Disclaimer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.
Rating : M (on va essayer de citronner !)
Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !
Chapitre 27:
Dean Thomas regarda le corps du jeune homme encore endormi dans son lit avec désir. Il remercia tous les mages et les fondateurs de lui avoir fait croiser Seamus Finnigan. Il était vrai qu'ils s'étaient longtemps tournés autour et qu'il avait fallut une proposition de Pansy Parkinson pour en arriver là, mais il ne regrettait rien. Cela rendait leur histoire plus magique encore.
Il sourit en repensant à la nuit précédente et en se disant qu'il devrait la reproduire cet après-midi en compagnie de Pansy. Étant donné que la jeune fille n'était ni dans leur dortoir, ni dans leur maison, elle exigeait des séances de rattrapage les après-midis...
Oui, il était vraiment comblé. Même si à un moment donné, Seamus avait montré son envie de tout arrêter, Pansy avait trouvé les mots justes pour que leur couple à trois tienne. Car oui, ils formaient un couple et il ne voulait changer ça pour rien au monde.
Un bruit de transplanage le fit sursauter. Il se retourna et vit un elfe de maison avec une blouse dans les mains. Dès que celui-ci l'aperçut, il s'écria aussitôt :
-Je suis désolé de vous déranger, Monsieur ! Matty doit ranger la blouse de Monsieur Potter, Monsieur !
-La blouse de Potter ? Mais Harry est déjà partit avec sa blouse sur le dos...
-Je ne sais pas monsieur. On m'a demandé de mettre cette blouse sur le lit de Monsieur Potter, Monsieur !
-D'accord, pose ça sur son lit et va-t'en.
-Bien, Monsieur !
-Et prends aussi tous les habits qui sont sales et qui se trouvent un peu partout dans le dortoir.
-Oui, Monsieur !
Après avoir obéi, Matty avait quitté les lieux et Dean se leva en étirant son corps. Il réveilla Seamus qui lui promit de le rejoindre plus tard. Dean haussa les épaules et alla se doucher. Il savait que son amant n'était pas du matin.
Lorsqu'il ressortit de la douche, il menaça si bien l'endormi de le castrer que l'Irlandais se rua dans la douche à son tour. Quand Dean finit de s'habiller, il constata alors qu'il n'avait plus de blouse propre. Il se maudit de tout les noms et décida de prendre la blouse que Matty avait ramené. Après tout, ce ne sera pas la première fois qu'il porterait les affaires de ses camarades de dortoirs. De toutes façons, Harry ne dormait plus ici, donc cette blouse ne sera jamais mise.
Une fois qu'il l'eut mise en l'ayant ajusté à sa taille à l'aide de sa baguette, il alla embrasser son amant dans la douche et quitta le dortoir. Il était en retard pour le petit déjeuner.
OoooOoooO
Sirius ferma ses les yeux en soupirant. Il était fatigué. Les craintes du maître de potion s'étaient avérées justes. Voldemort avait fait un carnage en guise de réponse à la tuerie de ses membres à Pré-au-Lard. Il avait apprit l'attaque de Londres par un patronus d'Arthur Weasley, alors qu'il était au chevet de Remus. Quelques instants plus tard, il s'était retrouvé dans les rues de la capitale anglaise en train de jeter un sort de désarmement à un mangemort.
L'attaque avait été difficile car tout se passait devant les moldus et beaucoup de ses frères d'armes avaient dû utiliser des sort devant eux. Jamais, à sa connaissance, on avait autant employé le sortilège d'amnésie. Sirius soupira de nouveau. Voldemort avait fait fort. Si cela continuait ainsi, le monde sorcier ne serait plus un secret pour les moldus.
La porte s'ouvrit et Severus entra dans ses appartements. Lorsque celui-ci le vit semi allongé sur le fauteuil, il l'observa attentivement et finit par dire, agacé :
-On ne t'a jamais appris à t'asseoir correctement, Black ?
-Je suis heureux de te revoir aussi, Severus.
-Où étais-tu ? L'attaque est finie depuis plusieurs heures maintenant...
-Une moldue s'est retrouvée au prise d'un mangemort et j'ai dû la secourir.
-Et ça t'a prit autant de temps pour lui venir en aide ?
-Une fois le mangemort mis hors d'état de nuire, il me fallait lui lancer un sort d'amnésie mais elle a voulut me remercier de mon acte héroïque.
-Laisse-moi deviner... Elle t'a gentiment emmené chez elle ?
-... Un bel appartement, soit dit en passant. Ce qui m'a fait bizarre, c'est de voir les personnages des photos accrochés aux murs, immobiles. Franchement, j'ai beau savoir que ça existe, je n'arrive pas à m'y habituer.
-Oh, parce que tu as eu le temps d'observer les photos de tout l'appartement ?
-À vrai dire seulement ceux de sa chambre...
-Cela va de soit. Et qu'as-tu visité avec plus d'attention ?
Les deux amants se regardèrent attentivement. Sirius était toujours affalé sur le fauteuil, tandis que Severus se tenait debout devant lui, le sourire aux lèvres.
-Ne me dis pas que tu es jaloux, Severus.
