Auteur : Abby and Jes

Titre : Bairim

Couple : Lucius/Charlie

Genre : Romance/Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR*. Geoffroy, Joaquim, Moliva, Johanna, Sven, Carlos, Hulrick, Isaac, Abigail, Yanis et Bairim sont des personnages inventés par nous. Pas de panique, ce ne sont que des personnages secondaires.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Lucius, et Jes dans celle de Charlie.

Statut : Finie à l'écriture.

Résumé : La vie n'a jamais été simple pour Charlie, encore moins depuis que Lucius Malfoy a été assigné sous sa garde. Mais ce qu'il ne savait pas, c'était que sa vie allait devenir encore plus compliquée. Et elle allait changer, irrémédiablement. Tout comme celle de Lucius.

Périodicité de publication : Un chapitre tous les quinze jours, si on arrive à garder le rythme avec nos cours respectifs -)


Note commune des auteurs : Bonjour vous (^-^) Nous revoici pour la suite des aventures de notre petit couple préféré. Nous espérons que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture à vous.

Merci à holybleu, honey1607, Lobos, lilywen, Imaniis, Guest, paulin54 pour leur review.


Partie II

Bairim

Chapitre 12

Attention : ce chapitre n'a pas été corrigé par une béta. Il sera prochainement remplacé par la version corrigée.

POV Lucius

J'ouvris les yeux et soupirai de soulagement et contentement mêlés en sentant Charlie toujours au-dessus de moi. Ni lui ni moi n'avions bougé au cours de la nuit, ce qui était d'ailleurs très rare. Je me mis à caresser son dos doucement et à embrasser sa joue et sa mâchoire. Merlin, la veille, j'avais cru que c'était terminé. Et je devais penser à parler à Draco avant qu'il ne se jette sur Charlie. Lui et Harry m'avaient pas mal aidé après que j'ai vu que ce dernier s'était installé une tente. Tente que nous allions devoir désinstaller rapidement, et que j'avais très envie de brûler.

Cela avait été notre première vraie dispute en plus de trois ans de vie commune, réalisai-je alors, mais je supposais que nous en avions besoin. Pour ma part, je me sentais un peu soulagé, surtout qu'il avait réalisé avoir eu tort en majeure partie. J'espérais maintenant qu'il ne serait plus d'aussi mauvaise foi dans les années à venir, mais je n'avais pas trop d'espoir de ce côté-là. Tout ce que je voulais cependant, c'était que nous ne nous disputions plus ainsi. Avant tout cela, j'avais prévu de le demander en mariage dans les semaines à venir, mais à présent, j'avais quelques doutes. Pas sur le fait que je voulais l'épouser, mais plutôt si c'était vraiment ce que lui voulait. Après tout, cette histoire de mariage était partie d'une plaisanterie, et alors que j'avais cru qu'il était ensuite redevenu sérieux, j'en doutais maintenant. Et je ne savais pas si je pourrais supporter qu'il me dise non. Je supposais donc s'il serait préférable que je m'abstienne. Sauf que ce serait encore lui cacher quelque chose. Je soupirai puis souris en croisant son regard encore embué de sommeil. Je posai mes lèvres contre les siennes et le collai contre moi le plus possible.

— On a dormi comme ça ?

— Apparemment, soufflai-je avant de l'embrasser une fois de plus.

Il me répondit et caressa mes flancs du bout des doigts. Je léchai ses lèvres puis liai sa langue à la mienne et inversai nos positions. Je partis ensuite explorer la peau de son cou que je léchai et mordillai tout en glissant mes mains sur son ventre et son torse, par-dessous son T-shirt.

— J'en ai envie aussi, mais... si on pouvait ne pas aller si loin.

Je me redressai et ancrai mon regard dans le sien.

— Si loin ? demandai-je, pas certain de comprendre ce qu'il entendait par là.

J'avais juste été en train de l'embrasser et le caresser un peu mais après tout, peut-être m'en voulait-il encore.

— Je... je ne voudrais pas que tu penses que je n'attends que ça. C'est idiot, mais c'est resté dans ma tête.

— Je sais que tu n'attends pas que ça Charlie, et ce n'est vraiment pas ce que j'ai voulu dire. Si j'en ai envie, je peux ? Ou tu ne veux quand même pas ?

— Va-y, si tu en as envie, sourit-il en caressant ma nuque.

Je posai mes lèvres contre les siennes de nouveau et l'embrassai jusqu'à ce que nous soyons tous deux pantelants et à bout de souffle. Je mordis ensuite doucement la peau de son cou puis soufflai :

— Je n'ai jamais pensé cela de toi, je te le promets.

