Coucou mes loulous, me voici comme promis avec ma deuxième partie de mon OS, j'espère que cette seconde partie vous plaira tout autant que la première. Je vous souhaite donc une bonne lecture, bisoute.

Deuxième chance – deuxième partie

Le lendemain fut vite arrivé, alors que les parents Haruno était dans le bureau de l'Hôkage et que l'aube se levait à peine, Sasuke, lui, était déjà dans la chambre de la malade. Les tentures n'étaient pas ouvertes, mais par un raid de lumière, le brun regardait au-dehors le village s'animer tout doucement. Sakura dormait encore, ce qui ne pouvait que ravir le jeune homme, au moins, elle aurait eut une nuit de sommeil. Elle allait lui en vouloir, c'était certains, mais s'il devait l'endormir à chaque fois ainsi, il n'hésiterait pas pour que son corps reprenne des forces.

Elle se mit à s'agiter doucement dans son sommeil et l'Uchiha tourna sa tête vers la demoiselle, il se redressa et s'approcha d'elle, passant sa main doucement sur son front. Elle devait sûrement faire un cauchemar, ça expliquerais pourquoi elle ne voulait ni fermer les yeux, ni dormir.

Il lui insuffla une dose de chakra dans son subconscient qui l'apaisa directement, effaçant de ce fait les traits douloureux qu'elle avait l'instant précédant sur son visage. Il prit place au bord du lit comme la veille, retirant sa main du front de la rose et doucement, elle ouvrit ses paupières. Elle les papillonna d'abord plusieurs fois, voyant flou et étant passablement fatigué.

Mais une fois ses prunelles bien ouvertes, ce fut Sasuke qu'elle vit devant elle. Son visage bien dessiné, ses abysses ténébreux qu'elle avait tant adoré par le passé, son visage de marbre, mais pourtant, quelque chose avait changé. Elle ne savait pas dire quoi exactement, c'était comme si ses traits étaient un peu détendus, son regard était différent aussi. Moins froid, plus brillant et elle avait même l'impression d'y déceler de l'inquiétude, de la peine, mais aussi, une détermination sans faille.

« Tu m'as endormi. lança-t-elle d'une voix un peu rauque.

-Tu ne m'as pas laissé le choix.

-Mais que veux-tu à la fin Sasuke ?

-Que tu sortes d'ici en bonne santé, pas question de te voir te laisser sombrer.

-Tu n'as pas à décider à ma place.

-A partir du moment où tu rejettes tout le monde et que tu te laisses mourir, si, j'en ai le droit. Quand je te sortirais enfin d'ici, que tu auras repris des forces et que tu te seras un minimum reposé, je t'emmènerais chez moi.

-Quoi ? s'offusqua la jeune fille.

-Tu mangeras trois repas par jour, je m'assurerais que tu dormes chaque nuit au moins huit heures...

-Non ! cria presque la rose en coupant la parole au brun.

-Et je te trouverais un nouveau but. termina le ténébreux sans faire attention à son refus.

-Tu n'as pas le droit !

-J'ai l'accord de l'Hôkage alors oui, j'ai tous les droits que je veux sur ta personne et si tu ne vas pas dans mon sens, j'ai les moyens de te faire plier. »

La fleur se pinça les lèvres, c'était carrément le monde à l'envers. Depuis quand un ex déserteur avait la confiance absolu d'un Hôkage pour qu'il dirige la vie d'une autre personne ? Et puis pourquoi il faisait tout ça ? Pourquoi il était encore là à l'ennuyer ? Il ne pouvait pas la laisser tranquille une bonne fois pour toute ? Elle savait de quoi il parlait, il avait utilisé ses sharingan la veille au soir sur elle. Tsunade laissait faire ça ? C'était plus qu'elle ne pouvait en supporter, elle éclata en sanglot sans qu'elle sente quoi que ce soit arrivé alors qu'elle s'était redressée, ses mains sur ses yeux.

Sasuke entrouvrit ses lèvres sous la surprise, il ne s'attendait pas à ce qu'elle se mette à pleurer ainsi. Jamais il ne l'avait vu si démunie, si vulnérable, normalement, elle aurait dû se mettre à hurler, à s'indigner, à se fâcher comme elle savait si bien le faire. Ça ne pouvait donc que renforcer son envie à l'aider en constatant à quel point elle avait touché le fond, il fallait qu'il la sorte de l'enfer dans laquelle elle s'était enfermée, coûte que coûte. Il ne pouvait pas la laisser ainsi, c'était impossible pour lui, impensable.

Il tendit sa main vers elle pour la toucher, pour faire quelque chose, mais chaque larme qu'elle versait lui broyait un peu plus le cœur. Il l'attira donc à lui alors qu'elle était en pleine crise, elle ne le repoussa pas, pleurant seulement de plus belle. Il la pressa tout contre lui, ne disant pas un mot de plus alors qu'elle mouillait son haut. Mais il s'en foutait, il ne pouvait pas la laisser ainsi et ne rien faire.

Sans en prendre conscience, elle s'accrocha à son vêtement, continuant à déverser sa peine dans ses larmes et les bras du brun entouraient son frêle corps. Là, Sasuke prit conscience qu'en fait, son corps était un rien plus petit que le sien, qu'elle avait l'air minuscule dans ses bras. Mais bizarrement, au vu de la situation, il aimait l'avoir ainsi contre lui. Il ressemblait à un moule dans lequel elle se coulissait à la perfection, s'étaient comme si leurs deux corps s'épousaient et c'était bien la première fois qu'il ressentait ça pour une fille.

