Disclaimer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.

Rating : M (on va essayer de citronner !)

Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !

Je ne sais quoi dire… Deux reviews pour le chapitre précédent ! Encore s'il s'agissait d'un début d'histoire et que l'on était qu'aux premiers chapitres, j'aurais compris et je me serais dit qu'il fallait que l'histoire se mette en place, mais là, on est au 17ème chapitre qui font, la plupart, entre 15 et 17 pages words et je poste le 18ème ce jour… Et ben là, je me dis que l'histoire est trop nulle et qu'il faut que je m'arrête là.

Sur le coup, je ne vous cache pas que je ne sais plus comment me comporter. Aussi bien vous avez été chaleureux pour ma fiction « Pour un temps indéterminé », donc je me suis armée de courage afin de vous faire plaisir et autant vous boudez « l'Héritier » et je ne sais plus quoi faire. Je sais que ce n'est pas la fiction du siècle (loin de moi cette pensée) mais même si j'ai la trame de l'histoire, ce sont vos remarques qui font avancer cette histoire.

Quelque chose ne vous plaît pas ? Vous trouvez que je m'égare trop ? Alors n'hésitez pas à me le dire ! Il y a encore trop de fautes ? Il est vrai que phenixmiyavi est très occupée. Je vous rappelle qu'elle écrit ses propres textes et est bêta de d'autres auteurs. Comme il lui arrivait d'être débordée, j'ai demandé à Voracity666 de m'aider pour les fautes. Mais si vous jugez que ce n'est pas suffisant, ne vous gênez pas ! Devenez ma bêta ! Oh pas que pour l'orthographe, mais aussi pour la lecture… On ne dit pas que plus on est de fou plus on rit ? Sérieux, je suis prenante à toutes vos idées.

Maintenant que « Pour un temps indéterminé » est finit, je voulais poster une autre fic intitulée « True love ». Mais je ne le ferai pas. Du moins pas pour le moment. Je suis désolée pour toutes les personnes qui ont eut un aperçu de cette histoire, mais j'estime que je dois me pencher sur « l'Héritier ». Et puis comme elle n'est pas finit d'être écrite, je vais patienter un peu.

Donc voilà. Il fallait que je dise ce que j'en pensais. Je ne pense pas faire partie des auteurs qui vous « forcent » à laisser des reviews à chaque chapitre, mais en recevoir que deux au bout du 17ème chapitre, je vous jure que c'est frustrant.

Je ne vous demande pas des reviews qui font une page entière. Mais je vous rappelle que c'est notre seul salaire, à nous les auteurs. Et puis je ne le vous cache pas, cela fait très plaisir.

Merci de votre attention.


Chapitre 18

Sirius Black soupira. Il ne savait pas quoi faire. Aussi loin qu'il se souvienne, il n'avait jamais été fort pour consoler les gens. Il préférait faire le pitre avec James. Non, quand on voulait être rassuré ou consolé, on allait voir Remus.

Alors que faisait-il là ? Pourquoi était-il debout dans un couloir blanc en tenant une femme aux cheveux roses dans ses bras ? Pourquoi s'était elle tourné vers lui et non Remus ?

Remus.

Il serra plus fort le corps qu'il avait entre les bras. Il ne fallait pas penser négativement. Remus était un loup-garou. Il était fort. Il allait se remettre. Il ne pouvait pas partir.

Lorsqu'il avait appris la nouvelle, il s'était précipité à Ste Mangouste. Son ami d'enfance avait reçu la veille, lors des affrontements avec les mangemorts, un sort que personne ne semblait connaître et qui séparait le corps de l'esprit.

Remus n'était donc qu'une coquille vide allongée dans un lit. Tonks, sa petite amie, n'avait cessé de pleurer depuis. Elle était dévastée.

Sirius ferma les yeux. Ce n'était pas juste. Son ami avait toujours vécut en retrait à cause de son loup interne en ne voulant pas faire peur au autres. Et maintenant qu'il avait trouvé l'amour et projetait même de se marier, il fallait qu'il subisse ce sort.