Je tirai sur son T-shirt pour le lui retirer et me léchai les lèvres en observant son torse parfait. Je pris l'un de ses boutons de chair entre mes lèvres et taquinai l'autre en le faisant rouler entre mon pouce et mon index.

— Je te crois... Oh... bordel ce que c'est bon.

Il descendit ses mains dans le bas de mon dos et souleva mon haut, afin de parcourir ma peau. Je lâchai son téton et remontai en une ligne de baisers jusqu'à son cou.

— En réalité, c'est moi qui ne peux pas me passer de te toucher, tout le temps. De goûter ta peau, de te sentir, de te goûter toi.

Je léchai le lobe de son oreille et posai la main sur son membre.

— C'est tellement rare qu'on se retrouve habillés dans un lit, expliquai-je ensuite en le massant à travers le tissu de son pantalon. Je crois que je n'aime pas ça.

Je mordis une fois de plus son cou et souris en voyant une marque rosée commencer à apparaître.

— Je comprends ce que tu veux dire. J'ai aussi envie de te sentir tout le temps contre moi.

Il fit remonter mon haut qu'il m'enleva avant de baisser mon pantalon en bas de mes cuisses. Je défis le sien et le tirai vers le bas, en profitant pour laisser ma langue s'égarer partout où elle le pouvait sur sa peau, léchant son torse, son ventre, ses cuisses. Je le lui retirai complètement le vêtement et en fis de même avec le mien avant de remonter vers lui en déposant des baisers sur ses jambes d'abord, puis ses cuisses. Je mordillai doucement l'aine puis passai ma langue sur la longueur de son membre.

Il gémit et murmura mon prénom.

Je pris cela comme un assentiment et le pris en bouche, appréciant sa chaleur et son goût contre ma langue. Une idée traversa mon esprit et je gémis contre son membre. Cela faisait longtemps que nous ne l'avions pas fais et je voulais réessayer. Je le suçai quelques secondes supplémentaires puis le relâchai et remontai le long de son corps jusqu'à me jeter une nouvelle fois sur sa bouche. J'aimais tellement l'embrasser... et le toucher... Je gémis quand nos membres se frôlèrent et j'ondulai doucement contre lui.

Charlie répondit et agrippa mes fesses, nous plaquant encore plus l'un contre l'autre. J'inversai nos positions puis rompis le baiser tout en écartant un peu les jambes et soufflai :

— Viens... Je veux te sentir.

— Tu es sûr ?

— Ne me fais pas te supplier, soupirai-je en glissant mes mains sur ses fesses.

— Non, non.

Il m'embrassa et glissa un doigt en moi tout en tendant le bras vers la table de nuit afin de prendre le lubrifiant. Il quitta ensuite ma bouche pour embrasser mon torse, léchant, mordillant pendant que sa main libre s'occupait d'effleurer mon sexe sans vraiment le prendre. Je bougeai des hanches vers lui, espérant ainsi qu'il me toucherait plus. Je voulais le sentir partout, m'assurer qu'il était bien là, avec moi.

Charlie sourit et commença enfin à me masturber tout en ajoutant un second doigt. Sa langue descendit ensuite et se mêla à ses doigts qui étaient autour de moi. Il me prit rapidement en bouche, jouant de sa langue avant de me sucer, faisant des va-et-vient de long de ma hampe. J'enfouis mes mains dans ses cheveux tout en me retenant d'onduler contre lui.

— Charlie... plus. S'il te plait.

C'était tellement bon. J'avais toujours aimé sentir sa bouche autour de moi de cette façon mais je le voulais en moi... maintenant.

Il ajouta un dernier doigt lubrifié, cette fois-ci, et commença à les bouger de plus en plus vite et de plus en plus loin, tout en me prenant en bouche de manière plus poussée. Il me léchait et faisait glisser ses dents sur ma longueur tout en suçotant mon extrémité.

— Charlie... je... Si tu, bafouillai-je en sentant le plaisir monter en moi par vagues. Viens, maintenant !

Il retira ses doigts et présenta quelques secondes plus tard son sexe devant mon entrée. Il ancra ses yeux aux miens et posa son front contre le mien, tout en poussant un peu, sans toutefois me pénétrer.

— Je t'aime.

— Je t'aime tellement, gémis-je en posant mes lèvres contre les siennes.

Je grognai ensuite et plaquai mes mollets contre ses fesses tout en poussant contre son sexe, désirant vraiment le sentir en moi.

