Disclamer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.

Rating : M (on va essayer de citronner !)

Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !

R.A.R :

Llyorena et Phenixmiyavi: Merci les filles d'être toujours là.

Evandarkmaga : Tuas peut être raison… Mais tu me connais, j'aime surprendre les lecteurs. Donc s'il te plait ne m'en veut pas à la fin de ce chapitre ! J'espère que cette suite te plaira quand même.

Kirane66 : Il est vrai que je vous laisse souvent avec pleins de questions en tête, et le chapitre qui va suivre ne fera que confirmer tes dires, mais promis toute ses questions ne resteront pas sans réponses !

Lablanche11 : Alors là, pour une surprise c'est une surprise ! Je suis trop contente et honteuse… Je n'ai aucune excuse de ne pas te lire alors que tes histoires sont géniales mais je ne te cache pas que je suis débordée… Je poste même mes propres chapitres avec du retard, alors imagine ! Non sérieux, a partir du moi prochain j'aurais plus de temps et je me rattraperais, promis ! En ce qui concerne Choucky (décidément ce surnom me fera toujours autant rire !) et Blaise n'auront pas leur conversation tout de suite, malheureusement, mais je te promets que je le ferais bientôt !

YunJae87 : Je suis d'accord avec toi quand tu dis que l'amour est trop compliqué ! Mais malgré cette complexité on ne peut s'empêcher de le rechercher et de le désirer. C'est ce que vit Harry. Mais tu as a raison il existe différents sortes d'amour que ce soit pour l'amitié eu encore pour la famille. Voici la suite j'espère qu'elle te plaira !

Brigitte26 : Hello ! Je suis contente que ce chapitre t'ait plu ! Merci de me lire et voici la suite.

Caence: Je suis contente que ma fic te plaise. Voilà la suite !

Elaelle : Merci pour les compliments de ta reviews. Il est vrai que je ne suis pas bonne en orthographe mais je travaille avec Phenixmiyavi qui m'aide pour ça et qui travaille avec d'autres auteurs et qui poste elle-même ses propres textes (qui sont super soit dit en passant, tu devras aller les lire) et Llyorena qui elle m'aide pour la compréhension de la lecture. Je m'estime pour ma part chanceuse d'être bien entouré. Il se peut que malgré tant de relecture il reste encore des fautes et on s'en excuse, mais vois tu, nous sommes humaines. Pour l'histoire, je l'admets moi-même que l'on peut de mélanger facilement les pinceaux, mais comme je l'ai dis au chapitre précédant que celui qui ne comprends pas n'hésite pas à m'envoyer un Pm, je répondrais sans hésité. Et Nathaniel est bien le fils de Gabriel et par déduction, le petit-fils de Harry et Drago.


Chapitre 13:

Severus Rogue ferma les yeux énervés. Comment ce nabot avait-il fait pour avoir cette satanée maladie ? Il avait passé son après-midi à étudier les livres moldus traitant de la future maladie d'Harry Potter. Il savait comment elle se développait et comment les moldus faisaient pour la soigner. Certains en mouraient, d'autres en guérissaient. Il espérait que Potter ferait parti de la seconde catégorie.

Il devrait étudier les traitements moldus et les faire évoluer pour pouvoir être utilisés par un sorcier. Il ne voulait plus voir Sirius avec le même regard que ce matin. Il sauverait le dernier-né des Potter, même si c'était la dernière chose qu'il ferait.

Mais avant tout, il devait aller rejoindre le Seigneur des Ténèbres qui ne cessait de l'appeler. Peut-être avait-il des nouvelles des Malefoy.

Il écrivit un mot pour Sirius qu'il laissa bien en évidence et utilisa la cheminée qui l'amena au 12, square Grimmaurd afin qu'il puisse transplaner en toute sécurité.

OoooOoooO

Gabriel Malefoy-Potter regarda Harry, assis à sa place habituelle. La veille, après la réunion, Dumbledore lui avait conseillé de parler à l'adolescent. D'après lui, si Harry était lié à Voldemort et que Séphiroth avait les gènes de ce dernier, cela voulait dire qu'il y avait de fortes chances qu'Harry et Séphiroth soient liés à leur tour.

Il soupira. Que devait-il faire ? Si Harry rencontrait Séphiroth, n'allait-il pas le tuer pour avoir séquestré Drago ? Et Séphiroth, que comptait-il faire ? Pourquoi était-il venu ? A leur époque, il n'avait personne pour lui résister, à proprement parler alors qu'ici, les plus grands guerriers étaient présents, Dumbledore, Severus, les Maraudeurs, les Weasley ou encore Harry Potter et DragoMalefoy eux-mêmes, en pleine possession de leur pouvoir. Non, il ne le comprenait pas.

- Professeur ? demanda Hermione d'une petite voix. Que faisons-nous aujourd'hui ?

Le professeur sursauta. Il regarda le trio qui le dévisageait d'un air inquiet. Ils étaient venus au cours particulier d'Harry, après le déjeuner.

