Auteur : Abby and Jes

Titre : Bairim

Couple : Lucius/Charlie

Genre : Romance/Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR*. Geoffroy, Joaquim, Moliva, Johanna, Sven, Carlos, Hulrick, Isaac, Abigail, Yanis et Bairim sont des personnages inventés par nous. Pas de panique, ce ne sont que des personnages secondaires.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Lucius, et Jes dans celle de Charlie.

Statut : Finie à l'écriture.

Résumé : La vie n'a jamais été simple pour Charlie, encore moins depuis que Lucius Malfoy a été assigné sous sa garde. Mais ce qu'il ne savait pas, c'était que sa vie allait devenir encore plus compliquée. Et elle allait changer, irrémédiablement. Tout comme celle de Lucius.

Note des auteurs : voir chapitre 18


Partie II

Bairim

Chapitre 20

Attention : ce chapitre n'a pas été corrigé par une bêta. Il sera prochainement remplacé par la version corrigée.

POV Charlie

Je papillonnai des yeux en sentant une main caresser ma joue. Je souris, sachant qui le faisait. Je portai la petite main à mes lèvres et soufflai :

— Hey petit bonhomme, qu'est-ce que tu fais là dis-moi.

— Tu piques.

— Oui je sais, ris-je.

J'ouvris les yeux et le vis installé entre Lucius et moi. Lucius qui se retenait de rire visiblement.

— Je pique parce que la barbe de Papa pousse. Tu en auras une quand tu seras plus grand, expliquai-je. Mais tu ne réponds pas à ma question Bairim. Que fais-tu là ?

Je regardai Lucius pour le comprendre, vu que c'était rare quand nous le prenions dans le lit comme ça, au matin. Avait-il pleuré ?

— Pada pique pas lui ! répliqua-t-il en ignorant ma question une fois de plus.

— C'est parce que Pada est un accroc du rasage. Il ne supporte pas de piquer un peu, ce qui n'est pas mon cas.

— Ah..., fit-il en fronçant les sourcils, réfléchissant visiblement à ce que je venais de dire. Accord.

Il posa ses petites mains sur nos bras puis sembla se concentrer sur celui de Lucius, retraçant la marque du bout des doigts puis observant mon propre bras et ma peau immaculée, tant qu'on ne comptait pas mes tâches de rousseurs du moins.

— Il a pleuré, demandai-je à Lucius, ou tu as juste voulu qu'on passe un petit moment en famille ?

— J'ai été le voir et il était réveillé. Il m'a dit qu'il voulait faire un câlin alors je l'ai pris. Ça te dérange ?

— Non non, pas le moins du monde.

Je regardai ensuite Bairim qui était toujours en train de retracer du bout des doigts la marque de Lucius.

— Ça ne te dérange pas ? m'enquis-je en montrant notre fils du regard.

— Je ne sais pas. Je veux dire, oui bien sûr que ça m'embête qu'il se concentre là-dessus mais si je le lui interdis, je devrais lui expliquer pourquoi et je préfèrerais attendre qu'il soit plus vieux. Surtout que le seul moyen de le lui expliquer de manière à ce qu'il comprenne serait de lui dire que j'ai eu ça parce que j'étais méchant et j'aimerais attendre encore un peu avant qu'il ne me regarde comme si j'étais un monstre.

— Il comprendra, le rassurai-je.

Je poussai ensuite Bairim, le faisant tomber sur le torse de Lucius avant de me pencher sur eux et de dire :

— Alors comme ça, tu voulais un câlin ?!

— Vi ! rit-il. Câlin !

Je lui en fis un gros, ainsi qu'à Lucius qui sourit tout en passant sa main dans mes cheveux. J'en fis de même, puis la passai dans ceux de Bairim qui commençaient à pousser. Et comme au début, ils allaient vers un blond vénitien qui était la parfaite représentation d'une combinaison de Lucius et moi.

— Papy et Mamy viennent aujourd'hui, ainsi que Parrain Draco et Harry. Tu es content ? demandai-je en sachant déjà la réponse.

— Vii ! Paco !

Nous restâmes une bonne demi-heure dans le lit, avant que nous nous décidions à nous lever. Nous allâmes laver Bairim qui rit dans son bain avant de dire qu'il avait faim alors j'avais embrassé Lucius, le laissant finir de préparer Bairim, pour aller moi aussi me laver et me raser.

Parce que sinon, Lucius allait encore râler que sa peau devenait irritée. Je descendis une fois prêt et Lucius monta à son tour, non sans me bloquer contre un mur pour m'embrasser passionnément. Je souris et lui pinçai les fesses avant de prendre la relève pour préparer le petit-déjeuner de Bairim qui s'amusait sur son Dragon à bascule.

Très bonne idée de la part de Lucius de l'avoir mis dans cette pièce.

Je croisai Johanna, à peine réveillée et lui proposai de m'occuper de son petit-déjeuner. Elle se contenta donc de se servir du café, me remerciant.

Je lui fis des œufs, comme pour Lucius, Bairim et moi. Je préparai ensuite le biberon de cacao pour le petit bout et lui tendis. J'avais mis une très faible dose de chocolat, afin qu'il n'ait pas de maux de ventre avec les œufs par dessus. Mais il ne s'en rendit pas compte, le vidant à une vitesse ahurissante.

Une fois les œufs brouillé cuits, je soulevai Bairim et fis léviter les assiettes jusque dans la salle à manger.

— Et voilà belle gente dame, rigolai-je en posant les œufs devant Johanna.

Je nous installai ensuite et Lucius revint à ce moment là. A peine était-il assit que j'entendis la porte d'entrée. Je me retournai et vis rapidement mes parents, tout sourire... avec des cadeaux pour Bairim.

