Disclamer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.
Rating : M (on va essayer de citronner !)
Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !
Note de l'auteur : Je suis désolée d'avoir mis du temps à poster ! Tout ça, c'est la faute de Séphiroth ! Je vous assure ! Je me suis demandée plusieurs fois pourquoi je l'ai créé… Un coup, il était trop horrible, un autre trop mielleux… Bref, j'ai réussi à le mener là ou je voulais l'amener et j'espère qu'il vous plaîra.
En lisant une fic d'EliH (elle en a écrit plusieurs et sérieusement, allez la lire, elle en vaut vraiment le détour !) dont le titre est « C'est le mien » (C'est ma préférée, elle n'est pas encore fini mais elle promet !), j'ai constaté qu'elle vantait les mérites de sa « Super Beta », phenixmiyavi et que j'ai contacté pour un futur projet et qui a bien voulu nous rejoindre, Llyorena et moi, pour l'Héritier !
Donc ce chapitre a été doublement corrigé (merci les filles !) et j'espère qu'il vous plaira.
R.A.R :
brigitte26 : Je tiens à te rassurer : Harry ne mourra pas. Enfin, il sera toujours vivant à la fin de cette fiction. Après… Mais je ne suis pas fan des Deathfics donc tu n'as rien à craindre. Et puis tu crois que ses proches ne vont rien faire maintenant qu'ils sont au courant ? Car c'est là qu'est la différence. A l'époque de Gabriel, personne ne soupçonnait l'état de santé du grand Héros et donc personne n'a pu agir.
Evandarkmaga : Je vais faire en sorte que cette histoire te captive encore un peu…. Et ne t'en fais pas pour Harry, je ne peux pas le séparer de Drago…
EliH : Comment ça tu me déshérites ? Mais… je tiens à mon héritage, moi ! Bon voilà la suite. J'espère qu'elle va te plaire !
Mahiora : Je suis désolée d'avoir coupé là mais il le fallait. Voici la suite et j'espère qu'elle te plaira !
Adenoide : C'est sur cette idée que j'ai fait cette histoire. Mais ne t'en fais pas, je ne fais pas de Drama (enfin pas encore) et je te promets que tout va s'arranger.
F.F.F. : En fait, tu as tout compris ! Le prof de DCFM est bel et bien jeune. Je l'ai même imaginé plus jeune que tu le dis ! Mais n'oublie pas, ce n'est qu'une apparence. Gabriel a la cinquantaine passée. Quant à son fils, il est devenu Mage noir jeune, oui et j'insiste là-dessus. Tu verras plus tard…
77Hildegard : Merci pour tes reviews. J'essaie d'écrire des histoires que j'aimerai lire moi-même. Quant à Ron, je suis contente qu'il te plaise. J'en avais assez de le voir soit jaloux au point de devenir l'ennemi d'Harry ou trop con. Je voulais lui donner une autre personnalité. Tu vois je l'aime tellement que je le fais souffrir… Mais je vais me faire pardonner, je lui promets de belles scènes. En fait, à la base, Gabriel n'est pas venu changer véritablement le futur…. C'est l'arrivée de Séphiroth qui va tout chambouler donc il y a de fortes raisons que Harry ne développe pas de cancer… (J'ai plutôt intérêt que ce soit le cas sinon je vais me faire tuer !) Oui, un sorcier est normalement à l'abri des maladies moldues mais je te promets que tout va être expliqué plus tard. Et si Gabriel dit le nom du Mage noir lorsqu'Harry développe ses pouvoirs c'est qu'ils se ressemblent tant, à tel point qu'il croit le voir lui. Quant à celui-ci… et ben, je te laisse le découvrir !
emodu59 : Ta review m'a trop fait rire ! Mais je te promets, je tiens à garder tous mes lecteurs donc tout va bien se finir… Merci de me lire, voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira !
shoupito : Je suis contente que ma fic te plaise ! Voilà la suite.
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Chapitre 11
Ronald Weasley se trouvait dans sa salle commune. Il faisait son devoir de sortilèges qu'il devait rendre pour lendemain mais il n'était pas concentré.
