Salut les gens, voici donc mon chapitre 9 (j'ai encore déliré sur la longueur mais normalement le prochain sera (réellement) plus court)
Merci pour vos messages pour le chapitre 8! j'avais tellement peur de par sa longueur, ses thèmes abordés et révélation que j'ai été hyper heureuse de votre accueil merci milles fois.
Merci aussi pour vos tweet, ça représente tellement pour moi de voir que vous attendez la suite comme ça. Chaque fois ça me plonge dans une frénésie d'écriture et une motivation incroyable.
Merci spécial à S_Bmabelle pour cette relecture et correction sur le pouce que je ne pouvais pas faire aujourd'hui et qui m'a sauvé du bordel d'accès à mon PC rencontré hier soir et ce matin (stage de merde XD non non il est bien le stage mais quand même, j'ai besoin de mon Pc moi)
Bon on s'en fou de ma vie mais quand même!
Bref voici mon chapitre qui apporte des explications et nouvelles :D
Bonne lecture à tous et rien ne m'appartient.
Chapitre 9 : Elle me fait revivre.
Jour 15 : Train de 6h22
« Nous allons devoir prendre le train en sens inverse. » Dit-Emma après un moment sans bouger de sa place confortable dans les bras de la brune.
« Emma je suis tellement désolée. »
En entendant sa voix, la blonde comprit qu'elle pleurait et elle se dégagea rapidement pour lui faire face.
« Ne pleurez pas, pourquoi pleurez vous. »
« Parce que… Parce que… Je me sens minable. Je vous rabâche mes histoires depuis des jours alors que… »
« Non Regina je vous l'interdit. » Dit-elle sèchement, la faisant sursauter. « Je vous interdit de commencer à comparer nos histoires. J'ai vécu quelque chose d'horrible et je le sais, je n'en suis pas moins moi. Et je refuse que ça vous fasse changer à mon égard, ni que votre regard change, où ce que vous pensez. J'ai vu tellement de personnes me prendre en pitié, je ne supporterai pas ça dans vos yeux je… »
« Emma je n'ai pas pitié de vous. J'ai surtout honte de moi et je m'en veux de vous avoir fait du mal. Mais je n'ai ABSOLUMENT pas pitié de vous, je vous respecte beaucoup trop pour ça. » Dit-elle en câlinant sa joue.
« Merci. » Dit-elle dans un souffle.
« Allez venez la. » Dit-Regina en la ré attirant contre elle et Emma se laissa faire sans la moindre hésitation.
Elle passa ses bras autour de la taille de la brune et se blottit contre elle, préférant ne penser à rien d'autre que sa main dans ses cheveux et ses lèvres qui ne cessaient se poser sur sa tête.
« N'avez-vous pas peur que l'on croise Aurore et qu'elle se fasse une fausse idée qu'elle irait rapporter à Kathryn ? » Questionna-t-elle timidement.
Regina resta un moment silencieuse à glisser nonchalamment ses doigts dans la longue crinière blonde de sa voisine.
« Je me moque de ce qu'Aurore pourrait penser. »
« Oui mais si ça vous créait des ennuis. »
La brune ajusta sa position pour la serrer plus encore contre elle, signifiant sans paroles qu'elle ne comptait pas agir autrement.
« On est bien là. » Dit-elle au bout d'un moment, faisant tambouriner le cœur de la blonde dans sa poitrine.
Elles se surprirent toutes les deux à grogner de frustration quand elles arrivèrent en gare. Elles se regardèrent légèrement gênée et Emma se racla la gorge pour faire diversion et elles sortirent ensemble.
« Bon hum… On va voir à qu'elle heure est le prochain train ? »
« Oui. » Répondit la pianiste en la suivant jusque dans la gare.
« Et merde. » Dit Emma en arrivant devant le panneau d'affichage. « Le prochain pour Boston est dans une heure. »
Regina regarda sa montre et grimaça à son tour.
« Je ne vois qu'une solution. »
« Au moins vous en voyez une vous. » Souffla-t-elle. « Ma patronne va me tuer. »
« Elle n'est pas commode ? »
« Si, elle est sympa, mais ce matin elle a besoin de faire ses comptes et que je m'occupe seule des ventes. »
« Allez venez, on va faire en sorte que vous ne soyez pas trop en retard. »
« Et comment ça ? »
« En prenant un taxi. » Répondit-elle naturellement.
La blonde se stoppa, attirant l'attention de la jeune femme.
« Miss Swan ? »
« Hum… C'est… C'est assez cher ça non ? » Questionna-t-elle gênée.
« Vous n'avez jamais prit de taxi ? »
« Non. » Avoua-t-elle.
« Et bien ce sera votre baptême. Et vous n'avez pas à vous préoccuper du prix. »
« Regina vous n'avez pas à payer pour moi. »
« C'est ma faute si nous en sommes là. »
« C'est la faute d'aucune de nous. »
« Oui donc vous n'avez pas à payer. »
« Mais ça ne me dérange pas, et j'aimerai vraiment vous offrir votre baptême de taxi. »
« Ca ne marche pas je ne veux pas que vous me fassiez la charité. »
« Oh miss Swan quelle fierté mal placée. C'est pas de la charité, j'ai envie de prendre le taxi, vous profitez du voyage avec moi ou vous m'abandonnez là dans ce taxi ou qui sait ce qui pourrait m'arriver. »
Emma souffla en souriant, comprenant qu'elle n'aurait pas le dernier mot et monta dans la voiture en ignorant le sourire satisfait de la brune.
« Vous n'aurez qu'à m'acheter d'autres macarons à la pomme. »
« Qu'elle gourmande. »
« Oh ça vous n'avez pas idée. »
« Je vous conduit où ? » Les coupa le chauffeur.