— Il ne fallait pas, soufflai-je content tout de même.

— Ne dis pas de bêtises chéri, me dit maman en m'embrassant succinctement avant de donner toute son attention à Bairim.

Je pris papa dans mes bras avant que lui aussi ne m'abandonne pour s'intéresser à Bairim. Mais je n'en étais pas jaloux, loin de là. Ça m'amusait même de voir qu'ils aimaient autant mon fils. Ils prirent place et je leur proposai de leur préparer quelque chose, mais ils refusèrent.

— Sinon, quoi de neuf ? demandai-je tout en mangeant.

— Rien de particulier, la routine, me dit papa.

— Pour ma part, je dois avouer que je m'ennuie un peu maintenant que tous mes enfants m'ont abandonnés.

— Ginny a quitté la maison ?

— Elle voulait son indépendance alors elle s'est trouvé un appartement en ville.

— Je suis sûr qu'il y a une histoire de garçon là-dessous mais elle n'a rien voulu dire, renchérit papa.

— Elle ne m'a même pas dit qu'elle était partie du Terrier dans sa dernière lettre, fis-je amusé. Donc, oui, il doit y avoir un garçon la dessous. Je suis content pour elle, ça prouve qu'elle a définitivement tiré une croix sur Harry.

— Peut-être oui. Enfin, il serait temps de toute façon.

— Tant qu'elle ne sort pas avec un Malfoy, dit papa avec un sourire malicieux, moi ça me va.

— Lequel ? Ils sont tous pris, ris-je.

Je regardai Lucius et me demandai tout à coup s'il avait de la famille.

— Au fait, y a-t-il d'autres Malfoy ?

— Normalement non. Les Malfoy sont censés être fidèles mais je ne suis pas certain que tous l'aient été alors...

Je haussai les épaules et stoppai juste à temps Bairim qui s'était apprêté à lancer ses œufs sur Johanna qui avait du mal à émerger.

— Non Bairim, on ne joue pas avec la nourriture, sifflai-je durement.

Nous le lui répétions depuis des semaines maintenant, mais il continuait. Sa lèvre inférieure recouvrit l'autre et ses yeux s'embuèrent de larmes avant qu'il n'éclate en sanglots. Je soupirai, mais ne bougeai pas. Si j'allai maintenant le réconforter, il n'allait pas comprendre l'importance de ne pas jouer avec la nourriture. Je continuai donc de manger et vis Johanna regarder Bairim avant de sortir de la pièce, emportant son assiette. Je me levai une fois qu'elle fut partie et la rejoignis au salon.

— Désolé... pour tout ça. Je sais qu'en venant ici, tu ne t'attendais pas à devoir supporter un enfant en bas âge, ni un enfant tout court.

— Ce n'est rien Charlie. Je suis partie pour ne pas me jeter sur lui pour le réconforter et ainsi zapper ton autorité, c'est tout. Ça ne me dérange pas qu'il soit là, je t'assure.

— Okay.

Je repartis dans la salle à manger et repris place, voyant que personne n'avait tenté de réconforter Bairim qui pleurait toujours.

— Mange Bairim, ça va être froid.

Il me lança un regard sombre comme Lucius le faisait si bien puis alla se coller contre lui, enfonçant son visage dans son flanc.

— Bairim, mange, claquai-je.

Puis, je soupirai et dis, plus doucement :

— Mange mon chéri s'il te plait. Papa n'est pas en colère contre toi, mais tu dois éviter de jouer avec ta nourriture, ce n'est pas un jouet. D'accord ?

— Non ! T'es pas zentil !

— Bon, souffla Lucius.

Il attrapa Bairim et vint l'assoir à côté de moi puis lui mit sa fourchette dans la main.

— Maintenant tu manges, lui dit Lucius fermement mais calmement, et ensuite tu iras dire à Johanna que tu es désolé.

Bairim renifla et regarda immédiatement mes parents. Ils ne dirent rien mais lui firent non de la tête et Lucius reprit :

— Ils ne t'aideront pas. Dis pardon à papa et mange. Et si vraiment tu n'as pas faim, tu peux tout aussi bien aller t'excuser auprès de Johanna maintenant et aller jouer dans ta chambre.

— Padon Papa.

Il porta la fourchette à ses lèvres et mâcha doucement, avant de sécher ses larmes, faisant tomber les œufs qui étaient encore sur la fourchette sur sa tenue. Je ris, tout bas, avant de lui prendre des mains et de l'essuyer.

— Fait attention chéri, tu t'en mets partout.

Je frottai aussi ses joues de mes pouces et demandai ensuite :

— As-tu encore faim ?

— Nan. Mais pas dans chambe.

— Pourquoi tu ne veux pas aller dans ta chambre ? demandai-je. On ne te punit pas.

— Veux rester vec Py et My.

Je frottai sa tête affectueusement et maman dit :

— Et si on venait avec toi dans ta chambre mon poussin ? On pourrait jouer un peu tous les trois.

— Vi !

Il descendit de sa chaise à une vitesse ahurissante, avant d'aller près de papa. Ce dernier le prit sur ses genoux et dit :

— Mais avant, tu dois faire quelque chose, non ?

— Accord, soupira-t-il au bout de quelques secondes.

Papa le posa au sol et Bairim quitta la pièce. Je tendis le cou, pour le voir et remarquai qu'il était parti au salon, s'asseoir sur le fauteuil.

— Il ne présente pas ses excuses, ris-je. Il doit être mal à l'aise.

— En même temps, je ne suis pas certain qu'il en entende souvent, des excuses, dit papa en nous regardant avec un sourire Lucius et moi.

