Titre : Murders 12 ~ Roderich
Rating :
M.
Pairing :
Aucun.
Warning :
Meurtre, sous-entendu de folie, de sado-masochisme et de viol.
Disclaimer :
Roderich est à Hidekaz Himaruya.
Personnage(s) :
Roderich/Autriche.
M/A :
Douzième essai sur les différentes manières de tuer quelqu'un à l'aide d'APH. Ça faisait longtemps que je cherchais l'inspiration pour écrire celui de Roderich. Je l'ai eu et j'espère que malgré tout, il vous plaira.


Murders 12 ~ Roderich

Roderich laisse ses doigts, couverts de sang encore liquide, appuyer avec un mélange de tendresse et de sauvagerie sur les touches de marbre du piano à queue qui trône avec majesté dans ses appartements privés, les souillant ainsi du fluide froid et carmin. Comme dotés d'une vie propre, les doigts fins, dignes de ceux d'un grand musicien tel que lui, font naître de ce somptueux instrument une magnifique symphonie.
Pourtant, malgré la beauté des notes, celles-ci sont sinistres, macabres. Elle évoque une balade dans un cimetière au clair de lune, tandis que le zéphir souffle dans les branches des arbres squelettiques. Un sourire des plus fous étire les lèvres de l'Autrichien, à cette image des plus sombres.
Une fois sa funèbre sérénade terminée, il tourne la tête vers la femme étendue dans le lit à baldaquins de velours purpurin. La lumière de la Lune, réduite à une mince faucille d'argent pâle, illumine pourtant la peau crayeuse et les meurtrissures violacées, bleuâtres, rosâtres et rougeâtres, créant ainsi un mélange malsain d'égratignures, de coups, de morsures et autres balafres du même genre. Complètement nue, les poignets de la jeune femme sont attachés et retenus ensembles par de vilaines cordes, qui ont tant égratigner, à chacun de ses mouvements, la peau glacée, désormais à vif et ouverte. Ses cuisses, sauvagement écartées, luisent presque de sang et de semence.
Le sourire de Roderich s'attendrit, tandis qu'il s'avance vers le lit. De cette façon, l'astre nocturne l'éclaire à son tour. Bien que dans un meilleur état, il paraît presque avoir été aussi battu que sa victime. Ses joues sont rougies par les gifles qu'elle lui a administrées en se débattant, tandis qu'il la déshabillait. Sa chemise, maculée de gouttes cramoisies, ne dissimule aucunement les quelques bleus, morsures et égratignures qu'elle lui a faite en cherchant à s'enfuir. Et il se doute bien que ses jambes, engourdies, raides et douloureuses, ont subies les contrecoups de sa panique désespérée.
Mais ce qu'elle ignorait, c'est que plus elle le frappait, plus ça l'excitait.
Plus elle cherchait à lui faire du mal, plus son envie de la posséder jusqu'au fond de ses entrailles augmentait.
Elle n'avait aucune chance de lui échapper.
Aucune.
Il s'assoit à côté de sa victime, passant sa main aux doigts ensanglantés sur le visage inerte, aux grands yeux morts, qui le dévisagent sans le voir, et aux lèvres déchirées. Ses doigts retracent chacun des ématomes, chacune des plaies, chacune des morsures, chacune égratignure. Ils remontent ensuite à la gorge, à la peau tout aussi irritée que celles des poignets.
Au bout d'un moment, Roderich se penche et murmure à son oreille, un sourire dément aux lèvres;
« Hat Ihnen dieser requiem, Miss?(1) »


(1)Avez-vous apprécié ce requiem, mademoiselle?


M/A : Je suis particulièrement fière de celui-ci, car Roderich est un des personnages d'APH que j'affectionne particulièrement, à cause de sa nature aristocratique. J'ai toujours aimé les histoires de la bourgeoisie et de la noblesse, alors un personnage comme lui, ça me plait! Et il a un bon caractère, c'est agréable.