Titre : Mariage arrangé
Genre : Famille/Romance
Rating : K+
Personnages : Tous
Résumé : Les parents de Kazuha et Heiji s'inquiètent pour eux et décident, pour leur bien, de les marier ensemble. Cependant, les réactions sont imprévisibles et quand les sentiments s'emmêlent, tout devient beaucoup plus compliqué.
Disclamer : Détective Conan ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Aucun
Note : Ceci est en quelque sorte un chapitre transition, j'espère qu'il va quand même vous plaire. Bonne lecture donc ! Les choses vont bouger et vous aurez un avant goût des vacances (pour ceux qui ne sont pas partis).
Bidimouille : Oh merci ^^ ça me va droit au cœur. Je vais faire de mon mieux.
Chapitre 6
La fin de la semaine fut consacrée à l'affaire en cours pour Heiji. Kazuha trouva cependant plusieurs excuses pour passer le voir et rester avec lui. Si son rôle de grande sœur ne tenait plus, celui de fiancée fonctionnait parfaitement. Il était même plus approprié pour le suivre dans ses enquêtes.
Le week-end, Kazuha avait pu prendre rendez-vous avec Monsieur Kamada. Ils trouvèrent beaucoup plus facilement cette fois-ci et se garèrent non loin de la maison.
Cette seconde visite fut aussi magique que la première. Même si Heiji restait lucide face à l'étendue des travaux à réaliser, il croyait rêver.
Kazuha prit connaissance du prix de vente de la maison, une somme dérisoire en réalité pour une si belle demeure. Elle réalisa alors qu'il y aurait certainement une bonne compensation en rénovation. Par ailleurs, elle avait discuté avec son père et il était d'accord pour se porter garant. Il demandait juste à voir la maison. Les parents de Heiji firent la même requête et une troisième visite fut prévue pour la semaine suivante.
Entretemps, Kazuha éplucha les journaux, se renseigna sur les annonces immobilières dans Osaka et ses alentours. Elle le convainquit de visiter d'autres maisons et appartements, histoire d'être sûr. Même si c'était une aubaine, ils ne pouvaient pas décider d'acheter une maison comme ça sur un coup de cœur. Cependant, elle dut bien avouer que face à elle, aucune autre ne faisait le poids.
En raison de leur travail, Heizo et Ginshiro n'avaient pu se libérer que dans la soirée, mais ça ne dérangea pas le vieil homme. Il les accueillit avec plaisir et avait même préparé le repas. Les trois adultes furent conquis par la maison et malgré les travaux, se montrèrent très enthousiastes. Ils restèrent jusque tard dans la soirée si bien que lorsqu'ils rentrèrent tous les cinq dans la même voiture, Kazuha s'endormit. Heiji sourit tendrement en la voyant lutter et rougit alors qu'elle s'appuyait contre lui. Il prit délicatement la main de la jeune fille dans la sienne et se tourna vers l'extérieur. Bientôt, il habiterait peut-être avec Kazuha dans cette maison.
En se réveillant le matin suivant, Kazuha fut étonnée de se retrouver dans son lit. Elle était toute habillée. Seuls son pull et ses chaussures avaient été enlevés. Sur la table de chevet, elle trouva un mot de Heiji. Il lui donnait rendez-vous au parc à onze heures. Avisant l'heure, elle accéléra le mouvement pour être prête à temps. Tandis qu'elle courrait jusqu'au lieu de rendez-vous, son père lui téléphona.
"Ah Kazuha, ta mère vient d'appeler.
- Quoi ? fit la jeune fille en arrêtant de courir.
- C'est pour les vacances, tu pars bien la semaine prochaine ?
- Oui, lundi, pour deux semaines."
C'était ainsi chaque été. Elle partait passer deux semaines ou plus dans la maison familiale au bord de la mer du Japon. Toute la famille de sa grand-mère était réunie pour l'occasion.
"Les Hattori sont invités, lâcha Ginshiro dans un soupir.
- Vraiment ?!" s'étonna Kazuha.
Heiji n'était en effet jamais venu avec elle. Elle avait toujours pensé que sa grand-mère ne voulait que sa famille pour ces vacances. Pour Heiji, elle comprenait puisqu'il était à présent son fiancé, mais ses parents également ? Cette invitation quoique perturbante lui fit plaisir. Elle semblait beaucoup moins plaire à Ginshiro qui voyait la relation entre Heiji et Kazuha évoluer trop rapidement à son goût. Bien qu'il soit l'instigateur de tout ça, il avait peut-être trop poussé en décidant de les marier. Ce qu'il voulait, c'était juste que sa fille soit heureuse et en sécurité. Il n'avait pas forcément réalisé que ça voulait dire qu'elle ne serait plus avec lui.
