Disclaimer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.
Rating : M (on va essayer de citronner !)
Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !
Merci pour toutes vos reviews ! Je sais que je suis en retard (en vérité, j'ai trop honte…) mais voilà, je suis bien là, et je ne laisse pas tomber cette histoire ! (comme dit Llyorena, c'est mon bébé, et on n'abandonne pas son bébé, n'est ce pas ?)
Autre chose, comme vous le savez, phenixmiyavi est très occupée. C'est donc la raison pour laquelle j'ai demandé à voracity666 de bien vouloir me corriger. Merci à elle d'avoir accepté ma demande.
Et pour finir, BONNE ANNÉE a tout le monde !
Chapitre 17:
Harry Potter était épuisé. Il avait trop sollicité sa magie aujourd'hui. Il soupira et ferma les yeux. Il voulait dormir dans les bras de Drago. Où était-il ? Sûrement à Poudlard, maintenant. Sûrement dans sa chambre.
Il serra son emprise sur son prisonnier par l'intermédiaire d'un fil magique relié à sa baguette. Il devait d'abord livrer ce sale individu. Il devait donc trouver Dumbledore en premier lieu. Où devrait-il être ? Il pouvait être à Poudlard comme il pouvait être au ministère. Non, pas le ministère.
Il se concentra et transplana pour atterrir devant la porte de l'infirmerie de Poudlard. Pourquoi avoir atterrit là ? Il voulait voir Dumbledore ! Une peur sans nom se mit à grandir en lui, et il ouvrit la porte à la volée.
Il trouva beaucoup de personne au chevet d'un lit. Beaucoup de personnes rousses qui se tournèrent vers lui quand il fit son entrée. Après les avoir bien regardé, il remarqua qu'il manquait un visage familier : il n'y avait pas le visage de Ron.
-Harry…
Molly vint vers lui en larme pour le prendre dans ses bras. Cela ne pouvait être vrai. Quand il l'avait laissé, le rouquin était en pleine forme !
Sans se préoccuper de la matriarche des Weasley, il se dégagea de ses bras, et se dirigea vers le lit où il vit son meilleur ami, allongé, plus pâle que le drap blanc de l'infirmerie.
-Que s'est-il passé ? demanda-t-il d'une voix dure.
-… Il… Commença Hermione en pleurs dans les bras de Charlie. Il a voulut protéger Blaise qui a faillit prendre un sort… Il s'est interposé…
-C'était quoi le sort ?
-Harry…
-C'était quoi le sort ? Répéta le brun en colère.
Une aura rouge autour de lui commença à faire son apparition. Un vent chaud s'était aussi levé, et plus les secondes passaient, plus il devenait violent.
-Ce n'est pas un sort de la mort, Potter, alors calme-toi !
Le brun se retourna et vit Drago qui était assis près d'un Blaise anéantit dans un coin un peu éloigné de l'infirmerie. Il avait un vieux livre dans les bras, et le regardait avec colère.
Harry se calma aussitôt. Ron n'était pas mort. Mais alors qu'avait-il ? Pourquoi était-il si pâle ?
-Personne ne sait ce qu'il a, expliqua un des jumeaux d'une voix rauque. Pomfresh dit que son esprit est séparé de son corps…
- Quoi ?... Ce n'est pas possible.
-C'est la vérité, Harry, lui dit une voix douce.
Harry se retourna pour voir le directeur qui venait de parler. Il était accompagné des professeurs Rogue et McGonagall.
- Ton ami a subit un sort qu'a inventé Voldemort lui-même… Et je ne te cache pas que sans la formule de ce sort, on ne peut rien faire. Même le professeur Rogue ne la connaît pas.
-RHAAAAA !
Harry hurla. Encore Voldemort ! Cette journée ne lui avait pas suffit ? Ses attaques ne lui avaient pas satisfaites ? Il s'en était pris à Ron ! Cela avait trop duré ! Il allait le tuer !
-Potter, CALME-TOI ! Tu es le seul responsable de ce qui est arrivé à ton ami !
Le brun regarda son amant qui s'était levé.