Regina donna l'adresse du magasin, surprenant la blonde qui ne s'était pas attendu à ce qu'elle la connaisse par cœur.
« Merci Regina. »
« Avec plaisir. »
Tout le trajet elles discutèrent avec légèreté, essayant l'une et l'autre d'adoucir la tension apportée par les récents évènements. Emma ne voulait pas l'admettre mais elle était très excitée de prendre un taxi pour la première fois de sa vie. Elle observait le compteur, stressant de la vitesse à laquelle le montant grimpait. Elle sursauta quand Regina prit sa main.
« N'angoissez pas, c'est rien le prix. »
« A la vitesse ou ça va ça représentera bientôt la moitié de mon budget courses mensuel. »
« N'angoissez pas. » Répéta-t-elle comme si elle n'osait pas dire que c'était un grain de sable dans ses finances.
Elles discutèrent finalement sans interruption jusqu'à l'arrivée à Boston.
« Vous voulez faire un tour au magasin ? » Questionna Emma.
Regina hésita avant de finalement décliner son offre.
« La prochaine fois, si je fais vite je peux encore être à l'heure pour mon cours. »
« Merci encore. » Dit Emma en embrassant sa joue. « A ce soir. »
« A ce soir. »
Jour 15 : Train de 13h57
Emma était assise à leur place et regardait le siège vide à côté d'elle. Malgré la note plus légère dans laquelle elles c'étaient quittées, depuis qu'elle était arrivée au travail elle n'avait pas réussit à se remettre de ses aveux fait à la brune. Elle lui avait raconté la partie la plus sombre de sa vie, elle s'était laissée réconforter, mais surtout, elle s'était sentit à sa place dans ses bras, à sa place quand elle lui disait tout. Elle ne pouvait plus nier l'attirance qu'elle avait pour la pianiste, si elle pouvait encore parler d'attirance, car ce n'est pas son corps qu'elle voulait, mais toute son âme. Elle voulait ses bras, son sourire, son passé, son futur. Elle voulait rencontrer son fils, rencontrer ses parents et lui présenter Mary-Margareth. Elle voulait l'applaudir encore et l'entendre ne jouer que pour elle.
Sans s'en rendre compte, des larmes silencieuses s'étaient mises à couler sur ses joues quand un homme interrompit ses pensées.
« Emma Swan. »
Elle leva les yeux et reconnu immédiatement l'homme aux cheveux en batailles et aux petites lunettes.
« Dr Hopper ? Que faites-vous ici ? »
« Je prends le train. »
« Qu'elle coincidence. »
« Vous savez nous prenons le même train depuis plusieurs mois déjà, chaque matin je vous vois monter à 6h22. »
« Vous n'habitez pas Boston ? »
« Et non, comme vous je fais le trajet tous les jours. La seule différence c'est que d'habitude vous ne prenez pas celui là pour rentrer n'est ce pas ? »
« Oui, on m'a donné mon après-midi. »
« Cette place est prise ? »
Emma sembla réfléchir un moment et fit finalement non de la tête.
« Mis à part aujourd'hui, vous semblez aller mieux ces derniers temps. »
« Vous comptez me faire une séance dans un train ? »
« Depuis que vous avez arrêté de venir je me demande comment les choses vont pour vous. »
« Mieux docteur, je vous assure, j'ai arrêté car j'allais mieux. »
« Bien sur, mais ça n'a pas l'air d'être le cas aujourd'hui. »
« J'ai eu une matinée difficile. »
« Vous voulez en parler ? »
Emma souffla par habitude, mais pour être honnête, re parler avec son ancien psy lui apportait quelque chose de rassurant.
« J'avance… Je pense… Psychologiquement, émotionnellement. »
« Emotionnellement, affectivement ? »
« Qu'insinuez-vous docteur. »
Je vous ai suivit pendant un an et demi miss Swan à hauteur de deux voir trois séances par semaine, je sais voir quand vous êtes différente. »
« Il y a… Cette… Personne… Qui me plait… Cette… Personne me fait ressentir des choses que je n'avais pas ressentit depuis tellement longtemps que ça fait peur. »
« Que ressentez vous. »
« Je ne… C'est difficile de mettre des mots la dessus. Elle est belle elle est… Elle a ce je ne sais quoi qui me fait me perdre. Des que je pense à elle, dès que j'interagie avec elle, mon cœur explose dans ma poitrine jusqu'à être presque douloureux. Elle est un rayon de soleil dans ma vie, elle me fait rire, elle me fait revivre. J'ai l'impression d'être sur une pente glissante qui m'amène droit vers une catastrophe mais je suis incapable de m'arrêter. Je suis incapable de couper le contact et je suis incapable de discipliner mon cœur d'artichaut qui s'emballe à la seule idée qu'elle ait pu penser à moi. J'ai l'impression de m'attacher à un rêve fantomatique, un fantasme auquel je n'aurai jamais droit.
Mais c'est ma faute dans le fond, tout nous sépare, comme si une mer se dressait entre nous me condamnant à la voir sans jamais pouvoir l'atteindre. Je savais que jamais rien ne serai possible dans cet attachement stupide à sens unique. Comme une… personne comme elle pouvait remarquer une fille comme moi ?
