Disclaimer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.
Rating : M (on va essayer de citronner !)
Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !
Bêta: Voracity666
Chapitre 26:
Voldemort tremblait de rage. Il venait d'apprendre non seulement la mort de toute l'équipe qu'il avait envoyé à Pré-au-Lard, mais en plus madame Zabini semblait avoir disparue de la circulation... Tout comme les Malefoy.
Il hurla sa colère. Il ne pouvait pas laisser passer ça. Potter et ses sbires devaient se moquer de lui. Il était Voldemort, par Salazar ! Il allait leur réapprendre la peur. D'un geste de sa baguette, il fit apparaître une robe noire, semblable à celles des élèves de Gryffondors de Poudlard sur laquelle il jeta plusieurs sorts et le mit dans un paquet avec un parchemin qu'il envoya à son espion à l'école de magie. Il transplana en plein milieu de Londres moldu, devant une tour dotée d'une immense horloge à son sommet.
La nuit était tombée depuis longtemps et la rue était silencieuse hormis quelques passages de ce que ces primates utilisaient pour se déplacer. Il les regarda un instant d'un air dégoûté puis appela tout ses serviteurs. Il n'eut pas à attendre longtemps car les premiers mangemorts se retrouvèrent à ses côtés. Bientôt personne ne manquait à l'appel, sans compter les Malefoy.
Si ils furent surpris de se retrouver dans un lieu moldu, aucun mangemorts ne fit de remarque. Ils se contentèrent de se prosterner devant lui et d'attendre les instructions. Satisfait, leur maître se mit à parler :
-Je viens d'apprendre, mes chers disciples, la mort de Gibbon, Rosier, et Travers, ainsi que tout ceux qui les ont accompagné. Non seulement nous avons subi une autre défaite, mais il s'agit en plus d'un massacre de nos compatriotes. Bien entendu, La Gazette du Sorcier ne parle pas de cet acte, comme si cela n'avait pas eu lieu. Et cela, nous ne pouvons pas l'accepter. Puisque le ministère fait tout pour protéger les moldus, nous allons les détruire cette nuit. Alors allez-y ! Faites ce que vous savez faire le mieux. Effrayez-les. Martyrisez-les. Torturez-les. Tuez-les ! Moi-même, je serais près de vous afin que cette attaque ne soit pas encore un énième échec. Allez-y, ne vous retenez pas, vous avez carte blanche !
Les mangemorts se prosternèrent de nouveau et quelques secondes plus tard, Voldemort se retrouva de nouveau seul sur la place. Il attendit quelques instants avant d'entendre des cris de terreurs, ce qui lui provoqua un rire de pur plaisir.
La nuit allait être très belle.
OoooOoooO
Severus s'était réveillé en sursaut lorsque sa marque se mit à lui brûler le bras. Il se pinça les lèvres. Le Seigneur des Ténèbres appelait tout ses fidèles. Il avait donc appris pour Gibbon et les autres. Quittant son lit et s'habillant en vitesse et après avoir fermé son esprit, il quitta le château pour aller transplaner auprès de son maître.
Arrivé à destination, il fut surprit de se retrouver dans le centre de Londres du côté moldu mais ne laissa rien paraître. Et lorsqu'il comprit ce qui se préparait, il réfléchit à la façon dont il pourrait prévenir l'Ordre. Quand le maître leur demanda de transplaner afin d'aller torturer les moldus, il profita de l'occasion pour aller au QG de l'Ordre.
Une fois qu'il fut certain de ne pas avoir été suivit, il entra au 12 Square Grimmaurd en évitant de faire du bruit afin de ne réveiller la matriarche des Black dans son tableau. Lorsqu'il fut dans le salon, il envoya aussitôt un hibou à Dumbledore, ainsi qu'à Minerva afin de les prévenir de ce qui se passait.
Alastor Maugrey, qui vivait là temporairement car il s'occupait du neveu de Nott, vint le rejoindre. Sans perdre de temps, Severus lui expliqua tout et lui demanda de prévenir les aurors et les autres membres de l'Ordre.
-Sais-tu où est Black ? Demanda-t-il avant de quitter la pièce.
Alastor le regarda attentivement de son œil fixe tandis que l'autre bougeait dans tous les sens, et finit par déclarer :
- Il était ici en journée. Il cherchait à savoir si on avait entendu des nouvelles sur les actions de Voldemort. Je pense qu'il en a dut parler aux autres et, grâce à lui, chacun est prêt à aller se battre ce soir. Mais s'il n'est pas auprès de Potter à Poudlard, il doit être à Ste Mangouste auprès de Lupin.