-Quoi ?... Ma faute ?...Mais… Comment…
-Si tu étais resté à ses côtés au lieu de transplaner je-ne-sais-où, comme on l'avait décidé, rien de tel ne serait arrivé !
-Allons, Monsieur Malefoy, dit Dumbledore. La présence d'Harry n'aura rien changé… Personne ne connaît cette formule.
Harry ferma les yeux. Personne ne connaissait la formule ? Une idée lui vint en tête. Il se retourna et tira sur sa baguette.
-Viens là ! Dit-il d'une voix dure.
Un homme fit son entrée en glissant sur le sol. Il portait une robe noire, ses cheveux châtains clairs étaient sales, il avait un bandeau au niveau des yeux, il avait une main en or.
-Debout ! Exigea Harry en le mettant magiquement sur ses pieds.
Il lui enleva alors le bandeau. L'homme éblouit par la lumière cligna des yeux. En reconnaissant les visages qui l'entouraient, il prit peur et voulut s'enfuir mais Harry resserra sa prise sur le fil magique.
-N'y pense même pas, sale rat, dit-il d'une voix glaciale. Et ne pense pas à te transformer, non seulement ce fil t'en empêchera mais en plus tu vas tellement avoir mal que tu préférais que je te tue, tout simplement.
Il se mit devant l'homme qui s'était accroupit de terreur en tremblant de tout son corps.
Drago Malefoy frissonna. Son amant se laissait emporter par la colère. Il n'était plus le même qu'hier soir. Sa magie commençait à devenir oppressante. Par Salazar, pourquoi c'était la Belette qui avait été atteinte ? Il fallait calmer Potter… Mais comment ?
Dans la pièce, un silence avait envahit la pièce. Les adultes regardaient le prisonnier du brun. Comment l'avait-il rencontré ? Qu'avait fait Harry cette journée ?
-Tu as peur de moi, Queudver ? Demanda Harry. C'est bien, car vois-tu, je suis pire que ton maître. Et tu sais quoi ?... Je suis en colère. Alors soit tu m'aides et je te laisserai aux mains de Dumbledore soit tu fais ton fier et je te jure que les Doloris de Voldemort seraient des vacances devant ce que je te réserve. As-tu compris ? Quel est ton choix ?
Plus il parlait, plus l'aura qui l'entourait devenait rouge vif. Son regard avait perdu sa chaleur. Queudver qui commençait à sangloter, lui assura son entière coopération.
-Bien, dit le brun qui n'avait pas scié. Ton maître a inventé une formule qui sépare un corps de son esprit… Tu es au courant, n'est-ce pas ?
-Oui… Oui.
- Comment peut-on contrer ce sort ? Comment réunir les deux entités ? Attention à ta réponse car elle décidera de ton sort.
-… FœdusParia…
-Je n'ai rien entendus. Parles ou tu vas souffrir !
-Il faut une potion… la FoedusParia…
-Une potion ? dit-il en regardant Severus Rogue qui le regardait avec un air surpris sur le visage. Vous pouvez la fabriquer ?
-La FoedusParia ? Répondit le maître de potion en reprenant ses esprits. Potter, elle est irréalisable ! Il faut beaucoup d'ingrédients… Qui sont extrêmement chers.
-Vous êtes bien un maître en potion, non ? Alors faites-le. Je fournirai les ingrédients.
- Potter, vous vous… commença Severus, mais il fut coupé par Dumbledore qui lui tira la manche.
-Si vous pouvez le faire, faites-le, s'il-vous plaît, lui demanda-t-il.
Severus poussa un soupir. Puis en regardant le dernier né de Potter avec dédain, il quitta les lieux.
-Harry, je me charge de lui, dit alors Minerva McGonagall. On va l'amener à Fudge afin de libérer…
-Non ! Tant que Ron est dans cet état, je le garde près de moi, c'est clair ?
-Harry ! Mais…
-Je l'ai amené ici pour le livrer à Dumbledore afin que l'on puisse libérer Patmol, mais il est le seul qui connaisse le sort que Ron a subit !
