Auteur : Abby and Jes

Titre : Bairim

Couple : Lucius/Charlie

Genre : Romance/Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR*. Geoffroy, Joaquim, Moliva, Johanna, Sven, Carlos, Hulrick, Isaac, Abigail, Yanis et Bairim sont des personnages inventés par nous. Pas de panique, ce ne sont que des personnages secondaires.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Lucius, et Jes dans celle de Charlie.

Statut : Finie à l'écriture.

Bêta correctrice : Westyversionfrench

Résumé : La vie n'a jamais été simple pour Charlie, encore moins depuis que Lucius Malfoy a été assigné sous sa garde. Mais ce qu'il ne savait pas, c'était que sa vie allait devenir encore plus compliquée. Et elle allait changer, irrémédiablement. Tout comme celle de Lucius.

Périodicité de publication : Un chapitre tous les quinze jours, si on arrive à garder le rythme avec nos cours respectifs -)


Note des auteurs : Salut à toutes et tous. Nous sommes désolées pour le retard dans la publication, mais avec les études, les examens, nos écritures et corrections de roman sur le côté, sans oublier notre vie privée, nous n'avions pas eu le temps de nous repencher sur Bairim. Mais c'est chose faite. Vous allez d'ailleurs avoir la chance de voir arriver plusieurs chapitres dans les heures (jours) à venir afin de nous faire pardonner. En tous cas, nous vous souhaitons une bonne lecture et vous retrouverons peut-être dans vos reviews. Bisous

Merci à paulin54, honey1607, holybleu, Haley Black, yamashita6, Imaniis, Athi, melu49, Guest, lilywen, juliana, Malh, Shanatora, Typone Lady pour leur review.


Partie II

Bairim

Chapitre 10

POV Lucius

Je me réveillai et restai hébété quelques secondes avant de réaliser que Bairim était en train de pleurer. Il était né depuis deux jours maintenant et les Dragons n'avaient jamais été aussi calmes. En constatant qu'il ne semblait pas vouloir s'arrêter, je commençai à me lever avant de me rappeler que j'y avais déjà été la fois d'avant. Je me recouchai donc et secouai Charlie doucement pour qu'il se réveille.

— Hm... Quoi ?

— Ton tour.

— Oh allez, soit sympa, laisse-moi dormir.

— J'ai été sympa il y a deux heures, maintenant j'arrête.

— Okay, j'y vais, ronchonna-t-il en se levant.

Il enfila son cuir et quitta la chambre. Je soupirai de contentement en refermant les yeux. Geoffroy avait obligé Charlie à rester en congé pendant trois jours supplémentaires après la naissance, ce qui faisait qu'aujourd'hui allait être son dernier jour hors de la réserve. J'avais regardé les plannings à venir et rapidement réalisé que nous n'allions pas nous voir beaucoup pendant quelques jours. J'allais être de nuit en réserve, ce qui me permettrait d'avoir plus d'heures de libres que je pourrais ainsi passer avec Bairim, et Charlie serait soit du matin, soit de l'après-midi. Ainsi, notre fils ne serait jamais seul mais je commençais à réaliser que ce rythme allait être épuisant. Surtout s'il continuait de se réveiller toutes les trois heures parce qu'il avait faim. Je me retournai dans le lit, agacé de réaliser que je ne m'étais toujours pas rendormi. Je regardai l'heure et retins un soupir de dépit en remarquant qu'il était trois heures du matin. Merlin, j'avais décidé d'être un bon père, certes, mais cela incluait-il forcément que je ne pouvais pas dormir correctement ? Charlie revint se coucher à mes côtés et je me collai contre lui tout en marmonnant :

— Que voulait-il ?

— Je ne sais pas, il n'a pas voulu du biberon, et sa couche était propre. Dès que je l'ai pris dans mes bras, il a juste cessé de pleurer.

— Il voulait un câlin, tu vois que t'as bien fait de te lever, souris-je doucement.

— Moi aussi je veux un câlin, dois-je pleurer ? chuchota-t-il en venant m'embrasser.

— Ah non, pas de pleurs, rétorquai-je en approfondissant l'échange et en glissant mes mains sur ses hanches.

— Tu es sûr ? demanda-t-il en quittant mes lèvres et en embrassant ma mâchoire.

— Tu peux supplier cependant, proposai-je en posant mes mains sur ses fesses afin de le plaquer contre moi.

— Oh oui, continue, souffla-t-il. Je t'en supplie. Juste, ne t'arrête pas, qu'importe ce qui peut arriver.

Je le poussai pour qu'il s'allonge sur le dos et repris sa bouche tout en me frottant contre lui. Il avait retrouvé son ventre plat et repris des forces ce qui faisait que je n'avais qu'une envie, le prendre. Je glissai l'un de mes doigts entre ses fesses que je pressai immédiatement contre son anneau de chair.

Seulement, Bairim se remit à pleurer et sans que je ne comprenne, j'étais sur le dos, Charlie debout, enfilant son cuir une nouvelle fois. Il disparut dans la chambre du petit, sans même un regard pour moi. Je me redressai sur mes coudes et fronçai les sourcils. Que venait-il de se passer exactement ? Je soupirai, bien trop éveillé à présent pour me rendormir, puis enfilai un pantalon avant de me lever et de rejoindre Charlie et Bairim. Il tenait le petit dans ses bras et le berçai mais alors qu'un sourire voulait étirer mes lèvres à cette vue, je me retins et soupirai une fois de plus :

— Je croyais que je ne devais m'arrêter sous aucun prétexte, pourquoi tu t'es enfui ?

— Il pleurait, répondit-il comme si tout expliquait cela.

— Et il pleurait aussi il y a vingt minutes et j'ai presque dû te pousser hors du lit pour que tu te lèves.

— Je... Oui, je sais, souffla-t-il. Mais quand il a cessé dès que je l'ai pris, je m'en suis voulu. Pour tout ce que j'ai pu penser de lui alors que lui, il m'aime déjà.

Il avait de l'émotion dans la voix et il baissa la tête avant d'embrasser le front de notre fils. Je m'approchai d'eux et lui pris le bébé des bras que je reposai ensuite dans son berceau.

— J'ai été lamentable avec Draco pendant près de vingt ans et il m'a pardonné, je suis certain que Bairim te pardonnera tes cinq mois d'égarement. Maintenant laisse-le, sinon il va toujours vouloir être dans tes bras et ce ne sera bon ni pour lui, ni pour nous.

— D'accord, répondit Charlie en allant caresser le ventre du petit. Mais c'est si dur, si dur.

— Tu veux savoir ce qui était dur il y a moins de deux minutes ? Moi, maintenant viens te coucher, dis-je en regagnant la chambre et en me remettant ensuite au lit.

Il me suivit et se déshabilla rapidement, avant de me rejoindre. Je constatai qu'il n'était plus excité. Je retins un soupir et l'embrassai sur la joue avant de me coucher sur le ventre et de passer l'un de mes bras sous mon oreiller. Je ne me sentais cependant pas le moins du monde fatigué et cela m'agaça prodigieusement. Dire que je me levais dans moins de quatre heures... Charlie se colla soudain à moi et souffla :

— Où en étions-nous avant que je ne t'abandonne pour notre fils ?

