Titre : Murders 23 ~ Norge.
Rating : M.
Pairing : Aucun.
Warning : Meurtre.
Disclaimer : Norge est à Hidekaz Himaruya.
Personnage(s) : Norge/Norvège.
M/A : Demande de Resiliency6. Vingt-troisième meurtre. Un peu plus difficile à écrire, mais globalement réussi, selon moi. J'espères que ça vous plaira quand même.


Murders 23 ~ Norge

Norge fixe la jeune femme marchant devant lui, à quelques mètres de distance. Ils sont seuls, dans cette rue sombre. Bien qu'ils soient à quelques pâtés de maison du centre-ville, aucun des sons de l'esplanade urbaine ne leur parvient. Le silence plane et règne dans ce quartier de la ville.
Ses yeux améthystes restent obstinément posés sur la silhouette de l'étudiante, qui ne semble pas avoir remarqué qu'il la suit. Il ne l'a trouve ni jolie, ni attirante, mais il reste incapable de ne pas la lâcher une seule seconde du regard. Il la veut, mais ignore pourquoi.
Ou plutôt, si. Il veut la tuer. Pour le plaisir de contrôler quelque chose. Il aime voir la terreur dans les iris des femmes, ça le fascine. Puis, ça le dégoûte. Encore, encore, encore! Toujours cet attrait, suivi éternellement par la répulsion.
Quand pourra-t-il trouver une femme dont les regards effrayés ne le révulse pas?
Ses pas accélerent le rythme. Elle est de plus en plus proche. Les mètres deviennent des décimètres, les décimètres des centimètres...
... et sans la moindre hésitation, le Norvégien passe violement un bras autour de sa taille et une main sur sa bouche, la pressant contre lui et l'entraînant loin de la rue, dans une allée discrète. Elle se débat, cherche à hurler et à appeler à l'aide, mais mû par l'habitude, il lui coupe la parole en nouant un foulard épais sur le bas de son visage, atténuant grandement ses cris.
Puis, toujours sans regret ou remord, il sort de son manteau un couteau et se met à fendre avec la lame les vêtements de la jeune femme, qui panique de plus en plus. Pense-t-elle qu'il va la violer? Ce n'est pas ce qui intéresse Norge, mais peut-être il sera-t-il obligé. Pour la maitriser d'avantage.
Quand les vêtements sont tailladés de partout, il s'attaque à la chair, tranchant la peau, faisant couler le sang. Le liquide cramoisi glisse sans difficulté sur les morceaux de tissu effilochés, tombant lentement au son avec la régularité d'un métronome.
Puis, soudain, Norge sent son coeur se serrer.
Car il a croisé le regard de sa victime. Celle-ci est effrayée. Terrorisée. Appréhendant le pire de l'Enfer. Humain.
Rapidement, l'excitation le gagne...
... avant de redescendre avec la rapidité des soudaines pluies automnales. Sa main tremble, mais ne lâche pas son arme...
... qu'il enfonce aussitôt dans l'un des yeux de la jeune femme. Et cette fois, le baîllon de fortune ne retient pas le hurlement de pure douleur qui jaillit de ses lèvres.
Une fois. Deux fois. Six fois. Vingt fois. Norge oublie les coups qu'il donne aux organes visuels de la jeune femme. Tout ce qu'il veut, c'est faire disparaître ses yeux.
Disparaître, disparaître, disparaître, disparaître!
Enfin, il s'arrête. Il recule, le corps tombe à terre, comme la plus vulgaire des poupées de chiffon. Il l'observe un moment, mais les émotions ont de nouveau disparues.
« Hvorfor du så på meg som det, idiot?(1) », crache-t-il, avant de rebrousser chemin vers son appartement, laissant derrière lui un nouveau cadavre énuclée.


(1)Pourquoi m'as-tu regardé comme ça, idiote?


M/A : Comme d'habitude, j'espères que ce meurtre vous a plût et je vous dit à la prochaine! N'oubliez pas de commenter, et sachez que je continues de prendre des demandes de meurtres! Ne vous retenez pas, ça va me faire grandement plaisir d'en écrire!