Severus hocha la tête et prit congé, prétextant qu'il devait se rendre auprès du Maître s'il ne voulait pas éveiller les soupçons. Une fois dehors, après avoir fermé son esprit de nouveau, il transplana.
OoooOoooO
Bien loin de toute cette agitation, au même moment, Ronald Weasley se réveilla dans le dortoir des garçons de sixième année de la maison de Gryffondor à Poudlard. Au début, il regarda autour de lui pour savoir ce qui l'avait fait sortir de son sommeil quand il entendit à travers ses rideaux de lit de faibles reniflements. Il tira avec douceur le voile qui entourait son lit et vit une silhouette assise sur la rambarde de la fenêtre, les genoux repliés contre son torse, la tête tournée vers la lune. Il soupira quand il reconnut Neville Londubat.
Il referma le rideau en fronçant les sourcils, tout en cherchant sa robe qui se trouvait mélangée avec le reste de ses habits, éparpillés au pied de son lit. Lorsqu'il la trouva, il fouilla dans ses poches et partit rejoindre son ami à la fenêtre sans faire de bruit.
-Neville ? Demanda-t-il doucement.
Le brun se retourna brusquement et fit un petit sourire quand il reconnut son ami.
-Je suis désolé de t'avoir réveillé, Ron. Tu devrais retourner te coucher...
-Tu n'arrives pas à dormir ? Remarqua le rouquin sans tenir compte de la phrase de son ami.
-Non... J'ai trop de chose en tête pour dormir...
-Comme la nuit dernière... Grommela Ron dans sa barbe.
-N'empêche que Harry a été impressionnant cet après-midi. J'ai vraiment cru qu'il allait tuer Malefoy.
Ron haussa les épaules en disant :
-Comme il l'a dit, il ne pourra jamais lui faire de mal. Mais toi, c'est à cause de Nott que tu ne dors pas ?
Le brun rougit et répondit:
-... Non... Tout se passe bien avec Théo ...
-Alors, c'est avec Andrew qu'il y a un problème ?
-Ron... Écoutes…
-Non, Neville, c'est toi qui vas m'écouter ! Cela fait plusieurs nuits que tu ne dors pas et lorsque tu y arrives, tu fais des cauchemars. Tu passes ton temps enfermé dans la serre quand tu es sûr que Théo ne pourra pas te rejoindre pour y pleurer tous les larmes de ton corps, tu es tellement fatigué que, non seulement, tu fais peur aux premières années de notre propre maison, mais en plus, je dois te donner des potions revigorantes le matin afin que tu tiennes toute la journée ! Hermione l'a remarqué ce matin et m'a demandé des explications !
-Je suis désolé si...
-Je ne te demande pas des excuses, mais des explications !
-...
-Neville, continua Ron en soupirant. Que se passe-t-il ? Je sais qu' Andrew t'a fait du mal et que tu ne veux pas en parler mais si c'est cela qui t'empêche de dormir... Tu ne peux plus continuer comme ça. Cela va te tuer Neville.
-D'accord, je vais tout te dire, fit le brun d'une petite voix... Réponds juste à une question.
-Tout ce que tu veux ! Du moment que tu vides ton sac et que tu te sentes mieux après.
Neville lui sourit et demanda gêné :
-Qu'est-ce que tu fais pour faire plaisir à Blaise ?
Ron le regarda, surpris. Avait-il bien compris ? N'avait-il pas loupé un passage dans leur discussion ?
-Heu... Neville, pourquoi parles-tu de Blaise ?... Il te plaît ?
-Non, bien sûr que non ! C'est juste qu'étant donné que tu l'embrasses... Il doit te demander de faire... Des choses qui lui font plaisir n'est-ce pas ?
Ron avala sa salive et un frisson le parcourut. Il avait peur de comprendre. Par Merlin, il savait que son ami avait vécu un traumatisme en amour à cause de cet Andrew, mais jamais il n'aurait pensé à...
-Neville... Commença-t-il d'une voix blanche. Théo ou Andrew t'ont demandé de faire des choses ?
