué Harry….

-Qui, bien entendu, n'avait rien fait, poursuivi Severus avec un sourire moqueur.

-Severus ! Laissez-le parler enfin ! reprocha McGonagall.

-Malefoy a dit quelque chose a Harry que personne n'a entendu, repris Hermione, et là…

-Que s'est-il passé ? demanda Dumbledore

-Un halo de lumière rouge est sorti de toi, mec, dit Ron en regardant Harry, C'est comme si… toute ta magie t'avait échappé… Et ton visage… t'était tellement en colère que t'a expulsé Malefoy d'un regard.

-Il a expulsé monsieur Malefoy d'un regard ? Demanda McGonagall.

-Oui répondit Hermione. Seul Malefoy a été expulsé. Nous autres avons reçût la magie d'Harry comme un grand souffle de vent.

-Comment est-ce possible, Albus ? Demanda Minerva.

-De la magie sans baguette. Expliqua calmement Steven Jackson.

-De la magie sans baguette ? C'est quoi ? demanda Ron.

-Contrairement aux sorts informulés ou il faut une baguette pour les réalisés, la magie sans baguette, ou magie instinctive, se réalise par la volonté de la personne. Il faut avoir une grande puissance pour la maitrisé, expliqua le professeur.

-De la magie sans baguette, répéta Dumbledore en se caressant la barbe. Harry te rends-tu comptes de ce que cela veut dire ?

-… Que la prophétie dit vrai ?

-Une prophétie est toujours vrai, Harry. Non, cela veut dire que tu as une chance de battre Voldemort. Il se sert de la baguette pour tout, alors que toi, même désarmé, tu restes fort. Même moi, je ne maitrise pas cette magie (1). Steven, la maitrisez-vous ?

Le professeur de DCFM garda un silence avant de répondre :

-Je pense pouvoir la pratiquer.

-Vous pensez ? Demanda Severus avec un rictus aux lèvres.

-Alors, pouvez-vous enseignez cette magie a notre jeune ami ? Dit le directeur en ne tenant pas compte de la remarque du professeur de potion.

-Bien sûr, répondit-il en souriant.

-Et nous, on peut l'apprendre ? demanda Hermione

-Si vous le voulez, cela ne me dérange pas.

-Bon, dit Dumbledore en se levant, puisque tout est dit, je vais retourner dans mon bureau. Severus, Minerva, vous venez ?

Les deux professeurs se levèrent.

-Prenez des bonbons aux citrons les enfants, ils sont très bons, dit le directeur en quittant la pièce.

OoooOoooO

Drago Malefoy, qui se trouvait sur un lit de l'infirmerie, soupira et regarda sa main. Depuis quand Potter était devenu si fort ? Comment avait-il fait ? Bien sûr, il savait que son ennemi s'entrainait. Il l'avait déjà surpris avec des cicatrices au petit déjeuner que Granger ou Pomfresh faisait disparaitre surement à l'aide d'une potion. Il le savait, il avait eu les même après un entrainement avec son père ou son parrain durant les dernières vacances.

Mais jamais il n'avait réussi à faire ça.

Drago regarda sa main. Il bougea ses doigts. Sa main avait été brûlé. Cette même main qu'il avait posé sur l'épaule d' Harry, alors qu'il lui demandait….

Le jeune homme ferma les yeux.

Sa main avait été brûlé. Et lorsque Potter s'en était rendu compte, il l'avait touché et avait diffusé une chaleur bienfaisante. Depuis, sa main était comme neuve. Comme si il avait rêvé la brulure... Potter l'avait brulé et l'avait guérit sans avoir recours à sa baguette.

Depuis quand le Balafré faisait de la magie sans baguette ? Cette magie était si rare qu'elle était rarement nommée dans les livres. Seuls, quelques sorciers le pratiquaient. Et même ça ce n'était pas très sûr. On disait que pour pouvoir pratiquer cette magie, il fallait être très puissant.

Cela voulait dire que Potter était puissant ? Cela expliquait alors la raison pour laquelle il avait réussi à battre Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom lorsqu'il avait un an.

Drago se gratta la tête. Donc c'était pour cette raison que le vieux papy le surprotégeait ? Si Potter avait réussi à vaincre Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom une fois, il le refera sans doute une deuxième fois. Cela expliquait ses entrainements. Donc cela veut dire que le camp de son père allait perdre ?

