Disclamer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.
Rating : M (on va essayer de citronner !)
Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !
R.A.R :
Llyorena et Phenixmiyavi: Merci les filles d'être toujours là.
amelia-vilnius : Je suis contente que cette fin te plaise et merci de me lire !
Amistosamente-vuestro : Oui, tu as vu ca ? Merci de me lire et voici la suite !
Harry-Snape-Malfoy : Merci ! J'espère que ton mal de tête est passé. Je suis contente que mon histoire te plaise. Voici la suite !
EliH : Toi…Sache que je n'ai rien à dire ! Tout le monde sait que JE ne suis pas sadique ! (Enfin par apport à toi !) Tu veux me punir de mon retard ? O_O C'est moi qui vais te donner une punition, oui ! (Quoique j'ai bien deux chapitres de retard… Je vais me dépêcher de les lire !) Sérieux, j'ai jugé qu'il était temps que le trio connaisse la vérité. Je pourrais faire avancer l'histoire maintenant… Et sache que Séphiroth est bien brun ! C'est le portrait craché d'Harry ! Il a juste la chevelure des Malfoy (La texture, quoi !) Et non, il ne veut pas tuer Drago ! (Comment fera t-il pour naitre, Tête de Banane !) En emprisonnant Drago, il a voulut mettre Harry en colère afin qu'il devienne un mage noire et en veuille au monde sorcier (pour lui, Harry ne le connait pas donc il ne peut que s'en prendre qu'au monde sorcier) Bon, voilà la suite et si t'a encore des questions n'hésite pas !
Lablanche11 : Salut toi ! Ne t'en fais pas, je n'ai pas oublier notre conversation sérieuse ( il faut bien que je me plaigne du sort de Drago dans ton histoire !) Je suis contente que le chapitre précédent t'ai plut ! Et comme toi je kiffe le « Beau brun » mais tu connais Harry : Il n'est jamais content ! Mais comme c'est moi l'auteur, je vais l'embêter ! Mais je suis désolé, je ne fait de confrontation entre Ron et Blaise dans se chapitre, mais je te le promets ce sera dans le prochain ! Merci de me lire ma belle.
YunJae87 : Tu as raison, mais la solution ne sera pas facile à trouver…
Brigitte26 : Salut ! Oui, j'ai pensé qu'il était tant que tout le monde sache enfin la vérité… Enfin les principaux concernés. Quant aux solutions… Cela va encore prendre du temps.
Eclairdore : Merci ! Je suis contente que mon histoire te plaise ! Voilà la suite.
Elaelle : Tu as raison… Harry ne se rend pas compte de sa force. Pour lui ce qu'il a fait est normal. Et tu chauffes quand tu dis que Séphiroth a « subit » d'être un mage noir. Mais tu connais les jeunes, Pourquoi faire simple, quand ils peuvent faire compliquer pour enrager les parents !
Minerve : En effet, Harry ne maitrise pas ses pouvoirs ! Pour les réponses à tes questions… RDV à la fin de ce chapitre ?
Chapitre 14:
Pansy Parkinson avala une gorgé de son café. Elle se trouvait comme la plupart des élèves dans la grande salle et prenait son petit-déjeuner. Aujourd'hui serait une journée chargée, ils devaient se réunir pour mettre au point leur escapade du lendemain mais ce n'était pas ce qui occupait ses pensées.
Non, elle pensait qu'elle était stupide. Elle était en sixième année et était tellement aveuglée par la soi-disant rivalité des maisons qu'elle n'avait pas vu que les lions avaient de très bons « potentiels ». Etant donné que trois de ses meilleurs amis avaient succombé à leurs griffes, elle s'était mise à les observer. Elle les trouvait toujours aussi bruyants, toujours aussi stupides et gamins mais elle admettait que c'étaient de vrais bêtes… Au lit.
