Mes loulous! Toutes mes excuses pour ce retard, je n'ai pas pu publier ce matin, ma semaine à été complètement folle et je n'ai pu finir que ce soir. Pour toute réclamation vous pouvez voir ça avec mon maître de stage qui me fait des plans foireux tout pourris et tous au même moment XD
Bref vous vous en foutez mais j'ai réussi à tout gérer et boucler ce chapitre en réussissant à publier aujourd'hui :D (J'espère qu'il y aura pas trop de faute et oubli de mot j'ai pas eu le temps de me relire mais comme j'ai peu de temps je préfère publier sans plus attendre. :S
Un grand désolée aussi car ça fait deux chapitres que je ne répond pas aux review par MP, je suis mortifiée la dessus, j'ai vraiment galéré à trouver du temps mais promis promis promis dès ce chapitre je vais pouvoir recommencer à vous remercier comme il se doit de tout ce que vous m'apportez.
Je vous adore, merci d'être aussi présents
Rien ne m'appartient.
Bonne lecture à tous.
Chapitre 7) Parler est une bonne chose.
Jour 10 : Train de 17h15
« Une des… » Dit Emma sans oser finir sa phrase.
« Vous avez bien entendu, elle est l'une des maitresses de Kathryn. » La coupa-t-elle avec rage en regardant par là ou avait disparu la jeune femme.
« Mais depuis quand… Et comment vous… Mais combien elle… »
Emma s'attendait vraiment à se faire envoyer balader, c'est pourquoi elle se fit le plus discrète possible quand la brune se mit à parler.
« Aurore est une ancienne maitresse… Je crois… C'était une amie à moi, elle enseigne elle aussi au conservatoire de Boston. Quand je l'ai invité à manger à la maison je ne pensais pas qu'elle visiterait mon lit et ma femme en plus de ma maison. »
« C'était il y a combien de temps ? »
« Y a trois ans je me suis rendue compte qu'elle me trompait, très honnêtement je ne sais pas trop depuis combien de temps. C'était à l'époque où nous essayons de faire un bébé, je subissais les injections d'hormones quotidiennes, les échographies, le monitorage. On avait déjà fait deux tentatives infructueuses et on avait décidé d'essayer une troisième fois en espérant que ce soit la bonne. J'avais mes humeurs complètement déréglées par la troisième phase que je vivais d'injections hormonales. Je pouvais passer du rire aux larmes en cinq minutes, Kathryn étant de moins en moins présente j'ai commencé à déprimer sérieusement, je me sentais trop seule dans tout ça. Un après midi ou je travaillais, j'ai décidé de rentrer à la maison et lui préparer un bon repas pour m'excuser de mes émotions difficiles à gérer et parler avec elle de mon ressentit. Qu'elle n'a pas été ma surprise quand j'ai ouvert la porte et découvert des vêtements éparpillés partout dans l'entrée. Je n'ai eu qu'à suivre les fringues pour tomber sur ma femme et Aurore s'envoyant en l'air dans notre lit. »
Regina essuya une larme après son discours et Emma pu immédiatement voir qu'elle était plus due à la rage qu'à la tristesse.
« Depuis… » Dit-elle en inspirant profondément pour contrôler les larmes et la rage. « Aurore n'a de cesse de me demander mon pardon, dès qu'on se croise elle essais d'entamer une conversation, depuis trois ans elle essai. Elle m'a dit qu'elle regrettait, qu'elle n'a pas comprit pourquoi elle avait fait ça, que j'étais sa meilleure amie. » Elle eut un rire triste et moqueur à la fois. « Ma meilleure amie, c'est beau l'amitié n'est-ce-pas ? »
« C'est une garce. » Dit-Emma avant de pouvoir réfléchir à ses paroles.
« Laquelle ? » Questionna la brune surprise.
« Honnêtement… Les deux, mais la je parlais d'Aurore. Le pire c'est qu'elle ose essayer de renouer le contact, vous avez été claire, elle devrait abandonner et respecter votre volonté. Elle n'est pas en position d'espérer quoi que ce soit de vous. »
« Merci. »
« Voulez-vous… Continuez à en parler ou… » Emma marchait sur des œufs, incertaines de l'attitude à avoir sur un sujet aussi sensible.
