Titre : Mariage arrangé
Genre : Famille/Romance
Rating : K+
Personnages : Tous
Résumé : Les parents de Kazuha et Heiji s'inquiètent pour eux et décident, pour leur bien, de les marier ensemble. Cependant, les réactions sont imprévisibles et quand les sentiments s'emmêlent, tout devient beaucoup plus compliqué.
Disclamer : Détective Conan ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Aucun
Note : Voici le chapitre 5 ! Pour ceux qui l'attendent, je poste également le chapitre suivant de Ce sera nous (désolée du retard). Je vous embrasse tous !
Chapitre 5
Il la déposa un peu avant dix-neuf heures chez elle. Son père était là et Heiji entra pour le saluer.
"Eh bien, déclara Ginshiro d'un ton neutre. Vous êtes inséparables. Qu'avez-vous fait aujourd'hui ?
- Nous avons visité une maison, répondit Kazuha en servant le thé. Elle est vraiment magnifique, typiquement japonaise. Il faudra qu'on y retourne pour le jardin, mais..."
La jeune fille s'arrêta en voyant que son père restait la bouche grande ouverte, le regard vide.
"Papa ?"
Elle se tourna vers Heiji, étonnée.
"Je crois que tu l'as perdu à "nous avons visité une maison", émit ce dernier les joues rougies, en buvant doucement son thé.
Kazuha comprit alors le sens de sa phrase dite si naïvement, ce que ça voulait dire pour son père. Peut-être plus que ce que c'était réellement puisqu'à la base, elle venait juste donner son avis. Cependant, les choses avaient bien changé. C'était donc normal qu'il soit choqué de cette nouvelle.
"Papa ? appela-t-elle en se reprenant. Ce n'est pas comme si j'allais partir demain, hein."
Effectivement, cela parut tirer son père de sa torpeur. Il regarda sa fille, un instant surpris et finit par la prendre dans ses bras.
"Bien, fit-il la libérant, s'éclaircissant la voix. Euh... nous mangeons chez les Hattori ce soir."
Kazuha lança un regard à Heiji. Décidément, ils ne se quittaient plus, ce qui ne les empêchait pas d'éviter le sujet du moment. Ils avaient été si près tout à l'heure.
Repoussant ses pensées, Kazuha acquiesça et répondit aux questions de son père avec Heiji à propos de la maison.
Un peu avant dix-neuf heures, Ginshiro partit le premier puisque les deux autres avaient toujours la moto à ramener. Kazuha en profita pour prendre une rapide douche. Elle mît un short et un débardeur ainsi qu'un léger pull par dessus. Elle n'oublia pas sa veste en cuir et rejoignit Heiji. Plongé dans un livre, il ne la remarqua pas avant un moment. La jeune fille lisait par dessus son épaule, curieuse de connaître ce qui captivait tant son ami. Avant qu'elle n'ait pu trouver, il avait brusquement refermé le livre.
"On y va", déclara-t-il avant de lui faire un sourire moqueur.
Kazuha protesta pour la forme, mais le suivit. Elle ferma la porte et s'installa derrière lui. Quand ils arrivèrent, ils furent étonnés d'entendre Shizuka rire aux éclats.
"Qu'est-ce qui se passe ?" questionna Kazuha en entrant.
Elle salua les parents de Heiji et s'assit à côté de son père.
"Alors comme ça, sourit Shizuka, vous avez visité une maison. Dis donc, vous ne perdez pas de temps tous les deux."
Kazuha sentit ses joues virer au rouge pivoine et fut soulagée de voir qu'Heiji était dans le même état.
"C'était prévu bien avant... avant ça, rétorqua Kazuha. Heiji voulait acheter une maison pour pouvoir y ouvrir son agence de détective.
- Oui, une maison traditionnelle, compléta Ginshiro.
- Avec un grand jardin, ajouta Heizo, également amusé par la situation.
- Tout ce que tu aimes, Kazuha", conclut Shizuka avec un clin d'œil.
Contrairement à ce qu'ils escomptaient, la jeune fille ne se rebella pas. Non, elle resta droite, calme, les joues rougies.
"Ce ne sont pas que mes goûts. Ce sont aussi ceux de Heiji, voilà tout.
- Ah oui ? reprit Shizuka. Et tu crois qu'il n'a pas pensé à toi en voyant cette annonce ?"
Cette fois-ci, ce fut au tour de Heiji de réagir.
"Bien, bien, je vous que vous êtes en forme ce soir. Alors, on va vous laisser, déclara-t-il soudainement. Viens Kazuha."