-Et de quoi serais-je jaloux, Black ? D'une pauvre moldue qui ne pourra jamais te satisfaire ?
-Tu sembles si sûr de toi... Qui te dit que je n'ai pas été satisfait ?
Severus grogna et se pencha sur le visage et répondit d'une voix dure :
-Parce que personne d'autre que moi ne peut te faire crier comme je le fais, Sirius.
Celui-ci éclata de rire et répliqua :
-Parce que tu y crois vraiment ? Tu n'as jamais pensé que je simulais durant tout ce temps ?
À ce moment, la colère envahit Severus. Il avait beau connaître son amant, les mots que celui-ci avait prononcé l'avait poussé à bout. Sans douceur, il l'attira à lui et plaqua ses lèvres sur les siennes. Le baiser fut brutal et les gestes qui suivirent aussi.
Sirius souriait. Il savait ce qu'il avait provoqué. Mais par Merlin, il avait été si inquiet ! Les mangemorts n'agissaient jamais seuls et il leur était impossible de les identifier avec leurs masques. Severus aurait put y laisser sa peau ! Était-il le seul à remarquer que le maître des potions, en tant que agent double, risquait plus sa vie que les membres de l'Ordre ?
Il poussa un gémissement de pur plaisir lorsque son amant le masturba. Quand avait-il retirer son pantalon et son caleçon ?
-Alors, Black. Es-tu en train de simuler ?
-Par Merlin... Ne t'arrêtes pas !
-Réponds !
-Hum... Severus !
La main du maître de potion s'activa de plus belle sur son sexe et Sirius ne cessait d'exprimer son plaisir. Il se suréleva un peu et embrassa le professeur tout en lui enlevant sa robe. Il avait envie de lui. De le sentir au plus profond de lui. Il avait envie... Non il avait besoin de lui. De sa peau qu'il voulait caresser, de son odeur qui l'enivrait, de ses mains qui lui procuraient un plaisir indescriptible, de son sexe qu'il avait hâte de libérer et de goûter...
-Severus... Plus... S'il-te plaît... Je n'en peux plus...
-Comment ça tu n'en peux plus, Black ? C'est si fatigant de simuler ?
-Excusez-moi, mais... PAR MERLIN, NE ME DITES PAS QUE... SIRIUS?!
Les deux amants se tournèrent vers la voix qui venait de résonner dans la pièce, et Sirius eut l'impression de recevoir une douche froide. Harry Potter se tenait à l'encadrement de la porte et les regardait avec un air de surprise.
-Harry...
-Monsieur Potter, on ne vous a pas appris à frapper avant d'entrer ? Lança Severus, énervé.
Harry le regarda froidement et répliqua avant de s'en aller, sans un regard pour son parrain :
-La porte était ouverte. Dumbledore est de retour et il veut vous voir.
-Harry, attends !
Sirius se leva précipitamment, remit son pantalon et se dirigea vers la porte pour poursuivre l'adolescent. Mais avant de quitter la pièce, il se retourna vers son amant et dit d'une voix douce :
-Il n'y a rien eut entre moi et cette moldue, Severus. Je l'ai juste déposé dans un centre de soin après lui avoir jeté le sort d'oubliette. Je peux mentir à beaucoup de personnes, mais jamais à toi. Auprès de toi, je suis vraiment moi. Je ne simule jamais.
-Je le sais, Black. Et je suis aussi vraiment moi à tes côtés. Maintenant, va rattraper ton bon à rien de filleul, avant qu'il ne fasse exploser tout le château sous la colère. On a déjà assez à faire avec les deux fous qui sont en dehors de Poudlard !
Ils se regardèrent en silence un instant, puis Sirius sortit.
OoooOoooO
Neville se trouvait dans la serre. Il examinait le parterre de fleurs qui se trouvait à ses pieds. Il avait réussit à reproduire la plante qu'il avait créé avec Théo et il en était très fier. Il devait maintenant la montrer aux Professeurs Chourave et Rogue. À cette pensée, un frisson lui parcourut le dos. Jamais, il ne pourrait s'y résoudre. Aller parler à Rogue... Merlin, autant s'étouffer avec les racines de mandragore !
Il se passa la main sur le visage. Peut-être que lorsqu'il en parlera au professeur de botanique, celle-ci ira le dire elle-même à celui des potions ? Il soupira. Non, il devait collaborer avec le maître des potions afin de déterminer les propriétés de sa plante s'il voulait remporter le concours Herbostia. Par Merlin, il ne pouvait pas le faire. Être en tête à tête avec Rogue...
-Neville ?
Le Gryffondor sursauta et se retourna. Il fut rassuré lorsqu'il constata que la personne qui l'avait rejoint n'était autre que Théo. Celui-ci lui sourit et vint l'embrasser avec douceur.
-Bonjour. Où étais-tu ce matin ?
-Heu... Ici... Les cours ont été annulés ce matin...
-Oui, Londres et Newcastle ont été attaqués. Il y a de fortes chances que les professeurs partent en guerre.
-La guerre... Ça y est ? Je veux dire... Harry va réellement se battre contre Tu-Sais-Qui ?