« J'ai mit Aurore dehors, elle a a peine eu le temps de rassembler ses affaires. Pour être honnête, je ne suis même pas sure qu'elle était complètement habillée quand j'ai claqué la porte sur elle. Je suis ensuite remonté jusqu'à la chambre où j'ai trouvé Kathryn rhabillée qui s'est précipitée vers moi. Elle a commencé à balbutier des paroles incohérentes, qu'elle allait tout m'expliquer, que c'était arrivé qu'une fois, qu'elle s'en voulait, qu'elle m'aimait. J'ai rarement était autant en colère de ma vie, je me suis rarement sentie aussi trahie. Je me souviens avoir tellement hurlé que je n'avais plus de voix le lendemain. J'étais tellement hors de moi que j'ai rassemblé les draps, les ais mis dans la cheminé et j'y ai mit le feu.
La dispute a duré très longtemps, jusque toute l'après midi et jusque tard dans la nuit. Je suis partie passer quelques jours chez mes parents pour réfléchir, faire le point, depuis ce jour ils tolèrent Kathryn mais pas plus, je sais que je dois faire attention a ne pas la leur imposer trop longtemps. »
« On peut le comprendre, vous êtes leur fille et ils vous aiment. »
« Je sais. Disons que mon père peut rester cordial avec elle, il fait l'effort pour moi, ma mère par contre c'est une autre histoire. Elle a menacé Kathryn je ne sais combien de fois, elle s'enferme dans son bureau quand nous venons. Je ne lui en veux pas, elle est trop entière, elle n'arrive pas à lui pardonner, encore moins ces derniers temps. »
« Pourquoi ? »
« Vous souvenez vous ce que je vous ais dit sur mon alliance ? »
« Vous l'avez enlevé, remise et ré-enlevé et vous n'êtes pas sure qu'elle s'en soit rendue compte. »
« C'est ça. Je l'ai enlevé pour la première fois à cette époque. Quand j'étais chez mes parents, elle a essayé de me parler, de m'appeler, venir me voir. A chacune de ses tentatives ma mère c'est fait un plaisir de la renvoyer sans ménagement. Quand je suis rentrée, à peu prêt calmée, j'ai exigée qu'elle m'explique tout. Elle s'est mise à pleurer en me disant qu'elle n'avait fait ça qu'une fois avec Aurore quand je les ais trouvées. Je n'y croyais pas alors j'ai exigé de voir son téléphone. Elle a essayé de me raisonner, de me dire que si je l'aimais je devais lui faire confiance… »
« Elle a osé ? » Demanda la blonde incrédule.
« Elle a osé. »
« Vous ne… Vous ne l'avez pas laissée s'en tirer comme ça n'est-ce-pas ? »
« Pour qui me prenez vous miss Swan. » S'amusa-t-elle-même si son regard en disait long sur les blessures qu'avait laissé sa femme. « Je lui ai répondu que si elle m'aimait je n'aurai jamais eu à douter de ma confiance en elle. Elle m'a finalement laissé son portable mais c'est mise à avouer avant même que je n'arrive à ses messages. Ca durait depuis un peu plus de huit mois, depuis la deuxième FIV ratée, et il n'y avait pas eu qu'Aurore, elle m'a parlé de deux autres filles. Elle insistait que ce n'était que des histoires de sexe mais je n'arrivais plus à réagir, j'étais comme anesthésiée. J'ai alors enlevé ma bague, elle s'est mise à pleurer et me supplier de lui laisser une seconde chance, j'ai mis la bague à ma chaine et je lui ai dit que je ne la remettrai que quand elle m'aurait prouvé que ça représentait quelque chose. »
« Comment ça c'est passé ensuite? »
« Elle a été plus attentionnée que jamais, toujours présente, romantique, dévouée. J'étais très angoissée par ma grossesse, nous l'avions tellement espérée et voilà que ça arrivait alors que nous vivions une crise de couple importante.