Elle regarda la table des Rouge et Or et y croisa le regard de Dean Thomas qui lui fit un sourire aguicheur. La jeune fille rougit, non qu'elle ait honte mais elle repensait à la nuit dernière qu'elle avait passé en compagnie du gryffondor et de son meilleur ami l'écossais, Finnigan.
Oh oui, ces gryffondors savaient très bien se comporter au lit. S'ils étaient tous comme ça, elle comprenait ses amis. Elle pouvait bien imaginer les nuits de folie que pouvaient avoir Drago et Blaise. Et elle était sûr que même Théo devait être comblé. Après réflexion, elle ne le pensait pas. Pauvre Théo… Londubat avait beau être un gryffondor, il avait le comportement d'un poufsouffle. Le choixpeau magique avait dû se tromper.
-Alors, ma belle, demanda la voix de Vincent qui s'installa à ses côtés, ta nuit s'est bien passé ?
-Bonjour à toi aussi, Vince, lui répondit-elle sans le regarder tandis que les autres membres de son groupe d'amis vinrent se placer autour d'elle.
-Pourquoi tu mattes les Rouge et Or, Pansy ? Lui demanda Théo en se servant du café.
-Pour faire parler les curieux comme toi, lui répondit la jeune fille en mordant dans son pain beurré.
-Houlà ! Finnigan et Thomas ne t'ont pas satisfaite ? Fit Blaise, le sourire aux lèvres.
En entendant ses mots, la jeune fille avala de travers et, sous les rires moqueurs de ses compagnons, se mit à tousser. Gregory lui tapota le dos pour qu'elle se calme.
- Qui vous a... Demanda-t-elle une fois remise.
- Daphné t'a suivi et est venue nous le dire, expliqua Vincent, mais ne t'en fais pas, Théo lui a jeté un sort d'amnésie.
Pansy regarda le brun aux yeux bleus qui lui dit en haussant les épaules :
-Ben quoi ? Je n'allais pas laisser cette fille répandre de fausses rumeurs au sujet de ma meilleure amie.
La jeune fille lui sourit et voulut le remercier mais Blaise la coupa dans son élan :
-Alors, raconte ! Cette partie à trois, c'était comment ? Ils ont tenu la cadence ?
-Zabini, la ferme !
-Mais quoi ! Allez, tu peux le dire à nous ! Tu te rends compte que tu t'es tapée… DRAGO !
La grande salle fut silencieuse quand le noir eut crié le prénom du dernier des Malefoy mais elle le fut encore plus quand les élèves constatèrent que le fameux élève se tenait à l'entrée de la grande salle en compagnie d'un Harry Potter très heureux.
Le blond avait revêtu une chemise blanche ornée d'une cravate au couleur de sa maison et un pantalon noir. Il avait coiffé ses cheveux comme la veille, en une petite queue-de-cheval sur la nuque, laissant quelques mèches libres devant.
Il regarda la grande salle avec un regard froid et un sourire mesquin. Après avoir pris de haut les élèves, il regarda vers la table des professeurs et ancra son regard dans celui de son parrain. Après un faible hochement de tête de sa part qui signifiait qu'il était convoqué dans les appartements de son professeur, il se dirigea vers ses compagnons de maison tandis que son amant se dirigeait vers les siens.
-Que se passe-t-il ? demanda Drago en s'asseyant en face de Blaise.
-C'est bien toi, Drake ? demanda Vincent qui le regardait avec de gros yeux.
-Ferme la bouche, Vince, tu vas gober les mouches. Bon alors ? Quelles sont les nouvelles ?
- Euh, laisse-moi réfléchir, dit Théo en le regardant droit dans les yeux, tu es de retour parmi nous ? Ce sont des bruits de couloirs qui courent ces derniers temps.
-Ou alors, poursuivit Blaise, on rêve tous éveiller…
- Et tu as fait quoi à tes cheveux ? demanda Gregory.