- Euh… professeur, est-ce que ça va ? demanda Ron avec insistance.

Leur professeur sourit et répondit :

-Je vais bien, ne vous inquiétez pas pour moi. Harry, je suis au regret de te dire que ton comportement, ces derniers jours, a été inadmissible. Tous les professeurs ont été d'accord pour que tu sois puni. C'est le professeur Rogue qui se chargera de ta retenue.

- Et pourquoi pas McGonagall ? demanda l'élève fautif. C'est la directrice de ma maison, ce serait normal qu'elle…

-Ton professeur de Potions a été plus... persuasif.

-Mais il me déteste ! Vous voulez ma mort ?

-C'est ce que tu voulais pour le jeune Pucey, il me semble, non ?

-Il le méritait ! Il…

-HARRY !

Un silence s'installa dans la pièce. Hermione, qui avait crié, dit à l'intention de l'enseignant :

- Nous sommes d'accord avec vous. Pouvons-nous passer au programme du jour, s'il vous plaît ?

Les trois adolescents virent leur professeur soupirer et se masser les tempes.

-Professeur Jackson ? Est-ce que ça va ? demanda, de nouveau, Ron.

- Oui, écoutez, je ne vous ferai pas cours aujourd'hui. De toute façon, Severus préférerait être présent. Non, je voudrais vous parler.

-Laissez-moi deviner, dit Hermione sarcastique. Vous n'êtes pas celui que vous prétendez être et vous travaillez pour Vous-Savez-Qui afin d'amener Harry auprès de votre maître, n'est-ce pas ?

-Quoi ?

Harry et Ron, dans un cri, sortirent leurs baguettes simultanément. Si Hermione le disait, c'est qu'elle avait remarqué quelque chose qui leur avait échappé.

-C'est vrai, professeur ? Demanda Harry, sentant la colère monter. C'est votre but depuis le début ?

Gabriel sourit en les regardant. Ils étaient tous les trois en position de combat.

-Posez vos baguettes, jeune gens. Ce que je m'apprête à vous dire est très grave et risque de changer votre avenir…

-Parce que vous croyez que l'on va vous obéir sagement ? Répliqua Ron, d'un ton sarcastique.

-Si vous ne m'écoutez pas, répliqua Gabrielle d'une voix traînante, vous ne saurez jamais si ce que dit Hermione est vrai ou pas. Bien, poursuivit-il une fois que les élèves l'eurent écouté après quelques temps d'hésitation, Hermione a raison. Je ne suis pas celui que je prétends être. Dix points pour Gryffondor. Mais dites-moi, comment l'avez-vous su ?

-Et bien, dit la jeune fille en rougissant, à cause de votre acharnement sur Harry durant vos cours.

-Mon acharnement ?

-Vous le poussez à se surpasser comme si vous connaissiez l'étendue de ses pouvoirs.

-Je vois… Vous êtres très observatrice mais vous vous trompez sur un point. Je ne connaissais pas l'étendue de ses pouvoirs. On m'en avait parlé mais personne ne me l'a jamais confirmé.

-Qui vous en avait parlé ? Demanda Harry.

-Maintenant que vous le savez, vous allez courir avertir votre maître ? Dit en même temps Ron avec colère.

-Oncle Ron, arrête de dire des bêtises, veux-tu, dit Gabriel en soupirant et en s'asseyant derrière son bureau.

-« Oncle Ron » ? demandèrent les trois adolescents, surpris.

-Vous allez bien, professeur ? demanda, pour la troisième fois, Ron.

-Je vais bien, tonton, ne t'en fais pas, répondit Gabriel en souriant.

-Euh, professeur, dit Harry, de plus en plus surpris, vous venez d'appeler Ron « tonton »…

Gabriel les regarda avec insistance.

-Je le sais. Ecoutez, je ne suis pas un ennemi ou encore une personne à la solde de Voldemort. Si je profite de vous parler à tous les trois, c'est que vous êtes au courant pour la prophétie donc cela ira plus vite pour mes explications.

-Vos explications ? Répéta Ron en lui lançant un regard sceptique.

-Je vais faire simple. Je viens du futur et si j'appelle votre ami « tonton », c'est parce que je suis ton fils, Harry.

- Mon fils ?

-Euh, professeur, dit le rouquin, elle est où la blague ?

-Arrêtez de l'interrompre ! Fit Hermione, exaspérée.

- Parce que tu le savais ? S'écria Harry en la regardant.

-Non mais je ne suis pas surprise. Allons, voyons ! N'avez-vous jamais remarqué qu'il parlait comme Malefoy ?

-Tu veux dire que son deuxième père, c'est Malefoy ! s'exclama Ron.

Harry regarda le professeur avec un regard chargé d'espoir.

-Mais bien sûr, nigaud ! Continua la jeune fille, tu crois réellement que Harry va quitter Malefoy pour quelqu'un d'autre ?