-Théo ne m'a rien demandé pour l'instant... C'est pour ça que j'ai besoin de ton aide ! Blaise et lui sont amis... Donc... Ils doivent souvent discuter, et avoir les même envies... Et je voudrais savoir...
-... Et que te demandais de faire Andrew ? Le coupa le rouquin d'une voix tremblante.
-Je... Il... Je devais lui faire tout ce qu'il aimait et même... Il...
-Tu devais aussi satisfaire ses copains même si tu n'étais pas d'accord, déclara Ron d'une voix froide, en se rappelant de la première fois où il avait surpris le brun en plein cauchemar et des mots qu'il avait prononcé ce jour-là.
Neville le regarda et lui sourit tristement.
-Et tu as peur que Théo te demande la même chose, et c'est la raison de tes nuits blanches, continua le rouquin en serrant les poings.
Le brun haussa les épaules et dit :
-Je te mentirai en te disant que j'aimais ça, mais cela faisait plaisir à Andrew de regarder... Si Théo a les mêmes plaisirs...
-Je le tue de mes mains et sans aucun regret, le coupa Ron d'une voix dure.
Devant le regard surpris de son interlocuteur, le rouquin poursuivit :
-Neville, tu ne dois jamais faire des choses qui te répugnent pour plaire à quelqu'un ! Peu importe qu'il s'agisse de ton petit copain, ton meilleur ami, ton parent ou même ton professeur !
-Mais... C'est une preuve d'amour, non ? Et puis si je ne fais pas plaisir à Théo, il risque de rompre avec moi... Et je ne veux pas être seul de nouveau... Si toi tu plais aux autres au point qu'ils attendent que tu quittes Blaise pour te courtiser de toute part, moi il n'y aura personne qui me regardera.
-Premièrement, le fait que tu fasses ce que tu aimes dans une relation tout en prenant compte des plaisirs de l'autre sans le blesser ou le forcer à faire des choses qu'il n'aime pas, se nomme le respect. Et c'est primordial dans une quelconque relation car si tu veux que ton couple marche, il faut que tu respectes ton compagnon ou ta compagne. Tu n'es pas un chien, Neville, et surtout tu n'es pas faible. Car je connais peu de gens qui se serait relevé après ce que tu as vécu ou même avoir de nouveau confiance en l'être humain pour ressortir avec une autre personne. Alors n'hésites pas à te défendre si jamais on te fait croire le contraire.
-Ron...
-Deuxièmement, tu t'es regardé dans une glace dernièrement ? Bon OK, il faut que tu reprennes une bonne dose de potion revigorante, mais tu plais, Neville. Tu crois qu'il n'y a que Théo qui a flashé sur toi ?
-... Comment ?
-Allons, Neville ! Sache qu'il y a un Serdaigle qui se nomme... Luna me l'a dit... Cornfoot... Stephen Cornfoot !
-Stephen ? Demanda Neville, très surpris. Je le connais bien, mais tu te trompes, Ron. Il ne s'intéresse pas à moi.
-C'est normal qu'il garde ses distances car il ne sait pas de quel bord tu te situes, étant donné que toi et Théo n'avez pas officialisé votre relation. Mais crois-moi, il te mange du regard à chaque fois que tu es dans les parages. Et ne crois pas que j'oublie la jolie Hannah Abbot, qui, elle, te voue un culte sans nom !
-Hannah ?... Tu en es sûr ?
-Neville, écoute. Tout ce que je veux dire c'est tu ne dois pas t'inquiéter de savoir si tu plais ou pas. Tu n'as pas à avoir honte de toi. Si Théo...
-Je ne veux pas rompre avec Théo, Ron… Il me plaît beaucoup, et je suis à l'aise auprès de lui, mais si il...
-Théo n'est pas Andrew, Neville. Et si tu te plais auprès de lui, alors bats-toi pour le garder à tes côtés. Et, entre nous, le secret pour qu'un couple dure c'est la communication entre les deux amants. Alors si tu te poses des questions, parle-lui. Raconte-lui ton histoire, car non seulement il te rassurera, mais en plus tes cauchemars cesseront et tu auras meilleure mine. Et si, par malheur, il décide de rompre après t'avoir écouté alors je me chargerai personnellement de lui.
Neville lui fit un sourire. Ron soupira et lui tendit une fiole foncée.
-Bois ça, Nev. C'est une potion de sommeil sans rêve. Tu as besoin de te reposer.
-Tu crois que je ne vais pas le dégoûter si je lui parle ? Demanda timidement le brun en prenant la fiole.
