Ohlala mais vous allez me faire pleurer avec votre accueil.

Je vous adore vous êtes tous des lecteurs formidables et vous faites de cette aventure un véritable rêve pour moi. Jamais je pourrai assez vous remercier.

Après vos nombreuses hypothèses et reflexions sur le chapitre précédent voici immédiatement les réponses :D en espérant que tout cela vous plaise :D

Rien ne m'appartient

Bonne lecture à tous


Chapitre 4) Vous êtes trop canon pour être vierge.

Jour 6 : Train de 6h22

Emma entra dans le train ce samedi matin en espérant de toutes ses forces que Regina Mills bossait, comme elle, le samedi. Elle avait ruminé ce mot toute la soirée et la nuit, 'Jamais'. Elle ne pouvait pas être vierge, pas une femme comme elle, pas avec tout le pouvoir sexuel qu'elle dégageait. La jeune femme se surprit même à penser à ça, depuis quand une le magnétisme sexuel d'une femme lui sautait t-il aux yeux ainsi ?

A peine entrée elle la localisa et soupira de soulagement en fonçant à sa rencontre.

« Non mais comment ça 'Jamais' ? » Dit Emma à peine assise à côté de la brune.

« Bonjour Miss Swan. »

« Oui bonjour, comment ça 'Jamais' ? » Répéta-t-elle rapidement.

« Vous bossez un samedi ? » Questionna-t-elle pour s'amuser.

« Oui tous les samedis et un lundi sur deux mais ce n'est pas le sujet, comment ça 'jamais' ? »

« Oh moi c'est assez rare que je bosse les samedis, mais j'ai un concert la semaine prochaine alors il me faut travailler sérieusement. »

« Regina, très honnêtement, je serai ravie de parler de votre concert, je vous avoue que ça m'intéresse même très sincèrement. Mais là, en cet instant, j'ai BESOIN qu'on parle de votre 'Jamais' de hier. Ca voulait dire quoi ? »

« Jamais comme dans jamais. » Dit la brune sur le même ton.

« Non mais attendez ce n'est pas possible qu'une femme comme vous n'ait eu aucun homme dans sa vie. Enfin Regina vous vous êtes regardée ? Vous êtes un canon de beauté, une de ces filles qu'on ne voit que dans les magasines, ce n'est pas possible que vous n'ayez attiré aucun homme. »

« J'en ai attiré, tout le temps, presque aucun homme, qu'il soit célibataire ou marié, ne peut s'empêcher de me tourner autour quand il me voit. »

« Au moins c'est dit sans aucune prétention. » Dit sarcastiquement la blonde.

« C'est vous qui avez soulevé le fait que je suis un 'canon de beauté' comme vous dites. »

« Quand on est polie on le dit pas aussi ouvertement. » S'amusa la jeune femme.

« Ce serait de l'hypocrisie, je sais que je suis bien foutue, j'ai un beau corps, je fais beaucoup de sport pour le sculpter, je ne vais pas dire que je n'aime pas mon physique. »

« C'est sur que le raisonnement est logique. » Dit Emma pensive. « Mais c'est pas le sujet. » Se reprit-elle. « Si des hommes vous tournent autour, comment se fait-il que vous n'ayez jamais eu de relation avec un d'eux ? Enfin vous parlez de votre corps, mais c'est un tout, en plus d'avoir un physique impeccable vous êtes également très belle. » Dit-elle sur le ton d'une évidence.

La brune se figea à côté d'elle et plaça nerveusement une mèche de cheveux derrière son oreille. Au départ, Emma cru l'avoir agacée, elle s'attendait à une remarque cinglante destinée à la remettre à sa place, c'est pourquoi elle fut surprise par sa réponse.

« Vous trouvez vraiment que je suis jolie ? »

La blonde ne sut pas trop quoi répondre à ça mais ses yeux s'adoucirent quand elle vit l'incertitude qu'essayait de cacher la brune.

« Bien sur Regina, vous êtes une très belle et très jolie femme. Et ça me ramène à mon idée, vous êtes trop canon pour être vierge. »

Malgré tous les efforts qu'elle semblait essayer de faire, la brune ne put contrôler un léger rougissement qu'elle calma en se raclant la gorge.

« Vous êtes une belle femme vous aussi. » Dit-elle d'un ton un peu sec, semblant lutter pour regagner son masque froid des débuts.