Elle a essayé d'être parfaite tout au long de ma grossesse, à l'époque j'ai cru que ça allait être possible. Ça a été une époque assez comique quand j'y repense. Ma mère et elle se sont fait la guerre pendant neuf mois. Kathryn voulait être présente à cent pourcent mais ma mère voulait l'évincer au maximum. Elle lui donnait des mauvaises horaires pour mes échographie et venait a sa place en m'avouant sans détour ses manigances. »
« Votre mère a l'air très manipulatrice. »
La brune se mît a rire de bon cœur avant de confirmer d'un hochement de tête.
« C'est le moins que l'on puisse dire miss Swan. Toutes mes jeunes années, nous nous somme assez mal entendues. Elle avait des aspirations pour moi qui n'étaient pas les miennes. Elle voulait que j'aie du pouvoir, un poste haut placé à responsabilités. Mais moi je voulais faire du cheval ou du piano. Le cheval elle m'a toujours laissé faire, a condition que j'essai la compétition, quand elle a vu que je m'en tirais bien mais que j'aimais plus passer du temps avec Rocinante que sur Rocinante, elle a lâché l'affaire. Le piano cependant elle essayait de me faire arrêter, elle me cherchait des écoles prestigieuses en espérant me convaincre. Et puis un jour mon père l'a amené à l'un de mes récitals, j'avais 17ans à l'époque. A la fin, elle est venue me voir en coulisse, elle avait les larmes aux yeux, elle m'a prit dans ses bras et m'a murmuré à l'oreille. 'Ton talent, ton sourire, ton bonheur quand tu joues aussi divinement, c'est suffisant pour moi'. »
« C'est beau, elle a appris a vous voir et vous aimer telle que vous êtes. »
« C'est ça. » Confirma-t-elle le sourire aux lèvres. « Mais elle reste Cora Mills, a partir de là elle a cherché les meilleures écoles, de quoi me lancer dans une carrière professionnelle. Mais pour une fois c'est ce que je voulais, nous avons appris à nous découvrir et nous aimer grâce au piano car elle s'est énormément investie dans cette partie de ma vie. »
« Et concernant Kathryn? »
« Ah ça... » Dit elle avec un sourire crispé. « Elle a eu du mal, le travail a été long pour qu'elle accepte. Heureusement pour moi elle connaissait et appréciait Kathryn. Elle a mît du temps mais maintenant elle sait qui je suis, quand elle me parle de ce que pourrait être la vie si je divorçais, elle m'imagine toujours avec une autre femme, elle ne me parle plus d'hommes depuis des années. L'arrivé d'Henry l'a beaucoup aidé, c'est un bébé a sa mamie qui peut en faire ce qu'il veut même si elle nie en bloc cette évidence. »
Emma senti sa gorge se serrer à l'entente de cette relation mère fille qu'elle n'avait jamais eu droit de connaître. Elle déglutît pour contrôler sa peine et inspira avant de changer de sujet.
« Et donc votre alliance... »
« Oui. » Repris Regina comme si elle avait été stoppée dans son discours. « Donc, malgré la guerre entre ma mère et elle, les choses s'amélioraient. Elle avait eu un écart de conduite, les FIV étaient éprouvantes pour moi mais aussi pour elle. Elle semblait vraiment mal, et moi j'étais quand même assez centrée que moi, sur ce que je faisais subir à mon corps. J'ai peut être pas assez prit le temps de voir qu'on était deux à essuyer ses échecs.
A la naissance d'Henry ça allait tellement mieux, j'avais décidé de lui redonner ma confiance, notre seconde chance pour un avenir meilleur à trois. J'ai remit la bague le jour ou il est né.