-Théo est un ami proche de Blaise et de Malefoy, et j'ai confiance en leur choix. Aie confiance en ton copain, Nev. Parle-lui. Mais avant tout, bois cette potion afin que tu puisses aller dormir car tu en a besoin.
Son ami hocha la tête et but le contenu de la fiole.
OoooOoooO
Harry Potter entra dans la Grande Salle pour le petit déjeuner, seul, car Drago l'avait devancé et avait quitté la chambre plus tôt que lui. Il baillât et regarda la table des Serpentards pour voir son amant. Cependant, il leva les sourcils lorsqu'il constata son absence. Il stoppa sa marche et regarda la table plus attentivement. Les amis du blond manquaient aussi à l'appel.
Puis une chose le frappa. Il n'y avait pas beaucoup de bruit. Il est vrai qu'à cette heure-ci, en général, la Grande Salle était vide, mais en regardant autour de lui, il constata que le peu d'élèves présents se préoccupaient plus de lire La Gazette du Sorcier que de manger le contenu de leur petit-déjeuner.
Il fronça les sourcils. Qu'est ce qui pouvait bien captiver les élèves ? Il regarda sa table et aperçut Ron qui était perdu dans ses pensées tout en émiettant son pancake. Vu le tas de miettes qui se trouvait à côté de son bol, le rouquin n'avait dû rien avaler. Il chercha Hermione des yeux mais ne la trouva nulle part. Il s'installa devant son meilleur ami qui ne semblait pas l'avoir remarqué et dut attirer son attention en le faisant sursauter.
-... Hé, Harry... Fit le rêveur en se forçant à sourire. Belle journée, n'est-ce pas ?
Le brun l'observa attentivement. Ron n'allait pas bien. Le fait de le voir jouer avec la nourriture au lieu de manger le prouvait. Mais ce qui le frappa c'était de voir ses yeux vides de toute expression. Il se mordit la lèvre. Zabini lui avait-il encore fait du mal ?
-Ron, demanda-t-il avec douceur, que se passe-t-il ?
-Quoi ?... Mais qu'est-ce que tu racontes ? Tout va bien !
Ces mots firent mal au brun. Celui-ci avait constaté que si le rouquin était le premier à savoir ce qui arrivait aux autres, ce qui lui permettait d'être présent pour ses amis, il ne parlait pas de ses problèmes personnels, comme si ils étaient insignifiants. Prenez exemple avec la fois où Zabini et lui avaient rompus. Malgré le mal-être qu'il éprouvait, il avait préféré garder le silence et s'intéresser aux problème des autres. Même aux yeux d'Harry.
Et c'était ce qui blessait le brun. Ron avait-il peu confiance en lui ? N'était-il pas son meilleur ami ? Il soupira et lui prit les mains afin de l'empêcher de martyriser plus qu'il ne le faisait le pauvre pancake et demanda :
-C'est Zabini ? Il t'a fait du mal ?
Ron le regarda surpris, avant de répondre :
-Blaise ?... De quoi tu parles, enfin ?
-Ron, tu n'es pas dans ton état normal. Tu n'as pas mangé ton petit déjeuner alors que tu ne rates jamais un repas, tu n'es pas intéressé par l'article de La Gazette du Sorcier qui semble fasciner la moitié des élèves alors que tu es de nature curieuse, et tu n'as pas remarqué l'absence d'Hermione ou encore de Neville… J'ai l'impression de te retrouver dans le même état que lorsque Zabini t'avait laissé tomber ! Et Merlin sait que je ne veux plus te voir dans cet état ! Je vais aller le tuer pour...
-Ce n'est pas Blaise ! Le coupa Ron en soupirant.
-Alors c'est quoi ?! Tu peux tout me dire, Ron. S'il te plaît, ne te renferme pas sur toi même. Tu es le premier à me tirer les oreilles quand je le fais, alors ne sois pas surpris que je fasse de même.
Ron lui fit un sourire sincère et répondit :
-Je vais bien, Harry, ne t'inquiète pas.
-Choucky...
-Harry ! S'écria le rouquin en lui lançant un regard noir.
-D'accord, mais soit plus convaincant, Ron.
-Ce n'est pas moi, Harry, mais je suis inquiet pour Neville.
-Neville ? Qu'est-ce qu'il a ?