Mais Sakura n'était pas n'importe quel fille, elle n'était pas comme les autres avec qui il ne passait que de simples moments pour du plaisir charnelle. Elle était la seule qui avait droit à sa tendresse et sa douceur, il n'y avait qu'elle a qui il voulait la montrer, même si elle n'avait pas conscience que depuis la veille, il faisait un pas vers elle. Lorsqu'ils étaient plus jeunes, ce genre de situation n'était jamais arrivé, le contexte était différent aussi, même s'ils avaient déjà passé du temps ensemble, à discuter, à se sourire dans les moments où il ne pensait pas à sa vengeance.

Il la pressa un peu plus dans ses bras alors qu'elle arrêtait sa crise tout doucement, mais ce n'était pas pour autant qu'elle le relâchait de ses faibles forces. Bizarrement, Sasuke se senti comme attendri, il avait l'envie et le besoin irrépressible de protéger cette femme, de la garder éternellement dans ses bras pour que rien ne lui arrive. Son cœur se mit un rien à s'emballer, Sakura avait toujours su opéré ainsi sur lui, même s'il n'en avait rien montré, même s'il avait toujours joué la carte de l'impassibilité.

La porte de la chambre s'ouvrit à ce moment-là et il leva les yeux pour voir qui y entrait. Tsunade avait un visage fermé, mais fit un petit sourire au ténébreux, signe que sa cause était gagné alors que les parents de la rose suivait, la mine sévère, Shizune fermait la marche avec Ton-Ton dans les bras. L'Uchiha pouvait très bien voir une certaine animosité à son égard face au père et à la mère de la fleur, mais il ne se décontenança aucunement, gardant ses iris impassible comme à son habitude.

Personne ne soufflait mot dans la pièce et Sasuke n'avait pas encore relâché Sakura qui bizarrement, à l'entente des pas feutrés sur le bitume, elle s'était un peu plus accroché au jeune homme. Il l'avait laissé faire, se posant quand même la question pourquoi elle ne le lâchait pas ni ne se retournait.

« Sakura. héla le père Haruno. »

Mais la rose ne se retourna pas, ne s'écarta pas du brun, bien au contraire, ses doigts entrèrent presque dans la peau de l'Uchiha à travers sa blouse et il pressa la jeune fille bien plus contre sa poitrine. Les yeux de la fleur étaient fermés et elle leva sa tête pour la nicher dans le cou du ténébreux qui ne bronchait pas. Elle savait que c'était son père qui l'avait appelé, qu'il était là avec sa mère et elle n'avait aucune envie de les voir. Elle ne voulait la visite de personne de toute façon, sauf la sienne...

Elle était quelque peu paradoxale, la veille encore elle ne voulait en aucun cas le voir, elle lui en avait voulu à son réveil pour l'avoir forcé à dormir, elle avait eut le cœur déchiré lorsqu'il lui avait affirmé qu'il la prendrait chez lui à sa sortie. Elle n'avait pu s'empêcher de pleurer à en fendre l'âme et là, elle voulait rester dans ses bras, qu'il n'y ait que lui, qu'il la serre tout contre lui. Elle devait vraiment être tombée sur la tête.

« Bien, je vois que tu ne veux pas me répondre. continua le patriarche des Haruno.

-Ma chérie... murmura d'une voix douce Mebuki.

-Tu pourrais au moins lâcher ce garçon par respect envers tes parents. continua l'homme.

-Kizashi. intervint la Godaine.

-Alors voilà. s'emporta le père. Non seulement nous sommes obligé que ce traître qui a fait tant de mal à notre fille l'emmène chez lui une fois qu'elle pourra quitter l'hôpital, mais en plus, on doit supporter ça ? cria-t-il en pointant le brun et la rose fou de rage.

-C'est très délicat vous savez monsieur Haruno. tenta Shizune.

-J'en ai rien à battre, j'en ai marre des caprices de ma fille, elle va rentrer chez nous point barre !

-Chéri ! Tu as oublié ce que Tsunade nous à dit.

-Je comprends votre désarroi. intervint la princesse limace. Mais jusqu'à maintenant, seul Sasuke à su faire une approche auprès de Sakura, on doit tenter le tout pour le tout et je vais relever un autre point. Aux yeux du village, des villageois et de moi-même, Uchiha Sasuke n'est plus un traître, mais un Shinobi à part entière qui à su prouver sa valeur et à qui on a donné l'absolution.

-Foutaise, les gens ne changent pas ainsi. continua l'homme.

-Monsieur Haruno. insista le Hôkage. J'insiste à vous demander d'arrêter de le blâmer et je pense qu'un séjour chez lui fera du bien à Sakura. Il n'a peut-être pas des méthodes orthodoxe, mais c'est assez satisfaisait en pensant qu'elle ait avalé deux repas et dormi toute une nuit. Il faut laisser Sasuke faire. »

Kizashi foudroyait de ses yeux le jeune ténébreux qui lui ne cilla aucunement, nullement impressionné de la rancœur qui habitait l'homme qu'il avait sous son regard abyssal. Néanmoins, même s'il n'avait plus sa famille depuis bien des années, il pouvait quelque peu comprendre l'agitation qui habitait l'homme de famille. Il s'accaparait sa fille, quoi de plus normal donc qu'il le déteste au point de lui jeter la pierre ? C'était une réaction tout à fait normal, Sasuke en était conscient, mais personne n'arrivait à quoi que ce soit, lui oui.