Mais voilà, il y a quatre mois j'ai surpris Kathryn chuchoter au téléphone en pleine nuit, j'ai... Je ne suis pas très fière de moi mais j'ai piqué son téléphone et j'ai lu ses messages... Il y avait au moins trois femmes différentes avec qui elle avait des conversations laissant peu de place a l'imagination. Je sais qu'elle me trompe, je me demande a chaque instant si elle n'est pas en train de le faire maintenant. J'ai enlevé la bague mais elle n'a rien dit. En fait depuis la naissance d'Henry elle a encore plus changé. Elle ne supportait pas ses pleurs, elle se met vite en colère contre lui, elle ne lui dit jamais qu'elle l'aime, elle ne le câline jamais, ne le cajole jamais, elle le critique devant lui. Nous nous disputons sans cesse à cause de ça. »
« Savez-vous... »
Emma fut coupée par l'annonce d'approche de sa gare. Elle regarda sa voisine et cru lire la même déception sur son visage.
« Je me rends compte que j'ai beaucoup parlé, et beaucoup livré sur moi ce soir. Demain nous parlerons de vous d'accord ? »
« D'accord. Et nous pourrons aussi re parlé de vous. »
« Je ne m'étais pas autant confiée depuis tellement d'année hormis à mes parents, et je me rends compte que ça fait du bien. »
Sans trop réfléchir Emma s'avança pour la prendre dans ses bras. Regina se crispa légèrement, semblant ne pas savoir comment agir face à ce contact et se détendit finalement en lui rendant son étreinte.
« Lâcher tout ça c'est parfois nécessaire, n'ayez pas peur de vous laisser aller Regina. Et merci s'avoir lavé mon jean. »
« Je ne voulais pas qu'il reste du sang alors je l'ai lavé au savon, c'est pas parfait, il faudra le repasser à la machine mais on moins ce n'est plus rouge. »
« Merci ça… Ca me touche que vous ayez pensé à ça… Merci. »
Elle se leva émue et lui dit au revoir d'un geste de la main avant de sortir, incapable de parler. A peine sur le quai elle entendit toquer à la vitre et vit pour la deuxième fois la brune griffonner en hâte quelque chose sur un papier avant de le plaquer sur la paroi.
'S'il-vous-plait, ne vous servez pas de tout ça contre moi.'
Emma resta surprise sans savoir comment réagir tant elle ne s'attendait pas à ce que la brune puisse craindre à ce point de s'être trop livrée à elle. Elle regarda le train partir, bien décidée à la rassurer dès le lendemain matin. En se retournant, elle croisa le regard d'Aurore qui détourna le sien aussitôt. Emma enfouit ses mains dans les poches de sa veste et se dépêcha de partir alors que la jeune femme recommençait à l'observer.
Jour 11 : Train de 6h22
C'est à nouveau en courant, et boitant, qu'Emma attrapa son train. Elle s'avança vers sa place et découvrit avec horreur un homme assis à côté de Regina qui la regardait d'un air désolée, n'ayant visiblement rien pu faire contre l'installation de son nouveau voisin envahissant, trop occupé à lui parler en zieutant son décolleté pour s'apercevoir qu'elle ne le regardait même plus. Sentant une bouffée de colère comme elle n'avait pas eu depuis longtemps, la jeune femme s'avança d'un pas décidé vers lui, bien décidée à récupérer sa place.
« Pardonnez-moi monsieur mais vous êtes assis à ma place. » Dit-elle d'abord gentiment pour ne pas le braquer.
L'homme la jaugea de haut en bas avant de se retourner vers Regina, s'approchant tant d'elle qu'elle était presque plaquée contre la vitre pour garder un espace raisonnable entre eux.
« Monsieur. » Répéta Emma plus fort.
« Bien sur que non cette place n'est pas réservée. » Dit-il sans la regarder.