Il ferma les yeux. Il ne savait plus quoi faire. Si cela continuait ainsi, le monde entier aurait peur de son meilleur ami. Au début, il comprenait sa peine et pardonnait ses réactions mais ce matin… Ce matin, son ami avait blessé un élève devant tout le monde, le sourire aux lèvres, Harry Potter avait pris plaisir à la torture.
Demain, le monde sorcier serait au courant et en ferait un Mage noir au même niveau que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.
Mais il connaissait Harry. Jamais il ne s'associerait au Mage noir actuel. Il le tuerait, oui, mais il prendrait sa place. Et comme il le connaissait, il savait qu'il serait pire que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.
Et lui dans tout ca ? Il s'était juré de toujours être auprès d'Harry. Devrait-il rester à ses cotés sans rien dire et le laisser sombrer dans le chemin qu'il empruntait ?
Il revit les larmes d'Hermione. Jamais elle ne suivrait Harry sur ce chemin. Elle le combattrait de toutes ses forces, même si cela lui brisait le cœur.
Non, il ne choisira pas entre son amitié pour Hermione ou Harry. Ils avaient toujours fait les choses ensemble alors pourquoi cela devrait cesser ? N'étaient-ils pas le Trio d'Or ?
Il était d'accord avec la jeune fille, il ne voulait pas emprunter ce chemin. Il ne voulait pas qu'Harry emprunte cette voie. Alors il se devait de l'arrêter… Mais comment ? Seul Malefoy avait ce pouvoir !
Merlin ! La cause du comportement de son ami était aussi la solution ! Il suffisait de le faire revenir avant qu'Harry ne perde réellement les pédales… Oui mais où était-il ? Depuis trois semaines maintenant, il ne donnait pas signe de vie. Avait- il changé d'avis et s'était-il mis au service de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ? Non, cela ne collait pas… Il tenait trop à Harry. Alors, que s'était-il passé ? Peut-être que son père ne supportait pas de le voir avec le brun et le séquestrait au manoir…
Il fallait qu'il parle à son ami.
Ron se leva, rangea ses affaires et se rendit à son dortoir. Comme il le pensait, il trouva le brun allongé sur son lit, les mains derrière la tête et les yeux rivés au plafond.
Le rouquin soupira et s'approcha de lui.
- Harry, ca va ? Tu as loupé une journée de cours… Hermione t'a pris des notes…
- …
Ron s'assit sur le lit. Il regarda son ami et dit :
- Ecoutes, tu ne peux pas continuer comme ça, tu va devenir fou et tu va me rendre fou… On doit faire quelque chose…
- …
- Tu sais, je pensais à tout ce que l'on a vécu jusqu'à présent… C'est vrai, quoi… Il nous arrive toujours un truc, chaque année… En première année, on devait trouver le secret de la pierre philosophale, en deuxième, découvrir ce que refermait la Chambre des Secrets, en troisième, on a rencontré Sirius et Remus, en quatrième, il y a eu le Tournoi des Trois Sorciers et en cinquième, on a eu Ombrage… Et tu sais ce que toutes ces années ont en commun ?
- …
- Nous étions toujours ensemble, Harry. Bien sûr qu'il y a eu quelques disputes ou des tâches que tu as dû effectuer seul mais nous n'étions jamais loin… Et même si Hermione n'était pas toujours d'accord avec toi, elle était toujours à tes cotés à te soutenir… Cette année n'est pas différente des autres, Harry. On a découvert l'amour, toi avec Malefoy, Mione avec Charlie et moi avec… Bref, malgré ca, on est toujours les mêmes, n'est-ce pas ?
- …
- Malefoy a disparu, c'est de ça dont il s'agit ? Ok… Dis-moi ce qu'on attend pour partir à sa recherche ?
Harry Potter le regarda enfin. Avait-il entendu ce qu'il avait cru entendre ?
- Tu… Tu veux qu'on parte… à sa recherche ? demanda-t-il d'une voix rauque.
Ron sourit. Il avait réussi à attirer son attention.
- Je pense que c'est ce que tu auras fait si j'étais à ta place, Harry. Mais le plus important, c'est que je suis en train de te perdre… Et ça, tu vois, je ne le supporte pas.