Il respira calmement. Un Malefoy ne perd jamais. Il est toujours du côté des gagnants. Potter allait gagner. Et même si cette tête de mule n'était pas prés, il serait là pour l'épauler.

A cette pensé il écarquilla ses yeux. Serait-il là pour épauler Potter ?

Il toucha ses lèvres au souvenir du rapide baiser que cette andouille lui avait donné. Devant tout le monde en plus. Bon cela avait été tellement rapide qu'il était sûr que personne ne l'avait vu. De toute façon si c'était le cas, ses amis lui auraient demandé des explications lorsqu'ils étaient venu le voir tout à l'heure.

La porte de l'infirmerie sur un jeune homme brun aux yeux vert qui le regardait avec un air triste.

-Que fais-tu ici, Potter ?

Le jeune homme s'approcha du lit du malade et s'assit sur la chaise qui se trouvait à côté.

-Je suis venu te demander pardon, dit-il d'une petite voix.

-"Pardon" ?! Et de quoi exactement ? De ne pas m'avoir envoyé six pieds sous terre ?

-...Tu sais que je ne voulais pas te tuer.

Drago ferma les yeux en soupirant.

-Comment tu as fait ?

-Je n'en sais rien.

Harry passa sa main dans ses cheveux. Il n'avait pas de cours particuliers cette nuit. Et comme il n'arrivait pas à dormir, il avait décidé de rejoindre Malefoy après avoir vérifié sur la Carte des Maraudeurs, qu'il était bien seul. Déjà qu'affronter Malefoy seul était une épreuve mas l'affronter avec toute sa garde rapprochée… Non merci, il n'en avait pas la force.

Pas ce soir.

-Tout ce que je sais, poursuivit-il, c'est que je ne voulais pas te blesser… Je ne me suis pas rendu compte de mes gestes. La seule chose qui m'intéressait était d'effacer la peur que je lisais dans tes yeux…

-"Peur" ?! C'est ce que tu croyais ? Que j'ai eu peur de toi ?

-Je ne veux pas que tu me craignes, Malefoy. Je ne….

-Bien sûr que je n'ai pas peur de toi triple andouille ! Je suis ton ennemi, idiot !

-Je ne te considère pas comme mon ennemi, lui répondit Harry d'un ton las.

Il eut un silence dans la pièce. Drago le regarda avec un regard froid. Il n'était plus son ennemi ? Qu'est-ce que c''était ce bordel ?

-Je vois, dit-il d'une voix froide. Si je ne suis plus ton ennemi, c'est que je ne suis plus digne de ton intérêt, Potter ? Peut-être que si j'avais la marque des ténèbres sur le bras…

-Si tu deviens mangemort, tu ne m'intéresseras plus, Drago.

Devant le silence qui de son interlocuteur, le jeune homme brun s'expliqua en le regardant dans les yeux.

-Les mangemorts ne sont rien à mes yeux. Ce sont seulement des larbins au service de Voldemort. De plus je croyais que les Malefoy n'étaient au service de personne. Si tu portes la marque, tu seras non seulement son serviteur, mais en plus il aura le pouvoir de vie ou de mort sur toi.

-Donc, si je suis ton raisonnement, seul Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est ton ennemi, c'est ça ?

-Voldemort, Drago, il s'appelle Voldemort. Et non, ce n'est pas mon ennemi. C'est un monstre que je dois…

Harry s'arrêta en se rendant compte de ce qu'il disait.

-Tu dois quoi, Potter ? Qu'est-ce que tu crois ? Que tu peux le tuer ? Tu crois réellement que tu es l'Élu ? Je te savais stupide, Potter, mais pas à ce point, dit le blond en riant. Et comment comptes-tu faire pour le tuer ? En aidant la veuve et l'orphelin ?

-Laisse tombé, Malefoy. Saches seulement que j'ai plus peur de toi que de lui.

Drago le regarda surpris. Face à ce regard, Harry sourit et dit :

-Tu me connais, Drago. Si tu veux me tuer, tu seras comment faire. Regarde ce qu'il s'est passé cet aprèm, en une phrase tu m'as fait sortir de mes gonds… Alors que Voldemort ignore tout de moi. Je pourrais déjouer les pièges qu'il….

