Auteur : Abby and Jes

Titre : Bairim

Couple : Lucius/Charlie

Genre : Romance/Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR*. Geoffroy, Joaquim, Moliva, Johanna, Sven, Carlos, Hulrick, Isaac, Abigail, Yanis et Bairim sont des personnages inventés par nous. Pas de panique, ce ne sont que des personnages secondaires.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Lucius, et Jes dans celle de Charlie.

Statut : Finie à l'écriture.

Résumé : La vie n'a jamais été simple pour Charlie, encore moins depuis que Lucius Malfoy a été assigné sous sa garde. Mais ce qu'il ne savait pas, c'était que sa vie allait devenir encore plus compliquée. Et elle allait changer, irrémédiablement. Tout comme celle de Lucius.

Périodicité de publication : Un chapitre toutes les semaines, si tout va bien *smile*


Note des auteurs : Bonsoir (^-^) Désolées pour ce petit retard, mais avec les vacances et la rentrée des classes, pas facile de trouver du temps. Mais nous revoilà. Nous espérons donc que ce chapitre vous plaira. Le suivant arrivera la semaine prochaine ou ce week-end. Bonne lecture à vous !

Merci à ptitcoeurfragile, paulin54, holybleu, Namyothis, lilywen, Hikaru, Hum D'Ombrage pour leur review.


Partie II

Bairim

Chapitre 16

Attention : ce chapitre n'a pas été corrigé par une bêta. Il sera prochainement remplacé par la version corrigée.

POV Charlie

Je roulai des yeux en entendant de nouveau le bruit d'un objet jeté. Je me levai, posant mon livre et me rendis dans la chambre de Bairim qui gazouillait toujours autant.

— Tu ne dois pas jeter tes jeux comme ça, fis-je en les ramassant.

Les premiers temps, Lucius et moi avions appréciés qu'il puisse tenir les choses en mains... mais maintenant qu'il ne se contentait plus de les laisser tomber, mais plutôt de les jeter, c'était tout de suite moins marrant.

— Dada, sourit le petit coupable en essayant de se lever dans son berceau.

Je le pris dans mes bras et le serrai contre moi, avant de me dire qu'une petite visite à Lucius ne pouvait pas nous faire de tord. Il avait fait sa garde au matin, mais Harry lui avait demandé de faire plus de gâteaux pour la période des fêtes. Depuis, c'était l'effervescence. Surtout que Draco et Harry venaient diner à la réserve ce soir. Alors du coup, Lucius s'était mis en tête de faire un dessert en plus. Je fus rapidement dans la cuisine, ou plutôt le champ de bataille.

— Oh, regarde, papa est couvert de farine.

J'en pris un peu et en mis sur sa joue, le faisant rire. Lucius lui fit un bisou et Bairim lui en envoya un avec sa main.

— Tu as bientôt fini ? demandai-je en prenant place et en gardant Bairim contre moi, même si j'avais l'impression qu'il voulait m'escalader.

— On peut dire ça je présume.

Je ris, le voyant complètement surchargé de travail. Le voir comme ça, me plaisait énormément, il semblait reprendre vie.

— Ils arrivent à quelle heure encore ?

— Dada dada dada dada, cria Bairim.

— Oui oui, fis-je.

Il attrapa trop rapidement à mon goût une tasse qui trainait et la jeta au sol. Heureusement, elle fit plus de bruit qu'elle ne se cassa.

— Vers 19 heures je crois. Et Bairim, tout ce que tu casses aujourd'hui sera retenu sur ton argent de poche plus tard, alors si j'étais toi, je me calmerais un peu, lui dit Lucius avec un air faussement sévère.

Le petit rit et tenta de se soustraire à ma prise. Le voyant aussi motivé, je descendis et quittai la pièce, non sans embrasser Lucius rapidement. Je déposai ensuite Bairim dans son parc, qui était au salon. Là, j'étais certains qu'il ne lui arriverait rien. Nous avions été obligé de penser à en acheter un, vu sa rapidité à marcher à quatre pattes. Et en plus, maintenant, il y arrivait à deux jambes, s'aidant des meubles.

Un vrai cauchemar !

Je souris malgré tout en le voyant prendre une peluche qu'Hulrick lui avait offert.

— Papa va dans la cuisine mon chéri, je ne suis pas loin.

Il m'ignora, donnant toute son attention à son ami, babillant et riant. Je secouai la tête et rejoignis Lucius qui regardait d'un air dépité la porte du four.

— Un problème.

— Ça ne cuit définitivement pas assez vite.

— Ah, je ne peux malheureusement pas t'aider, soufflai-je en me collant à lui.

J'avais très envie de lui depuis ce matin, vraiment très envie. Était-ce parce que Bairim allait fêter ses un an dans moins d'une semaine ? Que notre couple se portait bien, sans dispute depuis plus d'un mois ? Aucune idée, mais bordel, j'avais juste envie de le retourner et le prendre à même le plan de travail. Il dut d'ailleurs sentir mon excitation, car il grogna et me repoussa.

— Charlie, je n'ai pas le temps pour ça maintenant.

— En es-tu sûr ?

— Rappelle-moi quelle heure il est ? souffla-t-il en ouvrant la porte du four pour regarder à l'intérieur.

— Passé 16 heures.

Je me tus et embrassai sa nuque avant de dire :

— Oui, je sais, tu n'as pas le temps. Okay, pas de soucis, murmurai-je en me reculant. Si tu me cherches, je serais au salon avec la terreur.

Je quittai ensuite la pièce, mais je pus entendre Lucius souffler d'une voix amusée :

— Bon courage, et revois tes réflexes, ça m'embêterait qu'il te refasse un œil au beurre noir parce que tu n'es pas assez rapide.

Je secouai la tête, étant sûr que s'il avait été à ma place, lui aussi aurait reçu l'objet en plein visage. Je fus rapidement au salon et vis Geoffroy devant l'entrée, le regard brillant posé sur Bairim.

— Tu sais, tu ne le prends jamais dans tes bras. Tu peux, Lucius et moi sommes okay avec ça.

— Je sais. Mais ça m'embêterait de le faire pleurer, surtout quand il est calme comme ça.

— Pourquoi pleurerait-il ? Il ne le fait plus que quand il a sali sa couche, ou qu'il a faim. Il te connait, tu sais, il te voit chaque jours, ris-je en allant m'installer sur un fauteuil.

— Il me voit de loin, et les enfants... n'aiment pas ça, fit-il en indiquant la partie de son visage brûlée.

— Foutaise !

— Aise, aise, rit Bairim.

— Oh... par Merlin, si son premier mot est une grossièreté, Lucius va me tuer. Et... Arrête de dire des con-bêtises.

Je me levai et pris Bairim dans mes bras. Il me fit un baiser bien mouillé sur la joue et je le tendis ensuite à Geoffroy. Le petit sourit avant de babiller, pas le moins du monde effrayé par le visage brûlé.

— En même temps..., souffla-t-il après un instant, il joue avec des Dragons.

— Oui.

Je fus heureux quand il le prit et sans même penser à retenir ma question, je demandai :

— Tu n'as jamais pensé à vouloir des enfants, une famille ?

— Si, bien sûr. Mais je suis ici 365 jours par an alors... et puis, je vous ai vous. Vous êtes exactement comme des enfants. Vous arrivez ici ébahi et docile, puis vient la période d'adolescence où vous devenez infernaux et enfin, vous grandissez. Nul besoin de préciser qu'en ce qui te concerne, j'ai l'impression que tu es dans ta période d'adolescence depuis près de dix ans maintenant.

— Moi aussi je t'aime, fis-je en papillonnant des yeux.

Je lui dis ensuite :

— Je te laisse Bairim, je vais aller me préparer.

Je n'attendis pas de réponse et filai dans la salle de bains, histoire de me faire tout beau, sur ordre de Lucius. Comme si les autres jours, j'étais moche !

OoOoOoOoO

Geoffroy, Johanna et Hulrick étant de garde de nuit, seuls Carlos, Moliva, Isaac, Abigail, Harry, Draco, Lucius, Bairim et moi étions à table. Et le plat avait été un délice. Le petit tendit le bras vers Carlos, qu'il aimait beaucoup et Lucius lui passa, non sans l'embrasser.

— Ce petit, si on l'écoutait, il voudrait dormir avec Carlos, plaisantai-je.

— Hm, fit Lucius en fronçant les sourcils. Un peu jeune pour ça non ?!

— Ça dépend, répondit Isaac avant de se pencher vers Bairim. Est-ce que je te plais, beau gosse ?

Bairim sourit et lui envoya un baiser avec la main, et c'en fut trop : je ris, à m'en tenir le ventre.

— Je vous préviens, vous l'épousez d'abord, souffla Lucius après m'avoir regardé et levé les yeux au ciel.

Harry, qui riait, se tut soudain et regarda Draco. Ils échangèrent un regard étrange et Lucius les observa attentivement, haussant ensuite les sourcils à leur intention. Je compris, en voyant Harry serrer la main de Draco. Il sourit et regarda Lucius, se raclant la gorge puis dit :

— Je me suis finalement décidé.

— Et bien quand même. Et ? demanda Lucius en se tournant vers Draco.

— Et bien entendu, je n'ai pas pu refuser, sourit ce dernier avant d'embrasser Harry.