-Je suis d'accord avec toi, lui répondit alors Dumbledore. Je te propose de ne pas le livrer à Fudge tant que Monsieur Weasley sera dans cet état
-Il ne faut pas qu'il puisse se transformer !
-Bien sûr… Je vais conserver ta corde, Harry, et je rajouterai un autre sort pour qu'il soit temporairement indétectable.
Harry regarda son mentor et soupira. Il matérialisa le fil magique qui le liait à l'espion de Voldemort et le tendit au directeur. Alors sans un regard pour le prisonnier, il partit vers le lit où dormait son meilleur ami et se mit à lui caresser les cheveux.
Cela n'aurait jamais dut arriver. Drago avait raison, il aurait dut rester à ses côtés. Combien de temps allait-il rester ainsi ? Qui le ramènerait à la raison quand il dépassera les bornes ? À qui pourrait-il se confier sans aucun gène ?
Des milliers d'images défilèrent dans son esprit. Leur rencontre, leur arrivée à Poudlard avec la voiture volante, leur première grosse dispute, Ron à table ou encore en train de rougir… Pourquoi Ron ? Parce qu'il était son meilleur ami ?
Des larmes coulèrent sur son visage. Il avait arrêté de caresser les cheveux roux et avait posé la main sur le front.
Une tristesse sans nom s'empara de lui. Il se sentait vidé. Il ne voulait pas le voir allongé là. Il ne voulait pas le voir pâle comme ça. Il voulait revoir ses yeux bleus et l'entendre se disputer avec Hermione au sujet de Lavande. Il voulait le voir devant les buts des Gryffondor lors des matchs de Quidditch. Il voulait revoir Ron !
-Par Merlin, Monsieur Potter ! Mais que faites-vous !
Poppy Pomfresh, qui venait d'entrer dans l'infirmerie, les bras chargés de potion et de pommade qu'elle voulait appliquer sur le corps du malade, venait de crier. Devant elle, la famille Weasley s'était écartée du lit et regardait avec surprise le brun et le rouquin qui s'étaient entourés d'une aura jaune.
Dans la salle, seul le silence régnait. Dumbledore fit signe à l'infirmière de se taire et continua à regarder son élève.
Drago Malefoy, qui avait repris ses esprits à la question de Pomfresh, soupira. Pourquoi étaient-ils surpris ? Il regarda un à un les personnes présentes. Tout le monde avait les yeux rivés sur son amant. Mais quand il vit le regard de la cadette des Weasley, un frisson glacé lui parcourut le dos.
Ginny regardait Potter avec une telle adoration que cela frisait la folie. Il se souvint qu'elle était présente lors de leur dispute ce matin même. Mais que croyait-elle ? Potter était à lui !
-Je pense que vous devriez allez vous reposer, dit-il d'une voix traînante en faisant sursauter tout le monde. L'état de Ron ne va pas s'améliorer tout de suite.
Il ancra son regard dans celui du directeur qui acquiesça.
-Venez, reprit celui-ci. Molly, Arthur, amenez les enfants… Vous devez avoir faim.
- Mais Albus… Commença Molly.
-Il a raison, la coupa le professeur McGonagall. On ne peut rien faire pour Ron pour l'instant.
-Mais Harry… dit Ginny qui n'avait pas quitté les yeux le lit où reposait son frère.
-Ne t'en fais pas pour lui, Ginny, lui répondit Hermione d'une voix triste en l'entraînant vers la sortie. Il va venir nous rejoindre.
Plusieurs minutes plus tard, où après beaucoup d'hésitation la famille de Ron avait finit par quitter les lieux, le silence régnait encore dans l'infirmerie.
Dumbledore regarda Drago qui n'avait pas bougé et lui demanda :
-Il va réussir ?
L'adolescent haussa les épaules. Il prit le bras de Blaise qui était resté et était toujours dans le même état qu'en début de soirée et l'aida à se lever.
-Je dois l'amener au dortoir, dit-il. Vous, vous devez vous occuper de cet homme. N'oubliez pas, il ne doit pas s'enfuir si vous ne voulez pas subir la colère de Potter.