« Oh heu… Merci… Je… De quoi je parlais ? » Dit Emma légèrement troublée malgré elle.

« Du fait que je suis une belle femme. » S'amusa sa voisine.

« Ahah, oui, enfin non, enfin si vous êtes une belle femme mais non, oui, c'est ça, on parlait de vous et de votre nombre d'amant s'élevant à l'incroyable somme de… zéro. Pardonnez-moi mais je persiste à ne pas pouvoir le croire. »

« Miss Swan vous vous faites une mauvaise idée de moi, je… »

« Ecoutez Regina, ne pensez pas que je vous juge par rapport à votre âge. Je sais que je ne suis pas un exemple car j'étais très jeune. Ce n'est pas grave d'avoir eu sa première fois à vingt ans, vingt-trois ans, vingt-huit ans ou plus de trente ans. C'est juste que j'ai été étonnée c'est tout, je suis encore très étonnée… Et perplexe. »

« Laissez-moi au moins-vous… » Tenta la brune quand sa voisine se tut.

« Alors c'est quoi en fait… » La coupa Emma qui était tellement retournée par cette nouvelle qu'elle ne l'avait même pas entendu. « Vous ne voulez pas faire l'amour avant le mariage ? Vous n'avez jamais rencontré le bon ? Vous avez un blocage physique ? Mental ? »

« Miss Swan je… »

« Oh mon dieu Regina pardonnez moi. » La coupa-t-elle encore, faisant de ça une habitude. « Ces questions sont vraiment trop trop personnelles vous n'avez pas à y répondre je… »

« Miss Swan. » Dit-elle plus fort pour la couper. « Est-il possible que vous arrêtiez votre incessant blabla et me laissiez en placer une ? »

« Oh heu oui pardon. » Dit la blonde en se taisant enfin, remarquant qu'elle avait fortement entamé la patience de la jeune femme.

« Bien… Merci… Donc, et même si effectivement ces questions sont beaucoup trop personnelles venant d'une presque inconnue dans un train, je vais vous répondre néanmoins. Pour commencer, non… Je ne suis absolument pas dans l'optique d'attendre le mariage pour faire quoi que ce soit. Je n'ai pas non plus un quelconque blocage, je suis bien dans ma tête et dans ma peau et ne souffre d'aucun blocage physique. Ne pas avoir rencontré le bon… On peut dire ça comme ça d'une certaine façon, je… »

Emma n'arrivait pas en croire ses oreilles et ne s'aperçut pas qu'elle lui coupait la parole une nouvelle fois.

« D'accord j'entends bien, mais enfin Regina belle comme vous êtes, et en imaginant le nombre d'hommes incroyablement beaux qui ont du vous tourner autour, ce n'est pas possible que vous n'ayez rien fait. »

« J'ai vu un homme nu une fois. » Répliqua la brune un peu sèchement, se défendant comme elle pouvait, semblant craindre d'être jugée dans sa façon de vivre sa vie.

« Si c'est votre père ça ne compte pas. »

« En plus d'être vulgaire, vous être très glauque Miss Swan. » S'offusqua la jeune femme prise de court par cette remarque.

« Non… » S'exclama Emma en soufflant. « Je veux dire, ça peut arriver de voir ses parents nus, soit par mauvais timing quand ils sortent de la douche, ou pendant un moment plus intime, soit par non pudeur dans la famille. Ce que je voulais dire c'est que si la seule personne, le seul homme… »

« Ce n'est pas de mon père que je vous parlait. » La coupa Regina pour vite couper cette conversation qui était en train d'envoyer des images traumatisantes dans son esprit. « Je parlais d'un homme que j'ai vu nu dans un contexte homme/femme. »

« Mais encore… » Dit Emma pour la faire continuer.

« Mais encore rien du tout. J'ai déjà vu un homme nu point. »

« Regina, malgré tout le respect que je vous doit, il y a une marge entre le fait de voir un homme et coucher avec un homme. Au niveau des sensations je peux vous assurer que c'est très peu comparable. » S'amusa-t-elle pour la taquiner.

« J'ai pas eu envie. » Répliqua la brune d'un ton neutre.

« De ? »

« Tester, aller plus loin, coucher avec lui. »

« Il était pas assez bien équipé ? » Ricana la jeune femme.

« Je vais faire comme si vous n'aviez rien dit et on va continuer cette conversation comme si de rien n'était. » Dit la brune en soupirant.