— Si, ça nous arrive. Mais bon, il est rarement présent. Tu y vas ou j'y vais ? demandai-je à Lucius qui buvait son thé.

— Je m'en charge, fit-il en se levant pour rejoindre le salon.

Je hochai la tête et finis rapidement mes œufs presque froids avant de me lever pour débarrasser la table. Maman m'aida, un sourire aux lèvres. Je l'embrassai sur la joue et commençai la vaisselle alors qu'elle prenait un torchon pour essuyer.

— Tu n'as pas cédé, dit-elle après quelques secondes. C'est bien, même si ce n'est jamais évident de résister à ce genre de bouille. Il n'est pas trop difficile, ça va ?

— Non ça va. Et oui, c'est très dur, mais j'ai eu un bon exemple. Tu ne cédais jamais, malgré les regards éplorés. Et pourtant, je peux me souvenir que Ginny savait y faire. Mais... parfois, je m'en veux. Mais c'est à cause de la période avant sa naissance, je pense.

— Ginny savait y faire, pour sûr, mais tu as toujours été le grand gagnant de ce côté-là, crois-moi. Tu t'en veux toujours à cause de ça ?

— Moi ? Et oui, je m'en veux toujours pour ça, quelquefois plus, quelquefois moins. Mais c'est toujours là.

— Oui toi. Et en as-tu parlé avec Lucius ? T'en veut-il ? Et Charlie, penses-tu que Bairim t'en veut ?

— Non, Lucius ne m'en veut pas, tout comme Bairim, mais il n'est pas au courant. Donc, pourquoi le serait-il ?

— Il ne le sait pas en effet. Parce que ce n'est pas écrit sur ton front comme ce n'est pas écrit sur le mien. Penses-tu que je devrais me sentir coupable pour les jumeaux ?

Je ne répondis pas, et vidai l'eau avant de souffler, changeant de sujet :

— Par contre, ça ne me plait pas que les Dragons puissent parler avec Bairim. Il nous a demandé dernièrement pour voler et aller dans la réserve et nous a dit aussi que le Magyar était désolé, qu'il n'avait pas voulu me manger, mais juste jouer.

— Le Magyar ne voulait pas te manger ? De quoi parles-tu ?

— Oh, de celui qui m'avait attaqué. C'était lui qu'Émeraude avait bloqué. Tu te souviens maintenant ?

— Ah oui, j'ai crû que tu avais encore failli te faire tuer, soupira-t-elle, visiblement soulagée. Et Bairim aura des demandes différentes des autres enfants, c'est certain. Mais peux-tu y faire quelque chose ?

— Non, je n'y peux rien, et c'est ce que je n'aime pas. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête, ni ce que les Dragons lui disent.

J'étais content d'elle n'insiste pas sur la question de si les jumeaux devaient lui en vouloir ou non, car c'était justement à eux de répondre et non à moi.

— Je comprends.

Elle me prit dans ses bras puis souffla :

— As-tu prévu de dire à Bairim un jour ce qui te tracasse ?

— Pour les Dragons ?

— Pour avant sa naissance.

— Oh...

Je réfléchis à la question et répondis, quelques minutes plus tard :

— Je sais que je ne devrais pas lui dire une chose pareille, mais... je pense qu'un jour, je vais lui demander pardon. Quand il sera plus grand et en âge de comprendre.

— J'en ai parlé avec tes frères. Il n'y a pas longtemps c'est certain mais ils étaient tellement immatures que j'avais préféré attendre. Je ne pense pas qu'ils m'en veuillent, mais tu devrais leur poser la question. Voir comment ils voient les choses et comment Bairim les verra peut-être. Cela pourrait te rassurer je pense.

— Ouais, je vais leur demander. Quand leur en as-tu parlé ? Avant l'anniversaire ou après ?

Parce que si ça datait d'avant, ils ne semblaient pas lui en vouloir plus que ça.

— Après. C'est à l'anniversaire que je me suis rendue compte qu'ils avaient évolués.

Je la pris dans mes bras, fière d'elle d'avoir trouvé ce courage.

— J'espère être aussi fort que toi, murmurai-je.

Oh que oui, pare que je voulais lui en parler, mais en allai-je avoir le courage ? Ça, c'était différent.

— Nous faisons tous de mauvais choix, prenons parfois de mauvaises décisions et n'agissons pas toujours comme nous le devrions. Mais on a tous droit à une seconde chance non ?! Il verra à quel point tu l'aimes à présent et je suis certaine qu'il ne t'en voudra pas.

— Je l'espère, soufflai-je.

POV Lucius

Molly et Charlie étaient dans la cuisine depuis quelques minutes quand Harry et Draco arrivèrent. Draco alla immédiatement prendre Bairim dans ses bras tandis qu'Harry nous saluait Arthur et moi. Mon fils lâcha ensuite son frère qui fit un câlin à Harry puis repartit jouer avec ses jeux. Je serrai Draco contre moi quelques secondes et leur offrit quelque chose à boire mais ils refusèrent.

— J'ai cru comprendre que tout allait bien au magasin, leur dit Arthur après une minute.

Harry et Draco répondirent tandis que je me figeai. Merlin, Arthur Weasley allait devenir mon beau-père, et ce serait officiel. Je dus faire une grimace étrange parce que Draco me dit :

— Quelque chose ne va pas ?

— Hm ? Non non ça va. Vous avez pu lâcher le magasin une journée, ça fait plaisir.

— Oui. Je ne pensais que nous aurions un tel succès, répondit Harry.

— Il n'y a pas de raisons, et puis, je suppose qu'une partie de la clientèle doit se déplacer pour vos beaux yeux, souris-je.