Alors je fais avec, je colle un sourire mon visage et je dis que ce n'est pas grave, que tout ça n'a pas une grande importance, que ce n'est qu'une passade. Je dis que je suis heureuse, que je préfère ne pas me prendre la tête et laisser la vie suivre son cours en voyant la où elle me mènera. Je fais comme si mon cœur ne me suppliait pas d'agir, de faire quelque chose, n'importe quoi pour ne pas regretter. Mais en fait je ne fait rien car je n'ai rien le droit de faire, je mens à mon cœur qui saigne en me persuadant que c'est ma solitude qui m'a fait m'accrocher autant à un mirage. »
Emma essuya ses larmes et regarda le docteur perdu dans ses réflexions, les sourcils froncés. « Pourquoi n'y aurez vous pas droit à ce bonheur ? »
« Parce que je ne suis personne dans sa vie, juste une folle dans un train. »
« Ah… » Dit-il d'un air entendu. « Je me doutais bien que cette brune époustouflante n'était pas étrangère à votre gaité nouvelle. »
« Et oui Mlle Swan. » Ajouta-t-il devant son air ahuri. « Quand on vous connait, même de loin il n'est pas dur de voir les changements qui s'opèrent en vous dernièrement. »
« Elle est mariée. » Dit-elle dans un murmure.
« A un homme ? »
« A une femme qui ne la mérite pas. Est-ce que je parle à mon médecin ? »
Il acquiesça et Emma se mit à lui raconter la situation, ses sentiments, ses impressions, sa crainte de dépasser les bornes, de ne pas être à sa place dans la prise de position qu'elle faisait régulièrement. Elle lui parla de son incompréhension face à la nouvelle chance qu'offrait Regina à sa femme, de la douleur qu'elle avait eut et la honte de la ressentir et enfin de la jalousie qu'elle ressentait à l'égard de Kathryn qui possédait un trésor qu'elle n'appréciait pas à sa juste valeur.
« Sa femme représente treize ans de la vie de votre amie. Il n'est pas si simple de tirer un trait la dessus. Elle est sa seule et unique, elles ont eu un enfant… »
« Mais elle ne l'aime même pas, alors qu'Henry semble être un petit garçon tellement adorable. »
« Ca n'entre pas en compte dans sa façon de raisonner. Le fait est qu'Henry est né de leur volonté commune d'avoir un enfant, elle ne peut donc pas complètement le dissocier d'elle-même si Kathryn n'est pas une mère pour lui. Elle est passée de chez ses parents à une vie commune avec son épouse, elle doit être pétrifiée à l'idée de devenir une mère célibataire, terrorisée à l'idée de faire le mauvais choix. Imaginez les questions qui doivent assaillir son esprit.
Et si le divorce se passe mal et qu'Henry en souffre ?
Et si elle faisait le mauvais choix ?
Et si elle fermait la porte à l'amour de sa vie avant qu'elle n'ait pu redevenir celle qu'elle était ?
Et si elle était en fait fautive dans la situation ? Ne serai-ce pas égoïste d'en plus détruire ce qu'il reste ?
Et si un jour Henry lui reprochait d'avoir balayé son équilibre ?
Et si son fils en été perturbé et ne pouvait pas se développer comme n'importe quel petit garçon ?
Et si et si…
Tant de question qui doivent tourbillonner en elle et lui donner envie de croire aux mots de sa femme, de croire au fait qu'elle peut changer, en cette dernière chance. »
« Je ne… je n'avais pas… Mais… Je suis tellement persuadée qu'elle va recommencer. »
« Honnêtement, moi aussi, et si cela arrive, cette ultime trahison permettra à votre amie de faire le deuil de sa relation. »
« Mais elle va souffrir. »
« Quoi qu'il arrive elle souffrira, vous ne pouvez rien y faire hormis être présente. »
« Ce ne serai pas profiter de sa vulnérabilité ? »
« Je ne vous dis pas de lui sauter dessus, je vous dis d'être là, soyez là, montrez lui votre respect et votre affection, sans la brusquer, sans la pousser. Qui sait… Vous serez peut être son déclic pour affronter tout ça. »
« Vous le croyez ? »
« Je n'en sais rien, peut être, extérieurement il est évident qu'il se passe quelque chose, amitié, tendresse ou amour… Seul l'avenir nous le dira. N'espérez rien et ne rejetez rien. »
« Je vous dois une consultation ? » S'amusa-t-elle en entendant son arrivée en gare.
« Non, celle la était gratuite. Et Mlle Swan, quoi qu'il arrive, ne perdez pas le sourire que vous aviez sur le visage ces derniers jours. Il est si bon de vous voir ainsi. »
« Merci docteur. » Dit-elle en lui souriant avant de descendre le cœur un peu plus léger.
Jour 16 : Train de 6h22
Emma était à peine entrée dans le wagon qu'elle vit la brune se lever d'un coup.
« Oh Emma. » Dit-elle en se précipitant vers elle et en la prenant dans ses bras, la percutant et la serrant tellement fort que la blonde en eut presque le souffle coupé.
« Que se passe-t-il ? »
Regina ne parla pas et l'attira jusqu'à leur place. Une fois assises, elle l'observa, posa ses mains sur ses joues frénétiquement puis en passa une dans ses cheveux en dévorant son visage des yeux. Emma allait redemander ce qu'il se passait quand la brune embrassa son front et la ré-attira contre elle en enfouissant sa tête dans sa chevelure, respirant profondément. Elle se laissa faire et la serra à son tour, se nourrissant de sa senteur divine.
« Regina parlez moi s'il-vous-plait. »
« J'ai eu si peur. » Dit-elle sans bouger.
Emma n'était que trop consciente de la main de la brune qui était remontée de son dos pour s'enfouir dans sa longue chevelure blonde. Elle essaya de balayer son envie de poser ses lèvres sur la peau douce de son cou qui se trouvait à quelques centimètres d'elle, et se concentra sur le trouble de sa voisine.
