Disclaimer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.

Rating : M (on va essayer de citronner !)

Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !

Bla-bla de l'auteur :

PARDON, PARDON, PARDON… Je suis désolée de mon retard ! Quand je regarde la date de mon dernier post… Je n'ai aucune excuse. En fait j'ai déménagé cet été donc je n'ai pas eu le temps de poster, ce qui ne m'a pas empêchée d'écrire. Puis la rentrée est arrivée, j'ai dû m'occuper de mes p'tits monstres (j'en ai deux en bas âge), chercher du travail (Chose que j'ai toujours pas trouvé) et ensuite attendre mes bétas qui ont été aussi surchargées de travail. Je me suis déjà excusée en répondant aux reviews du dernier chapitre en PM mais pour les autres, je le fais ici.

Donc voilà, merci de votre patience, le chapitre 15 est là avec du retard et la suite va arriver. Je ne vous dis pas à quelle fréquence je vais poster car je vous rappelle que l'une de mes bétas écrit ses propres textes et est aussi béta pour d'autres auteurs (soyez indulgents, s'il vous plaît ) mais je vais me forcer à ce que ayez au moins deux chapitres par mois…

J'avais dit que j'attendrai la fin de « L'Héritier » pour poster de nouvelles histoires mais comme l'une d'elles est finie, je vais la poster bientôt.

Bon, je vais m'arrêter là je pense que mes bla-bla d'auteur ne vous intéressent pas plus que ça. Je vous laisse avec ce chapitre qui j'espère vous plaira ! Bonne Lecture !

Llyorena et Phenixmiyavi: Merci les filles d'être toujours là.


Chapitre 15:

Severus poussa un soupir de frustration en fermant les yeux. Il était fatigué. Il regarda sa table de potions où trônait un chaudron en ébullition. Ses essais pour soigner Potter étaient échec sur échec. Il ne comprenait pas où il s'était trompé. Il avait des échantillons de cellules appartenant à un moldu malade et, jusqu'à présent, il n'y avait aucun changement. C'était même pire.

Il les avait séparés en deux parties. Une partie des cellules avait été conservées dans des fioles soumis à un sort de temps, ce qui permettait la stabilité de l'état des cellules. Une autre partie avait été conservée dans de simples fioles ce qui permettait au maître de potions de vérifier son avancée.

Mais malheureusement pour Severus, toutes les fioles qui n'étaient pas soumises au sort du temps présentaient une aggravation de l'état des cellules. Jamais il n'avait vu ça. Mais comment faisaient les moldus ?

Et pour rajouter à cette frustration d'échec, le fameux Potter faisait encore des siennes ! Il avait tranplané dans Poudlard ! Et le pire dans tout ça, c'était que, pour cet énergumène, c'était normal ! Merlin, pourquoi on ne l'écoutait pas quand il disait qu'il fallait enfermer les Potter ? Il soupira. De toute façon, il ne pouvait pas faire comme si le dernier Potter n'existait pas. Cet attardé comptait énormément pour Drago et Sirius… Mais qu'avait-il fait pour mériter ça ?

Son regard se posa sur le chaudron qui se trouvait sur la table. Il réfléchissait encore aux ingrédients et à leurs propriétés qu'il avait mis dans la potion quand une personne tomba sur le sol devant la cheminée.

- Lucius ! cria-t-il quand il reconnut son visiteur en courant l'aider à se relever. Par Salazar ! Qu'est-ce qui t'arrive mon ami ?

L'aîné des Malefoy était mal en point. Son visage était pâle et ses cheveux étaient en désordre. Jamais Lucius ne sortirait en étant de la sorte. Quelque chose était arrivée. Sans poser plus de question, Severus l'entraîna dans ses appartements et l'installa sur un fauteuil.

- Drago… dit Luicius d'une voix faible.

- Il est là. Il est arrivé ce matin et il va bien. Ne t'inquiète pas. Laisse-moi d'abord te soigner.

Lucius poussa un soupir de soulagement et ferma les yeux.

Une dizaine de minutes plus tard, après une tonne de potions avalée et des sorts jetés sur sa personne, Lucius avalait tranquillement un Whisky-Pur-Feu en regardant Severus qui était assis en face de lui.

-Que s'est-il passé, Lucius ? C'est le Maître qui t'as mis dans cet état ?

Le blond le regarda avec instance avant de prendre la parole :

- Severus… Tu es comme un frère pour moi… Tu le sais, n'est-ce pas ?

- Bien sûr. Et ce sentiment est réciproque.

- Tu sais aussi que je ne suis pas fou et que jamais je ne te mentirai ?

- Lucius… Tu me fais peur. Que t'arrive-t-il ?