Drago poussa un soupir et regarda Pansy qui n'avait toujours rien dit :
-Et toi, que vas-tu me dire comme âneries ?
La jeune fille le regarda d'un air sévère avant de soupirer et de lui demander :
-Comment ça va, mon ange ?
Drago la regarda et sourit.
-Je vais bien, il ne faut pas s'inquiéter pour moi
- Euh, Drake, dit Gregory, tu sais que tu as manqué trois semaines de cours ?
-Ah bon ? lui répondit le blond en tartinant ses pancakes de chocolat fondu.
-Drago, arrête tes bêtises, veux-tu ? lui dit Pansy. Sais-tu que l'on avait prévu de venir te chercher demain ?
-Ouais, Potter me l'a dit.
- Tu es arrivé quand ? lui demanda Théo.
-Hier soir.
-Et tu n'es pas venu nous voir, lui dit Blaise en faisant la moue. Par contre, tu es parti voir le balafré, étant donné que vous êtes arrivés ensemble…
-C'est normal, Blaise chéri, tu ne lui arrives pas à la cheville en terme de puissance.
- Ce qui veut dire ? demanda Pansy.
-Cet idiot de sauveur du monde n'a pas pu attendre demain. Il est venu me chercher.
- Te chercher ?demanda Gregory. Il savait où tu étais ?
-Mais comment est-ce possible, dit Pansy, Potter était là hier et il n'a pas pu…
- TU AS FAIT QUOI ?
Tout le monde se tourna vers la tables des gryffondors et, après un instant de silence, ils virent Ronald Weasley se lever et entraîner de force son meilleur ami en dehors de la grande salle, suivi d'une Hermione Granger très surprise.
-Eh ben dis donc, dit le professeur Flitwick à la table des professeurs, cette matinée semble être mouvementée, vous ne trouvez pas professeur Jackson ?
Ledit professeur, qui se trouvait à sa droite, lui sourit en guise de réponse et reposa son regard sur le jeune Malefoy. Ses mains tremblaient. Lorsqu'il avait vu Drago à la porte de la grande salle, il avait cru rêver. Il avait cru avoir fait un bond dans le passé, dans son passé. Oh, Drago Malefoy avait toujours gardé la même posture « d'homme au-dessus de tout ». Non, ce qui avait choqué Gabriel, c'était sa coiffure. La dernière fois qu'il avait vu Drago avec cette coiffure, c'était à l'enterrement de son père. Depuis, il les avait toujours portés courts.
Mais, hormis cette coiffure qui le secouait, une question ne cessait de revenir dans son esprit. Comment avait-il fait pour être là ? Vu le comportement de son oncle Ron, il était prêt à parier qu'Harry n'était pas étranger à sa présence. Mais alors, il aurait rencontré Séphiroth ?
-Cessez de le regarder de la sorte, cela frise l'indécence !
Jackson sursauta et regarda Severus à sa droite, qui lui lançait un regard froid. Il avait l'impression de revenir dans son enfance lorsqu'il ratait une potion. Sans s'en rendre compte, il lui fit un sourire penaud.
Décidément, ce matin était un vrai retour en enfance !
OoooOoooO
Narcissa Malefoy regardait par la fenêtre son jardin superbement fleuri sans le voir. Elle se tenait droite et ses yeux n'exprimaient aucun sentiment, on ne pouvait connaître son état d'esprit. Elle avait coiffé ses cheveux en un chignon, sur le bas de sa nuque, si serré qu'aucune mèche ne dépassait.
La nouvelle était tombée. Son fils, son bébé, avait quitté le manoir. Comment lui en vouloir ? Il avait été enfermé depuis plus d'un mois maintenant, c'était normal qu'il ait eu envie de partir. Comment pouvait-on enfermer un jeune homme de cet âge ? Comment pouvait-on le priver de ses amis ? Oui, Drago avait bien fait de partir. Même si elle aurait aimé savoir où il était, elle le félicitait pour avoir osé s'opposer à ce qui leur arrivait.