Mais alors lui, à quoi servait-il ? Déjà qu'il n'était pas libre de se montrer aux yeux de tous, il avait dû ruser pour se venir ici, comment pouvait-il aider ses proches ? Comment pouvait-il les protéger ?

-Tonks, Patmol…

Les deux adultes se retournèrent pour voir Albus Dumbledore sortir de la chambre où reposait le malade.

-Albus… dit Tonks en essayant de se calmer.

-Ne vous en faîtes pas, répondit le vieil homme. Depuis hier ce sort a été utilisé sur beaucoup de personne.

-Justement, Albus, on ne sait rien sur ce sort ! S'écria Sirius. Comment faire pour réunir ces deux entités ?

- Il existe une potion qui pourra le faire et en ce moment-même, Severus est en train de la faire. Ne vous inquiétez pas. Toutes les personnes qui ont été touchées par ce sort s'en sortiront.

-Comment le savez vous ? demanda Sirius. Je n'ai jamais entendu parler de ce sort ! Comment le connaissez-vous ?

-Le jeune Weasley a été touché par ce sort. Et Harry… a réussit à voir des renseignements afin de le combattre.

-Par Merlin ! Pauvre Molly…

-Allons Tonks… Je vous dis de ne pas vous inquiétez. Molly et le jeune Ron vont bien. Faites-moi confiance. Bon, je dois retourner à l'école. Vous, allez vous reposer, vous en avez besoin. Voldemort n'attaquera pas pendant un moment, on peut être tranquille.

Après une tape amicale sur l'épaule de la jeune femme, le directeur de l'école de Magie d'Angleterre s'en alla, tandis que Sirius reprenait la fiancée de son ami dans ses bras.

OoooOoooO

Neville Londubat sourit. Il pouvait marcher. On pouvait dire ce que l'on voulait, Pomfresh était vraiment la meilleure !

Il s'habilla à toute hâte et se dirigea vers un lit où les rideaux étaient tirés. Après vérification, il partit vers un autre lit. Il vit Ron, mais ne s'attarda pas, l'infirmière lui avait dit que le rouquin ne risquait plus rien.

Enfin, il le trouva. Il entra doucement et s'installa au chevet du lit pour regarder le malade endormis. Il vit le drap se soulever au rythme de la respiration de l'endormi. Merci Merlin, Pomfresh l'avait aussi soigné ! Il avait hâte qu'il ouvre les yeux, il avait hâte d'entendre sa voix.

Neville soupira. Comment, par Merlin, était-il devenu le petit ami de ce garçon ? Un Serpentard en plus ? Au début, il croyait que Nott se moquait de lui. Que s'il lui avait demandé de sortir avec lui, c'était sûrement à cause d'un pari. Alors il avait accepté, en se disant que le Serpentard pourrait gagner son pari, et qu'il ne resterait pas longtemps ensemble. Ils ne s'étaient jamais comportés en couple en s'embrassant et se tenant la main, mais ils étaient souvent ensemble. Même si chacun faisait des activités différentes, ils étaient ensemble.

Théo s'intéressait à lui. Il l'acceptait comme il était. Il ne le brusquait pas. Il s'était même mis à l'aider pour sa fleur. Il prenait le temps de le connaître. Mais le plus important, il ne lui faisait pas peur.

Depuis combien de temps n'avait-il pas eut confiance en une personne ? Oui, il y avait Ron et Harry, mais eux ce n'était pas pareil. Le brun avait pour vocation de protéger tout le monde et le rouquin savait son secret. Mais Théo…

Neville regarda le visage de son petit-ami. Son front était parsemé de quelques mèches rebelles, ses yeux qu'il savait bleu comme le ciel d'été, étaient fermés son nez fin, bien dessiné, et ses lèvres… Il était magnifique !

Il se pencha. Ses lèvres l'attiraient. Mais pas autant que le grain de beauté qui se trouvait au niveau du cou. Il l'avait remarqué un soir dans la serre lorsque le Serpentard s'était penché pour l'aider et depuis cela le fascinait.