Son interlocuteur ferma les yeux. Severus grinça les dents. Jamais depuis qu'il le connaissait, le blond s'était montré aussi… faible. Même lors de la mort de sa grand-mère qu'il aimait par dessus tout où il l'avait vu pleurer, Lucius n'avait jamais montré de faiblesse. Merlin ! Ce Séphiroth était-il si cruel ? Pour qu'il soit arrivé dans cet état, Lucius devait avoir été torturé pendant des jours sans interruption… Mais Drago ? Il était arrivé en pleine forme alors…

- Drago a-t-il parlé, Severus ? demanda le père de son filleul en le coupant dans ses pensées.

- Non… Dumbledore a pensé qu'il devrait rester avec ses amis. Il comptait l'interroger dans l'après-midi. Mais dis-moi, que s'est-il passé ? Pourquoi…

- On va perdre la guerre, Severus.

- On va… d'accord, Lucius, explique-toi. Soit tu en as trop dit, soit pas assez.

- Je vais tout te raconter mais… mon ami, je ne suis pas fou. Il faudrait que tu me croies sur parole.

- Ai-je déjà douté de toi ?

Les deux amis se regardèrent puis Lucius parla. Il raconta l'arrivée de Séphiroth, sa ressemblance avec Harry Potter, son lien de parenté avec lui-même, le bouclier autour de sa maison, ce qui s'était passé le matin-même et l'arrivée imminente de cet homme à Poudlard.

Severus dit alors d'une voix blanche :

- Ce sont les Doloris qu'il t'a lancé ce matin qui t'ont mis dans cet état ?

- Saches qu'une semaine de torture du maître est de la rigolade devant l'un ses Doloris, Severus.

- Cela a duré combien de temps ?

- Les Doloris ? Quelques minutes. Narcissa est venue peu de temps après.

Severus avala sa salive.

- Il croyait que j'étais responsable du départ de Drago. Je ne sais pas comment il a fait mais je remercie Merlin qu'il ait réussi à s'échapper. Je ne supportais plus d'être enfermé dans ma propre demeure !

- Lucius…

- Laisse-moi finir, Sev. Comme je te l'ai dit, le maître va perdre la guerre. Et d'après les dires de … mon arrière-petit-fils, ma famille va se déchirer à cause de moi… et je ne le veux pas. Ma famille est tout pour moi et je refuse que cela se produise.

- Je ne suis pas ton raisonnement…

- Moi-même, je ne me comprends pas. Tout ce que je veux, c'est être dans le camp des gagnants. Le maître va perdre, Severus. Nous le savons maintenant, Alors faisons en sorte d'être dans le camp de cet abruti de Dumbledore. Comme ça, ma famille restera soudée devant l'adversité.

- Tu penses réellement que le fait que tu sois au service du maître va briser ta famille ? D'après ce que tu dis, ton arrière-petit-fils sera un grand homme dans le futur, pire que le maître.

- Severus, j'ai fait beaucoup de conneries dans ma vie, je le sais. Mais il y a une chose dont je suis fier, c'est Drago.

- Je le sais, Luc…

- Et il est hors de question que mon fils paye pour mes bêtises.

- Mais Lucius ! La dernière fois qu'on s'est vu, tu disais encore qu'il fallait convaincre ton fils d'entrer dans nos rangs et ça malgré le fait qu'il se soit entiché de Potter et là…

- Severus ! Le maître va perdre la guerre ! Ces projets ne servent à rien car ils ne verront jamais le jour ! Narcissa et Drago ont raison : Potter est plus puissant que lui ! Même si cela me tue de l'admettre ! Mais sais-tu ce qui me met en colère, Severus ? C'est l'attitude de ce Séphiroth face à Drago ! Si tu l'avais vu le regarder ! Il y avait une telle haine dans son regard ! Et quand il me regardait moi… Je ne sais même pas par quel miracle je suis encore en vie ! Seule Narcissa semblait avoir grâce à ses yeux. Non, il s'est passé quelque chose dans cette famille et j'en suis responsable !

Le maître des Potions regarda son ami avaler une gorgée de son verre sous la colère. Il voulut parler mais le blond le devança :

- Il est persuadé que son fils est à Poudlard pour changer le passé. C'est la raison pour laquelle il va venir ici. Il faut prévenir Dumbledore ! Il ne faut pas le prendre à la légère, Severus ! Il est prêt à s'en prendre à Potter…

- Lucius, rassure-moi, il ne va pas transplaner ici, n'est-ce pas ?

- Tu as pris un coup sur la tête, mon ami ? On ne peut pas transplaner à Poudlard ! Même un élève de première année le sait !

Severus poussa un soupir de soulagement. Lucius poursuivit :

- J'ai bloqué toutes les cheminées du manoir et Narcissa a bloqué celle que j'ai utilisé. Il devra se débrouiller pour venir ici. Mais ne le sous-estimes pas Severus, il est très puissant…

- Je veux bien te croire. Après tout, c'est un mélange de Malefoy et de Potter. Où est Narcissa ?