— Ne m'en parle pas. Il y a souvent un groupe de jeune filles qui vient uniquement pour mater Harry, j'en suis sûr, claqua Draco en lui lançant un regard noir.

— Oh je t'en prie, ce n'est pas moi que ce Roumain a essayé de mettre dans son lit la dernière fois, répliqua Harry.

Draco rougit et souffla :

— C'est bon, j'ai compris. Mais moi, au moins, je l'ai remis à sa place.

— Oui et bien, j'ai essayé avec ces filles, mais elles ne comprennent rien.

Charlie et Molly revinrent de la cuisine à ce moment précis et je me pinçai les lèvres pour retenir un rire. Ils saluèrent ensuite les nouveaux arrivants et nous discutâmes quelques minutes avant que je n'aille voir Bairim et ne lui dise discrètement :

— Tu ne voudrais pas aller faire visiter ta chambre à Papy et Mamy ? Et puis, tu pourras en profiter pour prendre ton manteau et tes chaussures et nous pourrions aller dehors ensuite si tu veux.

Il hocha la tête et sourit, avant d'embrasser sa main et de la poser sur ma joue.

Salazar, soit il était tout bonnement adorable, soit il était plus manipulateur et rusé que Serpentard lui-même. Je lui souris et lui fis un bisou sur la joue tout en passant ma main dans ses cheveux et il fonça chercher ses grands-parents qu'il tira hors de la pièce moins d'une minute plus tard. Je retournai m'asseoir à côté de Charlie et je croisai le regard suspicieux de Draco.

— Je rêve où tu viens d'éloigner Arthur et Molly à l'aide de Bairim ?

— Bairim voulait leur montrer sa chambre, répliquai-je innocemment.

Il sembla satisfait et soupira, tout en s'appuyant contre Harry.

— Tu ne peux pas t'imaginer comme tes gâteaux font sensations. Beaucoup de clientes nous demandent où nous les achetons, rit-il.

— Je suis ravi si cela vous aide un peu, répondis-je en prenant la main de Charlie dans la mienne.

— Merci, fit Harry. Et sinon, du nouveau vis-à-vis des Dragons et du reste ?

— Comment ça ?

— Oui, avec Bairim. Il nous a... parlé des Dragons quand il est venu dormir à la maison.

— Ah..., soupirai-je en caressant le dos de la main de Charlie de mon pouce. Il leur parle et inversement, nous en sommes certains maintenant. Nous devrons juste gérer chaque situation quand on en arrivera là.

— D'accord.

— Et sinon, nous avons... hum, quelque chose à dire, commença Charlie tout en serrant ma main.

— J'en étais sûr ! me dit Draco avec l'air de celui à qui on ne l'a fait pas.

Je lui lançai un regard tout à fait innocent puis dit :

— Vous nous aviez fait l'honneur de nous en informer alors nous avons voulu vous rendre la pareille. Voilà, nous allons nous marier.

Et je laisserai à Charlie le plaisir de l'annoncer à ses parents dans quelques heures.

— Pas trop tôt, souffla Harry tout en souriant. Comme quoi, tu n'es pas un cas désespéré.

Il se leva, en même temps que Draco qui ajouta :

— Quand lui as-tu demandé ?

— Il y a un peu plus d'un mois, dis-je en le prenant dans mes bras.

— Quoi ?

Il s'écarta et sembla blessé.

— Et tu ne le dis que maintenant ? Sympas !

Je n'aimais vraiment pas qu'il s'écarte de moi et me regarde de cette façon...

— Je ne t'ai pas vraiment vu depuis, si tu te souviens bien. Et un hibou ne me semblait pas indiqué.

— Okay, ça ce tient.

Il me serra dans ses bras et me félicita, avant de dire, tout en s'écartant une fois de plus, mais gardant ses mains sur mes épaules :

— Attends un peu... ça date du jour où nous avons eu Bairim pour dormir, donc, tu aurais pu me le dire plus tôt.

Je lançai un regard à Charlie puis soupirai :

— Je... ne sais pas quoi te dire.

Et surtout, je préférais ne pas parler de ça une nouvelle fois. Ils n'étaient pas vraiment au courant de ce que notre escapade dans la réserve avait engendré puisqu'ils avaient déposé Bairim et étaient partis quand ils avaient vu à quel point l'ambiance était tendue. Et je n'étais pas certain de vouloir expliquer cela à Draco. Je me souvenais très bien de lui me disant qu'il ne voulait pas que l'ancien moi revienne, sauf que je m'étais comporté comme il l'aurait fait. Merlin, j'avais été tellement furieux contre tout et tout le monde.

— La vérité. Pourquoi avoir attendu ?

Il semblait blessé mais bien vite, son visage changea, comme s'il plaçait de nouveau un masque. Magnifique. Je faisais vraiment tout de travers. Je blessais mon premier fils et mon futur mari en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. J'étais certain qu'après un petit effort supplémentaire, je pourrais également blesser Bairim et... Je m'interrompis dans mes pensées, préférant ne pas aller sur ce terrain une fois de plus et essayai à la place de trouver une réponse correcte à présenter à mon fils.

— J'ai l'impression qu'un fossé s'installe de nouveau.

Il regarda Harry et Charlie et demanda :

— Pouvez-vous nous laisser seuls un moment ?

Parfait. Je n'avais pourtant pas à tout dire à mon fils si ?! Pourquoi parlait-il d'un fossé et se comportait-il ainsi ? Et pourquoi est-ce qu'à chaque fois que je faisais une demande ou annonçai ce qui était censé être une bonne nouvelle, tout tournait mal ? En y réfléchissant bien, je n'étais pas certain que nous devions organiser le mariage particulièrement bien puisque de toute façon, un feu allait probablement se déclarer ou l'un de nous allait juste s'étouffer avec un hors-d'œuvre et mourir.