Ron soupira un bon coup et se leva en disant:
-Viens, je vais t'expliquer en allant en cours.
-Mais on n'a pas ...
-Ah, vous voilà, le coupa Hermione qui venait de les rejoindre. Venez, on a besoin de vous !
-Pourquoi faire ? Demanda Ron en la suivant hors de la Grande Salle.
-Vous avez lu la Gazette ce matin ? Répondit la jeune fille en marchant vite devant eux.
-Non, pourquoi ? Répliqua Harry.
-Voldemort a attaqué Londres hier soir, expliqua Hermione. Il ne s'en ait prit qu'au côté moldu.
-Quoi ?! S'écrièrent les deux garçons.
-Ta famille ? Demanda Ron en l'arrêtant.
-J'ai pu leur parler avec l'aide de McGonagall, répondit son amie avec un petit sourire. Ils vont bien mais ils sont effrayés, comme tous les moldus de la planète. Leurs journaux parlent "d'attaques terroristes" ou encore "du commencement de la troisième guerre mondiale".
-Juste parce que Londres a été attaqué ? Fit remarquer Harry, surpris.
-C'est quoi une attaque terroriste ? Demanda Ron en même temps.
Hermione regarda le brun et répondit :
-Il y a deux nuits, une ville d'Angleterre, Newcastle, a été bombardée... Du moins des bombes ont explosé dans toute la ville, la laissant en ruine. Tous les moldus étaient choqués. Ils n'ont pas eu le temps de s'en remettre que c'est au tour de Londres de se faire attaquer. Mes parents m'ont décrit l'état de peur qui règne dans le pays. Le gouvernement a donné l'ordre de fermer les frontières ce matin même.
-Mais pourquoi ? Demanda Ron. Cela n'arrêtera pas Voldemort et ses sbires.
-Ils font ça pour se protéger, expliqua Hermione. Ils ignorent tout du monde sorcier, donc ils privilégient la thèse du terrorisme.
-Depuis quand Voldemort, utilise des bombes pour attaquer ? Demanda Harry en réfléchissant.
-Justement, reprit Hermione avec tristesse, ce n'est pas lui qui a attaqué Newcastle. D'après Gabriel, c'est le mode opératoire de… Séphiroth.
-Quoi !? S'écria Harry qui se figea en entendant ce nom.
-Harry, ça c'est passé la nuit où on l'a laissé en plan à Pré-au-Lard. Ce serait sa vengeance.
-T'es pas sérieuse Hermione ? Demanda Ron scandalisé. Il aurait fait ça juste parce que Harry ne l'a pas écouté ? On parle vraiment de ton petit-fils, Harry ?
-Ron !
-Non mais sérieux, qu'est-ce qui s'est passé pour qu'il devienne comme ça ! Ça n'a pas de sens ! Il est pire que Voldemort !
-Il a touché des civils ? Demanda Harry en serrant les poings.
-Plus de la moitié de la population de la ville est morte, et on ne compte pas les personnes disparues, répondit la jeune fille, toujours triste. Et je ne te parle pas des monuments de la ville. Elle est en ruine, Harry. Tu n'aurais pas pu arrêter tout ça à toi tout seul.
-Il ne se serait rien passé si je l'avais écouté, répliqua le surnommé d'une voix froide.
-Mais bien sûr, le coupa Ron d'une voix sarcastique. Il t'aurait tué toi, mais c'est pas important ça !
-Mais les habitants de Newcastle seraient en vie !
-Potter, ne commence pas à jouer au martyr, on n'a pas le temps pour ça.
Les trois Gryffondors se retournèrent et virent Drago et ses amis qui arrivaient vers eux. Harry regarda son amant froidement et lui déclara, lorsqu'il arriva à sa hauteur :
-Tu vas encore me dire que je dois rester ici à rien faire ?
-Et que vas-tu faire, ô "Maître Potter"? Répliqua Drago sur le même ton. Tu vas prouver à tous les moldus l'existence des sorciers en leur montrant tes pouvoirs et risquer une guerre entre nos deux mondes ? Tu sais bien que ce sera nous qui remporterons la victoire !
-Drago, Nathaniel a tué des innocents parce que je ne l'ai pas écouté. On ne peut pas fermer les yeux sur...
-Il s'agit d'un mage noir, Potter, le coupa Pansy. Bien sûr qu'il peut détruire une ville juste pour le plaisir !