- Elle a quitté le manoir dès mon départ. Elle doit être chez Bella. Elle doit me rejoindre ici en début d'après midi.

- Tu n'as pas peur que Bella la conduise au maître ?

- Severus, tu connais ma femme ! Elle ne verra pas le maître avant d'avoir vu Drago !

Severus sourit. Oui, avant de faire quoique ce soit, Narcissa s'assurerait de l'état de santé de son fils. Il était rassuré. D'ici ce soir, la famille Malefoy serait au complet et en sécurité à Poudlard. Mais avec l'arrivée de Séphiroth, rien que d'y penser, un frisson d'effroi le parcourut.

- Severus, qu'a dit le maître de mon absence ?

- Lucius…

Le maître de potions ne put en dire plus car on frappa à sa porte et avant que les deux hommes puissent effectuer un geste, Sirius Black fit son entrée.

OoooOoooO

Harry Potter ferma les yeux. Il pensait à tellement de choses qu'il en avait mal à la tête. Pourquoi tout le monde semblait se focaliser sur le fait qu'il ait transplané de Poudlard ? Drago était de retour, non ? La vie au sein de l'école pouvait reprendre son cours, comme avant les vacances alors pourquoi tout le monde semblait-il lui en vouloir ? A commencer par Drago lui-même !

Aurait-il préféré rester auprès de son petit-fils qui l'avait séquestré ? Après tout, d'après ses dires, Nathaniel lui ressemblait comme deux gouttes d'eau… A part la texture des cheveux. D'après ce qu'il avait compris, les cheveux de son petit-fils étaient comme ceux des Malefoy. Peut- être que Drago avait succombé à son charme ? Que demander de plus qu'un Harry Potter bien coiffé ?

Harry soupira. A Drago s'ajoutaient les réactions de Ron et d'Hermione. Ses deux amis lui avaient fait un cours de morale sur ce qui aurait pu se passer s'il avait raté son transplanage puis de la réaction des autres élèves si cela se savait. Comment leur expliquer que, si c'était à recommencer, il le referait ? Non pas pour se faire encore remarquer mais parce qu'il ne supportait plus l'absence de son blond ? Comment leur faire comprendre que sa magie, aussi intense qu'elle puisse être, ne le contrôlerait jamais car il ne voudrait en aucun cas perdre leur amitié ? Comment leur dire que malgré tout il restait le même Harry ?

Puis il y avait les professeurs du château. Depuis qu'ils étaient au courant de son exploit, ils le regardaient différemment. Il ne voulait même pas penser à ce qu'il se passera lors du prochain cours particulier… Il avait l'impression qu'une deuxième tête avait fait son apparition. Peut-être que s'il allait tuer Voldemort maintenant, il redeviendrait le même qu'avant à leur yeux ?

Et d'ailleurs, que faisait ce fou furieux ? Cela faisait une éternité que Voldemort n'avait pas fait parler de lui… Depuis la séquestration de Drago d'ailleurs… Est-ce que tout était lié ? Nathaniel était-il de mèche avec Voldemort ? Et si Drago s'était trompé ? Si Nathaniel voulait réellement le tuer ? Non, cela ne collait pas. S'il mourrait maintenant, Nathaniel ne viendrait pas au monde. Alors pourquoi tout ca ? S'il avait compris, Nathaniel aurait enlevé Drago pour le mettre en colère lui. Donc cela voulait dire que son petit-fils savait la source de son pouvoir. Il savait que Drago en était le déclencheur. Alors cela voulait dire que tout le monde était au courant dans le futur ? Ou était-ce un secret de famille ?

Harry se massa les tempes. Cela voulait dire que l'inquiétude de ses deux meilleurs amis était fondée ? Il n'avait qu'à regarder son comportement lors de l'absence de Drago. Son amant aussi avait raison, s'il avait rencontré Nathaniel hier soir, il savait qu'il aurait voulu se venger sur lui. Alors il risquait vraiment de perdre le contrôle de sa magie ? Devenir un Mage noir et obliger toute sa descendance à l'être aussi ? Et perdre l'amitié de Ron et Hermione ? Non, il ne le supporterait pas. Il aimait Drago, certes, mais il ne pouvait imaginer un avenir sans un rouquin et une brune à ses côtés.

- Oh là là, pour que tu te retrouves tout seul ici, c'est que tu broies du noir, fit une voix qui le fit sursauter.

Il se retourna pour voir Luna Lovegood. Comme toujours, la jeune blonde avait les cheveux emmêlés, ses boucles d'oreille en forme de radis et son inséparable collier de bouchons de bièraubeurre. Elle le regardait d'un air absent. Il soupira de soulagement et dit :

- Luna, tu m'a fais peur ! Que fais-tu ici ?

- Je cherche Neville, on avait rendez-vous ici et toi ? Tu n'es pas avec Drago ? Vous ne devriez pas fêter vos retrouvailles ?