-Madame ! Madame ! Venez. Il… il…
La maîtresse de maison avait sursauté en entendant la voix de Lester et le regarda. L'elfe de maison était agité et semblait avoir peur de quelque chose.
-Que se passe-t-il, Lester ? demanda Narcissa.
-C'est Maître Malefoy, madame ! Il est au sol.
-Au sol ? Que lui est-il arrivé ? Où est-il ?
La panique commençait à la gagner.
-Dans son bureau, madame. Il…
-Quoi, Lester ? Mais parle enfin ! Est-il souffrant ?
- Non, madame, il est avec le grand Harry Potter, madame.
-Ce n'est pas Harry Potter, Lester, dit Narcissa en fermant les yeux. Dis-moi, pourquoi Lucius est-il au sol ?
- Madame, le grand Harr...euh, le monsieur qui ressemble à Harry Potter lui lance des Doloris, madame !
Il n'en fallut pas plus pour que Narcissa se lèva et ordonna à Lester de l'emmener devant le bureau de son mari. Arrivée là-bas, après une seconde de tranplanage, elle entendit les cris de son mari à travers la porte qui lui coupèrent la respiration.
Depuis qu'elle connaissait cet homme, elle l'avait vu dans tous ces états. Elle l'avait vu froid et autoritaire, comme tout le monde, elle l'avait vu en amoureux transit et charmeur lorsqu'il la séduisait, heureux et fier à la naissance de son fils, inquiet et soucieux lorsque Drago ou elle était malade, pleurer à la mort de sa grand-mère mais jamais, au grand jamais, elle ne l'avait entendu supplier et crier.
Qu'est-ce que cet homme lui faisait ?
Elle ouvrit la porte et ce qu'elle vit lui glaça le sang. Son mari était au sol, essayant de se protéger avec ses mains, tremblant de tout son corps et suppliant son agresseur d'arrêter. Ledit agresseur, lui, se tenait assis sur le bureau, le regard rivé sur l'homme à terre, une baguette argentée à la main.
-Mais que faites-vous ? s'écria-t-elle en se penchant sur son mari. Voulez-vous arrêter immédiatement ? Votre mère ne vous a jamais appris à respecter vos hôtes ?
Narcissa était en colère. Voir son mari dans cet état la bouleversait certes mais ce qui lui restait en travers de la gorge, c'était le visage impassible de cet homme aux yeux verts.
-Votre mère ne vous a jamais appris à respecter vos hôtes ? Répéta-t-elle en le regardant sévèrement. Mais qu'est-ce qui vous a pris ? Pourquoi…
- Grammy, dit l'homme d'une voix ennuyée, voulez-vous sortir, s'il vous plaît, nous n'avons pas terminé.
-Ça suffit, Séphiroth ! Nous ne somme pas tes serviteurs !
Narcissa s'était levé et se plaça devant lui. Elle le regarda avec le regard le plus froid qu'elle pouvait faire.
-Ce n'est pas parce que tu viens du futur et que, là-bas, tu es le roi, qu'il faut que tu te crois tout permis ! Continua-t-elle, les mains sur les hanches. Que tu nous séquestres en nous empêchant tout contact avec l'extérieur est une chose mais que tu utilises un Impardonnable sur mon mari en est une autre et je ne peux le tolérer ! Alors tu t'excuses tout de suite !
Séphiroth la regarda un instant avant dire le plus sérieusement possible :
- Il a laissé Drago partir, Grammy. Il doit être puni.
-Drago n'a pas eu besoin de son père pour partir ! Mais qu'as-tu dans la tête ! Tu sais qui est mon fils au moins ?
A ces mots, elle crut apercevoir une ombre dans les yeux émeraude de son interlocuteur mais cela ne dura qu'un instant. Elle crut rêver et continua :
-Tu croyais pouvoir le retenir indéfiniment ? Mais tu es inconscient ! Même moi, sa propre mère, ne peut le garder à mes côtés une journée entière alors comment un homme, qui vient du futur, le pourrait-il ?