— Je suis vraiment content pour vous, dit Lucius avec un grand sourire une fois que Draco et Harry se furent séparés. Vous avez décidé d'une date ou vous préférez prendre votre temps ?

— Nous avons une date. Symbolique, ajouta Harry. Je... je souhaite que le monde sorcier arrête avec leur manière de traiter les anciens Mangemorts. Le mariage est pour le 02 mai.

— Le 02 mai ? Pourquoi cette date ? fis-je.

Je ne voyais... Oh...

— La bataille de Poudlard, chuchotai-je.

— Ah, je suppose donc que vous allez le faire en Angleterre..., fit remarquer Lucius en buvant une gorgée de son jus de citrouille.

— Oui, et vous serez avec nous. J'en fais mon combat personnel. Vous êtes une bonne personne, vous avez changé. Vous méritez le respect.

— Tu me vouvoies encore... pas que ça me déplaise particulièrement, mais c'est plutôt étrange.

— Oh, désolé. Je... Quand je m'emporte, je vouvoie souvent.

— Oui, il faudrait d'ailleurs que tu arrêtes, fit Draco en levant les yeux au ciel.

— Donc, vous allez vous marier ?

Je me levai et allai prendre Harry dans mes bras.

— Oh bordel, quand maman va savoir ça, tu ne seras plus tranquille.

— Tu m'étonnes... Nous avions d'ailleurs prévu de profiter de l'anniversaire de Bairim pour leur annoncer, cela ne vous dérange pas ?

— Non et toi Lucius ?

— Pas le moins du monde.

— Félicitation.

Je lâchai Harry et pris Draco. Il répondit à mon étreinte et Lucius vint m'écarter, râlant, tout en serrant son fils contre lui :

— T'en n'as pas marre de faire des câlins à tout le monde ? Quant à toi, ajouta-t-il à l'intention de son fils, félicitations. Tu vas devenir un Potter alors ?!

— Potter-Malfoy, rectifia-t-il en faisant la grimace.

— Pourquoi cette tête ?

— J'ai encore du mal avec le « Potter », avoua Draco.

— Comme je te comprends.

Tout le monde me regarda, style de dire que j'aurais mieux fait de me taire et j'ajoutai :

— C'est un nom qui est raccroché à des binoclards aux cheveux en pétard. Je ferais la même tête si j'étais à sa place.

— Hey ! répliqua Harry en me pinçant. Toujours moins pire que Weasley de toute façon.

— C'est un nom tout à fait élégant, répondis-je. Ah oui Bairim ?

— Gant, gant !

Je souris et repris ensuite place, non sans prendre mon fils avec moi. Il essaya de grimper sur moi et Lucius lui prit les mains avant de les embrasser et de souffler :

— Et dire que tu vas avoir un an toi...

— Un an, soufflai-je en regardant Lucius.

— Et j'ai hâte de quand il pourra venir dormir à la maison, fit Draco.

— Hm, marmonna son père en retour.

— Oh allez, dis-je en lui donnant un petit coup de coude. Pense à tout ce que nous pourrions faire s'il allait dormir chez eux une nuit de temps en temps.

Pas de couche, pas de biberon le matin, pas de pleurs parfois, surtout quand il pleut. Pas de babillage. Parce que bordel, les Dragons n'avaient aucun respects. J'étais certains qu'ils parlaient à Bairim et que ce dernier leur répondait à sa manière.

Une nuit paisible, où l'on pourrait dormir nu, rester coller l'un à l'autre, faire l'amour toute la nuit et plus encore. Je me sentis à l'étroit dans mon cuir et bougeai un peu. Lucius sourit et se pencha à mon oreille dont il lécha le lobe discrètement puis souffla :

— Je ne veux même pas savoir à quoi tu penses...

— Tu comprendras ce soir, murmurai-je d'une voix séductrice.

Il haussa un sourcil aguicheur alors qu'Isaac s'exclamait :

— Trouvez-vous une chambre !

Je me tus et retirai rapidement la fourchette des mains de Bairim.

POV Lucius

J'attrapai le parchemin et notai le nombre de sacs de nourritures pour Dragons que je venais d'inventorier. J'y étais depuis plus d'une heure à présent et cela commençait à devenir lassant. Enfin, au moins, je n'avais pas besoin d'aller dans la réserve pour cela. J'avais vraiment pensé que cet agacement qu'ils me procuraient allait disparaître avec les mois mais ce n'était toujours pas le cas pour l'instant. Au contraire même. Je ne les détestais pas, pas réellement du moins, mais j'avais beaucoup de mal à les supporter. Ils étaient bien trop proches de Bairim à mon goût, et de Charlie aussi même si à une moindre mesure. J'avais toujours été possessif mais j'avais l'impression que c'était de pire en pire, et les Dragons jouaient avec mes nerfs. Ils parlaient avec Bairim, nous en étions certains à présent, sauf que nous n'avions aucune idée de ce qu'ils pouvaient lui raconter et je détestais cela. Et puis, plus le temps passait, plus je réalisais à quel point le petit les appréciait, tellement que son premier mot allait probablement être « Dragon ». Et cela m'énervait qu'il les apprécie parce que ce n'était pas mon cas et... Eh bien, je craignais un peu qu'il finisse par s'éloigner de moi à cause de cela. Je savais qu'il n'avait qu'un an et que pour l'instant, il ne pouvait s'éloigner de nous même s'il le voulait, mais ça m'inquiétait quand même.

Je passai aux potions de soins et soupirai en évacuant ses pensées de ma tête. Après tout, cela mis à part, tout allait bien. Bairim se portait bien, Draco allait se marier et j'avais un peu plus d'argent, ce qui allait me permettre de gâter un peu Bairim. J'avais longuement hésité mais avais finalement décidé que faire plaisir à mon fils était plus important que mes peurs, alors j'avais demandé à Draco de se procurer ce que je souhaitais. Passer par lui pour tous mes achats m'agaçait toujours autant, si ce n'est plus encore mais ce n'était pas comme si j'avais le choix. Je lui avais donc demandé deux livres pour enfant de son choix, avec autant de textes que d'images si possible, ainsi qu'un jouet à bascule en bois mais en forme de Dragon. Une partie de moi regrettait ce choix parce que ce n'était pas ainsi qu'il allait penser à autre chose qu'à eux mais en même temps, s'ils faisaient partis de lui, je ne pouvais pas vraiment aller contre cela. Et puis, j'étais à peu près certain qu'il allait apprécier, ce qui était le but premier après tout.

J'aurais voulu pouvoir acheter le magasin de jouet entier mais nous risquions d'avoir des problèmes pour les stocker, et puis, je n'étais pas assez riche pour cela. Ce qui me rappela que Geoffroy allait probablement très bientôt nous verser nos primes. J'allais ajouter les 24 livres pour Bairim dans son coffre à Gringotts et j'hésitai encore quant à savoir si je ferais mieux de directement donner les siens à Draco pour qu'il s'achète ce qu'il lui ferait plaisir ou alors que je lui achète quelque chose moi-même, sauf que je n'avais strictement aucune idée de ce qu'il pourrait vouloir et ne pas déjà avoir.

Et puisque j'avais à présent assez d'argent pour acheter une bague de fiançailles à Charlie, c'était dans mes projets immédiats sauf que l'idée de ne pas pouvoir choisir directement me déplaisait au plus haut point. Mais ce n'était pas vraiment comme si je pouvais attendre de sortir d'ici pour le faire. Je voulais vraiment que notre relation devienne officielle, et je voulais faire ma demande avant de lui laisser trop de temps pour réfléchir et revenir sur sa décision. Près d'un an était déjà passé depuis que nous en avions parlé pour la dernière fois et je ne savais même pas s'il était encore d'accord. D'un côté, je l'imaginais mal refuser mais de l'autre, j'avais trop peur qu'il le fasse. Merlin, je devais vraiment demander à Draco de me trouver cette bague avant que je ne change d'avis. Et n'ayant que 51 gallions en poche, il allait devoir regarder à la dépense, ce qui me déplaisait plus encore. Je détestais vraiment être pauvre.

Je terminai l'inventaire puis classai les parchemins et fis une liste de ce qui allait nous manquer si nous ne nous fournissions pas rapidement. Je sortis de la cabane, frissonnant à cause du froid et de la neige qui recouvrait le sol, et rentrai rapidement à l'intérieur de la bâtisse. J'allais déposer la liste sur le bureau de Geoffroy puis partis au salon rejoindre Bairim et Carlos qui s'en occupait pour l'après-midi, Charlie étant de garde. Ils avaient tous deux un grand sourire et Bairim regardait Carlos comme si ce dernier était l'une des plus belles choses qu'il n'ait jamais vu. Il nous regardait parfois comme ça Charlie, moi et Draco, ce qui montrait à quel point il appréciait le gardien. Si cela avait été n'importe qui d'autre, j'étais certain que cela m'aurait déplu au plus au point mais je m'entendais étonnamment bien avec Carlos alors ça ne m'embêtait pas tant que ça.

— Ça a été ? lui demandai-je après avoir embrassé Bairim qui tendit les bras pour que je le prenne.

Je m'exécutai avec plaisir et le serrai contre moi alors que Carlos me répondait :

— Un vrai petit ange. Et toi ? Pas trop dur ?

— Ce n'est pas le pire.