- C'est ce que je croyais mais vois-tu, il avait autre chose à faire de plus important.

-Vous vous êtes disputés ? demanda-t-elle en le regardant après un instant de silence.

- Non, bien sûr que non, il devait aller voir ses amis.

- Harry, tu sais, des fois, il ne faut pas se poser trop de questions. C'est comme pour les Ronflaks Cornus, personne ne croit en leur existence mais cela ne les empêche pas d'exister.

- Euh, Luna, je ne vois pas le rapport entre les Ronflaks Cornus et moi…

- Il ne faut pas que tu t'interroges sur ce que les autres penseront de tes actes si toi tu les juges bon. Après tout, c'est pour toi que tu vis, n'est-ce pas ?

- Oui mais…

- Alors pense à toi avant tout. Drago te manquait ? Tu as bien fait d'aller le chercher. Que ce soit en solitaire ou en groupe, le résultat est le même, non ?

- Va dire ça aux autres. Ils me prennent tous pour une bête de foire maintenant.

- Je ne pense pas, non. Tu sais Harry, t'as de la chance d'être bien entouré.

- Oh ne te fais pas d'idées, c'est juste que je suis un pion important dans cette guerre !

- Ah bon ? C'est pour ça que Drago est avec toi ? Et que Ron et Hermione sont tes amis ?

La jeune Serdaigle se mit à épousseter une poussière imaginaire de robe et dit :

- Ne doute pas de leurs sentiments à ton égard, Harry. Tu vas en avoir besoin, tu sais.

Harry la regarda sans dire mot.

- C'est moi ou on va avoir de la purée de radis ce soir au dîner ?

- Euh, je ne sais pas.

- Je dois aller voir les elfes, je ne peux pas manger ça.

Puis elle s'en alla comme elle était venue, sans se retourner, laissant Harry avec plus de questions qu'à son arrivée.

OoooOoooO

Gabriel Potter-Malefoy barra une mauvaise réponse de la copie qu'il corrigeait. Décidément, les premières années ne semblaient pas avoir compris les sorts de défense élémentaires ! Faudrait-il qu'il fasse un module de révisions ?

Le professeur de DCFM se trouvait dans son bureau et était absorbé par ses devoirs professoraux. Il ne voulait pas penser. Il ne voulait pas se poser de questions. Rien de tel que des copies à corriger pour empêcher vos pensées de s'égarer.

Mais Merlin ne semblait pas l'entendre de cette oreille car on frappa à la porte de sa salle de classe et, avant même qu'il puisse dire quoique ce soit, Drago Malefoy fit son entrée.

- Monsieur Malefoy, commença le professeur après être revenu de sa surprise.

L'adolescent qui le regarda comme s'il cherchait à savoir le fond de ses pensées, le coupa tout en s'approchant :

- Arrête ça, Gabriel. Je ne suis pas Potter. Tu peux quitter ton rôle de professeur.

Gabriel soupira.

- Bien. Que veux-tu ? Je pensais que tu resterais avec Papa, étant donné que vous ne vous êtes pas vus depuis longtemps.

- Rien ne presse, on va passer la nuit ensemble, dit Drago en haussant les épaules.

Il s'installa sur un pupitre devant le bureau et continua :

- Je t'écoute.

- Pardon ?

Drago lui lança un regard agacé. Néanmoins, il répondit :

- Je te l'ai dit, je ne suis pas Potter ou encore un stupide Gryffondor. Alors tu me dis tout ce que tu ne leur as pas dit.

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

- Il le faut pourtant car j'ai des questions à te poser et je ne quitterai pas cette salle tant que je n'aurai pas eu de réponse.

Gabriel réfléchit. Il savait que son père ne partirait pas tant qu'il n'aurait pas obtenu ce qu'il voulait. Il soupira et dit :

- Avant tout, dis-moi, comment va-t-il ?

Drago le regarda un instant et dit :

- Nathaniel se porte bien.

- Il a croisé Papa ?

- Non, je ne suis pas idiot, quand même. Vu la colère qu'il avait emmagasiné, Potter n'aurait fait qu'une bouché de ton fils.

Gabriel sourit.

- Il est vrai qu'il avait beaucoup de colère en lui. Est-ce que Nathaniel était avec Iribessa ?

- Iribessa ?

- Ouin une fée rousse avec des ailes noires.

- Une fée ?! Gabriel, les fées n'existent pas !

- C'est toi qui lui as donné. Tu avais découvert leur village et tu as sympathisé avec l'une d'elle, Iribessa. Elle t'a suivi et a accepté de rester avec Nathaniel.

- Pourquoi ? demanda Drago en fronçant les sourcils. Pourquoi une fée accepterait-elle d'être un animal de compagnie d'un homme tel que Nathaniel ?

