Disclamer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.

Rating : M (on va essayer de citronner !)

Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !

Note de l'auteur : … Bon… Celui qui à des réclamations à faire sur mon retard doit se tourner vers Llyorena et EliH ! Je vous assure, ses deux folles, … Non je dirai sadiques, m'ont donné … des devoirs ! Je ne plaisante pas ! L'une d'elle a jugée que mon monde se limitait qu'aux HP/DM (Alors que ce n'est pas vrai) et me met au défit de découvrir d'autre horizons, et l'autre a jugée que mes connaissances en HP/DM était faible et m'a donc donné une liste de fanfiction à lire…

Aucunes d'elles n'a pensé à vous et quand je me suis plaint, Llyorena a dit qu'elle prenait toute les responsabilités ! Alors allez les voir et dites leur ce que vous pensez de leur manière !

Non sérieusement, Je suis désolée d'avoir mis du temps à poster ! Pour me faire pardonner sachez que j'écris en ce moment le chapitre 14, et donc je vais me forcer de garder toujours un chapitre d'avance. De toute façon si je ralentie la cadence, Phenixmiyavi m'attends au tournant !

En ce qui concerne cette fiction, j'ai décidé de faire un résumé à ce stade de l'histoire car plus on va avancer dans l'histoire, plus cela risque de s'emmêler :

Lors de la bataille finale, Harry tue Voldemort. Ce dernier, avant de pousser son dernier soupir, prononce une formule afin de transmettre ses gènes au jeune homme. Après la bataille, Harry épouse Drago et ont un enfant, Gabriel. Harry décède neuf ans plus tard, des suites d'une maladie moldue. Gabriel grandit et devient père de trois enfants dont Nathaniel, chez qui les gènes de Voldemort s'éveillent. Quelques années plus tard, Nathaniel devient un très puissant Mage noir et prend le nom de Séphiroth. Son père, l'ayant découvert, décide de retourner dans le passé afin d'empêcher Voldemort de créer la formule mais il n'a pas pensé que Séphiroth puisse le suivre.

Voilà ! J'espère que c'est plus clair pour vous. Et si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à m'envoyer des messages privés, je vous répondrais ! Et en plus de tout ça, je tenais à remercier Phenixmiyavi et Llyorena pour le travail qu'elles font. Allez, j'arêtes le bla-bla et place au R.A.R !

R.A.R :

Silvercedre : Merci beaucoup pour ta review qui m'a fait rougir de plaisir ! Mais saches que moi aussi, je fais partie des lectrices qui ont lut de très belles fanfics sur ce site et qui doivent rester sur leur fin car l'auteur ne veut plus poster. Non que je critique ces auteurs (Chacun a ses propres raisons), mais je sais la frustration que cela fait, donc je te rassure je terminerai « l'Héritier ». Je suis en train d'écrire deux autre Fanfics (toujours en compagnie de Phenixmiyavi et Llyorena ) que je posterai uniquement a la fin de celle ci. Malheureusement ma fic n'est pas terminer et je n'ai pas beaucoup d'avance, mais t'inquiètes, tu en verras la fin. Biz !

Evandarkmaga : Une série télé ?... Pourquoi pas. Alors, il faut que je crée d'autres personnages pour rendre ça encore plus intéressant ! Non je pense que je m'y perdrais moi-même. Je vais me contenter de tous ceux que j'ai créés et je vais les développer. J'espère que je ne te décevrai pas.

EliH : Alors toi… Tu n'as rien à dire ! Regarde avec qu'elle retard je poste ce chapitre ! Je dois maintenant mettre les bouchés doubles pour satisfaire les lecteurs ! Mais je suis contente que mon Ron te plaise. J'en avais mare de cette image du meilleur ami « bébête » et trop con. Quand à la conversation entre Drago et son petit fis, j'ai dut la recommencer plusieurs fois. Décidément Séphiroth me donne réellement du fil à retordre ! Je ne sais pas la véritable raison pour laquelle Drago n'a pas peur de lui. Tout ce que je peux te dire pour le moment c'est que Séphiroth le déteste énormément mais reconnait sa force. Je t'embrouille encore là ? Tu l'as mérité ! Bon voici la suite et promis, je vais me remettre à tes lectures !

Kirane66 : Merci de me lire ! Voici la suite qui a tardé, j'en suis désolé, mais j'espère qu'elle te plaira !