« Vous allez me traiter de menteuse sans même me connaître ? » Dit-elle d'un ton sec, l'obligeant à se tourner vers elle. « Mince alors c'est toujours la même chose, on s'embête a réserver un billet pour être dans le sens de la marche et côté couloir. » Commença-t-elle en mêlant énervement, déception et désespoir dans sa comédie digne d'une tragédie. « Et parce que la compagnie de train a oublié un foutu petit ticket indiquant la réservation, on se retrouve a devoir supplier sa place. » Elle souffla dramatiquement, faisant rire la brune qui se tourna vers la fenêtre pour se cacher et ne pas ruiner son numéro. « Vous ne voulez pas que je vous montre mon ticket aussi? Non mais quand est ce que cette semaine de merde va arrêter d'aller de charybde en sillas? D'abord mon patron qui menace de me licencier avant hier à cause de l'incompétence d'un autre. Puis le décès de ma grand-mère hier, sans parler de la disparition de mon pauvre MisterCat. Je crois que décidemment le sort à… »
« Non non mais… » Commença l'homme qui semblait ne plus savoir où se mettre devant la scène de la blonde et les regards réprobateurs des autres passagers du wagon. « Ne vous inquiétez pas je vous la rend, c'est vrai c'est votre place, je n'ai pas fait attention, je vais aller dans un autre wagon. »
La dessus il se leva d'un coup et fila vers les portes. Emma sourit satisfaite et se laissa tomber à sa place.
« Vous avez vraiment passé une si mauvaise semaine? » Questionna sa voisine, semblant déjà sure de la réponse.
« Nope. » Répondit-elle en souriant, fière de son show et de son succès.
« Vous avez menti ? »
« Yep. »
« Emma... Avez-vous ne serai-ce qu'acheté un billet ce matin ? »
« Nope. »
« Mais pourquoi avez vous fait tout ce numéro ? Imaginez qu'il vous ais demandé votre billet, où que le contrôleur vienne voir ce qu'il se passe. »
« J'ai pas réfléchit à tout ça, j'ai vu qu'il était à notre place, qu'il vous envahissait et mettait mal à l'aise, je voulais être sûre qu'il s'en aille. »
Regina afficha un sourire discret.
« C'est notre place maintenant ? »
« Totalement oui. »
« Qu'elle grande avancée depuis votre mémorable 'C'est ma place' »
« Vous me préférez agaçante ? »
« Je ne saurai répondre à ça. »
« Sérieusement ? » La blonde éclata de rire. « J'étais sûre que vous m'aviez adoré dès le début. »
« Ne vous reposez pas trop sur vos lauriers Miss Swan, vous êtes toujours une agaçante inconnue envahissante dans un train. »
« Pour vous servir. » S'amusa-t-elle.
« Vous êtes impossible. »
« Oui… Mais vous m'adorez. »
« Miss Swan je tenais tout de même à vous parler de quelque chose. »
« Quoi ? » Sans savoir pourquoi, Emma se sentit immédiatement inquiète.
« Par rapport à hier. »
« Oh Regina j'ai pensé toute la soirée à votre mot, je n'ai aucune envie d'utiliser nos discussions contre vous. Je sais qu'on se connait depuis peu mais vous pouvez me faire confiance je vous assure. »
« Je ne sais pas pourquoi j'ai autant parlé. Je n'avais jamais livré autant de moi à une inconnue. »
Au fur et à mesure qu'elle parlait, Emma pouvait la voir revêtir son masque froid du premier jour.
« Je ne dis pas que je regrette, simplement je ne voudrais pas que vous vous imaginiez que je suis une quelconque faible femme vulnérable. Je ne le suis pas, et je n'ai besoin de personne. Je m'en suis toujours sortis dans la vie et je… »
« Hey hey Regina. » La coupa Emma pour la calmer en voyant qu'elle partait dans un discours répété. « Je ne m'en servirai pas contre vous, et je vois où est le vrai problème. »
« Et où est-il ? » Dit-elle d'un ton sec.
« C'est l'image que vous avez renvoyez hier, est-ce mon avis qui est important ou simplement le fait de vous être montrée vulnérable ? »
« Je ne… C'est… »
« Parce que si c'est mon avis, sachez que ce que vous m'avez raconté m'a montré à quel point vous êtes forte dans l'adversité. »
Regina se tourna vers elle surprise et ne dit rien. Elle sembla se détendre et son visage s'adoucit doucement.