-Il paraît, oui... Tu as fini par reproduire ta plante ? C'est génial !
-Merci. Mais il faut que j'aille voir Rogue pour connaître ses propriétés...
-Et cela ne t'enchante guère...
-Théo, ce professeur me déteste ! S'il pouvait me tuer rien qu'avec ses yeux, je serais mort depuis longtemps !
-Rogue est quelqu'un de bien, Neville.
Devant le regard septique de son compagnon, Théo reprit :
-Il sait reconnaître lorsqu'une personne a un talent. Et tu en as un, Nev. Alors arrêtes de t'inquiéter pour ça. Prend le célèbre courage de ta maison et va le voir !
Le Gryffondor sourit et soupira. Théo avait raison. S'il allait voir Rogue, ce ne sera pas pour parler de potion mais de botanique. Il pouvait le faire.
-Neville... Est-ce que je peux te parler ?
-Bien sûr.
-Écoutes... Tu sais que tu me plais et...
-Tu veux que l'on arrête d'être ensemble.
-Quoi ?
Théo le regarda, surpris. Neville était calme. Son visage était tourné vers le parterre de fleurs noires aux fines rayures blanches et n'exprimait rien de particulier.
-Neville, regarde moi, s'il-te plaît.
Le botaniste s'exécuta. Lorsque Théo rencontra ses yeux, il se pinça les lèvres. Le Gryffondor était vraiment persuadé qu'il allait rompre !
-Je te l'ai dit, Neville, je suis amoureux de toi. Je te veux à mes côtés donc non, je ne vais pas et je ne veux pas rompre.
-Ah... Et...
-Mais tu ne me crois pas, n'est-ce pas ?
-Si... Mais, je me dis que... Je ne suis pas assez bien pour toi, et...
-Tu es parfait pour moi, Neville, n'en doute jamais.
-Même si on ne fait pas l'amour ?
Théo l'observa un instant, sous le choc.
-Neville, soupira-t-il. Je te ferai l'amour, sois en sûr. Je te ferai crier comme jamais et tu prendras tellement du plaisir que tu en redemanderas toi-même au point que tu ne te contenteras plus d'un simple lit mais de tous les endroits possibles et imaginables. Je te ferai l'amour tous les jours que Merlin fera et ce jusqu'à ce que l'on soit vieux et à la porte de nos tombes. Je te comblerai tant que tu ne regarderas plus les autres, et je te rendrai heureux au point que tu auras un vrai sourire en permanence sur le visage. Alors, ne soit pas pressé, Petit Lion, cela arrivera. Mais avant de t'avoir dans mon lit, il faut que tu combattes les démons qui sont au fond de ton cœur et qui t'empêchent de vivre ta vie pleinement, qui t'empêchent de dormir au point que la Belette doit te donner des potions revigorantes chaque matin, et qui te persuadent que tu es un moins que rien.
-Théo...
-Je suis là, Neville. Je ne vais nulle part. S'il faut que j'attends des siècles pour te faire l'amour, j'attendrai. Mais, parle-moi, Petit Lion. Car avant d'être ton amant, je veux être ton meilleur ami, ton confident. Je veux que tu comptes sur moi quand tu as des problèmes, que tu reposes ta tête sur mes épaules en cas de fatigue. Oui, je ne suis pas dans ton dortoir, et je ne suis pas la Belette, mais je suis là, à tes côtés.
-Je... sais... J'aime bien ta présence à mes côtés...
-Alors, tout va bien. Nous n'allons pas rompre !
Le Gryffondor sourit en rougissant.
-Merci Théo. Je...
-Tu n'as pas à me remercier, Petit Lion. C'est ça être en couple. Apprendre à se connaître, s'écouter, parler.
Neville soupira. C'était ce que lui avait dit Ron. Il ferma les yeux. Il voulait croire les mots que Théo avait prononcé. Il voulait croire qu'il n'y avait pas d'Andrew en lui. Il voulait croire que lui aussi avait droit à l'amour comme Ron et Harry. Mais pour ça il fallait parler... Il ferma les yeux et repensa aux mot du rouquin :
« Raconte-lui ton histoire, car non seulement il te rassurera, mais en plus tes cauchemars cesseront et tu auras meilleure mine. »
Il regarda la fleur que Théo avait réalisé à ses côtés alors qu'il ne s'intéressait pas particulièrement à la botanique. Oui, le Serpentard l'aimait vraiment. Il soupira de nouveau et se mit à parler.
OoooOoooO
Voldemort rigolait. Il était satisfait. L'attaque qu'il avait effectué la veille avait ébranlé toute l'Angleterre. L'Ordre du Phoenix et le ministère de la magie n'avaient put rien faire malgré leur présence sur les lieux. Même Potter ne s'était pas montré ! Oh par Salazar, que c'était bon ! Entendre tous ces cris de peur et de désolation ! Qu'allait faire Dumbledore maintenant ? Comment allait-il régler cette crise avec les moldus ?
Il rigola de plus belle.
