Titre : Mariage arrangé
Genre : Famille/Romance
Rating : K+
Personnages : Tous
Résumé : Les parents de Kazuha et Heiji s'inquiètent pour eux et décident, pour leur bien, de les marier ensemble. Cependant, les réactions sont imprévisibles et quand les sentiments s'emmêlent, tout devient beaucoup plus compliqué.
Disclamer : Détective Conan ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Aucun
Note : Bonne lecture !
Guest : Merci pour ta review et merci pour la correction, c'était une belle faute d'inattention ;)
Chapitre 2
"L'année prochaine, elle rentrera à l'université. Soyons honnête, Heiji non. Il va ouvrir une agence de détective ce qui va l'éloigner de Kazuha. Même si ton fils attire les meurtres comme un aimant, il est aussi le plus à même de la protéger. C'est de toute façon comme ça que ça va finir. Disons qu'on leur facilite les choses. Tu sais comme moi qu'ils s'aiment. Il faudrait être aveugle pour ne pas le remarquer. Si on les laisse faire, dans cinq ans on y est encore. Et puis, je suis sûr que tu y as déjà pensé."
Il se tourna vers Heizo en murmurant ces derniers mots et constata que son ami était pensif, appuyé contre la porte. Il ne rejetait donc pas sa proposition.
"Et leur réaction ? Heiji va se rebeller et ça va blesser Kazuha.
- Il va se rebeller contre un ordre aussi stupide, mais je ne pense pas qu'il le fasse devant elle. Kazuha non plus d'ailleurs. Ils se ressemblent tous les deux.
- Ce qui va les gêner, ce sont les sentiments de l'autre vu qu'ils ne se sont pas encore rendus compte qu'ils étaient réciproques.
- Justement, argua Ginshiro. Ça va les brusquer, mais tu sais comme moi qu'Heiji, tout seul dans son agence de détective, ce ne sera pas possible. Il a besoin d'une femme pour prendre soin de lui. Enfin, il a besoin de Kazuha.
- Alors, c'était pour ça ce dîner. Me montrer que Kazuha est capable de tenir une maison."
Ginshiro manqua de s'étouffer et lui lança un regard peu amène.
"Pas du tout, répliqua-t-il en fourrant ses mains dans ses poches.
- Je n'en doutais pas, tu sais. Ça fait un moment que je les observe ces deux-là. Accélérer ainsi les choses, tu crois vraiment que c'est une bonne idée.
- Nous partons d'un constat", déclara fermement Ginshiro.
Heizo lui lança un regard intrigué et s'approcha de lui.
"Ils s'aiment", reprit-il.
Cet argument irrévocable fit soupirer Heizo.
"J'en parle à Shizuka", déclara-t-il avant de rentrer.
Ginshiro le regarda faire et leva à nouveau les yeux vers le ciel. Était-ce vraiment une bonne idée ?
"Alors, de quoi as-tu parlé avec Ginshiro ? interrogea Shizuka une fois qu'Heiji fut monté dans sa chambre. Ça m'avait l'air assez sérieux, non ?
- Oui, assez."
Il gagna la chambre et enleva sa veste.
"Ça concerne Heiji et Kazuha, non ?" continua sa femme en l'aidant avec sa cravate.
Il opina, toujours en pleine réflexion.
"Vous pensez à leur futur.
- Très observatrice", complimenta Heizo en lui lançant un sourire.
Elle lui rendit et déposa un baiser au coin de ses lèvres.
"J'ai eu un bon professeur."
Heizo se demandait encore si c'était une bonne idée lorsqu'il l'expliqua à sa femme. Elle ne prononça pas un mot, impassible et attendit qu'il ait fini.
"Ginshiro n'a pas tort concernant les voyous des universités. Beaucoup d'étudiants ne sont là qu'en touristes, marmonna-t-elle.
Elle réfléchit quelques secondes et releva la tête avec un sourire radieux.