« C'est juste que j'ai l'impression de vous dire plein de choses et vous vous ne me racontez rien. »
« C'est parce qu'il n'y a pas grand-chose à raconter. »
« Pourquoi avez-vous peur du sang ? »
Un poids tomba immédiatement dans son estomac et elle sentit sa gorge se serrer.
« Je suis pas prête pour cette confidence là. »
La brune la regarda un moment avant de sourire, décidant visiblement de ne pas insister.
« Oh merde. » Dit soudain Emma en voyant le contrôleur entrer dans le wagon. « Mais qu'est ce qu'il fou là ce con ? »
« Hum… Son travail. » Répondit sa voisine.
« Mais pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi là ? Pourquoi lui ? Je suis dans la merde. »
« Vous le connaissez ? »
« Oui c'est Mendel, il m'a déjà pesqué deux fois sans billet. Je suis sûre qu'il va s'en donner à cœur joie. »
Elle n'eut pas le temps de réfléchir qu'il était déjà à leur niveau.
« Bonjour mesdames contrôle des billets. »
Regina cherchait dans son sac quand Emma se lança.
« Bonjour hum… Comment allez-vous Mr Mendel ? »
« Moi bien, vous un peu moins j'ai l'impression. Ou est votre billet. »
Il arborait déjà un sourire vainqueur qui fit grincer les dents de la blonde.
« Et bien en parlant de ça je… »
« Les voilà. » Dit tout d'un coup Regina.
Emma et le contrôleur la regardèrent avec le même étonnement sur le visage. Il prit les billets, les inspectant en jetant des coups d'œil suspicieux à la brune. Voyant que tout était en règle il souffla et les lui rendit avant de continuer son travail.
« Vous aviez deux billets ? »
« Hum… Oui. » Dit-elle sans lever ses yeux de son sac ou elle rangeait ses affaires.
« Ce sont des billets valables plusieurs mois pour le train de cette heure peu importe le jour ? »
« Hein heu… Oui oui c'est ça. »
« Je peux voir ? » Demanda-t-elle en voyant clairement qu'elle lui mentait.
« Pourquoi faire ? » Questionna-t-elle sur la défensive.
«Non c'est pas… Déjà un grand merci Regina, c'est vraiment trop gentil de votre part, combien je vous dois ? »
« Non non rien pas de soucis, ça ne me dérange pas. »
« Regina… Je tiens à vous rembourser, c'est normal, et puis il va vous manquer un billet maintenant. »
« Non non pas de soucis il ne m'en manque pas. »
« Comment ça se fait ? »
« Je… Emma n'insistez pas. »
« Vous avez acheté deux billets pour ce matin ? »
La brune rougit furieusement et se dandinait mal à l'aise.
« Vous êtes souvent en retard et… » Commença-t-elle en soufflant. « Ce matin en achetant mes billets pour ce matin j'ai… J'ai pensé à votre genou, aux douleurs, au fait que vous n'alliez surement pas pouvoir bien courir et donc que vous… Je pensais au fait que vous alliez surement sacrifier le temps d'acheter un billet pour ne pas louper le train. Je n'ai pas réfléchit. » S'agaça-t-elle. « Ca à été un achat impulsif, quand le billet est sortis y avait deux allés un retour. »
Emma resta un petit moment sans voix avant de s'avancer pour la prendre dans ses bras. Comme la fois d'avant, Regina resta un peu interdite avant de lui rendre son étreinte. Emma la sentit passer ses bras autour de sa taille et elle fut soudainement assaillit par l'odeur de son shampoing. Elle se surprit à le respirer et fermer les yeux pour se perdre dans se sentiment. Le corps de la jeune femme était chaud et accueillant, elle s'y sentait bien et peinait à comprendre qu'un tel sentiment la submerge ainsi. Sans s'en rendre compte, elle resserra sa prise autour du cou de la pianiste avant de la lâcher soudainement, prenant conscience de son comportement.
« Pardon. » Dit-elle doucement.
« Ne soyez pas désolée miss Swan. »
« Je suis pas tactile d'habitude. »
« Moi non plus. » Dit la jeune femme en posant sa main sur la sienne avant de l'enlever aussi vite.