« Pardonnez moi, est ce que je peux vous demander qui c'était ? »

« Mon premier, et seul, petit copain. »

« Pourquoi ne pas avoir eu envie ? Vous étiez très jeune ? »

« Oui et non, j'avais 18 ans. J'étais avec Daniel depuis huit mois. On en était arrivé dans un stade de notre relation où sauter le pas était logique et… »

« Et quoi… » Continua la blonde, complètement pendue aux lèvres de la brune.

« Et je n'arrive pas à croire que je parle d'un sujet aussi intime avec vous. »

« Nooooon, ne vous arrêtez pas là, vous ne pouvez pas arrêter là. » S'indigna-t-elle.

« Envie de détails croustillants miss Swan. » Questionna-t-elle en haussant un sourcil.

« Ouai. » Dit-elle spontanément. « Non je veux dire… J'aimerai comprendre, vous êtes un mystère. »

« Pourquoi vouloir me connaitre ainsi ? »

« Je… » Emma s'arrêta, elle-même incertaine de la réponse. « Je sais pas je… J'ai l'impression que vous avez autant besoin que moi de vous lier à quelqu'un sans conséquences, je me suis peut être trompée. » Dit-elle en s'enfonçant dans son siège, soudainement mal à l'aise face à son propre comportement.

Sa voisine lança quelques regards dans sa direction mais elle préféra les ignorer pour ne pas être de nouveau tentée de re dépasser les limites des règles sociales.

« Miss Swan je ne vous en veux pas, j'ai été la première à lancer un sujet très personnel en demandant un résumé de votre vie sentimentale. »

« Je… Honnêtement je ne sais pas pourquoi je vous taquine comme ça et pourquoi je veux qu'on échange. Tous ces trajets en train, matin et soir la même routine… Je ne sais pas, je sature de cette léthargie, j'avais besoin d'un peu plus de dynamisme, de vie, vous étiez à ma place, vous me répondiez, j'ai aimé ça. »

« Il est vrai qu'il est assez plaisant de croiser la route de quelqu'un qui ose vous tenir tête. » Dit doucement la brune.

« Ahhh. » S'amusa Emma. « Je savais que vous m'adoriez. »

« Ne rêvez pas Miss Swan, vous restez une femme bizarre et envahissante rencontrée dans un train de banlieue. »

La blonde se mit à rire devant le sourire qu'arborait sa voisine, rendant un peu moins crédible sa phrase.

L'arrivée en gare de Boston fut annoncée et Regina inspira profondément.

« Nous finirons cette conversation ce soir d'accord ? »

« Parfait. » Répondit la blonde avec joie.

« Madame Mills. » Dit alors un homme qui venait de se lever et arrivait à leur niveau. « Vous ici, je ne m'attendais pas à vous voir dans ce train. »

« Monsieur Glass. » Dit Regina visiblement très mal à l'aise de cette rencontre.

« Madame ? » Murmura Emma, incertaine d'avoir bien entendu.

« Que faites vous ici ? Ne me dites pas que vous avez troqué votre nouvelle Mercedes pour ce train ? »

« Panne de voiture. » Répondit-elle froidement en scrutant le visage de la blonde comme pour y lire ses pensées.

« Oh je comprends mieux. » Continua l'homme. « Je vous dis à bientôt madame Mills, passez le bonjour à votre… »

« Je le ferai. » Le coupa-t-elle excédée.

« Madame Mills. » Répéta Emma.

Regina regardait l'homme avec un profond dédain et chercha rapidement à capter le regard de sa voisine en l'entendant.

« Miss Swan je… »

« Madame ? » Répéta Emma plus fort.

« Attendez, je vais vous expliquer ? »

« Je crois que tout est dit Madame Mills. Mes amitiés à votre mari. »

La dessus la jeune femme se leva en prenant ses affaires et partit en hâte pour sortir du train au plus vite. Elle entendit vaguement l'homme parler à Regina qui le chassa sans ménagement avant d'essayer de la suivre. La blonde fut la plus rapide et sortit rapidement pour ne pas avoir à l'entendre lui expliquer qu'elle se moquait d'elle depuis le début. Ainsi c'était toujours le jeu de la guerre pour la pianiste et elle avait visiblement décidé de taper fort. Emma se sentit complètement idiote et à la fois fautive, à quoi c'était-elle attendu ? Bien sur que la jeune femme ne voulait pas créer le moindre lien avec elle et s'était amusée de sa crédulité. La gêne initiale fit rapidement place à la colère et elle était bien décidée à prendre sa revanche le soir même.