Sa bouche parsema mon dos de baisers et ses mains commencèrent à me caresser les fesses.

— Charlie, soupirai-je en me sentant durcir de nouveau, si tu n'en as pas envie, ce n'est pas la peine de te forcer.

— Oh mais qui te dis que je n'en ai pas envie, dit-il en se frottant contre ma hanche.

Je me jetai sur sa bouche et me plaçai sur le dos tout en l'entraînant avec moi de façon à ce qu'il me surplombe. Je posai l'une de mes mains sur sa nuque pour maintenir nos lèvres soudées et plaquai l'autre contre ses fesses que je caressai.

— Dis-moi à quel point tu me veux, dis-le-moi.

Il mordilla ma lèvre avant de partir lécher mon cou. Je gémis et ondulai des hanches contre les siennes pour que nos membres se caressent tout en enfonçant mon doigt entre ses fesses une fois de plus. Il grogna et mordilla ma peau, avant d'aller suçoter mon lobe d'oreille.

— J'ai tellement envie de toi, gémit-il. Tellement, avec force, que ça m'en fait mal.

J'inversai nos positions et enfonçai un deuxième doigt en lui tout en explorant la peau de son cou. Je ne l'avais pas marqué depuis une éternité et j'en avais vraiment très envie. Merlin, je ne l'avais pas pris de cette façon depuis bien trop longtemps également. Je retirai mes doigts de son corps et tendis le bras vers sa table de nuit pour en sortir le lubrifiant.

— Sans, s'il te plait, je veux te sentir.

Je me figeai et ancrai mon regard dans le sien pendant quelques secondes avant de reprendre ses lèvres violemment, faisant s'entrechoquer nos dents. Je me sentis durcir plus encore si c'était possible et me redressai quelque peu pour pouvoir plaquer mes mains sur ses fesses que j'écartai. Je collai ensuite mon gland contre son entrée et relevai la tête vers lui pour m'assurer que c'était bien ce qu'il voulait. Cependant, même s'il disait finalement non, je n'étais pas certain de pouvoir m'arrêter.

— Bordel, va-y ! haleta-t-il, la voix chargée de désir.

Je ne me le fis pas dire deux fois et m'enfonçai en lui, centimètre par centimètre. Je me retrouvais bientôt en lui jusqu'à la garde et me mordis la lèvre violemment pour me retenir de jouir sur le champ. Salazar, j'avais presque oublié à quel point cela était bon. Je relâchai ses fesses et m'appuyai sur l'un de mes coudes tandis que mon autre main s'enroulait autour de son membre.

— Oh s'est si bon, malgré la douleur. Mors-moi et je jouis limite tout de suite, gémit Charlie en s'agrippant aux draps.

Je souris et l'embrassai avant de coller mes dents contre la peau de son cou, si en plus il me le demandait, je voyais mal pourquoi je ne le ferais pas. Son corps trembla avant que je ne le morde et il entoura mes hanches de ses jambes, me faisant aller encore plus profondément en lui. Je grognai et enfonçai mes dents dans sa peau tout en enserrant la base de son sexe avec mes doigts.

Il arqua son dos et jouit, se resserrant autour de moi. Je ris quelque peu et le mordis plus profondément encore en sentant ses parois se resserrer contre mon membre. Je reculai quelque peu et m'enfonçai de nouveau en lui, heurtant sa prostate alors que sa semence maculait nos ventres et mes doigts. J'aimais quand cela durait longtemps, mais j'adorais également avoir le pouvoir de le faire venir aussi rapidement. Je n'en étais pas loin non plus mais je parvins à me maitriser. Après tout, Charlie se sentait toujours coupable dans ces situations et il redoublait d'ingéniosité pour se faire pardonner. Je décrispai mes mâchoires petit à petit et retirai mes dents de sa peau, la léchant ensuite doucement.

Il commença à me caresser le dos, avant de me griffer, douloureusement. Je gémis, pas particulièrement de plaisir cette fois-ci, et le mordis doucement pour me venger avant de souffler :

— C'était pour quoi ça ?

— J'sais pas, la douleur me fait jouir, je voulais te faire plaisir.

— Te faire mal, un peu, me fait du bien. Je ne suis pas certain que le contraire fonctionne aussi bien cependant.

Je réalisai que je tenais toujours le membre mou de Charlie entre mes doigts et le relâchai. Je me redressai ensuite puis l'embrassai sur les lèvres avant de porter l'un de mes doigts à ma bouche et de le lécher. Je laissai mon regard se perdre sur la marque rouge qu'il avait sur le cou et gémis. Celle-ci allait être immanquable pendant un moment, surtout que je l'avais mordu au sang cette fois.

— Tu es le mal personnifié et ça ne me déplait pas.

— Merci, souris-je en laissant ma main glisser plus ou moins innocemment le long de son torse.

— On a un fils, tu es à moi, je suis à toi. Et rien ne pourra jamais nous séparer, promets-le moi.

Je haussai un sourcil, quelque peu surpris que Charlie ait dit quelque chose que l'on pourrait qualifier de romantique sans se reprendre immédiatement. Je posai mes lèvres contre les siennes puis soufflai :

— Promis. Mais j'attends le même engagement de ton côté.

Il nous fit basculer et se retrouva au dessus de moi. Il bougea des hanches, remontant de long de mon sexe pour se faire tomber, me faisant aller en lui profondément avant de répondre :

— Promis.

OoOoOoOoO

J'habillai Bairim d'un body puis ajoutai un pantalon noir et un pull vert qui s'accordait bien avec ses yeux. Nous étions le 25 décembre et Bairim avait maintenant quatre jours. Ce dernier s'agita un peu et je me forçai à garder les yeux ouverts pour finir de lui enfiler son manteau et ses moufles. Certes, nous n'allions aller que dans la tente des Weasley et passer moins d'une minute dehors, mais je n'avais aucune envie qu'il tombe malade entre deux. J'avais été de nuit et avais pu dormir trois heures avant que Bairim ne se réveille. Et Charlie ayant repris le travail et étant du matin, j'avais dû me lever.

Je posai le petit dans son berceau le temps d'enfiler mes chaussures et une veste puis je le repris et attrapai le couffin avant de partir en direction de la tente de la famille de Charlie qui avait décidé de fêter Noël ici. Pour l'occasion, tous les Weasley, accompagnées de leurs épouses et enfants, étaient arrivés la veille au soir, du moins était-ce ce que m'avait dit Charlie quand nous nous étions croisés ce matin. Le grand repas se ferait ce soir et il devait donc y avoir pas mal d'agitation par là-bas, chose qui, je l'espérais, endormirait rapidement Bairim, me permettant ainsi de retourner me coucher également.

J'entrai dans la tente et fus immédiatement assailli par l'odeur de nourriture et l'agitation qui s'était formé autour des deux enfants qui s'amusaient visiblement ensemble. J'allai m'asseoir sur le canapé et déshabillai Bairim qui restait miraculeusement silencieux. Évidemment, tout ce qu'il voulait, c'était mon attention toute focalisée sur lui. J'espérais secrètement que ce n'était pas l'un des traits de caractères qu'il garderait en grandissant. Je posai son manteau dans le couffin à côté du canapé et souris quand mon autre fils vint prendre place à mes côtés.