"D'accord, je le dis à Heiji. Merci d'avoir appelé. Bisous papa ! s'exclama vivement la jeune fille.
Elle raccrocha et se souvint soudainement qu'elle était en retard. Elle jeta un coup d'œil à sa montre et pâlit. Rectification : elle était extrêmement en retard.
Une semaine plus tard, Kazuha sortait avec joie du train. Elle était venue seule dans un premier temps. Son père était resté pour une enquête et Heiji avait décidé de l'aider. Il lui avait promis de ramener Ginshiro. Cette promesse avait été le seul moment émotion disons, de leur couple. Parce que oui, Kazuha l'avait assimilé à présent. Ils étaient un couple puisqu'ils étaient fiancés.
Le reste du temps, il y avait toujours quelqu'un avec eux. Soit elle suivait Heiji sur une enquête, soit ils dînaient chez les Hattori ou les Toyama, dîners qui étaient de plus en plus fréquents ces-derniers temps.
Ça ne la dérangeait pas de passer autant de temps avec Heiji, au contraire, mais elle avait bien analysé la situation et en avait conclu qu'elle se sentait frustrée. C'était ça, frustrée. Elle avait l'impression que leur couple n'avançait pas. Ils stagnaient. À vrai dire, leur ancienne relation et la nouvelle se ressemblaient énormément. Elle était consciente d'avoir vécue auparavant une amitié assez particulière avec Heiji. Cependant, maintenant cela la troublait. Il n'avait plus eu ces quelques gestes tendres qui avait fait tant battre son cœur. Oh bien sûr, il s'emballait souvent en sa présence, mais elle aurait aimé plus.
Pourtant, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle même ne faisait rien et elle connaissait Heiji et son côté maladroit concernant les sentiments. Mais, le Heiji qu'elle avait pressenti lors de leur fameuse discussion l'intriguait énormément. Cette facette-là, elle ne la connaissait pas et mourrait d'envie de la revoir.
Par ailleurs, ils devaient sérieusement discuter de la maison. Ils avaient promis de donner une réponse à Monsieur Kamada dès leur retour. Elle devait bien admettre que ce choix l'angoissait.
Un sac à dos sur l'épaule, elle sortit de la petite gare du village et chercha dans la foule son cousin. Enfin, un jeune homme brun aux cheveux courts légèrement ondulés et au visage extrêmement doux lui fit un signe de la main. Quelques secondes plus tard, elle se jetait dans ses bras, trop heureuse de le revoir après un an. Il lui rendit son étreinte et ébouriffa ses cheveux avec un sourire.
"Allons-y Kazuha", fit-il en prenant son sac, ouvrant la marche.
Elle le suivit et il la fit monter dans un vieille voiture grise. Après quelques essais infructueux, il parvint à la démarrer et fila sur les petites routes de campagne. Le village où se situait la maison familiale se trouvait tout au bord de la mer et était très calme. En fait, c'est en le voyant se dessiner au loin que Kazuha comprit ce qui lui plaisait tant dans la maison qu'ils voulaient acheter. Tout là-bas lui rappelait ce lieu magique où elle venait chaque été depuis toujours.
À ses côtés, Yuta discutait tranquillement. Il avait vingt et un ans et c'était un brillant informaticien. Malgré son air débonnaire et insouciant, il était très bon dans ce qu'il faisait et savait se faire respecter. Plus âgé que Kazuha, elle l'avait toujours vu comme un grand-frère sur qui elle pouvait compter. C'était également le cas de Yuta. Elle aimait Kazuha comme sa petite sœur et les étés sans elle n'aurait pas eu la même saveur.
"Au fait, fit-il, alors que la fenêtre ouverte Kazuha laissait le vent fouetter doucement son visage, j'ai appris la nouvelle. Enfin j'ai plutôt surpris la nouvelle puisqu'on ne comptait pas m'en parler. Ne dis pas que je suis au courant, mais... félicitations ! s'écria-t-il avec un clin d'œil. Je ne savais pas ça avançait autant entre ce Heiji et toi."
Kazuha d'abord surprise, se prit à sourire.
"Merci, murmura-t-elle. Alors, grand-mère n'en a pas parlé ?