Syssi : Cette phrase a choqué beaucoup de monde ! Malheureusement, Séphiroth ne dévoilera pas ses plans tout de suite… Mais je te promets que tu comprendras tout très bientôt.

Adenoide : Ah, là là… C'est vrai que plus on avance dans l'histoire plus on voit que tout devient sombre. Mais je te rassure, ma fiction sera un Happy end. Et ne t'inquiète pas pour Séphiroth, il sait très bien ce qu'il dit. Il n'empêchera pas Harry de tuer Voldemort !

YunJae87 : Merci pour ta review ! Séphiroth t'intrigue, hein ? Moi aussi il me donne du fil à retordre ! Et il n'est pas prêt de se calmer !

Fan de fiction : Je suis contente que ma fic te plaise. Voilà la suite !

FeunoRed : Je suis contente que ma fiction te plaise ! Il va encore avoir pas mal d'intrigue, mais bon tout va bien se terminer.

77Hildegard : Je me suis mal exprimée. C'est à Harry que Voldemort transmet ses gènes lords du combat final. Quand à la réaction d'Harry face à Séphiroth… tu vas devoir attendre qu'ils se rencontrent ! Mais je pense qu'Harry sera très remonté lorsqu'il apprendra que c'est lui qui a séquestré Drago !

CoeurdeGael : Merci de me lire !

Dymitry : Salut toi ! Dis-moi alors à quoi servent les explications si ce n'est pas pour vous rendre encore plus fou ? Sérieux, je reconnais que tout n'est pas clair dans cette fiction, mais je vais faire en sorte qu'elle soit compréhensible ! Séphiroth, malgré sa courte apparition reste un grand mystère ! Merci de me lire et je te laisse avec le chapitre 12.


Chapitre 12:

Neville Londubat soupira. Rien n'allait à Poudlard. Il y régnait une atmosphère lugubre. Tout le monde semblait méfiant, même les plantes lui semblaient ternes.

Les maisons Serdaigle et Poufsouffle semblaient distantes et ne se mélangeaient pas aux autres maisons, à cran. La maison Serpentard, d'habitude ordonnée et montrant l'exemple, était devenue un vrai champ de mines, la place de leur « prince » étant vacante. Aucun élève ne se faisait plus confiance. D'après Théo, ce n'était qu'une question de temps avant que des duels ne commencent. Les Gryfondors, eux, célèbres pour leurs pitreries et pour leurs caractères bon enfant, étaient silencieux. Ce n'était pas pour la place du leader que chacun se défiait, mais plus personne ne voulait s'approcher du grand Harry Potter.

Son ami avait changé. Plus les jours passaient, plus son humeur s'assombrissait. Il ne souriait plus. Il semblait être dépourvu de tout sentiment. Il avait été jusqu'à faire pleurer Hermione ce matin !

Et dire que tout ça était dû à l'absence de Malefoy. Si on lui avait dit un jour que Poudlard serait méconnaissable à cause de cette sale fouine, il ne l'aurait pas cru. Il faut dire que le blond avait changé. Après tout, il avait réussi à séduire Harry Potter, le garçon le plus convoité de sa génération !

Neville soupira et regarda la serre de la fenêtre du couloir où il se trouvait, même lui n'avait plus cœur à s'occuper de ses plantes. Il s'inquiétait trop pour son ami. Avec ce qui s'était passé ce matin, Harry avait besoin de soutien… Oui mais comment l'approcher ? Il émanait de lui une aura… malsaine, sûrement causé par son humeur et ses ailes couleur feu, jamais il n'avait vu ça. Etait-il si puissant ? Tout le monde savait qu'il était fort mais personne n'avait vu ses ailes à l'exception de Ron et d'Hermione. Ils ne semblaient pas surpris quand leur ami les avait déployées. A bien y repenser, les professeurs Rogue et Jackson n'étaient pas surpris non plus…

Oui, en ce moment, Harry avait besoin de soutien car aucun élève ne pouvait ignorer qu'il était devenu dangereux.

-Salut toi.

Neville se retourna pour voir Théo et ses amis approcher.

- Que fais-tu tout seul, Londubat ? demanda Pansy. Tu as perdu le mot de passe de ta salle commune ?