-Il s'agit de mon petit-fils, rectifia Harry froidement. C'est donc à moi de l'empêcher de commettre de tels actes !
-Potter, dit Blaise calmement. Il vient du futur et s'il est le responsable de ce qui s'est passé à Newcastle, c'est qu'il doit être très fort. Sûrement plus fort que toi. Et puis, tu n'as pas l'accord de Dumbledore pour faire quoique ce soit...
-Là n'est pas la question, Blaise, le coupa Drago. Potter ne doit s'occuper que du Seigneur des Ténèbres, et uniquement de lui. Je vais m'occuper de Nathaniel.
-Malefoy a raison Harry, déclara Hermione en reprenant sa marche et en entraînant tout le monde derrière elle. Les mangemorts ont été vus à Londres et beaucoup de moldus sont persuadés qu'il s'agit d'un nouveau groupe terroriste. Ce qui, malheureusement, nous intéresse, ce sont les sorts qu'ont subit les victimes...
-Tortures, viols, démembrements de la part de connaissances soumises à l'Imperium... rien de surprenant de leur part, énuméra Theo.
-Exact, reprit Hermione en ouvrant une porte et en les laissant passer. Mais il faut aussi avoir en tête le sort qui sépare le corps de l'esprit.
Le groupe d'amis se retrouva dans une salle où plusieurs chaudrons étaient sur le feu, surveillés de près par les professeurs de métamorphose, de botanique, de DFCM, et de potion.
Quand il vit ce dernier, Harry entra dans une colère noire et se dirigea vers lui en disant :
-Pourquoi ne pas nous avoir prévenus de cette attaque ? On aurait pu éviter ce drame !
-Bonjour Monsieur Potter, répondit calmement Severus. Cela fera 10 point en moins pour Gryffondor pour votre insubordination.
-Si cela vous fait plaisir ! Hurla Harry en colère. Cela n'a plus d'importance pour moi ! Voldemort a dépassé les bornes ! Puisque je suis le seul à le vaincre, je vais aller le confronter. Plus vite j'aurais finit, plus vite je pourrais m'occuper de Nathaniel ! De plus, il faut s'occuper des dégâts que ces deux idiots ont causés !
-Parce que vous croyez que l'on vous a attendus, monsieur Potter ?
-Ça suffit ! S'écria Minerva en se plaçant entre eux. Ce n'est pas le moment de se disputer. Le sort qui sépare le corps de l'esprit a été beaucoup utilisé hier soir et c'est la raison pour laquelle nous faisons plusieurs chaudrons de la Foedus Paria. Certains sont sur le point d'être prêts. Nous pouvons les mettre dans des fioles et les amener aux membres de l'Ordre qui se trouvent près des moldus.
-Et nos familles ? Demanda Ron, inquiet.
-Toutes personnes ayant de la famille moldue ont pu les contacter tout à l'heure, comme l'a fait mademoiselle Granger. Pour vous Monsieur Potter, les Dursley sont en sécurité au QG.
-Pardon ? Demanda le brun surpris.
-Il s'agit de ta famille, expliqua Gabriel d'une voix douce. Ils sont donc la première cible de Voldemort et c'est pour ça que nous les avons mis en sécurité.
Harry haussa les épaules tandis que Vincent demandait :
-Que peut-on faire pour vous aider, professeurs ?
-Mettez-vous chacun devant un chaudron et contentez-vous de mélanger son contenu, dit Severus.
Alors que les élèves se mettaient en mouvement, Harry ne bougea pas et demanda :
-Où est Dumbledore ?
-Le professeur Dumbledore, Harry, corrigea Gabriel. Il est avec Fudge, et le ministre moldu. Ils doivent apaiser les esprits et trouver une solution.
-La solution est que je dois tuer Voldemort, répliqua Harry.
-Par Merlin, monsieur Potter, tout ne tourne pas autour de vous ! S'exclama Severus, énervé.
-En effet, c'est la raison pour laquelle je pars à la recherche de Voldemort tandis que vous, vous allez retourner ramper auprès de lui pour le prévenir de mon arrivée.
-Harry !
-Potter ! Dirent plusieurs voix en même temps.
Celui-ci haussa les épaules et se dirigea vers la porte et dit avant de sortir :
-Étant donné que je suis nul en potion, je ne voudrais pas faire exploser un chaudron. Je vous laisse donc.