Non, le pire était probablement à venir. J'allais m'occuper du gâteau d'anniversaire de Bairim qui allait pouvoir en manger un peu, ce qui faisait que je devais le faire parfait. J'avais déjà fait quelques tests pour faire goûter plusieurs ingrédients à mon fils et il en ressortait qu'il aimait le chocolat et la fraise. Carlos avait été acheter d'autres fruits, ainsi que différentes poudres de noisettes ou d'amandes et je voulais que Bairim goûte tout cela et voir ce qu'il aimait. J'avais déjà élaboré plusieurs gâteaux dans mon esprit mais je m'étais rapidement rendu compte que tant que je ne savais pas ce qu'aimait Bairim, je ne pouvais pas faire grand chose.

— On va en cuisine, tu veux venir ? proposai-je à Carlos.

— Ouais. Comme ça, je pourrais goûter aussi, sourit-il.

Je levai les yeux au ciel, amusé, puis nous partîmes en cuisine. Carlos et moi sortîmes les produits puis j'assis Bairim sur le plan de travail et me mis debout devant lui pour prévenir toute chute. Je me lavai les mains succinctement puis présentai à ses lèvres un petit morceau de chocolat. Je voulais d'abord vérifier qu'il n'avait pas changé d'avis. Il se lécha les lèvres après quelques secondes et essaya d'attraper la plaquette. Je lui redonnai un petit morceau puis lui expliquai qu'il devait goûter le reste avant de pouvoir en ravoir un morceau. J'attrapai ensuite l'une de ses petites cuillères et versai un peu de poudre d'amande dedans. Il goûta mais fit une grimace et je lui tendis une framboise qu'il prit en bouche, grimaçant de premier abord puis souriant en se léchant les lèvres. J'essayai la poudre de noisette et il sembla moins réfractaire qu'à celle d'amande mais ce n'était toujours pas probant. Je lui fis tester différents fruits et notai dans un coin de ma tête qu'il aimait la banane et les abricots. Carlos se fit un plaisir de finir la pomme dont j'avais prélevé un morceau ainsi que le raisin et je l'aperçus piocher dans le chocolat à deux reprises. Chose que dut remarquer Bairim également parce qu'il lui adressa un regard sombre et lui tendit la main. Je ris alors que le gardien lui donnait la moitié d'un carré que le petit gourmand se fit un plaisir de mettre dans sa bouche. Je pris un bol et y fis fondre un peu de chocolat, ajoutant ensuite de la poudre de noisette. Je trempais la cuillère de Bairim dans le mélange puis la lui tendis. Il l'enfourna puis se pencha pour essayer de la remettre dans le bol. Je souris et l'aidai un mettre un peu du mélange sur sa cuillère qu'il mit dans sa bouche rapidement. Tellement rapidement qu'elle heurta d'abord sa joue, étalant ainsi du chocolat partout. Je ris puis soufflai :

— Je pense que j'ai trouvé ma base.

— Je pense aussi. Il est trop chou comme ça.

— C'est son côté Malfoy qui fait ça...

— Hum... aussi celui de Charlie pour cette petite moue qu'il fait quand il est contrarié.

— Oui, il a pris sa moue des mauvais jours et tous ses défauts, c'est triste, souris-je alors que Bairim se resservait en chocolat-noisette. Pas vrai mon grand ?!

— Dada !

— Papa ! répliquai-je doucement. Allez Bairim, je suis sûr que tu peux le faire. Papa.

— Dada ! Dada dada da da da da !

— Je t'ai déjà dit que tu étais trop jeune pour te moquer de moi tu te souviens ? Pa-pa, répétai-je alors que Carlos commençait à rire.

Bairim sourit et sans m'y attendre, me lança la cuillère au visage. Je la rattrapai et la lui lançai en retour doucement et sur le torse. Il sembla vexé et se mit à pleurer. Je soufflai et attrapai son menton afin d'être certain qu'il me regarde puis dis :

— Tu vois, ça ne fait plaisir à personne quand on nous jette quelque chose.

Il continua de pleurer, avant de tendre les bras pour que je le prenne.

— Je te prends mais tu arrêtes de pleurer, je ne t'ai même pas fait mal.

Il agrippa ma chemise et je le pris dans mes bras. Il continua de sangloter une petite minute puis il s'arrêta et se serra contre moi. Je vis qu'il restait un peu de chocolat dans le bol et j'y apposai un sort de conservation afin qu'il puisse de nouveau en manger un peu le lendemain s'il le désirait.

— Aussi caractériel que Charlie, souffla Carlos tout en prenant un peu de poudre d'amande.

— M'en parle pas, il a déjà le caractère pour finir gardien. Et je ne suis pas impatient qu'il soit assez âgé pour commencer à piquer de vraies crises comme son père...

— Si tu t'y prends bien, il pourrait ne pas en faire.

— Tu veux dire... lui passer tous ses caprices et approuver tout ce qu'il fait et dit ?

— Non non, lui faire comprendre que faire ce genre de chose ne changera rien.

— T'es mignon, ris-je en caressant la tête de Bairim qui attrapa mes doigts et joua avec doucement.

Carlos croyait-il réellement que ça pouvait être aussi simple ?! Je pouvais essayer de faire comprendre ce que je voulais à mon fils, s'il avait un caractère à faire des crises, ça ne changerait pas parce que je voulais qu'il n'en fasse pas. Je supposais qu'au final, cela dépendrait beaucoup de qui il prendrait en model pour ce genre de choses, Charlie ou moi.

— Dada lala.

— Pourquoi arrives-tu à prononcer toutes les consonnes sauf le p ? soupirai-je.

— Ça va surement venir, me dit Carlos avec un sourire.

— Hm, je suis à peu près certain que c'est Charlie qu'il va appeler ainsi en premier.

— Peut-être pas. Et puis, c'est pareil non, vous êtes tous les deux ses papa. Ce n'est pas comme s'il y avait une maman ?

— Je ne sais pas. Ce serait certainement mieux qu'il ne nous appelle pas de la même façon parce que ça va être perturbant pour lui. Mais je n'ai pas trouvé d'autre nom adéquat et je préfèrerais vraiment qu'il ne m'appelle pas père.

Je repensai à Draco et au fait qu'il avait été choqué d'apprendre que j'étais son « papa » quand il avait eu cinq ou six ans. Son air surpris et ses sourcils froncés par l'incompréhension était une chose que je n'allais jamais oublier...

— Papa lu et Papa lie peut être une alternative. Non ? proposa Carlos tout en piquant un fruit.

— Il risque de se passer du temps avant qu'il ne voit Charlie en train de lire..., plaisantai-je.

Carlos rit, faisant sursauter Bairim qui se remit à pleurer.

— Chut mon grand, soufflai-je à son oreille en le berçant. C'est juste Carlos.

Ce dernier s'excusa et voyant que Bairim ne se calmait pas vraiment, je commençai à lui préparer un biberon. L'idée de Carlos n'était pas idiote mais il était trop jeune pour comprendre une telle subtilité, et il le serait pendant encore au moins un ou deux ans. Il me fallait trouver autre chose qui différencierait bien les deux surnoms. J'avais déjà Draco qui m'appelait papa alors je devais laisser ce privilège à Charlie. Je finis bientôt de préparer le lait et je lui présentai la tétine alors qu'il attrapait le biberon. Bairim se mit à boire goulument et je souris en l'observant.

J'avais été regardé comment dire papa en roumain mais cela n'allait pas fonctionner puisque l'on disait "tata", ce qui allait le rendre plus confus encore quand il devrait appeler Ginny de la même façon. Au pire, nous pouvions juste lui apprendre à appeler Charlie papa et comme ça, quand il aurait un problème la nuit et crierait ce mot à plein poumon, je pourrais me contenter de me recoucher tandis que Charlie se lèverait.

Hm, ça pouvait être une idée.

POV Charlie

Ce fut mon excitation qui me réveilla et sans attendre, je me collai à Lucius, qui me tournait le dos. Je me frottai à lui, et mordillai son épaule, tout en posant la main sur sa hanche.

— Lucius ? soufflai-je.

— Hmm ?

Je me frottai un peu plus à lui, léchant sa nuque tout en glissant la main sur son ventre.

— Lucius...

— Charlie... ne te frotte pas à moi comme ça...

— Pourquoi ? susurrai-je.

— C'est le milieu de la nuit et tu m'as réveillé pour me chauffer, énonça-t-il.

— C'est tout à fait ça, murmurai-je en embrassant sa peau.

— Hmm... Dors.

— Dis-moi que tu me veux, que je t'excite. Oh bordel, soufflai-je en donnant un petit coup de hanche.

— Charlie...

— Lucius...

— Tu te frottes encore et je dois me lever tôt demain...

— J'ai envie de toi...

Je mordis son épaule et descendis la main plus bas mais me figeai, en me rendant compte qu'il n'était pas dure.

— Je... Oh, tu ne plaisantais pas.

— Je suis naze Charlie... mais si tu attends encore un peu, je ferais en sorte que tu ne le regrettes pas okay ? marmonna-t-il avant de bailler.

— Non c'est bon, chuchotai-je.

Je me levai rapidement et enfilai un pantalon lâche avant de quitter la chambre. Je me rendis dans la salle de bain et pris une bonne douche froide. Je revins au lit une dizaine de minutes plus tard et pus me rendre compte que Lucius s'était rendormi. Je souris, et le regardai, avant d'entendre des babillements dans la chambre de Bairim.

