Deuxième partie (et peut-être dernière, tout dépend si vous voulez un épilogue ? J'ai déjà quelques idées).
Bonne lecture.
Jamais je n'oublierais son corps, sa peau ni son visage, et jamais non plus je n'avais ressenti avec autant d'évidence que les relations humaines naissent, évoluent et meurent de manière parfaitement déterministe, aussi inéluctables que les mouvements d'un système planétaire, et qu'il est absurde et vain d'espérer, si peu que ce soit, en modifier le cours.
Michel Houellebecq, La possibilité d'une île
Un ciel brûlé d'anciens soleils
Et toi debout dans ma mémoire
Dévastée d'ombres et de feux
Rêve d'un rêve déjà mort.
-Pierre Gabriel, Lumière natale
II - Regard cendré consumé dans l'ambre
Face à ce petit pavillon charmant et timide, Drago ne se sentait tellement pas à sa place.
Tout chez lui rimait avec démesure, luxe et noblesse. Ici, il se sentait ridicule car se prenant trop au sérieux. Devant cette petite porte d'entrée, un aura d'humilité tellement puissant régnait en maître sur l'ensemble de la maison – ainsi qu'une délicieuse odeur de pâtisserie que le blond ne connaissait pas.
Avant qu'il n'ait pu faire un mouvement en direction de la porte, celle-ci s'ouvrit brusquement sur un Ronald Weasley aux traits durs. Devinant qu'il avait été désigné pour lui faire bon accueil, Drago sentit un long frisson parcourir son échine : jamais il n'avait été question de craindre un Weasley. Oui, mais voilà : quand un dit Weasley se trouvait être plus grand que vous et d'une carrure plus imposante encore, tout en vous lançant des flammes à travers des yeux tristes, il ne fallait pas envisager ne serait-ce que lui sourire. De plus, il paraissait encore plus menaçant avec ses petites striures un peu partout sur son visage triste...
Ron s'espaça tout en lui ouvrant la porte en grand : il eut alors une vision globale des gens qui se trouvaient ici. Un petit comité de personne, des gens qui tenaient énormément à Hermione et qui a avait eu des liens fort avec elle. Il ne savait vraiment pas ce qu'il faisait ici.
- Rentre.
Son ton fut froid, sans appel. Drago ne se fit pas prier et fit un pas en avant. Il jeta un regard au roux, comme pour lui demander visuellement et silencieusement sa permission pour continuer d'avancer. Il sentait que le Weasley se retenait pour ne pas le punaiser au mur, tel un vulgaire objet. Il sentait dans ses yeux, une pointe infinie de tristesse, mais également de la haine - volcanique, brutale, dévastatrice. Il ne devait pas comprendre la raison de sa présence, tout comme le blond lui-même.
Il n'avait pas le droit d'être là : c'était ça que renvoyaient les yeux du roux. Moi je l'ai aimé et je l'aimerai toujours. J'étais là pendant sept ans. Qu'est-ce que tu as fait, toi ?! Je la connais par cœur et elle savait tout de moi. Mon amie, puis ma sœur, puis mon amour. Qu'est-ce que tu étais, toi ?!
Après cet affrontement silencieux les deux baissèrent les yeux, comme s'ils se rappelaient brutalement quel événement avait lieu aujourd'hui. Elle ne méritait pas et n'aurait pas voulu ça. C'est comme si, mentalement, Hermione Granger les avait rappelé à l'ordre. « Ronald Weasley ! Drago Malefoy ! » aurait-elle rappelé à l'ordre, avec sa manie d'utiliser les prénoms en entier lorsqu'elle était en colère. « Quel sens des priorités et quelle maturité ! De vrais gamins. Apprenez à grandir où nous n'y arriverez jamais ! » et ils n'auraient jamais vraiment su de quoi elle parlait, mais lorsque Hermione Granger était énervé, il n'y avait plus de camps ni répartition : ils se retrouvaient tous du même cotés.