Il se leva et lui tendit la main. Surprise de son attitude, elle se laissa faire et ils sortirent sans que personne ne prononce le moindre mot. Heiji la guida dehors, gardant sa main dans la sienne. Cela rappela à Kazuha ce fameux soir où elle s'était enfuie après avoir appris qu'elle allait devoir épouser Heiji. Ce n'était que trois jours auparavant, pourtant ça lui semblait soudainement extrêmement loin.
"Attends Heiji. Ce n'est pas poli, on ne peut pas partir comme ça. Heiji ? Tu m'écoutes ?!"
Ils étaient à présent dans le jardin et Heiji se retrouva contraint de s'arrêter puisque Kazuha, qui n'avait aucune réponse, refusait d'avancer.
"Et eux, tu crois que c'est correct ce qu'ils font ?"
Perdue, la jeune fille resta muette et cessa tout mouvement.
"Marier les gens de force, Kazuha, tu crois que c'est correct ?
- Heiji", souffla-t-elle en sentant les larmes lui monter aux yeux.
Si la première question avait été posée d'un ton calme, la deuxième laissait ressortir sa colère. Elle se prit à redouter ses paroles.
Devant son air terrifié, il se radoucit et lui sourit faiblement.
"Ce n'est pas après toi que j'en ai Kazuha. Au fond, ils n'ont pas tort, j'ai bien pensé à toi en voyant cette annonce, murmura-t-il en se frottant la tête d'un air gêné. Tout ce que j'aurais aimé c'est avoir la chance de te demander moi-même en mariage, et que tu puisses choisir ta réponse."
Elle resta immobile, complètement décontenancée par ce qu'elle venait d'entendre. Heiji se mordit la lèvre devant son silence. Il avait peur d'avoir dit une bêtise.
"Euh... pas tout de suite bien sûr. Je... je pensais plutôt dans quelques années.
- Heiji, qu'est-ce que ça veut dire ?" souffla-t-elle brusquement.
Elle serra sa main dans la sienne, le regard implorant. Ce fut à son tour d'être surpris, il pensait être suffisamment clair.
"Baka !" fit-il en s'emportant.
Il la lâcha et fronça les sourcils. Il mît ses mains sur ses hanches, schéma d'une dispute classique.
"Ça veut dire que je t'aime, aho !"
Cependant, il se calma aussitôt. Conscient d'avoir été un peu cru en disant de telles paroles, il pria quand à sa réaction à venir. Tant qu'il ne finissait pas au sol, maîtrisé par une technique d'aïkido, il devrait s'estimer chanceux.
À la place de ça, il vit les yeux de la jeune fille s'humidifier. Elle porta ses mains à son visage en commençant à pleurer. Ah, cette réaction là, il ne l'avait pas prévu. Paniqué, il la prit par les épaules, la secouant gauchement.
"Hey ! Kazuha, ne pleure pas", s'écria-t-il alors qu'elle venait se nicher dans ses bras.
Il la garda contre lui, gêné, une main dans son dos. Voilà, elle pleurait à nouveau à cause de lui. Si encore il avait su la réconforter, mais lui même se trouvait extrêmement atteint quand il la voyait pleurer. Il se sentait idiot. Lui dire qu'il l'aimait en lui criant à moitié dessus, c'était vraiment stupide. Pourquoi avait-il fallu qu'il s'emporte ? Ran lui avait dit : trouver les bons mots. Et le bon moment aussi, accessoirement. Mais non, il avait fallu qu'il réagisse comme ça.
"Heiji, murmura Kazuha, tout contre lui. Si dans ces quelques années, j'avais toujours ressenti ce que je ressens maintenant alors... j'aurais dit oui."
Il sentit son cœur se gonfler de joie et la serra un peu plus contre lui. Elle ne lui en voulait pas. Elle l'aimait. Ou tout du moins, elle acceptait de l'épouser. Alors, il était heureux. Il appuya son menton sur ses cheveux et la pression qui le suivait depuis quelques jours s'évanouit dans l'air. Pourtant, ils avaient encore un choix à prendre.
"Que faisons-nous ? demanda-t-il au bout d'un moment. Est-ce qu'on choisit de rester fiancés pour nous marier dans quelques années ou est-ce qu'on se rebelle contre nos parents pour... euh...
- Nous marier dans quelques années", compléta Kazuha en s'éloignant un peu de lui pour plonger son regard dans le sien.