— Tu me le donnes ? demanda-t-il tout en souriant.

Je le lui tendis immédiatement et m'appuyai correctement contre le dossier du canapé, me retenant difficilement de fermer les yeux.

— Tu es fatigué, pourquoi tu ne vas pas te reposer une petite heure, avant le repas, je m'occupe du petit, si tu veux.

— Tentant vraiment, mais je préfère rester là. Et dormir une heure ne m'aidera pas particulièrement de toute façon.

J'avais confiance en Draco, plus qu'en n'importe qui d'autre dans cette pièce, mais pas au point de disparaître aussi longtemps en le laissant là, pas encore.

— Pas de soucis.

Il serra son frère contre lui et Ron vint nous rejoindre, prenant place près de Draco.

— Alors, il a l'air en forme mon champion. Que tu es mignon, tu vas en faire tomber des filles, pas comme tonton.

Je passai mon doigt sur la joue de Bairim et soufflai :

— Filles ou garçons, ce sera comme tu veux mon grand.

— Oui, bien entendu, fit Ron. Je n'ai pas de souci avec ça, comme personne dans la famille. D'ailleurs, nous ne savons toujours pas si les jumeaux ont une sexualité. As-tu vu des choses en travaillant pour eux, chuchota Ron à Draco.

Ce dernier haussa les épaules et répondit, un léger sourire aux lèvres :

— Une fille est venue un jour et elle semblait intéressée mais elle est repartie aussi vite quand elle s'est rendu compte qu'ils la voulaient tous les deux. Je crois que ça lui a fait peur.

— Oh... Ça, je ne m'y étais pas attendu, souffla Ron.

Il regarda ses frères et murmura :

— Je plains ma future belle-sœur dans ce cas. Encore plus qu'Harry et Charlie, sourit-il en faisant un clin d'œil à Bairim qui tendit la main vers lui.

— Charlie et Harry sont les plus chanceux, répliquai-je en regardant mon fils tirer sur son doigt. Les plus malins aussi, visiblement.

— Je doute que vous ayez raison, mais autant aller dans votre sens. Vous êtes parfait, vous les Malfoy.

Il rit et tapa l'épaule de Draco avant de dire :

— C'est quoi cette histoire de confiance envers Hermione et les bébés ?

— Rien de plus que ce que j'ai constaté, mais je suis certain que Rose a la tête dure, répliqua mon fils avec un sourire.

Ron écarquilla les yeux et grogna :

— Que s'est-il passé ?

— Elle l'avait posée sur le canapé pour la déshabiller et un hibou est venu s'écraser contre la fenêtre alors elle s'est levé pour aller lui ouvrir. Et quand elle est revenue au canapé, Rose était par terre sous la table basse. Et elle lui a cogné la tête dans son berceau aussi, si je me souviens bien, pas trop fort cependant.

— Oh doux Merlin, gémit Ron avant de regarder par dessus mon épaule.

Il se leva en vitesse et prit sa fille des mains d'Hermione avant de la serrer contre lui et de revenir près de nous. Je ne pus m'empêcher de rire doucement, tout comme Draco qui tenait les mains de Bairim dans les siennes. Cela me rappela qu'il allait falloir que Charlie et moi abordions le choix du parrain, et qu'il fallait que l'on déclare notre fils également. Et j'avais très envie que nous nous marrions bientôt, même si je n'étais pas certain de vouloir porter le nom Weasley... en fait non, je n'allais pas m'appeler Weasley, même contre tout l'or du monde.

— Au fait, soufflai-je alors à Draco, toujours pas marié ? Je pensais que toi et Harry seriez plus rapides que nous de ce côté-là.

Merlin, beaucoup plus rapide quand on prenait en compte tous les obstacles que Charlie et moi avions dû affronter.

— Oh... eh bien, nous en parlons, mais sans plus. Ni lui ni moi ne croyons à ça. Un jour, nous le ferons, mais aucun de nous ne court après. On s'aime, on vit ensemble. C'est le plus important.

— Je comprends. Mais si vraiment vous n'y croyez pas, pourquoi même prendre la peine d'en parler ?

Il se figea et souffla, d'une voix triste et légèrement en colère :

— Le salaud, il m'a menti !

— Ou il a essayé de te faire plaisir, tout simplement.

Je jetai un regard à Weasley et vit ce dernier m'adresser un hochement de tête satisfait.

— Au fait, ajoutai-je ensuite, ce serait plus qu'apprécié si tu pouvais surveiller ton langage près de ton frère, merci. Il va déjà être bien assez vulgaire comme ça en grandissant ici... et avec Charlie.

— Oui, c'est vrai ça. Il ne compte pas faire des efforts ? demanda Draco en fronçant les sourcils.

— Si probablement. Mais même en réduisant de moitié, cela ne changera pas grand chose.

— Et tu vas le laisser faire ? Bon sang, il pourrait essayer au moins, il est adulte. Bairim va dire bordel en premier mot sinon.

— Essaie Émeraude plutôt, ou Dragon. Mais cela devrait venir assez rapidement, en effet.

Je vis Charlie entrer dans la tente et ajoutai à l'intention de mon fils :

— Mais tu peux en discuter avec lui si tu veux.

— Non non, fit-il en rougissant. Je n'ai pas envie de me le mettre à dos.

Ron et moi rîmes doucement alors que Charlie nous rejoignait.

— Bonjour vous, fit-il en tendant les mains vers Bairim.

Ce dernier l'ignora, préférant regarder les mains de Draco.

— Salut, fit Ron.

— Bonjour Charlie, souris-je en observant Bairim toujours aussi fascinée par les doigts de son frère. Il a visiblement une affinité avec les Malfoy, ajoutai-je en haussant les épaules.

— Mouais, répondit-il en venant s'asseoir sur mes genoux.

Il m'embrassa et caressa ensuite la joue de notre fils qui le regarda enfin.

— Ah, c'est pas trop tôt ! Viens voir papa.

Il le prit et le serra contre lui, tout en se lassant aller contre moi.

— Ça a été ? lui demandai-je en posant mon menton sur son épaule et en fermant les yeux.

Je n'allais pas m'endormir, mais je pouvais au moins faire semblant quelques minutes, peut-être qu'ainsi, j'aurais l'impression d'être moins fatigué.

— Oui, les Dragons m'ont limite bloqué au sol, à me regarder comme s'il me manquait quelque chose. Émeraude m'a suivit durant toute ma garde. J'ai l'impression d'être en présence de chiens, c'est fou. Ils veulent sûrement revoir Bairim.

— Même pas en rêve, marmonnai-je immédiatement.

— Comme tu veux. De toute manière, si c'est le cas, ils défonceront la porte de nouveaux quand ils seront à bout de patience.

— Oui et bien, on ne va pas coller notre fils dans la réserve. Ils attendront qu'il sache se défendre, ou ils viendront le voir si vraiment ils sont pressés.

— Sinon, ça a été ? Il a bien dormi ? Il semble en forme, donc je suppose que oui.

— Il est très en forme, je confirme. Quant à savoir s'il a dormi, c'est une autre histoire.