Lorsqu'il pénétra enfin dans la maison, cette odeur caractéristique de viennoiserie lui réchauffa le cœur : ce foyer était tellement chaleureux, confortable, reposant. Un mélange subtil entre un velouté de nuage et un aura familial puissant. Un cliquetis sec de la porte d'entrée se fit entendre dans son dos, précédant un bousculement d'épaule de Ron lorsqu'il passa devant lui. Il soupira.
Ici, Hermione était partout, sans être là.
Il n'eut pas le temps d'anticiper l'arrivée de Ginny et Luna, lui provoquant un léger sursaut.
- Bonjour Drago, énonça doucement la rouquine.
Le regard de Luna pétilla – c'était sûrement sa façon de le saluer.
- Hm,..Bonjour..?
Les deux jeunes filles sourirent de concert. Une nouvelle fois, il n'eut pas le temps d'anticiper tout mouvement que les deux bras de la petite blonde l'enveloppèrent avec douceur – il n'eut cependant pas le temps de réagir que l'ancienne Serdaigle s'était déjà retirée. Elle avait joint ses bras dans son dos et basculer sur ses pieds comme une enfant perdue. Ginny, elle, gardait ses mains le long du corps – beaucoup moins à l'aise. Cependant Drago sentait qu'une grande complicité liait les deux jeunes femmes.
C'était comme si un secret qu'elle partageait les ralliait, face à lui.
- On t'attendait, déclara Ginny.
Il ne savait pas s'il devait garder le silence.
- Je ne comprends pas vraiment pourquoi, réussit-il à articuler.
C'était la première fois qu'il s'adressait aux amis d'Hermione sans les agresser : grande première qui parut déstabilisante pour tout le monde.
- Tu n'es pas le seul, dit-elle en esquissant un léger sourire.
De concert une nouvelle fois, Luna et Ginny dérivèrent leurs regards vers Ron qui parlait avec le père de la défunte : de légers sourires surplombaient leurs lèvres, comme s'ils se rappelaient de bons moments en mémoire de la jeune femme.
Quelques mètres plus loin, Neville essuyait de discrète larmes avec un mouchoir, la main de Minerva McGonagall sur son épaule. Hermione avait été la première en croire en lui, Drago s'en souvenait parfaitement.
Ça lui avait semblé abject, puis il avait compris. L'ancienne Gryffondor faisait la différence entre ce qu'elle voyait et ce qu'elle percevait. Il le savait, puisqu'elle l'avait fait pour lui, pendant la bataille, en le sauvant des flammes...pour finir par mourir quelques heures suivantes.
- La mère d'Hermione tenait vraiment à te rencontrer.
Une lueur de panique dû passer dans le regard du blond pour que Ginny reprenne la parole :
- Elle ne sait rien.
- Mais elle se doute de quelque chose.. ajouta malicieusement la blonde.
- Luna ! Dit-elle en lui adressant un coup de coude et un regard sévère.
Celle-ci pinça les lèvres pareillement à un enfant prit sur le fait – dans d'autres circonstances, cette situation aurait pu faire sourire.
Drago ne sût jamais vraiment de quoi il en était ni de quoi la jeune femme pouvait parler puisque la mère d'Hermione arrivait déjà vers lui.
Dans sa main, elle tenait une tasse fumante et un paquet emballé. De ses yeux troublés, l'ancien Serpentard perçut difficilement un sourire sous une expression infinie de tristesse : elle essayait d'être avenante. Son visage devait être si chaleureux, lui aussi, si lumineux. Tout juste comme avait pu l'être celui de sa fille.
- Elle a laissé ça pour vous, également.
« Je vous remercie », réussit-il à articuler, tout en attrapant avec grâce le paquet que lui tendait la mère d'Hermione.
- Je m'appelle Monica, sourit-elle.
- Je... commença-t-il, dans l'optique de se présenter en bonne et due forme.
- Je sais, dit-elle en hochant la tête.
Il sourit sans vraiment être rassuré : comment pouvait-elle connaître son nom ?
- Hermione me parlait de vous...A ses débuts, ce ne fut pas très élogieux. Evidemment, ce n'était qu'une enfant.