-Mais… On va laisser Messieurs Potter et Weasley dans cet état ? Demanda Pomfresh surprise.
-Ne vous en faites pas pour eux, dit le blond. Il s'agit de son meilleur ami, Potter ne le laissera pas mourir.
Puis il quitta l'infirmerie à son tour en soutenant le corps de Blaise d'un côté et le vieux livre qu'il n'avait pas lâché de la soirée de l'autre côté.
Il ne restait plus que le directeur, le prisonnier, et l'infirmière. Celle-ci regarda Dumbledore lancer un sort d'oubliette à l'homme enchaîné et lui faire apparaître un bandeau sur les yeux. Il fit apparaître une chaise sur laquelle il s'installa, des petits gâteaux et une corbeille de bonbons au citron.
-Bon, dit-il, je suppose que Monsieur Potter va en avoir pour un moment… Mettez vous à l'aise, Pompom. Vous ne voulez pas un bonbon au citron ?
OoooOoooO
Harry Potter ouvrit la porte de la chambre de préfet. La soirée avait été longue. Il ne voulait qu'une chose : dormir ! Tant pis pour la douche, il la prendrait demain matin.
Il fut surpris de trouver la lumière dans la pièce. Il était persuadé que Drago dormait déjà. Mais le blond était confortablement assis sur un des fauteuils, un livre à la main, et le fixait sans rien dire.
-Dray… Tu ne dors pas ? Demanda le brun en fermant la porte.
-Tu as réussit à le sauver ?
Harry regarda son amant. Il semblait en colère. S'était-il encore passé quelque chose ?
-Oui. Son corps et son esprit sont enfin ensemble. Pomfresh va s'occuper du reste. On pense que d'ici demain il reviendra à lui. Et ne me demande pas comment j'ai fait …
-Pourquoi je ferais une chose aussi inutile ? Tu n'en sais rien, comme d'habitude. Tu t'es laissé porter par ta magie. N'est-ce pas ?
-Drago… Il se passe quoi, là ? Tu es en colère…
- Si je suis en colère ? Potter, où étais-tu aujourd'hui ?
-Oh arrêtes avec ça ! Je m'en veux pour ce qui est arrivé à Ron ! Mais il va bien, demain, il…
-C'est toi qui est venu me chercher pour aller arrêter les Mangemorts, Potter ! Tu m'avais promis de te contrôler !
-Mais de quoi tu parles ? J'ai tenue ma promesse ! Je n'ai pas sortit mes ailes ! Et on a gagné ! Les Mangemorts étaient en train de se retirer !
-Alors pourquoi n'es-tu pas resté jusqu'à la fin ?!
-Neville avait dit que le Chemin de Traverse et Londres subissaient aussi des attaques…
-Alors bien sûr, Monsieur Potter, le Survivant, est parti les sauver !
-Je pouvais le faire ! Et je l'ai fait ! S'il n'y avait plus le Chemin de Traverse où irons-nous pour nos achats divers ? Et Londres ? Je ne pouvais pas laisser Voldemort raser Ste Mangouste et le ministère sans lever un petit doigt !
-Et alors ? L'Ordre du Phoenix n'existe pas pour contrer les plans des Mangemorts ? Puisque Pré-au-Lard était sous contrôle, ils pouvaient aller là-bas !
-Ils ne sont pas aussi nombreux que tu le penses ! Mais qu'est-ce qui t'arrives à la fin ! J'ai sauvé des vies ! Tu es sensé être fier de moi et me soutenir !
-Pas quand tu agis comme un idiot ! Le Maître des Ténèbres ne savait rien de tes pouvoirs ! Maintenant, tu peux être sûr qu'il est au courant et va chercher à t'atteindre le plus vite possible !
-Alors qu'il vienne ! Je suis prêt ! Je vais l'envoyer six pieds sous terre manger les racines de mandragore !