Jour 6 : Train de 17h15

Quand Emma entra dans le train elle fut heureuse de voir qu'elle était la première, elle s'installa rapidement à sa place et s'étala sur les deux places. Toute la journée elle avait ruminé la dernière information qu'elle avait eut le matin même.

Alors comme ça Regina Mills était mariée, elle s'était bien amusée d'elle. En même temps qu'avait-elle bien pu penser ? C'est elle qui avait taquiné une parfaite inconnue jusqu'à la faire réagir, elle avait eut ce qu'elle cherchait, simplement différemment de ce qu'elle avait espéré.

Elle était donc décidé à ne plus rien essayer, à stopper cette idiotie qu'elle avait lancé et dans laquelle elle s'était fait prendre complètement. Elle vit la brune entrer dans le train et inspira profondément pour ne plus se laisser affecter.

« Miss Swan je… » Elle s'arrêta en voyant que la blonde ne semblait pas décidée à bouger ses jambes et ses affaires de la seconde place. « Sérieusement c'est ça votre réponse ? »

« Ca quoi ? »

« Ne pas me laisser m'asseoir, réagir comme une enfant boudeuse et puérile. »

« Bon écoutez Regina. » Dit-elle en voyant qu'elle ne bougeait pas malgré le démarrage du train, bien décidée à s'asseoir à côté d'elle dès que la jeune femme daignera se décaler. « Je sais que je vous ais envahis, je sais que je ne suis pas restée à ma place dans tout ça et vous avez prit le pas d'en jouer. Okay j'ai compris, une petite guerre c'était déclarée, je pensais que les choses s'étaient adoucies et j'ai eu tord. Je me suis visiblement frottée à plus fort que moi et j'ai perdu, vous avez tapé fort et je sais l'accepter. »

« C'est bon les violons sont terminés je vais pouvoir parler ? »

« Bon ça va, vous avez gagné la guerre, je m'avoue vaincue, vous n'allez pas en plus m'insulter. » S'agaça Emma. « Il y a plein de places dans ce train je ne vous retiens pas. »

« Bougez vous et laissez moi m'asseoir et vous expliquer. »

« Je crois qu'il n'y a rien à expliquer, comme je vous ais dit ce matin, tout est dit Madame Mills. » Dit-elle en accentuant le 'Madame'.

« Vous êtes impossible. »

La brune attrapa les affaires de la blonde qu'elle mit sans ménagement dans le compartiment de rangement au dessus d'elle.

« Non mais… »

Emma fut coupée par le nouveau mouvement de la jeune femme qui s'assit sur ses jambes avec grâce.

« Vous êtes pas sérieuse. »

« Bien au contraire. » Dit-elle en croisant les jambes s'accommodant de sa position peu confortable.

Emma la regarda sans bouger, la brune était vraiment pas lourde et ne lui faisait pas mal pour le moment. Elle resta donc ainsi, décidée à ne pas perdre plus la face.

« Maintenant vous allez m'écouter et arrêter vos pleurnicheries d'adolescente. » Dit-elle d'une voix très autoritaire.

« Vous… »

« Tchuut. Vous avez dit ce que vous souhaitiez dire, c'est donc à mon tour. Donc déjà, en effet, vous êtes une inconnue dans un train et au départ je ne pouvais pas vous supporter. Maintenant j'ai réussit à m'y faire et je dois vous avouer que hier c'était agréable. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais il s'avère que nous avons commencé à nous ouvrir l'une à l'autre et j'y ais prit du plaisir, je n'avais pas échangé avec quelqu'un de nouveau comme ça depuis longtemps. Vous pensez que je vous ais mentis et je comprends bien votre sentiment. Là dessus je voudrais d'abord vous faire remarquer que depuis le début vous déduisez beaucoup, mais vous ne me le laissez pas beaucoup m'expliquer. Je sais que vous avez été perturbée par mon 'Jamais' à votre question 'Quel âge j'avais quand un bellâtre m'a volé ma petite fleur' comme vous dites. Je tiens à vous le redire, la réponse est : jamais, car ça n'est jamais arrivé. »

« Mais vous êtes mariée, vous n'allez pas me faire croire que votre mari et vous n'avez jamais rien fait. »

« La question ne c'est même pas posée. »

« Pourquoi ? »

« Parce que… »

« Il a des impuissances ? Il ne peut pas b… » La coupa Emma avec sarcasme.