Je regardai par l'entrebâillement de la porte et le vis debout, se tenant aux barreaux, regarder en direction de la fenêtre. Il semblait tout content, sautillant presque. Curieux, j'entrai et regardai par la fenêtre. Quel ne fut pas ma surprise de voir Storme à la barrière.

— C'est ton ami, soufflai-je.

Bairim se retourna vers moi et sourit.

— Dada !

J'allai l'embrasser, puis le rallongeai.

— Tu dois dormir Bairim. D'accord ?

— Dada !

— Je t'aime moi aussi. Dors.

Je caressai sa joue et il ferma les yeux quelques minutes plus tard. Je regardai par la fenêtre et vis qu'il n'y avait plus aucun Dragon. Je restai là, de longues minutes et quand sa respiration fut lente et calme, je retournai au lit. Je me plaçai sur le dos, une main sous la tête et fermai les yeux, essayant de me rendormir.

Lucius se tourna et vint se coller contre moi, posant la tête sur mon épaule et passant ses bras autour de moi.

— Moi aussi je t'aime, murmurai-je dans le silence de la chambre.

Je me détendis et me dis que demain, notre fils allait fêter ses un an.

Mon blond nicha le nez contre mon cou et marmonna quelque chose d'inintelligible.

OoOoOoOoO

Je pus entendre au loin Bairim hurler. Je marmonnai :

— Vas-y Lucius, c'est ton tour.

Il marmonna à son tour quelque chose et ne bougea pas mais au bout d'une minute supplémentaire, il se détacha de moi et se leva.

— Merci, soufflai-je.

Je me tournai et me blottis contre la place qu'il occupait avant. Je pus l'entendre rassurer Bairim et quelques minutes plus tard, Lucius revint avec lui dans le lit. Il me poussa un peu puis s'allongea sur le côté face à moi et plaça Bairim entre nous deux.

— Hello mon grand, souris-je en l'embrassant.

Il sourit et attrapa mes cheveux pour les serrer entre ses doigts.

— Non, ne tire pas, ça fait mal, fis-je plus durement.

Il sembla comprendre car il les lâcha et se retourna sur le ventre, avant d'essayer de grimper sur Lucius.

— Oui, c'est ça, embête papa Lucius.

Ce dernier l'attrapa et l'assit sur son ventre puis tourna la tête vers moi et souffla :

— Tu t'es réveillé cette nuit ? Parce que je crois me souvenir de quelque chose mais c'est tellement flou que ça pourrait tout aussi bien être un rêve...

— Oui, j'avais certains besoin, répondis-je.

— Besoin ou envie ? me demanda-t-il avant que Bairim ne se penche en avant et pose ses mains sur sa bouche.

— Les deux.

— Tu m'en veux ?

— Non, c'est normal.

— Bien, je n'aurais donc pas à me faire pardonner. Bairim, fit-il ensuite faussement réprobateur, si tu remets tes mains dans ma bouche, je les mange.

Je bougeai rapidement et me plaçai au dessus d'eux puis chatouillai Bairim tout en embrassant son cou et disant :

— Je vais te manger tout cru !

Il cria et ria en même temps, se collant contre Lucius pour essayer de m'échapper.

— Papa va te manger, soufflai-je amusé.

Je le pris et le soulevai le faisant voler un peu avant de le poser. J'embrassai son ventre couvert par son body. Il rit encore un peu et Lucius souffla :

— Heureusement qu'il ne sait pas parler, on aurait l'air malin s'il racontait à tout le monde que tu veux le manger...

— Ouais, pas faux.

Je me rallongeai et dis ensuite, en caressant Bairim :

— Tu as un an aujourd'hui. Tu n'as pas envie de dire pa-pa ?

— Pada !

Je me redressai, tout comme Lucius.

— Pa-pa ? Dis Papa mon grand.

Je souris, passant la main dans ses cheveux.

— Pa... da !

Je regardai Lucius, qui se pinçait les lèvres.

— Qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je.

— Je suis presque sûr qu'il se moque de nous..., souffla-t-il en secouant la tête, faussement dépité.

— Peut-être, mais on y peut rien.

Bairim sourit et s'amusa à faire des bulles. Seulement, il fit sa tête concentrée quelques minutes plus tard et voyant ça, je me levai et dis, en partant précipitamment :

— Je vais préparer le petit-déjeuner !

— C'est ça, râla Lucius. Tu parles d'un courageux Gryffondor...

— Je suis des plus courageux pour me proposer à faire le petit-déjeuner, rétorquai-je en riant.

Je fus rapidement dans la cuisine et m'attelai à préparer un plateau. Je croisai Moliva et papotai avec elle. Ma famille arrivait dans deux heures et nous n'étions pas encore prêts.

— Au fait, tu as pu aller chercher ce que je t'ai demandé ? demandai-je.

Je lui avais confié la lourde tâche d'aller acheter un jouet pour Rose, vu que c'était une fille je n'aurais pas su quoi prendre.

— Oui, j'ai hésité entre plusieurs choses mais finalement, j'ai pris un jouet d'encastrement en bois. Tu sais, mettre la bonne forme dans le bon trou mais celui-là est un peu amélioré puisque magique. Les formes sont des sorciers, des baguettes, tout ça, et quand tu réussis le morceau de bois « prend vie » et joue une musique ou se met à danser.

— Oh... j'ai limite envie de le garder pour Bairim, affirmai-je.

— Contente que ça te convienne, et je te donnerais l'adresse si tu veux.

— Merci.

OoOoOoOoO

J'avais envie de rire, sachant que Lucius avait réquisitionné la cuisine pour le gâteau. Il prenait vraiment ça très à cœur et il nous avait tous mis dehors. J'avais à peine pu aller chercher à boire.

— Dis maman, étais-tu aussi... stressée pour nos anniversaires ? demandai-je tout en gardant un œil sur Bairim qui marchait entre les invités.

— Je devais préparer les anniversaires et continuer de vous surveiller, évidemment que j'étais stressée, répondit-elle en riant.

— Ouais ben Lucius ne doit surveiller personne, mais c'est un vrai Dragon. Dès le petit-déjeuner de pris, il est devenu fou.

— Il veut probablement juste que tout soit parfait. Et je croyais que tu aimais les Dragons, tu devrais être content...

Je tirai la langue et souris ensuite à Bill, qui se faisait limite grimper dessus par Bairim pour avoir un peu de sa boisson.

— Bairim, tu ne peux pas, c'est du café.

— Je crois qu'il s'en fiche, répliqua Bill avec un sourire. Vous ne le nourrissez donc pas ? ajouta-t-il en repoussant son café avant de prendre Bairim sur ses genoux.

— Si. Il boit ses biberons de lait, et mange les purées qu'on lui donne. C'est juste un gros gourmand, il tient surement ça de son tonton !

Je visai Ron du regard et le vis rougir, avant de rire.

— Je ne vois pas de quoi tu parles ! rétorqua-t-il ensuite.

Hermione se pencha vers lui et l'embrassa sur la joue.

— Et sinon, Hermione, où est Rose ? Je pensais que vous l'auriez pris avec vous. J'avais un cadeau pour elle.

— Ah oui ? Et bien mes parents ne l'avaient pas vu depuis longtemps alors nous en avons profité pour la leur amener.

— Oh... et ça ne vous fait pas bizarre d'être sans elle ? les questionnai-je.

— Un peu, avoua Ron. Mais ce n'est que pour une journée après tout.

— Oh, je pense que quelqu'un doit être changé, fit Bill en se levant.

Je me levai et pris Bairim, qui posa sa bouche sur mon menton.

— Allez p'tit bonhomme, on va te rendre tout propre.

Je quittai la pièce et me rendis rapidement dans sa chambre. Je le posai et n'eus pas le temps de pousser le pot de talc qu'il le balança à terre.

— Bairim, le grondai-je. Tu ne dois pas jeter les choses.

Je soupirai et commençai à le déshabiller. Je n'avais qu'une hâte, le voir avec mon cadeau, qui je l'espérais n'allait pas faire naître une dispute entre Lucius et moi.

POV Lucius

Je mis la troisième et dernière partie du gâteau à cuir puis commençai à assembler les deux premières. J'avais décidé de faire plutôt simple finalement. J'avais donc réalisé trois fondants chocolat-noisette que j'avais fais cuir dans des moules ronds de différentes tailles afin d'en faire une petite pièce montée. Le matin même, j'avais assemblé les trois gâteaux et avais concocté une mousse légère à la vanille que j'étalai à présent sur les trois étages uniformément. Je pris ensuite les bananes que j'épluchai avant de les couper en rondelles.

Je regardai l'horloge et réalisai qu'il allait être quatorze heures. Nous avions eu fini de manger une petite demi-heure plus tôt et nous allions passer aux gâteaux dans deux petites heures, ce qui me laissait néanmoins largement le temps de terminer. Je disposai les fines rondelles de fruit sur la crème sur tout le gâteau puis me lavai les mains avant d'attraper un bol et de préparer une pâte à sucre. J'en fis une quantité importante, puisque ceci était plus un test qu'autre chose et je n'étais pas certain d'y parvenir du premier coup. Je pris un peu de pâte dans la main et en fis une boule avant d'attraper ma baguette et de lancer un sort de modelage. Je visualisai quelque chose de simple pour commencer mais fronçai les sourcils en voyant le résultat qui ne ressemblait absolument pas à un biberon. Je n'abandonnai cependant pas et recommençai, plusieurs fois, ajustant la formule et mon mouvement de poignet.

