Chapitre 5

Prendre le taxi avec Sherlock était exactement comme dans les souvenirs de John: Sherlock passait la plus grande partie du trajet à pianoter sur son téléphone, tandis que John regardait tour à tour le paysage par la fenêtre et les gros titres qui défilaient sur le moniteur. Après vingt minutes, John commença à se demander dans quelle histoire il s'était encore embarqué.

"J'espère que ce n'est pas à moi de payer le prix de la course," dit enfin John.

"Dans le Sussex," répondit Sherlock.

John se retourna pour le regarder. "Pardon?"

"Ce que tu voulais réellement demander, c'était où allons-nous? Mais à la place tu as fait une déclaration pour signifier ton agacement par rapport à la longueur du voyage. J'ai présumé qu'il valait mieux ignorer l'agacement et répondre à ta véritable question. Donc, dans le Sussex."

John serra fort les lèvres l'une contre l'autre. Mordre à l'appât ne le mènerait nulle part. "Tu sais quelque chose sur la scène du crime?"

Sherlock continua à tapoter furieusement le clavier de son téléphone. "Cambriolage apparent dans la remise d'un député anonyme."

"Nous allons enquêter sur un cambriolage?" Les sourcils de John se haussèrent immédiatement. "Tu plaisantes."

Sherlock soupira. "Je dois une faveur à Lestrade."

"Je ne pensais pas que le Met était concerné par la juridiction du Sussex."

"Il ne l'est pas. Lestrade rend service à un ami qui travaille là-bas en me demandant de l'aide."

"Ah." John soupira et se réinstalla dans le siège tandis que le taxi empruntait la A3. Le compteur s'emballa de manière inquiétante. "Je n'ai toujours pas l'intention de payer le voyage."

Une trace de sourire apparut sur le visage de Sherlock. "Aucun problème."

Après avoir quitté l'autoroute et trouvé leur chemin dans une charmante banlieue, ils arrivèrent à une porte encastrée dans un long mur de pierre. "Nous y sommes, mon vieux," dit le conducteur. "Vous êtes sûr que vous voulez que j'attende?"

"Oui, ce ne sera pas long." Sherlock ouvrit la porte de la voiture et sortit, suivi de John. Sherlock pressa le bouton de l'interphone à l'entrée, et après un échange rapide, la porte s'ouvrit bruyamment.

"Seigneur," marmonna John. Au bout de l'allée se trouvait une immense maison plantée au milieu d'un jardin immaculé. Ils suivirent l'allée jusqu'à l'arrière de la maison où un petit groupe de policiers se tenait près d'une serre très décorée.

"Mr Holmes!" L'un des hommes trottina jusqu'à eux et serra la main de Sherlock. "Merci d'être venu. L'inspecteur Lestrade est en route."

"Oui, merci," répondit Sherlock en observant la serre par-dessus son épaule. "Il n'y a aucune raison de l'attendre, cela dit. Conduisez-moi jusqu'au lieu de l'infraction."

John leur emboîta le pas, prêt à entendre la remarque sarcastique de Sherlock sur cette affaire insignifiante, mais rien ne vint. Chacun de ses gestes indiquait au contraire qu'il prenait cette affaire très au sérieux. Il fronçait les sourcils et hochait la tête en écoutant les explications d'une femme qui s'était présentée comme l'assistante personnelle du député.

"Comme vous pouvez le constater, la vidéo de surveillance s'arrête à 23h10." Elle tendit son téléphone pour que Sherlock puisse voir l'enregistrement. "Trois minutes plus tard, la porte était ouverte, malgré l'alarme et le verrouillage. Quand le personnel est arrivé sur place, l'intrus avait déjà filé."

"Quelque chose a été volé?" demanda Sherlock.

Elle secoua la tête. "Rien du tout. Et cela s'est produit sept fois au cours des deux dernières semaines. Nous avons supposé que quelqu'un essayait d'intimider notre employeur."