Il vit la femme poser sa main sur le bras de son mari pour l'apaiser, ce qui marcha quelque peu puisqu'il la regarda en adoucissant son regard, il soupira ensuite. Shizune lâcha un long soupir de soulagement quant à Tsunade, elle fit un petit sourire. La partie était gagné, mais pas entièrement. L'Uchiha le savait, ça aussi.

« Soit. commença le père Haruno. Mais je tiens à venir voir ma fille quand bon me semble, est-ce clair Uchiha-san ?

-Hum. »

Sur ces paroles, le père et la mère quittèrent la pièce non sans un dernier regard mesquin envers le beau jeune homme. Une fois la porte refermée, Tsunade et son bras droit se regardèrent tout en soupirant alors que Sakura ne s'était toujours pas décollé du brun, s'accrochant à lui comme s'il était sa bouée de sauvetage et ce dernier ne l'avait pas relâché pour autant. Acte qui pourrait sembler bizarre venant de Sasuke qui d'ordinaire ne se donnait pas en public ainsi, mais il n'avait aucune envie de laisser la rose alors que visiblement elle avait besoin de lui. De son soutien, de sa compréhension, de son aide et tout ça, il était prêt à le lui apporter.

« Bien. commença l'Hôkage. Écoutes-moi bien Sakura, si tu te nourris comme il le faut ne fus-ce qu'un minimum et que tu reprends un peu de poids. Que tu récupère quelques heures de sommeil de façon à pouvoir tenir debout, tu pourras terminer ta convalescence chez Sasuke avec néanmoins des soins très particuliers. Je serais très à cheval sur ta médication, sur ta nutrition ainsi que tes heures de sommeil, Sasuke sera constamment sur ton dos, s'assurant que tu te rétablis bien et je ne ferais aucun écart là-dessus, m'as-tu comprise ? »

La jeune fille ne répondit pas, mais elle s'accrocha un peu plus fort sur le haut du brun de ses doigts qui tremblaient légèrement. L'Uchiha le senti, mais il ne broncha pas pour autant. Il savait que la jeune fille était prise d'un certain mal-être, il ne savait juste pas ce qui l'amplifiait hormis qu'elle ne pouvait plus être un Shinobi et que dorénavant elle aurait la santé fragile. Mais ça n'expliquait en rien ses frayeurs, toutes ses larmes versées et le fait qu'elle n'acceptait que personnes ne pouvait s'approcher de sa personne.

Il allait devoir creuser pour comprendre ses états d'âme et l'aider un maximum. Il allait devoir faire preuve d'une extrême patience et de soutiens pour la rose, il le savait pertinemment. Mais avant toute chose, ce qui allait être bien plus ardue comme tâche, ça allait d'être de faire en sorte qu'elle se nourrisse bien et qu'elle dorme comme il le fallait, c'était la première étape. Il allait être comme un grand frère qui prend soin de sa petite sœur, situation qui aurait pu être un rien comique s'il n'était pas un Uchiha de sa trempe.

La Godaine quitta la pièce ensuite, suivit de Shizune qui avait gardé son cochon dans les bras sans attendre un mot venant de la fleur. Elle ne lui répondrait pas de toute façon, Tsunade le savait. Elle ne savait pas pourquoi il n'y avait que Sasuke qui arrivait à faire quelque chose, mais c'était un mal pour un bien. Si lui arrivait à la secouer quelque peu pour qu'elle réagisse et bien dans ce cas, il avait carte blanche. De toute façon, il était sa dernière option, c'était à lui d'agir puisqu'il arrivait à quelque chose avec la fleur, personne d'autre n'y était arrivé depuis l'hospitalisation de l'Haruno, c'était le seul qui avait réussi.

Une fois seuls dans la chambre, le ténébreux entreprit d'enfin écarter quelque peu la jeune fille en mettant ses mains sur ses épaules frêles, elle s'accrocha encore un peu, mais laissa ensuite retomber ses bras le long de son corps alors qu'à présent, elle avait la tête baissée, ne regardant nullement le jeune homme. Ce dernier n'était pas du genre sentimentaliste, mais il voyait bien à quel point elle était mal et à quel point elle ne voulait pas faire face à ses parents, à personne d'ailleurs.

« Sakura... souffla-t-il. »

Mais la jeune demoiselle ne répondit pas, il n'était pas étonné d'ailleurs, elle avait tellement changé...Elle était à présent si vulnérable et démunie qu'il n'avait qu'une envie, la serrer contre lui sans qu'elle ne puisse lui échapper et ce, depuis la veille. C'était une sensation qui le prenait aux tripes alors que la rose le traitait d'abord comme un étranger pour ensuite se tourner vers lui. C'était à n'y rien comprendre.

« Fais ce que l'Hôkage te dis et je pourrais te sortir d'ici.

-Et après ? chuchota la jeune fille.

-Tu te rétabliras chez moi.

-Pourquoi ?

-Parce que j'en ai décidé ainsi, je te l'ai dit, je ne vais pas te lâcher.