- Ron…
- On va attendre la sortie à Pré-au-Lard, samedi prochain pour pouvoir nous éclipser sans que personne ne se doute de rien mais tu devras me promettre de ne plus effrayer les autres élèves, Harry.
- Je ne les effraie pas… Ce sont eux qui me fuient comme si je puais à des kilomètres à la ronde !
- Tu les effraies, Harry. Tu es imbuvable et tu ne prêtes attention à personne.
- Lorsque tu seras à ma place, tu viendras me voir… Lorsque tu auras perdu ton amour, on reparlera de mon comportement…
- J'ai perdu mon amour, Harry. Il est vrai que toi, tu ne peux pas voir le tien et tu ne sais pas où il est mais tu sais ce qu'il éprouve pour toi… Et lorsque tu l'auras retrouvé, vous filerez le parfait amour alors que moi… Moi, j'ai beau le voir tous les jours, peu importe ce que je fais, il ne me regardera plus. Et contrairement à toi, je ne suis pas odieux avec mes camarades, Harry.
- Ron…
-Tu as fait pleurer Hermione ce matin, Harry. Je veux que tu t'excuses auprès d'elle. On t'aidera à retrouver Malefoy. Je sais qu'il est important pour ta magie mais je t'en prie, calme-toi avec les autres élèves… Samedi est dans deux jours, ne fais rien que tu ne ferais si Malefoy était à tes cotés. Peux-tu me promettre ça ?
- D'accord…
- Bien… N'oublie pas, tu dois aller à tes entraînements ce soir…
- Je ne veux pas y aller… Je vais croiser Rogue… Il va m'énerver et…
- Comporte-toi comme si Malefoy était là, Harry. Je sais que c'est difficile mais il faut que tu apaises ta magie… Si tu veux, Hermione et moi, on assistera au cours ce soir…
- J'aimerai bien…
Ron hocha la tête et se leva pour sortir de la pièce. Mais avant de franchir la porte, il dit :
- Tu es mon frère, Harry. Je ne peux imaginer la vie sans toi à mes cotés. Pour cette raison, je ne te laisserai pas tomber mais sache que je n'hésiterai pas à t'arrêter si jamais tu vas trop loin.
- …
Le rouquin soupira et quitta la pièce tandis que le bun se recoucha et retourna à ses pensées.
Il vivait un cauchemar éveillé. Comment pouvait-on être autant maudit ? Depuis tout petit, le destin s'acharnait sur lui… Il avait perdu ses parents, il était désigné par une prophétie pour tuer un mage noir qui était, à ses yeux, beaucoup plus fort que lui et maintenant… son petit ami avait disparu sans laisser de trace… en le laissant derrière.
Mais on ne pouvait pas disparaître de la surface de la terre sans laisser de trace, n'est-ce pas ? De toute façon, quelque chose lui était arrivée. Jamais Drago ne partirait sans lui. Ron avait raison, ils devaient aller le chercher.
Il se mit à revoir tous ces instants passés auprès de son blond, ces moments qui, pour lui, furent que du bonheur à l'état brut. Il se rappelait de leur première nuit accidentelle, de l'officialisation de leur couple, de l'obstination du refus de son compagnon à l'appeler par son prénom…
Merlin ! Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour l'entendre dire son nom de famille de sa voix traînante qui le caractérisait si bien ! Qu'est-ce qu'il donnerait pour revoir son sourire et ses yeux…
Oui, il serait prêt à tuer pour ca. N'est-ce pas ce que voulaient ceux qui séquestraient Drago ? Bien sûr qu'il savait qui le retenait prisonnier. Qui donc voulait le voir six pieds sous terre ? Qui n'appréciait pas sa relation avec le blond ? Voldemort et son chien Lucius, bien sûr. Il irait chercher Drago et s'il les rencontrait sur son chemin, il ne répondrait pas de ses actes. Il allait leur faire comprendre une fois pour toute qui il était.
Oh, il ne montrerait pas ses ailes. Il l'avait promis à Drago.