Il se leva, le petit dans les bras et le berça, le regard posé sur le visage de Bairim. Je me tournai vers Draco et lui demandai :

— Tu comptes repartir quand ?

Pas que j'avais envie de le voir partir, loin de là, mais il avait une vie en Angleterre à laquelle il allait sans doute devoir retourner bientôt. Comme le reste des Weasley, d'ailleurs.

— Je... Écoute, on en parlera plus tard, okay.

— Il y a un problème ? insistai-je néanmoins, surpris que cela soit quelque chose dont nous ayons à discuter.

— Non non, aucun. Plus tard.

Il jeta un regard au bout de la tente et je suivis ce dernier, pour tomber sur Harry jouant avec Victoire. Je fronçai les sourcils mais m'abstins de poser des questions, en ayant pourtant extrêmement envie. J'observai Charlie bercer notre fils et me laissai aller contre le canapé, me retenant difficilement de fermer les yeux.

POV Charlie

Le repas était terminé depuis deux petites heures et je ne cessai de regarder le canapé où Lucius avait été s'asseoir à la fin dudit repas. Il n'avait sûrement pas voulu s'y endormir, mais pour qu'il le fasse, il devait être vraiment fatigué et je ne désirais pas le réveiller. Même si je savais qu'il allait m'en vouloir une fois qu'il se réveillerait. Bairim, quant à lui, dormait également dans les bras de papa, qui était tout heureux de l'avoir.

— Mon chéri, fit maman. Nous allons repartir dans deux jours. Pour vous laisser tranquille. Mais... nous nous demandions, ton père et moi, si une visite par mois allait vous convenir ? Si cela ne te va pas, nous pouvons les espacer, il n'y a pas de souci.

— Non, je n'y vois pas d'inconvénient. Je suis content, au moins Bairim vous verra souvent, c'est une bonne chose. Avec Draco qui vient déjà une fois par mois, ça lui fera de nouvelles têtes.

— D'accord mon chéri, nous viendrons tous les mois dans ce cas.

Je souris, et ne désirant pas que Bairim soit aussi longtemps loin de son lit, et surtout, ne voulant pas prendre l'habitude qu'il dorme dans les bras de quelqu'un, je me levai et le pris de ceux de papa, avant de souffler :

— Nous allons y aller, demain, nous travaillons. Joyeux Noël à tous, murmurai-je. Draco, peux-tu réveiller ton père ?

— Et bien... oui, fit-il en se levant pour aller secouer légèrement l'épaule de Lucius qui se passa les mains sur le visage avant de se lever.

— Nous rentons, chuchotai-je en allant près de lui, Bairim serré contre moi.

Je lui souris, dans le but qu'il ne m'en veuille pas trop, mais son regard et sa tête en comprenant qu'il s'était endormi dans la tente de ma famille me firent comprendre que j'allai recevoir une engueulade, sauf que c'était Noël ce soir, et que je n'en voulais pas.

Lucius salua ma famille et embrassa son fils sur la tempe, en profitant pour lui murmurer quelque chose à l'oreille avant d'attraper le couffin et de sortir. Je le suivis, posant la main sur la tête du petit afin qu'il n'attrape pas froid, ayant oublié de le rhabiller pour sortir. Quand nous fûmes dans la chambre, j'allai déposer le bébé dans son berceau, et revins dans la pièce pour voir Lucius se déshabiller, visiblement en colère. Ça se voyait à ses gestes.

— Désolé, murmurai-je en commençant moi aussi à me dévêtir.

— Tu sais pourtant que je refuse de m'endormir là-bas. C'est... Parce que oui, c'est ma faute, je n'aurais pas dû aller sur ce maudit canapé mais je pensais pouvoir avoir assez confiance en toi pour ne pas me laisser me retrouver dans ce genre de situation.

— Tu étais fatigué et c'est ma famille. Je ne voulais pas te réveiller, fis-je en tentant de ne pas hausser la voix.

— Et si je t'avais laissé t'endormir en plein milieu du salon au Manoir pendant que ma famille se réunissait, tu veux me faire croire que tu n'aurais rien dit ?

— Non. Ce n'est pas un crime de s'endormir quand on doit gérer des horaires de travail et un nouveau-né. Maintenant, je comprends ta colère et la prochaine fois, je te réveillerai, comme ça, le lendemain, dans la réserve tu tomberas de balai et te tueras sûrement. Qu'est-ce que ça peut me foutre de toute façon !?

— Merci ! souffla Lucius en s'allongeant sur le dos après s'être glissé sous les couvertures.

Je ne répondis rien et le rejoignis, espérant que nous arriverions à dormir quelques heures.

OoOoOoOoO

J'entendais des pleurs et grognai. Je sortis du lit et m'habillai rapidement, les yeux à moitié ouverts. Je me rendis sans plus attendre dans la chambre adjacente et allai près du berceau.

— Tu ne pourrais pas nous laisser dormir ?!

Seuls ses pleurs me répondirent. Me souvenant de ce que Lucius m'avait dit, j'essayai de ne pas le prendre, mais à peine cinq minutes étaient passés, que je le soulevai et le serrai contre moi. Il se calma rapidement et je me dis qu'il avait peut-être faim ou qu'il fallait le changer. Je respirai sa couche et je me rendis compte qu'elle sentait. Je grimaçai mais me dirigeai vers le nécessaire à langer.

— Papa n'est pas content, soufflai-je en l'allongeant. Tu pues !

Je le déshabillai rapidement, me rendant compte que depuis quatre jours, j'avais pris plus d'assurance. Les premiers jours, il m'avait fallu un temps interminable pour lui retirer son body. J'avais eu peur de lui casser les bras ou les jambes.

— On va te faire tout propre, qui sent bon, murmurai-je en préparant le nouveau lange.

Je nettoyai ensuite mon fils et lui appliquai l'onguent pour éviter les rougeurs. Je lui mis son lange ainsi que son pyjama, l'ayant mis au lit dans sa tenue de peur de le réveiller. Une fois fini, je pris le petit contre moi et nos regards se lièrent. Je me sentis encore coupable, en le voyant si mignon, si innocent. J'embrassai son front et le remis dans son lit.

Seulement, une fois sa tête touchant l'oreiller, il se remit à pleurer. J'eus mal au cœur, mais me reculai puis sortis de la chambre. Je me remis au lit, mais les minutes s'écoulèrent et il pleurait toujours. Je me relevai donc, râlant tout bas contre les bébés qui ne voulaient pas laisser dormir les adultes.

Je fus aux côtés de Bairim en moins d'une minute.

Je penchai la tête au dessus du berceau et il cessa de pleurer quelques secondes avant de recommencer, hurlant. Je soupirai et le pris dans mes bras, le berçant. Il se tut et j'eus envie là, de lui crier dessus, mais je ne le fis pas et me contentai de me balancer de gauche à droite, le tenant contre mon torse. J'embrassai sa tête à intervalle régulier et j'entendis soudain une voix derrière moi :

— Je croyais que nous nous étions mis d'accord.

— Je sais. Mais il a continué, expliquai-je.