« Peur de quoi ? »
« Vous. » Dit-elle soudainement avec colère en la poussant avec force. « Comment avez-vous… Hier vous me… Vous parlez de… Vous me dites tout ça et puis le soir vous… Vous n'étiez pas là et moi je… J'ai pensé que… J'ai… »
« Vous avez eu peur pour moi ? » Questionna-t-elle émue.
« Ou étiez-vous ? » S'énerva la brune.
« J'étais tellement à côté de la plaque que ma patronne m'a dit de rentrer chez moi. J'ai été passer la nuit chez Mary-Margareth. »
« C'est à cause de moi ? »
« Non… » S'empressa de dire Emma en caressant sa joue pour la rassurer. « Non ce n'est pas votre faute. Parler de tout ça m'a chamboulé mais ça m'a fait du bien. C'était la première fois que j'en parlais, j'ai eu un peu besoin de m'en remettre mais vous n'êtes en rien fautive. »
Regina pressa sa joue contre sa paume et sourit, elle se pencha et embrassa son front comme si ce geste était normal.
« Pardonnez-moi, je me suis tellement inquiétée. »
« C'est moi qui doit vous demander pardon de vous avoir fait vous faire du soucis. »
« Peut-être… » La pianiste se racla la gorge avant de reprendre. « Peut-être si… Si vous voulez nous pourrions échanger nos numéros. Je veux dire, dans un souci de praticité, si l'une ou l'autre à un empêchement la seconde n'aura pas à s'inquiéter. »
Emma se sentie fondre en voyant l'inquiétude dans ses yeux chocolats.
« Bien sur. » Dit-elle en sortant son téléphone.
« Et puis comme ça nous pourrons discuter en dehors des heures de train. » Dit-elle l'air détaché.
« Oui bien sur, c'est un double bonus alors. A quel nom vous allez me mettre ? L'agaçante inconnue du train ? »
« Non… J'ai mit 'Emma l'agaçante inconnue du train'. »
« Vous êtes sérieuse ? » Questionna-t-elle en regardant son écran par-dessus son épaule.
Regina rit en s'appuyant contre elle pour la taquiner.
« Non, je vous ais mise à 'Miss Swan', j'aime vous appeler comme ça. Et vous à quoi allez vous me mettre ? »
« 'MADAME Regina Mills' » Dit-elle en lui montrant le mot en majuscule.
« Oh non Miss Swan, vous n'allez pas me dire que vous n'avez toujours pas digéré la façon dont je vous l'ai dit ? »
« Vous avez été une vrai garce. »
« Pardon ? » S'offusqua-t-elle.
« Excuses acceptées. » Dit Emma en souriant d'une oreille à l'autre.
« Ca faisait longtemps » Souffla-t-elle. « Et vous êtes fière de vous ? »
« En plus oui. » Répondit sincèrement la blonde en riant.
« Oh allez, ne m'enregistrez pas comme ça. »
« Je fais ce que je veux. »
« Ne faites pas l'enfant et changez ça. »
« Non maman je veux pas. » Dit-elle en exagérant l'intonation puérile.
« Je serai très déçue si vous me voyez vraiment comme une maman. »
« Et vous voulez que je vous vois comment ? » Questionna-t-elle, l'intonation pleine de sous entendus.
La brune la regarda surprise et balbutia quelques mots incompréhensibles avant de ce reprendre.
« Comme une amie… Une… Oui une amie. Bref. » Dit-elle d'un coup. « Enlevez ce madame s'il-vous-plait, il ne rime à rien. »
« Très bien. » Dit-elle sans la questionner plus. « Voilà Regina Mills. Vous êtes enregistrée. »
Elle lui montra son écran et s'amusa de son sourire satisfait. Elles échangèrent leurs numéros et continuèrent de discuter, évitant le sujet Kathryn pour le moment.
Jour 16 : Train de 17h15
Quand elle entra dans le train, Emma était bien décidée à discuter avec Regina de leur dispute du lundi. Elle n'était pas sereine car à aucun moment elles n'étaient revenues dessus. Elle ne savait même pas si la jeune pianiste avait des griefs contre elle la dessus, elle craignait plus que tout d'avoir cassé quelque chose dans la relation de confidentes qui s'était établie entre elles. Elle s'assit en attendant la brune et se lança dans un exercice de respiration pour calmer son stress.
« Vous priez ? »
Elle ouvrit les yeux, revenant de loin, et regarda la jeune femme s'asseoir.
« Heu non… Je fais de la sophrologie. »
« Oh mon dieu miss Swan vos cheveux. » Dit-elle en riant doucement et en commençant à remettre sa longue crinière blonde en place. « Pourquoi ce besoin de sophrologie soudain ? » Questionna-t-elle en arrangeant sa coiffure.
Emma attrapa sa main qui était dans ses cheveux, arrêtant son geste pour rester concentrée et les idées claires. Elle la garda dans la sienne, incapable de couper complètement le contact.
« J'ai besoin qu'on reparle de notre dispute. »
« Oh… » Dit Regina sans retirer sa main, la tournant au contraire pour se retrouver paume contre paume, commençant à jouer nerveusement avec les doigts de la blonde. « De quoi voulez vous parler. »
« D'abord je sais que je dois m'excuser pour mon comportement. Je n'aurai pas du être aussi directe avec vous. »
« Vous me présentez des excuses non pas pour vos mots mais pour la forme utilisée pour me les dire ? » Demanda-t-elle calmement.
« Oui. Ecoutez Regina, je sais que je devrais, mais je ne veux pas vous mentir, je vous respecte trop pour ça. Et si vous devez m'en vouloir, je prends le risque car vous valez la peine que je le prenne. »
« Je vaux la peine qu'on prenne le risque de me perdre ? »
« Si ça peut vous amener à être heureuse alors oui. »
Regina stoppa son jeu entre leurs mains et la regarda. Son visage exprimait beaucoup de choc, du doute mais surtout une forte émotion.