"Je suis d'accord. Ils finiront ensemble alors un peu plus tôt ou un peu plus tard. Par ailleurs, je serai rassurée de savoir Kazuha avec Heiji. Il est si instinctif parfois. Ça le met en danger inutilement."
Heiji soupira en entendant sa femme critiquer le courage parfois suicidaire de son fils, qualité qu'il héritait sans aucun doute d'elle. Cependant, elle était d'accord et elle connaissait bien son fils. Vaincu, il rappela Ginshiro.
Une semaine plus tard, Kazuha se réveilla de bonne humeur. Ils étaient en vacances d'été, enfin ! Elle s'étira, restant dans son lit et finit par se lever en se souvenant qu'elle avait rendez-vous avec Heiji à onze heures. Ils voulaient tester un nouveau restaurant qui était, d'après les rumeurs, très bon. Rapidement, elle se doucha et mît une robe légère. Elle attacha ses cheveux avec un ruban orange, prit son sac et sortit. Il faisait déjà chaud dehors. Heureusement, un vent léger soufflait. Un sourire s'épanouit sur son visage. Il s'agrandit lorsqu'elle aperçût Heiji. Adossé à un mur, il l'attendait.
"Heiji ! appela-t-elle en courant vers lui.
- T'as vu l'heure ! rétorqua-t-il en regardant sa montre.
- Je me venge de tes retards, monsieur le détective.
- Comment ça ?!"
Une nouvelle dispute débuta, mais elle fut vite oubliée. Discutant de la fin des cours, ils en profitèrent pour se balader.
Le restaurant se révéla effectivement très bon et ils se félicitèrent d'être venus si tôt. Un monde fou se pressait pour entrer quand ils en ressortirent. Par une aussi belle journée, ils firent un tour dans le centre ville. Kazuha se précipita en voyant sa bouquinerie préférée ouverte. Heiji soupira et se décida à la suivre. Elle pouvait y passer des heures quand elle le voulait, mais son air passionné était décidément trop mignon pour qu'il se permette de passer à côté.
Une heure plus tard, Heiji parvint à la tirer hors du magasin, lui rappelant qu'il était l'heure du goûter. Cet argument fonctionna à merveille et cinq minutes après, Kazuha dégustait sa glace. Elle lui sourit et remercia le ciel qu'il n'y ait pas encore eu de meurtres, d'enlèvements ou de vols. Ça relevait presque du miracle. Elle finit sa glace tranquillement et s'étira en se relevant.
Heiji regarda sa montre et sursauta. Il attrapa sa main et se mît au courir.
"Heiji ? Qu'est-ce qui se passe ?!" fit Kazuha, surprise par sa réaction.
Il ne répondit pas, mais accéléra sans la libérer. Confiant, il lui sourit et ils entrèrent dans un aquarium. Heiji paya les entrées, ignorant les questions de Kazuha et il se précipita vers le bassin extérieur. Là, un spectacle aquatique débutait. La jeune fille eut juste le temps de comprendre que ce numéro était quasiment unique d'après les affiches. En effet, il n'avait lieu que trois fois dans l'année. Excitée comme une enfant, elle s'assit à côté d'Heiji le cœur battant. Elle adorait les spectacles aquatiques.
Après ça, ils visitèrent l'aquarium et ce n'est que vers 19 heures, l'heure de fermeture, qu'ils partirent. Ils achetèrent des kushikatsus, des sortes de petites brochettes, sur le chemin du retour.
"Au fait, reprit Heiji, je t'ai dit que je cherchais une maison. Je crois l'avoir trouvée. Tu viendras me dire ce que tu en penses ? demanda-t-il l'air de rien.
- Bien sûr."
Elle lui sourit et il fut soulagé. Il priait pour qu'elle lui plaise. C'était une maison traditionnelle à rénover certes, mais elle était magnifique. Pourtant, il fallait que Kazuha l'aime également. Sinon, ça ne collerait pas.
Il jeta discrètement un regard à son amie. Elle mangeait, apparemment ravie. Elle se mît d'ailleurs à lui parler de cette journée, commentant ce qu'ils avaient fait. Il ne put s'empêcher de sourire devant son air enjoué.