-Pourquoi tu ferais ça pour moi ? continua-t-elle dans un son à peine audible.

-Ne pose pas la question du pourquoi je t'aide, il n'est pas question que je te laisse te dépérir à vu d'œil, c'est contre mes principes. »

Le silence se fit ensuite et le brun caressa la joue de la jeune fille pour ensuite faire couler ses doigts dans ses cours cheveux. Sakura ne broncha pas alors que des larmes coulaient à nouveau de ses yeux. Le temps passa, Sasuke la prit dans ses bras et curieusement elle s'y endormie comme si elle était un bébé callé au creux du bras de son père. Elle était comme une petite fille à apprivoiser et l'Uchiha était vraiment prêt à tout pour l'aider à ce qu'elle aille mieux. Quitte à dévoiler une partie de sa personnalité que personne ne connaissait...

Un mois s'était écoulé depuis que Sasuke avait pris les choses en mains concernant la rose, pendant ce laps de temps, elle s'était nourris, avait dormi un peu plus, parfois de force par le jeune homme et son corps avait pu récupérer quelques peu un semblant de force vital. Sakura était toujours aussi frêle et avait très peu repris du poids, mais Tsunade avait bien insisté sur le fait que ça prendrait du temps au vu de tous les événements qui s'étaient produit.

Elle avait emménagé chez le ténébreux qui tenait un ravissant petit appartement au centre de Konoha, n'ayant pas voulu retourner dans la demeure familial de sa famille à son retour au village. Le jeune homme avait pu avoir quelques affaires de la fleur qui était chez ses parents, mais elle ne les utilisait pas, étant bien trop maigre. Elle avait donc opté pour quelques achats que Sasuke avait prit soin d'aller chercher au magasin et elle revêtait souvent des tee-shirts de son ancien coéquipier. Ils étaient bien trop larges pour elle, mais la demoiselle s'en foutait royalement. À vrai dire, rien ne l'intéressait, elle se sentait juste à l'aise dans les hauts du brun.

Elle avait commencé à lui prendre ses fringues une semaine après avoir pénétré sa demeure, il avait laissé traîner l'un de ses tee-shirts sur son lit alors qu'il s'était changé et elle l'avait enfilé une fois qu'il avait eu le dos tourné. En revenant de la douche il avait vu ce qu'elle avait fait alors qu'elle regardait par la fenêtre, installée sur le lit et il n'avait rien dit. Depuis, c'était devenue une habitude, il laissait même son armoire ouverte pour qu'elle puisse se servir à sa guise.

La chambre de l'Uchiha avait été laissée à la rose alors que ce dernier squattait le fauteuil du salon. Ce n'était pas très confortable, mais il avait déjà connu pire comme situation, mine de rien, il ne disait rien, ravi qu'elle veuille quand même dormir dans son lit. Il n'avait pas de chambre d'ami, ayant un modeste petit appartement et le choix de lui laisser sa pièce de repos avait été la seule option, chose qui ne le dérangeait aucunement.

Sakura parlait très peu, à peine à vrai dire et n'étant pas bavard de nature, Sasuke ne lui faisait pas la causette hormis pour les choses importantes. Il lui préparait docilement à manger de façon à ce que ce soit équilibrer et veillait à ce qu'elle dorme comme il fallait. Au début de leur cohabitation, elle balançait la nourriture à terre sans le regarder, lui faisant bien signaler qu'elle ne voulait pas se nourrir. Mais tout le monde savait qu'il ne fallait pas énerver un Uchiha, ni l'irrité et de force, grâce à ses pupilles il l'avait fait capituler, ça avait été pareil pour le sommeil.

À présent, pour qu'il n'utilise plus ses yeux sur elle, elle mangeait, certes comme un moineau, mais c'était déjà ça de prit, elle dormait, mais c'était encore assez dure pour elle. Elle avait beau être fatiguée, ses yeux résistaient à la tentation, ses angoisses prenant souvent le dessus. Dans un premier temps il l'avait obligé à dormir, mais par la suite, elle lui avait dit avoir peur alors souvent le soir, soit il prenait place à terre le temps qu'elle s'endorme, soit il s'installait sur le lit en regardant la petite télévision qu'il avait acheté pour elle. Dans ses moments-là, elle mettait sa tête sur sa cuisse et il s'amusait à glisser ses doigts dans ses cheveux, acte qui apaisait quelque peu la jeune fille.

Un lien étrange c'était formé entre eux qui était très improbable à l'origine, mais ce petit quotidien, Sasuke l'aimait bien, même si Sakura faisait encore souvent l'enfant obstiné. Comportement qui ne restait pas indéfiniment, surtout lorsqu'elle croisait les prunelles charbonneuse du ténébreux et qu'elle détournait la tête, capitulant. Elle n'aimait pas quand il les utilisait contre elle pour la forcer et le brun le savait très bien. Une certaine routine c'était donc installée entre eux, mais la peur et le mal-être de la demoiselle ne l'avait pas pour autant quitter.

Elle avait refusé toute visite et en digne hôte, Sasuke les avaient éconduit, précisant que Sakura devait se reposer, ce qui lui avait valut bien des regards noirs de la part des parents de la demoiselle. Seuls Naruto et Hinata était toléré par la rose, elle s'enfermait tout simplement dans la chambre quand le blond et la brunette étaient présents, au plus grand malheur de l'Uzumaki. Mais ce dernier ne perdait pas espoir car il avait bien vu que son ami arrivait à quelque chose avec la demoiselle.