-C'est vrai ? demanda Harry

-Pourquoi je ne suis pas surpris, tante Hermione ? Tu as toujours été observatrice, répondit Gabriel en la regardant avec un sourire.

-C'est donc vrai ? dit Ron en ouvrant grand les yeux. Vous êtes le fils d'Harry et de Malefoy ? Vous ne leur ressemblez pas pourtant !

En guise de réponse, Gabriel sourit et, tout en regardant son deuxième père, enleva la bague de son annulaire droit. Il vit son père écarquiller les yeux de surprise.

-Par Merlin ! s'écria Ron. Harry, regarde ! C'est …

Le jeune brun, qui n'arrivait pas à détacher le regard de son professeur, se leva et s'approcha de l'adulte. Devant lui se tenait Drago, un Drago plus vieux, beaucoup plus vieux, avec les traits tirés par la fatigue. Arrivé à son niveau, il lui caressa la joue. Non, ce n'était pas Drago. Cet homme, devant lui, n'avait pas la même peau que son amour. Cet homme, devant lui, n'avait pas les yeux mercure comme celui qui avait volé son cœur. Il les avait émeraude, comme lui. Cet homme était…

-Mon fils.

Gabriel hocha la tête tout en maintenant leur échange visuel qui fut brisé par le jeune adolescent.

Trop de questions passaient par la tête d'Harry mais une seule franchit ses lèvres :

-Pourquoi ?

Gabriel lui fit un sourire triste et dit assez fort pour que Ron et Hermione l'entendent :

-Je suis venu du futur pour empêcher Voldemort de commettre un acte qu'il fera et qui aura des répercussions dans mon époque.

- Je ne vais pas réussir à le tuer ? Demanda Harry en fronçant les sourcils.

-Bien sûr que si mais je ne m'étendrai pas là-dessus.

-Alors quel est cet acte qu'il ait commis et que vous voulez changer ? demanda Ron en se rapprochant.

-Pour que vous vous déplaciez vous-même au point de dérégler l'ordre du temps, c'est que cela doit être grave, dit Hermione en faisant de même.

-A sa mort, il a réussi, à l'aide d'une formule, à te transmettre ses gènes, Papa.

-Ses gènes en moi ? Vous voulez dire que je vais me transformer en lui ?

-Non, tu… vas bien. En revanche, ces gènes se sont transmis à mon fils. Et malheureusement…

-…Il est devenu une sorte de « Vous-Savez-Qui », termina Ron.

Gabriel soupira et dit :

-Cela fait dix ans que Séphiroth fait régner la terreur à mon époque.

-Mais pourquoi personne ne l'arrête ? demanda Hermione

- On ne peut pas car il s'agit de mon fils et donc du petit-fils d'Harry Potter. Pour cette raison, on l'a laissé faire mais je ne pouvais pas laisser faire ça. Alors j'ai cherché la raison de son comportement et j'ai trouvé ce qu'a fait Voldemort. J'ai décidé de revenir ici afin de l'empêcher de te transmettre ses gènes.

-D'accord, dit Harry d'une petite voix. Et vous avez trouvé comment faire ?

-Non, je me penche dessus mais ce n'est pas pour ça que je vous en parle…

-C'est au sujet de la disparition de Malefoy, n'est-ce pas ? demanda Hermione.

Gabriel la regarda, hocha la tête et continua :

-Père aurait dû revenir à la rentrée de janvier.

-Voldemort le retient, commença Harry en colère.

-Non, ce n'est pas Voldemeort. Je pense que Séphiroth m'a suivi et que c'est lui qui détient Père.

-Mais c'est insensé ! s'écria Ron. Il s'agit de son grand-père !

-Ecoutez, je sais que vous avez prévus d'aller le chercher. Je vous connais, rajouta-t-il en les voyant rougir de gêne et, même si je vous en empêchais, vous ne m'écouteriez pas, vous le feriez dès que j'aurais le dos tourné. Je tenais à vous dire qui vous allez rencontrer si vous allez là-bas. Ne soyez pas surpris par son apparence.

-Pourquoi ? demanda Hermione, en fronçant les sourcils.

Avant que Gabriel ne réponde, la porte s'ouvrit sur Severus Rogue. En les apercevant, il fit une grimace et dit, d'une voix froide, à l'attention de Gabriel.

-On est attendu chez le directeur, maintenant.

Gabriel soupira puis libéra les élèves. Il suivit son collègue de travail en laissant son père et ses amis dans le couloir.

OoooOoooO

-Jackson est le fils d'Harry mais c'est pas possible ! s'écria Neville en regardant le trio.

Ils se trouvaient dans la salle sur demande, transformée en une prairie ensoleillée, où ils étaient allongés à même le sol en compagnie de Luna et de Ginny.

-Et pourquoi cela ne le serait pas ? lui demanda Luna. Il sait quand même qui sont ses parents, non ?