Oui, le monde entier allait connaître l'existence des sorciers, et alors ce sera le début de son règne ! Mais il ne fallait pas s'arrêter à ça. Après Londres, il devait attaquer toutes les plus grandes ville moldues... En même temps ! Comment tuer Dumbledore à petit feu ! Pourquoi n'avait-il pas pensé à cela avant ? Pourquoi vouloir combattre absolument le vieux fou de face alors qu'il suffisait de toucher à ses chers moldus ?!
Non. Même s'il le faisait et qu'il arrivait à le tuer, il ne pourrait pas célébrer sa victoire tant qu'il n'aurait pas tué Potter. Peu importe ce qu'il fera, ou les massacres qu'il commettrait tant que ce nabot existerait, le peuple sorcier gardera toujours espoir !
Il fallait donc l'éliminer en premier. Mais comment faire ? Harry Potter était protégé même durant son sommeil ! Et puis il y avait ces rumeurs comme quoi il serait devenu puissant. Grr... Et Severus qui n'avait pas put faire ce cours de duel ! Qui pourrait le renseigner ? Son espion ! Il devait le contacter et le lui demander de vive voix. Il espérait qu'il avait reçut le cadeau qu'il lui avait envoyé !
En attendant, il fallait qu'il trouve le point faible de Potter. Un point faible qui le touche au plus profond de son être au point de ne plus écouter personne d'autre que sa colère. Et en écoutant que sa colère, il tomberait facilement dans son piège... Il ne pouvait pas toucher à Drago Malefoy. Non, lui, il le voulait consentant dans son lit. Et pour ça, il ne toucherait pas à la famille Malefoy. Après tout, cette famille était la plus riche d'Angleterre, et il avait besoin d'eux. Lorsque Potter et Dumbledore seront morts, Lucius et Drago reviendront dans ses rangs.
Mais avant ça, il devait anéantir le soi-disant « Élu ». La famille Weasley comptait beaucoup pour cet idiot... Mais c'était trop facile et Dumbledore les protégeait sûrement... Non il fallait remonter plus loin... Il fallait qu'il touche à l'origine même de Potter. Mais comment ? Il avait déjà tué ses parents, que lui restait-il ? Son héritage ! Potter n'était pas quelqu'un d'anodin. James Potter était le descendant d'une riche et célèbre famille de Sang Pur. Il devait avoir laissé quelque chose à son fils... Mais où ? Pas à Gringotts. Malgré tout ce que l'on dit, les familles de Sangs Purs ne confiaient pas toute leur richesse aux gobelins. Non, ils leur laissaient le soin de garder leur argent, certes, mais tous leurs objets de valeurs, ils préféraient les garder dans leur manoir.
Par Salazar, comment n'y avait-il pas pensé ?! S'il voulait toucher à l'héritage de Potter, il devait se rendre à Godric's Hollow, le dernier lieu où avait habité James et Lily Potter ! Même si ce n'est qu'une ruine aujourd'hui, le lieu doit rester important pour cet idiot de Potter. Lorsqu'il sera là-bas, Potter viendra aussitôt sans escorte.
Et il le tuera.
Voldemort rigola de plus belle. Oh, oui, il était très heureux !
OoooOoooO
-Harry ! Je t'en pris, attends !
L'adolescent se retourna, énervé, et regarda son parrain qui arrivait à sa hauteur :
-Tu allais me le dire quand ?!
-Écoutes...
-Il s'agit de Rogue, Sirius ! Ce mec me déteste et ne souhaite que ma mort ! Et je croyais que vous vous détestiez ?!
-Ne dis pas n'importe quoi, Harry...
-Ah bon ? Maintenant je dis n'importe quoi ! Ce n'est pas toi qui a passé toute sa scolarité à lui faire des blagues de mauvais goûts ?! Ce n'est pas toi qui me disais de me méfier de lui ?!
-Harry... Tout a changé... Severus est...
-Un putain de mangemort ! Mais quand allez vous comprendre que l'on ne peut pas lui faire confiance ?! Il travaille pour Voldemort !
-Il s'occupe de tes entraînements, Harry. C'est lui qui nous prévient de chaque attaque de Voldemort ce qui nous permet de limiter les dégâts...
-Parce qu'il veut nous embrouiller ! Je le déteste, Sirius !
-Et moi je l'aime, Harry.
Le plus jeune regarda son parrain avec surprise. Il ne s'attendait pas à ça.
-Tout comme toi et Malefoy, Severus et moi avons enterré la hache de guerre. Je l'aime comme tu aimes Malefoy au point de transplaner hors de Poudlard lorsqu'il est en danger. J'aime Severus et je ne veux pas le quitter. Je ne te demande pas de l'apprécier ou même de l'aimer, Harry, mais juste... Accepte mon couple. Et même si tu ne l'es pas, tu es comme mon fils, et tu comptes beaucoup pour moi, mais lui aussi... Et je ne veux pas choisir entre vous deux. Ne me force pas à le faire, Harry. S'il-te plaît.
Harry déglutit. Il n'avait jamais pensé à Sirius comme étant un homme ayant une vie sentimentale. Pour lui, c'était son parrain, la personne qu'il considérait comme un père, qu'il respectait et qu'il aimait énormément et qu'il croyait asexué. Jamais il n'avait pensé qu'il avait lui aussi une vie amoureuse... En y repensant, entre son séjour à Azkaban et la vie de paria qu'il était obligé de mener, il voyait mal Sirius avec des conquêtes... Bien sûr qu'il voulait son bonheur ! Mais avec Rogue ? Cet être méprisable savait ce que voulait dire « aimer quelqu'un » ?