— Charlie, tu as envies de le porter et de le tenir contre toi et je comprends cela, vraiment. Mais après, quand tu es de garde et que j'aimerais dormir, ou faire autre chose que m'occuper de lui et l'avoir dans mes bras, il pleure et ne s'arrête que quand je le prends. Maintenant pose-le, laisse-le pleurer un peu et si vraiment dans quinze minutes il pleure toujours, nous nous en inquiéterons.

Je fis ce qu'il venait de me demander et Bairim pleura une fois dans son lit. Je quittai la pièce rapidement, la tête lourde. Je n'aimais pas l'entendre pleurer. Ce son était horrible et douloureux. Lucius revint au lit et me prit dans ses bras. Je comprenais sa demande, mais je ne pouvais décemment pas occulter le fait que notre fils hurlait presque, pleurant comme s'il souffrait ou que nous l'ayons abandonné. Je l'embrassai malgré tout, mais le baiser était comme automatique, sans vraiment d'envie de mon côté. Lucius dut le sentir car il me repoussa par les épaules et souffla, tout en me caressant les joues :

— Charlie, arrête de t'en vouloir. C'est un bébé, c'est normal qu'il pleure, et c'est même bon pour lui dans une certaine mesure. Il aura des problèmes si tu l'as tout le temps dans les bras et cèdes à tous ses caprices.

— Je ne cède pas à ses caprices, ronchonnai-je.

Ce n'était pas vrai. Je n'aimais juste pas l'entendre pleurer. Je ne comprenais même pas comment lui, il le supportait.

— Mais si tu ne t'enlèves pas cette culpabilité de la tête, tu le feras, et ce ne sera bon pour personne.

— Toi, tu ne peux pas comprendre, expliquai-je. Tu as agi de la bonne manière immédiatement. Moi, j'ai été un homme horrible. Quand je le vois, j'ai juste l'impression qu'il me juge. C'est très troublant. Là, je tiens difficilement à ne pas aller le prendre pour qu'il arrête de pleurer et je m'en veux pour ça. Parce que tu as raison.

Oh que oui, il avait raison. Comment maman avait-elle fait ?

— Tu ne peux pas comparer nos situations Charlie. J'ai fait tellement d'erreurs avec Draco que oui, en effet, j'ai vu Bairim comme une opportunité pour me rattraper dès le tout début. Je ne suis pas certain que ce soit vraiment mieux cependant. Mais l'important, c'est maintenant. Est-ce que tu l'aimes ?

— Oui, je pense.

Je ne savais pas vraiment en fait. Comment savoir si je l'aimais ? Lucius leva les yeux au plafond, un léger sourire aux lèvres, puis me demanda :

— Tu veux qu'il soit heureux ou malheureux ?

— Heureux, quelle question !

— Rend-le heureux alors. Et pense sur le long terme.

— Donc, le laisser pleurer comme ça, c'est le rendre heureux ? Tu te fous de ma gueule ?

— Très bien, fais comme tu veux. Va le chercher et câline-le pendant des heures. Mais si tu commences comme ça, alors tu continueras jusqu'à ce qu'il soit assez grand pour simplement nous rejoindre dans le lit et se coller contre toi. Cependant, si c'est vraiment ce que tu veux, fais-toi plaisir !

Je ne dis rien, mais me rallongeai, posant l'oreiller sur ma tête. Lucius passa son bras autour de mon torse et colla son front contre mon épaule.

— Il pleure encore, soufflai-je. Ça fait combien de minutes maintenant ?

Il soupira et je le sentis se lever. J'en fis de même à mon tour et le vis prendre Bairim dans ses bras. Le petit se calma en quelques secondes et je dis :

— Je l'ai changé, mais peut-être qu'il veut autre chose ? Ou alors, il a mal quelque part.

— Ou alors il a ton caractère, grogna Lucius en l'observant attentivement. Je suis certain que c'est juste parce que tu t'ennuies. Ou tu es aussi dérangé que ton père mais je suis désolé de t'annoncer que tu vas devoir vivre avec ça alors tu ferais mieux de t'habituer dès maintenant.

— Hey, je ne te permets pas de m'insulter, okay ? ris-je en les rejoignant. Il a peut-être faim, je n'y ai pas pensé avant, ajoutai-je.

— Tu veux que j'y aille ou tu t'en occupes ? Et toi, ajouta-t-il en regardant Bairim attentivement, si tu n'as pas faim et n'as aucun problème, tu retournes dans ton berceau et tu ne nous revois pas avant plusieurs heures, je te préviens. Je veux bien jouer avec toi, mais pas quand la lune est de sortie.

Le petit le regarda avec des grands yeux, avant de se blottir contre lui.

— J'ai comme l'impression qu'il n'aura pas faim, soufflai-je en prenant toutefois le chemin de la cuisine.

— Quelle surprise, soupira Lucius en repartant dans notre chambre, le bébé dans les bras.

Je souris et une fois dans la cuisine, préparai rapidement biberon en plus d'un sandwich pour Lucius et moi, au cas où il aurait faim. Je me servis également un bon chocolat chaud et me décidai à faire un thé pour Lucius, toujours au cas où. Je déposai ensuite le tout sur un plateau et retournai à la chambre. Par habitude, je me rendis devant les escaliers avant de secouer la tête et de prendre la bonne direction cette fois. Je restai néanmoins sur le pas de la porte face à la vue qui m'était offerte.

Lucius était assis, torse nu, le petit contre lui. Ils étaient tout bonnement magnifiques. Il embrassa Bairim avant de soupirer et de poser sa joue contre celle du petit.

— Voilà le ravitaillement, annonçai-je en avançant.

— Merci, souffla-t-il, même si je ne pense pas qu'il ait faim. Ou alors, être dans nos bras calme son estomac...

Je posai le plateau et pris le biberon que je lui tendis, avant de commencer à manger mon sandwich. Comme Lucius venait de le dire, Bairim ne but pas et cela fit qu'il se leva pour aller le redéposer dans son berceau. Comme je m'y étais attendu, le petit recommença à pleurer, mais je commençai à comprendre son petit jeu. Il n'avait pas mal, sinon, il aurait continué à pleurer dans les bras de son père. Je terminai mon sandwich alors que Lucius revenait vers moi. Il prit sa tasse de thé et en but une gorgée avant de venir s'installer à mes côtés, me murmurant :

— J'avais oublié que ça pouvait être aussi épuisant. Surtout que celui-là semble déjà bien trop malin pour notre bien.

— Il me ressemble, soufflai-je amusé.

— Hm, je confirme.

Je pris mon chocolat et gémis de bonheur alors que Bairim pleurait toujours.

— Tu crois qu'il va cesser un jour ? demandai-je.

— Je ne sais pas. Si vraiment il nous empêche de dormir, on peut toujours aller coucher sur le bureau de Geoffroy... On devrait être tranquille là-bas.

— Est-ce une proposition ? le questionnai-je.

Seulement, je me souvins que Bairim pleurait et je savais que je n'arrivai pas à faire quoi que ce soit tant qu'il ne dormirait pas. Lucius posa sa tasse au sol et se laissa retomber en arrière, faisant glisser sa main le long de mon dos.

— C'en est une, même si je suis sûr que tu vas la décliner.

— En effet, murmurai-je. Tu m'en veux ?