Il approuva, mais sentait son esprit changer de préoccupation. Pour la deuxième fois de la journée, il n'eut plus que ses lèvres en tête. Pire qu'une torture, il ne put s'empêcher de raffermir sa prise. Il sentait son souffle rapide sur ses lèvres. Vaincu d'avance, il la vit fermer les yeux et elle noua ses mains autour de son cou, pressant sa poitrine contre son torse.
Délicatement, il posa ses lèvres sur les siennes. Il goûtait à peine à sa bouche qu'ils furent interrompus par un cri de Heizo. Quelques secondes plus tard, ils virent leur pères sortir et se diriger en courant vers la voiture. Une urgence apparemment. Les inspecteurs ne remarquèrent pas le couple puisqu'ils étaient dans le noir à côté du cerisier, à quelques mètres du chemin. Heiji la relâcha alors que la voiture disparaissait derrière le mur d'enceinte. La curiosité du détective avait été piquée au vif. En effet, il se précipita à l'intérieur pour interroger sa mère.
"Je ne sais pas. Ton père a reçu un appel et ils sont partis, comme vous d'ailleurs."
Cette phrase fit rougir Kazuha. Elle s'excusait tandis que Heiji tentait de contacter son père, en vain.
"Kazuha, peux-tu appeler le tien ?"
La jeune fille s'exécuta, mais comme précédemment, il ne répondit pas. Il soupira de frustration. Que faire ? Ils ne seraient certainement pas au commissariat.
"Vous pouvez manger tout d'abord", lança Shizuka l'air de rien.
Finalement, ils se retrouvèrent tous les deux à table autour d'un bon repas.
"Heiji, s'ils ont besoin d'aide, ils appèleront. Tu as essayé avec Otaki ? questionna Kazuha, souhaitant lui faire retrouver le sourire.
- Oui, rien non plus", fit-il toujours préoccupé.
Il continua de manger en silence sans se départir de son air boudeur. Cela amusa Kazuha qui en profita pour se moquer de lui. C'était bien trop tentant. Elle riait lorsque Shizuka revint.
"Tout va bien ? demanda-t-elle en se tournant vers la jeune fille.
- Oui, oui, répondit celle-ci.
- J'ai préparé une chambre pour toi.
- Oh, merci. C'est gentil.
- Oh non, après tout tu fais partie de la famille."
Cette réflexion les fit rougir et sitôt le repas terminé et la table débarrassée, ils montèrent se coucher. Kazuha dormait dans la chambre contiguë à celle de Heiji. Alors qu'elle lui souhaitait bonne nuit sur le pas de porte, il sembla hésiter.
"Attends, je..."
Le cœur de Kazuha se mît à battre à tout rompre. Que voulait-il ? Tous les scénarios possibles et inimaginables se mirent à tourner dans son esprit. Heiji entra brusquement dans sa chambre, il en ressortit quelques secondes plus tard et lui tendit un short et un tee-shirt.
"Ton pyjama", informa-t-il devant son air surpris.
Lui paraissait embarrassé. Elle le prit en le remerciant et entra dans sa chambre, fermant la porte derrière elle. De l'autre côté, Heiji soupira.
Le lendemain matin, Kazuha se réveilla vers dix heures. Elle se leva aussitôt, consciente qu'Heiji devait l'attendre, ou pas. En fin de compte, lorsqu'elle arriva en bas, habillée et débarbouillée, il n'y avait que Shizuka.
"Bonjour Kazuha-chan, tu as bien dormi ?"
Elle opina, cherchant Heiji des yeux.
"Il n'est pas là, répondit-elle. Il s'est levé tôt et est tout de suite parti pour le commissariat."
Kazuha baissa la tête, déçue. Elle aurait voulu passer la journée avec lui, comme tous les autres jours en réalité.
Shizuka lui sourit faiblement et détourna le regard, portant une tasse de thé à ses lèvres. Elle n'aimait pas mentir, même lorsqu'il s'agissait d'un petit mensonge. En effet, Heiji n'était pas parti aussitôt levé. La vérité, c'est qu'ils avaient discuté un moment et le sujet de leur conversation se trouvait justement en face d'elle, en train de déjeuner. Inconsciente d'être observée, la jeune fille mangeait son riz distraitement. Sans qu'elle ne puisse sans empêcher, Shizuka tenta d'imaginer comment son fils se comportait avec Kazuha quand ils étaient seuls. Il pouvait être tellement maladroit parfois. Elle soupira et posa sa tasse.
