Disclaimer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.
Rating : M (on va essayer de citronner !)
Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !
Aujourd'hui je suis triste. Mon cœur pleure car une de mes amies nous quitte. Oui, une auteur plein de talent a décidé de reposer sa plume pour d'autres aventures. Je vous parle bien entendu d'EliH. Même si je sais que je pourrais toujours la contacter et l'embêter pour des broutilles en dehors du monde des Drarry et de FFnet, je me désole de ne plus pouvoir lires ses nouveaux écrits.
Alors, merci ma belle pour ces histoires qui m'ont fait rêver, et merci de m'avoir ouvert ta porte lorsque j'y ai frappé. Merci pour ces éclats de rire à une heure du matin, ou encore pour les conseilles que tu m'as donné et même pour les histoires que tu m'as forcé de lire (espèce de folle sadique !). Je ne sais pas où te portera ton imagination débordante, mais sache que je serais là, toujours au rendez-vous, même en tant que « Bêta lectrice à temps partiel ».
Bisous, ma belle et bonne continuation.
Donna.
Chapitre 20:
Gabriel Malefoy-Potter se prit la tête entre les mains et poussa un soupir. Il avait quitté l'infirmerie et se trouvait dans ses appartements. Il ne cessait de repenser aux paroles de Drago.
Même s'il comprenait sa colère, ses mots lui avaient fait mal. Alors comme ça il n'allait pas exister ? Mais s'il n'existait pas, qui allait rester auprès de son père lorsqu'Harry sera emporté par la maladie ?
Bon, il est vrai que le futur allait être changé. Papy Sev trouvera sûrement l'antidote avec l'aide de Neville, ce qui permettrait à son deuxième père de vivre, mais… Lui, il ne sera pas là.
Il essuya une larme avec rage. Il n'avait pas le droit de pleurer. Il avait eut une belle vie. Il avait toujours été protégé et choyé. Il avait découvert l'amour et avait eut trois enfants dont Nathaniel, sa fierté.
Car malgré tout ce qui c'était passé, son second était intelligent et aurait fait un bon ministre de la magie s'il n'avait pas succombé à l'appel de la magie noire.
Un bruit attira son attention. Il se leva précipitamment et se dirigea vers sa chambre à coucher, souleva son coussin pour découvrir un pendentif en argent en forme de goutte d'eau et avait pour motif un serpent qui s'enroulait autour d'un arbre tout en regardant le sol, qui brillait. Il fonça les sourcils.
Si le pendentif s'illuminait, c'est qu'un membre de sa famille de son temps voulait le contacter. Cela ne pouvait fonctionner que trois fois. Et il l'avait déjà utilisé en début de l'année pour leur dire qu'il était bien arrivé. Mais alors que se passait-il ?
Il prit le pendentif dans ses mains et l'ouvrit. Comme un hologramme, un visage apparut en tournoyant. Il fut surprit en reconnaissant le visage de son père.
-Père ? Demanda-t-il étonné.
Malgré son âge avancé et les rides qui ornaient son visage, son père était reconnaissable. Ses cheveux, qui maintenant commençaient à devenir blancs, étaient coupés court au niveau de la nuque et quelques mèches se promenaient au niveau de son front. Il avait toujours le même teint pâle, mais son regard semblait éteint.
Il le regarda d'un regard pénétrant et fronça les sourcils.
-Tu as pleuré ? Que se passe-t-il ? Demanda l'hologramme inquiet.
-Ne t'inquiète pas, Père, tenta de le rassurer le professeur. Pourquoi m'as-tu contacté ? Est-il arrivé malheur à l'un de nos proches ?
Son père le regarda avec insistance puis finit par répondre :
-Nathaniel a quitté notre temps. Il n'y a plus d'attaque depuis un certain temps, et on commence à se poser des questions. Les ignorants disent qu'il est mort, mais je sais que ce n'est pas le cas. Je le sens toujours, mais il me semble lointain… Comme toi.