-Harry...
-Il te rend heureux ? Demanda calmement l'interpellé.
-Oui. On a nos disputes, mais je suis bien avec lui.
-Bien. Sache que si jamais je te vois anéanti à cause de lui, je le tuerai sans hésiter. Et ce n'est pas parce que c'est ton amant que je vais lui faire confiance. Je le déteste toujours autant. Et encore plus maintenant !
Sirius sourit et le prit dans ses bras.
-Ne changes pas, Harry. Reste toi-même, quoi qu'il arrive. Ne t'inquiète pas pour moi, OK ? Je gère la situation. Et merci d'accepter mon couple... C'est important pour moi.
Harry se contenta de resserrer son étreinte en guise de réponse.
OoooOoooO
Ron Weasley regardait le parc de Poudlard à travers une fenêtre du château. Il avait quitté la salle où se trouvaient les chaudrons de la FoedusParia car ils avaient fini de conditionner les potions finies. Le reste, il le laissait aux mains de Rogue.
Il sourit en repensant à l'interaction entre celui-ci et son meilleur ami. Plus le temps passait, plus Harry tenait tête au professeur de Potion. Mais son ami avait raison. Il fallait arrêter Voldemort. Sa dernière attaque avait été terrible et avait touché non seulement des sorciers mais surtout les moldus. D'après les dires des professeurs, cette attaque risquait de révéler à ces derniers leur monde et cela provoquerait de grande catastrophe.
Le rouquin soupira. Ne pouvait-on pas vivre en paix sans la menace d'une guerre à l'arrière-plan ? Ses parents avaient vécu en plein milieu d'une guerre et dans la terreur, et maintenant c'était à son tour. Et même si son enfance n'était pas marquée de mort et d'attentat, la terreur et la crainte du retour de Voldemort était toujours présente. Et maintenant qu'il était bien présent, tout le monde devait repartir au front.
Combien y aurait-il de mort ? Combien de personnes qu'il connaissait vivaient leurs derniers instants ? Et parmi les survivants de ce cauchemar, combien en ressortiraient mutilés ? Le monde sorcier pourrait-il être comme avant ?
-Ron ?
L'interpellé se retourna et vit Blaise Zabini que le regardait d'un air inquiet.
-Que se passe-t'il ? Tu ne te sens pas bien ?
-Tout va bien, Blaise. Je médite juste sur ce qui s'est passé.
-Choucky...
Le Serpentard, se colla à lui et, tout en regardant par la fenêtre à son tour, le prit dans ses bras.
-Nous allons l'arrêter, Ron. Même si c'est la dernière chose que nous ferons, nous l'arrêterons afin que les petits de demain ne vivent pas sous son règne.
-Alors c'est officiel, nous sommes en guerre ?
-D'après ce que se murmurent les professeurs, oui.
-Je vois. Je dois retrouver Harry. Je me dois d'être à ses côtés.
-Promets-moi de ne pas en faire trop, Ron. Je sais que c'est ton meilleur ami, et qu'il compte beaucoup pour toi, mais je suis là... Je ne pourrai pas vivre sans toi à mes côtés !
-Je n'irai pas défier Voldemort à sa place, ne t'inquiète pas. Mais je veux le soutenir. Il aura besoin qu'on lui rappelle qu'il doit rester en vie après ce combat.
-C'est à Drago de s'en charger. Toi tu...
-Surtout pas ! Si Malefoy se trouve sur le champ de bataille et devient la cible de Voldemort, alors Harry risque de ne plus se contrôler... Garde Malefoy à tes côtés loin de Harry. Hermione et moi, on se chargera de lui.
-Le Trio d'Or, hein ? C'est toujours vous qui êtes au devant de la scène.
-Parce que l'on sait que nos arrières sont protégés... Je ne veux pas que Poudlard soit détruit... C'est là que je t'ai rencontré. Nous avons une chambre rien qu'à nous...
-Gagnons cette guerre et je te promet un château aussi grand que Poudlard, rien que pour nous.
-C'est une demande en mariage déguisée en promesse ?
Blaise sourit à ses mot et dit :
-C'est une promesse, Choucky. Gagnons cette guerre et je te ferais la plus belle demande en mariage.
-Alors, nous n'avons pas droit à l'erreur. Il nous faut gagner !
Les deux amants se regardèrent le sourire aux lèvres avant de sceller cette promesse par un baiser.
OoooOoooO
-Que se passe-t'il ?
Drago Malefoy se trouvait toujours dans la salle des chaudrons en compagnie d'Hermione, de Vincent et Greg. Les professeurs avaient été convié dans le bureau du directeur au retour de celui-ci et il fallait des personnes pour surveiller les potions sur le feu. La réunion du corps professoral avait duré une petite demi-heure et certains professeurs étaient de retour dans la salle.
