Disclaimer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.

Rating : M (on va essayer de citronner !)

Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !

Hello ! J'espère que vous avez passé de bonnes vacances ! Je tenais à remercier à toutes celles (ou ceux) qui ont reviewié le chapitre précèdent mais aussi à toutes celles (ou ceux) qui m'ont mis en suivi ou encore en favoris. J'espère que je ne vous décevrai pas.

Bisous et bonne lecture !


Chapitre 23:

Gabriel était debout dans un des nombreux couloirs du château et regardait le lac qu'il apercevait de la fenêtre. Il repensait à ce que lui avait dit son père par le biais de l'hologramme. Iribessa ne devait pas découvrir les vrais pouvoirs d'Harry Potter. Mais pourquoi ? N'était-ce pas lui qui avait offert la fée à Nathaniel ?

Il se rappelait de ce jour où le sourire n'avait pas quitté le visage de son fils. Il était vrai qu'à l'époque il s'était demandé comment son père avait rencontré la fée, mais il n'avait jamais eu de réponse. Après tout, tout le monde savait que les fée étaient de nature secrète et ne se mêlaient pas avec les autres espèces. Mais alors pourquoi Iribessa s'était laissée approcher par son père et restait en permanence auprès de son fils ?

D'après ses souvenirs, Iribessa ne se montrait que rarement et ne s'adressait qu'à Nathaniel. Il ne l'avait jamais vu parler avec quelqu'un d'autre. Il se souvenait aussi que son fils n'avait jamais été malade depuis que la fée se trouvait à ses côtés.

Était-ce à cause du pouvoir d'Iribessa ? Était-elle aussi responsable du changement de sa personnalité ? Comment était-il passé du jeune adolescent curieux sollicité par tous à cet homme fermé sur lui-même, distant et détesté de tout le monde ?

Mais ce qui le désolait le plus, c'était sa haine envers les moldus. Savoir qu'il les avait réduits en esclavage l'énervait. Il se souvenait de la manière de laquelle le monde moldu avait découvert le leur. Séphiroth ne leur avait pas donné le choix. Et si, au début, certains avaient tenté de se rebeller et de vouloir les contrôler, Séphiroth leur avait montré l'étendu de ses pouvoirs et les avait réduits à l'état de serviteur, plus bas que les elfes de maison.

On aurait pu croire que le monde des sorciers aurait été divisé en fonction des origines de chacun, mais ce n'était pas le cas. Séphiroth ne regardait pas d'où venait les sorciers. Non, ce qui l'intéressait, c'était la capacité magique de chaque individu. Que vous soyez « Sang pur » ou « Sang de bourbe », tant que vous étiez sorciers, vous étiez considérés. Mais si vous étiez « cracmol » ou simple moldu, vous préférerez vous donner la mort que de vivre sous le règne de Séphiroth. C'était devenu une telle hantise que les enfants moldus étaient tués avant l'âge de un an.

La résistance avait vu le jour dans le monde moldu avec une jeune femme, Emma Dawson, qui ne voulait pas du règne de Séphiroth. Elle avait proclamé haut et fort que les moldus et les sorciers étaient tous humains et que l'esclavage devait être aboli. Certains sorciers l'avaient rejoints et mis en place l'organisation qui tenait tête à Séphiroth, mais celui-ci l'avait réduit à néant.

Alors Drago Potter-Malefoy avait pris la relève d'Emma. Malgré son âge, il avait rassemblé autour de lui ceux qui étaient encore vivants de la guerre contre Voldemort et avait entraîné de nouvelles recrues aussi bien sorcières que moldues. Il avait ouvert le Manoir à tous, et même si la Résistance avait le visage d'Alexander Dubois, c'était Drago qui tenait les rênes. Et c'était au Manoir, qui avait été agrandit magiquement, que l'on trouvait encore des moldus de tout âges encore en liberté. C'était au Manoir que l'on trouvait la cohabitation des deux mondes qu'avait défendu Emma. Tout le monde le savait. C'était l'une des raisons pour laquelle le Manoir était devenu l'eldorado de son époque.