En effet, lors de ses cours particuliers avec ses professeurs, il avait appris que sa force se décuplait quand il sortait ses ailes et que celles-ci changeaient de couleur en fonction de ses émotions. Lorsqu'elles apparaissaient, Harry se sentait envahi de magie brute, il ne se contrôlait plus. Quand Drago, qui assistait désormais aux entraînements, l'avait compris, il lui avait fait promettre de ne plus les utiliser. Il avait donc appris à contrôler ses pouvoirs sans y faire appel.
Cette promesse, il ne l'avait pas tenue ce matin. Il était à fleur de peau et ce stupide Serpentard avait craché sur Drago. Il fallait bien qu'il préserve son honneur. Le plaisir qu'il avait pris lorsque l'autre con l'avait supplié de l'épargner… il voulait qu'il souffre, comme il souffrait de son absence… C'était une réaction normale, n'est-ce pas ?
« Tu as fait pleurer Hermione ce matin, Harry. »
Par Merlin ! Mais qu'est-ce qu'il avait fait ? Heureusement que Ron avait osé l'affronter pour qu'il ouvre les yeux, jusqu'ici il n'était sensible qu'à l'absence de Drago. Le rouquin lui avait rappelé une chose qu'il avait omis, dans cette lutte, il n'était pas seul.
Peu importe ce qui arriverait, ce qui se passerait, il serait toujours entouré et soutenu. S'il prenait le chemin des ténèbres, Ron et, sans doute, Hermione l'en empêcheraient.
OoooOoooO
Lord Voldemort était assis dans un fauteuil devant la cheminée de son salon privé. Il ferma les yeux, énervé. Que se passait-il ? Avait-il raté quelque chose ? Avait-il été trahi par son bras droit ? Comment expliquer son absence ? Avait-il découvert sa faiblesse pour son fils ? Et même si c'était le cas, Il devrait s'estimer heureux du futur qu'il offrirait à Drago… Alors pourquoi ?
Il s'était déplacé en personne au Manoir, comme ils en avaient convenu pour le début des vacances mais il n'avait pas pu en franchir les grilles, comme si le foyer des Malefoy était protégé par un bouclier impénétrable.
Rien ne pouvait lui résister, n'était-il pas le plus grand Mage noire que le monde ait connu ? Il se devait de le briser. Il y avait usé toute sa magie, avait essayé celle de ses mangemorts. Malgré tous les sorts, le bouclier ne faiblissait pas.
Aujourd'hui encore, il s'était rendu au Manoir afin de s'en débarrasser mais rien n'y avait fait. La protection était infaillible. La personne qui l'avait mise en place avait déployé une puissante magie… plus puissante que la sienne… Si Lucius avait trouvé une telle personne, il le féliciterait après lui avoir fait comprendre que c'était lui le maître.
Mais ce qui l'énervait par-dessus tout, c'était d'être privé de la présence du dernier des Malefoy.
Par Salazard ! C'était pour lui qu'il voulait passer les fêtes au Manoir. Son obsession pour Drago avait des répercussions néfastes sur son autorité. En effet, il n'avait plus tué personne depuis son enfermement. A cause de lui, Dumbledore et son protégé ne l'intéressaient plus…
Il voulait tant le revoir… son regard froid argenté, son sourcil froncé, sa posture dominante… Il voulait le revoir.
Même si cela devait être la dernière chose qu'il ferait, il tenterait d'en venir à bout. Pour lui… uniquement pour lui.
OoooOoooO
Dans le bureau du directeur, le silence régnait. Chaque personne présente assimilait ce que Gabriel venait de leur révéler.
- Ton fils, dit Remus, le petit-fils d'Harry est le Mage noir de ton époque ?
Gabriel hocha la tête.
- Mais… pourquoi ? demanda Minerva. On parle de la descendance d'Harry Potter… Comment cela est-il possible ? Que s'est-il passé ?
- Je l'ignore…
- Vous ne savez pas ? dit Severus avec sarcasme. Il s'agit de votre fils ! Qu'avez-vous fait pour qu'il devienne un mage noir !
- Je pensais le savoir… mais je me suis trompé… Mon raisonnement ne tient plus la route…
- Gabriel, dit alors Dumbledore, veuillez nous conter toute l'histoire s'il vous plaît, nous ne pourrons vous aider que si nous sommes au courant de tous les détails.