— Si tu continues de me repousser ainsi, je vais vraiment finir par croire que j'ai fait quelque chose de mal...

— Non, non, le rassurai-je. D'ailleurs, qu'aurais-tu bien pu faire ?

Je me tournai vers lui et pris sa main que j'embrassai. Il haussa les épaules et soupira :

— On dort ?!

— Non, j'aimerais que tu me dises, qu'est-ce qui peut te faire penser que je t'en veuille ?

Je me rapprochai de lui et le collai, caressant sa hanche.

— Je ne sais pas, mais ça fait deux fois. Ou peut-être que tu ne m'en veux pas mais que tu commences à te lasser... je me fais vieux après tout.

— Arrête tes conneries, sifflai-je.

Il se contenta de me jeter un regard puis de fermer les yeux. Je jetai un regard à la porte menant à la chambre de Bairim, là où des pleurs continuaient de se faire entendre, puis sur Lucius. Le petit n'avait pas mal, il pleurait uniquement pour être dans nos bras. Et Lucius, lui, commençait à croire en des choses stupides. Je fermai les yeux, essayant de me convaincre que cela ne ferait pas de moi un monstre puis pris sa main avant de me lever, le tirant à ma suite. Il me suivit mais me demanda :

— Charlie... qu'est-ce que tu fais ?

— Ce qui doit être fait pour t'enlever ce genre de connerie de la tête.

— Si tu n'as pas envie, tu n'as pas à te forcer.

— J'en ai envie. Ne pense pas le contraire. Et le bureau de Geoffroy nous attends, soufflai-je en sortant de la chambre.

Il lâcha ma main pour agripper mes hanches et je sentis bientôt ses lèvres contre ma nuque alors que nous continuions de marcher. Arrivés devant le bureau, je frappai, vérifiant quand même qu'il n'y avait personne. N'ayant aucune réponse, j'ouvris la porte mais je pus sentir un sourire contre mon cou.

— Sale petit... tu l'as fait exprès, murmurai-je en pénétrant dans la pièce.

— Je ne vois pas de quoi tu parles..., souffla-t-il avant de me plaquer contre la porte qu'il venait de refermer.

— Mais oui, mais oui.

Je devais avouer qu'il avait bien joué son coup là ! Mais le pire, c'était que je ne lui en voulais même pas.

— Tu as intérêt d'être à la hauteur de ta manipulation, mon amour.

Il effleura mon membre de ses doigts mais préféra poser sa main sur ma cuisse.

— Que de pression..., sourit-il avant de mordiller la peau de mon cou. Je ne me souviens pourtant pas que tu te sois déjà plaint...

— Ouais ben, je vais certainement commencer à le faire à partir de maintenant.

Je souris et me léchai les lèvres, sachant pertinemment quel effet cela allait avoir sur lui. Il se jeta immédiatement sur elles, me coinçant entre son corps et la porte, ses mains allant immédiatement pincer mes tétons.

Oh bordel, ce que ça avait pu me manquer de le sentir aussi excité. Je posai la main sur son entrejambe et il grogna avant de me plaquer encore plus fortement contre la porte.

POV Lucius

J'ouvris les yeux et fus satisfait de tomber sur le visage endormi de Charlie. Je tendis l'oreille et soupirai de contentement en réalisant que Bairim n'était pas en train de pleurer. Charlie était de plus en doué pour ignorer ses pleurs et ce dernier commençait à moins hurler juste pour que nous le prenions à bras. Il y passait déjà une bonne partie de sa journée de toute façon, que ce soit dans les miens, ceux de Charlie ou ceux de Draco et Harry. Ces derniers étaient d'ailleurs toujours avec nous et même si j'adorais les avoir ici, surtout Draco, je ne devais pas oublier qu'ils avaient une vie en Angleterre et qu'ils allaient bien finir par partir. Merlin, après tous ces mois à avoir mon fils si près de moi, me contenter d'une visite par mois allait être plus que difficile. Cela me rappelait d'ailleurs que je devais avoir une discussion avec lui. Il m'avait plus ou moins évité les derniers jours mais je n'allais pas le laisser faire plus longtemps. Ils dormaient actuellement dans notre ancienne chambre, à Charlie et moi, et j'envisageai une seconde d'y aller et entrer sans frapper. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire et je les posai contre l'épaule de Charlie, glissant mes mains le long de son corps.

— B'jour, souffla-t-il d'une petite voix. Vas-y toi même s'il te plait.

— Que j'aille où ? ris-je doucement. Tu me vires du lit maintenant ? Sans raison.

— Hein... ah oui, en effet, il ne pleure pas, constata-t-il en ouvrant les yeux.

— Non, il ne pleure pas.

Je bougeai et me plaçai au-dessus de lui puis l'embrassai, glissant ensuite ma langue jusqu'à la marque que je lui avais faite quelques jours plus tôt. Je repensais à notre escapade dans le bureau de Geoffroy et souris contre sa peau. Merlin, si le gardien apprenait ça, Charlie et moi passerions un mauvais quart d'heure, mais ça en avait définitivement valu la peine.

— As-tu une idée en tête ? chuchota-t-il en entourant mon bassin de ses jambes.

— A dire vrai, j'avais prévu d'aller voir mon fils, mais je suppose que nous pouvons faire autre chose entre temps, répondis-je en ondulant contre lui.

— Moins de mots, plus de sexe, grogna-t-il en se déhanchant lui aussi.

Je ris doucement et repris ses lèvres pour un baiser qui nous laissa tous les deux pantelants. Je sentis le plaisir monter en moi par vagues et je mordillai sa mâchoire, mais me figeai ensuite en entendant un premier cri, rapidement suivi d'un deuxième. Bairim était réveillé, magnifique.

— Non, non non non non non !

— On continue ? soufflai-je en bougeant à nouveau contre lui.

Je savais pertinemment qu'il allait me dire non, mais le voir aussi frustré que moi me plaisait.

— Oui... non. Bordel, j'sais plus, gémit-il la voix remplie de remord et d'envie.

Je me penchai à son oreille et soufflai :

— Non Charlie, je ne suis de toute façon pas certain de pouvoir faire ça quand il crie ainsi, mais j'aurais aussi préféré qu'il dorme quelques minutes de plus.

Je bougeai une dernière fois contre lui, me mordant la lèvre de frustration, puis me relevai, enfilant le premier pantalon que je trouvais. Je jetai un regard à Charlie qui était resté figé, l'une de ses mains crispée autour du drap. J'embrassai sa tempe et partis dans la chambre de Bairim, mon excitation retombant immédiatement en le voyant pleurer. Je le pris dans mes bras et le berçai quelques secondes avant de passer la tête par la porte de la chambre pour voir Charlie en train de s'habiller.

— Cela t'embêterait-il de t'en occuper ? Je vais lui faire son biberon et te le ramène mais j'aimerais parler à Draco et s'il y a Bairim dans les parages, il va juste se jeter dessus et m'ignorer une fois de plus.

Chose qui commençait sérieusement à m'agacer, soit dit en passant.

— Oui, pas de problème.