Mais malgré ça, jamais Séphiroth ne s'était rendu sur les terres familiales. Pour tout le monde, Il était trop occupé à faire connaitre son nom sur le continent américain, mais lui, il savait que c'était la présence de Drago qui le maintenait à l'écart du Manoir.

Pourquoi ? Que s'était-il passé entre eux ? Et pour quelle raison Nathaniel était-il devenu Séphiroth ?

Gabriel poussa un soupir. Maintenant que Séphiroth l'avait suivi dans le passé, son époque devait connaître un temps d'accalmie. Chacun de ses proches devait respirer et, il en était sûr, commencer à sortir redécouvrir le monde.

Une autre question vint à son esprit. Une question qu'il se posait tous les jours : pourquoi Séphiroth l'avait-il suivit ? Il avait beau réfléchir encore et encore, mais aucune réponse ne venait à son esprit.

-Pourquoi regardes-tu le parc depuis tout à l'heure ? Il y a quelque chose d'intéressant ?

Gabriel sursauta, mais eut un sourire en reconnaissant Luna Lovegood.

-Et vous, Mademoiselle Lovegood, ne devriez-vous pas être en cours d'histoire d'Histoire de la Magie ?

-J'y vais, répondit la jeune fille avec un sourire, mais tout le monde sait que Binns ne remarque pas les retards.

-Professeur Binns, corrigea Gabriel en souriant.

Luna haussa les épaules et demanda en le regardant attentivement :

-Quand vas-tu parler à Harry, Gabriel ?

L'adulte la regarda surprit, puis rigola avant de dire :

-Je vois que vous êtes au courant. Je dois à tout prix savoir qui connaît mon secret…

-Oh ne t'en fait pas, seuls les proches de tes parents sont au courant, mais cela ne répond pas à ma question. Quand vas-tu parler à Harry ?

-Mais je lui ai déjà parlé…

-Tu lui as dit qu'il ne t'avait pas vu grandir ?

Gabriel regarda la jeune blonde avec surprise.

-Allons, Gabriel, bien sûr que je le sais, poursuivit Luna en levant les yeux au ciel. Tout comme je sais que ton fils semble avoir peur de Drago… Quoique… Ils ont tellement le même caractère que j'hésite entre l'adoration et la crainte…

-… Tu connais Séphiroth ?

-Celui qui ressemble à Harry avec le caractère de Drago dans son mauvais jour ? Non je ne le connais pas… Mais les lucioles de la forêt magique ressentent son aura. Elles disent que cela vient de Pré-au-Lard. Elles sont affolées en ce moment…

La jeune fille commença à s'éloigner quand elle se retourna et poursuivit :

-Oh, Gabriel, ne dit pas à Drago que j'ai dit qu'il avait le même caractère que ton fils… Après tout, il s'est assagit depuis qu'il est avec Harry.

-Heu… D'accord.

Luna lui sourit et s'en alla en le laissant seul. Il fonça les sourcils. Avait-il bien compris ?

OoooOoooO

-Sirius, je ne peux pas t'accorder ce que tu me demandes.

Sirius serra la mâchoire. Il regarda le directeur de Poudlard qui était assis derrière son bureau.

-Dumbledore… Commença-t-il.

Albus leva la main pour le faire taire et reprit :

-Je comprends ta frustration, mais si je t'envoie en mission, Harry risque…

-Nous sommes en guerre, Albus ! Harry comprendra si je m'en vais ! Il…

-Rappelle-toi de sa réaction lors de la disparition de Monsieur Malefoy, ou encore au moment où il avait découvert l'état alarmant de Monsieur Weasley ! Comment crois-tu qu'il réagira s'il t'arrivait quelque chose ? Il est déjà préoccupé avec ce Séphiroth, alors je ne pense pas qu'il faudrait lui rajouter d'autres inquiétudes…

-Harry n'est pas un bébé ! Arrêtez de le couver !