Drago semblait avoir compris le sous-entendus car un franc sourire s'incurva sur ses lèvres blessées.
- Je pense qu'elle a toujours su vous cerner.
- Elle y arrivait certainement mieux que moi... ! Dit-il dans un petit rire triste.
- Elle était compatissante et tolérante à votre égard, si je ne m'abuse, osa-t-elle.
Nouveau sourire. Premier raté.
- Elle n'aurait pas dû, avoua-t-il.
Pourtant il aurait accepté sa compassion plus que celle de n'importe qui d'autre. Il ne s'en sentait juste pas assez digne.
- Vous la connaissez. Si magnanime. Je pensais que ce sentiment pouvait certainement la mettre en danger pourtant vous êtes face à moi et je sais qu'elle a eu raison.
Deuxième raté. Drago sentait que des larmes incongrues menaçaient de traverser la frontière de ses yeux. C'était douloureux – comme une roche qui s'effrite violemment, comme un jet de glace qui pétrifie chacune de vos veines jusqu'à sa source principale. Si on pouvait douter de la présence d'un cœur sous ce torse amaigri et pâle, on était maintenant certain qu'il existait, cet organe vital qui le maintenait en vie. Et c'est pour Hermione Granger, à compté de ce jour, qu'il commença à briller - tel un soleil en plein hiver, un soleil de glace sous une cavité de marbre.
- Je vous suis reconnaissante d'être ici aujourd'hui. Je sais que de là où elle est, elle est heureuse.
« Sacrée Granger » pensa-t-il dans un petit rire. C'était si agréable et reposant de parler avec Monica Granger – c'était sûrement de sa mère qu'elle tenait cette aura, celui qui mettait à l'aise toute personne se trouvant à ses côtés.
- Merci.
Doucement, elle s'approcha et passa une main sur l'épaule de Drago tout en l'empoignant avec un peu plus de fermeté : comme si ce geste renfermait une promesse « tout ira mieux, maintenant. »
Elle tourna les talons non sans un sourire, puis disparu auprès d'une autre personne, comme pour la réconforter – alors qu'elle était certainement la première personne qui avait justement besoin de réconfort.
Une légère frappe sur l'épaule amena Drago à se retourner : devant lui, les mêmes pupilles de jade, moins vives mais toujours aussi présentes.
Harry Potter – son premier ennemi dans la vie et son premier allié dans la mort.
- Tout va bien... ?
- Je pense te retourner la question, avoua-t-il franchement.
- Il ne serait pas convenable de répondre.
- J'ai l'impression que c'est moi qui devrait être dans un cercueil, et pas elle,..dit-il brusquement en détournant le regard vers les portraits d'Hermione, la représentant de l'enfance à récemment.
Si Harry avait pu pensé ça pendant de longues années, aujourd'hui son opinion avait bien changé à ce sujet : il aurait juste voulu que le blond se réveille avant qu'il ne soit irrémédiablement trop tard.
Il pinça ses lèvres dans une moue sournoise, et une étincelle traversa sa pupille verte – c'était la première fois que Drago s'exprimait comme ça : ne serait-ce que penser qu'il puisse donner sa vie à la place d'une autre par simple culpabilité aurait relevé du miracle il y a quelques années. Maintenant, la culpabilité n'était pas le seul sentiment qui le poussait à échanger le prix de sa vie, et ça, Harry l'avait bien compris.
- Elle n'aurait pas aimé que tu dises ça, sourit-il franchement.
- Elle ne me portait pas dans son cœur, quoi que je fasse,...éluda-t-il en haussant les épaules comme par habitude.
Soudainement, Harry passa une main dans son dos et le frappa d'une façon : comme aurait pu le faire un ami après une franche rigolade, ou pour de belles retrouvailles. Une preuve irréfutable d'amitié et de soutien, malgré tout : pas débordant, juste là, présent, timide et solide.
Drago releva des yeux de cendre sur le survivant, des yeux qui avaient perdu tout leur éclat. C'était déchirant, et il n'aurait jamais pensé que Malefoy lui montrerait ça un jour – ce qui lui fit tellement plaisir.