N'ayant plus rien en tête, il déposa ses propres lèvres sur ce petit point noir qui l'attirait. Lorsqu'il toucha la peau du malade, il entendit un gémissement, qui lui fit relever la tête qui devait être rouge comme une tomate.

Théo était réveillé et le regardait avec un sourire aux lèvres.

-… Théo… Heu… ça va ?

-Oui. Tu faisais quoi ? Tu voulais me manger ?

Neville rougit de plus belle ce qui fit rigoler le Serpentard.

-Neville, dit-il une fois calmé, n'ait pas honte. Tu peux me faire ce que tu veux, cela ne me dérangerait pas.

-… Arrête de dire des bêtises… Tu m'as fait peur tu sais.

-Désolé. Mais si c'était à recommencer, je le ferrai… Que s'est-il passé ? Nous somme à l'infirmerie ?

-Oui. Tout le monde va bien maintenant.

-Et Potter ? Il est revenu ?

-D'après Hermione, oui. Mais je ne l'ai pas vu… Je vais prévenir Pomfresh que tu es réveillé, dit Neville en se levant.

Mais le Serpentard l'attira vers lui si fortement qu'il se retrouva assit dans le lit. Neville le regarda surprit. Théo, qui n'avait pas perdu son sourire, lui demanda d'une voix douce :

-Et moi je n'ai pas le droit de te dire bonjour ?

-… Quoi ? Mais tu m'as dit…

Le Gryffondor ne put finir sa phrase. Le vert et argent se pencha pour l'embrasser.

Oh, ce n'était pas un baiser fougueux où les langues se cherchaient et ne cessaient de tournoyer ensemble.

Non, c'était Le baiser.

Celui qui vous retourne le ventre où des milliers papillons s'envolaient. Celui qui vous fait perdre la notion du temps et de lieu. Celui que vous ne voulez qu'il ne finisse jamais tellement vous êtes bien.

Et puis plus rien. Neville ouvrit les yeux qu'il ne se souvenait pas d'avoir fermé. Son regard se perdit dans un ciel bleu dépourvu de nuage. Il était sûr qu'il n'avait jamais autant rougit qu'en ce jour.

Théo lui caressa la joue tout en continuant à le fixer. Ils auraient put rester longtemps ainsi, dans leur monde si l'infirmière n'avait ouvert le rideau.

-Monsieur Londubat ! Mais que faites-vous là ?! Retournez dans votre lit ! Par Merlin, on n'est pas dans un hôtel ici !

L'interpellé, qui ne cessait de rougir se leva et se dirigea vers son lit tandis que la maîtresse de ces lieux ne cessait de rouspéter.

OoooOoooO

Severus se pencha sur le chaudron. Il fonça les sourcils. Son regard allait du livre qu'il avait en main au chaudron. Il ne s'était pas trompé en mettant les ingrédients, pourtant. Alors qu'est ce qui n'allait pas ?

Il ne put se pencher sur la question que la porte de sa salle de classe s'ouvrit pour laisser entrer Gabriel Malefoy-Potter.

-Ton père ne t'a jamais appris d'attendre l'accord d'une personne pour entrer ? Lui demanda-t-il en lui lançant un regard mécontent.

-Non, il était trop occupé à m'apprendre les règles de vie d'un Malefoy, répondit son collègue d'une voix traînante.

Severus le détailla. Il avait l'apparence du professeur Jackson qui plaisait tant aux élèves féminins de ce stupide château. Maintenant qu'il y pensait, même son déguisement était parfait. De la tête au pied. Un Malefoy tout craché. Il ne l'avouera jamais mais il commençait à l'apprécier ce « petit ». À force de le fréquenter, il avait appris à le connaître.

-Tu as vu tes parents ? Lui demanda-t-il.

-Non, ni l'un ni l'autre. Que s'est-il passé hier ?

-Quoi ? Tu ne sais pas ?

- Arrêtes ça, Papy Sev. Je veux dire que comme j'ai été obligé de rester avec les premières années, je ne suis pas au courant de la fin de journée. Et puis toi, où étais-tu hier ?