Finalement, après le sixième essai, le sucre prit la forme que je désirai. Je pris une autre boule de pâte et la modelai en forme d'ours en peluche assez rapidement. Je fis ensuite un petit berceau puis disposai le tout sur le gâteau après les avoir mis en couleur grâce à un autre sort. Heureusement que j'avais ma baguette parce que pour le coup, je n'aurais certainement pas eu la patience de tout peindre à la main. Puisqu'il me restait encore un peu de pâte à sucre, je modelai deux ou trois Dragons représentant Émeraude et son petit, ainsi que Storme puisque c'était ceux que Bairim semblait le plus apprécier.

Je les plaçai à leur tour sur le gâteau puis écrivis « Joyeux anniversaire Bairim » avec du coulis de chocolat sur le dessus de la partie basse du gâteau. Je nettoyai ensuite la vaisselle que j'avais utilisée puis allai déposer le plat dans le coin le plus reculé de la cuisine, le plaçant sous un sort de conservation et de protection afin qu'il ne lui arrive rien. Je sortis finalement de la pièce et rejoignis Charlie qui discutait avec son père, l'un des jumeaux et sa petite sœur. J'avisai Bairim sur les genoux de Draco pas très loin et souris en voyant mes fils ainsi.

— Ah, enfin ! Viens là, souffla Charlie en tendant un bras vers moi.

J'attrapai sa main et allai m'asseoir à ses côtés sur l'accoudoir du canapé.

— Je t'ai tant manqué que ça ?

— Tu ne peux pas imaginer à quel point, rit-il. Et puis, te voir revenir signifie que nous allons pouvoir manger le gâteau !

— Je me disais aussi, soupirai-je faussement vexé avant de l'embrasser.

Il était vrai que j'avais été plutôt occupé ces derniers temps et nous n'avions pas pu être aussi proches aussi souvent que je l'aurais voulu. Et je me souvenais à présent parfaitement de la façon dont il s'était frotté contre moi la nuit même, ce qui faisait que j'étais plus qu'impatient de pouvoir me retrouver seul avec lui.

— Pada coco, chanta Bairim en jouant avec les mains de Draco.

— Il va finalement commencer par savoir dire Draco apparemment, souris-je en caressant la nuque de Charlie.

— Et il aurait bien raison, je suis son frère et son parrain après tout, dit mon fils en regardant Bairim. Dra-co.

— Cocolat.

Je vis Yanis entrer et le saluai avant de me séparer de Charlie et d'aller prendre Bairim. Ce n'était pas parfait, mais c'était son premier mot.

— Chocolat, répétai-je en le regardant alors qu'il posait ses mains sur mes joues.

— Cocolat, rit-il en essayant d'attraper mon nez.

— Tu as faim ?

— Vi.

— Dois-je en déduire que tu as arrêté de te moquer de nous et as enfin décidé de nous montrer à quel point tu es malin en réalité ? lui demandai-je en l'emmenant dans la cuisine.

— Pada !

— Et c'est quoi Pada ?

Je sortis ma baguette et amenai Bairim devant son gâteau. Il me fit un bisou et tira mes cheveux.

— Ça te plait ?

Il m'ignora et tendit sa main pour avoir du gâteau. Je ris et le tirai en arrière avant qu'il ne la plonge dans la crème. Je fis léviter la pile d'assiette et de cuillère à l'aide de ma baguette puis retournai dans la salle à manger. Je donnai Bairim à Charlie tandis que les autres disposaient la vaisselle. Je retournai ensuite dans la cuisine et pris une bougie que je plaçai en haut du gâteau avant de l'allumer. Je fis ensuite léviter le gâteau et le posai sur la table de la salle à manger.

— Oh papa, tu t'es surpassé, souffla Draco en se léchant les lèvres.

— Merlin, Lucius, ajouta Charlie. Je vais t'enfermer jour et nuit dans la cuisine. Enfin, peut-être pas les nuits, rigola-t-il.

— Il a l'air délicieux, fit Molly en souriant.

— Merci, dis-je quelque peu mal à l'aise.

J'avais toujours autant de mal avec les compliments, même s'ils me faisaient plaisir. Tout le monde s'installa et nous fîmes souffler sa bougie à Bairim. Ou plutôt, nous l'empêchâmes d'attraper la flamme avec ses doigts et Draco souffla discrètement pour l'éteindre quand son frère essaya mais que la flamme ne vacilla même pas. Je découpai ensuite le gâteau et donnai à Bairim une petite part avec la figurine en sucre de Storme, donnant celle d'Émeraude et son fils à Charlie. Je finis de servir tout le monde et Johanna amena le thé, le café et le chocolat chaud au même instant.

— Lucius, je ne pensais pas dire ça un jour, mais tu as un don pour la cuisine, rit George.

— Ravi si ça vous plait, soufflai-je avant de me tourner vers Bairim qui avait déjà plein de chocolat et de crème sur les joues. Et toi, tu aimes ?

— Vi Pada !

Je souris et embrassai sa tempe, évitant de justesse ses mains pleines de chocolat.

— Papa, rectifia Charlie. Allez mon grand, dis-le : Papa Pa-pa.

Bairim se tourna vers lui et dit :

— Papa.

Puis il me regarda et ajouta :

— Pada !

— Oh bordel, cria Charlie.

Il serra Bairim contre lui, se mettant du chocolat sur la chemise et ajouta :

— Oui mon chéri, papa et...

Il me regarda étrangement et souffla :

— C'est bien mon chéri, nous sommes fiers de toi.

J'attrapai une lingette, tout sourire, et essuyai les mains et la bouche de notre fils avant de le féliciter à mon tour. Visiblement, il avait lui aussi réalisé que deux fois « papa », ce n'était pas possible. Aujourd'hui était décidemment une bonne journée, Bairim avait un an, il venait de dire ses premiers vrais mots et dans peu de temps, Harry et Draco allaient probablement se décider à annoncer aux Weasley la bonne nouvelle.

— Bairim, dit Draco. Je suis fier de toi mon poussin, viens là !

Il se leva et prit Bairim dans ses bras, le serrant fortement. Je pus l'entendre chuchoter ensuite à son oreille :

— Draco, dis Draco. Allez, tu peux y arriver.

— Cocolat.

— Il a quelques bonnes lettres, ris-je en voyant l'air dépité de Draco.

— Ça va venir avec le temps, fit Harry. Et sinon, j'aimerais faire une petite déclaration.

Il tendit la main vers Draco, que ce dernier prit et ajouta :

— Voilà, Draco et moi, on va se marier.

Il y eut un silence à cette nouvelle puis, ce fut Ron qui se leva le premier pour soulever Harry du sol.

— Petit cachotier, tu ne m'as rien dit !

Harry rit et rendit son étreinte à son meilleur ami, Hermione les rejoignant rapidement pour étreindre son ami. Ils se séparèrent ensuite et ils prirent également Draco dans leurs bras tandis que Molly se jetait sur Harry. Charlie se leva et se posa derrière moi, embrassant ma nuque. Il entoura mes hanches de ses bras et souffla, au creux de mon oreille :

— Cette journée est juste parfaite pour toi, non ? Tes enfants sont heureux, l'homme que tu aimes est heureux et ton gâteau est un délice.

Je passai le bras derrière moi afin de poser ma main sur sa nuque puis répondis, un sourire aux lèvres :

— Comment sais-tu que l'homme que j'aime est heureux ?

— Je ne sais pas, je pensais qu'il l'était.

— Tu ne le penses plus ? demandai-je en tournant la tête pour embrasser le coin de ses lèvres.

— Je ne sais pas, tu doutes de son bonheur, donc... il doit douter aussi, non ?

Il m'embrassa rapidement et posa sa joue sur la mienne.

— Non. Ton fils vient de t'appeler papa, je suis heureux et te fais des gâteaux délicieux, tu dois donc être sur un petit nuage, répliquai-je en caressant ses cheveux.

— Tu ne peux même pas imaginer à quel point. Et dire que je n'ai pas voulu de cette vie, murmura-t-il la voix pleine de peine et de culpabilité.

Je le repoussai un peu et reculai ma chaise avant de l'attirer sur mes genoux sans lui laisser le temps de réagir. J'embrassai sa joue, glissant ma main sur la peau chaude de sa hanche, puis posai le menton sur son épaule.

— Arrête de t'en vouloir pour ça, soufflai-je.

— Facile à dire. Regarde-le. Il rit, il est beau, heureux. Et moi, je n'ai pensé qu'à le détruire, m'en séparer pendant des semaines.

— Mais tu ne l'as pas fait finalement. Et tu l'aimes depuis plus longtemps que tu ne l'as rejeté maintenant.

— C'est vrai aussi.

— Bon les amoureux là, fit Bill. Et si on passait aux cadeaux ?!

— Qui commence ? demandai-je sans lâcher Charlie.

— Comme vous voulez, répondit Arthur.