Le blond soupira et dit :
- Etant fils unique, j'ai toujours voulu une famille aussi grande que celle des Weasley. J'ai d'abord eu Tory, mère d'une petite fille, Nathaniel et le petit Kevin, père d'un petit garçon…
J'ai éduqué mes enfants comme je l'ai été. Malheureusement Nathaniel ressemblait à Harry Potter. Il lui était tellement semblable que les gens le prenaient pour le Sauveur. C'est le seul, de tous les descendants de Papa qui parle Fourchelangue. A la différence d'Harry, à Poudlard, il est allé à Serpentard où il excellait en potions. On était tous fiers de lui, surtout Père. Il lui a transmis cette passion. Je me rappelle que, lorsqu'il avait huit ans, pour que tu le prennes au sérieux, Oncle Sev, il t'a fait du polynectar.
Quand il est entré à Poudlard, il était curieux, réservé mais curieux. Il voulait tout faire, tout savoir. Il est vrai qu'il n'était pas très sociable aux yeux des autres mais, à la maison, malgré son statut de cadet, on le sollicitait sur tous les sujets. Et sans le savoir, on en a fait l'ainé aux yeux de tous. Même aujourd'hui, beaucoup considèrent Tory comme la petite sœur de Nathaniel.
A sa sortie du collège, il n'était plus le même. C'était un jeune homme fermé, secret et très distant. Il voyageait beaucoup mais personne ne savait où. Les rares fois où il rentrait, il s'enfermait dans la bibliothèque. Personne ne savait ce qu'il y faisait, excepté Père.
A son entrée à Poudlard, il vénérait son grand-père, cela ne l'était le cas à sa sortie. Il le détestait à tel point qu'il refusait de se trouver dans la même pièce. Après une énième dispute, j'ai voulu comprendre mais la seule chose que m'a dit mon père, c'était que Voldemort avait finalement gagné. Bien sûr, je ne compris pas tout de suite.
Lorsque les disparitions commencèrent, mon père entra dans une colère noire. Je ne l'avais jamais vu comme ca. Il convoqua tous les Aurors et leur demanda de lui retrouver Nathaniel et de le lui ramener. Malheureusement, personne n'y parvint. Une dispute a éclaté entre mon père et moi à cause de ses accusations à l'encontre de mon fils au sujet des disparitions. Il me reprocha d'être aveugle. Selon lui, il essayait de le sauver avant qu'il ne soit trop tard. Comme d'habitude, je ne l'écoutai pas et fis stopper les recherches.
Mon fils était toujours revenu de ses voyages, il suffisait juste d'attendre.
Mais à son retour, le cauchemar avait commencé. Il changeait toujours. Il avait laissé pousser ses cheveux jusqu'aux reins. Son regard… il n'avait plus aucune chaleur, plus aucune douceur. Tout en lui n'était que froideur et noirceur.
Il fit son retour lors d'une réunion importante entre les différents ministres de la magie du monde sorcier qui eut lieu à Londres. Là, accompagné de sa fée, il tua, sous le regard de l'assistance, le ministre anglais et déclara qu'il serait le seul représentant du monde sorcier et que chacun devait lui obéir.
Certains tentèrent de se rebeller mais il les tua tous. Par peur, les autres se mirent à son service. Ainsi Séphiroth se mit à contrôler le monde sorcier.
Il est froid, n'a pas de compassion. Il tue comme il respire… En dix ans, il a fait de notre monde un enfer. Les moldus sont devenus nos esclaves, chacun d'eux porte une puce qui nous permet de les localiser. Personne n'est à l'abri de ses colères. Le seul endroit où l'on peut encore être libre, c'est au Manoir Malefoy où il n'a pas remis les pieds depuis qu'il s'est rebaptisé Séphiroth. La résistance se terre là-bas. Cependant, nous n'y sommes pas à l'abri. Il y a passé ses vacances étant enfant. C'est le lieu où mon père lui a offert Iribessa, la fée qu'il n'a jamais quitté. Il connaissait le château par cœur. Sil voulait s'en emparer, il le pourrait sans problème. Cependant, à mon départ, il n'avait pas encore envahi les lieux.