-Je t'ai déjà dit d'arrêter de m'appeler comme ça ! Où j'étais ne te concerne pas. Et pour répondre à ta première question, ton père a encore fait des siennes.

-Tu parles de qui ? Harry ? Où est-ce qu'il a transplané ?

-Parce que tu étais au courant de ses projets ? S'écria le brun, surpris. Tu savais qu'il s'est retrouvé aux trois lieux du clash ?

-Ce n'est pas comme s'il s'était caché, il m'a fait comprendre qu'il utilisera ce mode de transport… Répondit le futur enfant de son filleul en haussant les épaules. Il est blessé ?

- Si seulement !

-Sérieusement ?

Devant l'air inquiet de Gabriel, Severus soupira et le rassura :

-Non, c'est son ami Weasley qui a reçu un sort qui a pour effet de séparer le corps de l'esprit. Et pour les rassembler, il faut la potion de FoedusParia que monsieur « JesuisplusfortquetoutlemondedoncjefaiscequejeveuxettantpispourlesconséquencesPotter » m'a ordonné de faire !

- Et bien sûr, c'est ce que tu fais en ce moment..., dit Gabriel en se penchant sur le chaudron, le sourire aux lèvres.

-Non. Je ne suis à ses ordres. Je le ferai quand j'en aurai envie.

-Avoue que tu ne peux pas le faire car tu n'as pas tout les ingrédients.

-Tss… Tu me connais trop pour ton bien… Bon, pourquoi es-tu ici ?

-La curiosité ? Proposa son interlocuteur, avec un sourire espiègle.

-Gabriel, tu es un Malefoy, et un Malefoy ne se laisse pas dicter par la curiosité !

-Non, ce sont les Potter qui font ça, n'est ce pas ? Flûte, tu sais quoi ? Mon deuxième père n'est qu'autre qu'Harry Potter en personne !

-Si j'étais toi, je ne le crierais pas sur touts les toits. Avoir un abruti pareil comme père… Je te plains, tu le sais ça ?

- Oui, oui… Tu sais qu'il faudrait quand même que tu te dépêches à la faire cette potion, car Voldemort n'a pas finit d'user ce sort.

-Je le sais malheureusement. Sirius et Dumbledore sont partis à Ste Mangouste pour aller voir Lupin.

-Je peux t'aider ? Je sais faire cette potion.

-Quand j'aurai tous les ingrédients je t'appellerai si tu veux. Dis que penses- tu d'un cours de duel ?

-Pourquoi faire ? Demanda Gabriel surpris. Laisse moi devinez… Une demande de Voldemort ?

-Ce crétin de Potter a montré une partie de ses pouvoirs à ses partisans, et il faut que j'évalue sa force.

-Ce que tu sais déjà…

-Gabriel, je te rappelle qu'il y a une taupe parmi nous !

-J'ai compris… On dira aux élèves que ce sera pour les préparer à se battre si jamais les événements d'hier se reproduisaient en leur présence?

Le professeur de Potion le regarda un instant et finit par dire :

-C'est toi qui fait la demande à Dumbledore.

Son collègue sourit.

-Bon, Gabriel, si tu me disais la vrai raison de ta présence ici ?

- …

-Je ne suis pas né de la dernière pluie, et tu le sais. Alors ?

-Je crois avoir trouvé ce qui te manques pour sauver Papa de sa maladie.

Severus le regarda avec insistance. Avait-il bien entendu ?

-Et c'est quoi ? Demanda t-il.

-Neville Londubat.

-Gabriel, dit le maître des Potions en se pinçant l'arrête du nez, soit tu en as trop dit soit pas assez… Alors parle !

-Je m'explique : je ne sais pas pourquoi mais hier en allant dans la serre avec les premières années, je me suis souvenue que Neville travaillait avec les hôpitaux Moldue pour des graves maladies…

-En quoi cela nous aide ? Peut-être que ton Londubat du futur sera se débrouiller mais celui de mon époque est bon à exploser les chaudrons !