Charlie quitta la pièce, non sans m'embrasser avant, et chuchota que si j'avais besoin, je n'avais qu'à l'appeler. Harry suivit et je me rassis à table, me prenant la tête entre les mains.

— Écoute Draco, aucun fossé ne s'installe, je n'ai simplement pas envie d'en parler. Charlie et moi allons nous marier, tout va bien, c'est tout ce qu'i retenir.

— Okay.

— Très bien, soupirai-je en avisant une fois de plus son air blessé et quelque peu en colère. J'ai fait ma demande et une fois de plus, ça ne s'est absolument pas bien passé. Je veux dire en même temps, pourquoi cela en aurait-il été autrement ?! Charlie a finalement accepté, on a baisé dans la réserve et Geoffroy nous a surpris. Pour nous punir, il a décidé de nous interdire de nous voir seul et de nous toucher pendant un mois. Ce qui m'a rendu furieux et a fait pleurer ton frère parce qu'il ne comprenait pas pourquoi les choses étaient différentes. Charlie a pour une fois décidé d'obéir à Geoffroy et m'a rejeté, je l'ai mal pris et ai pensé qu'il ne voulait ou ne voudrait plus de moi, c'est pourquoi je n'avais pas jugé utile de t'en parler. Et puisque ces deux semaines ont été un enfer, j'aurais apprécié ne pas devoir en reparler, surtout que Charlie ne supporte pas que je puisse avoir des doutes à propos de nous. Voilà, j'espère que tu es content et que nous pouvons maintenant passer à autre chose.

J'inspirai profondément pour reprendre mon souffle, réalisant que je n'avais pas beaucoup respiré pendant mon récit. Je me repris la tête entre les mains et soupirai. Et maintenant que je m'étais énervé contre lui, Draco allait probablement juste partir et je n'aurais plus qu'à me trainer à ses pieds pour qu'il me pardonne, magnifique. J'en avais juste assez que tout tourne au cauchemar à chaque fois. J'allais arrêter d'ouvrir la bouche, cela allait grandement faciliter les choses pour tout le monde.

— Je suis désolé. Mais mets-toi à ma place. Et bordel papa, Charlie t'aime ! Cesse de douter. Et...

Je l'entendis bouger, puis je reçus une tape sur la tête.

— Ça, c'est pour avoir baisé dans la réserve. Non mais à quoi pensais-tu ?!

Je me retournai et répliquai :

— C'est toi, Monsieur "un fossé s'installe de nouveau entre nous" qui me parle de cesser de douter ?! Et je baise qui je veux, où je veux, merci bien. Je suis encore ton père au cas où tu l'aurais oublié.

— Et moi ton fils, fit-il durement. Et j'aimerais garder la dernière personne de ma famille en vie encore de longues années. J'ai déjà perdu mère, je ne tiens pas à te perdre. Et, continua-t-il plus doucement, tu n'as pas à douter, vraiment.

— Je sais que ce n'était pas la chose la plus intelligente à faire mais s'il te plait, ne commence pas avec cela, c'est réglé alors soit gentil et oublie. Et évidemment que j'ai à douter. Je ne peux pas offrir à Charlie la moitié des choses que je voudrais, je ne peux même pas sortir d'ici ! Et dans quelques années je vais me retrouver à devoir parler de la marque et du reste à Bairim et prier pour qu'il ne décide pas d'arrêter de me parler ou n'ait pas tellement honte qu'il demandera à ce qu'on retire la deuxième partie de son nom de famille.

— Tu crois vraiment qu'il ferait ça ? Papa, il n'a pas vécu tout ça, moi si et je ne t'en veux même pas. Pourtant, je devrais, vraiment. Tu ne peux pas imaginer combien de fois j'ai eu envie de pleurer par ta faute avant même le retour de l'autre affreux. Bairim ne t'en voudra pas. Je ne dis pas qu'il acceptera rapidement, mais il ne te rejettera pas.

— Si tu devrais tant que ça m'en vouloir, je ne vois pas pourquoi tu perds ton temps à me parler, rétorquai-je, vexé.

Je réalisai ensuite qu'une fois de plus, j'aurais juste mieux fait de me taire. Sauf que les mots de Draco me blessaient au-delà de toute raison et je ne comprenais pas pourquoi il me disait cela. Mais il avait raison, il n'aurait pas dû me pardonner et je ne comprenais pas toujours pourquoi il l'avait fait. Seulement, j'avais vraiment cru que les choses allaient bien entre nous et maintenant... il me disait cela. Une fois encore, je m'étais tout simplement trompé puisque visiblement, rien n'allait bien.

— Parce que je t'aime, même si je n'ai jamais eu droit à ce que Bairim a. Je suis jaloux de lui, mais ce n'est pas le même temps, ni les mêmes situations. Et je suis grand. Alors imagine ce que lui ressentira comme amour alors que tu agis avec lui comme tu le fais ?

— Je ne l'aime pas plus que je ne t'ai aimé. Mais oui, j'agis différemment c'est vrai, et je suis désolé. Si j'agissais avec Bairim comme je l'ai fait avec toi, Charlie ne me le pardonnerait pas, et je n'ai plus...

Je ne terminai cependant pas ma phrase. Cela avait été ma faute, et celle de personne d'autre, même si en ce temps-là, d'autres personnes s'étaient données pour mission de ne pas me faciliter la tâche.