-Tu… as…Tu as peur de moi…

-Non, je n'ai pas peur de toi, Malefoy. Ne prends pas tes rêves pour des réalités. Je dis seulement, qu'entre vous d'eux je me méfierais plus de toi que de lui. Je sais comment procède Voldemort, comment il pense, si tu veux, mais toi, j'ai beau te connaitre, je ne sais pas ce que tu me réserve.

Harry s'était levé.

-Je vais te laisser, il se fait tard, et je ne veux pas que Pomfresh me trouve ici.

-Euh… Potter…

-Harry, je m'appelle Harry.

-... Je ne me moquais pas de toi tout à l'heure.

Harry le regarda surpris : Drago Malefoy rougissait !

-Je…Je voulais réellement savoir si….

-J'ai adoré, Drago.

Le jeune homme blond releva la tête qu'il ne se souvenait plus d'avoir baissé et eut le temps d'apercevoir le rougissement du visage de son interlocuteur avant que celui-ci ne quitta la pièce.

OoooOoooO

Ronald Weasley ne dormait pas. Il repensait à la journée qui venait de s'écouler. Harry savait faire de la magie sans baguette. Et ce Halo magique qui était sorti de lui. Il savait qu 'Harry était fort, mais ne se doutait pas qu'il était si puissant ! Et tout ça pour une phrase que Malefoy lui aurait dite ?

Il se souvient de la colère de son ami. Cette phrase devrait être horrible. Malefoy avait il insulter ses parents ? Non, il l'avait déjà fait auparavant, et Harry avait toujours du répondant. Jamais il n'avait perdus sa magie de cette manière. Est-ce que cela avait un rapport avec le baiser ?

Oui, Ronald avait vu Harry embrasser son ennemi de toujours, Malefoy. Oh c'était un baiser rapide qu'il avait cru qu'il avait rêvé mais il se souvient de la peine dans les yeux de son ami lorsqu'il avait vu le blond au sol, et ses gestes lorsqu'il était partit le rejoindre.

Que c'était-il passé ? Harry sortait avec la Fouine ? Leur ennemi de toujours ?

-Choucky…. Tu penses encore à ce qui s'est passé cet aprèm ?

Son interlocuteur le prit dans ses bras.

-Arrêtes avec ce surnom, il est ridicule, répondit-il en se dégageant.

-Potter a perdu la tête, tu sais. Qu'est-ce qui lui a pris ? Il aurait pu blesser quelqu'un !

-Il n'a blesser personne : Malefoy n'a rien !

-Tu aurais pu être blessé, Choucky, tu te trouvais à ses coté !

-Je n'ai rien, et puis Harry ne me ferait jamais de mal !

-Il a intérêt car sinon, survivant ou pas, il aura affaire a moi.

Ron sourit et dit tout en regardant son interlocuteur :

-Tu tiens à moi ?

-Idiot !

Sur ce, la personne l'embrassa. Ron gémit. Décidément, c'était toujours pareil. Il suffit qu'il touche les lèvres de son interlocuteur pour qu'il fonde.

-Choucky…

-Mhmm ?

-Que se passe-t-il entre Potter et Malefoy ?

-De quoi tu parles ?

-Tu n'as pas vu la manière dont il s'est approché de lui ?

-...Non… Harry a dû comprendre ce qui s'est passé et s'est inquiété, c'est tout.

-Il réagissait comme s'il venait de casser son jouet préférer.

-Arrêtes, tu dis des bêtises… Malefoy, le jouet d'Harry ?

-Bien sûr que non…Je dirais plutôt Potter, le jouet de Malefoy.

-On parle de Drago Malefoy et d'Harry Potter, là. Les pires ennemis que Poudlard n'est jamais connu depuis Godric Gryffondor et Salazar Serpentard eux même !

-Taratata, Choucky… Regarde-nous…

Ronald Weasley regarda son interlocuteur et soupira. Il fallait vraiment qu'il parle à son meilleur ami.

OoooOoooO


(1) : Je ne sais pas si Dumbledore pratique de la magie sans baguette. Pour ceux qui sont choqué de cela, dans cette fiction, il n'en n'est pas capable.