Oui, il fallait vraiment que cette maison lui plaise. Comment pourrait-il lui demander de vivre avec lui si ce n'était pas le cas ? Tout à ses interrogations, il soupira et mît quelques secondes à remarquer que Kazuha s'était arrêtée.
"Heiji, souffla-t-elle. Papa ne devait pas rentrer tôt ce soir alors... pourquoi les lumières sont allumées ?" questionna-t-elle en regardant sa maison.
En effet, au bout de la rue, les lumières de la maison des Toyama étaient allumées. Avant qu'il ne puisse la retenir, elle se précipitait déjà vers celle-ci, furieuse que quelqu'un ait pu s'introduire chez elle. Il courut derrière elle en la rappelant. Alors qu'elle entrait dans la maison, il la tira par les épaules et passa devant elle.
"C'est dangereux, Kazuha", déclara-t-il avec sérieux.
Collée contre lui, elle protesta et ils ne remarquèrent les chaussures présentes dans l'entrée. Alors qu'Heiji reculait en essayant de contenir Kazuha dans un minimum de bruit, il s'emmêla les pieds dans les chaussures et tomba en arrière. Kazuha tenta de le retenir, mais en déséquilibre également, elle finit par tomber avec lui. Ils réalisaient à peine ce qui venait de se passer quand une exclamation les fit sursauter.
"Heiji ! Kazuha !" s'écria Shizuka, ouvrant la porte du salon.
Heizo et Ginshiro étaient là également et ils furent aussi surpris qu'eux. Kazuha essaya vainement de se relever, mais Heiji avait attrapé sa taille et il semblait plus mal au point qu'elle. Elle passa une main dans les cheveux du garçon, le faisant grogner.
"Tu vas avoir une bosse, annonça-t-elle. Désolée."
Il remarqua qu'il la tenait encore contre lui et la libéra. Ils purent se lever et les joues rougies, interrogèrent leur parents quant à leur présence ici. Si les deux hommes peinèrent à trouver une explication, Shizuka ne passa pas par quatre chemins.
"Nous avons quelque chose à vous annoncer."
Cette phrase eut le don de les angoisser et ils sentirent la pression monter.
"Que se passe-t-il ?" fit Kazuha en se tournant vers son père.
Elle pensait à sa mère et sans qu'il ne puisse s'en empêcher, Heiji la prit par les épaules. Kazuha retenait son souffle et Ginshiro ne comprit pas tout de suite la réaction de sa fille. Cette-dernière avait les larmes aux yeux.
"C'est une bonne nouvelle", crut bon de rajouter Shizuka.
En effet, Kazuha soupira et Heiji la relâcha, soulagé également. Ils s'installèrent à la table du salon et Ginshiro s'éclaircit la voix.
"Euh... Kazuha, je... en fait je pense que ce serait mieux en privé."
Il se leva, l'invitant à faire de même et ils sortirent. Heizo les approuva d'un signe de tête et Heiji recommença à s'inquiéter.
"Voilà, débuta son père avec un air grave. Ça concerne Kazuha."
Heiji sentit son rythme cardiaque s'accélérer. Qu'avait-elle ? Pourquoi cette ambiance ? Cette tension ?
"Nous avons décidé... reprit Heizo.
- De vous marier !" compléta Shizuka, ravie.
Heiji soupira, soulagé quelque part, avant de pousser un cri.
"Quoi ?! Mais ça ne va pas ? Nous marier ?!"
Des cris de protestations s'élevèrent de l'étage et des bruits de pas précipités se firent entendre. La porte claqua et quelques secondes plus tard, Ginshiro apparaissait, dépité. Heiji le fusilla du regard, mais mît ses sentiments de côté pour le moment. Kazuha était partie, seule, au beau milieu de la nuit. Enfin, il était juste 21 heures, mais tout de même.
"On reparlera de ça", fit-il avant de se lancer à sa poursuite.
J'espère que ce second chapitre vous a plu. Bisous à tous !