Lorsqu'il vit le visage fermé de son parrain, le blond s'était inquiété et avait posé la question. Severus l'observa un instant avant de répondre pour l'ensemble des élèves présents :
-Je vais terminer la surveillance des chaudrons, ne restez pas là. Allez retrouver vos amis, je pense que vous devriez profiter de cette journée ensoleillé.
-Mais...
-Mademoiselle Granger, qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans « allez retrouver vos amis » ?
-Que se passe-t'il ? Répéta Drago en ne tenant pas compte de la lionne qui voulait parler. Qu'a dit Dumbledore ?
-Rien de ce que l'on ne sait pas, lui répondit Gabriel. Le Professeur Dumbledore nous a rapporté ce qui se passait réellement du côté des moldus ainsi que leurs craintes. Nous sommes en train de travailler sur un moyen de les rassurer sans nous exposer. Mais pour l'instant, le professeur Rogue a raison. Merci de nous avoir aidé, mais il vous faut quitter la salle nous allons prendre la relève. Et comme les cours sont suspendus, pourquoi ne pas profiter de votre temps libre ?
-Les cours sont suspendus ?! S'écria Vincent.
-Oui, expliqua le professeur Chourave. Nous devons effectuer plusieurs potions et nous ne pouvons pas assurer les cours, donc vous avez une journée de vacances ! Minerva est déjà en train de l'annoncer aux préfets-en-chef. Vous devriez vous rendre dans vos dortoirs respectifs.
Les élèves hochèrent la tête et quittèrent la salle mais ils furent interrompus par Severus qui s'adressa à son filleul :
-Oh, et dis à ton bon à rien de petit-ami que Remus est sortit de Ste Mangouste ce matin.
-Cette nouvelle va lui faire plaisir ! Merci Severus !
Celui-ci haussa les épaules en guise de réponse.
OoooOoooO
Harry Potter entra dans sa salle commune. Il savait qu'il devait aller voir Drago, mais il voulait avant tout d'abord parler à ses deux meilleurs amis. La guerre avait commencé. Il savait que s'il s'éloignait d'eux pour les protéger, Ron et Hermione le colleraient encore plus. S'il se montrait désagréable avec eux, ils n'hésiteront pas à le remettre en place. Et égoïstement, il les voulait à ses côtés. S'il était vrai que Drago était sa force, alors Hermione était sa raison et Ron son bras droit.
Et puis, comme le lui avait rappelé le rouquin, depuis qu'ils se connaissaient, ils avaient toujours fait les choses ensemble, alors pourquoi changer ? N'étaient-ils pas le Trio d'Or ? Il soupira et les chercha du regard. Il fronça les sourcils lorsqu'il ne les trouva pas et décida d'aller voir dans le dortoir. Ce fut seulement en traversant la salle communes qu'il le remarqua.
Le silence.
Il regarda alors autour de lui et malgré la présence des élèves, il y avait bel et bien un silence lourd et pesant qui régnait dans la salle commune des Rouge et Or. Lorsqu'il vit Ginny en larmes dans les bras de Katie Bell, un frisson glacé lui parcourut le dos.
Il remarqua alors que Ginny n'était pas la seule à pleurer. Les élèves de Gryffondor étaient répartis en groupe et chacun avait un visage triste.
-Gin, que se passe-t'il ? Demanda-t-il en arrivant à la hauteur de la sœur de son meilleur ami.
Katie le regarda et répondit tristement :
-C'est Dean... Il est mort.
Harry Potter eut l'impression de recevoir un coup de massue. Il semblait avoir perdu la manière de réfléchir car tout était blanc dans son esprit. La seule chose qu'il put dire fut :
-... Quoi ?
-Dean est mort, répéta Katie en larme.
-... Non... Non... Il... C'est une blague, hein ?
Les pleurs de Ginny redoublèrent en guise de réponse.
-Où est-il ? Il était avec nous hier soir !
-Son corps est à l'infirmerie, continua Katie.
Sans un mot de plus, le brun fit demi-tour et sortit de la salle commune sans remarquer les larmes qui coulaient sur ses joues, à son tour.
OoooOoooO
Le soleil était couché depuis longtemps et le silence qui régnait à Poudlard était pesant. Le château était en deuil et les élèves portaient tous des cravates de couleur noir uni. La salle commune des Gryffondor était ouverte et chacun pouvait venir déposer un petit mot devant un autel où trônait une photo d'un Dean Thomas souriant qui semblait regarder une personne qui se trouvait à ses côtés.
Un peu plus haut, dans le dortoir des garçons des sixième année, Neville, Ron et Harry essayaient de soutenir un Seamus qui était effondré. Il ne pleurait pas. Non, il n'avait plus de larmes pour ça car il avait passé sa journée à pleurer. Il se tenait sur le lit de son amant, encadré de ses amis, en silence. De toutes façons, il n'y avait rien à dire.
Dean était mort.