Il n'y a pas d'heure pour la rédemption.
- Rentre chez toi, ouvre ce paquet et ta lettre et on en reparlera.
Il s'écrasa face au feu, fatigué d'être si triste, blessé, torturé.
A sa gauche, la lettre. A sa droite, le paquet. Dans sa main, un verre aux reliefs nobles, dans lequel dansait un liquide ambre, boisé : du whisky Pur-Feu.
Nouveau soupir.
Il avait besoin d'aide.
Dans quel ordre convenait-il d'ouvrir ces présents – si toutefois ils en étaient ? Et avec quelle force réussirait-il à les ouvrir sans avoir cette irrépressible envie de pleurer ? Depuis une semaine, ça le prenait comme ça, au détour d'un couloir, d'un rêve, d'un souvenir. C'était sournois : un sanglot bloqué au milieu de la gorge qui refusait d'éclater, des yeux secs, qui démangent et démangent encore. Une grosse fatigue et un mal de crâne, des cauchemars où il revoyait la vie s'éteindre et les cris déchirants d'un jeune amant en peine. « Non ! » hurlait-il à en déchirer le silence, la mort dans l'âme. On le tenait, il gigotait, il hurlait, gesticulait dans les tous les sens entre des draps mouillés.
« Réveillez-vous, monsieur. » lui disait son elfe de maison, Aëria, en agitant ses petites mains sur ses muscles tendus et suants.
Réveille toi, Drago.
C'était sa voix qu'il entendait, le plus souvent.
Il n'avait plus la force de fuir le contenue de cette foutue lettre : il devait la lire. Il le devait vraiment. Cela faisait une semaine qu'elle traînait entre différentes paperasses : factures variants entre ses derniers achats superficiels, lettre de procès engagé envers son père...
- Lis là, chéri.
La douce main de sa mère voyagea de sa joue – qu'elle caressa avec tendresse – jusqu'à son bras, puis sa main, confisquant le verre d'alcool qu'elle posa à même le sol.
La main pâle de Drago se renferma sur la petite main de sa mère, chaude, réconfortante, maternelle.
Narcissa Malefoy assistait à toutes ces crises, tout ce dont la guerre avait pu laisser de son fils. En privée, elle voyait tout : des cicatrices sur son corps pâle, des yeux de cendre dont les tâches pervenches s'étaient fait de plus en plus rare, jusqu'à totalement disparaître, des gorges serrés qui empêchaient des pleurs enfantins. Des nuits macabres, où cauchemars et angoisses se liaient et se dénouaient tel un vol de rapaces – sournois, rapides, impitoyables.
Plus de fierté, d'honneur ni d'arrogance. Plus de menton levée, juste une nuque baissée, portant avec elle toute la misère du monde. Une position inclinée, de la faiblesse comme aurait dit son père.
Tu es faible, tu es lâche, tu es traître à ton sang. Maudite Sang de Bourbe, que t'a-t-elle fait, mon fils ? Tu dépéris. Tu déshonneurs. Tu devrais mourir.
Un léger baiser, du bout des lèvres se déposa sur son front. Il y sentit de l'amour, du courage, de la force. Tu es fort, Drago, disait-elle à travers ses lèvres. Puis sa mère disparue, et il regarda cette silhouette gracieuse s'évaporer comme un rêve, laissant sa longue traîne noire derrière elle et le bruit des talons contre le parquet sombre du manoir.
C'était maintenant.
Il choisit le paquet : par choix, il fallait bien commencer quelque part. Alors autant commencer en douceur. Il n'avait pas longtemps réfléchit, juste agit. Maintenant.
Dans le silence, on ne pouvait entendre que le bruissement et le déchirement du papier sombre qui recouvrait ce qui semblait être un livre. Retirant les quelques lambeaux s'agrippant à l'ouvrage, le blond reconnu immédiatement le titre et l'auteur.