-Grammy…
-Ce n'est pas parce que tu ressembles à Harry que tu dois faire ce que tu veux, m'as-tu comprise ?
-Grammy, il faut vraiment…
-Je t'ai posé une question Séphiroth, Continua Narcissa sans s'occuper du regard émeraude qui devenait glacial, m'as-tu comprise ?
-Je ne suis pas Potter, Grammy.
-Non, bien sûr que non ! Potter est trop bien élevé ! Jamais il ne nous aurait séquestrés !
Et sans s'occuper de cet homme qu'elle jugeait de trop, elle se retourna pour s'occuper de son mari.
- Lucius, comment vas-tu?
- Cissa…
- Chut amour, tout va bien aller.
-Grammy, veuillez sortir, s'il vous plaît, dit Séphiroth d'une voix lasse, je n'en ai pas terminé avec votre mari.
En guise de réponse, Narcissa le regarda et dit d'une voix glaciale :
-Et moi je dis que votre entretien est terminé. Lucius, viens, on va dans nos appartements.
-Grammy…
Narcissa qui avait réussi à mettre son mari debout soupira et dit :
-Séphiroth, c'est fini. Drago est parti et on ne sait pas comment. S'il a découvert une faille dans votre bouclier…
-Il n'y a pas de faille, Grammy…
- Peut-être mais le résultat est là. Mon fils a pu quitter le Manoir, votre bouclier ne sert à rien. Veuillez mettre un terme à cette réclusion forcée, je vous prie.
-Grammy, je ne veux pas vous faire du mal mais…
- Alors arrête de te conduire de la sorte. Je ne te pardonnerai jamais ce que tu viens de faire à Lucius.
Séphiroth ferma les yeux un instant et dit :
-Je ne vais pas tenir compte de votre intrusion dans ce bureau mais sachez que je suis en colère.
- Cela tombe bien, moi aussi ! le coupa Narcissa.
Séphiroth la regarda puis fit un geste avec sa baguette où un faisceau de lumière vert passa devant la maîtresse de maison qui, pendant un instant, crut que sa dernière heure avait sonné. Quelques secondes plus tard, le bruit d'un corps qui tombe se fit entendre.
Narcissa tourna la tête pour voir, devant la porte qui était restée ouverte, le corps sans vie de son elfe de maison, Lester.
-Grammy… Laissez-nous, je vous prie.
- Tu veux savoir où est Drago ? dit Narcissa, les larmes aux yeux, il est sûrement en route pour Poudlard !
-Poudlard ? Mais bien sûr ! Papa… C'est là-bas que tu te caches. Je suis sûr que tu es derrière tout ça. Bien !Iribessa !
Il se leva du bureau et rangea sa baguette au niveau de sa ceinture. Puis, sous les yeux surpris du couple Malefoy, une traînée de poussière dorée se mit à tournoyer autour d'eux pour se poser sur l'épaule du brun. Ils virent alors un tout petit être avec des ailes noires.
- Merlin, dit Lucius d'une voix rauque, c'est… c'est une fée ?
La fée, qui avait compris que l'on parlait d'elle, vola jusqu'à eux et leur fit une révérence.
-Voici Iribessa, disait le brun aux yeux verts, la reine des fées et mon amie.
- Mais… mais… comment ? Comment avez-vous fait pour en attraper une ? demanda Narcissa qui, sous le charme de la fée, avait oublié sa colère.
-Je ne l'ai pas attrapé, Grammy, C'est un cadeau de votre fils à mon encontre.
- Un cadeau de Drago ? demanda Narcissa qui n'en revenait pas.
-Iribessa, ma belle, il faut aller à Poudlard. Il est temps que l'on se déplace puisqu'il ne peut pas venir ici.