« Miss Swan vous recommencez à ne pas me laisser parler. » La coupa-t-elle à son tour.

« Pardon. »

La blonde retira finalement ses jambes tant bien que mal pour la laisser s'asseoir enfin à ses côtés, elle massa ses cuisses légèrement endolories et attendit silencieusement qu'elle démarre.

« Depuis le début vous partez dans des conclusions hâtives, il est vrai que je me suis un peu amusée à vos dépends mais je peux vous promettre qu'à aucun moment je ne vous ais menti. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie de vous raconter cette histoire alors s'il vous plait ne m'interrompez pas. J'ai peut être tord de parler de quelque chose d'aussi intime à une presque inconnue incroyablement agaçante comme vous, mais je sens que c'est un peu comme plus fort que moi. Ce jour là, avec Daniel, nous avions décidé d'aller plus loin depuis quelques temps déjà, et ses parents n'étaient pas là. Je suis donc allé chez lui.

J'étais nerveuse, vraiment très nerveuse. Daniel très stressé aussi, c'était sa première fois et ses copains l'avaient beaucoup taquiné la dessus car il était le dernier homme n'ayant rien fait de leur groupe. Il était d'ailleurs le seul a vraiment avoir une petite amie avec laquelle il attendait le bon moment. Du coup ils lui avaient mit la pression en lui disant d'être à la hauteur, de pas partir trop vite et me planter là ou se tromper de… de… »

« J'ai compris. » Dit-Emma pour lui éviter la gêne de finir cette phrase.

« Bref, nous étions nerveux, nous avons commencé doucement et puis nous nous sommes tous les deux retrouvés nus l'un en face de l'autre. J'étais de plus en plus mal à l'aise, je ne comprenais pas pourquoi je ne ressentais pas cette excitation dont mes amies m'avaient parlé. Moi c'était le contraire, je me sentais mal, j'avais envie de m'enfuir, je ne voulais pas qu'il me touche et pourtant j'avais énormément d'affection pour lui. Vous voulez que je sois le plus honnête du monde ? Je ne me sentais pas à ma place, et son… Erection, qui me semblait énorme, n'aidait pas à me rassurer. J'ai essayé de refouler en me disant que j'allais passer le cap comme tout le monde, mais quand il m'a prit dans ses bras et que je l'ai sentit je me suis rapidement dégagée.

Je me suis rhabillée en hâte et je me suis enfuit, j'ai fuit me réfugier chez ma meilleure amie. »

« Comment Daniel a-t-il réagit ? »

« Le lendemain il est venu me voir en me disant qu'il ne m'en voulait pas, qu'il comprenait et qu'on restait amis. »

« Il est drôlement compréhensif pour un ado planté dans un moment pareil, un état pareil, un jour pareil. »

« Il était incroyablement compréhensif, et à l'écoute. »

« Comme vous en parlez on dirait que vous l'aimiez. »

« Je l'aimais, mais pas comme ça. L'affection était sincère, mais pas le désir. »

« Mais Regina… » Dit Emma perplexe. « Que voulais dire cet homme qui vous a appelé madame ce matin ? Vous êtes mariée oui ou non ? »

« Vous n'avez toujours pas comprit miss Swan ? »

« Non, je vous avoue que je patauge là. »

« Vous êtes blonde de nature ? »

« Oui, même si je ne vois pas ce que ça a à voir avec ce qui nous intéresse ici. »

« Oh ça a tout à voir. » S'amusa la brune en rigolant. « Vraiment tout à voir. »

« Regina pouvez-vous arrêter de vous moquer de moi et me répondre une bonne fois pour toute ? » S'agaça-t-elle.

« Posez moi vos questions et j'y répondrai sans détours. »

Emma souffla et sembla réfléchir un instant.

« Pour commencer comment s'appelle votre mari ? »

« Kathryn »

« Pardon ? » Questionna la jeune femme incertaine d'avoir bien entendu.

« Excuses acceptées »

« Regina. » Soupira la blonde.

« Vous voyez que c'est agaçant. » S'amusa la brune.

« Répondez-moi. » Dit-elle doucement.

« Ma femme s'appelle Kathryn »

Emma cligna longuement des yeux en observant sa voisine et en assimilant ses paroles.