« Je… » Commença-t-elle incertaine. « Je ne vous en veux pas pour vos paroles, vous m'avez dit ce que vous pensiez et c'est tout à votre honneur. Mais vous ne me connaissez pas vous. »
« Regina je vous connais assez pour savoir que vous n'êtes pas heureuse. » Dit-elle en serrant sa main.
« Miss Swan les choses sont beaucoup plus compliqué que ça. »
« Qu'est ce qui est compliqué ici ? Vous êtes heureuse ou vous ne l'êtes pas. »
« On croirait entendre ma mère. » Souffla-t-elle sans pour autant chercher à fuir la conversation. « Les choses ne sont pas si simples, je sais que je fais peut être le mauvais choix mais… Kathryn est… Elle est ma femme, ma seule et unique, je n'ai jamais connu qu'elle et l'ai tellement aimé. Et si je faisais une erreur en la quittant ? La vie n'est pas toute blanche toute noire, j'ai besoin de croire qu'elle m'aime encore, que toutes ces années n'ont pas rimé à rien. »
« Quoi qu'il en soit elles n'ont pas rimé à rien puisqu'elle vous ont apporté Henry. »
« C'est avec elle que j'ai eu Henry miss Swan. C'est elle que j'ai réveillé en pleine nuit pour lui dire que je voulais un bébé, que j'essayais de repousser cette envie car elle n'en voulait pas mais que j'en avais besoin au plus profond de moi. C'est elle qui m'a fait l'amour pour me dire qu'elle était d'accord. »
« Pardonnez-moi. » Dit-Emma en lâchant sa main et en se tournant vers la fenêtre.
« Emma. » Dit la brune après un moment.
« Non je sais, pardonnez-moi, je ne suis pas à votre place et je ne suis personne pour dire quoi que ce soit. »
« Mais votre avis m'importe. J'essais juste… Je souhaite vous faire comprendre ce que je ressens, pourquoi j'agis ainsi. »
« Je sais que c'est quelque chose de difficile de remettre en question une telle partie de sa vie. Mais croyez moi Regina, accepter le malheur dans lequel on vit c'est ce condamner, ou condamner les autres. »
En parlant, Emma avait des larmes qui lui étaient montées aux yeux et elle ferma les yeux rageusement pour les retenir.
« Quand je… » Dit-elle avec colère, respirant péniblement. « Quand Neal a commencé à… »
« Emma vous n'êtes pas obligée de me… »
« Non j'ai besoin… J'ai besoin d'en parler. » Dit-elle en refoulant les larmes. « J'ai besoin que vous compreniez mon avis, et il est lié à mon expérience. »
La jeune pianiste hocha la tête et repris sa main dans la sienne en attendant qu'elle se livre.
« Quand Neal… Quand il a commencé à devenir la loque qu'il est devenu, j'ai cherché des excuses, il était perturbé par son licenciement, il se sentait rabaissé, son orgueil était entaché, il est le père de ma fille, tout n'est pas tout blanc tout noir, c'était de ma faute aussi car j'étais la femme et je ramenais l'argent à la maison, comment pouvait-il avoir une bonne opinion de lui-même ? »
« Mais enfin c'est… »
« Je sais. » La coupa Emma. « Je sais que c'est absurde, mais quand une partie aussi importante de sa vie s'effrite, on trouve des excuses, on cherche des raisons pour que ça n'ait pas rimé à rien. On veut croire que l'autre parent de notre bébé est le bon. Alors on se ment, on se berce d'illusion. Il a fallut la… » Sa voix se cassa quand les larmes ruisselèrent.
« Miss Swan… »
« Non j'ai besoin de le dire. Il a… fallut que je perde ma petite fille pour accepter que la situation n'était pas normale et n'allait pas changer. Regina je ne veux pas qu'une chose pareille vous arrive. Je ne veux pas qu'un drame vous fasse ouvrir les yeux. »
« Oh Emma la situation n'est pas du tout la même. » Dit-elle en la prenant contre elle et en la laissant pleurer.
Elle la berça un moment et continua ses caresses dans ses cheveux même après qu'elle ait arrêté de pleurer.
« Kathryn ne fera jamais rien à Henry, ni a moi. Elle a des défauts mais… Elle ne nous ferai pas de mal. »
« Ne voyez vous pas qu'elle en fait déjà ? Henry n'a aucun lien avec elle, vous pleurez et vous souffrez de ses tromperies. »
« Je ne sais pas je… Je sais que c'est un risque que je prends mais… S'il reste du respect et de l'amour pour moi en elle, elle saura revenir, elle ne me trahira pas à nouveau. »
Emma s'éloigna de ses bras à conte cœur et soupira.
« Alors c'est ça, une sorte de dernière chance ? »
« Je dirai surtout un dernier espoir, j'ai… Je crois que j'ai… besoin de croire que je ne peux pas avoir partagé la vie d'une femme pendant treize ans et ne plus rien représenter à ces yeux. J'ai besoin de comprendre pourquoi elle a agit comme ça. »
Emma se leva en entendant son entrée en gare et posa sa main sur la joue de la brune. Elle se pencha et embrassa tendrement son autre joue.
« Je vous souhaite que ça arrive. »
Jour 17 : Appartement d'Emma 22h16
*Serez-vous au train demain ?*
Emma cligna des yeux quelques instants en réalisant que le message venait de Regina.
'Bien sur comme tous les matins.'
*Ne soyez pas en retard miss Swan, partez bien en avance.*
La jeune femme essaya de comprendre s'il n'y avait pas un sous entendu derrière ces recommandations, elle décida de rester dans le jeu pour le moment.