-Peut être que toi tu es prêt, mais pas les autres ! Regarde ce qui est arrivé à la Belette ! As-tu vu Neville et Théo ce soir ? Non ! Saches que l'un à la jambe cassée et que l'autre a eut les côtes perforées ! Blaise est anéanti ! Et Granger n'est pas au mieux de sa forme ! Alors, Potter, avec quelle armée vas-tu vaincre Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ? Car même Merlin avait besoin d'aide lors des temps durs ! Et les Fondateurs ? Je te rappelle que même eux se sont mis à quatre pour construire Poudlard !
Harry avala sa salive. Qu'était-il arrivé à Neville ? C'est vrai qu'il ne l'avait pas vu dans la soirée. Par Merlin, il ne s'était qu'occupé que de Ron !
-Quoi ? Mais… Neville ? Il… Où est-il ?
-Et pourquoi ? Tu vas aller le sauver aussi ?
-Il s'agit de mon ami…
-La ferme Potter !
Les deux amants se regardèrent. Puis, à l'aide de sa baguette, Drago fit léviter le vieux livre qu'il avait à la main jusqu'au brun et l'ouvrit à une page précise.
-Qu'est ce que c'est ? Demanda Harry surpris.
-Une formule pour sceller les pouvoirs d'un sorcier. Je l'ai apprise par cœur. Je n'hésiterais pas à l'utiliser sur toi si jamais tu ne te calme pas, Potter.
Harry le regarda avec des gros yeux. Avait-il bien entendu ?
-Drago…
- Tu n'es pas tout puissant, Potter. Tu n'es qu'un homme et si toi tu ne penses à ta santé, je le ferai pour toi car je t'aime et je te veux à mes côtés et non dans un cercueil.
Sur ce, le blond partit s'enfermer dans la douche.
OoooOoooO
Les Doloris pleuvaient dans la pièce. Personne ne fut épargné. Le Maître des Ténèbres était en colère. Rien ne s'était passé comme il l'avait souhaité. Non seulement, les Aurors et le stupide Ordre avaient réussit à leur tenir tête mais en plus ses mangemorts s'étaient fait mener par le bout du nez par Potter en personne !
D'après leurs dires, le dernier né des Potter se serait retrouvé au Pré-Au-Lard, mais aussi sur le Chemin de Traverse et au Ministère. Comment cela était-il possible ? Il ne savait pas transplaner à sa connaissance !
-Severus ! Gronda-t-il.
Le maître des potions avait répondu présent lors de l'attaque. Cette présence lui avait démontré la loyauté de son serviteur à son égard, ce qui l'avait rassuré. Il avait bien entendu lut dans son esprit à son insu et ce qu'il avait vu l'avait laissé perplexe.
D'après les images du maître des potions, Lucius se trouvait bien à Poudlard où il séjournait mais il était mal en point. Même s'il n'avait pas eut de contact directe entre eux, à cause de Dumbledore, il semblerait que les vacances de Noël ne s'étaient pas aussi bien passé pour son bras droit.
-Maître, répondit l'interpellé.
-Que se passe-t-il à Poudlard ? Qu'a fait Potter aujourd'hui ? Pourquoi était-il à trois endroits différents ?!
-Je ne pourrais vous répondre, Monseigneur. À cause de Rusard qui a égaré certaines clefs, les élèves avaient interdiction de quitter l'enceinte du château.
-Ah bon ? Pourquoi le stupide trio a été vu à Pré-Au-Lard, en compagnie des fils Nott, Zabini et Malefoy ?
-Je n'ai aucune explication à vous fournir, Maître. Comme vous le savez, je me trouvais au ministère.
-Et lorsque Potter est apparut au ministère ?
-Vous m'aviez appelé avant qu'il arrive. Je ne l'ai pas vu, Maître.
-A-t-il eut son brevet de transplanage avant l'heure ?
-Pas à ma connaissance, Maître.
-Et lorsque tu es retourné à Poudlard, que s'est-il passé ?
-On m'a appelé à l'infirmerie car il y a eut beaucoup de blessés. J'ai du administrer des potions de soin.
-Est-ce que parmi ces blessés, y avait-il Potter ?
-Non, Monseigneur. Je ne l'ai pas vu de la soirée.