-Papy Sev…Il est doué en botanique et tu le sais. Vas le voir et travaillez ensemble. De toute façon tu faisais souvent appel à lui…

-Gabriel. Je ne viens pas de ton époque !

-Promet-moi au moins que tu iras lui parler, répondit le professeur de défense.

-Oui, oui. Maintenant laisse-moi, je dois voir ce qui ne va pas avec cette potion !

-Il faut rajouter de la mandragore fraîche ! répliqua son collègue en quittant la pièce.

OoooOoooO

Drago Malefoy referma son livre. Il ne pouvait pas travailler, il n'était pas concentré. Il soupira et mit ses mains sur sa tête.

-Oh là là, si Sir Malefoy perd son légendaire maintien, c'est que cela doit être très grave…

Le blond qui avait sursauté au début de la phrase sourit en reconnaissant son amie.

-Pansy… Vas-tu arrêter de dire des bêtises ?

-Des bêtises ? Par Salazard ! As-tu vu ta tête, Dray ?

-Laisse tomber, je suis parfait ma chérie.

-Mais bien sûr. Drago, c'est moi ! Tu ne vas pas me faire croire que tout va bien ! Que Blaise soit effondré, je peux le comprendre, Théo qui est encore à l'infirmerie…

-Comment vont-ils ?

-Blaise est au chevet de son homme… Tu savais qu'ils se sont remis ensemble ?

-Oui, j'ai cru comprendre ça, mais…

-Pomfresh a dit qu'ils vont tous s'en sortir. Même Théo. Vince et Greg sont à son chevet à l'heure qu'il est… Bon arrêtons de parler des autres. Si tu me disais ce qui te mine ?

Son interlocuteur soupira.

-Je suis inquiet pour Harry…

-« Harry » ? Tiens ce n'est plus « Potter » ?

-Pansy ! C'est sérieux ! Il ne se rend pas compte ! Il utilise ses pouvoirs en permanence !

-Et alors ? On parle du Golden boy… Il est normal qu'il utilise toute sa puissance.

-Non Pansy. Ce n'est qu'un homme avant tout ! Et je reste persuadé que tout ses pouvoirs vont le tuer.

-Hé, mon ange, ne t'inquiète pas. Il n'est pas seul. Nous sommes tous derrière lui. Si jamais il se fatigue, il peut toujours compter sur nous.

-Justement ! Monsieur se croit tellement fort qu'il oublie qu'il est accompagné !

-Laisse le faire mumuse avec ses pouvoirs qu'il vient de découvrir, il se calmera tout seul.

-J'espère que tu as raison, répondit Drago en se levant.

- Où vas-tu ?

-Prendre l'air. Si je reste enfermé, je vais finir avec le cerveau tout retourné.

-Et si tu allais plutôt le voir ? Plutôt vous parlerez…

-C'est déjà fait Pansy. Je lui ai dit ce que j'en pensais. La balle est dans son camp.

-... Dray, tu ne vas pas rompre pour ça ?... Demanda la jeune fille inquiète.

Son ami la regarda et quitta la salle commune des Serpentards.

OoooOoooO

Harry Potter regardait son meilleur ami qui dormait, les larmes aux yeux. Il se sentait perdu.

Il n'avait pas vu Drago de toute la journée. Il ne s'était même pas montré aux repas. Il ne cessait de se repasser la dernière conversation qu'ils avaient eu dans sa tète. Il ne comprenait pas la réaction du blond.

Où s'était-il trompé ? N'avait-il pas tenu sa promesse ? N'avait-il pas sauvé des vies ? Bon au détriment de ses amis, mais ceux-ci n'étaient plus en danger.

Il avait vu Neville et Théo plus tôt dans la journée. Le Serpentard resterait encore une nuit à l'infirmerie, mais il pourra aller en cours dès demain. Neville, lui était déjà dans la salle commune des Gryffondor auprès de Seamus et de Dean.