-Désolé de te décevoir, répondit Neville, ne voyant pas le regard d'avertissement que Théo lança à la jeune fille, mais je suis juste en train de me balader, ce n'est pas interdit à ce que je sache ?

-Ne t'inquiète pas, lui dit Théo avec un sourire, je suis content de te voir.

-Et vous ? Que faites-vous là ? demanda le Gryffondor après lui avoir rendu son sourire.

-On voulait vous voir, dit Gregory. Enfin, on voulait parler à Potter.

-Potter ? Pourquoi ?

- Oui, pourquoi voulez-vous lui parler ?

Le cœur de Blaise cessa de battre. Devant lui, Ronald Weasley avançait à leur encontre. Un pan de sa chemise sortait de son pantalon, sa cravate rouge et or était détachée. Il semblait fatigué.

- Ron… commença-t-il.

-Ronald !

Le susnommé se retourna pour voir Lavande Brown se jeter sur lui, sourire aux lèvres.

-Tu ne sauras jamais ce qui m'est arrivée ! J'étais à la bibliothèque quand…

-Brown, dit Pansy d'une voix glaciale, on discutait là. Sois gentille, dégage !

La jeune fille châtain la regarda avec colère :

-Mais de quoi je me mêle, le bouledogue ? Et que faites-vous ici ?

- Lavande, dit Ron d'une voix embêtée. On… On avait…

-On était en réunion, termina Neville. On n'attend plus qu'Hermione pour commencer. Tu peux aller la chercher ? Elle est sûrement dans son dortoir.

-Une réunion ? Je peux venir?

- Euh… commença Ron

-Cela ne te regarde en rien, Brown, la coupa Blaise en colère, fais ce que l'on te dit, c'est tout !

-Si Ronald est convié, il est normal que j'y sois !

-Lavande ! s'écria le rouquin. Écoute, on a besoin d'Hermione maintenant. Plus vite tu vas la chercher, plus vite on commencera la réunion et plus vite je pourrais passer du temps avec toi… Ne t'inquiète pas, continua-t-il en lui caressant la joue, je ferai en sorte que cette réunion ne s'éternise pas.

La jeune Gryffondor sourit et se dirigea vers sa salle commune non loin de là.

- Tu as de drôle de goût, Weasley, lui dit Vincent.

-Toi, Crabbe, tu la fermes, dit Ron d'une voix froide. De quoi voulez-vous discuter avec Harry ?

-Je ne pense pas qu'il soit en mesure de vous parler, dit Neville, en regardant Ron pour lui demander confirmation. Si vous le voulez, transmettez-nous le message, on vous promet qu'il lui sera remis.

-Ecoutez…

Théo passa nerveusement les mains dans ses cheveux et continua.

-On sait tous ce qui s'est passé ce matin, nous étions tous présents. Potter a pété un câble. Si nous ne faisons rien, il va devenir plus dangereux que le Seigneur des Ténèbres lui-même !

-Pourquoi dis-tu ca ? demanda Ron. Personne n'est pire que cette face de serpent !

-Ouvre les yeux, la Belette ! dit Pansy, énervée. Il a sorti des ailes ! Et son aura… Si Jackson n'était pas intervenu, il aurait tué Pucey ! Il faut le stopper. Je refuse que mon meilleur ami sorte avec un meurtrier !

-Je vois que vous ne m'avez pas attendue…

Le groupe se retourna vers Hermione Granger, les regardant d'un air absent. Ron lui sourit et l'enlaça dans ses bras pour lui déposer un baiser sur le front.

-Vous avez raison sur un point, dit-il en regardant les Serpentards, nous devons faire quelque chose pour Harry…

-Toi, tu as une idée derrière la tête, répondit sa meilleure amie.

- Exact. Je propose d'aller chercher Malefoy.

- Tu veux qu'on quoi ? demanda Pansy, surprise.

-Tu m'as très bien entendu. Harry n'est plus le même depuis la disparition de Malefoy. Je me suis donc dit que si nous allions lui chercher son amoureux…

-Oh, oh, pas si vite, la Belette, on ne sait même pas où il est ! S'exclama Gregory. Il peut aussi bien être au Manoir que chez le Seigneur des Ténèbres !

-Justement, dit alors Neville en rejoignant ses compagnons gryffondors. Quel est le dernier endroit où il a été vu ? Nous commencerons notre par là.