La fée bâtit des ailes en guise d'acceptation.
- Je savais que cela te ferait plaisir ! Mais si tu vois Papa, il faudrait que tu sois calme, d'accord ?
Iribessa s'immobilisa dans les airs et croisa ses petit bras en fonçant les sourcils, ce qui fit rire son grand ami brun.
-Allons, tu sais bien ce qu'il pense de toi, ne le provoque pas, s'il te plaît. Tu pourras t'acharner sur Harry Potter, si cela te chante, qu'est-ce que tu en dis ?
La fée se mit voler autour de lui.
-Bien.
Séphiroth regarda ses arrière-grands-parents qui ne cessaient de suivre Iribessa des yeux.
-Vous allez être contente, Grammy, je vais lever le bouclier et vous pourrez reprendre le cours de vos vies.
- Tu vas à Poudlard ? demanda Lucius en le regardant.
-Là où je vais ne te regarde pas, Lucius. Tu peux remercier ta femme.
Puis, sans un autre mot, il quitta le bureau sans se retourner.
OoooOoooO
-Il a fait quoi ?
Minerva Mcgonagall ferma les yeux. Jamais de toute sa carrière, elle n'avait connu un élève de son genre. Même les jumeaux Weasley qui avaient, jusqu'alors, obtenu la palme de lui avoir fait pousser des cheveux blancs, ne lui arrivaient pas à la cheville. Harry Potter, à lui tout seul, avait réussi à lui faire frôler la crise cardiaque !
Non seulement, il avait montré une aptitude de vol stupéfiante, il semblait maîtriser la magie sans baguette et maintenant, il transplanait hors de Poudlard sans aucune difficulté !
Elle le regarda assis à côté de Sirius. Le jeune homme se mordait la lèvre et lançait des regards agacés. Il ne semblait pas comprendre ce qu'on lui reprochait. Près de Sirius, se tenaient Severus et Drago. Elle s'était assise entre ce dernier et Jacks… euh, Gabriel. Et devant eux, derrière son bureau, présidait Albus.
-Harry ? Demanda ce dernier. Est-ce vrai ? As-tu quitté Poudlard en transplanant ?
Le brun leva ses yeux émeraude au ciel.
-Je ne vois pas pourquoi vous en faites tout un plat, répondit-il. Je suis juste parti chercher Drago.
Minerva le regarda et dit d'un air sévère :
-En transplanant, jeune homme ! Vous rendez-vous compte de votre exploit ?
- Si j'ai pu le faire, c'est que ce n'est pas un exploit, répliqua Harry en haussant les épaules.
- Potter, dit Drago, je t'ai dit que personne ne pouvait le faire !
-Ecoutez, fit Harry en se passant nerveusement la main dans les cheveux, pourquoi doit-on s'attarder sur ce détail ? L'essentiel, c'est que tu sois là, non ?
-Oui mais nous n'avons pas de nouvelles de ses parents, lui dit Severus.
Devant le regard surpris de son protégé, Dumbledore dit d'une voix qu'il voulait apaisante :
-Harry, il faut que tu comprennes que, pour nous, c'est une surprise car, depuis sa création, personne n'a jamais pu transplaner de Poudlard même pas les fondateurs eux-mêmes. Ce qui veut dire que tu as en toi une magie pure et immense. Ce qui veut dire aussi que tu dois la contrôler toi-même. Et même si cela te semble génial, sache que cela peut effrayer tes camarades et même la population sorcière qui risquerait de te comparer à Voldemort, c'est la raison pour laquelle, malgré ta puissance, il te faudrait la cacher et éviter la scène d'hier matin.
-Quelle scène ? demanda Drago en voyant Harry rougir.
-La scène où il a failli tuer Pucey, dit Severus avec un sourire mesquin, juste pour le plaisir.
-C'est faux ! Il le méritait, commença Harry.
-Vraiment Monsieur Potter ? Lui demanda Minerva en haussant les sourcils.