Molly et lui commencèrent donc et offrirent à Bairim des vêtements ainsi que deux paires de chaussures et des bonnets et écharpes probablement tricotés par Molly. Bill et Fleur lui donnèrent tout un set de couverts et assiettes pour enfant et Ginny lui offrit également des habits alors qu'il reçut un trotteur de la part de Fred et George. Ron et Hermione lui avaient acheté des jeux éducatifs, chose absolument pas surprenante, au final. Les Weasley avaient pensé aux cadeaux pratiques et utiles et je les en remerciai, tout comme Charlie.

Vint ensuite au tour de Draco et Harry. Ils offrirent un mobile avec des Dragons miniatures, ainsi que quelques jouets. Il y avait aussi deux petites vestes. Je les remerciai également et Bairim s'intéressa immédiatement au mobile duquel il essaya de prendre les Dragons. Draco lui montra, sans le laisser vraiment les toucher et Charlie quitta la pièce pour revenir avec deux emballages.

— Toi ou moi ? demanda-t-il.

— Je t'en prie, commence.

Je n'avais aucune idée de ce qu'il allait lui offrir et je devais avouer être assez curieux. Il s'approcha du petit et le prit dans ses bras, avant de s'installer à table, plaçant Bairim face à lui sur cette dernière. Il lui donna les emballages qu'il déchira rapidement s'amusant ensuite avec, ne regardant même pas les cadeaux. Charlie le déplia donc et je vis rapidement un petit pantalon et une veste en cuir. Je m'approchai d'eux et observai l'ensemble avant d'empêcher Bairim de manger le papier qu'il venait de porter à sa bouche.

— Il va être bien trop craquant avec ça sur le dos, commentai-je ensuite.

— C'est pour ça que je lui ai offert. Il aura la classe mon petit Bairim Sven Severus d'amour, fit-il en lui mettant la veste.

— Vous l'avez vraiment appelé comme ça ? dit Ron en écarquillant quelque peu les yeux et un étrange sourire aux lèvres. Mon pauvre petit gars, dit-il ensuite à Bairim, tu pars déjà avec une difficulté.

— Pour sûr, il y a aussi le nom des Weasley derrière et il n'est pas roux, ajouta Ginny en riant.

— Il est mignon, répliquai-je, alors ça passera.

Surtout qu'il s'appelait également Malfoy, et s'il allait à Poudlard, cela pouvait lui apporter des problèmes. Détail que je préférais ne pas évoquer à voix haute, encore moins aujourd'hui.

— Il tient ça de moi, rit Fred avant de recevoir un coup de Bill.

— Non, il est évident qu'il tient de moi, répliqua ce dernier.

— Vous avez tord tous les deux, fit Fleur. Il tient des ses papa qui n'ont rien à envier côté beauté.

— Moi, dit Draco avec un sourire, je dis qu'il ne tient ça que de papa. C'est son côté Malfoy qui le rend si beau...

— Tu insinues que je suis moche ? Fais gaffe, je suis ton beau-père !

Charlie sembla choqué par ses paroles et se mit ensuite à rire comme un fou, se tenant le ventre. Tout le monde rit quelque peu de le voir ainsi et Draco attendit qu'il se calme avant de lui demander :

— C'était pour quoi ça ? Tu viens seulement de réaliser ou...

— Ou ? demanda-t-il surpris.

— Ou tu as un sérieux problème, je présume...

— Non, c'est que j'évite d'y penser. On a presque le même âge.

— On a huit ans d'écart quand même.

— Oh excuse-moi, c'est vrai que tu connais beaucoup de personne qui ont eu des enfants à cet âge.

— Non tu as raison, pas trop dur d'être avec quelqu'un de si vieux ?

— Bon, quand vous en aurez marre..., râlai-je, vexé d'être qualifié de « si vieux ».

— C'est ton fils qui est trop vieux, répondit Charlie.

— C'est toi qui est trop jeune ! répliqua mon fils avec un sourire. J'aime beaucoup mon âge, merci.

— Et moi j'aime beaucoup ton père, rétorqua mon compagnon.

— Et j'en suis ravi, mais ça fait quand même de toi mon beau-père, dit-il avec un immense sourire.

Charlie fusilla Draco des yeux et se servit une autre part de gâteau avant de rougir et de demander :

— Qui en veut ?

— Moi s'il te plait, dit Ron immédiatement.

Il sourit et servit son frère.

— Personne d'autre ?

Tout le monde en redemanda une plus ou moins grosse part et je pris Bairim dans mes bras, ce dernier commençant sérieusement à s'endormir.

— Dodo, souffla-t-il en posant sa tête sur mon épaule.

— Oui mon cœur, tu vas faire dodo, chuchotai-je en commençant à le bercer.

Charlie nous regarda et sourit, avant de manger son gâteau.

— Je pense que pour ma part, je vais vous laisser, fit Yanis.

— D'accord, merci d'être venu, dis-je en serrant sa main.

— Merci à vous de m'avoir invité.

Tout le monde le salua et il partit. Je continuai de bercer Bairim et le sentant s'endormir, je me dis qu'aller le coucher dans son lit serait sans doute une meilleure idée.

— Dis au revoir à tout le monde Bairim.

Il envoya des bisous et sourit, avant de tendre la main vers Charlie.

— Bon, ben... on revient vite, souffla ce dernier.

Ils dirent bonne nuit à au petit et nous partîmes vers sa chambre. On le déshabilla, le laissant en body, puis nous le mîmes au lit. Son premier anniversaire c'était très bien passé et il avait vraiment eu l'air d'apprécier, même s'il ne se rendait pas encore compte de tout. Je pris Charlie dans mes bras et nous observâmes Bairim quelques minutes avant de mettre le baby phone et de rejoindre la salle à manger.

POV Charlie

Bairim avait à peine dormi une heure avant de pleurer. Draco venait de partir le chercher. Seulement, il dût oublier le baby phone, car nous pûmes tous l'entendre dire :

— Salut mon grand ! Bah alors, tu pleures ? T'as mal quelque part ? Je peux comprendre tu sais, depuis ce matin, j'ai super mal au cul, même si tu n'auras sûrement pas ce genre de problème avant encore au moins 15 ans, ou jamais d'ailleurs.

Je m'étranglais et regardai immédiatement devenir tout rouge Harry, plus que Ron ne l'avait jamais été. D'ailleurs ce dernier rit, avant de tapoter l'épaule du brun. Par contre, Lucius se racla la gorge avant de murmurer à mon oreille :

— C'est une chose dont je me serais bien passé de savoir.

— Je comprends, grimaçai-je.

Draco revint quelques secondes plus tard et prit place.

— Attention, il ne faudrait pas que tu te fasses mal, laissai-je échapper.

— Quoi ?! fit-il visiblement surpris.

Lucius me donna un coup de coude et Molly se leva et dit :

— Quelqu'un veut du thé ?

Tout le monde hocha presque la tête et j'eus envie de rire, en voyant Harry détourner le regard. Draco se tourna vers lui et demanda plus ou moins discrètement :

— C'est quoi le problème ?

— Rien, grogna-t-il. Évite juste de te confier à ton frère à l'avenir.

— De quoi est-ce que tu... Oh Merlin.

Il rougit violemment et ajouta, plus bas encore :

— Comment vous pouvez être au courant ?

— Le baby phone, ris-je.

— Ah..., fit-il avant de rougir plus encore et de baisser la tête.

— Ce n'est pas grave hein, c'est naturel, ajoutai-je.

Je n'avais pas envie que Lucius m'en veuille pour avoir blagué là-dessus.

— Tu crois que ton frère est arrivé comment ? Et les autres à cette table ? Quoique pour Ron, j'ai l'impression qu'il est vraiment né dans les choux !

— Ah ah ah ! fit ce dernier faussement vexé. Et si on pouvait éviter de parler de combien papa et maman ont dû être actif pour qu'on soit autant à cette table, ce serait bien, grimaça-t-il ensuite.

Papa rougit et se leva, certainement pour rejoindre maman. Ce qui était une mauvaise idée.

— Ouais, d'ailleurs, il va remettre ça, plaisantai-je.

Mon père me lança un regard sombre et partit en cuisine plus vite encore.

OoOoOoOoO

Je rangeai, ma famille étant partie depuis deux petites heures et les autres étant revenus. Ils avaient décidé de nous laisser en famille et d'aller boire un verre. J'avais essayé de les en dissuader, mais je n'avais réussi à rien. Du coup, à leur retour, on avait remis ça. Fallait dire que le gâteau était une vraie réussite.

Je finis de ranger et lavai ensuite la vaisselle. Je sentis une présence dans mon dos et me laissai aller un peu, soupirant.

— Longue journée. J'ai hâte d'être juste avec toi, rien que toi.

Je devais dire que je ne savais pas ce que j'avais ces derniers temps, mais j'avais envie de lui. Juste lui. Il se racla la gorge et je réalisai que ce n'était pas Lucius mais Geoffroy.

— Désolé, soufflai-je en me décollant de lui.

— Je présume, et espère, que tu t'attendais à quelqu'un d'autre...

— Oui, quelle question ! Je pensais que tu étais Lucius.

— C'est bien ce que je pensais mais il est parti coucher Bairim.

— Okay.

Je m'essuyai les mains et dis :

— Je vais le rejoindre dans ce cas. Je terminerais demain.