-Parce que… tu comptes partir aussi ? demanda Théo

- Bien sûr ! Il s'agit de mon ami, je me vois mal rester ici, les bras croisés !

-Mais… et ta plante ? Ton projet ?

- Harry à besoin d'aide, Théo… je reprendrai l'élaboration de ma plante dès mon retour… Et si je ne fais pas le concours cette année et bien… je le ferai l'an prochain… Ce n'est pas comme s'il allait disparaître.

- Bien… Dès qu'on aura retrouvé Drake, on s'en occupera, d'accord ?

Neville lui sourit en rougissant.

-Bien, si tout le monde est d'accord, dit Blaise en regardant Ron, il faudrait peut-être que l'on programme tout ça à tête reposée…

-On s'en va samedi, lors de la sortie à Pré-au-Lard, répondit Ron en regardant Vincent, vous n'aurez qu'à nous suivre… Excusez-moi, je dois rejoindre quelqu'un !

-Qui ça ? demanda Hermione, en lui emboîtant le pas.

Neville fit un signe de tête à Théo et rejoignit ses amis tandis que Ron répondait :

-Lavande a une histoire passionnante à me raconter…

OoooOoooO

Un peu plus tard alors que le couvre-feu était passé, Harry marchait dans les couloirs, muni de sa cape d'invisibilité et de la carte des Maraudeurs.

En début de soirée, Dobby était venu lui annoncer que ses cours particuliers avaient été annulés sur la demande de Dumbledore. Il ne savait que penser, lui qui croyait devoir s'expliquer avec le directeur sur l'incident de ce matin. Il n'allait pas s'en plaindre, il avait pu éviter Rogue.

Comme il n'arrivait pas à dormir, il s'était levé et avait décidé de faire un tour près du lac quand il constata que le lit de son meilleur ami était vide. Plus tard, la carte des Maraudeurs lui indiqua qu'il se trouvait dans l'un des couloirs du troisième étage.

Pourquoi Ron était-il là-bas ? Avait-il un rencart ? Avec qui ? Lavande ? Ce n'était pas possible, cette fille l'énervait ! A moins qu'il n'ait changé d'avis entre temps… Il est vrai que, durant ces dernières semaines, il n'était pas très réceptif avec ses amis…

Mais, non, cela ne pouvait être Lavande ! Il le lui aurait dit tout à l'heure quand il était venu lui parler... Il était son meilleur ami, il devait tout lui dire, n'est-ce pas ? OK, il s'était comporté comme le plus crétin des enfoirés ces derniers temps, mais ce n'était pas une raison…

Il était arrivé près du couloir. Il vérifia à nouveau sur sa carte que Ron était bien seul.

« C'est bon, personne en vue » se dit-il en la rangeant. Il ajusta sa cape et s'introduisit dans le couloir. Il vit de loin son meilleur ami, regarder par la fenêtre, les yeux dans le vague. Il se rapprocha. Que lui arrivait-il ? Pourquoi cette tristesse sur son visage ?

Au moment où il voulut enlever la cape pour lui parler, une voix s'éleva devant lui.

-Ron…

L'interpellé se retourna, surpris d'avoir été dérangé. Il fut encore plus surpris quand il vit la personne en face de lui.

-Zabini.

- Salut.

Ron le regarda des pieds à la tête. Il portait toujours l'uniforme de sa maison et, sur sa robe, le badge de préfet brillait à la lueur de la lune. Génial, de tous les préfets qu'il y avait dans cette école, il fallait qu'il tombe sur lui !

- Écoutes…

- Si c'est pour m'enlever des points, vas-y, ne te gêne pas, répondit le rouquin en continuant sa précédente activité.

Blaise eut mal. Ce n'était pas tellement les mots du rouquin qui l'avaient blessé, c'était son ton. Il avait été surpris de le voir ici mais il ne voulait pas laisser passer cette chance. Il n'y avait personne pour l'empêcher de lui parler, de lui dire qu'il était désolé, qu'il lui manquait. Il avait tant de choses à lui dire…

-Choucky, commença-t-il.

Ron ferma les yeux. Il n'avait pas le droit. Il ne devait pas l'appeler comme ça.

-Ne m'appelle pas comme ca ! dit-il d'une voix froide.

- Oui, c'est vrai. Il faut t'appeler "Ronald" ! Fit Blaise en imitant Lavande.