Voldemort le regarda attentivement. Il ne mentait pas. Le protégé de Dumbledore se cachait.
Pourtant d'après les dires des mangemorts, Potter était devenu puissant. Très puissant, même. Mais il ne pouvait le confirmer.
-Débrouille-toi pour organiser un duel de sorcier afin d'évaluer son niveau de puissance, dit-il. Je veux savoir à quoi m'en tenir.
-Un duel ? Mais, Maître, il faudrait que j'en discute avec le professeur de défense…
-Fais ce que tu veux. Et en ce qui concerne Lucius ? Quelles sont les raison de sa présence à Poudlard ?
-Je ne pourrais vous dire, je ne me suis pas encore entretenue avec lui. Il est arrivé hier en fin de matinée, et depuis Dumbledore l'a accaparé. Quand à aujourd'hui, avec tout ce qui c'est passé, je ne l'ai pas vu…
-Je veux que tu me l'amènes le plus vite possible ! Va ! Retourne là bas ! Il ne faut pas que Dumbledore doute de toi.
Severus s'inclina et transplana. Voldemort regarda alors ses disciples qui étaient toujours au sol.
-Quand à vous, continua t-il, vous me décevez ! Rien de ce que j'ai programmé n'a aboutis ! Comment l'expliquez-vous ?
Le calme qui s'était installé durant son discours avec Severus s'était dissipé. La colère envahissait chaque cellule de son corps. Il était entouré d'incapable ! Il se remit à lancer des Doloris.
Vraiment, qu'avait-il fait pour mériter ça ?
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Neville cligna les yeux. La lumière de la pièce lui fit mal un certain temps mais il s'y habitua vite. Que s'était-il passé ? Où était-il ? Tout lui semblait flou dans sa tête. Il se mit en position assise en se maintenant la tête des mains, et s'efforça à réfléchir.
Des images lui vinrent à l'esprit : le sourire d'Andrew alors qu'il lui demandait de l'aide, le regard doux de Théo tandis qu'il s'occupait de sa plante, celui froid d'Harry alors qu'il sortait des ailes, la sensation de transplaner alors qu'il n'avait pas encore passé son permis, des cris autour de lui tandis que des sorts pleuvaient, une douleur atroce à la jambe et la voix de Théo qui lui hurlait de faire attention…
Neville ouvrit les yeux. Théo ! Il lui avait sauvé la vie ! Où était-il ?
Il regarda autour de lui. Il se trouvait à l'infirmerie de l'école. Il voulut se lever mais sa jambe lui fit mal. Par Merlin, il pouvait même pas la bouger ! Il fallait qu'il trouve Théo !
-Neville ?
Le jeune homme sursauta en entendant la voix d'Hermione. La jeune fille se tenait près de la porte de l'infirmerie. Elle lui sourit tristement et dit en s'avançant vers son lit :
-Tu es réveillé ? Il ne faut pas bouger, tu dois laisser ta jambe au repos.
-'Mione… Où est…
-Ne t'inquiète pas. Tout est terminé…
-Théo ?...Les mangemorts ?
-C'est fini, Neville. On a gagné. On a put les faire partir. Aujourd'hui on va reconstruire ce qui a été détruit et demain, on n'y pensera même plus…
-… On a gagné ? Et Théo ? Où est Théo ?
Son amie soupira avant de lui répondre :
-Écoutes, Neville… Il est vivant, ne t'inquiète pas. Seulement le sort qu'il a reçut lui a perforé les côtes. Il est conscient mais comme il a du mal à respirer, il ne peut pas trop parler et il ne veut voir personne…
-… Il a du mal à respirer ?... À cause de moi ?
-Nev, ce n'est pas de ta faute.
-Si ! Il m'a protégé, Hermione ! C'est moi qui aurait dut prendre ce sort !... Mais ma jambe... Je ne pouvais plus bouger et…
-On était en plein combat ! Il a fait ce que tu aurais fait si tu étais à sa place ! Neville… Il est entre de bonnes mains. Pomfresh l'a soigné…
-… Amène-moi près de lui, s'il-te plaît.
-Dès que Pomfresh t'aura ausculté.