"Quelque chose ne va pas ? Shizuka-han ? appela Kazuha en se penchant vers elle.
- Oh non, je... je pensais à Hei-chan. Je m'inquiétais pour toi en fait."
Kazuha lui lança un regard interrogateur et tourna toute son attention vers Shizuka.
"Il est si maladroit et brutal par moment, je ne sais pas comment il peut se comporter avec toi. Mais bon, tu le connais alors... je vais m'enlever ces idées de la tête."
Kazuha lui sourit. La mère de Heiji était vraiment adorable. Cependant, elle se posa la question. Comment était Heiji ? Les événements de la veille lui revinrent en mémoire et ses joues rosirent. Les mots passion et chaleur vinrent tourner en boucle dans sa tête.
"Kazuha-chan ?
- Oui ?" fit celle-ci en essayant de penser à autre chose.
Shizuka dut deviner car elle insista avec un sourire malicieux.
"Alors, alors ? Comment peut-il bien se comporter avec sa fiancée ?"
Cette fois-ci, Kazuha vira au rouge tomate.
"En parlant de ça..." reprit-elle sans se laisser désarçonner.
C'était l'occasion ou jamais de parler de cette histoire de mariage.
"Ah, je sais, coupa Shizuka. Heiji m'en a parlé ce matin. Il m'a dit être assez grand pour décider lui même de son avenir."
Kazuha haussa un sourcil. Ainsi, Heiji en avait parlé à sa mère.
"Il a parlé aussi d'irrespect, de vieilles traditions démodées. Il s'est un peu emporté à vrai dire, tu comprends pourquoi je m'inquiète pour toi."
Kazuha soupira en baissant la tête. Elle croyait que c'était parce qu'ils s'inquiétaient pour eux qu'ils avaient décidé de les marier ? C'était à n'y rien comprendre.
"Vous n'avez pas de soucis à vous faire, Heiji est..."
Elle se sentit hésiter sur le choix des mots.
"Égal à lui-même..."
Face à l'air surpris de Shizuka, elle crut bon de préciser sa pensée.
"Mais c'est de lui dont je suis amoureuse alors... j'imagine qu'il n'y a pas de problèmes."
Kazuha baissa la tête sur son bol de riz, embarrassée. Qu'est-ce qui lui prenait de révéler ses sentiments tout d'un coup ? Elle se sentit encore plus mal quand Shizuka se mît à rire doucement de l'autre côté de la table.
"Vous êtes adorables tous les deux", souffla-t-elle.
Cette remarque laissa Kazuha perplexe. Qu'avait donc dit Heiji à sa mère ? Peut-être avait parlé de son amour... pour elle ?
Une vague de joie vint envahir son cœur.
"Il m'a dit en rougissant que nous exaucions un de ces vœux les plus chers en arrangeant ce mariage avec toi, mais qu'il t'aimait trop pour te l'imposer. Il était aussi gêné que toi, c'était mignon."
Kazuha écarquilla les yeux. Il avait dit ça ? Il avait formulé exactement ce qu'elle-même pensait. Elle sourit cette fois-ci, heureuse.
"Au fait, fit Shizuka l'air de rien. Peux-tu lui apporter son bento ?" demanda-t-elle en la gratifiant d'un clin d'œil complice.
Ainsi, Kazuha se rendit au commissariat. Shizuka la déposa devant en lui souhaitant bonne chance. Elle entra et salua le policier chargé de l'accueil. Elle prit un badge de visiteur et monta dans les étages sans escorte. Il fallait dire qu'ici, étant la fille de Ginshiro Toyama et la meilleure amie d'Heiji Hattori, lui même fils de Heizo Hattori, elle était assez libre de ses mouvements, pour ne pas dire totalement. Cependant aujourd'hui, les choses semblaient un peu différente. En effet, son bento dans les mains, elle avait l'impression que tous l'observaient. C'était assez étrange. Elle croisa enfin Otaki et lui ne la dévisagea pas bizarrement, non à la place, il s'avança vers elle avec un grand sourire.
"Bonjour Kazuha-chan ! Ça fait longtemps. J'imagine que ça va en ce moment, non ?" fit-il en lui adressant un clin d'œil.
Quel était ce sous-entendu ? Elle fronça les sourcils. Heiji en avait parlé ?
"Des félicitations s'imposent, mais tu dois être là pour ton cher Heiji."