-N'empêche que cette histoire est quand même tirée par les cheveux, dit Ginny. Il aurait fait un saut dans le passé pour aider Harry, mais imagine qu'il n'arrive à accomplir ce pourquoi il est venu et qu'il ne puisse plus rentrer chez lui ?

-Et pourquoi te l'avoir dit ? Demanda Neville. Pourquoi maintenant ?

-Il sait que nous allons chercher Malefoy, dit Hermione. Il voulait nous prévenir de ce que l'on va rencontrer sur notre chemin.

-Le petit-fils d'Harry ! s'exclama Ginny qui s'énervait. Comme si tu allais laisser ton petit-fils devenir un Mage noir ! C'est n'importe quoi !

-Ginny, dit alors Ron d'une voix lasse. On a vu son vrai visage. C'est bien le fils d'Harry et de Malefoy. Et si leur petit-fils va devenir Mage noir, c'est à cause de Vous Savez Qui. Le fait que Jackson soit là va nous aider à combattre cette face de Serpent afin que ce futur n'arrive jamais.

-Mais alors pourquoi son petit-fils séquestrerait-il Malefoy ? Insista Ginny. Ce n'est pas logique !

-Harry ? Interrogea Luna en regardant le brun. Comment vas-tu ?

Le jeune homme haussa les épaules. Il ne voulait pas être ici. C'était Hermione qui avait insisté pour parler de ça après le dîner. Et comme ils devaient aussi planifier leur escapade de samedi, Neville Luna et Ginny, qui venaient aussi, s'étaient joints à eux. Et comme l'avait fait Jack… enfin son fils, Hermione avait voulu les mettre au courant de ce qu'ils pourraient affronter s'ils s'engeaient dans cette quête.

Lui, tout ce qu'il voulait, c'était être dans les bras de Drago. Il soupira et dit :

-Je vais bien. Je viens d'apprendre que je vais être père et grand-père, tout devrait aller bien, normalement. De plus, mon fils est là pour empêcher mon petit-fils de mal tourner donc tout va bien.

-Et comment s'appelle-t-il ? demanda Ginny.

-Il ne nous l'a pas dit, répondit Ron. Rogue est arrivé à ce moment-là.

Harry ferma les yeux. Il était vrai que le professeur ne s'était pas présenté. Il avait compris que « Jackson » n'était qu'un nom d'emprunt mais « Steven » ? Etait-ce vraiment son prénom ? Il y avait réfléchi tout l'après-midi. Non, sûrement pas. Si cela ne dépendait que de lui, il aurait choisi « James » en l'honneur de son père ou peut-être "Gabriel". Il avait vu ce prénom dans un livre moldu qu'il avait lu cet été et il l'avait bien aimé. Oui, Gabriel était un beau prénom. Il faudrait demander à Drago ce qu'il en pensait. Après tout, il allait être le second père alors il avait son mot à dire.

- Rogue ? demanda Neville. Pourquoi ? Il est au courant ?

-Je suppose, dit Hermione. Le professeur Jackson a gardé son apparence du futur lorsqu'il est parti avec lui.

-Ils doivent sûrement travailler ensemble sur le projet de Jackson, dit Ron en se levant. Bon c'est pas tout, mais moi je tombe de sommeil et, même si j'aime me prélasser au soleil, je préfère mon lit.

Tout le monde le suivit. La prairie avait laissé place à une salle de classe. Après être sorti de la salle sur demande, Harry leur fit part de son envie de marcher seul. Les autres le laissèrent et se dirigèrent vers leur dortoir.

Harry soupira lorsqu'il se retrouva seul et se mit à marcher dans la direction opposée.

OoooOoooO

Il voulait le voir. Il prit son coussin et le serra contre lui afin de respirer l'odeur de son amour. Il se mit à imaginer son sourire moqueur lorsqu'il lui dirait qu'il avait un fils. Il l'imagina bien debout devant lui, le regardant avec ce sourcil levé tout en le traitant d'abruti et de rêveur.

Harry Potter se mit à sangloter, les yeux fermés, en serrant plus fort l'oreiller de son amant. Il ne vit pas une aura argentée l'entourer et se mettre à briller.

-Potter ? fit une voix qui le fit sursauter.

Il se retourna vers cette voix et regarda son interlocuteur.

-Je rêve, c'est ça ? demanda-t-il en faisant un sourire triste.

Devant lui, se tenait DragoMalefoy qui le regardait, surpris. Il était vêtu d'une simple chemise blanche et d'un pantalon noir. Ses cheveux avaient poussé et étaient attachés, en une petite queue-de-cheval sur sa nuque, qui laissaient quelque mèches de devant en liberté.

-Ne dis rien, Honey, dit le brun en voyant son amant qui s'apprêtait à ouvrir la bouche pour parler. Tu me manques si tu savais ! Dis-moi où tu es, on va venir te chercher. Attends- moi, j'ai tant de choses à te dire…

-Potter, dit Drago en le regardant attentivement, c'est mon coussin que tu serres dans tes bras ?