- Une fée n'est pas un animal de compagnie, Père. Quand Nathaniel a reçu Iribessa, c'était encore un enfant. Il était timide et assez renfermé sur lui-même. On avait l'impression qu'il avait peur de tout mais quand il était avec toi, il semblait être quelqu'un d'autre. Il souriait tout le temps alors pour qu'il ne perde pas son sourire, tu lui as offert cette fée qui s'est vite attachée à mon fils. Depuis ils sont inséparables.

- Je vois. Pourquoi est-il devenu un Mage noir ? Et que lui a fait Potter pour qu'il le déteste tant ? Et ne me parle pas des gènes du Maître des Ténèbres, s'il te plaît ! On sait tous les deux que même s'ils sont dans le sang de Nathaniel, ce n'est pas la raison de cette haine !

Gabriel Soupira.

- Je ne pense pas que Séphiroth déteste Papa, dit-il après avoir réfléchi. Je pense plutôt qu'il n'adhère pas à sa philosophie.

- Ça je l'ai compris, le coupa Drago, je veux savoir la raison de cette opposition car une fois que je saurais ça, je saurais ce qui cloche avec Potter !

- Ce qui cloche avec Papa ?

- S'il ya un truc qui a énervé Nathaniel chez lui, il faut qu'on arrive à ce que Potter se débarrasse de ça avant la naissance de ton fils. Il est hors de question que je laisse une telle haine engendrer un mage noire dans ma famille !

Gabriel ne répondit pas, se contentant de fixer son père.

- Qu'est-ce que tu ne me dis pas, Gabriel ? N'est-ce pas pour ça que tu as remonté le temps ? Ne voulais-tu pas empêcher la naissance de ce « Séphiroth » et garder Nathaniel à tes cotés ?

Toujours aucune réaction du professeur.

- OK et si tu me décrivais la relation que ton fils avait avec Potter ?

- Pè… Drago, il faut que tu saches…

L'adolescent regarda le jeune adulte. Il semblait mal à l'aise, comme s'il allait annoncer une mauvaise nouvelle. Un frisson glacé lui parcourut le dos. Il eut froid tout à coup. Ses mains s'accrochèrent sur le bord de la table sur laquelle il s'était installé.

- Parle Gabriel, ordonna-t-il d'une voix blanche.

Gabriel le regarda alors. Pouvait-il lui dire ? Voulait-il voir ce regard mercure éteint ? Voulait-il…

- GABRIEL !

Il ferma les yeux et dit d'une voix rauque :

- Papa n'a jamais connu Nathaniel. Il est mort lorsque j'avais neuf ans.

OoooOoooO

Lucius Malefoy fit un signe de tête en guise de salutation. Il se trouvait dans le bureau de Dumbledore en compagnie de McGonagall qui ne cessait de se pincer les lèvres, de ce sale chien errant qui avait réussi à fuir Azkaban, du loup-garou, et de Dumbledore lui-même. Bien sûr, il ne fallait pas oublier ce traître qui était censé être son meilleur ami, son frère, Severus Rogue qui parlait à voix haute.

Honnêtement, il avait été surpris de voir le cousin de sa femme entrer dans les appartements de Severus. Puis celui-ci s'était expliqué.

Qu'est-ce qui l'énervait le plus ? Que son meilleur ami soit un espion double au service de ce stupide Ordre de Phoenix ou qu'il soit en couple avec ce clébard de Black ?

Il regarda le brun discrètement. Il était grand, ses longs cheveux bruns qu'il avait coiffé en catogan, ses yeux qui lui rappelaient ceux de son fils, ses traits fins malgré son air épuisé.

Non sérieusement, qu'est-ce que Severus lui trouvait ?

D'accord, il l'admettait, il se souvenait qu'à leur adolescence, lorsqu'ils étaient tous à Poudlard, l'animagus avait fait beaucoup de ravage. Des rumeurs couraient sur une possible carrière dans le mannequinat en Amérique . Mais c'était avant la mort des Potters. L'homme qu'il voyait aujourd'hui avait perdu sa prestance d'antan.

Le blond soupira. Il savait qu'il devait en vouloir à Severus pour son rôle d'espion mais il n'y arrivait pas. Au contraire, il était heureux de ne pas devoir le forcer à le suivre. Mais il avait beau retourné toute ces informations dans sa tête, ce qui le dérangeait le plus, c'était bien sa relation avec Black.

Non qu'il fut jaloux, Narcissa le comblait parfaitement, mais il ne l'aimait pas. D'aussi loin qu'il se souvienne, il ne l'avait jamais aimé. Et dire que maintenant, en tant que compagnon de son presque frère, il devrait se le coltiner à tous les repas de famille.

- Voilà, vous savez tout, termina Severus. J'insiste sur le fait qu'il ne faut pas prendre cette menace à la légère. Si ce Séphiroth arrive à Poudlard, il faudrait être prêt à se battre. Il est plus puissant que le Maître des Ténèbres !