Charlie me pénétra enfin et alla profondément en moi avant de s'immobiliser. Je pus entendre sa respiration se bloquer et sentis ses mains caresser mes cheveux. Sa bouche parsema ensuite mon cou de baiser et il commença à bouger quelques secondes plus tard, doucement, lentement, avant d'accélérer petit à petit. Il allait de plus en plus loin en moi, bougeant, grognant.

J'avais tellement envie de lui et de cela, que je ne sentis même pas de douleur. Je voulais juste qu'il bouge plus vite et qu'il me pénètre plus profondément, ce que je ne manquais d'ailleurs pas de lui faire remarquer.

— Tout ce que tu veux, souffla-t-il en accélérant, faisant claquer nos bassins ensemble.

Je gémis et passai mes mains dans son dos, allant jusqu'à ses fesses que je caressai. Je gémis une fois de plus et grognai puis rejetai la tête en arrière en le sentant heurter ma prostate. Je me mordis la lèvre et laissai mes doigts effleurer mon sexe, gémissant plus fortement encore.

— Ça te va ou tu veux me sentir encore plus ?

— Plus ! répondis-je immédiatement.

Il m'embrassa longuement avant de caresser mes cuisses. Il souleva mes jambes et murmura :

— Caresse-toi pour moi.

Il les remonta près de ma tête et commença à aller et venir en moi, plus profondément, heurtant ma prostate du premier coup.

Je grognai de contentement et fis ce qu'il me demandait, enroulant mes doigts autour de mon sexe et mordillant ma lèvre alors que le plaisir se faisait toujours plus fort. Il heurta ma prostate encore et encore et je ne fus plus que gémissement jusqu'à ce que je ne sente le plaisir m'avaler tout entier. Je rejetai la tête en arrière et m'entaillai la lèvre alors que je me vidai sur mon ventre et mes doigts, à bout de souffle.

Charlie gémit et soupira mon prénom, tout en allant et venant en moi trois à quatre fois avant de se vider. Il joignit ensuite ses doigts autour de mon membre puis en porta un à ses lèvres avant de le prendre en bouche, liant son regard brillant au mien.

Je retins un gémissement et bougeai afin de pouvoir l'attirer à moi et l'embrassai profondément, collant mes mollets contre ses fesses une nouvelle fois pour le garder un peu plus longtemps en moi. Maintenant, je voulais juste que le temps s'arrête et que le monde arrête de tourner pendant un moment, un long moment. Je collai mon nez contre son cou et soufflai :

— Je ne peux pas te perdre.

C'était trop tard maintenant, je ne pouvais plus être sans lui, son caractère lunatique à l'extrême et son sens de l'humour désolant. Je m'étais habitué à cela, en grande partie, et je ne pouvais plus m'en passer.

— Moi non plus, tu fais partie de moi.

— Pire qu'un poison, souris-je ensuite, mon poison.

Je mordis la jointure entre son cou et son épaule et soupirai de contentement une fois de plus.

J'avais eu tellement peur qu'il me quitte réellement que toute ma colère était retombée, et j'avais réalisé que je ne pouvais juste pas rester sans lui. J'avais besoin de lui, même si on se disputait parfois et que nous n'étions pas d'accord sur tout. J'avais besoin de pouvoir le voir et lui parler tous les jours.

OoOoOoOoO

Je finis de m'habiller puis attirai Charlie à moi pour un autre baiser auquel il répondit avidement. Nous venions d'aller prendre un long bain et maintenant, nous devions retourner à la vie réelle. Aller chercher Bairim, nous en occuper un peu et travailler. J'étais de garde pour l'après-midi, ce qui était tant mieux parce qu'il était près de neuf heures et demie à présent. Je quittai ses lèvres et soufflai :

— Tu crois qu'ils sont descendus ou sont-ils encore dans la chambre ?

— Je mise sur le fait qu'ils sont descendus, souffla-t-il en m'attirant à lui une énième fois et en embrassant ma mâchoire.

— Hm, ce serait mieux que j'y aille d'abord, je dois parler à Draco avant que vous ne vous croisiez.

— À ce point ?

— Il était plutôt énervé, oui. Je lui ai dit ce qu'il s'était passé et je ne t'ai pas plus accusé que ça, enfin je ne crois pas... Mais je ne sais pas. Je préfère juste éviter le moindre problème, d'accord ? Juste au cas où. Surtout qu'ils n'ont pas dû passer la meilleure nuit de leur vie.

— Pas de problème. Je vais attendre ici quelques minutes. Et je ne le dirais jamais assez, désolé pour ce que je nous ai fait. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris de me monter la tête tout seul.

— Ce n'est pas grave.