-Sirius… Harry est comme une bombe à retardement. Encore une frustration et il risque d'exploser… Rémus est toujours à Ste Mangouste…

-Severus fabrique la potion de la FoedusParia pour contrer les effets du sort de Vous-Savez-Qui !

-… Et je ne te parle même pas de la réaction de Severus si jamais il t'arrivait quelque chose, Sirius…

-En quoi cela sera différent de mon état lorsque je le revois revenir après une séance de Doloris ? Albus, je ne demande qu'une chose : donnez-moi une mission ! Maintenant que nous avons ce sale rat en notre possession, pourquoi ne pas clamer à tout le monde mon innocence ? Je pourrais effectuer les missions sans me cacher...

-À vrai dire, mon ami... Voldemort ne s'est pas encore rendu compte que nous détenons Monsieur Pettigrow. Nous aimerons encore que cela ne s'ébruite pas... Nous pouvons encore avoir besoin de lui...

- Et pourquoi faire ? Répliqua le brun d'une voix sarcastique.

- Allons, Sirius ! Tu sais bien que c'est grâce à lui que nous avons trouvé facilement Aloïs Hohenstrauss et l'amener au QG de l'Ordre sans aucun problème.

- Tout ce que je constate, c'est qu'importe le camp où il se situe, ce sale traître arrive toujours à avoir le chef des troupes dans sa poche...

-Sirius...

-Ne vous fatiguez pas, Albus, reprit l'animagus en se levant. Je connais la sortie.

Et c'est sur un regard désolé que l'homme à la barbe blanche vit le parrain de son petit protégé quitter son bureau sans qu'il n'ait dit un mot.

OoooOoooO

Neville soupira de fatigue. Il regarda la plante qui se tenait devant lui et sourit. Cette plante était sa merveille, son œuvre. Non c'était l'aboutissement de sa collaboration avec Théo…

Il rougit en repensant au Serpentard. Il ne fallait qu'il s'égare. Il devait décider de ce qu'il devait faire. Allait-il présenter cette plante au concours Herbostia cette année ou l'année suivante ? Allait-il emporter le premier prix ? Il en doutait un peu. Il fallait avouer, le résultat final était joli à regarder, c'était indéniable, mais il ne connaissait pas ses capacités. Devait-il travailler en collaboration avec les professeurs Chourave et Rogue ?

À cette pensée, il frissonna. Le maître de Potion lui faisait toujours autant peur. Et il entendait déjà les critiques qu'il lui ferait. Non, il ne se voyait pas aller le solliciter pour une quelconque raison. Il devait d'abord en parler avec le professeur Chourave.

Neville sursauta quand il entendit du bruit venir de la partie de la serre accessible aux élèves. Il fronça les sourcils. Normalement la serre devait être déserte. Il quitta la pièce où il était et se dirigea silencieusement à l'endroit d'où venait le bruit. Il fut surprit de reconnaître plusieurs élèves de sa maison dont Romilda Vane qui regardait une plante avec fascination.

-Bonjour, fit-il pour leur faire savoir sa présence. Je peux vous aider ?

Les jeunes filles se retournèrent en sursautant.

-Heu… Commença Romilda gênée, le professeur Chourave nous a demandé un parchemin sur cette plante… On est donc venue l'observer de plus près…

-Je comprends, dit Neville en souriant. Mais si vous voulez mon avis, ce n'est pas en la regardant que vous aurez les propriétés de cette plante. Vous devriez allez à la bibliothèque pour ça.

-Oui, c'est vrai… Rigola Romilda.

-Nous n'avons pas pensé à aller consulter dans un livre, dit une blonde aux joues rougies par le froid.

-Allons-y dans ce cas, alors, conclut une grande brune aux longs cheveux lisses.