- Je vois, dit le directeur d'une voix douce tout en caressant sa barbe avec douceur. Monsieur Malefoy, que comptez-vous faire maintenant ?

Lucius le regarda surpris. N'avait-il pas compris ce qu'avait dit Severus ? Et ça se disait « être l'un des plus grand sorciers » ?

- Je voudrais une protection pour ma famille et moi.

- Et pourquoi ferions-nous cela ? demanda le professeur McGonagall. On sait tous que vous êtes très proches de Vous-Savez-Qui. Pourquoi ne pas lui demander une protection ?

- Parce qu'il ne s'agit pas de la guerre que le maître mène ! s'écria Lucius. Et même si cela me tue à dire, notre ennemi vient du futur et il est bien plus puissant que n'importe qui sur cette planète ! Il faut unir nos forces, si on veut le vaincre !

- Si on veut le vaincre ? répéta Rémus, qui n'avait rien dit jusque là. Lucius, as-tu conscience que tu parles de ta descendance ? Es-tu prêt à tuer ton propre sang ?

Devant l'air embarrassé de son ami, Severus répondit :

- Là n'est pas la question car il faut l'empêcher de nuire dans tous les cas. Séphiroth est dangereux. On l'a tous compris mais Lucius a raison. Il faut unir nos forces face à lui. On ne peut pas le tuer, certes mais on peut essayer de comprendre pourquoi il est devenu comme ça. Il faut…

- Bonjour, excusez-moi. Lucius !

Severus regarda Narcissa Malefoy qui était entrée dans le bureau de Dumbledore, se jeter dans les bras de son mari. Il sentit un poids en moins sur ses épaules. La famille Malefoy se trouvait à Poudlard.

Il fallait maintenant leur parler de Gabriel. Il croisa le regard de son mentor qui hocha la tête.

L'heure de vérité était arrivée.

OoooOoooO

La nuit était tombée. Dans une des salles de Poudlard, un soupir retentit. Une silhouette se tenait debout devant une fenêtre.

Ron Weasley regardait la lune. Elle était belle ce soir. Le ciel était dégagé et la lumière de la lune illuminait les étoiles autour. Il devait être plus de minuit et le couvre-feu était déjà passé. Si jamais on le surprenait en dehors de son dortoir, il allait passer un sale quart d'heure mais il s'en moquait. Harry était avec Drago et Hermione dans les bras de Morphée alors, comme il n'arrivait pas à dormir, il était venu ici.

Encore une fois.

Il se trouvait dans une salle qui se situait au sixième étage, dans un endroit où personne n'allait et qui avait été aménagé en chambre avec un lit pour deux personnes, une armoire où l'on pouvait trouver quelques habits et un bureau avec divers parchemins et livres ouverts.

Il repensait à Neville. Il n'avait jamais vu Neville proche de quelqu'un. Même s'il était toujours à leur coté, il ne l'avait jamais vu enlacer quelqu'un, pas même son petit-ami Théo. Il les avait surpris plusieurs fois dans la serre mais ils étaient toujours à une distance respectable.

Il ne se souvenait pas non plus de l'avoir vu sourire depuis la rentrée.

Pourtant, il n'était plus le faible petit Neville de leur première année, loin de là. Sa participation au sein de l'AD l'année précédente l'avait changé, même Hermione l'avait remarquée. Mais alors pourquoi, alors qu'il était entouré, semblait-il être seul ? Pourquoi se cachait-il ?

Après avoir visualisé chaque moment passé à ses cotés cet après-midi, il se sentit mal. Comment n'y avait-il pas pensé ? C'était évident ! Il avait dû se passer quelque chose cet été ! Et qui était cet Andrew ? Sûrement quelqu'un qui avait été proche de lui pendant les vacances, personne à Poudlard ne semblait correspondre.

Un bruit de pas se fit entendre. Ron retient sa respiration. On ne devait pas le trouver ici. Non pas qu'il avait peur de ce qui se passerait ensuite mais il ne voulait pas que l'on découvre la chambre.

Quand il vit la porte s'ouvrir, il crut que c'en était fini et ferma les yeux. La chambre allait être condamnée, enfermant avec elle tous les souvenirs qui lui avait réchauffés le cœur ces derniers temps.

- Choucky ?

Ron ouvrit les yeux et vit avec surprise Blaise Zabini devant lui. Il était vêtu de sa robe noire avec l'écusson des Serpentards, ouvert. On pouvait voir un pantalon de jogging noir et un débardeur blanc.

Ron rougit. Certes, ce débardeur lui allait comme un gant mais on pouvait voir les muscles de son corps.

Alors il n'avait pas oublié ?

- Chou… euh Ron, salut.