— Je ne t'en veux pas papa. Vraiment. Parce que je sais, aujourd'hui que tu m'aimais. Et Bairim le saura aussi quand tu lui expliqueras, et je serais là aussi, au cas où tu le désires. Et je suis plus que certain que Charlie sera là.

— Nous verrons. Pourrions-nous parler d'autre chose maintenant ?

Il n'était même pas midi et j'étais déjà épuisé. Cette discussion avec Draco faisait juste qu'en plus des doutes que je n'avais plus eu depuis quelques semaines vis-à-vis de Charlie et qui étaient revenus en force, je comprenais également que ma relation avec Draco n'était pas exactement comme je le croyais. J'avais été stupide, certes, mais j'avais vraiment pensé qu'il ne m'en voulait pas et que notre passé était derrière nous.

— Oui.

Il vint me serrer contre lui et dit ensuite :

— Alors comme ça, vous allez vous marier ?

OoOoOoOoO

Charlie et moi venions de coucher Bairim et nous sortîmes de sa chambre. Les Weasley, Harry et Draco étaient partis un quart d'heure plus tôt et le petit s'était presque écroulé de fatigue dans nos bras. Il fallait avouer que la journée avait été riche, probablement autant pour lui que pour moi. Draco et moi avions rejoint les autres dehors pour jouer un peu avant de passer à table et d'annoncer la nouvelle aux Weasley. Cette fois, heureusement, il n'y eut ni dispute, ni débat ni rien d'autre de désagréable, seulement les cris hystériques et les larmes de Molly qui avait serré son fils dans ses bras pendant au moins vingt minutes, lui reprochant gentiment de ne pas lui avoir annoncé plus tôt.

Charlie commença à se déshabiller mais je l'arrêtai.

— Et si nous allions demander à Geoffroy pour faire le mariage ici ? Je préfère avoir toutes discussions désagréables aujourd'hui, si c'est ainsi qu'elle doit être, histoire d'être débarrassé.

Après tout, il n'y avait aucune raison pour que cela se passe particulièrement bien, surtout si les choses continuaient sur le même axe. Il ne manquait plus que Charlie et moi nous disputions et ce serait parfait. J'avais essayé de penser à autre chose mais les mots de Draco tournaient en boucle dans ma tête et je n'arrivais pas à trouver quoi faire pour me faire pardonner ou pour essayer de me rattraper.

— Tu as raison, fit-il en se rhabillant.

Nous prîmes donc le baby phone et rejoignîmes le bureau de Geoffroy à la porte duquel je laissai Charlie frapper. Nous entrâmes une fois que nous fûmes invités à le faire.

— On peut te parler une minute ? demanda Charlie.

— Oui, répondit Geoffroy en relevant la tête de ses papiers, que voulez-vous ?

— On voudrait te demander quelque chose. Nous aimerions faire le mariage ici, au camp, vu que les personnages qui seront invitées connaissent déjà le lieu. Serais-tu d'accord ? Je m'occupe de tous les frais, bien entendu, ajouta-t-il en souriant.

— Je n'y vois pas d'inconvénient. Je connais un sorcier qui pourrait s'occuper de la cérémonie, à moins que vous n'ayez déjà quelqu'un d'autre. Quand voudriez-vous le faire ?

Charlie me regarda et répondit ensuite :

— Nous n'avons pas encore pensé à la personne pour présider la cérémonie, donc toute proposition est la bienvenue. Et pour la date, nous avons choisi le 22 septembre. Cela te convient-il ?

— Je ne vois rien qui vous empêcherait de le célébrer ce jour-là plus qu'un autre.

Je quittai le baby phone des yeux et parcourrai la pièce du regard jusqu'à ce que mes yeux se posent sur le meuble où les gâteaux avaient disparus. Puisqu'ils n'étaient pas revenus dans la cuisine, j'en déduisis qu'il les avait gardé. Ou alors il les avait jetés malgré ma note.

— Très bien. Merci, c'est important pour moi de pouvoir le faire ici. As-tu des questions ?

— Il me faudra la liste précise des invités et le nombre, au cas où je doive en référer à quelqu'un. Et je présume que vous voudriez au moins un jour de congé avant ou après, en plus du jour même, non ?

— Oui. Mais...

Charlie me regarda et demanda :

— Avant ou après ?

— Bonne question, répondis-je. Comme tu préfères je présume.

Le mieux aurait été un jour avant et au moins un autre après mais je n'étais pas certain d'être en mesure d'exiger quoi que ce soit. Et puis, Charlie pouvait choisir comme il le désirait, après tout, il ne pourrait pas aller en réserve pendant qu'il serait en congé.

— Après, même si un jour avant aurait été pratique. Serait-il possible de faire quelques heures supplémentaires afin d'avoir un jour avant aussi ?

— Bien sûr, dit Geoffroy. Tu as le droit à des congés de toute façon Charlie, quant à Lucius, il fait déjà des heures supplémentaires actuellement alors il n'y aura pas de problèmes.

— Bien. Alors, nous n'allons pas te déranger plus longtemps. Je déposerai la liste demain dans la journée. Bonne soirée.

Charlie se leva et je le suivis mais avant même que je n'aie pu faire deux pas, Geoffroy m'interpela :

— Peux-tu rester Lucius ?

Je me retins de lever les yeux au ciel et ne dis rien mais refermai la porte derrière Charlie qui m'adressa un sourire encourageant. Je retournai ensuite au bureau de Geoffroy mais préférai rester debout. Si c'était pour faire comme la dernière fois et finir par me mettre dehors parce qu'il ne voulait plus débattre avec moi, je ne voyais pas l'intérêt de perdre du temps à m'assoir.

— Je suis désolé, lâcha-t-il sans me regarder.