Et, après avoir échangé un sourire avec Neville, elles quittèrent précipitamment la serre. Une fois que ce fut fait, le jeune garçon s'approcha pour observer la plante à son tour et fronça les sourcils. La plante que les filles de sa maison regardaient était la Physalis alkekengi, plus connus par de rares botanistes sous le nom de « la plante de l'amour » car on se servait de ses graines oranges pour fabriquer l'Amortentia, le plus puissant philtre d'amour jamais réalisé, ou encore des potions des potions fertilisantes grâce à sa racine.

-Par Merlin ! S'écria-il. Ne me dites pas que… Harry !

Le Gryffondor se précipita en dehors de la serre à la recherche de son ami qu'il trouva dans un des couloirs du château en compagnie de Ron, Hermione, Seamus et Dean, ainsi que les élèves de Serpentard, car ils avaient cours de sortilège en commun.

-Harry !

Le susnommé se retourna pour voir Neville qui arrivait à sa rencontre, affolé. La dernière fois qu'il l'avait vu dans cet état, c'était lorsqu'il lui avait annoncé la triple attaque de Voldemort. Il fronça les sourcils et attendit qu'il arrive à sa hauteur en craignant le pire. Que se passait-il ?

Le cri de Neville avait alerté tout le groupe d'élèves qui se tenait dans le couloir, ils se rapprochèrent du Survivant. Théo regardait Neville inquiet, tandis que Drago qui avait vu Harry se tendre espérait que rien de grave ne s'était produit.

-Neville ? Demanda Ron soucieux. Que se passe-t-il ?

-Harry… Attention… Dit Neville en essayant de reprendre son souffle.

-Attention à quoi ? Demanda Harry surpris.

-Romilda… Potion…

Hermione fronça les sourcils et lança un sort permettant au brun de reprendre son calme.

-Voilà, dit-elle, tu peux parler calmement. Que se passe-t-il, Neville ?

-Merci, Mione, lui sourit Neville. Harry, il faudra que tu fasses attention à tout ce que tu boiras. Je viens de surprendre Romilda devant une plante qui sert à la concoction de philtre d'amour dans la serre.

-Parce qu'il y a ce genre de plantes au sein même de Poudlard ? Demanda Hermione scandalisé.

-Oui, mais seuls les connaisseurs savent que l'on s'en sert pour ces procédés.

-Mais elle est folle ! S'écria Vincent. Un philtre d'amour, alors qu'elle sait que tu n'es pas libre ! Potter, cette fille est folle !

Harry, qui avait soupiré de soulagement en entendant l'explication de son ami, grimaça en se souvenant de la présence de Drago à ses côtés.

-Je suis d'accord avec Crabbe, dit Ron scandalisé. Que cherche-t-elle à faire ? Écoutes, Harry, je veux bien croire qu'elle ait un béguin pour toi, mais là…

-Ce n'est rien, le coupa Harry. Maintenant que je le sais, je ferai attention à mes verres dans la Grande Salle.

Il se tourna et s'approcha de son amant et dit en lui caressant la joue :

-Je t'en prie, ne fais rien, elle n'en vaut pas la peine. Si elle n'a pas compris que rien ne m'éloignera de toi, c'est son problème, pas le nôtre. Laissons-la espérer une chose qui n'arrivera jamais.

En guise de réponse, le blond hocha la tête et l'entraîna dans la salle. Mais avant de franchir la porte, il se tourna et fixa Blaise avec insistance. Le noir soupira.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? Lui demanda Dean qui avait suivi l'échange. C'est quoi ce regard ?

-On doit lui ramener Romilda sur un plateau d'argent, il va s'en occuper lui-même, dit Théo, blasé.

-Mais… Paniqua Neville. Harry a dit…

-Neville, dit Ron sérieux, si on ne fait rien, elle va tout faire pour s'accaparer Harry. Drago a raison car si elle est assez intelligente pour fabriquer un philtre d'amour au point que toi tu t'inquiètes c'est qu'elle est capable de beaucoup plus…

-Il faut qu'elle comprenne que non seulement Harry n'est pas seul, que l'on ne touche pas ce qui appartient à un Malefoy sans y être invité, continua Théo calmement, mais aussi qu'être une briseuse de ménage n'apporte rien de bon. Imagine qu'on essayait de te séparer de la personne avec qui tu sors ? Comment réagirais-tu ?