- …

- Euh, je ne…, je ne savais pas que tu étais là. Je…

Ron le regarda. Son cœur voulait sortir de sa poitrine. Cet homme lui avait fait du mal mais Harry et Drago n'avaient-ils pas été ennemis avant d'être amants ? Et Neville ? Ne venait-il pas de découvrir que son ami avait subi un traumatisme ? Cela ne l'empêchait pas de sortir avec Nott pourtant ! Alors pourquoi, lui, n'avait-il pas droit d'être heureux ?

Surtout qu'il aimait par dessus tout cet abruti de Serpentard qui semblait être mal à l'aise. S'il ne disait rien, il était sûr que celui-ci quitterait la pièce.

- Ben… Bon, je vais te laisser.

Qu'est-ce qu'il disait ? Il le connaissait par cœur ! Après tout, cette chambre était à lui aussi.

Blaise le regarda avec un regard rempli de désir et de tristesse. Il hocha la tête et entreprit de quitter la salle mais Ron dit :

- Tu comptes aller où comme ça ?

- Tu avais rendez-vous, non ? Si tu es là, c'est que tu attendais …

Une bouffée de colère envahit le rouquin.

- C'est pour ça que tu es ici ? Tu as un rencard ? C'est qui ? Laisse-moi deviner… Daphné ?

- Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je t'ai dit…

- Tu es un connard, Zabini ! Mais ne t'en fais pas, c'est moi qui pars !

Blaise Zabini ne comprenait rien.

Il n'arrivait pas à dormir, il avait donc décidé de venir passer la nuit ici, dans Leur Chambre. Lorsqu'il avait vu Ron dans la pièce, il avait cru à un mirage. Lorsqu'il l'avait vu rougir, il avait eu envie de le renverser sur le lit mais il savait que s'il l'avait fait, le rouquin aurait été capable de le tuer.

Il s'était interrogé sur le pourquoi de la présence du rouquin dans les lieux puis une pensée qui lui fit mal lui vin à l'esprit. Ron avait rendez-vous avec Lavande !

Dans Leur Chambre.

Alors, il avait voulu partir. Et là, il ne comprenait plus rien. Le Gryffondor l'accusait de ce dont il l'avait accusé lui-même !

Et cette colère, par Merlin, Ron était jaloux ?

Il le regarda s'approcher et le prit dans ses bras lorsque le rouquin voulut le dépasser.

- Lâche-moi, Zabini !

- Pourquoi ? On est enfin chez nous, ensemble.

A ces mots, Ron le regarda furieux.

- Chez nous ? répéta-t-il. Laisse-moi rire ! En quoi cette pièce est « chez nous » ? Combien de maîtresse as-tu amené ici ? Combien de fois Daphné est-elle venue ?

Blaise resserra ses bras du corps du Gryffondor qui essayait de se dégager. Son visage avait pris une rougeur qui faisait ressortir ses taches de rousseurs, ses cheveux roux retombaient sur ses yeux qui, en ce moment, lui faisait penser à une mer déchaînée sous un ciel d'orage. Cette bouche qui sortait des bêtises, par Merlin, qu'il était désirable !

- Laisse-moi partir, Zabini ! Je ne me mettrai pas sur ton chemin ! Tu peux faire ta vie comme tu le souhaites.

Ron Weasley ne put terminer sa phrase car le noir l'embrassait. Au début, il voulut résister mais, quand il sentit la langue de son vis-à-vis forcer le passage de sa bouche, il capitula.

Par tous les mages, cela lui avait tant manqué ! Enfin, il était dans ses bras ! Son homme, son amant, son amour lui était enfin revenu ! Il se mit à lui répondre. Il plaça ses mains autour de son cou et colla son corps au sien. Par Merlin, il était perdu. Il ne savait plus ce qu'il voulait. L'avoir en lui ou être en lui. Une chose était sûre, il le désirait ! Alors il se mit à frotter leurs entre-jambes à travers leurs pyjamas, ce qui provoqua des gémissements.

Un frisson envahit alors Blaise. Depuis combien de temps rêvait-il de ses gémissements ? Emporté par le désir, il empoigna le sexe du rouquin au travers du pantalon et commença à faire des va-et-vient mais il fut repoussé violement.

Surpris, il regarda Ron. Que lui arrivait-il ? Regrettait-il ? Avait-il été trop loin ? Pourtant ce regard azur était chargé de désir alors pourquoi l'avait-il arrêté ?

Ron respirait bruyamment. Il savait ce qu'il voulait. Il ferait en sorte qu'au petit matin, le Serpentard ait oublié l'existence de toutes ses filles qui sont passées dans son lit, en particulier cette blondasse de Daphné. C'est lui qui mènerait la danse ce soir. Oh oui, demain matin, seul son nom serait dans l'esprit de son amant.

Il se dirigea vers lui et le poussa violement sur le lit.