'Moi ? En retard ? Voyons je n'oserai jamais être en retard'
*Ne faites pas l'innocente vos sprint légendaires parlent pour vous.*
'Vous avez peur que je loupe le train ?'
La réponse mit un peu de temps à arriver et Emma se surprit à tapoter son téléphone en attendant.
*J'aurai besoin de votre présence demain matin.*
'Tout va bien Regina ?'
*Pas trop non, mais je ne veux pas vous déranger dans votre soirée.*
'Vous ne me dérangez jamais et de toute façon ma soirée se résume en trois mots : Pyjama, pizza, télé. Que se passe-t-il ?'
*Je vous raconterez demain, mais ça concerne Kathryn.*
'A-t-elle fait quelque chose ?'
*Non, enfin, pas vraiment. Je ne sais pas trop, j'ai besoin de votre avis.*
'Vous n'avez pas peur de ce que je pourrai dire ?'
*Au contraire, votre avis et vos conseils comptent pour moi.*
Emma avait son cœur qui battait à tout rompre et elle modifia plusieurs fois son prochain message avant de l'envoyer.
'Moi c'est votre bonheur qui compte pour moi.'
A peine son message envoyé, elle cacha son téléphone sous son oreiller, se maudissant déjà d'avoir écrit ça. Elle fonça sous la douche pour se changer les idées et ne pas penser à la réponse ou non réponse de la brune. A peine sortie quinze minutes plus tard elle se rua sur son téléphone et ouvrit fébrilement le message.
*Le votre aussi m'importe…*
Elle observa longuement les trois petits points en se posant des milliers de questions sur leur signification.
… Et j'ai envie d'en faire parti.
… Mais nous vivons dans un rêve.
… Et ce simple fait me trouble.
… Et je veux vos mains sur moi dès demain.
… Et je ne comprends pas que je m'accroche à une femme comme Kathryn quand j'ai une femme comme vous en face de moi.
… Et je veux vous ouvrir à de nouveau horizons dès demain dans ce train lieu de notre rencontre.
Elle souffla contre elle-même et balaya rapidement certaines de ces suppositions absurdes et chercha une réponse adéquate.
'Vous y contribuez grandement. Les trajets en train ne m'enthousiasmaient pas ainsi avant de vous connaitre.'
*Je crois que la dessus nous sommes deux, sans notre rencontre je n'aurai jamais laissé ma Mercedes au garage après sa réparation.*
'Les transports des petites gens ont du bon finalement.'
*Qui l'aurai cru n'est-ce-pas :P*
Emma passa son doigt sur le petit smiley et ne fit rien pour calmer son sourire.
'Kathryn n'apprécie pas que je passe autant de temps sur mon téléphone.' Reçu-t-elle avant d'avoir pu répondre.
*Elle est jalouse ?*
'Plus inquiète je pense. Elle ne cesse de me tourner autour en me demandant quand je vais venir me coucher.'
*Elle ne demande pas qui c'est ?*
'Elle sait que c'est vous.'
*Vous lui avez parlé de moi ?* Le cœur d'Emma était proche de l'explosion.
'Je lui ai dit que je m'étais fait une amie mélomane dans le train.'
*Elle sait que je suis venue au concert ?*
'Oui je le lui ai dit lors de notre dispute, que quand ma femme ne pouvait faire le déplacement, une nouvelle amie n'avait pas hésité à le faire.'
Emma se laissa tomber sur son lit en serrant son téléphone contre elle. Elle ne savait plus comment gérer toutes les émotions qui se battaient en elle et bouillonnaient. Ainsi Regina n'avait pas hésité à parler d'elle à sa femme.
'Pourquoi êtes vous venu à mon concert ?'
La jeune vendeuse réfléchit un moment à la formulation de sa réponse.
*Je ne sais pas trop, j'ai beaucoup hésité. Mais c'est une part importante de vous et vous étiez tellement enthousiaste que j'ai eut envie de voir ça. J'ai eu envie d'entendre pour mieux vous comprendre je pense.*
Elle tapota à côté de son téléphone avant de poser rapidement son doigt sur le bouton envoyé, comme si elle n'avait pas fait exprès. Elle fixait son écran sans bouger depuis cinq minutes quand la réponse arriva.
'Ca représente beaucoup pour moi. Tellement que j'ai du mal à l'exprimer. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas fait quelque chose d'aussi gentil pour moi. Et cela faisait longtemps que je n'avais pas eu une personne me donnant envie de jouer pour elle en dehors d'Henry et mes parents.'
Emma cru s'évanouir en lisant sa réponse. Rapidement un 'Bonne nuit miss Swan, et à demain.' Arriva et la jeune femme comprit que la brune avait peut être peur de la tournure de la conversation, préférant y couper gentiment court. Elle se leva et fit les cents pas en tapant une réponse.
*J'aimerai aussi vous entendre jouer encore, c'était un enchantement plus fort que tout ce que j'aurai pu imaginer. Je vous souhaite une douce nuit et je serai à l'heure demain.*
'Merci'
La blonde soupira en se laissant tomber les bras en croix sur son lit. Cette femme lui faisait vraiment tourner la tête et malgré toutes ces peurs… Elle aimait ça.
Jour 17 : Train de 6h22
« A l'heure et même en avance. » Dit Emma en s'installant.
« J'espère que je n'ai pas envahit votre espace hier soir. »
« Vous plaisantez ? Vous avez juste coupé mon marathon 'Game of Thrones'. »
« Qu'elle est cette série ? »
« Vous êtes sérieuse ? »
« Oui je ne connais pas. »
« Mon dieu Regina toute votre éducation est à refaire. »
« Libre à vous de la faire. »
« C'est dangereux je pourrais vous prendre au mot. »
« Vous seriez bien embêtée si je disais oui. »
« C'est tout le contraire Regina. »
La brune la détailla du regard et se racla la gorge.