-Ok… Et les autres ? Ils vont bien ?
Le visage de la jeune fille s'assombrit. Des larmes commencèrent à couler sur son visage.
-Hermione ?
-Drago va bien, dit-elle en essayant de se contrôler. Blaise… il aurait dut recevoir un sort inventé par Tu-sais-qui lui-même. Mais Ron s'est interposé, et…
-Qu'est ce qui lui est arrivé ? Demanda Neville d'une voix blanche.
-Son corps a été séparé de son esprit. Toute sa famille est là…
-Quoi ?!
-Monsieur Londubat, vous êtes réveillé ! Fit la voix de l'infirmière en rentrant dans la pièce et en le voyant. Mademoiselle Granger ? Vous ne vous sentez pas bien ?
Hermione qui essaya de se reprendre, lui sourit et dit :
-Bonjour Mme Pomfresh… Excusez ma présence ici de bon matin, mais je m'inquiétais pour mes amis…
L'infirmière sourit.
-Ne vous en faites pas, dit-elle. Votre ami ici-présent a juste une fracture à la jambe qui ne sera plus qu'un mauvais souvenir une fois qu'il aura avalé cette potion et qu'il se sera reposé, dit-elle en tendant un flacon au malade, quand à monsieur Nott, il faut que je regarde ses côtes. Rien n'est irréversible mon enfant, à part la mort. Et je suis sûre qu'il va s'en sortir après lui avoir appliqué un onguent dont j'ai le secret. En ce qui concerne Monsieur Weasley, il va mieux. Il n'y a plus de souci à se faire !
-Quoi ?... Il va mieux ? S'écria la jeune fille. Mais hier, son esprit et…
-Je sais ce qu'il avait, Mademoiselle Granger, j'étais présente hier. Mais je vous assure, tout est rentré dans l'ordre. Ne vous inquiétez pas, et allez déjeuner, il vous faut des forces.
Hermione comprit qu'il fallait qu'elle obéisse. Elle quitta les lieux après avoir salué Neville. Elle n'avait pas faim. Il fallait qu'elle voit Charlie.
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La matinée se déroulait lentement à Poudlard. Dans la grande Salle, les élèves avaient appris ce qui s'était déroulé la veille par le biais de La Gazette du Sorcier. Si tout le monde était choqué, chacun remerciait la décision du directeur d'avoir interdite la sortie au Pré-au-Lard la veille.
La plupart d'entre eux était inquiet car ils s'inquiétaient pour leurs familles qui se trouvaient à l'extérieur. Ils étaient si centrés sur eux-même que quasiment personne ne remarqua que des élèves manquaient à table ce matin-là.
Quasiment personne. Mais pas Lavande Brown.
De toute façon ce qui se passait en dehors de Poudlard ne l'intéressait pas. N'ayant pas de frère et sœur, et ayant des parents qui travaillaient à l'étranger, elle était sûr qu'ils ne risquaient rien.
Ce qui l'embêtait par contre, c'était qu'elle n'avait pas vu Ronald depuis la veille. Étant donné que cette Miss-Je-Sais-Tout était absente aussi, ainsi qu'Harry, elle était prête à parier que son amour avait quelque chose de grave. Il devait se trouver à l'infirmerie.
Elle regarda sa table et ne vit pas la cadette de la famille Weasley. Ce n'était pas normal. Il s'était passé quelque chose. De toute façon avec Harry Potter comme meilleur ami, il se passait toujours quelque chose !
Elle soupira. Il fallait que cela cesse ! Si cela continuait, Ronald allait se faire tuer ! Quand ils seront officiellement ensemble, elle ferait en sorte de les séparer. Bien sûr, elle ne pourrait pas briser leur amitié, elle le savait et elle ne le voulait pas, mais elle ferait en sorte de passer au premier plan aux yeux du rouquin.