-Tu ressens bien, Père. Il n'est plus à ton époque car il m'a suivit jusqu'ici. Même si je ne comprends pas la raison de son voyage ni comment a-t-il fait …
-Pourquoi es-tu parti, toi, Gabriel ? Que voulais- tu changer en retournant dans le passé ?
-… Je … Je voulais empêcher Voldemort d'insuffler ses gènes en Papa lors du combat final…
Son père lui lança un regard triste.
-Alors pour ça, dit-il, il te faut empêcher l'arrivée de Hohenstrauss. Car c'est lui qui fabriquera cette potion. Mais fils, cela n'empêchera pas Nathaniel de devenir ce qu'il est.
-C'est ce que j'ai compris, répondit Gabriel en soupirant… Mais, dis-moi, pourquoi ne m'as-tu pas parlé du vrai pouvoir de Papa ?
-Allons, ne me dit pas que tu n'en avais pas entendus parler ?
-On en parlait comme des légendes, et j'y croyais, Père ! Je ne savais pas de quoi il était capable jusqu'à ce que je le voie de mes propres yeux !
-C'est ce qu'il avait voulu, Gabriel. Il ne voulait pas que l'on parle ni de ses ailes et ni de ses auras, car il ne voulait pas attirer plus d'attention chez les gens. Et nous avons tous respecté cela.
-Mais Voldemort…
-…Ne l'a découvert qu'au moment de son combat contre lui. Ne fais rien qui pourrait le mettre sur la voie et fais confiance à Severus. Laisse faire les choses. Ne te précipite pas.
-Oui, mais alors pourquoi Nathaniel est-il là ?
Devant le silence de son père, Gabriel poursuivit :
- Il t'a enlevé à Noël afin de mettre Papa en colère, mais cela n'a pas marché. Papa est venu te chercher sous son nez. Et puis ce soir… Ils se sont battus…
-Ils se sont battus ! Par Merlin !
Son père semblait avoir peur de quelque chose.
-Étaient- ils seuls ? Continua t-il.
-Non, tu étais là et…
L'hologramme se mit à grésiller.
-Père !
-…Je ne sais pas combien de temps ce gadget va fonctionner, dit le susnommé précipitamment. Alors écoute attentivement, fils. Débrouilles-toi pour que Nathaniel ne soit jamais seul avec Potter. Et sépare-le d'Iribessa.
-Iribessa ? … Gabriel était très surpris. Mais Père, ils sont tout le temps ensemble ! Et pourquoi…
-Justement, et il n'écoute que sa voix. Si tu veux raisonner ton fils, éloigne-le de cette stupide moucheronne ailée !
-… Mais…
-Gabriel, Il ne faut pas qu'Iribessa découvre les pleins pouvoirs de Potter et dis à Dumb…. les fées… à la guerre…
L'hologramme grésillait de plus en plus.
-Père !
L'interpellé le regarda et lui fit un sourire et d'une voix tendre :
-Il ne faut pas prendre à cœur ce que j'ai put dire sur la colère, Ga... Tu es ce qui m'est arrivé de plus beau et jamais…. T'aime, fils.
L'image de son père disparut.
-Moi aussi, je t'aime, Père. Dit Gabriel en serrant le médaillon sur son cœur.
Par Merlin, tout le monde lui manquait ! Il n'essuya pas les larmes qui coulèrent sur ses joues.
OoooOoooO
Harry Potter se réveilla le sourire aux lèvres. Il avait bien dormi. Mais lorsqu'il reconnut les murs de l'infirmerie, son sourire s'effaça, Et la mémoire lui revint. La veille il avait rencontre son petit-fils.
Nathaniel.
Celui qui voulait faire de lui un mage noir.
Il s'assit sur son lit et chercha ses lunettes. Oui, il était vrai que son petit-fils lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Mais il est vrai aussi qu'il le haïssait. On lui avait dit qu'il était fort, mais la veille, il lui semblait faible… À moins que ce ne soit lui qui soit devenu plus fort ?
Non, impossible. Sa magie était puissante, certes, mais de là à être supérieur à l'être qui faisait trembler la Terre entière dans le futur… Il y avait une marge !