« De quoi vouliez-vous me parler ? » Dit-Emma pour alléger un peu la tension qui était si facilement montée.
« Je ne sais plus comment agir avec Kathryn. »
« Racontez-moi ce qui s'est passé. »
« Hier soir j'ai couché Henry à dix-neuf heure pendant que Kathryn est partie prendre un bain. Puis je suis allé dans la chambre voir ou elle en était avant de redescendre au salon. En entendant qu'elle était encore dans l'eau, je me suis apprêtée à sortir quand son téléphone s'est mit à sonner. J'ai regardé et comme il était écrit 'Marc (travail)' je lui ai demandé si elle voulait que je réponde. Elle m'a dit que non que ce n'était surement pas important alors j'ai reposé son téléphone sur le lit. Je n'étais pas sereine alors j'ai décidé de préparer mes affaires pour le lendemain afin de trouver une raison pour rester dans la chambre. J'ai entendu sonner et j'ai regardé pour voir si la personne avait laissé un message vocal mais c'était un sms. Je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai allumé l'écran sans le déverrouiller et j'ai lu le message qui s'affichait complètement. »
« Qu'est ce qui était écris ? » Questionna la jeune femme devant le silence soudain de son amie.
« Plein de choses et rien à la fois, il était écrit 'Je sais que tu veux pas que je t'écrive maintenant mais tu me manques' et sur un autre message 'Je supporte pas que tu sois coincée avec ta femme' » Elle fit une pause et inspira profondément. « Je ne sais pas quoi en penser. »
Emma balaya immédiatement une larme qui avait coulé sur la joue de la brune et l'obligea à la regarder.
« Commencez par me dire tout ce qui vous passe par la tête, lâchez tout ça, videz votre sac je suis là. »
Regina plongea son regard dans le sien et la jeune blonde cru même voir ses yeux s'égarer sur ses lèvres. Elle chassa cette pensée et resta concentrée sur le présent.
« Je ne sais pas, je me demande quoi en penser. Je n'ai aucun doute sur le fait que c'est une de ses maitresses. La question que je me pose c'est ancienne ou pas ? Elle dit 'tu veux pas que je t'écrive maintenant' il veut dire quoi ce 'maintenant' ? Est-ce que ça veut dire, plus écrire du tout ou pour le moment le temps que l'autre conne rebaisse sa vigilance ? »
« Ne parlez pas de vous comme ça Regina. »
« C'est comme ça qu'elles doivent parler de moi, rire de mon ignorance, ma naïveté pendant qu'elles s'envoyaient ma femme. »
« Vous au moins vous avez des valeurs, vous valez mieux que toutes ces femmes réunies. »
« Merci. » Répondit-elle en rougissant. « Mais qu'en pensez-vous ? De ces messages ? »
« Je… » Emma hésita, incertaine de l'accueil qu'allait recevoir son avis.
« Parlez honnêtement, n'ayez pas peur de me faire mal. »
« Je pense… Je suis désolée Regina mais je ne pense pas que Kathryn soit honnête. Cette femme ne semble pas en état "d'appel désespéré". Elle lui dit qu'elle lui manque mais ne la supplie pas de ne pas couper les ponts avec elle. Si c'était une maitresse éconduite elle aurait écrit des choses comme 'S'il-te-plait ne me quitte pas' ou 'Je ne peux pas imaginer ne plus te revoir'. Des choses dans ce genre. A mon avis dans ce message le 'maintenant' fait référence aux horaires, Kathryn a du lui dire de ne plus écrire quand elle est à la maison. Et puis la preuve la plus accablante c'est le contact. Si elle était si clean que ça, pourquoi avoir cette fille enregistrée sous un nom d'homme avec la mention travail ? »
Regina ne retenait ses larmes, son visage figé comme si elle essayait de ne montrer aucune émotion.
« Pardonnez moi Regina, je suis désolée si mes mots vous font mal. »
« Non, vous êtes honnête envers moi. Vous me dites ce que vous pensez et j'apprécie vraiment. Ce qui fait le plus mal c'est qu'au fond de moi… Je pense que je sais déjà que vous avez raison mais… J'ai besoin de comprendre pour avancer. Pourquoi elle est devenue comme ça ? Est-ce que c'est à cause de moi ? Est-ce que je me suis en fait tout le temps trompée sur elle ? »
« La dessus j'ai déjà la réponse. Quoi qu'il en soit maintenant Kathryn vous a aimé c'est une certitude. Je ne sais pas ce qu'elle ressent maintenant et quoi qu'elle ressente ça ne rattrape pas son comportement d'après moi. Mais elle vous a aimé, sincèrement, pleinement, pendant de nombreuses années j'en suis sûre. La première, votre meilleure amie, un mariage, tant d'années de vie commune, l'amour n'a pu qu'être là aussi sincère que vous le pensiez à l'époque. Je ne sais pas ce qui a amené à la situation actuelle, elle a peut être changé au long du chemin, vous avez peut-être toutes les deux changé.
Mais il ne faut pas vivre dans le passé Regina, il vous faut avancer, vous méritez le bonheur qu'elle ne vous offre plus, vous méritez le respect qu'elle ne vous accorde plus, vous méritez l'adoration qu'elle devrait toujours avoir à votre égard. »
« Ne me parlez pas comme ça. » Dit-elle doucement.
« Pourquoi ? »
« Parce ce que vous… Ca me… » Regina plongea son regard dans le sien et s'approcha. « Merci miss Swan. » Dit-elle quand elle fut proche de son visage et elle se décala pour déposer un tendre baiser sur sa joue. « Merci. » Dit-elle en prenant sa main.