- Non, elle doit attendre que vous le fassiez, mais bon, son arrivée pour les vacances va faire grand bruit. Il y a aussi ses parents si j'ai bien compris. Ce sont des amis de Meiko-san donc ça devrait aller.
- Oui, Shizuka-san, la mère de Heiji, était une très bonne amie d'enfance de maman. Comment va-t-elle ? questionna Kazuha avec une mine inquiète.
- Vous changez de sujet jeune fille", taquina Yuta.
Kazuha détourna le regard, les joues rosies.
"Bien, elle va même très bien de ce que j'ai vu. Elle semble très heureuse."
Ces paroles rassurèrent Kazuha.
"Tu sais, souffla-t-elle, tout ça est aussi très soudain pour moi."
Il approuva alors qu'elle plongeait dans un silence songeur. Elle avait l'impression d'être dans un rêve et avait peur de se réveiller.
Elle ne sortit de ses pensées qu'en apercevant l'immense maison des Kimura, nom de jeune fille de sa maman. Sitôt la voiture arrêtée, elle bondit à l'extérieur et s'abaissa pour prendre Léo, le chien de sa grand-mère, dans ses bras. Trop heureux de revoir Kazuha, il ne la quitta pas d'une semelle. Yuta se chargea de son sac et suivit la jeune fille. Elle entra et fut aussitôt accueillie par Mamori Kimura, la propriétaire de la maison ainsi que sa grand-mère.
La vieille femme, élégamment vêtue d'une magnifique kimono, les cheveux blancs relevés en un chignon, serra sa petite fille dans ses bras.
"Comme tu as changé, Kazuha-chan. Tu m'as beaucoup manqué. Meiko-chan !" appela-t-elle.
Une belle femme aux longs cheveux bruns et aux yeux verts pétillants fit son apparition dans l'entrée. Vêtue également d'un kimono, elle sourit à sa fille et mît une main devant sa bouche comme pour retenir un trop plein d'émotion. Kazuha se jeta dans ses bras et elles restèrent un long moment enlacées. Elles s'appelaient souvent, s'écrivaient, mais ça ne compensait pas leur manque.
"Ma Kazuha", sanglota Meiko en caressant ses cheveux.
Elle ne cessa de répéter ses mots, encore et encore, comme une prière.
"Comment va Ginshiro ? demanda-t-elle finalement en la libérant.
- Bien, hoqueta Kazuha en essayant ses larmes. Il arrive dès qu'il peut.
- J'espère bien, déclara fermement Mamori avant de s'éloigner vers la salle à manger.
- Ne t'en fais pas grand-mère. Il me l'a promis."
Elle pensait à Heiji bien évidemment.
"Personne n'est arrivé ?" interrogea Kazuha alors qu'elles s'asseyaient toutes les trois pour prendre une tasse de thé.
Yuta arriva à cet instant et lui sourit.
"Je suis le seul à m'être dévoué pour aller te chercher, les autres sont à la plage", expliqua le jeune homme, dramatisant la situation à visée comique.
Elle pouffa et but une gorgée de thé tandis que Yuta repartait dehors pour garer la voiture qu'il avait abandonnée devant la maison.
"Alors, Kazu-chan ! s'écria Meiko. Ça fait quoi d'être fiancée ?!"
Elle crut qu'elle allait s'étouffer et parvint tant bien que mal à reprendre son souffle.
"Maman ! rétorqua-t-elle en rougissant. D'ailleurs je ne sais même pas comment tu as pu accepter une telle chose. Nous mettre dans cette situation, grogna la jeune fille, s'emmêlant dans ses pensées.
- Allons, tempéra Mamori. Ce n'est pas ce que tu voulais ?
- Si mais, Heiji... Vous ne pouviez pas le forcer à m'épouser tout de même ?!
- Oh oui, mais d'après les dires de beaucoup, il n'était pas contre et puis, ton père et les Hattori avaient l'air de beaucoup y tenir. Selon eux, même si vous vous étiez rebellés contre ce mariage, ça aurait fait avancer les choses."
Kazuha soupira de lassitude. Les parents étaient décidément trop compliqués.
"D'ailleurs, j'ai appris que ce fameux Heiji ne venait pas tout de suite également. Une enquête d'après ce que j'ai entendu, fit Mamori entre deux gorgées de thé. Il est assez connu", ajouta-t-elle avec sérieux.
Kazuha approuva en rougissant.
"Dire qu'il avait dix ans la dernière fois que je l'ai vu. Il avait déjà un bon caractère, rit Meiko.
- Oh, il ne l'a pas perdu, bien au contraire, soupira Kazuha.
