Titre : Murders bonus ~ Snežana.
Rating : M.
Pairing : Mention de RusAme et de UsUk. Sous-entendus légers de RuAl.
Warning : Meurtre, mention d'inceste et de viol.
Disclaimer : Ivan, Alfred et Arthur sont à Hidekaz Himaruya.
Personnage(s) : Snežana/Alaska | Ivan/Russie. Mention de Alfred/États-unis | Arthur/Angleterre.
M/A : Demande spéciale de ma Flea-chan adorée! J'ai beau ne faire que les personnages fichés de APH dans ce recueil, sa commande était trop géniallissime pour que je ne l'a fasses pas. Du coup, ceci est un bonus, qui complète de façon non-officielle le chapitre huit. J'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire, je vais vous l'avouer très franchement!
Quant à ma Flea-chan, je te souhaites un excellent déjeuner! Et à vous, chers lecteurs, une bonne lecture!


Murders bonus ~ Snežana

Snežana observe, de ses yeux d'un bleu lavande pailleté d'or, les enfants qui s'amusent avec innocence dans le parc qu'elle traverse. Comme toujours, son visage n'exprime absolument rien, mais à l'intérieur d'elle, tout bouillonne. De rage, de haine, d'excitation. Son sang lui paraît brûlant, elle sent déjà l'adrénaline y couler, à la vitesse de l'eau dans une cascade.
Les jambes légèrement vacillantes, elle va s'asseoir sur le banc le plus proche, pour reprendre le peu de son calme qu'elle a perdue. Elle continue de regarder les bambins, qui rient de toute leur pureté. La jeune fille ne peut s'empêcher de les envier, de les jalouser.
Car eux ont toujours cette part de blancheur que son papa(1) lui a prise.
Elle ferme malgré elle les yeux, retournant des années en arrière. Elle s'en souvient très bien. Le moindre détail est gravé dans sa mémoire. Avec une netteté hallucinante, elle se souvient de chacune des fois où son papa lui a montré, de la plus abjecte et de la plus répugnante des façons, qu'il l'aimait.
Elle revoit le sang qui a coulé, la première fois. Il lui avait pourtant promis que ça ne faisait pas mal! Mais c'était faux, car ça faisait très mal! C'était comme si on pinçait avec force quelque chose dans le fond de son ventre. Elle a pleuré, et pour la consoler, son papa l'a embrassé. Ça, par contre, c'était doux, gentil. Et il lui a dit « Ya lyublyu tebya(1) ».
Et elle, en parfaite idiote, y a cru. Un père n'aime pas sa fille comme ça. Mais elle y a cru, du haut de ses trois ans, et elle s'est mis à penser que son autre papa ne l'aimait pas, car il ne faisait pas comme papa. Certes, papa lui avait dit que lui et Alfred avait deux manières bien à eux de lui montrer qu'ils l'aimaient, mais pour elle, à l'époque, ce n'était pas pareil.
Elle a mis du temps à comprendre la vérité, à réaliser l'horreur de ce qu'il lui a fait. Ce n'est que trois ans après que ses parents se soient séparés, que son père et elle soient allés vivre aux États-unis, que son père se mettes à fréquenter un autre homme, qu'elle a compris que ce n'était pas comme ça qu'un père aime son enfant, qu'un homme aime la chair de sa chair. Snežana n'arrive toujours pas à comprendre comment elle a pût croire à un tel mensonge.
Mais maintenant, c'est chose du passé.
Maintenant, elle va se venger de lui. Elle va lui faire payer ce qu'il lui a fait. Elle le videra de son sang, pour remplacer celui qu'elle a perdue lorsqu'il lui a pris sa virginité. Elle lui mutilera les lèvres, pour faire disparaître chacun de ses baisers immondes qu'il lui a donné. Elle lui coupera la langue, pour qu'il ne puisses jamais lui dire de mensonges.
Cependant, elle sait aussi qu'elle pleurera, durant sa vendetta.
Car elle va tuer le seul et unique homme qu'elle n'a jamais aimé d'amour. Pas de cet amour enfantin qu'elle ressent pour Alfred; mais ce même amour qui a un jour unis Ivan et Alfred et qui unis aujourd'hui Alfred et Arthur.
La jeune fille se lève, marchant sans se presser vers l'endroit où elle sait que son père habite, maintenant. De nouveau, des souvenirs remontent à sa mémoire. Elle revoit ce fameux jour d'il y a trois ans, quand elle a appris, en espionnant son père et son conjoint, que son papa avait été libéré, après dix ans d'emprisonnement en hôpital psychiatrique pour avoir tué son propre père.
C'est là qu'elle a songé à se venger. Mais elle devait attendre.
Et elle a attendu. Pendant trois ans, elle a enrichie sa rage et son désir de vengeance. Trois ans que Snežana a pris sur elle afin de mieux se préparer, afin de ne lui laisser aucune chance de survie.
Désormais, elle pourra se venger. Elle est majeure; son père ne sait pas que son voyage à travers l'Europe comprend un passage à Moscou; et elle n'a jamais réussi à se faire des amis. Personne ne sait qu'elle est ici.
Après une marche durant l'éternité, la jeune fille s'arrête devant une maison. Elle fixe les fenêtres aux volets clos. Elle sait que Ivan y est; elle a fait suffisamment de recherches pour le découvrir. D'un pas paisible malgré ses intentions sanguinaires, la Américano-Russe s'avance vers la porte d'entrée et cogne une fois, deux fois, trois fois dessus. Une minute de silence s'écoule, avant qu'elle ne s'ouvre...
... et que le visage de Ivan se dévoile à elle. Et dès qu'il découvre qui est derrière le battant, les yeux de l'homme s'écarquillent de surprise et d'appréhension.
« Sne... Snežana? »
Elle hoche la tête, puis sauvagement, le pousse à l'intérieur et du talon referme la porte. Puis, toujours sans laisser le temps au Slave, qui est tombé sur la moquette de l'entrée, de réaliser ce qui se passe, Snežana se jette sur lui pour l'embrasser à pleine bouche, provoquant chez son papa un haut-le-coeur...
... avant qu'elle ne sortes de sa poche un couteau et qu'elle ne le lui plante en plein dans l'estomac, rompant immédiatement le baiser et faisant hurler de douleur le blond-gris.
« You took my innocence, well...(2) », gronde-t-elle à son oreille tout en tournant l'arme dans la plaie, faisant couler de plus en plus de sang sur le pull à col roulé que porte Ivan, qui gémit et grimace de souffrance, « ya zaberu svoy nechistotu. (2) »
Sitôt le dernier mot prononcé, le couteau est retiré...
... et les premières larmes de Snežana se mettent à couler.


(1)Papa | Je t'aime [russe]
(2)Tu m'a pris mon innocence, alors... moi, je vais te prendre ton impureté. La première partie est en anglais, la seconde est en russe.


M/A : Il est long, hein? Plus long que les autres, ça, c'est sûr! J'avais beaucoup d'inspirations, en vérité, car ce sujet me fascine, tant c'est abominable et horrible. J'espères avoir bien transmit tout ça. Et j'ai pas pû m'empêcher de glisser du UsUk, qui est mon OTP (ensuite, c'est le RusAme...). Et j'ai écris ceci tout en écoutant en boucle la chanson "Shinitai-chan" des Vocaloids, "Gula" de Aya_me et "Cantarella" des MMD Hetalia, que j'adores.
À la prochaine, tout le monde!