-… Je… Je ne le permettrais pas… Dit Neville doucement en regardant le sol.

- Allez, viens Nev, dit Hermione en le tirant vers la salle de cours. Laissons Malefoy défendre son amour pour notre ami sans s'en mêler. Nous ferons en sorte qu'Harry ne se doute de rien.

Nev soupira et la suivit. Il connaissait Malefoy. Et même s'il était d'accord, il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur pour Romilda. Mais était-elle vraiment fautive ? Devait-on la condamner pour avoir aimé ? Bon d'accord, il s'agissait du petit ami de Drago Malefoy, mais était-ce un crime de tomber amoureux ?

Pourtant, Ron et Hermione semblaient d'accords pour le plan des Serpentards. Alors pourquoi, même s'il comprenait la cause, n'était-il pas à l'aise avec cette idée ?

OoooOoooO

Il ouvrit les yeux et regarda autour de lui. Il se situait dans une pièce où le papier peint était aussi vieux que les meubles. Il grimaça en se disant que même chez son grand-père, qui détestait la nouveauté, on trouvait des meubles mieux entretenus que ceux-ci.

Mais où était-il ? Pourquoi son oncle l'avait-il enfermé dans cette pièce ? Il savait que s'il était ici en Angleterre c'était que le maître avait besoin de lui. Donc c'était là que vivait le maître ? Dans un endroit où l'absence d'un elfe de maison était si visible ? On lui avait pourtant que le maître était fort et très influençable… Peut-être était-il là pour qu'on le teste. Il devait faire honneur à sa famille. Il ne devait pas y avoir d'échec. Après tout, n'était-il pas considéré comme un surdoué dans son domaine ? Il avait confiance en ces capacités. Il allait impressionner le maître.

La porte de sa chambre s'ouvrit et l'homme le plus horrible qu'il n'ait jamais vu entra. Il était petit de taille, avait une jambe de bois, son visage était couvert de cicatrices, mais ce qui l'effrayait, c'était son œil qui ne cessait de tourner. Les mangemorts au service du maître étaient-ils tous comme cela ? Il avala sa salive.

-Ah, je vois que tu es réveillé, dit le nouveau venu. Ne t'en fait pas, tu t'habitueras à mon visage. Pour le moment, as-tu faim ?

-Heu… Oui, m'sieur.

-Bien suis-moi. Il faut juste que tu saches que tu peux circuler dans toute la maison mais tu ne peux pas en sortir. Et bien sûr, toute communication avec l'extérieur est à proscrire…

-Vos désirs sont des ordres, m'sieur.

Alastor regarda le jeune garçon avec un sourire aux lèvres. Il n'allait pas s'ennuyer avec lui.

OoooOoooO

Drago se pinça les lèvres. Il se posait des questions. Que cherchait Romilda Vane ? Personne n'ignorait que Potter et lui formaient un couple, et personne n'avait osé penser à les séparer. Même la Belette femelle, que tous savait amoureuse du brun, restait dans son coin. Mais Vane… Non seulement elle espérait, mais en plus elle mettait tout en œuvre pour parvenir à ses fins ! D'abord une maquette suggestive et maintenant la fabrication d'un philtre d'amour ! Elle ne savait pas que cette potion était interdite ?

Merlin, si Longdubat ne l'avait pas surprise, qu'elle avait réussi à fabriquer son philtre et qu'elle avait réussi à le faire avaler à Potter… Celui-ci serait-il assez fort pour résister aux effets de la potion ? L'amour qu'il éprouvait pour lui pourrait-il les protéger pour surpasser tout ça ?

L'image de son amant en colère entouré de ses ailes de feu lui vint à l'esprit. Il sourit. Oui, Potter avait beau être gentil, il ne fallait pas que l'on touche à ses affaires… Après tout, n'était-il pas l'ennemi de Vous Savez Qui ?