Dire que j'étais surpris était un doux euphémisme. Il s'excusait... vraiment ? Sauf qu'il évitait mon regard donc soit il n'en pensait pas un mot, soit il avait honte ou peur de moi. Ne croyant pas particulièrement à ces deux options, je n'étais pas certain de pouvoir prendre ses excuses sérieusement.

— Pardon ? demandai-je finalement après quelques secondes.

Après tout, peut-être s'excusait-il pour quelque chose dont je n'avais pas encore conscience, ou alors, j'avais tout simplement mal entendu, ce qui était plus probable encore.

— Tu vas me faire chier jusqu'au bout ! Je suis désolé d'avoir pris cette punition là. Je n'aurais pas dû interférer sur votre vie privée. Cela ne se reproduira plus.

Bien, j'étais donc à présent plus que surpris.

— Vraiment ?

— Lucius, gronda-t-il, cesse ce petit jeu !

— Ce n'est pas un jeu, répliquai-je immédiatement. Et j'apprécie tes excuses à leur juste valeur, crois-moi. Ce que je voulais savoir, c'est es-tu sincère quand tu dis que cela ne se reproduira plus ?

Je devais même avouer que je n'avais pas osé rêver qu'il me dise ces mots un jour. Il admettait à voix haute et intelligiblement avoir pris la mauvaise décision, et il s'excusait.

Il fronça les sourcils et dit, d'une voix étrangement basse et froide :

— Crois-tu que j'ai pris plaisir à cette punition ?! Bien sûr que non, je ne le ferais plus ! J'ai d'autres choses à faire qu'à me préoccuper de vos faits et gestes.

— D'accord, nous n'allons pas débattre là-dessus, sinon nous allons de nouveau nous disputer. J'apprécie tes excuses. Je suis désolé d'avoir saboté mon travail et d'avoir voulu te... enfin, voilà.

— Me quoi ? demanda-t-il.

— Te tuer. Mais je n'ai vraiment pas empoisonné ta nourriture, même si cela m'a tenté, ajoutai-je avec un léger sourire.

— Sale petit...

Il prit une grande respiration et ajouta :

— J'ai aussi eu envie de te tuer à certains moment, donc nous sommes quitte, je suppose. Allez va retrouver Charlie, j'ai encore des choses à régler ici.

— Tu l'aides avec sa paperasse ? C'est gentil de ta part...

— Non, c'est un autre souci. Avec une nouvelle réserve qui souhaite m'acheter un Dragon. Il ne comprenne pas "non" comme réponse.

— Quelle réserve ?

— En Sibérie. Elle est récente et ils essayent d'acheter des Dragons aux autres réserves. Seulement, moi, je ne souhaite pas vendre et ils me menacent de lancer des procédures en disant qu'il y a trop de Dragon pour le peu d'espace.

— Explique-leur que tu as des alliés et qu'avec la Suède et l'Australie, nous trouvons que tant d'insistance est suspecte. Tu peux également brûler chaque courrier qu'ils envoient avant de le lire. Cela m'étonnerait qu'ils viennent jusqu'ici chercher un Dragon et même s'ils le faisaient, je doute que ces derniers se laisseraient faire.

Je m'étais déjà dit qu'essayer d'éloigner Charlie d'Émeraude ou même de Storme serait quelque chose de difficile, mais maintenant que Bairim était arrivé, les chances pour que les Dragons acceptent de le quitter définitivement étaient, d'après moi, très minces.

— Et nous n'avons pas trop de Dragons pour peu d'espace. J'avais lu les règlements et nous pourrions même en accueillir un de plus s'il ne dépasse pas les quinze mètres d'envergure, expliquai-je.

— C'est une très bonne idée. Je vais faire ça. Parce que... je doute que les Dragons d'ici acceptent de quitter l'endroit avec Bairim. Il y a quelque chose là-dessous et je dois aussi me rappeler de demander à Charlie plus de détails sur ces rêves, ceux qu'il a faits pendant sa grossesse. Ils peuvent être utiles pour comprendre.

— Peut-être. Écoute, je sais que je n'ai pas d'ordre à te donner et je ne sais pas ce que tu as prévu concernant Bairim, mais je préfèrerais vraiment que personne ne sache ce qu'il est ou ce qu'il peut faire. Si le Monde Sorcier apprend qu'un garçon, fils d'ancien Mangemort, peut parler et peut-être même diriger les Dragons, je ne pense pas que cela serait une bonne chose.

Ne serait-ce déjà qu'avec l'Angleterre, tout Sauveur que pouvait être Harry, j'étais certain qu'ils n'apprécieraient pas une telle chose, ce que je pouvais comprendre parfaitement.

Ne plus en vouloir autant à Geoffroy était relaxant, étrangement. J'étais toujours un peu énervé qu'il l'ait fait et ait même prolongé la punition pour me punir, mais il s'était excusé et je prenais cela très au sérieux, ce qui faisait que je l'avais pardonné, en majeure partie. Je ne doutais cependant pas que le reste viendrait avec le temps.

— Bien sûr que non ! Personne ne doit être au courant, pour ces raisons, mais aussi pour les sorciers curieux du phénomène. Ils pourraient prendre Bairim pour lui faire passer divers test. Je n'en ai parlé à personne, même alors que les autres réserves ont des soucis avec le tempérament de leur Dragons. Et ce depuis que Charlie est enceint et pire, depuis que Bairim est né. Mais cela est encore gérable, donc...

— Très bien, ravi que nous soyons d'accord. Autre chose ?

— Non. Tu peux aller !

Je le saluai et sortis du bureau pour rejoindre Charlie.