Il hocha la tête et une fois dans la salle à manger, je soufflai :

— Bonne soirée. Et merci, lançai-je pour tout le monde.

Ils me répondirent et je souris, quittant ensuite la pièce. Je fus rapidement dans la chambre de Bairim mais ne vis personne. Je me rendis alors dans la salle de bain et vis Lucius, accroupi, tenant le petit qui barbotait dans une dizaine de centimètres d'eau.

Je les rejoignis et jouai rapidement avec notre fils, le faisant rire. Je me collai aussi à Lucius et l'embrassai dès que je le pouvais. Mais Bairim éternua et nous le sortîmes de l'eau. Je regardai mon blond l'habiller puis nous allâmes dans la chambre, le prenant avec nous quelques minutes.

Nous lui parlâmes, le chatouillâmes et nous le fîmes répéter ses nouveaux mots avec une joie immense. Puis, fut le moment d'aller le mettre au lit. Je pris le petit bout qui commençait déjà à fermer les yeux et dis à Lucius, tout en entrant dans la chambre de Bairim :

— Il a n'a pas dormis beaucoup aujourd'hui, il fera peut-être sa nuit.

— En effet, avec de la chance...

Je posai notre fils dans son berceau et mis en route le mobile que j'avais installé une fois ma famille partie.

— C'est un très joli cadeau. Tout comme ton Dragon à bascule.

— Hm. L'important c'est que ça lui plaise, sourit Lucius en s'appuyant sur le berceau pour observer le petit dormeur.

— C'est le cas, j'en suis sûr. Je suis même jaloux.

Je n'étais pas jaloux du cadeau en lui-même, mais plutôt que Lucius ait eu cette idée et pas moi.

— S'il te plait tant que ça, je suis certain que je pourrais en trouver un à ta taille...

— Non, tu ne comprends pas, soupirai-je. Je n'ai pas eu d'idée. Déjà pour la Saint-Valentin, je n'en ai pas eue. Je me suis contenté d'acheter un ensemble en cuir alors que toi... tu lui offres ça !

— C'est vrai, je suis plutôt doué pour offrir des cadeaux qui font plaisir, mais c'est parce que j'ai eu de l'entraînement. A chaque fois que je faisais quelque chose de mal avec Draco ou Narcissa, je me faisais pardonner avec un cadeau alors...

Il vint se coller contre moi puis ajouta :

— Et je suis certain que quand il verra qu'il peut à présent s'habiller comme nous, il adorera.

— Mouais, fis-je pas convaincu.

Tout le monde avait acheté de chouette truc, et moi... Moi j'avais merdé, en beauté.

— Crois-moi. Il essaie déjà de nous imiter pendant les trois quarts de la journée, pouvoir être encore plus comme papa lui fera très plaisir, tu verras.

Je le serrai contre moi et soufflai :

— Tu as peut-être raison au final. Et tu as vu ça ?! Il a parlé, je n'en reviens pas.

— Il n'en était pas très loin après tout, il lui manquait probablement juste un peu de volonté. Mais oui, c'est super.

— Il aurait très bien pu te le dire à toi aussi, le rassurai-je. N'y vois pas de favoritisme, d'accord ?

— De quoi tu parles ?

— Du fait qu'il ait dit « papa » dans mes bras.

— Bien sûr qu'il t'a dit « papa », puisque c'est ce que tu es.

Il ne comprenait pas !

— Je te dis de ne pas croire qu'il me préfère parce qu'il l'a dit dans mes bras. Il aurait très bien pu le dire dans les tiens. De toute manière, ça ne change rien, il a dit papa. Et nous sommes ses papas.

Je regardai ensuite le berceau et tirai Lucius avec moi hors de la chambre. Il referma la porte derrière nous et me plaqua contre le mur avant de souffler :

— Charlie, il ne peut pas nous appeler papa tous les deux. C'est déstabilisant pour lui parce qu'un prénom va une personne. Donc tu es son papa, et moi et bien... je suppose que c'est pada.

— Pada ? répétai-je.

— Apparemment. Je croyais que c'était une erreur de prononciation mais en fait, je pense que c'est ainsi qu'il m'appelle.

— Et est-ce ça te plait ? le questionnai-je en me détachant de lui.

— Pourquoi cela ne me plairait-il pas ?

— Je ne sais pas, soupirai-je. Bon, je vais aller me prendre un bain.

Je marchai jusqu'au fond de la chambre et pris des affaires de rechange.

— Ça te tente ou pas ?

— J'irai ensuite.

— Okay.

Je l'embrassai et quittai la chambre.

OoOoOoOoO

Je lisais ou plutôt feuilletais en attendant que Lucius ait fini de se laver. J'avais envie de lui et avais été déçu de prendre mon bain tout seul, ayant eu envie de le caresser, lui faisant perdre la tête. Mais je comptais bien me rattraper maintenant.

Mon sexe était déjà légèrement dressé et j'étais en manque. Cette nuit, ça avait été plus qu'un message de mon corps à ma libido, c'était ma soif de Lucius.

Je fermai les yeux et tentai de me calmer, car l'imaginer sous l'eau, caresser son corps, me donnait juste envie de le rejoindre et de lécher toute sa peau, et plus encore. Je m'assis, trouvant que la place allongée était beaucoup moins adaptée à mon état d'excitation. Lucius entra dans la pièce, une serviette autour des hanches et je grognai.

— Tu veux ma mort, c'est ça ?

Je me levai et avant que je ne le rejoigne, il me répondit tout en frottant ses cheveux avec une autre serviette :

— De quoi tu parles ?

Je l'entourai de mes bras et mordillai son cou, avant de me plaquer contre sa cuisse.

— Sais-tu que j'aurais aimé être l'eau qui a caressé ton corps. Et que je souhaite être cette serviette.

— Ah oui ? rit-il doucement.

— Oh que oui, répondis-je en retirant ladite serviette d'autour de ses hanches.

Je léchai son épaule et ma main alla flatter ses fesses.

— Tu ne peux pas imaginer, repris-je, comme j'ai envie d'être en toi. C'est... comme un besoin au plus profond de moi.

— Hmm, gémit-il. Tu es encore en train de me chauffer.

— Totalement, je plaide même coupable.

Un de mes doigts s'immisça entre ses fesses, mais je n'allai pas plus loin. Je me collai ensuite à lui, dans son dos, et fis glisser ma main le long de son corps, délicatement. Le sentir frissonner fut un vrai bonheur. Lucius gémit une fois de plus et posa la main sur ma nuque avant d'embrasser ma mâchoire et de se coller plus encore contre moi.

— Dis-le-moi...

Je parsemai la peau à portée de baiser humide, léchant et mordillant un peu alors que mon doigt caressait désormais son entrée.

— Hmm... Oui.

Je grognai face à l'étroitesse de mon pantalon et susurrai :

— Dis-le-moi, je veux l'entendre.

— Quoi donc ? chuchota-t-il en ondulant des hanches. Que je veux que tu me prennes et que je veux te sentir en moi ici et maintenant ? Ou que je t'aime comme un fou ?

Je ne répondis pas et l'embrassai à la place, pénétrant sa bouche de ma langue. Ma main caressa son torse et pinça ses tétons, ce qui fit qu'il me mordit la lèvre.

— J'aime quand tu me mords, j'aime ça.

Je suçotai sa lèvre inférieure et ajoutai :

— Je te veux si fort, que j'ai peur d'aller plus loin.

Je voulais le prendre, comme si ma vie en dépendait. Je voulais l'entendre gémir, pleurer son plaisir. Je voulais qu'il perde toute notion de la réalité. Je voulais me fondre en lui, le revendiquer. Et bordel, mon sexe durcit encore plus à ces pensées.

— Je suis un grand garçon, tu ne vas pas me casser. Maintenant arrête de m'allumer et agit.

Je le poussai sans ménagement sur le lit et commençai à lécher son corps, tout en déliant les liens fermant mon pantalon. Il agrippa mes cheveux et j'eus envie de jouir. Mais je ne le fis bien sûr pas et mordis sa peau, tout en grognant. Je me redressai ensuite et me mis à nu. Je me plaçai entre ses jambes et touchai mon érection, tout en sifflant :

— Je vais te baiser Lucius. Tu vas gémir, pleurer, grogner mon prénom pour appeler la délivrance.

Je braquai mon regard sur lui et me léchai les lèvres, tout en cambrant mon dos.

— Tu me chauffes encore, gémit-il avec un sourire avant de coller ses lèvres contre les miennes, les mordillant et les léchant.

Je l'embrassai langoureusement, tout en me frottant à lui. Puis, je m'écartai et effleurai son corps du bout des doigts. Je suivis ces derniers des yeux, passant par son cou, sa clavicule, son épaule puis sa poitrine. Je taquinai ses boutons de chair dressés puis passai à son ventre, qui montait et descendait au rythme de sa respiration rapide. Lucius commença à parler, mais je plaquai ma main sur sa bouche et soufflai :

— Non, ne parle pas. Hormis pour me demander de te faire jouir.

Il me regarda attentivement quelques secondes puis hocha la tête tout en se léchant les lèvres. Je joignis nos bouches de manière brève et commençai à lécher son corps. Au moment où j'arrivai au niveau de la ceinture, il commença enfin à supplier :

— Charlie... arrête maintenant. Enfin non n'arrête pas mais accélère, s'il te plait.