Le brun regarda le coussin recouvert d'une taie d'oreiller en soie de couleur verte qu'il tenait en main, sourit et dit d'un air penaud :

- Tu me manquais trop. Je suis venu dormir dans ta chambre. Je voulais m'enivrer de ton odeur.

-Tu es venu dormir dans ma chambre ?

-Ne m'en veux pas, jusqu'à présent, je n'y allais pas car tu étais absent. Mais aujourd'hui, j'avais besoin de ta présence, de ton parfum. Je voulais te revoir même si ce n'était qu'en rêve. Drago.

Harry voulut quitter le lit pour s'approcher du blond qui n'avait pas bougé mais celui ci le fit stopper d'un geste de la main.

-Potter, tu t'es endormi où ?

-Dans notre lit, Honey, dans ta chambre de Préfet. Mais ce n'est pas important, le jour va bientôt se lever et je ne veux pas me réveiller sans t'avoir embrassé.

-Potter, tu as transplané de ma chambre de préfet à Poudlard ?

Harry ferma les yeux. Ce Drago l'énervait. Pourquoi ne venait-il pas dans ses bras l'embrasser comme il le lui demandait ? Pourquoi le regardait-il comme s'il était fou ? Il était bien dans un rêve pourtant ? Alors pourquoi son amant l'agaçait-il à ce point ?

-Malefoy, dit-il en soufflant et en se mettant assis sur le lit, je t'ai déjà dit que l'on ne pouvait pas transplaner à Poudlard, qu'est-ce qui te prend ?

- Bien sûr… Et tu vas aussi me dire que tu m'attendais sur mon lit avec ta cape d'invisibilité ?

-Ma cape ? Ecoute, je suis désolé d'être entré dans ta chambre alors que tu n'y étais pas, d'accord ? Alors, arrêtons de nous prendre la tête et viens m'embrasser, veux-tu ?

-Potter ! Comment...Tu n'es pas à Poudlard mais dans ma chambre au Manoir ! Donc permets-moi de te prendre la tête avec ça !

Harry écarquilla ses yeux et regarda alors autour de lui. Il ne voyait plus le mur blanc de la chambre du préfet, il ne voyait plus le bureau en chêne au coin de la pièce, le fauteuil vert où il avait laissé ses habits et sa cape d'invisibilité ou encore l'armoire qui portait l'effigie de Poudlard.

A la place, il vit qu'il se trouvait dans une chambre trois à quatre fois plus grande que celle dans laquelle il était entré plus tôt dans la soirée. Les murs étaient de couleur crème. Elle était éclairée par un immense lustre qui pendait au plafond au milieu de la pièce. Il y avait tout un mur recouvert de miroirs qui laissait deviner une armoire. Tout dans la pièce était luxueux. Même le lit à baldaquin sur lequel il était installé était revêtu de drap en soie noire.

-Potter ?

Le susnommé regarda son amant.

-Je suis en train de rêver, n'est-ce pas ? lui demanda-t-il d'une petite voix.

- Euh, étant donné que je ne me suis pas encore couché, je ne pense pas.

- Où est-on ?

-Je te l'ai dit, on est au Manoir, dans mes appartements privés.

-Je suis en train de rêver.

Pour confirmer ses dires, il se pinça le bras droit

-Aïe ! dit-il sous la douleur.

Drago le regarda bouche bée. Son petit ami était bien sur son lit. Il n'y avait que lui pour se pincer tout seul comme un abruti. Il avait transplané depuis Poudlard pour le voir, lui, chose que l'on ne pouvait pas faire. Mais ne parlait-il pas d'Harry Potter, celui à qui rien ne résistait ? Il sourit et le rejoignit sur le lit.

-Tu as transplané de Poudlard, Potter, dit-il d'une voix traînante. Pourquoi avoir mis trois semaines à venir me voir ?

-Drago, on ne peut pas transpl…

Le Serpentard lui caressa la joue. A ce geste, il ferma les yeux et savoura la caresse.

-Tu m'as manqué, Beau brun.

Harry ouvrit les yeux pour se noyer dans un regard mercure qu'il recherchait depuis tant de jours. Il prit appui sur le lit et lui dit avant de s'emparer de ses lèvres.

-Toi aussi, Malefoy.

Dès le début, le baiser fut intense. Chacun d'entre eux voulait monter à l'autre combien il lui avait manqué. Les mains du brun se mirent à caresser le dos du blond. Désespéré, il l'attira à lui et les fit tomber sur le lit.

Harry interrompit le baiser pour laisser sa langue caresser la mâchoire de son amant afin de retrouver le goût de sa peau. D'un mouvement de rein, il se mit à califourchon sur Drago et le regarda. Il avait les lèvres rouges, gonflées de leur baiser, les yeux gris aux reflets argentés, remplis de désir.

-Tu es beau, murmura-t-il.