Karin avait bien tenté d'intégrer la demeure de son amoureux, mais il ne l'avait en aucun cas laissé franchir le seuil de son chez lui. Elle avait donc commencé à détester cette fille qui monopolisait son Sasuke-kun. Elle ne supportait pas ça, il passait le plus clair de son temps rien qu'avec la fleur hormis le matin, très tôt lorsqu'il s'entraînait avec Naruto. Elle n'arrivait même plus à le voir et rien que pour ça, elle bouillonnait de rage, mais à chaque fois, le ténébreux la remettait à sa place avec tout le tact dont il était capable. Cette fille l'énervait au plus haut point, ça avait toujours été le cas et s'il devait choisir entre les deux femmes, il n'hésiterait pas une seule seconde. Sakura était son amie, celle qui l'avait vu sous divers visages et elle était celle qui l'avait aidé dans son enfance, qui l'avait véritablement aimé contrairement aux autres godiches.

Indéniablement, il s'attachait d'une quelconque façon à la fleur, pas au point d'en tomber fou amoureux, ce sentiment-là, il ne le connaissait pas. Mais elle tenait jour après jour, une plus grande place dans son cœur et l'avoir chez lui n'était en rien déplaisant. Que du contraire, il avait l'impression que sa vie prenait un autre tournant hormis les entraînements et les missions qu'il refusait pour l'instant. Le cas de la rose le préoccupant quasi la totalité de son temps.

Tsunade passait une fois par semaine pour voir l'évolution de la guérison de la jeune fille, mais quelque chose bloquait, Sasuke le savait aussi. Elle n'avait plus d'objectif, plus de but et donc, la convalescence de Sakura faisait du surplace. Elle ne récupérait pas ses heures de sommeil comme il le fallait, mangeais encore trop peu, mais surtout, elle n'avait plus goût à rien, ce qui freinais bien des choses pour le cas de la rose.

Le brun ne savait pas quoi faire pour la stimuler, pour la faire s'extasier devant quelque chose. Sakura ne souriait plus, pleurais beaucoup au grand damne du ténébreux qui détestait ça. Il lui donnait une certaine tendresse qu'il ne donnerait à aucune autre, mais ce n'était pas suffisant. Il manquait indéniablement quelque chose à la Haruno pour qu'elle se réveille de sa torpeur.

C'était un matin comme un autre et le mois de décembre arrivait au grand galop. Comme à chaque fois depuis un mois, au levé du jour, Sasuke se réveilla dans son fauteuil, un bras sur le front, une main sur son torse nu, vêtu seulement d'un pantalon. Les yeux à peines ouverts, c'était à la jeune fille qui dormait dans son lit à qui il pensait et un soupir à fendre l'âme passa en travers de ses lèvres. Une nouvelle journée s'annonçait et avec ça, pas d'amélioration. Lui qui arrivait à trouver des solutions pour tout, pataugeais clairement dans la gadoue.

Il se leva et se dirigea vers sa cuisine attenante, prépara du café, drogue qu'il avait besoin le matin pour bien se réveiller et de son pas souple, il se dirigea vers sa chambre où la rose siégeait. Une fois devant la porte, doucement, pour ne pas la réveiller au cas où elle dormirait encore, il l'ouvrit et ce qu'il vit l'attendrit. Il en posa d'ailleurs sa tête sur le chambrant, petit sourire sur les lèvres, yeux légèrement pétillants d'un voile devant ses orbes.

Elle dormait à point fermer, replié en boule, mais son visage avait l'air détendu et serein, chose qui n'était en aucun cas présent lorsqu'elle était debout la journée. Il la trouvait belle malgré sa minceur qui n'était plus aussi prononcé qu'un mois plus tôt, même si de ce côté-là, elle devait encore prendre du poids. Ses cheveux poussaient à vue d'œil et jamais auparavant il avait remarqué que ses pointes pouvaient pousser aussi vite. À présent, sa longueur atteignait sa poitrine et tout emmêlé ainsi, autour de sa tête et sur le coussin, il ne pouvait trouver ce qu'il avait sous ses prunelles qu'attendrissant.

Elle ressemblait à une femme, mais à une petite fille vulnérable également, un contraste assez saisissant au vu de la personnalité qu'elle avait ou qu'elle voulait montrer par moment. Elle pouvait être le genre de fille complètement paumée ou une vraie tête de mule qui ne voulait rien entendre. Caractère assez paradoxale et avec elle, il ne savait jamais sur quel pied danser.

Il referma la porte, se ressaisissant et chassant de ce fait ce côté doux sur son visage qu'il avait montré un cours instant. À présent, il se foutait qu'on le voie s'adoucir auprès de la fleur, il se foutait de se montrer quelque peu entreprenant. Ceux que ça gênait, ils n'avaient cas pas regarder, point. Si on avait quelque chose à dire, qu'on le lui dise en face et il répondrait avec tout le tact d'un Uchiha qui ne quittait jamais sa personnalité. Il ne jugeait personne et il ne voulait pas être jugé. Les critiques, les ont dits, les regards en coin, il connaissait et il suffisait d'un regard bien noir à la façon Uchiha pour vite refroidir les personnes qui se permettaient ce genre de comportement.