« Qu'allez vous faire ? » Questionna Emma après un moment dans un silence confortable chacune ignorant leurs mains toujours l'une dans l'autre.
« J'ai du mal à y voir clair. Je pense que je vais faire comme si de rien n'était, je vais essayer d'accumuler des preuves, je vais chercher de quoi la confronter, être sûre, rassembler mon courage, réfléchir à l'après et puis j'aviserai au moment. »
« Vous avez raison, être sûre c'est bien. »
De nouveau le silence se fit, leurs mains ne se détachant pas, leurs doigts jouant entre eux.
« Je regrette d'avoir fait l'amour avec elle. »
« Pardon ? »
« Après notre dispute, je regrette d'avoir succombé, elle s'est tellement moquée de moi. »
« N'ayez pas de regret, c'est à elle de regretter pas à vous. »
Emma lui sourit et soupira, elle se pencha et posa sa tête sur l'épaule de la blonde sans lâcher sa main. Emma laissa son cœur battre pour cette femme forte et fragile à la fois, posant sa joue sur sa tête restant ainsi jusqu'à l'arrivée à Boston.
Jour 17 : Train de 17h15
« Cadeau. » Dit-Emma en s'asseyant.
« C'est ce que je crois ? » Questionna la brune en attrapant le paquet.
« Ca se pourrait. »
Elle ouvrit en hâte le paquet et sourit en découvrant une boite de macarons à la pomme.
« Merci beaucoup vous n'auriez pas du. »
« C'est rien comparé à ce que vous avez fait. »
« Ce n'était qu'un taxi miss Swan, vraiment pas de quoi s'attarder. »
« Ne l'ouvrez pas, attendez d'être chez vous pour en faire gouter à Henry. J'en ai mit deux au chocolat, c'est généralement ce que préfère les enfants. »
« C'est une bonne idée, merci miss Swan. Et vous avez visé juste pour ses gouts. »
« Donc demain je le rencontre… » Dit-elle nerveusement.
« Oui, et il risque d'être excité c'est la première fois qu'il prend le train. »
« Je dois vous avouer que je suis nerveuse. »
« Pourquoi ça ? »
« De le rencontrer. »
« Vu sa taille il ne vous fera aucun mal. » S'amusa-t-elle.
« Non c'est pas ça. » Dit-elle lui tapant l'épaule. « J'ai envie que ça se passe bien. »
« Miss Swan, il est mon fils. »
« Qu'est ce que c'est censé vouloir dire ? »
« Que s'il tient de sa mère, il va vous adorer. »
Emma ne dit rien, son cerveau bouillonnant.
Est-elle en train de flirter avec moi ? Non Swan, arrêtes de rêver… Oui mais tout de même… Elle vient de dire qu'elle t'adore… Arrêtes Swan.
Voila que je tourne schizophrène. Pensa-t-elle en soufflant.
« Il n'empêche que je suis nerveuse sans comprendre pourquoi. »
« Ca me touche, ça montrer que ce que pense mon bébé de vous importe. »
« Comme vous dites il est votre fils… Alors oui ça importe. »
Regina rougit et secoua la main pour masquer sa gêne.
« Ca va aller pour vous ? »
« Etre avec un enfant ? »
« Oui. »
« Bien sur que ça ira Regina, mais merci de vous en inquiéter. Je suis nerveuse mais aussi impatiente de le rencontrer. »
Tout le reste du trajet, les deux jeunes femmes parlèrent du petit garçon, la brune s'avérant incapable de s'arrêter quand elle était lancée.
Jour 18 : Train de 6h22
Emma entra dans le train, nerveuse malgré elle à l'idée de rencontrer Henry. Elle essayait de relativiser la situation, ce n'était que la personne la plus importante au monde pour la femme dont elle était en train de devenir complètement accro. Elle soupira pour essayer d'évacuer un peu de son stress, ajustant sa chemise pour la trentième fois comme si elle se rendait à un entretien d'embauche. A peine entrée dans le wagon, toutes ses angoisses disparurent et son cœur fondit à a vue du petit garçon. Il était adorable, ses cheveux bruns en bataille, occupé à dessiner sur la table entre les sièges.
Regina la remarqua et se pencha sur son fils pour lui murmurer à l'oreille. Elle pointa la blonde du doigt et l'enfant posa les yeux sur elle. Instantanément, un immense sourire illumina son visage alors qu'il se mettait à trépigner à sa place.
« Ouaiiiiii. » Cria-t-il en la voyant approcher.
« Je me suis mise là. » S'expliqua immédiatement la brune. « Pour qu'on puisse être tous les trois. »
« C'est parfait. » Dit-elle en s'installant en face d'Henry. « Bonjour Henry, moi c'est Emma. »
« Je sais. » Répondit-il excité.
« A bon tu me connais ? »
« T'es l'amie de MAMAN. » Dit-il en criant le dernier mot et en tendant les bras vers sa mère qui le prit aussitôt.
« T'as raison maman. » Murmura-t-il en regardant la blonde en coin, ses petits bras autour du cou de la brune. « L'est jolie Emma. »
La blonde regarda sa voisine rougir instantanément et se recula dans son siège en souriant.
Ce trajet allait être très intéressant.
FOILLLLAAAA finiiiiii
A jeudi prochain pour la suite, et comme vous avez pu voir, on attaque un tournant dans l'histoire, on sort un peu du train :D Je me suis émotionnée toute seule en écrivant ça, j'avais l'impression de voir mes poussins prendre leur envol dans le vrai monde pour une petite parenthèse à la dynamique du train
XD (ou je suis folle et je le vis bien XD)