- Comment oses-tu ? dit Ron en lui faisant face. En quoi ca te dérange ?

- Tu n'as jamais voulu que je t'appelle Choucky alors qu'elle, tu la laisses…

- Je m'appelle RONALD, Zabini !

- Non, tu t'appelles Ron, c'est comme ça que tout le monde t'appelle.

-Bien, maintenant que tu connais mon prénom, tu peux te casser ? Je ne veux pas te voir.

Au lieu de s'éloigner, Blaise s'approcha de lui.

- Choucky, je suis désolé, si tu savais…

- Laisse-moi Zabini, dit-il en appuyant chaque syllabe.

-Non, il faut que tu m'écoutes, tu ne me laisses pas te parler, tu ne me regardes même plus, laisse-moi m'expliquer, ce soir.

-Expliquer quoi, Zabini ? Laisse-moi deviner. Ta Daphné n'était que de passage ? Elle n'avait pas un service trois pièces comme toi ? Tu voulais faire plaisir à ta mère ? Quelle est l'excuse que tu vas me sortir, Zabini ? Vas-y, je t'écoute !

-Je voulais te protéger, Choucky…

Avait-il bien entendu ? Blaise se moquait de lui, là, n'est-ce pas ?

-Me protéger ? Moi ? C'et la meilleure ! Je ne m'attendais pas à celle-là !

- Ron…

Le Serpentard voulut le prendre dans ses bras mais le rouquin se dégagea et le regarda froidement :

-Me protéger de quoi, Zabini ? Je m'en moque. Saches que je ne suis pas une fille, je sais me défendre tout seul ! Et si jamais ça se complique, Harry ou même l'un de mes frères ne sera jamais loin. Alors peu importe tes raisons, elles ne sont pas valables.

-S'il te plaît, écoute-moi…

- Non, c'est toi qui vas m'écouter. Tu m'as fais clairement comprendre que, toi et moi, c'était fini, que ce n'était qu'un jeu pour toi alors restons-en là et laisse-moi tranquille !

- Choucky, je devais te faire croire ça…

- Mais bien sûr.

-Ils… ils allaient tuer ta famille si on restait ensemble !

-De quoi parles-tu, Zabini ?

-On a croisé Bellatrix Lestrange et MacNair, un jour lors de nos voyages, ils ont fait des photos de nous.

- On ne les a pas croisés ! Je l'aurais su !

-Ils étaient sous polynectar, même moi je ne les ai pas reconnus !

-Et alors ? Est-ce que tu sais le nombre de menaces qu'Harry reçoit à mon encontre afin de l'atteindre ? Pourtant, il est toujours à mes côtés, lui et il n'a jamais partagé mon lit !

Blaise ferma les yeux de colère, encore heureux que les deux Gryffondors ne partageaient pas le même lit !

-Je ne suis pas Potter, Ron ! répondit-il en colère tout en le regardant. Je t'aime, moi, excuse-moi d'avoir voulu te protéger en te mettant à l'abri !

-Harry m'aime aussi, dit Ron sans se démonter. La seule différence est qu'il ne me fait pas souffrir, lui!

Sur ces derniers mots, le rouquin se retourna et s'éloigna.

-Choucky, attends !

Mais Ron ne se retourna pas et quitta le couloir. Il ne vit pas les larmes de son ancien amant.

Harry, lui, les vit. Blaise resta prostré au sol durant cinq bonnes minutes, avant de partir dans la direction opposée. Le Gryffondor avait vu les larmes de son meilleur ami ainsi que celles de son amant.

Quand le silence régna de nouveau dans le couloir, il se permit de penser.

Alors c'était Blaise, l'amour de Ron ? Depuis quand ? D'après ce qu'il avait entendu et compris, ils s'aimaient encore mais alors, que s'était-il passé ? Il se souvenait de l'état de Ron au début de sa relation avec Drago. Si Blaise l'aimait, pourquoi le mettre dans cet état ?

« -Laisse la Belette tranquille, Potter. Il est assez grand pour trouver le grand amour tout seul ! »

Drago le savait ! Ce soir-là, lorsqu'il lui avait pris la tête pour un stupide tee-shirt, il lui avait fait part de vouloir mettre Ron et Lavande ensemble. Drago l'en avait empêché! Merlin, quel mauvais ami il était.