Il soupira et se leva. De toute façon, si Nathaniel ne se tenait pas tranquille comme il le lui avait demandé, il s'en occuperait personnellement. Il n'avait pas oublié que c'était lui qui avait retenue Drago prisonnier à Noël dernier, et c'était encore lui qui l'avait mit en colère hier soir.
Même s'il venait du futur et que tout le monde avait peur de lui, il devait savoir qu'ici, à leur époque, on ne s'en prenait ni à Drago, ni à ses proches sans en subir les conséquences.
Il allait lui rappeler qui était Harry Potter.
La porte de l'infirmerie s'ouvrit et un rouquin entra. Quand il reconnut son visiteur, le brun retrouva son sourire.
-Ron ! S'exclama-t-il. Tu es réveillé !
L'interpellé sourit à son tour et se dirigea vers lui en disant :
-Ouais, et je pète la forme ! Ce qui n'est pas ton cas, il me semble.
-Tu parles ! Ce n'est pas moi qui ai joué à la belle au bois dormant après avoir sauvé son prince !
-Oh tu peux parler, monsieur le Héros ! Je te manquais tellement que tu es venu me sauver ! Et merci Merlin, tu as oublié le baiser !
-Encore heureux, je ne voulais pas avoir à faire à un Blaise en colère !
Les deux amis se mirent à rire tout en se serrant dans les bras l'un de l'autre.
-Sincèrement merci, vieux, dit Ron quand ils eurent repris leur sérieux. Sans toi, je ne serais pas là.
-Je ne pouvais pas te laisser dans cet état. Comment sais-tu que c'est moi qui…
-Hermione. Elle m'a expliqué tout ce qui c'est passé après la bataille, et j'ai deviné la suite.
-La suite ?
-Que lorsque tu m'as vu tu t'es laissé envahir par le chagrin et la tristesse, qu'une aura jaune t'ait entouré…
-Ah bon ?
-Oui, mais là, Malefoy n'y était pour rien… Je compte alors un peu pour toi ?
-Idiot !
Harry lui balança son coussin en plein visage qu'il attrapa facilement.
-Sérieusement, tu me racontes ce que tu as fais depuis que tu nous as quitté au Pré-au-Lard ?
Harry le regarda et raconta tout. Ce qu'il avait fait après les avoir laissé, ses combats, comment il avait attrapé Queudver, son souhait d'innocenter Sirius, sa réaction quand il avait découvert son état, la potion de FoedusParia, ce qu'il avait ressentit lorsqu'il l'avait soigné, sa dispute avec Drago et la menace de celui-ci, et enfin sa rencontre avec Nathaniel, la veille.
-Eh ben dis donc, s'exclama le rouquin, j'ai l'impression d'avoir été absent durant une éternité !
-Ouais… Mais moi, je ne suis toujours pas avancé.
- Ne t'inquiètes pas pour Malefoy, je pense qu'après avoir assisté à ton combat avec ton petit-fils, il doit avoir oublié le sujet de votre dispute, mais, Harry, je pense qu'il a raison.
-Quoi ? Tu ne vas t'y mettre aussi !
-Harry, écoutes. Tu sais que je ne te mentirais jamais. Et même si je te suis reconnaissant de m'avoir ramené parmi les vivants, je m'en voudrais à vie si cela nuirait à ta santé.
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je suis là, non ?
-Oui. À l'infirmerie. Et à cause de quoi, Harry ? Tu as trop forcé sur tes pouvoirs !
-Arrêtes, Choucky ! Tu es censé être mon meilleur ami et me soutenir !
Le rouquin qui avait grimacé à son surnom, le lui fit remarquer :
-Justement, en tant que tel, je dois te dire que tu abuses. Alors oublie tes pouvoirs un temps et sers-toi de ta bonne vieille baguette, tu sais le bout de bois que tu as reçu quand tu as découvert notre monde ? Et lèves-toi, on va manger, car j'ai faim !