Lorsque la porte claqua après son départ, Severus soupira et demanda d'une voix lasse :
-Rappelle-moi pourquoi n'as-tu pas choisit un amant docile et obéissant, Drago ?
-Pour éviter l'ennui, mon cher parrain, répondit le blond en souriant. Et entre nous, je suis sûr que tu me comprends !
Severus haussa les épaules et se tourna vers un chaudron.
OoooOoooO
Harry se leva en colère. Tout était de sa faute. S'il avait pris la peine d'écouter Nathaniel l'autre soir, rien de tel ne serait arrivé. Le pays aurait dut n'avoir à subir que l'attaque de Voldemort et, même si cette attaque restait sanglante, cela n'était rien comparé à ce qu'avait fait Nathaniel à Newcastle.
Harry regarda autour de lui. Ses yeux se posèrent sur une photo figée d'une famille. De sa famille. Il est vrai qu'il n'était pas présent sur le cliché, comme sur aucune qui ornait la pièce dans laquelle il se trouvait, mais c'était ici qu'il avait grandi. Chez les Dursley.
Lorsqu'il avait quitté ses amis et son amant, il s'était rendu au parc du château afin d'essayer de se calmer. D'habitude cela l'apaisait de regarder le lac, mais ce ne fut pas le cas. En se repassant toutes les informations qu'il avait reçu de la journée, une seule lui semblait risible : la présence des Dursley au QG de l'Ordre. Non pas qu'il ne croyait pas les dires de ses professeurs, mais il imaginait mal son oncle et sa tante dans une maison tenue par des sorciers de pur souche. Ils étaient capables de quitter le Square Grimmaurd afin de retourner à Privet Drive, dans leur maison bien confortable.
Ce fut avec cette idée que son inquiétude pour eux avait grandi et une seconde plus tard il se tenait devant le 4 Privet Drive Little Whinging, Surrey. Sans être étonné, il entra dans la maison qui était resté ouverte. Et même s'il fut rassuré de la trouver vide, il était resté quand même dans la demeure de son oncle et sa tante. Il ne voulait pas retourner à Poudlard. Non il se trouvait bien dans le silence de la maison. Il avait alors allumé la télévision du salon afin d'écouter les informations moldues.
Entre être au courant de ce qui se passait sur le sol anglais et de voir les images, il y avait une grande marge. Voir le visage de tout ces innocents en larmes, blessés et désespérés, les centres de soins de fortunes qui s'installaient à chaque rues car, non seulement les hôpitaux de la ville étaient complets, mais en plus, certaines personnes ne pouvaient pas être déplacées, des monuments détruits, des familles brisées, des visages méconnaissables à cause des blessures, des corps mutilés, des morts et encore des morts… Le pire dans tout ça, c'était que la plupart des décès recensés à Londres par les autorités moldues n'étaient que des victimes du sort préféré actuellement des mangemorts.
La vue d'Harry devint floue, et il sentit du liquide sur ses joues. De rage, il essuya ses larmes. Voldemort et Nathaniel. Aucun des deux n'avait hésité à s'en prendre aux personnes dépourvues de magie. Et tout ça pour quoi ? Pour le plaisir ! De la part de Voldemort, il était habitué, mais Nathaniel…
Comment expliquer cet acte de la part de son petit-fils ? Que s'était-il passé pour qu'il se transforme en cet être dénudé de cœur ? Que s'était-il passé pour qu'il devienne cet homme se croyant au-dessus de tout ? Comment son petit-fils pouvait croire que la vie d'un moldu avait moins de valeur que celle d'un sorcier ? Ne savait-il pas qu'il avait du sang moldu en lui ?
Il posa son regard sur la télévision où un journaliste expliquait les mesures de sécurité qui avaient été prises par le gouvernement ainsi qu'un appel à témoin pour retrouver les « terroristes » qui avaient commis ces actes criminels. D'un geste de la main, Harry éteignit l'appareil.
Oui, il se sentait responsable de ces attaques. C'était à lui d'arrêter Voldemort, et tant qu'il resterait en sécurité à Poudlard, ce genre d'actes sera multipliés, et Nathaniel était son petit-fils. Même s'il ne l'avait jamais connu, du moment qu'il portait son nom, c'était comme si c'était lui-même qui avait commis cet attaque.