Personne ne comprenait ce qui c'était passé. Ce matin-même, le métisse avait été vu par plusieurs élèves dans la Grande Salle au petit-déjeuner, le sourire aux lèvres. Mais ce fut lorsqu'il s'était dirigé vers son premier cours que cela avait commencé. Certains élèves avaient vu le visage de Dean se couvrir de boutons purulents et l'avaient entendu se plaindre de brûlure. Ginny, qui était à ses côtés, l'avait aussitôt amené à l'infirmerie. Mais Madame Pomfresh n'avait put rien faire. Les boutons du visage s'étaient propagés à grande vitesse sur tout le corps du Rouge et Or, le brûlant au 3ème degré et entraînant sa mort.
-Harry...
Les garçons, hormis Seamus, se retournèrent et virent Drago qui se tenait devant la porte. Il fit un signe de tête.
-Allez-y, déclara doucement Neville d'une petite voix. Je vais rester avec lui.
Le brun et le rouquin hochèrent la tête et suivirent le blond en silence. Lorsqu'ils furent éloignés de leur salle commune, Harry demanda :
-Comment va Pansy ?
-Aussi mal que Finnigan.
-Que va-t'il se passer pour eux ? Demanda Ron.
-Personne ne le sait. C'est à eux de décider. Mais ce n'est pas pour ça que je vous ait demandé de me suivre.
-S'il-te plaît, ne me dis pas que Voldemort ou Nathaniel à encore fait une attaque... Je ne suis pas d'humeur, là ! S'exclama Harry.
Drago le regarda avec insistance avant de parler :
-Severus a examiné le corps de Thomas. Il est imbibé de magie noire. D'après lui, c'était un procédé qu'utilisait Voldemort et ses sbires lors de la première guerre. Il lançait des sorts sur les vêtements des victimes et il suffisait d'un contact avec une parcelle de peau pour que le sort fasse effet. C'est ce qui est arrivé à Thomas. Par la suite, tout les vêtements qu'il portait ont été examiné. Et c'était la blouse qu'il portait qui était ensorcelée.
-Qui a pu faire ça ? S'écria Ron en colère. Voldemort n'est pas à Poudlard à ce que je sache !
-Il a des espions partout, Weasley. Cela peut être n'importe qui. Mais ce n'est pas tout. La personne qui devait mourir n'était pas Thomas, mais toi Potter.
-... Quoi ?
-Thomas portait ta blouse. Il l'avait ajusté à sa taille, certes, mais c'était ton nom inscrit sur la blouse.
-C'est une blague ? Fit Ron surpris.
-Je ne rigole pas Weasley. Potter, je voudrais que tu permettes à Severus de vérifier toutes tes affaires. On ne peut pas se permettre qu'il t'arrive quelque chose...
-A moi non, mais à Dean cela ne dérange personne.
-Potter...
-Dean est mort ! Et cela aurait dû être moi !
-C'est malheureux ce qui lui est arrivé, Potter ! Mais, je remercie Merlin que ce soit lui que toi ! C'est toi qui doit vaincre Voldemort ! Toi et non lui !
-Retire ce que tu viens de dire.
-Je ne ferai rien du tout ! J'en ai marre de tes sautes d'humeur, Potter ! Quand est-ce que tu vas comprendre que nous sommes en guerre et que d'autres personnes proches de toi vont mourir ? Quand est-ce que tu vas te rentrer dans la tête que ce n'est que le commencement ? Cela te déplaît ? Alors qu'attends-tu pour le vaincre ?! Car je te signale que tant qu'il sera vivant, cela ne va pas s'arrêter ! Arrêtes d'être sentimental, Potter, ce n'est pas le moment !
-Malefoy... Commença Ron
-Va faire contrôler tes affaires, Potter, poursuivit Drago sans tenir compte de l'intervention du rouquin. Et à partir de maintenant, ne mets que tes propres vêtement et ne les prêtes à personne. Même pas à moi. Severus t'attend dans ma chambres, moi je dois aller voir Pansy. Et je te le répètes, je suis content que Thomas à mit cette blouse, car au moins, tu es vivant !
Sur ces dernier mots, il partit sans se retourner en laissant les deux Gryffondors sous le choc.
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La mort de Dean Thomas avait forcé Albus Dumbledore à évacuer Poudlard plus tôt que prévu. Il n'avait pas voulut ébruiter l'affaire de peur de créer une autre panique dans le monde sorcier et la famille avait enterré le défunt en secret.
Il avait été décidé que les élèves n'étaient plus en sécurité au château et il avait demandé aux quatre première année de rentrer chez eux, et avait mis en place un réseau de cheminée particulier afin que les élèves arrivent bien à destination. Pour les trois dernières années, il avait laissé le choix aux élèves en leur disant la vérité. Ceux qui restaient devaient se préparer à se battre contre des mangemorts expérimentés et risquer sa vie. Certains ne verront jamais la fin de la guerre. Le message était passé et malgré les mots durs du directeur, beaucoup d'élèves décidèrent de rester. Après tout, il s'agissait de leur avenir.
Depuis le départ des autres élèves, Harry Potter s'entraînait avec acharnement en compagnie de ses amis, de Sirius, Remus et des professeurs. Il avait une telle colère en lui que sa magie était au summum de ses capacités. Au plus profond de lui, il était prêt car Drago avait raison. Tant que Voldemort serait vivant, il y aura d'autres Dean. Et cela pourrait être n'importe qui... Aussi bien que Ron ou Hermione... Ou encore Sirius, ou même Drago. À cette pensée, sa magie s'intensifia. Pas Drago. Voldemort ne touchera pas à un cheveu du blond. Il le tuerai avant.