A cause de mon père.
Drago s'était enfermé dans ses appartements et ne voyait plus personne. Il est la personne que Séphiroth craint le plus. Pourquoi ? Personne ne le sait. Nous l'avons supplié d'aller lui parler et de tenter de le raisonner mais Père ne voulait rien entendre.
Quant à moi, je fis des recherches de mon coté. Je ne supportais pas que mon fils soit devenu cet… homme sans cœur. Je me suis enfermé à mon tour dans cette bibliothèque familiale où il avait passé tant de temps. Là, j'ai su.
Lucius, qui n'avait jamais accepté Papa, avait conservé un livre de son défunt maître. Il y expliquait comment laisser une partie de lui après sa mort. Après l'avoir lu, j'ai compris. Juste avant de mourir, Voldemort avait prononcé une formule qui lui avait permis de lui insuffler une partie de ses gènes. Ces gènes se sont transmis et se sont réveillés chez Nathaniel.
J'ai donc pris la décision de revenir dans le passé afin d'empêcher Voldemeort de mettre au point cette formule.
Aujourd'hui, je me rends compte que je me suis trompé… »
- Mais, demanda Sirius après un silence, en quoi t'es-tu trompé ? Tu peux toujours empêcher Voldemort de faire cette satanée formule, non ?
- Bien sûr mais… je… je ne pense pas…
- Vous ne pensez pas quoi ? s'exclama Severus. Êtes-vous en train de nous dire que vous êtes venus pour rien ?
- Je…
Gabriel avala sa salive et ferma les yeux. Il respira un bon coup et regarda le maître de Potion.
- C'est de votre faute tout ca, dit-il d'une voix pleine de reproche.
- Quoi ? Comment ca ?
- Personne ne savait à quel point Harry Potter était puissant ! Vous nous l'avez caché !
- Mais de quoi parlez-vous ? demanda Molly qui ne comprenait pas la colère de cet homme qui se disait être le fils de son fils de cœur.
Déjà qu'elle était sous le choc d'apprendre que Harry ne contrôlait plus ses pouvoirs, elle apprenait qu'en plus le jeune professeur de DCFM n'était pas celui qu'il prétendait. Pourtant, il n'avait pas à rougir de sa véritable apparence, il était très bien conservé. Elle l'observa de plus près.
Oh, il ressemblait bien à un Malefoy avec ses cheveux blonds, presque blancs mais ses yeux… Merlin, elle ne pouvait pas le nier, il était bien le fils d'Harry. Son regard émeraude ne trompait personne… Mais quand était-il né ? En l'observant bien, il lui semblait plus âgé qu'elle. Mais alors, quel âge avait-elle à son époque ? S'il était le fils d'Harry, par déduction, il était également son petit-fils ? Oh, ciel, c'était trop d'informations pour une seule journée !
- Je vous parle de ses ailes, quand il utilise ses pleins pouvoirs ! Continua l'homme qu'elle observait. Je vous parle de ses auras destructrices ! Personne ne nous en a jamais rien dit ! Il pratique la magie sans baguette avec une telle facilité ! Pourquoi ? Pourquoi nous l'avoir caché ? Pourquoi ME L'AVOIR CACHÉ A MOI ?
- Nous ne somme pas de votre époque, mon cher, dit, d'une voix froide, Severus. Et en quoi cela aurait-il changé quoi que ce soit ?
- MAIS VOUS NE COMPRENEZ RIEN ! Je suis le fils d'Harry Potter ET de Drago Malefoy ! Deux des plus grands sorciers que le monde n'ait jamais connu ! J'ai aussi de puissants pouvoirs mais Séphiroth… Séphiroth est comme Papa… Il est plus puissant que nous tous réunis ! Alors ajoutez a cela les pouvoirs des auras et des ailes de Papa… Imaginez les dégâts qu'il causera… Imaginez… Non, vous ne pouvez pas… Vous n'avez jamais reçu l'ordre de tuer votre propre fils…
OoooOoooO
Drago Malefoy était allongé sur son lit, les mains derrière la tête, les jambes croisées. Il était épuisé. Epuisé de ne rien faire… Depuis combien de temps était-il enfermé dans sa chambre ? Une semaine ? Deux ? Trois ? Cinq ? L'école devait avoir repris… Que se passait-il là-bas ? Son absence avait-elle été remarquée ? Evidemment. Il était quand même Drago Malefoy, Prince des Serpentards, et petit-ami du Survivant !