C'était un des livres préférés d'Hermione, celui que Dumbledore lui avait légué. Les contes de Beedle le Barbe. Il ouvrit délicatement la première page, et y trouva d'une écriture fine et penchée quelques mots qu'Hermione avait déposé à son attention : J'espère que tu y trouveras tes réponses. Puis, à en feuilletant les pages, il en trouva une cornée et se surprit à sourire au milieux des larmes « Le Sorcier au cœur velu ». Un petit rire étranglé à un sanglot s'échappa entre ses lèvres et mourut dans la pièce, tandis qu'une larme accueillit le commentaire de l'ancienne Gryffondor, sur la page de gauche.
Celui-ci est mon préféré. Je te le laisse : je sais que tu t'y reconnaîtras. Ouvre ton cœur. C'est l'amour qui doit gagner Drago, toujours.
Il connaissait cette histoire : c'était l'une de ses préférées dans les contes de Beedle. Personne ne l'avait jamais su, d'ailleurs. À quoi bon ?
Puis, ses yeux se posèrent sur l'enveloppe. Cette fois, il devait s'armer de courage : il était pratiquement certain que c'était une lettre rédigée de sa main. Potter avait été clair : après l'avoir lu, tout pouvait changer. De ça aussi, il en était certain. Lâchement, il avait choisit l'emballage il savait qu'il n'aurait pas été confronté directement à Hermione. Intuition ou simple révélation, il avait vu juste.
Il décacheta docilement le papier. Sur la lettre au papier quelque peu vieillit se trouvait sa filiation. A Drago Malefoy. Puis il ouvrit, et lu.
Drago,
Les années sont passées sans que je ne vois à quel point tu as changé pour être celui que tu es aujourd'hui. Tu as toujours été là, et ça a toujours été nous quatre. Harry, Ron, toi et moi. Pourtant, tu n'as jamais été comme Harry et Ron, pour moi. Puis, tout a changé : c'est devenu nous deux. Juste toi et moi. Tu étais là, même dans l'ombre, tu épiais, aux aguets. Longtemps, je me suis questionné : qu'attendais-tu ? Pourquoi tant de remontrance face à moi ? Je me suis vue, au fil des années, me restreindre à une seule et unique question : pourquoi moi ?
C'était pourtant clair. Mais je n'ai peut-être pas tout déceler à temps pour te sauver. Je le voulais, crois-moi : malgré tout ce que tu pouvais penser, tu étais important. Drago, j'ai toujours pensé que tu m'en voulais, mais c'était contre toi que ta haine été poussée, et contre moi que tu l'extériorisais. Tu étais si fragile et personne ne le voyait, du moins personne ne s'en souciait.
Mais moi si, et depuis toujours.
J'aurai voulu que les choses soient plus faciles et que tu ne sois pas sous le joug d'un père dépourvu de morale et de rationalité. Tu es si influençable, Drago. J'aimerai que tu combattes ça, et si ce n'est pas pour moi, c'est avant tout pour toi.
Je sais que tu savais la vérité et que ce qu'on te faisait croire ne l'était pas. Tu as toujours été assez malin pour qu'on ne remarque rien, mais moi, je l'ai vu. Je suis fière de toi.
J'aimerai que tu excuses toutes ces années de haine – elle étaient vaines, et tu étais si perdu. J'espère que tu trouveras le chemin : on sera là pour t'aider. Il suffit d'ouvrir les yeux. Avec du mal et des efforts, tu y arriveras. A présent, tu dois ouvrir ton cœur : je sais que tu peux aimer, Drago. Tu es en est digne. Toute ta vie, tu as fuit l'amour, tu l'as considéré comme une faiblesse. Je le sais à présent : ton amour, le tien, sera timide et quelque peu lâche, mais présent. Je crois en toi et je ne t'en veux pas. Je ne t'en ai jamais voulu.
J'affronte la mort dans l'espoir de t'y retrouver un jour, aux côtés des perdus et de ceux que tu as aimé. Nous sommes tous là pour toi, et nous t'attendons.
Je ne t'oublierai jamais, toi et tes yeux. J'ai gravé ton regard à l'encre sur mes paupières afin de te voir même dans un sommeil éternel.
Hermione Granger.
Merci d'avoir lu.