J'embrassai mon fils sur le front puis le tendis à Charlie qui le prit dans ses bras, le berçant à son tour. J'enfilai un t-shirt et partis rapidement en cuisine, saluant Geoffroy et Johanna au passage quand je les croisai. Je préparai le biberon rapidement puis testai la température sur mon poignet, satisfait de constater que le lait n'était ni trop chaud, ni trop froid. Au début, j'avais trouvé cela plutôt compliqué quand Molly nous l'avait expliqué pour la première fois, mais en fait, je l'avais fait et refait tant de fois au cours des dix derniers jours que je pouvais désormais le faire les yeux fermés. Je retournai à notre chambre et mis immédiatement la tétine dans la bouche de Bairim qui continuait de hurler. Il commença à téter comme s'il n'avait pas mangé depuis des jours et je souris en secouant la tête doucement. Je laissai Charlie attraper le biberon et enfilai des chaussures ainsi qu'un pull. Je les embrassai ensuite, souriant en voyant Charlie observer notre fils comme s'il était la plus belle chose au monde, puis je quittai la pièce, gagnant l'étage rapidement. J'arrivai devant la porte de la chambre où dormaient Draco et Harry et frappai.

— Oui ?

Je pris cela pour un accord et ouvris la porte.

— Bonjour papa, souffla Draco en lassant ses chaussures.

— Bonjour, répliquai-je en saluant Harry qui semblait chercher quelque chose. J'ai frappé, fis-je ensuite remarquer, un sourire amusé aux lèvres.

Draco me lança un regard faussement agacé et Harry rit doucement.

— Oui et nous vous en remercions, fit ce dernier. Bonjour Lucius, ajouta-t-il en sortant une chaussette de sous le lit.

— Depuis quand tu me vouvoies ? demandai-je à Harry, véritablement surpris.

Plus personne ne s'était donné cette peine depuis ce qui me semblait être une éternité.

— Je n'en ai aucune idée, répondit-il en riant, avant de prendre place sur le lit. Souhaites-tu que je vous laisse ?

— Comme tu veux, j'aimerais néanmoins t'emprunter Draco, en effet. Si tu as finis de m'éviter, évidemment, ajoutai-je à l'intention de ce dernier.

— Je ne t'ai pas évité, répliqua-t-il.

— Encore mieux, peut-on discuter dans ce cas ?

Il sembla hésiter puis acquiesça. Harry enfila ses chaussures rapidement et sortit, nous laissant seuls. J'attendis que Draco dise quelque chose mais me souvins ensuite que c'était moi qui avait voulu cette discussion, il attendait donc certainement que je commence.

— Alors..., hésitai-je, tout va bien ?

Très mauvaise entrée en matière, certes, mais je me voyais mal entrer directement dans le vif du sujet.

— Oui, tout va très bien. Et de ton côté ? Bairim est-il toujours aussi difficile les nuits ?

-Nous nous sommes réveillés avant lui, ce que je considère comme un immense progrès.

— Et tu ne l'as pas amené, fit-il boudeur.

— Non, en effet, dis-je avec un grand sourire. Parce que j'ai beau adorer vous voir tous les deux, je voulais discuter avec toi. Tu as dit que nous en parlerions plus tard, et j'ai patienté cinq jours, alors je t'écoute.

— Oh, mais ce n'est rien d'important, nous pouvons en parler plus tard alors, dit-il en se levant.

— Draco, quel est le problème ? m'agaçai-je. Est-ce que... j'ai fait quelque chose ?

Je m'étais repassé les évènements des dernières semaines dans l'optique de trouver quelque chose que j'aurais pu faire pour le blesser, l'énerver ou le vexer, mais je n'avais rien trouvé. J'avais essayé de diviser mon temps de la meilleure façon possible afin de passer presque autant de temps avec lui qu'avec Bairim mais de toute façon, je doutais que ce soit cela puisque quand nous étions tous les trois, c'était moi qui étais ignoré puisque Draco jouait avec son frère. Seulement, je ne voyais pas ce que j'aurais pu faire pour que l'on retombe dans nos mauvaises habitudes d'antan, à savoir : ne pas discuter et faire comme si de rien n'était.

— Non, bien sûr que non. C'est juste que rien n'est encore sûr, quoique tout avance dans ce sens. Il nous reste quelques démarches. Je tenais à t'en parler le moment venu.

— Vous... allez adopter finalement ? Ou vous marier ?

Je ne voyais pas ce qui pouvait entraîner des démarches particulières à part ces deux choses et qui pourrait les concerner.

— Hein ? Non non, rien de tout ça. Je... Harry et moi allons nous installer en Roumanie. Le magasin est confié à Ginny et nous allons en ouvrir un autre ici. Enfin, pas au camp, rit-il.

— Vous... vous installez en Roumanie ? hésitai-je. Nous sommes en Roumanie.

— Oui.

Je m'humidifiai les lèvres et inspirai profondément, réalisant seulement que j'avais arrêté de respirer. Draco venait s'installer en Roumanie, dans le même pays dans lequel j'allais très probablement finir ma vie.

— Pourquoi ? soufflai-je ensuite.

Ils avaient une vie en Angleterre et même si le temps n'était pas parfait, il y faisait toujours meilleur qu'ici. Ils avaient le magasin et Harry avait tous ces amis là-bas, ceux qu'il considérait comme sa famille.

— Tu plaisantes là ? Pour toi et Bairim. De toute manière, avec un portoloin de programmé pour retourner au Terrier, cela ne change pas grand chose. Et puis, Harry désire s'installer ici, pour ouvrir un magasin. Je ne fais que le suivre là où il désire être, sourit-il. Le Ministère ne peut donc rien y redire.

Je m'assis à ses côtés sur le lit et le pris dans mes bras, sentant un immense sourire étirer mes lèvres. Je n'avais probablement jamais été aussi heureux. J'allais avoir Charlie et mes deux fils près de moi. La vie avait souvent été dure envers moi mais si j'avais finalement droit à cela, alors ce n'était plus si grave.

— Merlin, je vais avoir un sourire idiot collé sur le visage pendant au moins des heures et Charlie va probablement se moquer de moi, mais je crois que je m'en fiche.

— J'en suis ravi. J'avais un peu peur que tu réagisses mal et me convainque de rester en Angleterre. Finalement, Harry avait raison, je me faisais du souci pour rien.

— Pourquoi voulais-tu que je veuille te convaincre de rester en Angleterre ? Tant que vous venez ici parce que c'est ce que vous voulez, je ne trouve rien à redire à cela, au contraire.

— Je ne sais pas... enfin si. J'avais peur que tu ne me veuilles pas aussi présent, surtout maintenant que tu as Bairim. Et Charlie.

Je le serrai un peu plus fort contre moi et soupirai :

— Ne dis pas n'importe quoi. Ma relation avec Charlie n'a rien à voir avec ce que je partage avec toi, tu es mon fils, et rien ne changera cela. Même pas Bairim. En plus, je pense qu'il a pris du caractère de Charlie, alors tu seras ma bouffée d'air frais, ris-je doucement en le relâchant. Plus sérieusement, est-ce que je t'ai déjà donné cette impression, de les faire passer avant toi ? Honnêtement.

Il secoua la tête et baissa les yeux.

— Non.

Je me baissai quelque peu pour croiser son regard et demandai :

— Draco ? Je sais que je ne suis pas très doué à tout ça mais si je fais quelque chose de mal, je compte sur toi pour me le dire.