« Votre femme… Votre femme s'appelle… Vous êtes mariée… Avec une mariage… Une femme je veux dire ? »

« Et oui. » Dit naturellement Regina.

« Et avec elle vous… »

« Oui. »

« Alors qu'avec un homme… »

« Jamais. »

« Donc vous avez perdu votre virginité avec une femme. »

« Je vois que vous être très perspicace Miss Swan. » Dit-elle en rigolant.

« Vous moquez pas de moi Regina. »

« Avouez qu'il y a de quoi. »

« Vous avez joué sur les mots, vous vous êtes amusée à m'induire en erreur volontairement. »

« Je ne vous ais jamais mentit. »

« Vous m'avez dit n'avoir jamais perdu votre virginité. »

« C'est faux, votre question était 'Quand un bellâtre vous a volé votre petite fleur ?' Ou encore 'L'âge ou vous avez laissé un homme dépasser la seconde base pour la première fois ?'. Dans chacune de vos questions vous parliez d'un homme, or je n'ai jamais fait l'amour avec un homme, je n'ai donc pas mentit. C'est pour ça que je vous ais dit que ma réponse allait vous induire en erreur, car je savais qu'en répondant à votre question telle qu'elle était formulée, vous alliez penser que je suis vierge. J'avoue cependant, avoir prit un certain plaisir à vous laisser ainsi dans le flou. »

Emma resta bouche ouverte, battue à plate couture. Elle s'enfonçant dans son siège sans la quitter des yeux et croisa ses bras sur sa poitrine.

« Alors à 'garce', 'pianiste', 'amoureuse des chevaux', 'flippée du contrôle' que je savais sur vous, je vais pouvoir maintenant ajouter 'gay' et 'mesquine' maintenant. »

« J'assume complètement ces qualités. »

« Ce n'est pas une qualité. » Bougonna la blonde.

« D'être gay ? Seriez-vous à tendance homophobe ? » S'amusa la brune bien décidée à savourer sa victoire.

« Vous savez parfaitement que je ne parlais pas de votre homosexualité. »

En voyant que Regina ne disait rien, elle éprouva un léger stress et reprit.

« Vous le savez n'est-ce-pas ? Parce que le fait que vous soyez gay ne me pose aucun problème je… »

« Je sais Miss Swan. » Dit-elle gentiment. « Je m'amuse à vous taquiner. »

« Non parce que je ne voudrais pas que vous puissiez être mal à l'aise de m'avoir dit ça. Ca ne change rien. »

« Vous savez Miss Swan, je suis très fière d'être lesbienne. J'en suis fière car c'est ce que je suis et je l'assume complètement. Tout mon entourage le sait, dès que le sujet est abordé je n'hésite jamais à le dire. Bien sur j'ai eu des attaques, j'ai fait mon coming-out à l'âge de dix-neuf ans et vous devez savoir combien l'adolescence est cruelle. Mais depuis ce jour je sais qui je suis et ça ça n'a pas de prix. Si les gens changent en le sachant… Tant pis pour eux, ils ne me méritent pas et je ne perds plus de temps dans ces amitiés là. »

« Est-ce que je peux vous demander comment vous l'avez su ? Que vous aimiez les femmes ? »

« Vous vous souvenez que je vous ais dit avoir fuis chez ma meilleure amie le soir ou Daniel et moi avons faillit coucher ensemble ? »

Emma acquiesça, n'osant presque pas parler, troublée et heureuse de voir à quel point la brune s'ouvrait à elle.

« Et bien ce soir la je suis arrivée en larme chez Kathryn… »

« Kathryn comme votre femme ? »

« Elle-même. Je suis allée chez elle, je me sentais tellement mal. Je lui ais raconté tout ce que j'ai ressentit, toutes mes craintes, mes incertitudes, mes émotions troublées. Elle m'a dit qu'elle me comprenait car elle était passée par les mêmes phases que moi et qu'elle espérait que ça m'arriverait aussi. Elle a séché mes larmes, elle m'a consolée et écoutée toute la nuit. Le lendemain matin quand je me suis réveillée, j'ai cru que quelque chose avait changé en elle, dans ses yeux, puis je me suis rendue compte que c'est moi qui avais changée. Alors pendant qu'on petit déjeunait, je l'ai embrassé, elle m'a sourit et ça a démarré comme ça. »

« Tout simplement ? »

« Tout simplement. »


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D'énormes bisous à tous

A jeudi prochain