- Tu as fait quoi ? demanda Drago qui ne comprenait pas ce qui se passait.
-Je…
-Drago.
Gabriel venait de parler pour la première fois. Depuis qu'il l'avait vu dans la grande salle, il avait préféré rester en retrait. Lorsque Dumbledore l'avait convoqué dans son bureau, il avait d'abord voulu refuser mais la curiosité l'avait emporté, il avait donc répondu présent.
Lorsqu'il vit le regard mercure se poser sur lui, il déglutit. Drago le regardait comme lorsqu'il était petit. Un regard qui lui disait qu'il connaissait déjà la question qu'il allait lui poser. Il soupira et dit :
-Pour qu'elle raison n'êtes-vous pas revenu à la rentrée ?
Drago le regarda. Alors c'était lui, son fils. Potter lui avait dit qu'il lui ressemblait mais ce n'était pas le cas, à moins que…
-Gabriel, c'est ça ? demanda-t-il.
Etonné, le professeur le regarda avant de hocher la tête.
- Tu t'appelles Gabriel ? Demanda Harry, surpris.
Gabriel hocha la tête de nouveau. Harry continua, le sourire aux lèvres :
-C'est incroyable ! Honey, on avait raison ! On avait vu juste ! Donc James est là aussi, n'est-ce pas ?
-James ? demanda Sirius qui semblait avoir perdu le fil de la conversation.
-Potter, dit alors Drago en soupirant, tais-toi un peu, veux-tu ? Alors, Gabriel, j'ai beau te regarder, je ne vois aucun trait physique de Potter ou de moi.
Gabriel sourit et enleva la bague de son annulaire droit. Drago le regarda avec un sourcil levé. Lorsque la transformation prit fin, il dit :
-En effet, un vrai mélange.
-Maintenant que vous êtes tous les deux au courant pour l'identité de notre ami, dit Dumbledore, voulez-vous répondre à la question qui vous a été posé Monsieur Malfoy ?
Drago répondit en regardant toujours Gabriel :
- Nathaniel t'a bel et bien suivi. Il a élu domicile chez nous mais je ne t'apprends rien, n'est-ce pas ?
-En effet, c'est ce que je craignais, dit en soupirant Gabriel.
-Malefoy, dit Sirius, que s'est-il passé ? Pourquoi personne ne pouvait vous joindre ?
Le blond haussa les épaules avant de répondre tout en se levant:
-Je n'en sais rien. Viens, Potter, il faut que tu m'expliques ce qui s'est passé avec Pucey.
-Monsieur Malefoy ! s'écria Minerva, nous n'avons pas fini !
-Que voulez-vous que je vous dise ? dit Drago en colère et lui lançant un regard glacial. Gabriel vous a fait un compte-rendu, non ? Vous êtes au courant de la situation dans laquelle on se trouve ! Nous sommes en présence de deux mages noirs totalement imbus d'eux-mêmes ! Alors, au lieu de vous réunir pour faire de la parlotte et d'attendre que Potter soit en colère pour aller les mettre hors d'état de nuire, vous feriez bien de préparer vos troupes car, je vous le dis, le Seigneur des Ténèbres est un vrai clown par rapport à mon petit-fils et il est hors de question que je laisse Harry l'affronter !
Puis, sans un regard derrière lui, il entraîna de force son amant et quitta le bureau du directeur de Poudlard sans que personne ne puisse l'arrêter.
OoooOoooO
Ronald Weasley se frotta les cheveux. Il était dépassé. Plus les jours passaient, plus son meilleur ami développait de nouvelles forces ! Mais jusque où irait-il ? Il avait réussi à transplaner de Poudlard ! Il n'en revenait toujours pas ! Et le pire dans tout ca, c'est que, pour Harry, tout cela semblait normal, à la portée de tout le monde. Il se leva. Il fallait qu'il sorte.