Une main se posa sur son épaule, et il croisa le regard de Gabriel.
Le savoir parmi eux le rassurait. Sa présence lui prouvait qu'il gagnerait cette guerre et qu'il pourrait créer une famille. Alors il ferma les yeux et contrôlait sa magie. Gabriel était là, donc rien n'arriverait à Drago durant la guerre.
Rassuré, il repartit à l'entraînement.
Drago Malefoy, quand à lui, loin de se douter des inquiétudes de son amant, passait son temps entre s'entraîner auprès de celui-ci et consoler Pansy. La jeune fille ne cessait de pleurer dans sa chambre. Elle n'en sortait pas et ne voulait voir personne. Il avait fallut que le blond s'énerve et lui rappelle l'existence de Seamus.
Et même si les mots qu'il avait utilisé l'avait réveillé, Pansy ne se sentait pas prête de revoir le Gryffondor. Vincent lui proposa alors de lui envoyer un parchemin. Et depuis, les deux amants se communiquaient par l'intermédiaire des hiboux. Mais malgré cela, Pansy ne sortait pas de sa chambre. Ses amis ne savaient plus quoi faire.
Pourtant un matin, Seamus vint chercher la jeune fille pour se rendre dans la Grande Salle. Si elle fut surprise, personne ne le sut. Mais lorsque ses amis la virent dans leur salle commune dans bras du rouge et or, ils furent rassurés. Pansy allait se relever. Et elle ne serait pas seule.
Mais leur joie fut de courte durée car dans la Grande Salle Ils retrouvèrent le Trio d'Or avec un visage fermé. Lorsqu'ils demandèrent des explications, Harry se contenta de leur donner La Gazette du Sorcier avant de quitter les lieux.
Sur la première page, on pouvait voir la marque des Ténèbres sur une maison en ruine. D'après l'article, il s'agissait de l'ancienne demeure des Potter à Godric's Hollow. Drago reposa le journal et courut rejoindre son amant qui était dans le parc.
-Tu sais que c'est un piège, n'est ce pas ? S'écria-t-il en arrivant à sa hauteur.
-Drago...
-Potter, il veut t'attirer là-bas ! Il sait que Poudlard a des protections et qu'il risque d'être en difficulté pour votre confrontation, alors que là-bas... il n'y a rien...
-Je vais y aller, Drago.
-Bordel, Potter, qu'est-ce que tu ne comprends pas dans « C'est un piège » ?!
-Honey, je le sais. Il veut m'isoler pour la dernière bataille, et je le veux aussi.
-Tu te fous de moi ?
-Je ne veux pas qu'il y ait d'autres morts à cause de moi, Drago. À Godric's Hollow, il n'y aura personne d'autre que lui et moi, on pourra...
-Parce que tu crois franchement qu'il t'attendra seul là-bas ?! Mais réveilles-toi Potter ! Il y aura toute son armée !
-C'est là que tu te trompes, Drago. Il y sera avec juste avec une poignée d'homme. Il veut me tuer devant des témoins. Le reste de son armée, il l'enverra ici. Car il veut détruire Poudlard et Dumbledore. Il ne veut plus aucune résistance, Drago, et il fera d'une pierre deux coups.
-Et, bien sûr, toi tu seras seul face à lui, c'est tout à fait logique !
-Je serais avec Ron et Hermione...
-Pourquoi je suis surpris ?! Et moi, je vais où pendant ce temps ?! Mais suis-je bête, je dois rester dans ma tour tandis que tu te feras tuer !
-Allons, Drago, je t'ai dit que je reviendrai. Gabriel en est la preuve.
-Ta gueule, Potter.
-Drago. Tu m'as dit que je devais m'occuper de Voldemort et uniquement de lui. Je ne devais pas m'inquiéter pour toi car tu t'occuperai de tout le reste. Alors voilà, je te confie Poudlard, et les autres. Je vais mettre un terme à cette guerre qui commence à me peser.
-Potter...
-Je dois le faire, Honey. Laisse-moi y aller. Laisse-moi accomplir la prophétie.
Les deux garçons se regardèrent.
-Reviens-moi, Beau Brun.
Harry sourit et répondit avant de l'embrasser :
-Je ferai tout pour. Je te le promets.
OoooOoooO
Voilà pour ce chapitre! J'espère que cela vous a plu. Je tenais néanmoins à m'excuser auprès des fan de Dean Thomas. Il me fallait la mort d'un des amis de Harry, et après beaucoup d'hésitation, le sort est tombé sur lui... Je suis désolée.
Sinon, le rythme commence à s'accélérer et le chapitre suivant gardera le même tempo. Je tenais aussi à préciser que malheureusement, on arrive à la fin de cette fiction. Mais on a encore deux ou trois chapitres devant nous avant de se séparer.
En attendant, je remercie Voracity666 pour la correction de ce chapitre.
Grosses bises à tous et à la prochaine!