J'embrassai sa tempe et laissai mes lèvres contre sa peau bien plus longtemps que nécessaire avant de finalement partir. J'allai directement dans le salon et souris en voyant Bairim endormi dans son couffin et Harry et Draco allongés sur le canapé, yeux fermés. Je m'approchai d'eux et passai ma main dans les cheveux de mon fils qui se réveilla instantanément.

— Ça va ? murmurai-je avec un sourire.

— La vérité ou un mensonge ?

— Vérité.

— Non. On n'a pas fermés l'œil de la nuit pratiquement.

— Je m'en doute. On prend le relais, allez vous coucher.

— On ? Alors, tu l'as repris, malgré ce qu'il t'a fait ! siffla-t-il les yeux remplis de colère.

— Draco... il s'est excusé et a réalisé son erreur.

— Oh, alors tu lui pardonnes !?

Il haussa la voix et Harry se réveilla.

— Lucius, souffla ce dernier en se frottant les yeux. Alors ?

— Alors c'est bon. Et oui Draco, je lui pardonne. Que voulais-tu que je fasse d'autre ?

Il sembla surpris et soupira, avant de chuchoter :

— En effet... Je ne sais pas, le laisser mariner quelques jours ? Je t'ai vu abattu par sa bêtise. Tu l'aimes et lui, il te fait souffrir. Comment réagirais-tu si Harry faisait pareil avec moi ?

— Je le réduirai en poussière, mais c'est différent. Et si je l'avais laissé mariner quelques jours comme tu dis, ça aurait été terminé pour de bon. Ça n'a déjà pas été facile.

— D'accord, c'est votre couple de toute manière. Tant que tu es heureux, c'est le plus important. Bon Harry, on va se coucher ? demanda-t-il en se tournant légèrement.

Ce dernier acquiesça et ils se levèrent. J'attirai Draco dans mes bras et embrassai sa tempe avant de souffler :

— Merci d'avoir été là pour moi hier et d'avoir gardé Bairim. Et tu as le droit d'être en colère contre Charlie, c'est vrai, mais ne soit pas trop dur.

Je le relâchai et eus l'impression en le regardant que ses cernes étaient encore plus profondes. Je jetai un regard à Harry qui était dans le même état et ajoutai :

— Et Merlin, allez vous reposer. Les jeunes ne sont franchement pas résistants de nos jours tout de même...

Ils hochèrent la tête et Charlie arriva à ce moment là, saluant Draco et Harry. Il se posta ensuite près du couffin et souffla :

— Quand je vois leur tête après une nuit, je me pose des questions.

— Quel genre de questions ?

— Si nous sommes surhumains. Nous n'avons pas eu une tête pareille au bout d'une nuit, et nous sommes plus vieux. Est-ce juste nous ?

— Je pense aussi que Bairim a dû être un peu désorienté. Ce n'était pas sa chambre, et ce n'était pas nous.

— Ouais, sûrement.

— Tu t'en occupes ? Je voudrais aller faire quelque chose.

— Oui oui, pas de soucis.

Il tendit le bras et m'attira à lui avant de souffler :

— Ne traîne pas.

— Promis, répondis-je.

Je l'embrassai et souris en observant la bouille endormie de Bairim quelques secondes puis partis dehors. Je rétrécis la tente et la récupérai puis me dirigeai vers le bureau de Geoffroy. Je tapai à la porte et attendis qu'il m'invite à entrer pour ce faire.

— Oui !

Je pénétrai dans la pièce et allai poser la tente sur son bureau avant de souffler :

— Je ne sais pas vraiment où ça se range alors...

— Oh, très bien. Ça c'est arrangé entre vous ?

— Oui.

— Je sais que ça ne me regarde pas, mais ce serait mieux à l'avenir si ce genre de chose ne se reproduisait plus.

Je fronçai les sourcils et répliquai :

— Personnellement, j'aimerais vraiment beaucoup que cela ne se reproduise plus mais ce n'est vraiment pas quelque chose que je peux te promettre. Surtout avec Charlie.

Je l'aimais, sincèrement, mais il avait vraiment un caractère qui laissait à désirer.

— Je sais, je le connais depuis assez longtemps pour le connaître et je sais aussi que tu n'y peux rien. Mais, je te le dis à toi, comme je vais lui dire. Une mauvaise ambiance peu avoir des répercutions sur mes gardiens et les Dragons. Ce qui, en ce moment, n'est pas du tout désiré.

— D'accord. J'ai jeté un œil au planning hier et j'étais censé être de ménage ce matin mais j'ai vu hier soir que cela a été supprimé. J'ai fait quelque chose de particulièrement bien ou c'est une erreur ?

