Titre : Murders 07 ~ Lars.
Rating :
M.
Pairing :
Aucun.
Warning :
Mention de drogues.
Disclaimer :
Lars est à Hidekaz Himaruya.
Personnage(s) :
Lars/Pays-bas.
M/A :
Demande spéciale de Arsenal, que je n'ai pas pût refuser -notamment parce que j'ai presque aucune idée pour les autres membres des Alliés. Aussi, voici le septième essai sur les différentes manières de tuer quelqu'un à l'aide d'APH.

Murders 07 ~ Lars

Lars observe, d'un oeil épuisé, le corps du jeune homme qui repose, inerte, sur le vieux matelas jaunâtre du minable appartement où il est.
Il fixe la poitrine se lever doucement, écouter les rauques gémissements et les étranges rires de bonheur extasique qui sortent de la gorge du junkie, le peu de couleurs qui reviennent sur sa peau rendue livide par les nuits blanches et les consommations. Les bras, nus et aussi frêles que des branches de saule, recouverts de traces de piqûres plus ou moins anciennes. Les cernes sombres sous les yeux clos par la quasi-jouissance de son état.
Misérable, voilà son état.
Soudain, un halètement.
Un halètement sec, comme si on venait de couper un conduit d'air. D'autres suivent, de plus en plus forts, de plus en plus rapprochés. Le gars se tortille, se retourne sur le ventre, s'aggripe au matelas défoncé. Il tremble, se cambre presque, se retourne encore. Des larmes de sang carmin, à peine plus grosses que leurs consoeurs transclucides, commencent à naître au coin des paupières soulevées, laissant voir des yeux que Lars sait autrefois bleus, mais maintenant rougis et parcouru de minuscules veinules à vif. Ses lèvres, pâles et gercées, s'entrouvent, tentant d'articuler un appel à l'aide.
Mais il ne peut que pousser des halètements d'étouffement...
... aussi Lars se contente-t-il de regarder la scène, tirant parfois sur sa clope...
... lorsque soudain, tout cesse. Le corps cesse de trembler, les halètements s'arrêtent aussi. Pendant un instant, le temps semble figé. Puis, comme dans les films américains, la poitrine se soulève une dernière fois...
... et ne se relève plus. Les yeux, restés entrouverts, se vident de vie, continuant de fixer Lars, qui soutient le regard aveugle. Les doigts se crispent légèrement, puis cessent à leur tour de bouger.
Un silence plane, dans l'appartement. Il détaille le cadavre, sans dire un mot, sans avoir de réaction. Après tout, ce n'est pas la première fois qu'il voit ça.
« ... Ik zei toch dat het kan uw laatste dosis te zijn, man (1). », lâche-t-il finalement, d'un ton mi-exaspéré, mi-condescendant, avant de quitter l'appartement afin de signaler une nouvelle over-dose.

(1)... Je t'avais dit que ça pourrait être ta dernière dose, mec.

M/A : J'espères que ça t'a plût, Arsenal! Et à vous aussi. Quoique... qui peut aimer voir du monde mourir? En tout cas, joyeux Noël!