Mais malgré tout, le problème restait le même. Comment dissuader le jeune caniche de recommencer ? Et comment se venger ? Ben oui, il fallait qu'il se venge ! Cette… Comment pouvait-il nommer une personne sans intérêt ? Elle ressemblait à un caniche avec ses cheveux frisés… Une vraie chienne à deux pattes… ! Voilà ! Cette chienne à deux pattes avait par deux fois attirée l'attention de Potter sur elle… Et c'était deux fois de trop.

-Drago, fit une voix qui le fit sursauter, que fais-tu dans le couloir, seul ?

Le blond sourit en reconnaissant son parrain.

-Je voulais justement te voir, dit-il de son habituelle voix traînante. Que peux-tu me dire sur les philtres d'amour ?

Le professeur de potion le regarda avec insistance.

-En quoi cela te servira-t-il ? N'es-tu pas en couple avec ton…

-Mon couple va bien, Sev. Mais il se trouve qu'une petite écervelée de Gryffondor s'est mise en tête de faire avaler à Potter ce philtre.

-Mademoiselle Weasley ?

-J'aurai bien aimé, dit Drago en soupirant. Elle croit que je ne vois pas comment elle le regarde… Mais il s'agit de Vane. Romilda Vane.

Severus fronça les sourcils et déclara :

-Gryffondor de 4ème année, assez discrète et je l'admets, se débrouille en potion… De quoi as-tu peur ?

- Je n'ai pas peur. Je veux juste lui rappeler qui je suis, dit l'adolescent en souriant. Que dis-tu d'un philtre d'amour associé à une potion d'inhibition ?

-Une vengeance ?

-Allons, Severus, je n'ai pas parlé de vengeance!... Juste lui apprendre où est sa place.

-Tant que je ne suis au courant de rien tu peux faire ce que tu veux… Veilles tout de même à ce qu'elle reste vivante une fois qu'elle aurait but ta potion.

Le blond lui sourit en guise de réponse.

OoooOoooO

Harry Potter regarda la carte des Maraudeurs pour la énième fois en se pinçant les lèvres. Il savait qu'il ne devait pas se trouver là, mais il devait se rendre à Pré-au-Lard pour acheter le cadeau d'anniversaire de Seamus. Étant donné que le garçon était souvent avec lui, il avait dut mettre Neville et Dean au courant afin d'occuper le blond puis de partir avec Ron et Hermione dès la fin des cours.

-T'es sûr que c'est par là ? Demanda Ron derrière lui en regardant autour de lui.

-Ron, pour la énième fois, oui !

-Ce n'est pas que je doute, mais nous sommes dans la salle sur Demande et…

-Ronald, dit Hermione en imitant Mme Weasley ce qui fit sursauter le rouquin, veux-tu te taire ?

-Hermione ! S'écria Ron. Tu peux arrêter de faire ça ?

Harry qui, lui aussi, avait sursauté en entendant la voix de la mère de son meilleur ami, sourit et déclara :

-Je pense que c'est là.

Il désigna une porte qui se fondait dans le mur. Pour prouver ses dires, il poussa dessus et la porte laissa place à un couloir sombre.

-Pourquoi il fait sombre ? Demanda Ron en fronçant les sourcils. Il n'y a pas de lumière ?

Dès qu'il finit sa phrase, le couloir s'illumina pour montrer le chemin.

-Il suffisait de demander ! S'exclama Harry en entrant tout en souriant.

-Pourquoi doit-on faire ça maintenant ? Demanda Ron en laissant passer Hermione. C'est l'heure de manger en plus !

-On le fait pour Seamus, expliqua la seule fille du trio. Et de plus, toi et Harry êtes tout le temps avec vos moitiés, et donc on ne passe plus de temps ensemble !

-Ouais ben, pourquoi Harry ne nous transplane pas ? Répliqua Ron en les suivant quand même contre son gré. C'est vrai quoi, t'as de super pouvoir, c'est pour t'en servir, non ?