Elles se raclèrent la gorge, essayant d'alléger la tension et la gène qui s'était installée.
« Merci. »
« Pour ? »
« Le billet. »
« C'était rien, vous avez retenu les portes un jour pour que je ne le loupe pas. »
« Vous m'avez soignée. »
« Vous êtes redescendue pour me tenir compagnie. »
« Vous m'avez prêté votre jupe et nettoyé mon jean. »
« On va dire que nous sommes quittes. »
« Amies… »
« Amies. » Confirma Regina.
Elles se sourirent et discutèrent l'esprit léger jusqu'à l'arrivée à Boston.
Jour 11 : Train de 17h15
« Cadeau. » Dit Emma en se laissant tomber à sa place à côté de Regina qui était déjà installée.
« C'est quoi ? » Dit-elle en attrapant le paquet qu'elle lui tendait.
« Un petit quelque chose pour vous remercier de ce matin. C'est pas grand chose. »
« Miss Swan je vous ai dit que… »
« Ouvrez-le. » Dit-elle avec autorité et amusement.
La jeune pianiste s'exécuta et découvrit une boite de macarons.
« Oh mon dieu vous essayez d'appuyer sur mes faiblesses ? »
« Comment ça ? »
« Ils ont l'air succulents. »
« Y a une boulangerie à côté du magasin, c'est les meilleurs macarons que j'ai jamais gouté, je me suis dit que vous ne pourriez qu'aimer. Je vous ais fait un petit assortiment, il y en a un au chocolat, un à la fraise, un à la pomme, rose, citron, pistache, vanille et café. »
« Merci beaucoup Miss Swan. » Dit-elle en la prenant gentiment et furtivement dans ses bras.
Elle se re concentra immédiatement sur les desserts en se léchant surement inconsciemment les lèvres de gourmandise.
« Vous pouvez y gouter dès maintenant si vous voulez. »
« On partage ? »
« Non non c'est pour vous. »
« Oh s'il vous plait, j'aurai des remords à déguster sous vos yeux. »
« Mais je n'ai prit qu'un de chaque. »
« Chacune croque dedans. »
Le sourire d'enfant de la pianiste fit fondre les résolutions de la blonde qui acquiesça finalement.
Regina attrapa celui à la vanille et croqua dedans avant de le lui tendre. Emma fit de même et lui rendit pour qu'elle le finisse.
Plusieurs macarons plus tard, du rire, quelques anecdotes partagées et de nombreuses miettes tombées, elles en étaient à se faire manger l'une l'autre comme si de rien n'était. Regina attrapa celui qu'elle réservait pour la fin, à la pomme et le tendit devant la bouche de la blonde qui était encore en train d'avaler la fin du précédent.
« Hum… » Dit Emma en s'essuyant la lèvre et en avalant en souriant. « Attendez j'ai pas fini l'autre. »
« La pomme c'est ce que je préfère, vous avez droit à un tout petit bout de celui là. »
« Mais mangez le en entier si ça vous fait plaisir, j'en ai eu assez. »
« Non non goutez le et dites moi s'il est bon. »
Emma se lécha les lèvres et ouvrit doucement la bouche, elle s'avança et la brune recula le macaron.
« Un petit bout hein. » Rappela-t-elle.
« Promis. »
Elle croqua dedans par surprise, la faisant sursauter et rire. En retirant sa main elle fit tomber un morceau sur le coin de la lèvre d'Emma et le récupéra naturellement avec son index, frottant au passage sa lèvre.
La blonde ressentit un picotement dans son ventre mais préféra l'ignorer pour le moment, profitant pleinement de l'instant.
De son côté Regina croqua dans le gâteau et sourit en gémissant de plaisir.
« Il est succulent. »
« Je sais lequel acheter en masse pour la prochaine fois. » S'amusa-t-elle.
« Hummm Oh oui. » Grogna-t-elle en savourant.