— Non non, c'est Charlie qui est chargé du ménage pendant un mois. Tu ne seras donc affecté qu'à la réserve pendant ce temps. J'ai déjà écris une lettre au Ministère pour expliquer un tel choix.

— Ah... il a donc fait quelque chose de particulièrement mal.

— Oui. Il s'est endormi dans la réserve. Il aurait dû être viré s'il n'avait pas été enceint. Je suis encore trop laxiste avec lui, mais c'est le meilleur de mon équipe. Ne lui répète pas, il risquerait de ne plus passer les portes, rit-il.

— Aucune chance que j'aide son égo à grossir plus encore, souris-je en retour avant de le saluer et de partir rejoindre Charlie.

Il était dans la salle à manger en train de boire ce que je supposais être un chocolat chaud et je vins me placer derrière lui puis entourai ses épaules de mes bras. J'avisai le couffin à côté de lui et souris en constatant que Bairim était toujours endormi. J'embrassai la joue de Charlie puis soufflai, quelque peu amusé :

— Merci.

— Pourquoi ?

— Pour le ménage. Un mois de congé, c'est vraiment gentil de ta part de m'offrir cela, de nous l'offrir à tous d'ailleurs.

— Quoi ? Ah... ouais, foutu punition ! N'y prends pas trop goût mon amour, ce n'est que temporaire.

— Te connaissant, tu es capable d'énerver assez Geoffroy entre-temps pour qu'il la rallonge. Oh, et il préfèrerait que nous ne nous disputions plus.

— C'est noté. Plus de dispute. Et pour ton fils, ça c'est bien passé ?

— Il était furieux et ne comprend pas pourquoi je t'ai pardonné mais il va s'en remettre. Je lui ai demandé d'être gentil, alors ça devrait aller.

— J'essaierais de me faire tout petit, afin de ne pas l'énerver. Je ne souhaite pas être en froid avec lui. Ce ne serait pas bon pour nous, au final.

— Tu n'as pas à te faire tout petit, il va se calmer ne t'en fais pas.

— Okay. Ah ! s'exclama-t-il, réveillant ainsi Bairim.

— Charlie..., soufflai-je en attrapant le petit et en commençant à le bercer.

Je me figeai puis me souvins de l'une des raisons de notre dispute et lui demandai :

— A moins que tu ne veuilles le prendre ?

— Non non, c'est bon. Garde-le, je vais aller lui faire son biberon.

J'acquiesçai et berçai Bairim tandis que Charlie partait en cuisine, revenant cinq minutes plus tard avec le biberon en main qu'il me tendit. Je le pris et Bairim se calma dès qu'il eut la tétine en bouche.

— C'est toujours aussi instantané le coup du biberon, soufflai-je avec un sourire. Dommage que ça ne dure qu'un temps.

— Oui. J'ai encore dû le recommencer, j'avais mis trop de poudre. Pourtant, je fais attention. Encore heureux que niveau chaleur, j'y arrive.

— Ça va venir, ne t'en fais pas. Pourquoi avais-tu crié, au fait ?

— Crié ?

— Quand tu as réveillé Bairim. Ça devait bien être pour quelque chose, non ?

— Ah oui, j'ai reçu une lettre du Ministère suite à la visite de l'Auror.

— Ah, et ?

— Et aucun souci. Il estime que je reste malgré tout impartial en ce qui te concerne, mais je vais devoir leur joindre chaque semaine avec mon rapport ton planning. Et ils ont aussi joint les papiers pour l'enregistrement de Bairim.

— D'accord, tant mieux. Ce serait bien qu'on remplisse ces papiers aujourd'hui tu ne penses pas ?

— Oui. Je vais les chercher, ils doivent être quelque part dans le salon.

Il partit tandis que je finissais de donner son biberon à Bairim. Il recracha la tétine au moment où Charlie entra dans la pièce et je soupirai en sentant une odeur désagréable. Une fois que Charlie fut à mes côtés, je lui tendis l'enfant et soufflai :

— Je vais nettoyer le biberon, je te laisse nettoyer Bairim.

Je déposai un baiser sur ses lèvres et souris en repartant en cuisine, satisfait pour une fois d'avoir réussi à lui refiler cette tâche.

POV Charlie

Je souris, amusé, et embarquai Bairim dans sa chambre. Je croisai Geoffroy qui sourit au petit avant de me lancer un regard noir et de dire :

— Pour ta tournée des bars, tu as une semaine de ménage en plus. Et tâche de ne plus agir de la sorte, ni à créer d'ambiance pesante avec vos disputes. Bon, je dois y aller, un rendez-vous en ville.