Il entreprit de la guider jusqu'à lui, continuant ses félicitations. Mais que lui avait dit Heiji ? Il n'avait certainement pas parlé du mariage arrangé. En revanche, leur pères eux, avaient peut-être pu parler du mariage. Ça semblait correspondre. Elle remercia Otaki, gênée, sans démentir quoi que ce soit. Après tout que pouvait-elle dire ? C'est ainsi qu'elle comprit ce qui intriguait tant de monde ce matin. Ils devaient tous être au courant d'où les regards insistants. Son questionnement s'arrêta net en voyant Heiji debout près du bureau de son père avec une dizaine de policiers. Il était tellement sérieux. Elle rougit en sentant une chaleur étreindre son ventre. Otaki referma la porte et elle remarqua alors que tous s'étaient tournés vers eux et plus particulièrement elle. Elle respira profondément. Super, elle qui venait de baver sur Heiji, ils n'avaient sûrement rien loupé du spectacle. Heiji s'avança vers elle sans aucun trouble. Il gardait son air sérieux et alors que Heizo déclarait qu'il était d'une pause, ils sortirent ensemble.
"Tout va bien, Kazuha ?" questionna-t-il.
En réalité, il avait été accosté de tous les côtés ce matin. C'était la première fois qu'il retournait au commissariat depuis ses fiançailles et les félicitations avaient été nombreuses. Il avait un peu peur que Kazuha ait subi la même chose.
Sans comprendre, la jeune fille acquiesça et lui tendit le bento.
"Tu as oublié ton bento, alors je suis venue te l'apporter", dit-elle avec un sourire.
Les inspecteurs quittèrent le bureau à cet instant et ils eurent le droit à quelques regards inquisiteurs.
"Et moi, je n'en ai pas ? demanda Ginshiro, déçu.
- Désolée, papa."
Elle esquissa un faible sourire coupable et se tourna vers Heiji.
"Monsieur Kamada a appelé ce matin. Il passe le bonjour à ma "charmante fiancée". Ce sont ses mots", précisa-t-il alors que Kazuha rougissait.
Décidément, elle avait l'impression qu'elle allait passer le restant de sa vie à rougir. Conscient qu'ils étaient observés et écoutés, Heiji l'emmena un peu plus loin dans le couloir.
"Il m'a demandé quand est-ce qu'on comptait revenir pour le jardin.
- Oh, fit Kazuha. Je suis en vacances alors, dès que ton enquête est finie, on le rappelle ?
- Je peux te laisser son numéro ?
- Oui, je m'en occupe", assura-t-elle en lui souriant.
Elle était heureuse. Pourquoi ? Elle ne savait pas. Peut-être grâce à la discussion qu'ils avaient eu hier soir ? Ou au fait qu'il tienne particulièrement à l'inclure dans son projet d'achat de maison ?
Heiji lui envoya le numéro par message et prit son bento.
"Merci", sourit-il.
Il sentit ses joues rosir sous le regard de la jeune fille. Elle paraissait extrêmement heureuse. Avec ce qui s'était passé ce matin, il prenait vraiment conscience la situation. Il était fiancé avec Kazuha. Bon, certes, il faudrait la demander en mariage et vraiment parce que ce mariage arrangé, ce n'était absolument pas ce qu'il voulait pour elle. Il le ferait. En attendant, ils étaient fiancés. Qu'elle vienne lui apporter son bento le rendait heureux.
Le sujet étant lancé, Kazuha lui parla de la maison et plus spécifiquement du jardin. Le peu qu'ils avaient vu laissé présager beaucoup de travaux, mais une fois remis en état, il serait magnifique.
"Oh, pour l'achat de la maison. On peut faire une double caution, comme en cas de colocation, proposa-t-elle.
- Oui, tu penses à ton père ?"
Elle opina, souriante.
"Après tout, nous serons deux à y vivre, non ?
- Oui, pour l'instant."
Il rit devant son air étonné et eut envie de la prendre dans ses bras. Il retint à grande peine ce geste si peu approprié à l'endroit et se contenta de lui sourire. Pour l'instant, ils étaient deux.
Bouh ! Je trouve cette fin de chapitre trop mignonne ! Enfin bref, je m'emballe. J'espère que vous avez aimé. Alors la discussion a-t-elle été à la hauteur de vos attentes ? Que pensez-vous de la scène au commissariat ? Et bien sûr, leur premier baiser, ou presque. Oui je sais, c'est une frustrant. J'espère qu'il vous a quand même plu.
Dans le prochain chapitre, nous allons enfin voir la maman de Kazuha ! On va avoir quelques avancées dans la relation Heiji/Kazuha également.