Oh Dray, qu'as-tu encore vu que j'ai ignoré ? Où es-tu ? Putain, tu me manques, si tu savais à quel point !

A son tour, il s'assit sur le sol et pleura.

OoooOoooO

Sirius Black soupira. Il repensa à tout ce qui s'était dit dans le bureau de Dumbledore. Jamais il n'aurait pensé à un futur pareil… La future génération allait revivre le même cauchemar, exister en même temps qu'un fou furieux qui s'autoproclamait « Maître du monde ».

Et tout ça à cause de qui… d'un taré qui se croyait être la descendance de Serpentard lui-même, d'un type qui avait déjà provoqué une guerre atroce, d'une personne qui avait fait régner la terreur au point que personne n'osait plus prononcer son nom, d'un lâche qui, seize ans auparavant, a été presque détruit par un bébé destiné à le tuer.

Le pire dans tout ca, comme si tous ces actes ne suffisaient pas à le condamner, il avait eu le toupet de transmettre ses gènes à Hary, maudissant ainsi sa descendance… La famille Potter.

Son filleul, le fils de son meilleur ami, de son frère, celui qu'il considérait comme son propre fils, dire que cet enfant allait s'éteindre seul, sans personne pour lui prendre la main.

-Tu penses encore à ce qu'il nous a dit ?

Sirius Black soupira. Il se retourna vers son amant qui se tenait au milieu du salon et lui fit un petit sourire.

La veille, alors que chacun était rentré, il était resté. Après ce qu'il avait appris, il ne voulait pas se retrouver seul. Sans un mot, Severus l'avait amené dans ses appartements et s'était allongé à ses côtés.

- Ne t'en fais pas, amour, va rejoindre tes élèves… Tu as les sixièmes années ce matin, n'est-ce pas ?

-Black, tu n'as rien dit depuis hier soir.

-Je vais bien, Severus ! Va rejoindre tes putains d'élèves !

-Sirius…

Le professeur de Potion se rapprocha de lui, le prenant dans ses bras et le força à le regarder.

-On peut encore changer les choses, dit-il. Rien n'est encore perdu. On va aider ce… stupide professeur de défense contre les forces du mal de pacotille à empêcher le Seigneur des Ténèbres d'utiliser cette formule.

L'animagus hocha la tête et lui dit d'une voix peu assurée :

-Je sais qu'on va l'aider mais ce n'est pas pour lui que je m'inquiète. Severus, s'il te plaît, sauve-le. Je le considère comme mon fils. Empêche-le de développer cette maladie.

Les deux hommes se regardèrent.

-Je te promets de faire mon possible. Maintenant, fais-moi plaisir, appelle un elfe et mange quelque chose. Après, va t'allonger, tu as besoin de dormir.

Severus fit une bise sur le front de son amant et quitta ses appartements.

OoooOoooO

La grande Salle était silencieuse. Tous les élèves étaient présents. Tout le monde était là ce matin. Tous regardaient la table des professeurs, vide.

-Que se passe-t-il encore ? demanda Seamus.

-Je n'en sais rien, répondit Dean, à côté. Ils ont peut-être oublié de se lever.

-Ne dis pas de sottises, Dean, dit Hermione en levant les yeux. Il doit se passer quelque chose !

Harry soupira et prit du bacon tout en regardant Ron en pleine discussion avec Neville. S'il n'avait pas surpris la scène d'hier, jamais il n'aurait imaginé que son ami vivait lui aussi un cauchemar! Devrait-il lui en parler ou aller voir Zabini ? D'après ce qu'il avait compris, c'était le jeune Serpentard qui avait été à l'origine de leur séparation. Il semblait avoir une bonne raison mais que venait faire cette Daphné que Ron avait nommé ?

Il ferma les yeux.

-Harry, ça va ?

Il ouvrit les yeux pour tomber dans le regard brun de sa meilleure amie. Il lui sourit et répondit :

-Oui, ne t'en fais pas. Il faudrait peut-être aller voir ce qui se passe avec les professeurs.

A cet instant, la porte de la grande salle s'ouvrit et le directeur de l'établissement fit son entrée, suivi par tout le corps professoral.

Après s'être excusé de leur retard, il invita tout le monde à prendre le petit-déjeuner.