L'humeur légère tomba d'un coup quand le regard de la jeune femme se fixa sur l'entrée du wagon. Emma regarda et vit Aurore s'avancer. Regina tourna la tête vers la fenêtre en l'ignorant royalement. La jeune femme s'approcha et croisa le regard de la blonde à défaut de pouvoir capter celui de son ancienne amie.
Elle sembla prête à parler mais se ravisa en voyant le regard que lui lançait Emma, clair sur le fait que ce n'était pas une bonne idée et qu'elle n'était pas la bienvenue. La blonde soupira de soulagement en la voyant continué son chemin et se tourna vers sa voisine.
Son cœur se brisa en la voyant les larmes aux yeux. Regina se redressa, inspira et balaya les larmes qui perlaient. Elle regagna sa prestance et son regard devint dur.
« Je ne supporte plus de souffrir pour tout ça. Vous savez le pire ? C'est que je sais tellement, je sais que ce soir elle va rentrer à la maison après avoir été dans les bras de je ne sais qu'elle garce. »
« Comment pouvez-vous être si sure ? »
« Elle m'a dit qu'elle rentrerait tard à cause d'une réunion, quand j'en ai parlé à mon père il m'a convaincu de vérifier, mes parents voudraient que j'ai un déclic pour lui en parler, la quitter, avancer. J'ai appelé son travail et il n'y a aucune réunion ce soir, Kathryn est partie tôt en leur disant qu'elle allait chercher son fils. Elle ose se servir de lui pour ça. »
« Est-ce à cause de lui que vous ne la quittez pas ? »
La brune sembla réfléchir à la question un moment avant de répondre.
« Oui et non, je reste pour ne pas détruire ses repères, elle est censée être sa mère. Mais à côté de ça… Elle l'ignore, ne s'occupe pas de lui. Lui le premier ne va jamais vers elle, quand elle le prend dans ses bras elle a ce petit air inquiet et on sent qu'il n'est pas serein mon bébé, il retrouve le sourire dans mes bras ou ceux de mes parents. Il m'appelle maman mais pas elle, et elle ne cherche pas particulièrement à ce qu'il le fasse, on dirait qu'elle s'en moque. »
« Je sais que mon avis ne représente rien, je vous connais depuis peu et je ne suis pas dans votre couple mais… » Elle hésita à continuer, craignant de définitivement ne plus être à sa place.
« Allez y miss Swan, j'aimerai savoir, votre avis m'importe. »
« Vous restez pour le bonheur de votre fils, mais visiblement, il est pas à l'aise avec elle, vous êtes clairement malheureuse et les enfants sentent ça. Dans une de mes familles, j'avais sept ans, ils s'ignoraient en permanence ou se disputaient, c'était insoutenable, même leur fils me disait que son rêve était que ses parents se séparent. Les enfants, même jeunes, sentent ça chacun à leur dégré et avec leur sensibilité. Si tout semble montrer que chacun souffre, ne vaut-il pas mieux jouer franc jeu et voir où ça va ? »
La brune se mordillait l'intérieur de la lèvre avec nervosité.
« Mon père me dit la même chose dernièrement, ma mère dit clairement qu'elle sera heureuse quand j'aurai divorcé. Je me sens perdue. »
« Peut être parler est une bonne chose, parler est un bon début… »
« J'ai peur que si je commence la colère monte et tout sorte. »
« Et alors… Cela serai-t-il si mal ? »
« Je ne… je ne sais pas… »
« Réfléchissez-y, parlez s'en à ceux qui vous aiment et surtout, écoutez les. Elle ne peut pas agir ainsi sans conséquences, elle ne peut pas vous faire ça sans que personne ne dise rien. »
« Merci miss Swan. »
« De quoi ? »
« De me parler sans détours, trop peu de gens le font. »
« Je ne donne que mon avis. »
« Merci. » Dit-elle doucement, Emma pu voir une nouvelle étincelle dans son regard, comme une nouvelle détermination. « Je crois que je vais en parler à mes parents et puis discuter sérieusement avec elle. »
A jeudi prochain, vos avis son précieux et colle un GRAND GRAND sourire sur mon visage alors n'hésitez pas.