- Je vais te montrer votre chambre", déclara alors sa grand-mère en se levant.
Les deux femmes se dépêchèrent de la rejoindre, surprise. Avaient-elles bien entendu ? Il n'y avait même pas de sous-entendu. Elle avait bien dit "votre".
Mamori les guida jusqu'à l'arrière de la maison. Il y avait là plusieurs chambres très au calme, éloignées les unes des autres. Les enfants dormaient bien plus près des pièces de vie. En effet, Mamori avait un frère dont les enfants venaient également en vacances ici avec leur famille. Mamori étant l'aînée d'une dizaine d'années, son frère était beaucoup plus jeune et ses enfants aussi. Certains n'étaient pas encore mariés. Au final, le dernier né de la famille avait tout juste six mois.
Depuis toujours, Kazuha dormait avec les petits et ce n'est que lorsqu'elle entra dans sa chambre qu'elle réalisa qu'elle allait dormir avec Heiji.
"Vous serez tranquilles ici", dit Mamori en s'éloignant.
Kazuha et sa mère restèrent muettes d'étonnement. La vieille femme n'était pas vraiment traditionnelle, mais à ce point, c'était surprenant.
"Eh bien quoi ? fit-elle en se tournant vers les deux pétrifiées. Vous êtes fiancés, non ? Je ne vois pas le problème."
Kazuha opina et inspecta la pièce du regard. Elle n'était pas grande, mais calme et ouverte sur le bassin du parc. Un peu à l'écart des autres chambres, elle donnait sur la forêt de l'autre côté. Elle repéra également le chemin menant aux écuries. Depuis toujours, la famille Kimura possédait des chevaux et était réputée pour élever de superbes animaux dans la région.
Sans se formaliser plus que ça, elle suivit sa grand-mère, laissant sa maman derrière elle.
Après tout, elle avait déjà dormi avec Heiji. Bon elle était plus jeune certes, mais ils étaient fiancés donc ça ne posait plus de problèmes. Elle éviterait tout de même de le crier sur tous les toits.
Trois jours plus tard, Heiji sortait à peine du commissariat qu'il reçut un appel. Il soupira en voyant le numéro de sa mère s'afficher.
"Oui ?
- Hei-chan ! Nous sommes bien arrivés avec Ginshiro-kun. Tu nous rejoins dès la fin de ton enquête ?
- Oui, maman. Je viens de terminer ma déposition, j'arrive.
- Tout de même, ajouta Shizuka. Une nouvelle enquête juste avant notre départ...
- Maman, j'arrive je te dis.
- J'espère bien. Ta fiancée se languit de toi", taquina-t-elle avant de raccrocher.
Heiji rougit et rangea son portable en bougonnant. Mais qu'est-ce qu'elle croyait ? Elle lui manquait également. Il prit la direction de sa maison, prépara son sac en vitesse et allait partir quand il reçut un nouvel appel. Kazuha.
"Kazuha ?
- Heiji, je... je m'inquiétais, bégaya la jeune fille. Appelle-moi toutes les deux heures, d'accord ? Comme ça je suis sûre que tu fais une pause. Après tout, tu as au moins sept heures de route alors...
- Aho ! Je suis grand, je suis tout à fait capable de me débrouiller.
- Aho toi même ! rétorqua Kazuha. Je m'en fiche. Appelle-moi Heiji !"
Elle raccrocha et Heiji souffla, un sourire en coin.
Kazuha était en train de préparer le repas avec Shizuka, sa mère et ses tantes quand son portable sonna. Elle posa ce qu'elle faisait et répondit aussitôt, filant dans la pièce voisine. Toutes la regardèrent faire, amusées. Elles se mirent à rire gentiment une fois la jeune fille sortie.
"Ça te va comme ça, Kazuha", lâcha Heiji, bougonnant.
Elle ne put s'empêcher de sourire.
"Oui ! fit-elle d'une voix joyeuse. Il te reste encore deux appels, Heiji."
Et elle raccrocha et retourna dans la cuisine. Ses joues se colorèrent lorsqu'elle vit les sourires malicieux qui lui étaient adressés.
"Comment va Heiji ? interrogea Shizuka, l'air de rien.
- Bien", marmonna Kazuha en reprenant ce qu'elle faisait.