Il fila et je secouai la tête, me disant que je n'avais pas créé d'ambiance pesante volontairement. Une fois dans la chambre, je posai le petit sur sa table à langer et le déshabillai rapidement, avant d'embrasser son ventre si chaud.

Je lui retirai ensuite son lange puant et le jetai dans la poubelle que j'allai devoir vider. Je lui fis sa toilette, passant un linge humide et comme à chaque fois, il tenta de soustraire quand j'arrivai à sa tête. Je me pinçai les lèvres et réussis tout de même, sans devoir le blesser.

Je terminai ensuite et lui remis un lange propre, après avoir passé l'onguent pour les rougeurs ainsi que du talc. Je maintins Bairim avec une main sur son ventre et ouvris un tiroir pour prendre des habits propre. Je souris en voyant la petite licorne brodée. C'était neuf, à coup sûr et je devrais remercier comme il se doit ma famille pour tout ça.

Je pris aussi un petit pull gris et un pantalon noir simple. Une fois tout habillé, et fier que Bairim n'ait pas pleuré, je pris mon fils dans mes bras et le serrai contre moi.

— Papa est un connard, soufflai-je. Mais il t'aime, n'en doute jamais. Et Papa Lucius aussi, il t'aime très fort. Alors, tu vas essayer de dormir la nuit, d'accord ?

Il resta là, à me regarder comme si j'avais dit la plus belle chose du monde et je souris, avant d'embrasser son front et de prendre le chemin de la salle à manger. Bairim me caressa la joue et j'embrassai sa main quand celle-ci atterri sur mes lèvres. Il produisit un bruit qui ressembla à un petit babillement et je ris, caressant son dos. Une fois dans la pièce, je vis Lucius penché sur la lettre et le document pour enregistrer le petit. Je pris place à ses côtés et soufflai :

— Alors ?

— Alors j'ai lu la lettre et d'accord. Quant au document, il faut écrire nos noms, dates de naissance ainsi que le reste puis ensuite faire la même chose pour Bairim. J'ai déjà rempli mes informations mais tu vas devoir faire le reste. Je ne connais pas ton deuxième prénom, souffla-t-il ensuite comme si cela l'embêtait. A moins que tu n'en ais pas ?

— Je n'en ai pas. Et du coup, souhaitons-nous en donner à Bairim ?

Je venais d'avoir une idée, mais j'allai peut-être devoir expliquer pourquoi et je ne savais pas si j'allai en être capable.

— Tu as pensé à quelque chose ?

— Oui, si tu acceptes. Sven, soufflai-je en regardant Bairim.

Il avait été un homme bien, plein de joie, de générosité. Un homme droit, honnête, qui avait perdu sa famille, réunie lors d'un repas festif, par un Dragon quand il était tout jeune. Mais il avait décidé de devenir gardien. D'aider, et prendre soin des animaux coupable de la disparition de sa famille.

— Si cela te fait plaisir, ça ne me dérange pas, souffla Lucius après quelques secondes.

— Merci. En as-tu un autre ?

— Un autre quoi ?

— Prénom. Nous pouvons lui en mettre autant qu'on veut.

Il sembla réfléchir puis me regarda attentivement en se pinçant les lèvres, visiblement hésitant.

— N'aie pas peur, je ne vais pas refuser tout en bloc, dis-moi, le rassurai-je.

— Severus.

— Oh...

Je ressentis de l'émotion, parce que cet homme qui avait été détesté, avait en réalité donné sa vie pour la lumière. Je hochai la tête, acceptant, et ajoutai :

— Ce serait un honneur pour lui de porter un tel prénom.

— Merci, sourit Lucius.

— Donc, Bairim Sven Severus ou Bairim Severus Sven ?

— Comme tu préfères.

— Bairim Sven Severus, alors, je préfère. Je vais remplir ma partie déjà, fis-je.

Je pris la plume et commençai à répondre aux diverses questions. Quand j'eus fini, je demandai :

— C'est le 21 décembre qu'il est né, c'est ça ?

Ayant été inconscient, j'avais peur de me tromper. Seulement, j'étais quasiment certain que c'était la bonne date.

— Oui oui. A 16h20 selon le médicomage.

Je ris, et dis :

— Ils ne demandent pas l'heure.

— Si, ils le font, là.

Je regardai où pointait son doigt et rougis, avant d'indiquer 16h20. Ainsi, mon petit bébé était né à cette heure là. Certes, ça ne changeait rien, mais c'était quelque chose que j'aurais dû savoir. Je me renfrognai et rempli ensuite les informations pour le parrain.

— Draco Lucius Malfoy, c'est ça ? Ou bien il a un autre prénom que je ne connais pas.

— Non non c'est bien ça.