Sherlock examina le haut de la porte de la serre. "Le système d'alarme a-t-il été vérifié?"

"Oui, et il fonctionne parfaitement."

"Très bien. Je vais jeter un coup d'œil à l'intérieur immédiatement." L'assistante acquiesça et le conduisit jusqu'à la porte.

"J'ai manqué quelque chose?"

John se retourna et se trouva face à Greg, vêtu d'un jean et d'un pull. "Pas encore."

Greg regarda Sherlock disparaître avec l'assistante dans la serre. "Je croyais que tu ne l'accompagnais plus sur les scènes de crime?"

John poussa un soupir. "J'ai peut-être parlé trop vite."

"J'espère que je n'ai rien interrompu ce soir."

La mâchoire de John se contracta automatiquement. "Juste une dispute."

"C'est de nouveau comme au bon vieux temps, alors."

"Pas spécialement." John hésita un moment, mâchonnant sa lèvre inférieure. "Et sinon... juste par curiosité, a-t-il déjà amené Philippe sur des scènes de crime?"

"Philippe? Ah oui, Philippe." Greg s'interrompit pour sourire à John d'un air entendu. "Il venait de temps en temps, quand il était disponible. Il était brillant à sa manière. Un physicien de formation, je crois. Il enseignait à l'université, donc il était souvent très occupé. Mais quand il accompagnait Sherlock, c'était toujours un plaisir."

"Un plaisir?"

"Ah oui, tu ne l'as jamais rencontré, pas vrai?" L'œil de Greg s'alluma. "Il était drôle et intelligent, et il parvenait à gérer Sherlock mieux que personne."

"Vraiment?" John sentit quelque chose de désagréable remuer dans son ventre.

"Et il n'était pas vilain non plus, si tu vois ce que je veux dire. Il y a eu cette affaire où une femme s'était noyée dans une piscine publique, et Sherlock pensait que des preuves étaient peut-être tombées au fond. Nous allions envoyer chercher un plongeur, mais Philippe s'est déshabillé et a plongé dans l'eau en caleçon. Il est remonté avec une boucle d'oreille en diamant, quelque chose qu'elle avait reçu de son petit-ami mafieux, et qui nous a finalement conduit au tueur." Greg s'arrêta pour sourire. "Quand on a mentionné à la radio que Philippe plongeait en sous-vêtements pour retrouver des preuves, le personnel féminin s'est multiplié sur les scènes de crime."

"Il était plutôt en forme, à ce que je vois."

Greg ricana. "Le type faisait du triathlon pendant son temps libre. Il a dit un jour qu'il aimait Sherlock parce qu'il ne se plaignait jamais du temps qu'il passait à la gym."

"Il a réussi à emmener Sherlock à la salle de sport?"

"Oh, j'en doute. Je n'ai jamais bien compris ce que ces deux-là faisaient ensemble. Je veux dire, Sherlock est séduisant à sa manière. Mais Philippe." Il s'interrompit et secoua la tête. "Je ne suis pas de ce bord-là, mais si je l'étais..."

"Intelligent, drôle, sexy, cultivé, athlétique - y a-t-il encore quelque chose que Philippe n'était pas?"

Greg se retourna pour le regarder. "Eh bien il est parti maintenant, de toute façon."

John grimaça en réalisant ce que Greg devait penser. "Je ne voulais pas dire ça comme ça."

"Tu es sûr? Parce que si je ne te connaissais pas, je dirais que tu es un peu jaloux, mon vieux."

John eut un rire forcé. "Mon dieu, non! Je ne suis pas jaloux de Philippe. Pourquoi serais-je jaloux? Sherlock et lui ont rompu il y a longtemps. Aucune raison d'être jaloux."

"C'est ça." Greg le regardait encore d'un œil sceptique.

"Et je ne suis pas gay, pour l'amour du ciel."

"Je n'ai jamais dit que tu l'étais."