Blaise comprit, son rouquin voulait dominer. Il sourit. Il était rassuré. De toute façon, il n'aurait pas pu le laisser quitter cette pièce.

-Viens, Choucky, dit-il d'une voix aguicheuse, montre-moi à quel point tu m'en veux.

A ces mots, Ron vit rouge. Le Serpentard se moquait de lui. Il le rejoignit et lui enleva pantalon et boxer qu'il balança à l'autre bout de la chambre. Sans un regard pour le sexe dressé de son amant, il lui écarta les jambes et dit :

- Tu vas voir, Zabini, je vais te donner ce que tu veux.

Et sans prévenir, il le pénétra d'un coup sec, ce qui fit crier le noir.

- Ben alors ? dit Ron en le regardant et en commençant des va-et-vient, ce n'est pas ce que tu voulais ? Tu ne voulais pas que je te montre ma colère ? C'est pour ça que tu as fais tout ça, n'est-ce pas ?

- Mhmm… Oui !

Blaise n'en pouvait plus. Oui, il avait eu mal lorsque cette sale brute de Gryffondor l'avait pénétré mais la douleur avait laissé place au plaisir. Cet enfoiré avait trouvé sa prostate du premier coup ! Et chaque coup de buttoir le faisait monter au septième ciel.

C'était trop bon ! Il n'allait pas tenir ! Il voulait profiter de chaque sensation que lui procurait son amant. Mais comment faire quand celui-ci était un moulin à parole ?

Il fit comme tout à l'heure, il l'embrassa pour le faire taire. Ron répondit à son baiser.

C'était violent. Blaise avait encore sa robe et lui ses habits mais ils s'en moquaient. Le plus important, c'était qu'ils étaient enfin unis.

Lorsque la jouissance vint, ils crièrent chacun le prénom de l'autre et le rouquin s'écroula sur le noir qui l'accueillit dans ses bras.

- Oh par Merlin, Choucky.

- Si jamais tu retournes voir cette Daphné, je te tue, le coupa Ron d'une voix essoufflé.

Blaise sourit.

- Idiot ! Elle n'a pas ce qu'il faut pour me faire monter au rideau comme tu le fait !

- C'est bien que tu l'aies compris.

Le Serpentard lui souleva la tête et ancra son regard noisette dans le sien et dit sérieusement :

- Dès demain, on dit à tout le monde que l'on est ensemble. Et cette garce de Lavande ne doit plus s'approcher de toi, c'est clair ?

En guise de réponse, le rouquin l'embrassa.

- Bien, puisque tout est clair, dit Blaise en le renversant afin de se mettre sur lui, à mon tour de te montrer à quel point tu m'as manqué…

- Quoi ? Mais …

- N'y pense même pas, Choucky. On a trop de temps à rattraper.

- A qui la faute ?

- A ton corps qui ne désire que ça.

Et Ron Weasley se laissa faire. Après tout, son amant avait raison, ils devaient rattraper le temps perdu !

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Dans une autre chambre, dans le même château, on pouvait entendre des gémissements provenir du lit où deux corps se mouvaient gracieusement. Et quand l'orgasme vint les saisir, leurs bouches étaient scellées.

- Drago.

- Beau brun, coupa le blond, il faut que tu saches que je ne regrette rien.

- Quoi ?

- Ce que nous avons été par le passé et ce que nous sommes aujourd'hui. Et si je devais recommencer ma vie, je ferai exactement la même chose, rien que pour pouvoir te tenir dans mes bras comme maintenant.

Harry le regarda et dit d'une voix soucieuse :

- Je t'aime aussi et moi aussi, je ferai tout pour toujours être dans tes bras mais, dis-moi, Drago, il s'est passé quelque chose ?

- De quoi tu parles ?

- Tu es très câlin et tu te comportes comme si c'était notre dernière nuit ensemble. Tu me fais peur.

Drago sourit et le serra fort dans ses bras.

- Non, Harry. Je te promets encore beaucoup de nuits comme celle-là. Mais fais-moi le plaisir, occupe-toi seulement du Seigneur des Ténèbres et rien d'autre. Je me charge du reste, ok ?

- Drago, qu'est-ce que tu me caches ? Il est arrivé…

- Rien du tout ! Écoutes, il faut que l'on change notre avenir, n'est-ce pas ? Il faut empêcher notre petit-fils de mal tourner. Et tout ça commence avec le Seigneur des Ténèbres.

- Mais tu as dit…

- Beau brun, je tiens à toi. Je ne te le dis peut-être pas assez mais je t'aime et je ferai tout pour te protéger.

Harry Potter regarda son amant. Il lui cachait quelque chose, il le savait. Le Serpentard n'avait cessé d'être tendre et très protecteur depuis le début de soirée. Quelque chose avait dû se passer durant l'après-midi.

Il sourit et hocha la tête. Il se laissa embraser.

Mais, foi de Potter, il tirerait tout ça au clair !

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