Rapidement, il se glissa sous la douche pour terminer de se réveiller, laissant l'eau fouetter son visage, passer dans ses cheveux pour ensuite, s'écouler tout le long de son corps bien robuste par les entraînements. Ce matin, exceptionnellement il ne devait pas aller rejoindre Naruto, il allait donc en profiter pour faire sortir la jeune fleur de son appartement. Dite lieu où elle était resté enfermée depuis sa sortie d'hôpital. Elle devait exposer son corps un minimum aux rayons de soleil et à l'air frais qui la requinquerait sûrement. Ce ne serait certes pas évident, mais il la ferait capituler, quoi qu'elle dise...

Une fois lavé, essuyé et habillé de ses vêtements de tous les jours, il repartit dans la cuisine, ses cheveux humides tombant dans sa nuque pour se servir une tasse de café. Faire couler ce liquide chaud et amère le long de sa gorge terminait de le réveiller et il aimait bien ça. Il avait besoin de ce breuvage que Sakura ne buvait en aucun cas. C'est donc avec une tasse à la main qu'il mit sa bouilloire remplie d'eau sur la taque électrique qu'il mit en route. Dans une autre tasse, il y mit un sachet de thé, tisane que la jeune fille affectionnait et chaque matin, c'était le même rituel. Il posa sa tasse ensuite, après avoir bu une nouvelle gorgée et il s'attela à préparer un petit déjeuner constituer de toast à la confiture, d'un jus d'orange et d'un yaourt au fruit. Menu équilibrer et pleins de vitamines avec une touche de sucre. Il n'y avait rien de tel pour la jeune fille pour commencer la journée.

Après que tout ça soit prêt, il entendit des pas feutrés sur son sol et il sut sans même se retourner que la rose était réveillée et debout, allant à son encontre. Il mit l'eau dans sa tasse, mit tout ce qu'il venait de préparer sur un petit plateau et il se retourna ensuite vers la demoiselle. Elle était belle, indéniablement, mais son beau visage n'ornait plus ce ravissant petit sourire qu'elle avait autrefois. Elle le regardait simplement sans même un bonjour. Avant, elle aurait essayé de lancer n'importe quel sujet ne fus-ce que pour attirer son attention. Maintenant que c'était chose faite, ses ravissantes petites lèvres restaient soudées. Il fallait vraiment qu'il trouve quelque chose pour la booster.

« Installes-toi, ton petit déjeuner est prêt. lança-t-il d'une voix neutre.

-C'est vraiment nécessaire ?

-On en a déjà parler Sakura, trois repas par jour, c'est le minimum.

-Je n'ai pas faim.

-C'est la même rengaine à chaque fois. soupira le brun. Fais ce que je te demande, après on sort.

-Ça ne m'intéresse pas.

-Tu ne vas pas rester éternellement enfermé, il faut t'aérer un peu. »

Il la vit qu'elle soulevait ses épaules comme si elle s'en foutait alors qu'elle prenait place à la table. Il glissa le plateau devant elle et pris place au coin pour pouvoir la voir à sa guise. La rose ne le regardait pas, il n'était pas surpris, c'était à chaque fois comme ça. Elle se mit à picorer son toast pendant que lui buvait sa tasse de café et ce, dans un silence complet. Quotidien de chaque matin depuis un mois...

Lorsque Sasuke pénétra la chambre environ une heure plus tard, il soupira de lassitude en voyant la jeune fille assise sur le lit. Elle regardait dans le vide et dans la même tenue qu'elle avait mit la veille au soir pour dormir. Ses cheveux étaient toujours aussi emmêlés qu'à son réveil et elle ne s'était pas lavée. Le brun se passa la main dans sa chevelure ébène, la demoiselle n'était pas décidée à se préparer visiblement. Encore un dilemme qu'il allait devoir contourner car sa décision était prise, ce matin, il la sortait.

« Tu te fou de moi Sakura ? »

La rose ne répondit pas et d'un regard neutre, comme souvent, elle le regarda simplement. Un nouveau soupir franchi les lèvres du brun, jamais il n'aurait pensé lorsqu'ils étaient gosses qu'elle soit aussi borné.

« Prépare-toi. lança-t-il.

-Non.

-Non ? Tu es sûre de toi Sakura ?

-Je n'ai pas envie de sortir.

-Je ne te demande pas ton avis. claqua le jeune homme.

-Tu m'as obligé à venir chez toi, à manger, à dormir, mais tu ne m'obligeras pas à sortir. Tes pupilles ne peuvent pas m'y obliger ce coup-ci.

-Je n'ai pas besoin de ça pour que tu t'habille. Si tu ne vas pas te laver pour ensuite te changer, c'est moi qui le fais.

-Tu n'oserais pas ? s'offusqua la demoiselle.

-Ne me met pas au défi. »

Tous deux se toisèrent du regard, celui du brun était bien plus dur pour bien lui montrer qu'il était bien capable de la déshabiller de force et Sakura le savait pertinemment. Elle soupira et se leva, Sasuke quitta donc la pièce, petit sourire en coin. Les rougeurs sur ses pommettes il les avaient vus, finalement, il y avait bien quelque chose sur quoi elle réagissait... Il repartit ensuite dans la cuisine, sachant d'ores et déjà que cette fois-ci, la rose allait se laver et se changer, il n'avait pas du diverger longtemps, elle avait très vite compris qu'il était dans son intérêt qu'elle le fasse seule.