— Non, c'est moi qui dirige.

Je me détournai de son sexe gorgé de sang et m'occupai de ses jambes qu'il écarta malgré tout d'une manière indécente. Je lui jetai un regard et souris, avant de me redresser sur les genoux et de caresser mon sexe.

— C'est ça que tu veux ?

Il guida sa main vers son entrejambe, mais je la retins :

— Tut tut tut.

Il serra ses poings, et sa respiration se fit saccadée alors que son regard était braqué sur ma main qui enserrait mon membre. Je gémis et me mordis la lèvre tout en me vidant. Je l'entendis haleter et sans attendre, portai ma main couverte de sperme à ses lèvres.

Allait-il le faire ?

Bordel, je devais me retenir de ne pas le prendre en bouche. Mais je voulais le mener aussi loin que je le pouvais, mon rêve de la semaine précédente étant encore vivace.

Lucius ancra son regard dans le mien et se lécha les lèvres avant d'en faire de même avec mes doigts, les nettoyants consciencieusement. Je gémis tout en caressant ses cuisses. Je ne quittai pas sa bouche du regard et une fois qu'il eut fini, je volai ses lèvres avec brutalité, faisant s'entrechoquer nos dents.

Le baiser dura une éternité, ou peut-être juste quelques secondes, mais j'étais à bout de souffle, tout comme lui. Je fis glisser mes lèvres sur sa mâchoire, que je mordillai, avant de souffler au creux de son oreille :

— Mets-toi à quatre pattes pour moi, offre-toi à moi.

Je savais qu'il n'aimait pas particulièrement cette position, même s'il ne me l'avait jamais dit à proprement parlé. Il passa sa main sur ma nuque qu'il enserra quelques secondes avant de me repousser. Il se mit à genoux et me tourna le dos puis se laissa tomber en avant, se positionnant comme je le voulais.

Je me collai à ses fesses, posant les mains sur ses hanches. Je les caressai et soufflai ensuite, voulant le rassurer :

— Tu es beau, irrésistible et je t'aime.

Il grogna et bougea ses fesses, les frottant contre moi. Je me penchai, accentuant mon touché contre es dernières, et léchai son dos, de haut en bas, en suivant sa colonne vertébrale.

— Charlie, grogna-t-il, fais-le. J'en peux plus...

— Faire quoi ? murmurai-je en passant l'une de mes mains pour la poser sur son ventre.

— Tu le sais parfaitement.

Il se colla encore plus contre moi si c'était possible et enserra le drap entre ses poings.

— Pas tout de suite, non.

Je n'attendis pas de réponse et glissai un doigt en lui. Il gémit et je souris. Je fis ensuite ce que j'avais envie de faire depuis ce fameux rêve que j'avais essayé d'oublier. Je me décollai de lui, l'entendant grogner, puis fis descendre ma langue entre ses fesses.

— Oh Merlin Charlie qu'est-ce que tu...

Il s'interrompit et gémit avant de jurer. Je léchai son entrée et retirai mon doigt, écartant ensuite ses fesses. Lucius haleta et murmura quelque chose que je ne compris pas. Je fis aller et venir ma langue par dessus son entrée avant de l'enfoncer en lui. Il jura une fois de plus puis gémit mon prénom encore et encore. Je m'appliquai donc à le rendre fou en prenant enfin son érection en main.

— Charlie ! Tu... C'est...

Il bougea des hanches contre moi, accentuant chaque contact tout en gémissant de plus en plus. Je continuai mon traitement pendant de longues minutes avant de me retirer. J'embrassai son dos, tout en le pénétrant de deux doigts. J'avais maintenant hâte d'être en lui complètement.

— Bordel Lucius...

Il était chaud, humide, étroit.

— Vire tes doigts et prend-moi ! dit-il entre le gémissement et le grognement.

— Non, je risque de te faire mal.

Vu la manière dont je voulais le prendre, il valait mieux une bonne préparation. Je serrai son sexe, ne voulant pas qu'il jouisse tout de suite et continuai de faire aller et venir mes doigts en lui, les écartant le plus possible.

— Charlie je m'en fiche. Avoir mal m'empêchera de jouir trop vite. Viens maintenant !

— Comme tu voudras.

Je retirai mes doigts et léchai une dernière fois cet endroit avant de me placer derrière lui. Je pris mon sexe qui était de nouveau dur en main et positionnai mon gland face à son entrée, poussant un peu, mais pas assez pour le pénétrer. Il grogna mon prénom et recula ses fesses pour s'empaler de lui-même sur moi. Je donnai alors un coup de rein brutal et me retrouvai enfoncé en lui jusqu'à la garde.

— Tu me sens là ? demandai-je en caressant sa croupe.

— Ce serait dur de te manquer, souffla-t-il.

— Tu m'as voulu, tu m'as, grognai-je en commençant à bouger.

Il grogna également et baissa la tête, ses poings enserrant compulsivement les draps. Je repris son sexe en main et serrai, accélérant en même temps mes coups de bassins, gémissant.

J'y allai de plus en plus vite et profondément. Lucius commença à gémir et à venir à ma rencontre. Je me penchai, et frappai ses fesses, avant de changer d'angle. Il hurla avant de dire :

— Plus !

Il releva la tête et la tourna vers moi avant d'ajouter en se mordant les lèvres :

— Embrasse-moi.

Je grognai et donnai un coup de hanche plus violent, faisant claquer mes bourses contre ses fesses tout en agrippant sa nuque. Je me penchai ensuite et l'attirai à moi, avant de léchai ses lèvres et de l'embrasser tant bien que mal. Lucius grogna puis mordit ma lèvre violemment, l'entaillant.

Je déviai vers son cou que je mordis tout en agrippant ses hanches, en allant et venant plus rapidement lui. Il gémit et grogna, avant de murmurer quelques choses.

— Qu-quoi ? le questionnai-je tout en sortant complètement de lui pour y revenir d'un seul mouvement profond.

— Touche-moi !

— Supplie-moi, rétorquai-je en frappant sa prostate.

— Bon sang Charlie touche-moi ! S'il te plait...

— Ce n'est pas suffisant mon amour.

Je me redressai et regardai mon sexe entrer en lui. J'allai caresser son entrée de mon pouce et grognai à cette vue. Je me donnai à fond dans mes coups de reins, puissants et profonds, et sentis le corps de Lucius se mettre à trembler. Je serrai de nouveau son sexe, ne désirant pas qu'il jouisse et je le sentis se resserrer autour de moi, m'enveloppant de sa chaleur.

— Charlie... d'accord je t'en supplie touche-moi, laisse-moi jouir !

— Encore, soufflai-je. Ça m'excite, tu ne peux pas savoir. Fais-moi plaisir, juste cette fois. S'il te plait.

— Caresse-moi, s'il te plait. Je t'en supplie Charlie, touche-moi, je veux jouir s'il te plait. Laisse-moi... Je ferais tout ce que tu veux mais touche-moi.

— Je t'aime, susurrai-je en le caressant enfin.

Il gémit et grogna, avant d'haleter au fur et à mesure que ma main s'activait. Je dus me concentrer pour ne pas jouir, voulant encore en profiter, mais ça devenait dur, très dur.

Je sortis complètement de lui et revins plusieurs fois avant qu'il ne se resserre plus fortement. Je fermai les yeux et donnai un coup de bassin plus violent que ce que j'avais pu donner jusqu'à présent et me vidai en lui, en plusieurs jets.

Au même instant, je le sentis se resserrer autour de moi et se vider dans ma main alors qu'il continuait d'onduler des hanches. Je restai en lui, tout en caressant sa peau à portée de main et me collai à son dos, embrassant sa nuque. Son corps était couvert d'une pellicule de sueur, tout comme le mien, et je me félicitai pour avoir apposé un sort de silence quand Lucius était partis se laver. Ce dernier se laissa bientôt tomber sur le matelas puis se tourna sur le dos, m'attirant contre lui.

— Je me vengerai, souffla-t-il après un instant. Même si c'était...

Il posa ses lèvres contre mon cou qu'il embrassa puis ouvrit la bouche afin que ses dents touchent ma peau, mais sans me mordre.

— Même si c'était ? l'encourageai-je à finir.

Il enfonça ses dents dans ma peau en réponse, profondément. Je poussai un petit son de contentement, avant de passer la main sous ses fesses et de les pincer. Il me mordit plus fortement encore puis desserra sa prise et lécha ma peau.

— Même si c'était ? répétai-je.

— Tu m'as fait te supplier et maintenant tu veux des compliments ? grogna-t-il contre mon cou.

— Je ne savais pas que c'était un compliment. Mais oui, c'est exactement ça. Finis ta phrase s'il te plait.

Je me blottis contre lui, étant épuisé.

— Même si c'était très bon. Vraiment très bon. Néanmoins, je me vengerai, parce que c'était vraiment... Disons pas très gentil de ta part de me faire languir ainsi.

Je ne répondis pas, alors que de mon côté, c'était ce qui m'avait limite le plus excité.

— Mais tu auras le droit de recommencer..., souffla Lucius ensuite en passant la main sur mes fesses alors qu'il retraçait de l'autre la marque de ses dents sur mon cou.

— M'en voilà ravi, chuchotai-je.


Nous espérons que ce seizième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p

Abby and Jes