-C'est toi qui me reproches que je les utilise trop, répliqua Harry qui marchait devant. Là j'utilise notre bonne vieille méthode : la carte des Maraudeurs.

-À part quand c'est un cas extrême, précisa Ron. J'ai dit que tu pouvais les utiliser en cas de pépin extrême… Et là, je ne le sens pas, ce petit détour….

-Ne me dis pas que tu as peur, Ron ? Se moqua Hermione. On va juste chercher un cadeau pour Seamus ! Que veux-tu qu'il nous arrive ?

-Il nous arrive toujours un truc…

-Ron ! Arrêtes de te plaindre, la coupa la jeune fille. Dean et Nev sont au courant où nous sommes partis. Cela te rassure ?

-J'aurai aimé le dire à Blaise.

-On est arrivé, les prévint Harry en s'arrêtant. Normalement, nous sommes arrivé à « La tête du sanglier ».

-C'est encore une porte qui se fond au mur ? Demanda Hermione en se rapprochant.

-Non, c'est de la toile, dit le brun en touchant devant lui. Sûrement un tableau.

Il le poussa avec douceur et se retrouva à l'arrière d'un petit salon. Une fois que ses amis l'eurent rejoint, il remit la toile représentant une femme qui les regardait avec insistance.

-Que venez-vous faire ici ? S'exclama-t-elle d'une voix sèche. Mon frère aurait-il des problèmes ?

-Votre frère ? S'étonna Harry.

-Harry, on a pas le temps de discuter, lui rappela doucement Ron d'une voix basse. Il faut que l'on retourne au plus vite au château !

-Tu as raison.

Le brun fit un signe de tête en guise de salutation au portrait et quitta la pièce avec ses compagnons.

OoooOoooO

Le trio marchait sur l'allée principale de Pré-au-Lard. En cette soirée de début mars, il y avait peu de monde dans les rues. Ils étaient partis chez Gaichiffon où Hermione avait acheté un maillot que Seamus pouvait personnaliser à volonté, chez Scribenpenne où Harry lui avait acheté une plume de Phœnix blanc, ainsi que chez Zonko, où Ron avait acheté une paire de gants au poivre. Ils se rendaient maintenant chez Honeydukes où ils comptaient acheter un assortiment de bonbons.

Ron qui se tenait aux côtés d'Hermione soupira. Il regarda autour de lui car il savait que si on les reconnaissait, ils risquaient d'avoir des problèmes au château. Pourtant ce n'était pas la première fois que lui et ses amis se trouvaient dans une situation semblable. Mais c'était plus fort que lui. Les cheveux de sa nuque le démangeaient et, chez lui, c'était signe qu'il était nerveux.

-Ron, arrête de faire cette tête, le prévint Hermione, on dirait que tu es coupable de la pire des fautes que l'on ait répertorié !

-Je vous dis que l'on doit rentrer maintenant, les gars. Je ne le sens pas. On a tout ce que l'on voulait, alors partons.

-Mais Ron, c'est toi qui as dit qu'il ne fallait pas oublier les bonbons ! Fit remarquer Harry. De toutes façons c'est…

Il ne termina pas sa phrase, ce qui attira l'attention de ses deux amis sur lui. Devant lui se tenait un homme qui le regardait en souriant. Il était grand et vêtu d'une robe de sorcier noir avec des bottes noires en peau de dragon. Il portait un chapeau sur sa tête qu'il avait positionné de manière à cacher une partie de son visage. Mais Harry n'avait pas besoin de le voir pour savoir à qui il avait à faire.

-Harry ? Demanda Hermione inquiète en le voyant tendu. Qui est-ce ?

-Je ne veux pas savoir qui c'est… Dit Ron qui se mit à trembler de peur. L'air devient irrespirable ! Harry, je crois qu'il est temps que tu te serves de tes supers pouvoirs… Maintenant.

-Restez derrière moi. Dit Harry d'une voix forte et froide. Il ne vous fera pas de mal, n'est-ce pas Nathaniel ?

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