-Mais bien sûr ! Dis plutôt que tu veux voir ton Blaise !
-Je suis rassuré que tu ais tout compris. Ah autre chose, appelle-moi encore par ce surnom et je te refais le visage.
-Oui, oui, moi aussi je t'aime Ron.
Le rouquin poussa un soupir à fendre l'âme et s'écarta pour laisser son ami s'habiller tandis que l'infirmière fit son entrée.
-Monsieur Potter, s'écria-t-elle, où allez-vous comme ça ?
-Je me sens en pleine forme, Madame Pomfresh, répondit le brun en mettant son t-shirt, laissez-moi prendre mon petit-déjeuner avec les autres !
L'infirmière le regarda avec des yeux sévères et le força à s'allonger. Après l'avoir ausculté, elle lui permit de quitter l'infirmerie et se tourna vers son ami qui la devança :
-Ne dites rien, je vais bien. Je n'ai plus de douleur ni de séquelle. Quand je vous ai quitté hier soir, je suis directement parti dans mon dortoir avec mes camarades de maison et j'ai dormis comme un bébé. Mais je sais comment vous êtes, alors auscultez-moi afin que je puisse aller manger !
Pompom sourit et fit ce qu'il lui avait suggéré après l'avoir laissé s'allonger sur le lit où avait dormi le brun.
-Par Merlin… Vous êtes en pleine forme ! C'est comme si rien ne s'était passé !
-Évidemment, dit Ron, il ne faut pas oublier que j'ai été soigné par l'Élu en personne !
-Ron ! S'exclama ce dernier.
-Je vois que vous êtes au courant, constata l'infirmière. Donc, je ne vous apprends rien si je vous dis qu'il faut que vous restiez discret en ce qui concerne votre guérison miraculeuse ?
-Ne vous en faites pas. De toute façon, si je parlais, on me prendrait pour un fou et je me ferais disséquer vivant par une fouine furieuse !
- Vous avez fini de parler comme si je n'étais pas là ? Demanda Harry agacé. Si tout va bien, on pourrait partir ?
Ron et l'infirmière se regardèrent et cette dernière se dirigea vers un placard d'où elle sortit trois fioles de couleur sombre et les donna au rouquin en lui disant :
-J'ai totalement confiance dans les capacités de Monsieur Potter, mais je sentirais quand même plus rassurée si vous prenez cette potion aux trois repas aujourd'hui. Monsieur Potter, pouvez-vous y veilliez ?
Le brun la rassura et sortit de l'infirmerie en compagnie de son meilleur ami.
OoooOoooO
Neville Londubat regardait Lavande Brown. Il se mordit la lèvre inférieure. Il avait de la peine pour elle. Elle faisait semblant de manger alors qu'elle n'avalait rien du tout. Elle se contentait d'émietter le pain de ses mains. Oh, personne ne semblait être au courant de ce qui la préoccupait mais il était sûr que la jeune fille avait découvert la relation entre Ron et Blaise. Elle semblait si dévastée que même Parvati ne savait comment faire pour lui remonter le morale.
Devait-il aller la consoler à son tour ? Devait-il lui expliquer que le Serpentard était déjà là bien longtemps avant elle ? Devait-il lui rappeler que malgré tout que la vie continuait ? Devait-il aller à la table des Verts et Argents et forcer Blaise à parler à la jeune fille ?
Il soupira. Franchement, les histoires de cœur étaient vraiment compliquées.
Le visage de Théo s'imposa dans son esprit. Il rougit et s'efforça à ne pas penser à leur baiser.
De toute façon, il n'avait rien fait de mal, n'est ce pas ? Théo était son petit copain, après tout, et rien ne les interdisait de s'embrasser s'ils en avaient envie.
Et puis, Théo n'était pas Andrew. Il était gentil, patient et s'intéressait vraiment à lui. Oui, mais le Serpentard était un homme. Et comme tous les hommes, il avait des envies… Devait-il céder ? Sûrement.