"Eh bien, je ne le suis pas."

John poussa un grognement et détourna les yeux. "Bon sang, je me demande si je pourrai un jour passer du temps avec Sherlock sans que les gens croient qu'on s'envoie en l'air."

"Je ne crois rien du tout, je te le jure. Et je ne te jugerais pas si c'était le cas. J'ai un peu expérimenté dans ma jeunesse, tu sais. Il n'y a aucun mal à ça."

John se retourna pour le regarder avec des yeux ronds.

"John!" appela Sherlock depuis l'intérieur de la serre.

"On y va?" dit Greg en désignant la porte.

John soupira et avança. Sherlock se tenait au milieu de la serre, l'air très satisfait de lui-même.

"Tous les autres dehors," dit-il. "Même vous, Mrs Birkland."

L'assistante eut l'air surpris, mais elle sortit avec les autres policiers, laissant John, Sherlock et Greg seuls dans la serre.

Greg sourit. "Comme c'est amusant! C'est exactement comme autrefois."

"Chut," dit Sherlock. "Écoute."

Ils se tinrent immobiles quelques temps, mais aucun son ne se fit entendre. Greg et John échangèrent un regard.

"La caméra de surveillance est là." Sherlock pointa la camera installée au-dessus de la porte qu'ils venaient de franchir. "Sept fois au cours des dernières semaines, la vidéo est devenue noire juste avant l'ouverture de la porte. Mais pourquoi?"

"Quelqu'un a désactivé le système de sécurité pour entrer?" proposa John.

"Mais pourquoi désactiver la caméra et pas le système d'alarme?" répondit Sherlock.

"Ils auraient pu le faire, de toute évidence," dit Greg. "Mais ils voulaient déclencher l'alarme. Ils voulaient que les propriétaires de la maison sachent qu'ils pouvaient s'introduire à l'intérieur quand ils le voulaient."

"Mais la serre?" dit John. "Ça n'a pas de sens. Pourquoi ne pas plutôt s'introduire dans la maison principale? Elle est probablement protégée par le même système de sécurité."

"Très bien, John. Maintenant écoute encore."

John ressentit une chaleur étrange en entendant cet éloge et sourit. Il jeta un coup d'œil à Greg, qui souriait d'un air suffisant. John leva les yeux au ciel et détourna le regard.

Ils se tinrent immobiles tous les trois, silencieux et attentifs. Presque une minute s'écoula, mais John n'entendait toujours rien. Sherlock leur fit signe de se taire, puis frappa des mains très fort. On entendit un battement d'ailes et tout le monde leva les yeux. Un corbeau fila au-dessus de leurs têtes et se percha sur la caméra, les regardant avec méfiance. Il bloquait totalement l'objectif.

"C'était un oiseau?" John secoua la tête, incrédule. "Et la porte alors? L'oiseau n'a pas pu l'ouvrir."

Sherlock sourit. "En effet. Allons jeter un œil cette porte."

Ils traversèrent la serre pour examiner la porte de plus près. L'oiseau croassa et retourna à tire-d'aile dans les ténèbres. Sherlock montra un petit carré dans le bas de la porte.

"Est-ce que c'est... une chatière?" demanda Greg. Il se pencha pour appuyer dessus. "Elle est fermée."

"Le chat posséderait un collier spécial," dit John. "Quand le collier arrive à proximité des capteurs de la porte, les aimants se relâchent et permettent au chat d'entrer." Greg et Sherlock le regardèrent, surpris, et John haussa les épaules. "Mary et moi avions un chat. Nous n'avons jamais eu de porte comme celle-ci, pourtant. C'est horriblement cher."

"Alors tu suggères que c'est le chat qui a ouvert la porte?" Greg secoua la tête. "J'ai hâte de voir comment tu vas expliquer ça."