Elles n'insistèrent pas plus. Ses tantes n'étaient pas au courant de la situation, mais elles se doutaient des sentiments qu'ils partageaient, comme chaque personne les observant ensemble plus d'une dizaine de minutes d'ailleurs. Elles n'avaient pourtant jamais vu Heiji, mais les descriptions, quoique peu nombreuses, du jeune homme et les réactions de Kazuha les avaient plus que convaincues. Pour la chambre, la maison étant extrêmement grande, personne n'avait trop fait attention à qui dormait où. Ça passerait donc inaperçu.
Heureuse, Kazuha passa le reste de la soirée à sourire, ce qui n'échappa à personne. Même le petit Tomoyo s'interrogea sur cet excès de gaieté.
"Kazu-neechan ! appela-t-il en se rapprochant d'elle alors qu'elle le servait durant le repas.
- Oui, Tomo-chan ?
- C'est parce que ton amoureux arrive que tu souris tout le temps ?"
Kazuha suspendit son geste, surprise, et sentit ses joues se colorer. Son cœur s'accéléra. Oui, oui c'était pour ça. Elle se pencha vers lui et sourit en lui ébouriffant les cheveux.
"Ne dis pas des choses comme ça Tomoyo", rétorqua-t-elle sans remarquer qu'elle n'était pas la seule à avoir entendu sa question.
Non loin, Heizo, Shizuka et Meiko n'avaient rien loupé de leur discussion. Ils se lancèrent un regard complice et reprirent leur conversation, l'air de rien.
Après le dernier appel de Heiji, Kazuha avait pris une douche rapide et s'était allongée sur le futon, fatiguée de sa journée. Elle avait passé la matinée à s'occuper des petits à la maison et l'après-midi à la plage avec eux. Elle n'avait pas eu une minute pour souffler. Il était à présent bientôt minuit et Heiji n'allait plus tarder à arriver. Tellement heureuse, elle avait passé un yukata d'intérieur et avait continué de l'attendre. Cependant, sa fatigue avait eu raison d'elle si bien qu'elle avait fini par s'endormir.
Heiji ralentit en arrivant au village. Il s'arrêta pour voir l'adresse exacte et se repéra sans trop de mal. Ce n'est qu'une fois sa moto garée à côté des autres voitures que ça se compliqua un peu. En effet, Kazuha ne répondait pas au téléphone. Elle s'était sûrement endormie. Il regarda son dernier message. Une chambre tranquille à l'arrière. Apaisante, hein ? Il sourit et fut bien heureux que la nuit soit si claire. Il fit le tour de la maison, repéra la forêt à l'arrière et longeant l'habitation, il l'aperçut à travers un shôji ouvert. Et dire qu'il lui avait déjà dit de ne pas dormir le ventre à l'air. Il se déchaussa et entra, faisant coulisser la paroi derrière lui.
Dans un joli yukata blanc, Kazuha dormait, étalée sur les deux futons. Il rougit en comprenant qu'il dormait donc avec elle. Sur le dos, une main sur son ventre, l'autre remontée au niveau de sa tête, elle paraissait détendue et heureuse.
Son ventre se tordit d'envie et il détourna le regard, posant son sac. Il défit ses affaires sans bruit et trouva sans problème un second yukata dans la commode. Il l'enfila et s'agenouilla sur le premier futon.
"Kazuha"
Elle gémit doucement et bascula sur le côté, tournée vers lui. Ses yeux tombèrent sur la naissance de sa poitrine, son cou offert. Il se força à penser à autre chose en sentant ses sens lui échapper.
Il la secoua légèrement en l'appelant à nouveau et elle ouvrit les yeux. Un sourire éclatant s'épanouit de suite lorsqu'elle croisa son regard. Étonné, Heiji se retrouva sur le dos, Kazuha serrée dans ses bras.
"Je suis tellement contente de te voir, murmura-t-elle en se lovant un peu plus contre lui.
- Aho, répondit-il en douceur. Moi aussi, je suis heureux."
Elle sourit et se rendormit aussitôt. Heiji soupira, les joues brûlantes. Une main posée sur sa taille, l'autre dans son dos, il sentait sa poitrine pressée contre son torse. Il n'allait jamais pouvoir dormir.
Voilà, voilà ! La pseudo seconde partie de cette fiction se met en place doucement. Je ne vais pas vous présenter tous les membres de la famille de Kazuha, mais juste certains donc rassurez-vous. J'attends vos réactions. Sinon pour les nouveaux chapitres, vous avez peut-être noté que j'essaye pour cette fanfiction de poster un chapitre le mercredi et un autre le week-end. Pour ma fanfiction Ce sera nous, la suite arrive dans le courant de la semaine. Bisous à vous !