Ils s'étaient embrassés, et même s'il avait aimé, le brun devait avoir envie de plus maintenant. Après tout il avait bien patienté jusque là, non ? C'est ce qu'aurait fait Andrew, bien sûr.
Non, Théo n'était pas Andrew.
Neville se leva. Il n'avait plus faim. Il fallait qu'il se calme avant le premier cours et quitta la Grande Salle. Dans le couloir, il rencontra Harry et Ron qui voulaient aller prendre leur petit-déjeuner.
-Salut, Nev ! S'écria le rouquin. Comment ça va depuis tout à l'heure ?
-Bien. Bonjour Harry. Tu te sens mieux ?
- Oui. Et toi ? Ta jambe ?
-Comme si rien ne s'était passé.
-Et tu vas où comme ça ? Ne me dis pas que tu vas déjà en cours ?! Demanda le rouquin.
-Non, je vais à la serre me ressourcer avant les cours.
-Te ressour… Nev, tu vas bien ? Demanda Ron en le regardant attentivement.
Neville fit un petit sourire et dit en le regardant :
-Je sais que tu es pressé de voir Blaise, qui en ce moment mange à sa table, mais je crois qu'il vaudrait mieux que tu parles à Lavande d'abord… Je ne suis pas sûr mais je crois qu'elle a compris que tu n'étais pas libre.
-Flûte ! Mais comment ? Qui lui a dit ? Ne me dis pas….
-Blaise n'a rien dit à personne, je te rassure, poursuivit Neville. Mais je pense sincèrement que tu devrais le dire de vive voix à Lavande.
-Il a raison, Ron, approuva Harry. Même si je la trouve collante, elle t'aime énormément.
Le rouquin soupira. Lui qui avait une faim de loup et qui voulait être dans les bras de son homme ! Mais il savait que ses amis avaient raison. Lavande le méritait.
Il acquiesça et entra dans la Grande Salle, suivit de près par Harry. Dans la pièce, son regard se porta sur sa table et chercha la jeune fille et se dirigea vers elle.
Harry soupira en voyant son ami partir vers la table de sa maison et regarda celle des Serpentards. Il vit Drago l'observer de la tête aux pieds comme pour s'assurer qu'il allait bien, mais ce n'est pas lui qui l'inquiétait.
Blaise Zabini semblait être anéanti. Il regardait Ron avec une telle tristesse qu'Harry décida d'aller le voir afin de lui expliquer ce qui se passait.
Après avoir salué de la tête les amis de Drago, il se pencha sur le noir et lui dit :
-Ne t'inquiète pas Blaise. Il t'aime. Il doit juste lui parler et lui apprendre pour vous deux.
Le noir ferma les yeux, rassuré.
-Pourquoi tant de messe basse, Potter ? Demanda Pansy. Et qui peut m'expliquer ce que la Belette fout avec la miss Brown ? Ils sont ensemble ?
Harry leva les yeux au ciel. Heureusement qu'il avait déjà parlé à l'amoureux de son meilleur ami !
-Ne t'occupe pas de ça, Pansy, dit-il. Ron est assez grand pour savoir ce qu'il fait.
-Peut être mais il ne….
-Pansy, ne t'inquiète pas, lui dit Blaise. Il va lui dire pour nous deux. Je le verrai en cours.
Drago Malefoy se leva, enveloppa deux croissants et un pain au chocolat dans un mouchoir en papier et dit :
-Potter, tu viens ?
-… Heu je n'ai pas mangé… Dit le brun qui se mit à rougir.
-Je le sais, et c'est pourquoi je t'ai pris ça.
-Je n'ai pas salué Hermione…
-Tu la verras en cours, Potter.
Ledit Potter soupira et sortit de la Grande Salle en suivant son amant. Il aurait aimé avoir plus de temps avant de parler à Drago seul à seul afin de pouvoir trouver les mots juste pour le rassurer, lui montrer qu'il l'aimait comme un fou et que cet amour était plus puissant que sa propre magie.
Il aurait aimé réfléchir aux mots qu'il lui dirait pour lui parler de ce qui c'était passé hier avec Nathaniel, ou encore de sa décision de le séparer de sa magie.