Il quitta la salle commune où il était et se dirigea vers le parc. Il avait besoin d'air. Arrivé à destination, il se dirigea vers le lac. En le regardant, le visage souriant de Blaise lui revint en mémoire. Il ferma les yeux. Il ne voulait pas penser à lui. Alors il fit demi-tour et se dirigea vers la serre. Neville devait y être. Il avait besoin de parler.
Lorsqu'il entra dans la pièce botanique, il faisait sombre. Il allait faire demi-tour en pensant que son ami n'était pas présent, quand il vit l'écharpe de sa maison sur une des tables. Il sourit. Neville devait se trouver au fond de la serre. Il se dirigea vers l'endroit quand il entendit un gémissement. Ron rougit. Neville semblait être occupé. Il allait revenir sur ses pas quand il entendit un cri d'effroi.
N'écoutant que son courage, Ron se précipita vers la porte qui se trouvait au fond de la serre qu'il ouvrit à la volée. Il vit une pièce disposant d'un bureau où se trouvaient beaucoup de papiers en désordre, une table basse au milieu de la pièce où se trouvaient des pots de plantes différentes et, au fond,un fauteuil où se trouvait son ami. Il était recroquevillé sur lui-même, les yeux fermés. Il se protégeait le corps, il tremblait, les mains en sueur et ne cessait de dire d'une voix brisée d'avoir trop crié :
- Non, s'il vous plaît, arrêtez ! Je ferais tout ce que vous voudrez. Arrêtez ! Andrew, dis-leur ! S'il te plaît. Non, non, NON !
Le dernier mot crié par Neville fit réagir le rouquin. Il se précipita vers son ami et le réveilla. An début, étant persuadé d'être toujours dans son rêve, Neville se défendait contre les mains de Ron qui essayait de le réveiller en douceur. Alors Ron utilisa sa voix pour l'appeler tout en lui demandant de se réveiller, chose que le brun fit au bout d'une dizaine de minutes.
Après l'avoir calmé en le rassurant et lui avoir donné à boire, Ron demanda :
-Nev, qu'est-ce qui s'est passé ?
-Tu l'as dit toi-même, j'ai fait un cauchemar.
- Neville, écoute. Oui, c'était un cauchemar mais tu semblais l'avoir vécu…
-Ne dis pas de bêtise, Ron, rien de tel ne m'est arrivé. Écoute, merci de m'avoir réveillé mais je t'en prie, n'en parle à personne, ok ?
-C'est pour ça que tu tires toujours les rideaux de ton lit quand tu dors et que tu mets un sort de silence pour la nuit ?
- Comment tu le sais ? demanda Neville, surpris.
Ron rougit et répondit en passant la main dans ses cheveux :
- Euh…on va dire que je ne dors pas beaucoup ces temps-ci…
-C'est à cause de Zabini et de Lavande ?
Le rouquin le regarda, étonné, puis sourit.
-Décidément, tu m'étonneras toujours, Neville, dit-il. C'est Harry qui t'en a parlé ?
- Non, tout le monde sait que Lavande en pince pour toi et j'ai remarqué les regards que Zabini lui lançait à chaque fois que tu es dans les parages. En même temps, ce n'est que supposition…
- Je vois mais ton manège ne prend pas avec moi, Neville. Que t'est-il arrivé ?
Neville le regarda et sourit tristement.
- Ron, je ne veux pas en parler. S'il te plaît.
- D'accord, je ne te force pas mais sache que tu pourras toujours m'en parler quand tu seras prêt, ok ?
Neville hocha la tête et dit :
-Ron, je peux te demander une faveur ?
-Tout ce que tu veux, mon pote.
- S'il te plaît, ne parle à personne de ce qui s'est passé dans cette pièce…
Les deux garçons se regardèrent. Le rouquin soupira et dit en enlaçant son camarade :
-Tu peux compter sur moi, Nev.
OoooOoooO