— Non, rien. C'est juste une peur qu'Harry traite d'idiote. Mais... voilà, ton ancien toi aurait... agi comme ça, je pense. Parfois j'ai peur qu'il refasse surface.

— Si on oublie le fait que mon... ancien moi comme tu dis, ne se serait pas retrouvé avec un deuxième enfant, je ne t'aurais tout de même pas abandonné pour Bairim. Tu es mon fils, celui qui s'approche dangereusement de la perfection, et j'ai toujours été très fier de toi, même quand tu étais un crétin arrogant.

— Je faisais tout pour te ressembler, fit-il avant de rire.

— Je sais. Et je suis désolé d'avoir été quelqu'un de si mauvais. Mais je peux te promettre que je ne redeviendrai pas comme cela. J'ai essayé, plusieurs fois, mais ça n'a pas fonctionné, et cela ne marchera plus maintenant.

— Tu as essayé ? demanda-t-il surpris.

— Draco... j'ai réussi à maintenir éloigné de moi tout sentiment désagréable, tu ne crois tout de même pas que j'ai été ravi quand j'ai commencé à perdre tout contrôle sur cela.

— Non, mais... te l'entendre dire est bizarre. Regrettes-tu d'avoir changé ?

J'y réfléchis quelques secondes puis répondis :

— Non, parce que si j'étais resté le même, je passerais mes journées à me disputer avec Charlie et les autres, Bairim ne serait pas là, ou pas de moi au moins, grimaçai-je en repensant à Joaquim, et tu ne me parlerais plus depuis une éternité. Je suis heureux aujourd'hui, et ça me plait.

— Je suis heureux aussi, avoua-t-il.

— Et c'est probablement la meilleure partie de tout cela. Nous sommes tous heureux et je dois t'avouer que je ne pensais pas que ça arriverait un jour. Enfin bon, parlons de toi justement, vous vous installez où, du coup ? Et vous allez ouvrir quel genre de magasin ? La langue ne va pas être un problème ?

— Non, il y a un sortilège qu'Hermione a trouvé que nous pourrons lancer sur la boutique, pour comprendre et nous faire comprendre. Et ce sera de nouveau des vêtements moldus.

— D'accord. Il vous reste beaucoup à faire pour que cela soit réglé ?

— Officialiser l'achat du bâtiment. Nous logerons au dessus au départ. Ensuite, les démarches au Ministère anglais. Le reste est déjà fait en Roumanie.

— Ah oui, cela me rappelle que nous allons devoir déclarer la naissance de Bairim, je suis sûr que nous ne l'aurons toujours pas fait dans trois mois.

J'observai Draco attentivement puis soufflai :

— Ça m'embête qu'il s'appelle juste Weasley, c'est stupide n'est-ce pas ?

Je savais que mon nom de famille serait un handicap pour lui, et vu que Charlie avait proposé Weasley ou Weasley-Malfoy, il était clair qu'il était d'accord avec moi sur ce point. Mais je ne me sentais pas Weasley, loin de là, même si je n'avais plus de problèmes avec cette famille.

— Il est aussi une partie de toi. Et tu es un homme bien maintenant.

— Hm, disons que je me suis amélioré, dis-je en souriant.

Je ne pensais pas particulièrement être un homme bien, pas après ce que j'avais fait dans le passé, parce que rien ne pourrait effacer cela, et personne n'allait oublier que les Malfoy étaient des Mangemorts, de toute façon.

— Ne te prive pas de cette fierté par peur du futur. Si j'ai un enfant un jour, il portera nos deux noms. Pourtant, j'ai la marque et j'ai fait des choses horribles.

Je levai les yeux au ciel et secouai la tête doucement :

— Je t'en prie Draco, tu n'as rien fait d'horrible. Et tu n'aurais rien fait du tout si je ne t'avais pas embarqué dans cette histoire.

— J'ai failli tuer Katie Bell avec un collier ensorcelé, j'ai failli tuer Ron par empoisonnement accidentel. J'ai fait rentrer des Mangemorts dans Poudlard.

— C'est bien cela. Tu as failli, par deux fois, et Ron était un accident. De plus, les Mangemorts auraient fini par rentrer, d'une manière ou d'une autre.

— Je ne suis pas vraiment convaincu, mais on va arrêter là, ressasser le passé n'amène rien de bon.

— Tu as raison, et puis, je suis bien assez convaincu pour nous deux.

— Oui. On descend ?

— Heureusement que ce n'est pas une fille finalement, ris-je doucement alors que nous gagnions la salle à manger, je suis certain que tu nous l'aurais volée sinon.

— C'est bien probable.

Je ne pus m'empêcher de sourire et ce dernier s'agrandit encore quand je vis Draco rejoindre Harry qui avait le petit sur les genoux. Il embrassa la tête de Bairim et prit ses mains dans les siennes alors que l'enfant le regardait attentivement. Je rejoignis Charlie qui finissait sa tasse de chocolat chaud et m'assis à ses côtés.

— Ça a été ? lui demandai-je

— Oui. Je l'ai lavé, changé, et il n'a plus pleuré depuis. Harry me l'a volé dès qu'il a passé la porte, sourit-il.

— On va devoir les surveiller attentivement, ces deux-là, ou un jour, Bairim disparaîtra et eux avec, répondis-je sur le même ton.

— S'ils pouvaient le kidnapper le soir et nous le ramener le matin, je ne me plaindrais pas.

— Peut-être que si on leur demande gentiment... Ce qui me fait penser, hésitai-je ensuite. As-tu une idée de parrain ?

Personnellement, j'en avais une très arrêtée, mais je voulais tout de même avoir son avis et j'allais écouter ses arguments s'il proposait quelqu'un qui n'était pas mon fils.

— J'y ai vaguement pensé, mais ne voyant pas beaucoup de possibilités, j'ai vite arrêté d'y réfléchir.

— Et donc ? Ça veut dire que tu as quelqu'un en tête ou pas ?

— Ton fils, non ? Ah moins qu'Hulrick ou Carlos te conviennent mieux, mais au final, je ne souhaite pas leur confier mon fils s'il m'arrivait quelque chose.

— C'est ça, Carlos ou Hulrick me conviennent mieux que Draco, t'as raison. Je peux lui dire maintenant ou...?

— Oui oui, fais-toi plaisir, sourit-il en m'embrassant.

Je l'embrassai ensuite puis interpellai mon fils :

— Draco ?

— Oui ?

— Tu accepterais d'être le parrain de Bairim ?

Je doutais qu'il me dise non, mais je me devais tout de même de poser la question. Il sourit et prit son petit frère dans ses bras, l'embrassant et tournant. J'allai lui dire de faire attention, mais n'en eus pas le temps, Bairim venant de lui vomir dessus.

Je ris, rapidement imité par Charlie et Harry. Draco pesta quelque peu mais ne sembla pas en vouloir plus que cela à son petit frère et Harry lui lança un sort de nettoyage. Je posai la tête sur l'épaule de Charlie et embrassai son cou, un sourire aux lèvres. Cette nouvelle année commençait définitivement bien.


Nous espérons que ce dixième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p

Abby and Jes