Oui, tout le monde avait dû remarquer son absence. Il connaissait bien ses amis et surtout son amant, ils allaient trouver un moyen de venir le chercher. Ce n'était qu'une question de temps. Après tout, il suffisait de se montrer patient. Il ne pouvait, de toute façon, pas sortir de sa chambre alors…
Drago Malefoy, prisonnier dans sa propre chambre, dans son Manoir, qui l'eut cru ? Et ses parents ? Il n'avait aucune nouvelle. Comment en était-il arrivé là ? Il n'en savait rien.
Il se rappelait de son arrivée pour les vacances de noël. Il fut surpris de l'absence de ses parents à la gare King's Cross, ils en avaient pris l'habitude mais il n'avait rien dit. Il était trop occupé à dire au revoir à Harry. Il suivit donc Lester, l'elfe de maison, sans s'en rendre compte. Au manoir, il ne vit toujours pas ses parents. Il n'y prêta toujours pas attention, pressé d'envoyer une lettre à son amant pour lui dire qu'il était bien arrivé mais qu'il lui manquait déjà.
C'est seulement en fin de matinée, quand la faim se fit sentir, qu'il descendit au salon. Il fut surpris de n'avoir pas encore vu ses parents. D'habitude, sa mère le forçait à raconter ce qui s'était passé à Poudlard en détail tandis que son père écoutait tout en lisant la Gazettes du sorcier.
Quand Drago entra dans le salon, il le vit : un Harry Potter aux cheveux longs. Surpris, il ne prononça mot.
Il n'eut pas besoin de parler. L'homme ne pouvait être Harry car il le propulsa à l'aide de sa baguette du salon jusqu'à sa chambre. Et depuis, il se trouvait là. Il avait appelé un hibou dans l'espoir de demander de l'aide mais aucun n'apparut. Il était prisonnier de sa propre chambre !
En y repensant, l'homme n'avait effectué qu'un seul geste avec sa baguette et l'avait déplacé de plusieurs mètres voire de plusieurs étages ! Il devait être très puissant mais pas autant qu'Harry.
Même si, au premier regard, on aurait pu les confondre, ils ne se ressemblaient pas. Déjà Harry avait les cheveux courts et impossibles à coiffer et il y avait la fameuse cicatrice. L'autre portait les cheveux longs jusqu'aux reins. Quelle stupidité ! Se prenait-il pour une fille ? Il devrait vraiment revoir la mode de nos jours ! De plus, sa frange avait été séparée en deux au niveau du front qui ne révélait aucune marque.
Drago Malefoy entendit la porte de sa chambre s'ouvrir. Il se redressa et regarda l'homme entrer. Il portait des bottes en peau de Dragon, un pantalon noir qui lui moulait les jambes et une robe vert pâle sans manche, lui arrivant au genou, fendue sur les cotés et maintenue par une ceinture. Sa robe épousait parfaitement son torse qui semblait musclé. Il portait en dessous un col roulé noir à manches longues. Son visage était fin et bien dessiné. Ses yeux émeraude étaient certes beaux à regarder mais glacials. Il avait coiffé ses cheveux en catogan. Seules deux mèches étaient détachées. Si ses cheveux étaient blonds, ils seraient sûrement aussi doux que ceux de son père. Quel âge pouvait-il avoir ? La trentaine, sans doute.
- Ce que tu vois te plaît ? demanda l'homme, un sourire moqueur aux lèvres.
Drago maintint son regard et dit en levant un sourcil, d'une voix traînante :
- Tu ressembles à une fille. Si tu cherches à te travestir, tu es sur la bonne voie.
L'homme le regarda, surpris et éclata de rire.
- Décidément, tu n'as pas changé !