Harry l'observa tandis que les autres reprirent leur déjeuner. Quelque chose n'allait pas. Dumbledore semblait soucieux. Peut-être était-ce la faute de Voldemort ? Et cet air soucieux ? Y avait-il un rapport avec la suppression de ses cours particuliers hier soir ?

-Harry ?

Le brun aux yeux verts tourna son regard vers Hermione, qui elle aussi, était soucieuse.

-Je vais bien Hermione, ne t'inquiètes pas. J'ai fini de manger. Je vais aller chercher mon devoir de potions que j'ai laissé dans ma chambre. Ron, tu m'accompagnes ?

Le rouquin le regarda, surpris.

-Ronald n'a pas fini de manger, répondit Lavande, contrariée que Ron ne fasse pas attention à elle ce matin. Il lui faut des forces pour bien commencer la journée.

-Ce n'est pas à toi que je parle, Brown.

La voix du brun se fit glaciale, le regard qu'il lança à la jeune fille aurait pu la tuer.

Ron soupira, cela recommençait. Il se leva et dit :

-Ce n'est rien, Lavande, j'ai fini de manger. Viens Harry, allons-y maintenant ou on va arriver en retard au premier cours de la matinée.

Les deux garçons sortirent de la grande Salle.

-Bon, c'est quoi le problème ? Demanda Ron en colère. Qu'est-ce qu'elle t'a fait ?

- Elle ne m'a rien fait personnellement mais elle te colle trop.

- Elle me … ? Harry ! C'est toi qui, depuis des mois, me forces à sortir avec elle !

-Oui et tu ne voulais pas !

- Si j'avais changé d'avis ? Tu as pensé à ça ? Toi, tu as Malefoy, Hermione a Charlie ! POURQUOI, MOI, JE N'AURAIS PERSONNE ?

- ET QUE FAIS-TU DE BLAISE ?

Ron ouvrit la bouche et la referma. Il l'ouvrit de nouveau pour la refermer. Comment Harry était-il au courant ? Avait-il été bruyant cette nuit ? Avait-il laissé paraître quelque chose ?

-Arrêtes de me regarder comme ça, « Choucky », lui dit Harry avec un sourire espiègle.

Ron écarquilla les yeux.

- Ne… Comment…

-Quoi que je suis d'accord avec toi, c'est un surnom débile ! dit Harry en rigolant, qu'est-ce qui lui a pris de t'appeler ainsi ?

-Harry… qui… Comment es-tu au courant ? Arrêtes de rire !

- C'est trop fort, « Choucky » !

-Mais… ARRETEs DE RIRE !

Ron avait le visage rouge de honte. Après quelques minutes, Harry se calma enfin.

-Pardon Ron… Mais c'est trop.

-Fais encore une réflexion sur ce surnom et je te refais le visage en y ajoutant d'autres cicatrices, Harry !

-Calme-toi. Je trouve ça mignon, en fait. Si tu veux tout savoir, je t'envie. Toi au moins, tu as droit à un surnom inventé spécialement pour toi alors que moi, c'est « Potter » à tout bout de champs.

Les deux amis se regardèrent.

-Qui te l'a dit ?

- Je vous ai entendu hier soir…

- Je vois. Tu avais ta cape ?

- Oui… Ecoutes, Ron, je ne voulais pas te…

-C'est bon, Harry. Tu as entendu, il n'y a rien à dire. Lui et moi, c'est de l'histoire ancienne. Je vais sortir avec Lavande, maintenant.

-Et tu vas faire la plus grosse bêtise de ta vie…

-Harry.

-Non, tu devrais écouter ce qu'il a te dire. Ron, tu sais que je serai toujours là s'il t'arrive quelque chose mais je serai plus rassuré si quelqu'un qui t'aime veillait également sur toi et Blaise… Blaise me semble tout indiquer pour ça.

-Mais qu'est-ce que tu racontes ?

- Il t'aime. Il n'y a pas de doute là-dessus. Jamais il ne laisserait quoi que ce soit t'arriver. J'ai vu comment il te mangeait du regard.

-T'as su ça rien qu'en nous regardant hier soir ?

-Non, à vrai dire, Drago m'a aidé…

-Malefoy ? Tu arrives à communiquer avec lui ?

- Mais non, idiot ! En fait, il devait savoir pour vous deux, il m'empêchait toujours de te parler de Lavande quand il était présent.