Elle repoussa son assiette de bacon et se leva afin de se diriger vers l'infirmerie. Sur le chemin, elle laissa son esprit vagabonder. Il est vrai que Ron avait changé depuis cet été. Il était devenu plus sûr de lui. Il était intelligent même s'il se cachait derrière Hermione. Mais ce qui lui faisait craquer c'était son humour. À chaque moment qu'elle a put passer seul à seul avec lui, elle l'avait trouvé prévenant, à l'écoute et ne haussait jamais le ton. En plus, elle avait découvert une timidité qu'elle ne soupçonnait pas en lui. Même si Patil disait qu'il ne pouvait jamais parler avec elle car elle était trop bavarde, elle était bien près de lui.
Oui, elle se voyait bien entourée de plusieurs enfants de Ron. Étant donné qu'elle était fille unique, elle voulait une famille nombreuse. Ron travaillerait dans le ministère comme son propre père et elle ouvrirait une agence de location d'appartements. Ils auront effectué un mariage sorcier pour montrer leur amour aux yeux de tous, et auront pour témoins Harry et Patil.
Ils seraient heureux.
Mais pour que tout ça se réalise, il fallait qu'Harry arrête de l'éloigner de lui. Elle ne savait pas ce qui se passait mais elle avait remarqué que depuis quelque temps, elle ne pouvait plus voir Ron comme elle le voulait. Bon, étant donné que Malefoy était de retour, le brun allait les laisser tranquille maintenant.
Elle sursauta quand elle remarqua qu'elle se trouvait devant la porte de l'infirmerie. Elle soupira.
Oh par Merlin, faites que ses inquiétudes ne soient pas fondées.
Elle ouvrit la porte et entra. Les rideaux étaient tirés sur plusieurs lits. Y'avait-il autant de blessés ? Pourtant la plupart des élèves se trouvait dans la Grande Salle… Son cœur se mit à battre de plus en plus fort. Que s'était-il passé ? Vers le fond de la salle, des sanglots lui parvinrent. Elle s'y dirigea et pour ne pas effrayer la personne qui pleurait, elle passa juste la tête derrière le rideau et vit avec surprise un élève de Serpentard qui se tenait au chevet de… Ronald ?
Elle voulut parler, mais la surprise la paralysa et le Serpentard se mit alors a parler :
-… Pardonne-moi…Tu n'avais pas à faire ça pour moi… S'il-te plaît, si tu m'entends, reviens-moi Ron, je t'en prie ! Qu'avons-nous fait pour mériter ça ? On venait juste de se retrouver ! Je te le jure, je les tuerai tous ! Un à un, jusqu'au dernier, sinon je ne m'appelle pas Zabini ! Reviens-moi, Amour… Si tu savais comme tu me manques ! Si tu entends ma voix, reviens-moi, Chouky…
Lavande en avait assez entendu. Elle lâcha le rideau et sortit précipitamment de l'infirmerie. Qu'est ce que c'était que ça ? Cela n'avait pas de sens ! Zabini, Blaise Zabini et Ronald ? C'était impossible ! Ils se détestaient ! Jamais ils ne se parlaient, et Ronald lui-même l'évitait comme la peste ! Et puis le Gryffondor n'était pas homosexuel ! Il l'aimait elle !
Des larmes coulaient sur son visage, mais elle ne le remarqua pas. Ce n'était pas possible, n'est ce pas ? Elle avait mal entendu… Ce n'était pas Ronald Weasley allongé sur ce lit de l'infirmerie. Ce Serpentard, que ce soit Zabini ou un autre, n'avait pas prononcé le surnom du rouquin. De son Ronald.
Elle avait mal entendu.
Mais alors pourquoi, elle avait si mal ? Pourquoi elle voyait l'avenir qu'elle s'imaginait brisé en mille morceaux ? Et pourquoi Ronald ne lui avait rien dit ? Pourquoi l'avait-il laissé espérer ? Cela ne collait pas.
Oui, elle avait mal entendu. Ron se trouvait dans leur salle commune. Il fallait qu'elle aille le voir. Mais alors pourquoi son corps ne bougeait pas ? Pourquoi tremblait-elle ? Pourquoi pleurait-elle ?
Oh par Merlin, pourquoi elle ne pouvait pas être heureuse ?
OoooOoooO