Oh oui, il aimé avoir du temps. Mais il savait aussi que le blond avait raison. Ils devaient parler maintenant. Leur dernière dispute avait laissé place à trop de non-dit entre eux.
Il soupira encore une fois et releva la tête pour voir où ils allaient et fut surprit que Drago le menait dans une salle de cours vide.
Une fois la porte fermée derrière le blond, Harry se retrouva dans le bras de celui-ci. Le brun sourit et profita de l'étreinte.
Il lui avait manqué.
-Comment vas-tu ? Demanda le Serpentard en respirant son cou.
-Bien. J'ai l'impression d'avoir dormi durant une semaine !
-Harry… Tu te souviens de ce qui c'est passé, hier ?
-Oui, de tout. Mais ne t'inquiète pas, Nathaniel ne m'a pas touché…
-Tu ne lui as pas non plus laissé le temps !
Devant le sourire du blond, le brun se sentit plus confiant et se lança :
-Drago… Je suis désolé d'être partit, samedi. Mais je pens...
-Tu croyais bien faire, je le sais. J'étais là quand tu as amené Pettigrow, j'étais là quand tu as sauvé la Belette, et j'étais présent lorsque tu as combattu notre petit-fils. Et je sais que si c'était à refaire, tu referas les mêmes gestes, même si tu sais que je ne suis pas d'accord…
-Drago…
- Non, laisse-moi finir. Oui, je suis en colère contre toi. Oui, tu m'énerves à toujours vouloir jouer au petit héros en permanence, mais je sais que nous somme en guerre. Et que cette guerre nous demande à tous de fournir notre meilleure magie. Et toi en particulier, car ton rôle est très important. C'est par toi que le destin du monde va être scellé. Il est donc normal que ta puissance soit supérieure à nous autres. Je ne peux pas te détourner de ta destinée, même si je le voudrais de tout mon cœur. Et puis, toi et ta magie, vous êtes un tout. Si je te veux, je me dois d'accepter cette puissance. Mais, Harry, quand tu es tombé hier… J'ai cru défaillir. Oui, nous sommes en guerre. Oui, on doit se battre, peu importe nos âges. Mais parce que nous sommes en guerre, on peut mourir demain, et je ne veux pas quitter ce monde en étant en froid avec toi…
-Je ne le souhaite pas aussi, Honey. Crois-moi. Si je pouvais je t'enfermerais tout en haut d'un donjon le temps que je me batte avec Voldemort mais je sais que tu ne le supporteras pas. Et puis, on sait tout les deux comment cela va se finir. Gabriel est là pour nous le rappeler. Nous allons tous gagner cette guerre, Drago. Pas parce que j'aurais combattu Voldemort, mais parce que nous seront tous sur le champ de bataille. Puis nous mettrons cette histoire derrière nous et nous nous concentrerons sur la venue de Gabriel et ses frères et sœurs.
-Harry…
-En ce qui concerne ma magie, il faut que tu saches une chose. Seul Ron le sait. Elle est très puissante, certes mais elle redouble quand tu es à proximité.
-Quoi ?...
-Tu en es le détonateur, Drago. Tant que tu es à mes côtés, je peux la contrôler. Tant que tu es à mes côtés, elle est calme. Et lorsque je m'énerve, peu importe la raison, je peux revenir sur de bons sentiments rien qu'au son de ta voix ou d'un regard de ta part. Et lorsque tu n'es pas là, je pense à toi. À tes yeux ou ton sourire. Mais si tu es en danger, je ne peux répondre de rien, Drago, car cela la met en colère et elle se déchaîne. Mais sache que jamais elle ne te fera du mal, jamais elle ne te blessera. Tu es trop important pour elle. Tu n'as pas à la brider car si sa présence te gène je suis sûr qu'elle se fera discrète…
-Ce n'est pas ce que je veux ! Tu es sorcier, Harry ! Et ta magie fait partie de toi… Mais je ne te cache pas que je m'inquiète pour toi. Je ne veux pas te revoir au sol comme hier… Et je ne veux pas que tu ailles te battre derrière mon dos, car je ne sais pas si tu seras blessé ou que tu vas me revenir, je…
-Je reviendrai, Drago. N'oublie pas, Gabriel doit naître. Et je ferrai tout mon possible pour que ce futur voit le jour. Donc je reviendrai.