Pour toute réponse, Drago lui sourit et se pencha pour lui reprendre ses lèvres pour un baiser plus doux. Il promena ses mains sous le tee-shirt de son amant afin de redécouvrir ce corps halé qu'il connaissait par cœur. Il poussa un gémissement lorsqu'Harry se mit à le caresser à travers son pantalon alors qu'il lui dévorait son cou.

-Harry… Arrête ! Déshabille-nous, je n'en peux plus.

Après un sort prononcé d'une voix rauque, ils se retrouvèrent nus et gémirent lorsque leurs érections se touchèrent. Drago lui caressa les fesses tout en effectuant un mouvement de va-et-vient. Harry gémit de bonheur et se mit à le caresser. Il descendit jusqu'à rejoindre sa main qui faisait des va-et-vient sur le sexe du blond. Il sourit et, tout en se plongeant dans le regard mercure, il le prit en bouche.

Drago se cambra sous la caresse tout en écartant les jambes. Par Merlin, cela lui avait tant manqué ! Il sentit la langue de son ami suivre une des veines de son membre et descendre plus bas au niveau des bourses et de remonter afin de laisser la bouche s'emparer de son gland. Un vrai délice. Non, une torture. Il voulait que ça aille plus vite. Il voulait… N'en pouvant plus, il mit ses mains sur la tête brune et imposa un rythme qu'il jugeait satisfaisant. Au bout d'un moment, il ouvrit les yeux, qu'il ne se souvenait plus d'avoir fermé, tout en arrêtant les va-et-vient dans la bouche du brun car il avait senti un doigt caresser son intimité. Non, il n'allait pas… Non, ce n'était pas un accident. Hum, cette langue ! Son amant avait amené sa langue à son intimité. Merlin ! Il comprenait pourquoi Harry aimait cette caresse, toutes ces sensations ! Il ne savait plus où il était. Tout ce qu'il savait, c'est que ce n'était pas assez. Il avait envie de plus. Il voulait Harry Potter. Par Salazar, jamais il ne s'était laissé dominer de la sorte mais il le voulait en lui.

-Harry.

Les deux hommes se regardèrent un instant puis le brun, après avoir prononcé un informulé, vint s'emparer de ses lèvres pour couvrir un gémissement que Drago émit lorsqu'il sentit un doigt entrer en lui.

Pour lui faire oublier la douleur, Harry se mit à l'embrasser au-dessus de son oreille. Ce geste envoya de grands frissons à travers le corps de Drago qui se détendit et se mit à embrasser son amant. Sous les baiser et les va-et-vient effectués sur son membre, il ne fit pas attention aux trois doigts entrés en lui. Mais quand Harry les retira, il grogna de frustration, frustration qui fut de courte durée. Un membre, plus gros que les doigts, essaya de pénétrer son intimité tout en douceur.

Si les minutes qui suivirent cette entrée furent silencieuses, elles mirent aussi Drago au supplice. Il avait mal. Les larmes coulaient sans qu'il puisse les contrôler tandis que son amant les effaçait d'une main.

-Potter, bouge !

Il sentit son amant amorcer les mouvements de va-et-vient. Si, au début, il ne ressentait que de la douleur, celle-ci disparut au bout d'un certain temps lorsqu'Harry toucha sa prostate. Il ne put décrire cette sensation. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il voulait encore la ressentir, désir que son amant exauça, tout en le caressant. C'était magique, jamais il n'avait connu ça. Il ne voulait jamais que cela s'arrête mais son corps en avait décidé autrement.

Il jouit en hurlant le prénom de son amant puis il le sentit jouir à son tour avant des s'effondrer sur lui.

Après quelques minutes, le temps de reprendre leurs esprits et de retrouver une respiration normale, Harry se dégagea de lui et l'observa tout en lui caressant les cheveux qui s'étaient détachés et lui arrivaient au niveau de la nuque.

-Ils sont plus longs.

-Hum. Je veux les laisser pousser.

-Tu veux ressembler à ton père ?

-Du tout. J'en ai envie. Tu n'aimes pas ?

-J'aime bien la queue-de-cheval que tu avais tout à l'heure.

-Donc tu aimes bien ?

- Oui mais ne les laisse pas trop pousser.

-Bien, Potter, je vais les couper dès demain !

-Idiot ! Dis, ce n'est pas un rêve, hein ?

-Non.

-Cela veut dire que je pourrais revenir tous les soirs ?

-Potter, sais-tu déjà comment tu es venu ici ?

- Euh, non. Mais c'est pas grave, si je l'ai fait une fois, je pourrais le refaire…

Drago le regarda et dit :

-C'est ça qui m'horrifie chez toi, cette facilité que tu as de faire les choses.

- Arrête ton baratin, Honey, c'est ma puissance que tu aimes chez moi.

-Potter, tu te rends compte que tu peux transplaner de Poudlard jusqu'au Manoir alors que tu n'es jamais venu ici ?

-Arrêtons de nous poser des questions sur le comment du pourquoi et profitons de nos retrouvailles, veux-tu ?