Blaise était entouré de Pansy, de Gregory et de Vincent. Il n'était pas seul. Quand à Hermione, il savait qu'elle était avec Charlie. Et Ron… Il l'avait soigné hier soir. Il n'était plus en danger. Il devrait bientôt se réveiller.

Mais s'il s'était trompé ? Non… Jamais sa magie ne l'avait trahi. Jusqu'à présent, il avait toujours fait de bonne choix, ce n'est pas maintenant qu'il allait commencer à douter de ses pouvoirs.

Tout ça c'était la faute de Voldemort ! Par Merlin, pourquoi n'était-il pas présent hier ? Il l'aurait tué sans la moindre hésitation ! À cause de lui, il ne pouvait plus parler à son confident, ses amis étaient tristes et son amant le fuyait.

« -Tu n'es pas tout puissant, Potter. Tu n'es qu'un homme et si toi tu ne penses à ta santé, je le ferai pour toi car je t'aime et je te veux à mes côtés et non dans un cercueil. »

Il prit sa tête entre ses mains et n'essuya pas les larmes qui coulaient sur ses joues.

Pourquoi avait-il dit ça ? Ne savait-il pas que cette puissance qu'il critiquait les sauverait tous ? N'avait-il pas compris qu'il était le seul à pouvoir tuer Voldemort ? Ne savait-il que tant que celui-ci vivrait, ils ne seront pas heureux ? Et s'il l'aimait comme il le disait, pourquoi n'était-il pas à ses côtés ? Pourquoi l'évitait-il ?

Des bras l'entourèrent. Il n'avait pas besoin de relever la tête pour deviner qui était la personne à ses côtés. Il avait reconnu le parfum de sa meilleure amie.

-Harry… disait la jeune fille en le berçant doucement. Ce n'est pas ta faute…

-Je suis en train de les perdre… Je vais les perdre et je ne sais pas quoi faire pour les récupérer ! Dit-il en pleurs.

-Mais non… Tu ne vas perdre personne. Tu es Harry Potter. Même la mort a peur de toi, tu t'en souviens ? lui répondit en plaisantant.

-Alors pourquoi ne sont-ils pas à mes côtés ? Pourquoi il n'y a que toi ?

-Harry…

-Où sont Ron et Drago ? … Oh, Hermione, qu'est-ce que j'ai fait ?

- Calme-toi, Harry, continua la jeune fille en le berçant toujours. Tu as fais ce que tu devais faire et personne ne te le reprochera. Grâce à toi, le plan de Voldemort est tombé à l'eau. Tu as aidé l'Ordre du Phoenix à le contrer, Harry. Et ça, c'est beaucoup. Ce qui est arrivé à Ron ce serait dérouler même si tu étais présent. Et quand à Drago… Laisse-lui du temps. Je pense qu'il était inquiet pour toi. Cela prouve qu'il t'aime.

À ces mots, les pleurs du jeune redoublèrent.

OoooOoooO

Drago se leva. Il avait passé sa journée sous un arbre, dans le parc de Poudlard devant le lac. Il n'avait cesser de penser à tout ce qui s'était dérouler dans sa vie. Mais surtout à Harry. La dernière phrase de Pansy lui trottait dans la tête. Allait-il rompre ? Le brun comprendrait-il s'il faisait ça ?

De toutes façons, même s'il avait passé son après-midi à réfléchir, il n'avait toujours pas de réponses à ses questions. Et il avait faim.

Il ajusta sa blouse et se dirigea vers le château quand il s'arrêta brusquement. Un frisson lui parcourut le dos. Il regarda autour de lui, puis courut vers la grille du Château. Arrivé là-bas, il s'arrêta net pour regarder ce qui l'entourait.

Puis une personne qui avait une capuche sur la tête, transplana devant lui, derrière le grillage. La personne le regarda un instant de la tête aux pieds. Mais il était assez prêt pour que l'adolescent puisse voir la couleur émeraude de ses yeux.

-Nathaniel, dit Simplement Drago.

Le nouveau venu lui fit un sourire avant de dire :

-Pourquoi suis-je surpris ? Tu sais toujours quand je vais arriver, Drago.

OoooOoooO