Le blond soupira, s'écarta du brun et se dirigea vers le centre de la pièce où se tenait le bureau des professeurs.
-Tu crois toujours que c'est une bonne chose ?
-Quoi ?
-D'être père. D'avoir Gabriel.
-Mais qu'est-ce que tu racontes ? Bien sûr que c'est une bonne chose ! Cela prouve que notre amour va perdurer dans le temps !
-Même si cela engendre l'arrivée de Nathaniel ?
Harry regarda son amant. Que lui arrivait-il ? Depuis quand avait-il peur de quelqu'un ?
-Drago, ne me dit pas que tu as peur de Nathaniel ! C'est ton petit-fils ! Tu devrais être content de son existence, notre lignée va pouvoir continuer !
-Harry…
-C'est parce qu'il est mage noir ? Tu ne vas pas le rejeter pour ça !
-Tu ne comprends pas…
- Alors explique-moi ! Nathaniel est ce qu'il est, alors à nous de lui monter la bonne voie à suivre ! Il a fait un bond dans le passé, non ? Donc on peut le sauver !
-Non, Justement, Harry ! S'il est présent c'est parce qu'il t'en veut ! Il te déteste ! N'as-tu pas remarqué la haine qu'il te vouait hier soir ? N'as-tu pas vu le regard meurtrier qu'il t'a lancé ? Et c'est ça que je ne tolère pas ! Il est ton petit-fils ! Il te doit du respect ! Au lieu de ça, il te méprise comme un simple déchet !
-Peut-être qu'il ne nous pas connu, Drago.
Devant le regard surpris du blond, Harry s'approcha de lui et dit :
-Oui, j'ai vu la haine qu'il me portait. Oui, j'ai ressentis sa puissance. Mais je ne peux m'empêcher de dire que s'il est là, à notre époque, c'est pour nous rencontrer, toi et moi. On a dût lui rabattre les oreilles avec nos fameuses disputes de nos cinq premières années, il voulait voir par lui-même…
-Potter, arrêtes de faire ton stupide Poufsouffle, veux-tu ? Tout le monde n'est pas gentil !
-Il s'agit de notre petit-fils ! Je ne veux pas croire qu'il soit mauvais ! Il a dut lui arriver quelque chose qui lui a fait emprunter la voie des ténèbres ! On sait tout les deux que si jamais cela arrivait à l'un d'entre nous, nos proches se mettront sur notre route ! Mais comme il a mon visage et que dans son époque nous ne devions plus exister, on l'a laissé faire ! Ce n'est pas lui qu'il faut combattre ! C'est la cause de ce choix !
-Et tu vas faire comment ? Aller dans le futur ?
-Ne dis pas de bêtise ! Il est là, non ? Je le raisonnerai.
Devant l'air surpris de Drago, il dit en se dirigeant vers la porte :
-Il a mon visage. Il est moi. Et je suis sûr qu'il n'est pas mauvais. Et puis, il faut laisser une deuxième chance aux gens… N'est-ce pas Malefoy ?
-Par Salazar, pourquoi je suis tombé sous le charme d'un crétin pareil ? Potter, as-tu oublié le combat d'hier ? As-tu oublié où as-tu passé ta nuit ?
-Non je n'ai rien oublié du tout. Quand je le verrais, je me vengerais de cet affront, mais je ne le tuerai pas. Je me contenterai de le raisonner… Allez, viens, on doit aller en cours de Rogue et malgré tout ce que tu me dis sur lui, je ne l'aime vraiment pas celui là !
Drago soupira et le suivit en cour de Potion. Il aurait aimé que Potter soit aussi clément envers Severus qu'il était envers cet idiot de petit-fils !
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