Ce n'était pas toujours facile pour l'Uchiha, il n'aimait pas être dur avec elle, la forcer pour quoi que ce soit, mais il n'avait pas vraiment le choix. S'il voulait qu'elle reprenne goût à la vie et qu'elle prenne soit d'elle, il était obligé de la faire capituler en son sens. C'était pour son bien à elle et pour lui, ce n'était pas toujours de gaieté de cœur...

Trente minutes plus tard, la jeune fille était enfin prête malgré que le ténébreux s'était mit à rouler des yeux au vue des vêtements qu'elle avait opté. Simple pantalon et un haut qui lui appartenait. Il était fini le temps où elle se mettait en valeur. Ses cheveux étaient coiffés négligemment et pas une once de maquillage, aussi léger soit-il, ne figurait sur son petit minois.

Sans plus de cérémonie, ils sortirent en-dehors de l'appartement, la clarté du jour fit mal aux yeux à la rose, mais Sasuke ne se démonta pas, il était temps qu'elle sorte un peu et c'est de son pas souple, mais lent, qu'il se mit à avancer. Sakura n'eut d'autres choix que de le suivre alors qu'il marchait mains dans les poches, tic qu'il avait eut depuis sa plus tendre enfance.

La fleur ne regarda pas autour d'elle, elle mettait simplement un pied devant l'autre alors que le village s'éveillait tout doucement, que les commerces s'ouvraient et que certains enfants jouaient déjà dans les rues. L'Uchiha salua quelques passants et certains Shinobi dont l'Haruno ne fit aucunement attention. Mais ça aussi, Sasuke n'était pas été étonné, c'était quelque chose qu'elle avait opté depuis son réveil à l'hôpital. Même Naruto elle ne voulait plus le voir et il n'arrivait pas à comprendre pourquoi alors qu'ils avaient été si proches. Elle lui avait dit qu'elle n'était plus comme lui, mais pour le brun, ce n'était pas une raison suffisante.

Ils pénétrèrent le marché du village qui était déjà assez bondé, Sasuke espérait au fond de lui-même que quelque chose, même un petit rien attire l'attention de la jeune rose. Il cherchait encore ce qui pouvait bien l'intéresser, lui donnant un nouveau but, fairechoux blanc n'était pas dans ses habitudes d'ordinaire.

Le temps s'écoula et le jeune homme fini par penser que ça avait été une perte de temps jusqu'à arriver à un stand où des vêtements de bébé et enfants étaient exposés. Juste à côté de la femme qui tenait l'endroit, deux enfants jouaient sagement ensemble, ils avaient tout au plus cinq et six ans d'après ce que le ténébreux pouvait constater. Il vit également de la mélancolie dans les prunelles de la jeune fille qui ne pouvait quitter du regard ce qu'elle avait sous ses émeraudes.

Sans qu'il comprenne pourquoi, le cœur de Sasuke se mit à s'emballer dans sa poitrine et il se mit à son tour à observer les enfants que Sakura regardait. Jusqu'à présent, le désir d'avoir un enfant n'avait pas encore effleuré son esprit, mais depuis qu'il partageait son quotidien avec la rose, bon nombres de choses avaient changés dans son train de vie et ses objectifs, du moins certains n'étaient plus les mêmes. Comme le fait de ne plus vivre seul par exemple...

Il s'approcha de la demoiselle pour se mettre à son côté et elle le regarda, cette fois-ci, ce ne fut pas un regard neutre ou vide, non, il était triste et il se damnerait pour savoir à quoi elle pensait au juste. Elle ne disait jamais rien, elle ne lui faisait pas part de ses états d'âme. Tout ce qu'il savait, c'est qu'elle avait peur de dormir et qu'elle n'avait jamais faim, ça s'arrêtait là.

« Pourquoi tu n'en ferais pas un objectif ? questionna Sasuke.

-De quoi tu parles ?

-Avoir un enfant.

-Jusqu'à preuve du contraire, c'est le genre de chose qui se fait à deux Sasuke.

-Et alors ? Qu'est-ce qui t'en empêche ?

-Pour quelqu'un qui se fait passer pour un génie, tu as parfois des répliques qui ne tiennent pas debout. »

Suite à cette phrase, la jeune fille reprit sa marche, tournant le dos à ce qui l'avait fasciné. Sasuke la rejoignit et le silence entre eux se fit à nouveau. Néanmoins, le cerveau de l'Uchiha marchait à vive allure, s'il se souvenait bien, étant plus jeune, c'était avec lui qu'elle voulait partager sa vie, elle l'aimait à l'époque, d'où le fait du désir d'enfant que toute femme avait au fond de son cœur. Et Sakura ne faisait pas exception à la règle, il en était certains. Voir des enfants entre eux, des vêtements de bambins avait du sûrement raviver ce désir, évidemment, elle tournait le dos à nouveau à ce qu'elle ressentait et ce qu'elle avait voulu autrefois.