Je finis de remplir et signai, souriant ensuite.

— Alors, quel est le programme de la journée ? demandai-je regardant Bairim qui était encore dans mes bras.

Il gigota et je souris en le voyant essayer de tourner la tête pour voir Lucius. Je le retournai et lui tendis, avant de souffler :

— Me voilà déjà passé au second plan. C'est sûrement les cheveux blonds !

— Très probablement, acquiesça-t-il en l'attrapant.

Je soupirai et soufflai :

— Geoffroy m'a mis une semaine de plus pour ma tournée des bars. Ce n'est pas juste. Je n'ai quasiment plus mis les pieds dans la réserve depuis ma grossesse et je dois encore faire ce ménage à la con !

— Je t'avais dit que la situation ne serait peut-être pas si temporaire que ça, sourit-il en observant le papier.

Il plissa les yeux et se pencha un peu avant de soupirer :

— Charlie, ce serait bien de donner un nom de famille à Bairim, aussi.

Je penchai la tête et vis qu'effectivement, j'avais sauté une ligne sans faire exprès.

— En effet. Weasley-Malfoy ?

— Sûr ? Je comprendrais si tu préférais qu'on enlève mon nom, ce n'est pas une chose qui l'aidera dans la vie.

— Rien à foutre. Il verra bien quel homme tu es avant de devoir subir le côté négatif de ton nom de famille.

Je remplis avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit et souris, en disant :

— Trop tard de toute façon !

— Hm, ça ne te dérange vraiment pas ?

— Non, pourquoi ça me dérangerait ?

Il haussa les épaules et concentra toute son attention sur Bairim.

— C'est bon, je n'ai rien oublié d'autre ? demandai-je amusé.

Il attrapa le formulaire et le regarda puis répondit :

— Non, tout est bon.

— Ah ben voilà, une bonne chose de faite ! Je vais l'envoyer dès demain matin. Bon, que fais-ton maintenant ? On a environ une petite heure devant nous.

— Comme tu veux.

Je souris et lui pris la main, l'entrainant au salon. Je nous installai sur le canapé, devant la fenêtre et posai ensuite la tête sur son épaule, tout en plaçant Bairim contre mon torse.

— Raconte-moi ce que tu ressens une fois dans la réserve.

— Ce que je ressens ? souffla-t-il, visiblement dubitatif.

— Oui. Je n'ai pas fait beaucoup attention à toi à cette période. Du coup, je ne connais pas tes impressions, ton ressentit. Tout, je veux tout savoir.

— Pour dire vrai, je ne sais pas trop. Je les aime bien, je crois, mais de mon point de vue, les choses sont compliquées. Ils ont permis à Bairim d'être là, certes, mais tu as quand même fini à Sainte-Mangouste à cause d'eux. Et ensuite, tu attendais Bairim et j'avais plus peur que tu finisses blessé qu'autre chose. Et maintenant, ils sont tout le temps sur les nerfs. Tu vas sûrement être déçu, parce que je ne les vois pas comme toi tu les vois. Ils sont intelligents et majestueux et être dans la réserve est dangereux et magnifique à la fois, mais à part ça... Je ne sais pas. Je préfèrerais qu'ils soient moins dans notre vie, et Merlin, je préfèrerais qu'ils se calment et laissent Bairim tranquille.

Je pouvais le comprendre. Je lui donnai le petit et me blottis ensuite contre lui, murmurant :

— Je ne t'en voudrais jamais pour ne pas les aimer comme moi je les aime. C'est une passion, pour toi ce n'est pas pareil. Tu n'es pas arrivé ici par choix. Peut-être que maintenant, tu serais là de toi-même, mais ça n'a pas été le cas.

Je soufflai ensuite :

— Je devais avoir environ cinq ou six ans quand je m'imaginai voler sur des Dragons à la place des balais. Je jouai à les pourchasser avec mon frère Bill, avant qu'il ne soit plus attiré par les livres tout comme Percy. J'ai toujours eu un attrait envers eux. En grandissant, j'ai essayé d'en savoir le plus, et à Poudlard, j'aimais me glisser dans la réserve pour tenter de dénicher des informations. Ron s'est le côté Auror, Bill les enchantements, les jumeaux les farces. Ginny, elle ne rêve que de fonder une famille comme maman, tout en pouvant être libre de ses actes. Et moi, moi j'aime les Dragons. D'une manière inconditionnelle. Même si un jour, l'un deux arriverait à me blesser, je ne les détesterais pas pour ça.

Je me tus, reprenant une respiration, choqué moi-même d'avoir autant parlé. Je me tournai vers Lucius et vis que Bairim s'était endormi. Je souris et caressai sa joue du bout des doigts.