"C'est très simple," dit Sherlock en faisant un pas en arrière. "L'oiseau a élu domicile dans la serre au cours des dernières semaines. Il y a probablement une ouverture quelque part dans le toit qu'il utilise pour entrer et sortir. Le chat a remarqué sa présence et s'est mis à le chasser."

John acquiesça. "Alors quand le chat entre, l'oiseau prend peur et vole jusqu'au seul endroit haut perché hors de portée du chat: la caméra de surveillance, bloquant ainsi efficacement le champ de vision de la caméra."

"Et alors le chat saute sur cette étagère près de la porte et étire ses pattes, en regardant l'oiseau." Sherlock mima l'action du chat, et Greg et John échangèrent un sourire. "Et si c'est un chat assez large, il pourrait même atteindre ce bouton." Sherlock indiqua quelque chose qui ressemblait à un interrupteur sur le mur près de la porte.

"Et ça ouvre la porte?" dit Greg en fronçant les sourcils.

Sherlock toucha le bouton et la porte s'ouvrit. "Porte automatique. Très pratique quand on a les bras chargés d'outils de jardinage."

John secoua la tête. "Fantastique."

"Et c'est très probablement ce qui s'est passé." Sherlock affichait de nouveau un sourire satisfait.

"Tout ça est très intéressant, mais comment vas-tu le prouver?" demanda Greg.

"C'est très simple. Installe une caméra à l'intérieur de la serre et laisse la tourner toute la nuit." Il hocha la tête. "Personne n'y a pensé? C'est un miracle qu'ils arrivent à résoudre le moindre crime."

"Je les tiendrai au courant," dit Greg en souriant. "Pour la caméra, je veux dire. Merci Sherlock. J'ai une dette envers toi."

"Et je ne manquerai pas de te le rappeler dans un avenir proche. Allons-y, John. Le compteur tourne encore dans le taxi." Sherlock noua son écharpe autour de son cou et esquissa un pas vers la porte. John bougea automatiquement pour le suivre, puis s'arrêta en voyant le sourire moqueur de Greg.

"Ce n'est pas -"

"Je ne veux pas savoir ce que c'est, John."

John soupira et trottina pour rattraper Sherlock.


"C'est un vin très agréable," dit John une heure plus tard. Il s'installa dans le fauteuil et porta le verre à ses lèvres.

"En effet." Ils se turent tous les deux pendant un instant.

Le trajet du retour en taxi s'était déroulé dans un silence gêné. Sherlock avait finalement proposé à John de revenir à l'appartement pour finir la bouteille de vin, et John avait hésité. Il fallait vraiment qu'il limite le temps qu'il passait avec Sherlock. Les émotions qu'il ressentait en sa présence étaient toujours extrêmes, et il n'en comprenait même pas la moitié. Il était heureux d'être de nouveau près de lui, bien plus qu'il ne s'y attendait, mais il y avait quelque chose chez Sherlock qui le frustrait plus que jamais, sans qu'il parvienne à mettre le doigt dessus.

"Je me suis beaucoup amusé," dit enfin John. "J'avais oublié à quel point c'était passionnant de te regarder travailler."

"Tu n'as pas seulement regardé," dit Sherlock.

John rit. "Si, c'est ce que j'ai fait. Et comme toujours, tu étais absolument fantastique." Il leva les yeux et tomba sur le regard attentif de Sherlock. "Écoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé tout à l'heure. Tu n'as posé aucune question concernant mon mariage, et il était ridicule de ma part de -" Il déglutit et choisit ses mots avec soin. "- d'être aussi choqué d'apprendre que tu avais aussi été en couple durant tout ce temps."

Le regard de Sherlock retomba sur son verre de vin, qu'il faisait tournoyer dans sa main d'un air songeur. "Pourquoi m'as-tu invité au mariage?"

John s'interrompit pour prendre une gorgée. "Pourquoi n'es-tu pas venu?"

"Tu ne voulais pas vraiment que je vienne, tu m'as seulement invité par obligation. Nous avions autrefois été amis, malgré la manière dont nous nous sommes quittés. C'était une grande réception et elle avait une grande famille. Tu voulais avoir le plus d'invités possible pour remplir ton côté de l'église."