-Potter…

-Pourquoi tu ne me donnes pas de surnom, Drago ?

-Quoi ?

-Blaise appelle Ron « Choucky ».

-C'est laid !

-Je trouve ça mignon.

-Ils se sont mis ensemble finalement?

-Non, Ron a trop souffert, il ne veut pas lui pardonner aussi facilement…

-Ne me dis pas qu'il sort avec Brown !

-Non, il est trop épris de ton meilleur ami.

-Alors qu'est-ce qu'il attend ? Il ne sait pas que l'on n'a qu'une seule vie ?

-Blaise l'a blessé, Drago.

-Et alors ? Ne me dis pas qu'il est totalement innocent ! S'il l'aimait vraiment, il aurait tout fait pour le récupérer !

-Que s'est-il passé ?

-Certains mangemorts ont découvert leur relation et on fait du chantage à Blaise pour récupérer des fonds pour le seigneur des Ténèbres.

-Les salauds !

-Ne t'en fais pas, Monsieur le Héros, je m'occupe d'eux. Toi, tu t'occupes de la Belette, OK ?... Dis-moi ce qui se passe au château.

-Tu ne devineras jamais !

- Ben étant donné que je n'y suis plus...

-Nous allons avoir un bébé !

Drago le regarda en haussant un sourcil.

-Potter, tu vas bien ?

En guise de réponse, Harry se blottit dans ses bras et dit :

-Si on avait un enfant, comment voudrais-tu qu'on l'appelle ?

- Je n'en sais rien, moi mais tu sembles avoir réfléchi à la question…

Harry le regarda et dit :

-J'aime beaucoup le prénom Gabriel.

-Ah bon ? Je pensais que tu choisirais James.

-James, ce sera pour le deuxième.

-Parce que tu comptes avoir une ménagerie ?

-Drago, je veux une grande famille !

-D'accord, je me rends. Gabriel Malefoy-Potter, oui, ça sonne bien.

-J'étais sûr que ça te plairait !

-Bien, maintenant qu'on a décidé les prénoms de notre future descendance, je pourrais savoir pourquoi un tel intérêt pour ce sujet ?

-Parce que j'ai rencontré notre fils, mais je ne connais pas son prénom.

-Potter, tu t'entends parler ?

-C'est Jackson. Il nous a montré sa vraie apparence. Oh Drago, si tu l'avais vu ! C'est ton portrait craché ! Il a ton visage et tes cheveux mais il a mes yeux. Il est venu pour…

-Potter ! Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Le brun le regarda et soupira. Il lui raconta ce qui s'était passé ce midi. Il termina son histoire en disant :

-Il est persuadé que c'est notre petit-fils qui te séquestre chez toi, mais cela n'a pas de sens.

-Alors comme ça, c'est son vrai visage. Je comprends mieux.

-Drago ? Il a raison ?

-C'est bien Nathaniel qui me retient, répondit le blond en le regardant dans les yeux. C'est ton portrait craché, Potter. La seule différence entre vous est qu'il a hérité de mes cheveux.

-Nathaniel ? Mais pourquoi ? Pourquoi veut-il empêcher son père de le sauver ? Pourquoi est-il venu ici ?

-Il veut te tuer.

Les deux jeunes hommes se regardèrent. Ils étaient face à face, nus, sur le lit.

-Ça n'a pas de sens, dit Harry en passant les mains dans ses cheveux, Je suis son grand-père ! Pourquoi voudrait-il me tuer ?

Drago le regarda. Harry avait raison. Cela n'avait pas de sens. Que Nathaniel hérite des gènes du Seigneur des Ténèbres, cela semblait possible. Qu'il devienne un Mage noir à son tour, cela semblait logique. Que son propre fils remonte le temps pour empêcher cela, c'était compréhensible. Mais que Nathaniel le fasse à son tour pour tuer Harry ? Là, ça ne collait pas. D'après ce qu'il avait compris, Nathaniel régnait en maître dans le futur. Alors pourquoi vouloir tout laisser tomber ? Un Malefoy aimait le pouvoir. Alors pourquoi s'en prendre à Harry ? N'était-il pas son illustre grand-père ?

-Drago, dit son amant d'un ton assez dur, est-ce qu'il t'a touché ? Est-ce qu'il t'a fait du mal ?

-Non, il me laisse tranquille. De toute façon, il ne peut pas me faire du mal, Potter.

-Ça me rassure. Dis, pourquoi il me déteste tant ?

Il regarda Harry. Pourquoi le détester ? Le jeune homme qui était devant lui avait tout pour plaire. Ses cheveux ébène qui n'étaient jamais coiffés, sa peau hâlée que l'on avait envie de lécher, ses yeux émeraude qui vous envoûtaient, cette bouche que l'on avait envie de manger et ce corps que l'on ne se lassait pas de caresser.