— C'est notre fils, murmurai-je ému. Une partie de nous. Un Weasley et un Malfoy, dans un même corps. Nos ancêtres doivent se retourner dans leur tombe.

— Ça, c'est sûr.

— Et si on allait le mettre au lit ? proposai-je.

— Il a été infernal avec Draco et Harry, souffla-t-il en se levant doucement pour ne pas réveiller le petit. Il va probablement dormir toute la journée et nous tenir éveillés cette nuit.

— Pas si différent des autres nuits, marmonnai-je. Je me demande quand même pourquoi il fait ça. Je veux dire, tous les bébés ne sont pas comme ça, si ?

— Je ne sais pas, la nuit d'avant il s'est calmé quand je l'avais dans les bras et il a même dormi, et quand je l'ai posé, il était calme. Il a commencé à pleurer quand je l'ai laissé seul. Il fait peut-être des cauchemars...

— Probable. Mais de quoi ? Il n'a rien vécu de traumatisant.

— Certain pourraient dire que se retrouver face à d'immense Dragons alors qu'on vient juste de naître peut rentrer dans cette catégorie.

— Il ne sait pas ce que c'est, je ne pense pas qu'il en ait eu peur. S'est-il cogné ? Comment s'est passé la naissance ?

Cela ne pouvait pas être les Dragons, le bébé n'avait pas su c'était quoi et ils n'avaient pas été agressifs. A moins que je me trompe et que c'était la cause des nuits infernales de Bairim.

— On l'a sorti de ton ventre et jeté par terre. On devait voir s'il était assez fort, tu comprends...

— Ne dis pas de bêtise, je suis sérieux. A-t-il pleuré en sortant, il a peut-être le choc de son espace vital différent. Et notre présence le rassure. J'ai lu ça dans un des bouquins.

— Il n'a pas pleuré avant dix bonnes minutes et il allait bien après cela.

— Alors, je ne sais pas. On devrait peut-être faire venir le médicomage.

Il souffrait peut-être de quelque chose sans que l'on ne le voie.

— Hm, tu as raison. On demandera à Geoffroy de l'appeler. On va le coucher maintenant ? sourit Lucius ensuite.

— Oui.

Nous entrâmes dans la chambre et je retirais les couvertures pour qu'il puisse installer Bairim dans son lit. Il ne broncha même pas et Lucius le recouvrit. Quand il eut fini, je le pris dans mes bras, son dos contre mon torse et posai la tête sur son épaule, profitant du moment.

La dispute était du passé et j'allai tout faire pour ne plus m'énerver de la sorte, parce que nous avions vraiment failli nous séparer par ma faute. Lucius posa ses mains sur les miennes et mêla nos doigts puis tourna sa tête pour frotter son nez contre ma joue. Il l'embrassa ensuite puis laissa partir sa tête en arrière, la posant sur mon épaule.

— Et toi ? souffla-t-il après quelques minutes.

— Moi ?

Me demandait-il si je faisais des cauchemars ?

— Ça te dérangerait te porter mon nom ? murmura Lucius, de façon à peine audible.

— Comment ça ? Je ne sais pas, je suis né Weasley, donc m'imaginer avoir ta vie, c'est un peu dur. Et puis, me voir blond a un côté trop marrant, répondis-je.

Je fermai les yeux et m'imaginer être un Malfoy, vivant au manoir. Enfin, ce que j'imaginai être le manoir Malfoy, n'y ayant jamais mis les pieds. J'eus envie de rire en m'imaginant porter les mêmes vêtements que Lucius à une certaine époque, tête relevée, visage froid, la canne majestueuse.

Une bonne blague !

Lucius se redressa et se sépara de moi pour me regarder attentivement puis me répondit :

— En effet.

Il embrassa ma tempe puis pose sa joue contre, tout en me caressant les cheveux.

— Tu fantasmes sur moi en blond, avoue. Ah je le savais que tu étais fétichiste, rigolai-je tout bas. Moi, par contre, je ne t'imagine pas roux le moins du monde, je t'aime comme ça. Bon, peut-être que je t'aime un peu plus quand tu portes du cuir, mais ce n'est pas pareil.

— Je n'aime pas les blonds. Et je ne m'imagine pas en roux non plus, Merlin merci.

Je l'attirai à moi pour l'embrasser, avant de souffler contre ses lèvres :

— Nous devrions le laisser dormir. Ça te tente une balade sous la neige ?

— Bien sûr.

Je souris et nous sortîmes de la chambre.


Nous espérons que ce douzième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p

Abby and Jes