Il ne savait pas trop ce qu'il devait faire, il voulait l'aider un maximum et il ne savait même pas si son corps pourrait supporter une grossesse. Il lui avait tant fait de mal par le passé et se racheter auprès d'elle était un besoin irrépressible qui l'habitait sans cesse. C'était l'une des raisons qui l'avait poussé au départ à lui rendre visite à l'hôpital, la donne avait changé à présent, il tenait à elle, beaucoup même. Etait-ce de l'amour ? Il n'en savait rien. A part l'amour qu'il avait éprouvé pour sa famille, il ne savait pas ce que c'était d'aimer une femme. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il aimait que la rose soit chez lui, vive avec lui, partage son quotidien, ses repas, mette ses vêtements. Lorsqu'elle partirait de chez lui, elle laisserait indéniablement un vide, pourrais-t-il le supporter ? Il n'en savait rien non plus. Le manque d'une personne qui est cher au cœur il connaissait bien et il n'avait plus envie de vivre ça. A vrai dire, dans sa tête, c'était le capharnaüm où toutes pensées se bousculaient concernant la jeune fille.

Encore une fois, il avait éconduit les parents de sa protégée, encore une fois, il avait eut droit à des regards noirs et à des reproches du style qu'il les empêchait de voir leur fille. Leur chair et leur sang et pour ne pas changer, avec tact, il les avait rassuré comme quoi elle allait mieux, mais qu'elle avait encore besoin de repos. Tout en s'adossant à la porte d'entrée, Sasuke soupira. Sakura ne voulait pas voir ses parents et il n'en connaissait pas la raison, elle avait encore la chance de les avoir et il se faisait passer pour le mauvais, il y était habitué soit dit en passant, mais quand même, il n'arrivait pas à comprendre ce désir que la rose avait de ne voir en aucun cas ceux qui l'avait conçut et chéri tout au long des années.

C'était le soir, après le marché, ils avaient fait des courses ensemble, mais la demoiselle avait nié toute personnes qui avaient essayé de lui parler, il en avait secoué sa tête par dépit et ensuite, ils étaient rentrés. Elle s'était reposé durant l'après-midi, mais pas très longtemps, un cauchemar l'avait réveillé dans un cri d'agonie et il l'avait pris dans ses bras alors qu'elle avait tremblée et pleurée. C'était souvent ainsi et il ne savait pas ce qui peuplait ses rêves, ce qui pouvait l'angoisser à ce point-là.

Il pourrait le savoir, il lui suffirait de plonger dans son subconscient, mais il ne voulait pas y forcer la rose, il voulait qu'elle se confie à lui de son plein gré, chose qui était assez délicat puisqu'elle se fermait comme une huitre. D'un pas las, alors qu'ils avaient mangé peu de temps avant, il se dirigea vers sa chambre où il trouva la demoiselle au bord du lit en train de regarder la télévision. La noirceur du dehors pénétrait la pièce où les tentures n'étaient pas fermées et elle tourna à peine son regard vers lui. Il prit appuis avec son épaule sur le chambrant, bras croisés sur son torse et il regarda le dos de la fleur qui elle, ne faisait déjà plus attention à lui.

« Tes parents aimerais te voir.

-Je n'ai pas envie de les voir pour l'instant.

-Pourquoi ?

-Tu poses trop de questions Sasuke.

-Je veux juste comprendre. Tu as la chance de les avoir et tu les renies.

-Ils sont trop envahissant. soupira la rose.

-Je préférerais avoir des parents envahissants que de ne pas en avoir du tout. »

Sakura tourna à nouveau sa tête vers le ténébreux et elle vit toute la douleur qu'il cachait dans ses prunelles. Lentement, elle se leva, guidé par son cœur et s'approcha de lui, il se mit à la regarder de ses abysses alors qu'un petit écart seulement les séparait.

« Je sais Sasuke, mais les miens ne sont pas les tiens, tu ne sais pas c'est quoi de vivre avec eux.

-J'en déduis que tu préfères vivre avec moi.

-Toi tu n'es pas collant. répondit la fleur en soulevant des épaules. Même si je n'aime pas certaines manières de ta part, tu es bien plus supportable qu'eux.

-Dans ce cas, j'ai une proposition à te faire.

-Laquelle ?

-Tu voulais avoir des enfants avant non ?

-C'est du passé, j'ai fait une croix dessus comme bon nombres de choses.

-Eh bien je te propose de concrétiser ça.

-Que veux-tu dire ?

-Fais un enfant avec moi.

-Tu délires ? s'offusqua la jeune fille.

-Je suis sérieux.

-Je ne te crois pas une seule seconde. M'as-tu regardé au moins ? Je ne suis plus capable de rien !

-Je te l'ai déjà dit, tu peux très bien vivre comme tous civils, il te suffit d'avoir un nouveau but et je te l'offre.

-Avoir un enfant avec quelqu'un c'est ce lié à jamais avec l'autre personne.

-Tu viens clairement de me faire comprendre que tu préférais vivre ici plutôt que de retourner chez tes parents.

-Je ne suis pas folle au point de m'unir à toi, oublie ça tout de suite. »

Sur cette parole, la jeune fille passa à côté du brun pour se diriger vers la salle de bain. Sans qu'elle le sache, elle venait de poignarder le pauvre cœur du jeune homme qui avait mal des paroles de cette dernière. Il n'avait pas pensé qu'elle réagirait ainsi, il croyait plutôt qu'elle allait se mettre à rougir ou à pleurer, mais rien n'en était. Bien du contraire, elle l'avait éconduit à merveille alors que durant toute l'après-midi, il avait cogité cette idée dans sa cervelle. C'était la seule option qu'il avait trouvé pour la booster et ça avait fait tout l'effet inverse, bien malheureusement...