"Je voulais vraiment que tu sois là."

"Oui, bien sûr. Tu voulais que je voie que tu avais vraiment tourné la page." Sa voix prit un tour plus aigu dans une assez bonne imitation de John. "Regarde, Sherlock, je suis marié maintenant. Regarde comme ma vie est enfin normale."

John ferma les yeux. "Non, ce n'est pas -"

"Vraiment?" Sherlock releva les yeux, et son regard était inhabituellement dur. "Que se serait-il passé si j'étais venu? Aurais-tu voulu que je sois souriant et heureux pour toi?"

John le regarda fixement et déglutit. "Eh bien oui, en fait."

Sherlock but une gorgée de vin et détourna les yeux. "Nous savons tous les deux que j'aurais été incapable de faire ça."

"C'est toi qui m'as quitté le premier."

"Et tu sais que j'avais une très bonne raison de le faire."

"Pendant le premier mois, oui. Mon dieu, je t'accorderais même six mois. Mais deux ans, Sherlock?" John reposa son verre de vin et secoua la tête. Sa colère remontait à la surface avec une facilité effrayante. "Tu m'as laissé croire que tu étais mort pendant deux longues années, puis tu arrives à ma porte en pensant que je serai heureux de te revoir, que nous pourrons reprendre où nous nous étions arrêtés et que nous allons redevenir les meilleurs amis du monde, comme si rien ne s'était passé."

"Tu sais que je suis désolé. Je ne sais pas quoi te dire."

"Tu n'as pas idée de ce que c'était, à quel point ça m'a détruit de te voir te donner la mort. Bon sang, j'ai passé une année entière en thérapie." Il pressa les mains sur son front. "Et puis quand toute cette histoire s'est avérée n'être qu'une intrigue élaborée, une intrigue dont tu m'avais délibérément exclu - j'ai remis en question tout ce que je croyais savoir sur toi." Il baissa les mains et tenta courageusement de conserver une voix égale. "Je n'ai jamais douté de toi, Sherlock, pas une seule fois, tant que je croyais que tu étais mort. Mais après..." Il secoua la tête.

Ils restèrent silencieux un moment, contemplant leurs mains tous les deux.

"Je croyais que tu m'avais pardonné, je suppose," dit enfin Sherlock.

"Je le croyais aussi." John inspira profondément. "Il faut que j'y aille."

Sherlock ne répondit pas. Il continuait à fixer le sol devant lui.

"Merci pour le vin, et pour la soirée. On devrait encore dîner ensemble, un de ces jours." Sa phrase sonnait faux même à ses propres oreilles.

"Bien sûr," répondit Sherlock. Il semblait totalement défait, et le cœur de John se serra. "Je t'enverrai un message."

"Bon. Au revoir alors." John se leva et marcha vers la porte. Il enfila sa veste, mais Sherlock ne bougea pas de sa chaise. "Je vais me raccompagner tout seul à la porte, alors?"

Sherlock fit un geste de la main qui semblait vouloir dire oui, très bien, mais il ne bougea pas davantage ni ne leva les yeux.

John resta immobile encore un moment, en plein débat avec lui-même. Il ressentait une forte envie de traverser la pièce, de se rasseoir et de dire non, ne faisons pas ça, mais ses pieds restaient cloués sur place. Trente secondes s'écoulèrent, et Sherlock ne bougeait toujours pas, ne levait toujours pas les yeux.

John soupira et tourna les talons, descendit les escaliers, franchit la porte et traversa le trottoir pour rejoindre la station de métro la plus proche. Il ne leva pas la tête pour voir si Sherlock le regardait par la fenêtre, au cas où il n'y serait pas.


Ndt: Je signale que je poste aussi tous les chapitres sur AO3, si jamais ffnet ne fonctionne pas...