- Si tu le dis… Bon, je peux savoir ce qu'il se passe ?
- Ce qu'il se passe ? Mon cher Drago… Sais-tu qui je suis ?
- Laisse-moi deviner… un fan d'Harry Potter ?
- Un Fan… Tu me prends pour l'un des fans de cet imbécile ?
- Tu t'es fait faire son visage donc tu es un fan, hystérique de surcroît. Mais, désolé de te décevoir, ton visage est raté… Tu ne lui ressembles pas du tout.
- Laisse-moi deviner… Mes cheveux sont trop bien coiffés, n'est-ce pas, digne d'une chevelure de Malefoy ?
- Ne prends pas tes rêves pour des réalités, abruti. Tu cherches quoi ? Être un mélange de Potter et de moi ? Franchement, tu aurais pu prendre mon visage, il irait parfaitement avec ta chevelure. Par contre, il faudrait les couper un peu… Tu les portes beaucoup trop longs !
- N'es-tu pas en colère d'avoir été enfermé tout ce temps ?
Drago haussa les épaules et répliqua :
- Je n'ai plus de colère en moi. Et puis, je ne suis pas bête. Tu es fort. Au lieu de risquer de me faire battre, je privilégie la discussion.
- Tu n'as pas peur de moi ?
- Pourquoi ? Je devrais ?
- Tu viens d'admettre que je suis plus fort que toi et que dans un combat, je gagnerais haut la main… tu as donc peur…
- Non, tu ne me fais pas peur, pas le moins du monde. C'est plutôt de la pitié que j'éprouve pour toi, si tu veux savoir… Vu ton apparence, tes parents doivent se retourner dans leurs tombes si, par bonheur, ils sont morts, tu ne trouves pas ?
- Mes parents sont bel et bien vivants mais là n'est pas le sujet, n'est-ce pas ?
- En effet. Qui es-tu ?
- Je me nome Séphiroth.
- Stupide. Ta mère était-elle bête pour te donner un nom pareil ?
Sephiroth sourit.
- Tu as raison, ma mère m'a baptisé Nathaniel mais je me suis baptisé Séphiroth.
- Alors tu es un crétin, même la Belette est plus intelligent que toi. Pourquoi t'être rebaptisé ? Nathaniel est un prénom qui impose le respect.
- Séphiroth impose la peur.
- Absolument pas. Il est stupide ce nom.
- Tu sais que tu n'as pas changé ?
- C'est la deuxième fois que tu dis ca… Nous sommes-nous déjà rencontrés ?
- Tu ne me reconnais donc pas ?
- Si tu n'es qu'un fan se prenant pour le Survivant, laisse tomber… je ne m'intéresse pas aux abrutis de ta catégorie.
- Je t'ai déjà dit que je ne veux pas ressembler à cet imbécile !
Drago, qui s'était de nouveau allongé, le regarda. Ses yeux émeraude étaient froids. Aucune chaleur ne transparaissait. Cet homme dégageait une aura meurtrière, plus puissante que celle du Seigneur des Ténèbres. Il savait qu'il aurait dû avoir peur mais ce n'était pas le cas, comme s'il était protégé. Cet homme ne pourrait pas lui faire de mal. Il le ressentait au plus profond de son être.
- C'est aussi la seconde fois que tu traites Potter d'imbécile. Sur ce point, je suis d'accord mais puis-je savoir ce qu'il t'a fait ?
Séphiroth le regarda et soupira avant de dire :
- Tu sais que tu es mon prisonnier, Drago ?
- Je suis chez moi, Nathaniel, je ne suis donc pas ton prisonnier. Un Malefoy n'est jamais prisonnier. Il est toujours le geôlier.
- Si tu le dis, Drago, si tu le dis… Alors dis-moi… Quand va-t-il arriver ton idiot de copain ?
- C'est pour ça que tu me retiens… Tu es au service du Seigneur des Ténèbres ?
- De ce bon à rien ? Tu rigoles ! Ton Harry va vite nous en débarrasser !
- Pourquoi veux-tu Harry dans ce cas ?
Séphiroth le regarda en souriant.
-Mais pour le tuer, bien sûr.
OoooOoooO
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