-Ce n'est pas que je ne te crois pas mais ça m'étonnerait que…

-Blaise ait parlé à Drago ? Non tu as raison, il a dû le découvrir tout seul et il a forcé ton petit-ami à avouer…

-Ce n'est pas mon petit-ami, Harry.

-Oui, oui, si tu le dis. Et si tu me racontais toute l'histoire ?

Ron soupira, il n'avait plus vraiment le choix. De toute façon, il était préférable que son ami se focalise sur son histoire, cela lui permettait d'oublier Malefoy quelques instants.

OoooOoooO

Lucius ferma les yeux. Il était assis derrière son bureau où s'entassaient des dossiers.

Comment en était-il arrivé là ? De toute sa vie, il n'avait jamais regretté ses choix. Il avait toujours aimé le pouvoir et s'était débrouillé pour être chaque fois du bon côté, jusqu'au choix de son fils.

Il l'avait élevé à son image, sans lui montrer la moindre émotion. Il savait que Narcissa et, même, Severus le lui en montraient. Il l'avait préparé à être le futur dirigeant des Sang-Purs, le bras droit du Seigneur des Ténèbres. Oui, il lui avait fait une place enviée. Mais de cela, son fils n'en avait cure. Non, Drago avait choisi Potter, ce même Potter qui donnait tant de fil à retordre à son maître.

« -Explique-moi comment un enfant de seize ans peut-il tant effrayer un vieux comme le maître ? »

Cette phrase, prononcée par sa femme, résonnait dans sa tête. Elle soutenait le choix de leur unique enfant.

A vrai dire, il n'avait jamais compris la lubie de son maître. Au début, il pensait que c'était juste une vengeance afin de ridiculiser l'adolescent mais il y avait autre chose. Ce qui le gênait encore plus depuis peu, concernait l'acharnement du maître à voir Drago. Tout le monde pensait que le but était de l'approcher afin d'affaiblir Potter mais Narcissa ne semblait pas de cet avis.

« -Tu crois que c'est normal qu'il continue à s'acharner sur lui alors qu'il a fait son choix ? »

Lucius soupira. Oui, Drago avait fait son choix, celui de la partie adverse, par amour. Au moins, lorsque la guerre serait finie, la famille Malefoy serait toujours sur le devant de la scène. Peu lui importe qui gagnera, il y aura un Malefoy dans les deux camps.

Mais ce n'était pas cela qui faisait soupirer l'aîné de la famille Malefoy. Il s'agissait de sa descendance. Oui, Drago avait tenu sa promesse. Il lui avait donné un fils pour perpétuer leur nom de famille. Même si ce nom était terni par celui de Potter, il serait toujours présent dans les générations à venir et quelle génération !

Cet homme qui se disait être son petit-petit-fils ressemblait trop à Potter. Il dégageait la même aura que son maître, en plus puissante.

Selon ses dires, il était là pour empêcher son père, son petit-fils déjà présent ici, à son époque, de vouloir changer le passé.

Mais changer quoi ? S'il était là, c'était que Potter avait tué son maître et qu'il avait épousé son fils. Pourquoi son petit-fils voulait-il changer le passé ? Et pourquoi son petit-petit-fils voulait-il s'opposer à son père ?

D'après ce qu'il avait compris, c'était de sa faute si son petit-fils avait fait un bond dans le passé.

Lucius se tint les tempes.

Qu'avait-il encore fait ? La seule chose qu'il voulait, c'était le pouvoir. Avait-il vendu son âme pour l'obtenir ? Avait-il détruit sa famille pour ses idéaux ? Non, cela ne lui ressemblait pas. Sa famille représentait tout pour lui. De plus, il allait avoir un petit-fils… Non, il devait y avoir une erreur. Il ne pouvait pas être la cause du déchirement de sa famille, juste pour le pouvoir. Non impossible ! Être un Malefoy signifiait appartenir à une famille. Il ne pouvait être responsable d'un tel désastre. Si Drago et Narcissa l'apprenaient, ils lui en voudraient.

Devait-il prévenir son maître ? Etant donné que Potter l'anéantirait, il ne lui serait d'aucun secours… Devait-il parler à Dumbledore ?

Lucius soupira. Fallait-il retourner sa veste encore une fois ? Il fallait vraiment qu'il contacte Severus et vite.

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