Mais quelque chose avait changé. Le regard du brun semblait plus dur et son caractère… Avant, malgré son pouvoir qui ne cessait de grandir, il n'avait jamais dominé au lit. Au contraire, Harry Potter se laissait faire. Dans ses bras, il devenait un garçon que l'on avait envie de protéger et de toujours garder à ses côtés. Mais ce soir, son amant avait mené la danse. Il s'était imposé face à lui. Même s'il avait cherché son accord, Harry Potter l'avait dominé. Et même s'il avait adoré, ses gestes étaient autoritaires. Ils avaient perdu leur douceur.

-Honey ?

Drago savait que c'était leur séparation qui avait rendu Harry plus froid. Il se souvenait de la scène qui avait suivi leur officialisation. La colère qui l'avait animé lorsqu'il avait su que les familles de Mangemorts le convoitaient.

Attendez, Potter en colère, ne se contrôlait pas.

-Malefoy ! A quoi tu penses ?

Drago le regarda surpris puis lui sourit avant de dire :

-Je crois avoir compris ce que notre petit-fils veut.

-Ah, oui ? Et c'est quoi ? C'est un Mage noir dans le futur, je suis sûr que mon moi du futur doit l'empêcher de faire certaines choses, s'il a fait le voyage, c'est pour m'éliminer maintenant afin qu'il ait le chemin libre plus tard.

-Nathaniel est devenu Mage noir par nécessité, Potter, pas par envie.

-Tu peux t'expliquer ?

-Il ne veut pas te tuer à proprement parler, idiot ! Il veut tuer ce qui retient ton pouvoir.

-Ce qui retient mon pouvoir ? Toi !

Drago sourit et le renversa sur le lit. Il le regarda avant de dire :

-Je me sens flatté que tu croies que je suis le détonateur de ta magie mais ce n'est pas pour cette raison. Il faut que tu retournes à Poudlard et que tu parles avec Rogue afin de savoir comment le Seigneur des ténèbres a mis au point cette faculté à transmettre ses gènes. Dis-leur que c'est bien Nathaniel qui nous retient ma famille et moi, que ton stupide Ordre ne tente rien contre Tu-Sais-Qui.

-Ils ne me croiront jamais. De toute façon, je dois préparer ton évasion avec les autres. Les plans de Voldemort passent en seconde position.

-Ne viens pas me chercher, Potter.

-Quoi ? Hors de question ! On va venir.

-Si tu viens, triple idiot, tu vas le voir. Et lorsque tu verras Nathaniel, tu seras tellement en colère que tu vas laisser ta magie prendre le dessus. C'est ce qu'il recherche. Il veut t'enlever toute inhibition afin que tu deviennes un Mage noir ! De cette manière, il n'aura pas à le devenir.

Harry le regarda, surpris.

-Si je deviens Mage Noir de ma propre volonté...

-Alors toute notre descendance le sera, les gènes de Tu-Sais-Qui ne serviront à rien.

Harry Potter poussa un gémissement. Son amant frottait son érection contre la sienne. Les papillons se remirent à voler dans son ventre. Merlin, ils parlaient de choses sérieuses et lui…

- Honey !

Il le caressait. Avec ses mains, au niveau de son entrejambe et sa langue au niveau de son cou. Il écarta les jambes pour lui faire comprendre qu'il en voulait plus tout en se cambrant.

-Drago, s'il te plaît.

Alors le blond leva la tête, ancra son regard dans le sien et dit en le pénétrant :

-Je t'aime, Beau Brun. N'en doute jamais.

Harry ouvrit les yeux surpris mais ne put répondre car son amant s'empara de ses lèvres tout en effectuant des mouvements de va-et-vient.

Drago Malefoy le lui avait dit. Il lui avait dit qu'il l'aimait !

-Non, Harry. Ne sors pas tes ailes !

Harry le regarda, surpris. Il ne bougeait plus. Qu'est-ce qu'il disait ?

-Beau Brun, regarde-moi. Je suis là. Rentre ta magie, elle va attirer Nathaniel ici. Mon cœur, contrôle ta magie.

Harry sourit. Le voilà son surnom ! Il s'empara de ses lèvres et le força à reprendre ce qu'ils faisaient. Il ne sortirait pas ses ailes.

Bientôt on n'entendit plus que des gémissements sortir de leur bouche. Et lorsque la délivrance vint les saisir, ils restèrent dans les bras l'un de l'autre.

Harry ne voulait pas le quitter. Il lui caressait les cheveux. Il le lui avait dit. Non, personne ne les séparerait.

-Potter ?

-Hum ?

-Dis-moi que tu ne l'as pas fait !

Fait quoi ? Il regarda Drago qui le dévisageait avec colère.

- Drago ?

-Tu nous as ramené à Poudlard, Potter !

Après avoir fait le tour de la pièce du regard, il constata qu'ils étaient en effet dans la chambre du préfet à Poudlard.

Il regarda son amant en se pinçant les lèvres.

- Oups, dit-il.

OoooOoooO