Il passa une main dans ses cheveux quand il entendit la sonnette de la porte d'entrée. Il fronça les sourcils. Qui cela pouvait-il être ? Les Dursley n'avaient pas d'amis en général... Il alla ouvrir et fut surpris de se retrouver nez à nez avec Albus Dumbledore qui l'observait à travers ses lunettes en demi-lune.
-Bonjour, Harry, dit-il calmement.
-…Professeur Dumbledore ?
-Puis-je entrer ?
-Heu… Oui… Mais comment m'avez-vous trouvé ? Demanda l'adolescent en le laissant passer.
-Sache qu'à chaque fois que tu entres chez ton oncle et ta tante à chaque vacance, je le sais, Harry. Le plus important est de savoir pourquoi tu te trouves ici alors que tu dois te trouver à Poudlard avec tes camarades ?
-… Heu… J'ai appris ce qu'avait fait Voldemort à Londres et Nathaniel à Newcastle…
-Nathaniel ?
-Mon petit-fils…
-Oh, c'est comme ça qu'il se nomme, alors.
-Et cela ne vous fait rien ?
-Harry, nous sommes dans une situation très délicate. À cause des actes de Voldemort et… De Nathaniel, les moldus risquent de découvrir notre monde. Et il faut empêcher cela à tout prix, car nous risquons de rentrer dans une guerre qui pourrait nous être à tous fatale car il y a des Voldemort aussi du côté moldu. Sans magie, peut-être, mais tout aussi dangereux. Malheureusement, on ne peut rien faire pour Newcastle. Tous les morts sont bien réels, alors qu'à Londres…
-Voldemort a utilisé le sort qui sépare le corps de l'esprit, donc ils ne sont pas morts ! On peut utiliser la Foedus Paria ! Rogue disait que plusieurs flacons étaient prêts à être administrés…
-Et comment vas-tu expliquer à la population moldue le retour en masse de leurs proches décédés ? Car pour eux, ils sont morts, Harry.
-Alors quoi ?! On ne va rien faire ? Ils ne sont pas morts, Professeur !
-Je le sais Harry. Et nous cherchons une solution qui pourra satisfaire tout le monde.
-Qu'exige le ministre moldu comme dédommagement ? Qu'on répare Newcastle ?
-Cela ne sera pas possible sans cacher notre magie. Et avant que tu ne le proposes, on ne pourra pas leur effacer la mémoire car le monde entier a vu les dégâts à la télévision. Non, ce que veut Monsieur Cameron, c'est qu'on leur remette Voldemort.
-Ce n'est pas possible, puisque je vais le tuer.
-Harry…,
-Cela a assez duré, Professeur. Regardez où nous en sommes aujourd'hui. Vous l'avez dit vous-même, les moldus ont failli découvrir notre monde. Vous vous rendez compte que nous devons ce sursis grâce à l'existence du terrorisme moldu ?!
-Je comprends ton point de vue, mais…
-Je suis prêt, Professeur. Ne vous en faîtes pas pour moi. Je dois le faire car, plus vite j'aurais finit avec lui, plus vite je pourrais m'occuper de Nathaniel. Aucun mage noir ne doit exister… Avez-vous vu ce qu'ils ont causé ? Avez-vous tout ces visages en pleurs ? Tout ces corps mutilés ? Vous ne voulez pas que la guerre éclate mais nous en sommes en plein milieu ! Je ne supporterai plus que cela se reproduise, car c'est ce qui va se passer, ils vont recommencer !
-Harry, nous devons protéger la population. Qu'elle soit moldue ou sorcière.
-Alors la confrontation devra avoir lieu à Poudlard. Non seulement nous serons sur un terrain connu, mais je pourrais aussi ériger des boucliers protecteurs autour du château en plus de tout les sorts de protection qu'il possède.
-Tu as conscience que tous tes amis seront sur le champ de bataille ?
-J'ai promis à Drago de m'occuper que de Voldemort, et de leur faire confiance pour le reste. Mais une fois que ce sera fait, je ne répondrai plus de rien.
Albus observa son protégé attentivement et soupira.
-Je vois que ta décision est prise, Harry. Rentrons au château, veux-tu ? Nous devons évacuer l'école ce week-end, afin de pouvoir mieux s'organiser.
-Et Fudge ? Il va enfin nous écouter ?
-Il est bien obligé. Tu nous transplanes ? J'ai mon moyen de locomotion mais je reconnais que le tien est plus rapide.
Harry sourit en lui prenant le bras et transplana.
OoooOoooO