POV Charlie

J'étais perdu et je commençai à regretter d'avoir décidé de tout gérer moi-même. J'avais plusieurs feuilles étalées au sol, autour de moi. Une pour la musique, la nourriture, les fleurs, les tenues. J'en avais aussi une avec plusieurs idées d'invitation qu'Harry m'avait donnée. Au départ, j'avais juste pensé à une simple lettre mais... Harry m'avait soufflé que même si le mariage était petit, Lucius serait heureux que les choses soient faites correctement. Et ça me cassais les couilles parce que bordel, je me sentais perdu alors que je n'avais que quelques décisions à prendre.

— Hey, non !

Je retirai la feuille des mains de Bairim. C'était celle avec quelques idées de menu. Je devais aller faire un tour chez un traiteur pour voir ce qu'il pouvait m'offrir comme prix, hors de question que Lucius ou Carlos soient aux fourneaux pour ce jour spécial. Merlin, je n'osai même pas imaginer ce qu'Harry et Draco avaient dû endurer pour leur mariage en grande pompes.

— Papa !

Je souris et pris Bairim contre moi.

— Papa est perdu mon chéri. Alors, tu vas m'aider.

Je lui montrer la feuille pour la musique et dis :

— Montre-moi celle que tu veux.

Il pointa son doigt sur la ligne "classique" et je grimaçai. J'entendis un rire et relevai la tête pour voir Lucius avec une tasse de thé fumante. Il avait déjà fini sa garde ? Je soupirai, comprenant que j'étais là-dessus depuis deux bonnes heures maintenant.

— Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que tu fais quelque chose, on a l'impression qu'un typhon est passé ? sourit-il en caressant ma nuque.

— Je ne sais pas, répondis-je honnêtement. En même temps, je pensai que ça serait facile et rapide. Mais non...

Bairim m'abandonna pour aller dans les bras de Lucius. Il faut dire qu'il était fatigué et sa sieste était proche. Plus que je ne l'imaginai en voyant ses yeux papillonner.

— Ta garde s'est bien passée ? Raconte-moi tout ! Comment vont les Dragons ?

Lucius posa sa tasse sur la table basse et pris Bairim dans ses bras pour le serrer contre lui.

— Elle s'est bien passée, et les Dragons vont aussi bien que d'habitude. Et toi bonhomme, tu t'es bien amusé ? demanda-t-il ensuite à notre fils.

— Vi ! Ai joué avec Papa, puis...

Il s'arrêta et fit voler sa main avant de cacher ses yeux.

— On a volé un peu, puis nous avons joué à cache-cache.

Enfin... Bairim s'était caché derrière le bureau de Geoffroy et j'avais fait semblant de le chercher tout en remplissant cette maudite paperasse. Lucius lui sourit et embrassa sa tempe avant de jeter un œil aux papiers au sol.

— Tu t'en sors ?

— Ai-je l'air de m'en sortir, ris-je. Je vais surement devoir aller en ville déjà, pour marchander. Aucune chance que tout notre argent parte là-dedans !

— On peut s'en tenir au minimum, si tu préfères, dit-il en s'asseyant sur le fauteuil à mes côtés, Bairim toujours accroché à son cou.

— C'est déjà le minimum. Quelques fleurs pour garnir la table, des meubles en locations. De la musique. J'avais opté pour un instrument ensorcelé, mais reste à décider de quel genre de musique. Ensuite, il faut prévoir nos tenues, celles de Bairim. Les alliances, les menus, les boissons, les invitations.

— Tu n'as pas à t'occuper de tout, je sais à quel point ce genre de choses te... Disons que vous ne vous entendez pas très bien. Qu'est-ce qui te pose problème ?

Je ris et l'embrassai, avant de chuchoter contre ses lèvres :

— Je dirais... tout. Je déteste ça, mais je t'aime et je tiens à t'offrir un beau mariage, dans les règles.

Je caressai ensuite sa cuisse et lui montrai Bairim qui s'était endormi. Il retira une mèche de devant son visage et souffla :

— Nous pouvons le faire tous les deux, tu n'as rien à m'offrir. Hormis toi, bien sûr.

Je réfléchis quelques secondes et soufflai :

— Cela ne va-t-il pas t'agacer de devoir préparer avec moi sans pouvoir te rendre à l'extérieur ?

— M'agacer plus que te regarder tout faire ? Probablement pas non.

— Alors s'est d'accord.

Je me laissai aller contre lui quelques minutes et demandai ensuite :

— Qu'elle est ta couleur préférée ?

Je m'étais rendu compte en désirant choisir nos tenues ainsi que nos alliance, que je n'étais même pas au courant de ça.

— Je devrais probablement dire orange, à cause de ça, rit-il doucement en passant sa main dans mes cheveux. Mais c'est le vert. Quant est-il pour toi ?

— Avant, j'aimais le bleu foncé. Mais depuis quelques temps, j'ai une affection pour le vert d'Émeraude. Mais le gris de tes yeux n'est pas mal non plus, ris-je. Ça fait un peu Serpentard.

— Je savais que tu avais une affection toute particulière pour cette maison...

Je pinçai affectueusement sa cuisse puis regardai le sol. Je me levai et regroupai les feuilles avant de les poser sur la table basse. Je tendis ensuite les bras vers Bairim que Lucius me donna et je soufflai :

— Je vais aller le mettre au lit. Après, ça te tente une petite galipette ici ?

— Je me trompe ou tu tiens à essayer toutes les pièces de ce bâtiment ?

— Suis-je démasqué ?

Il se leva et m'embrassa profondément tout en faisant attention à ne pas réveiller Bairim. Son pouce passa sous mon t-shirt et caressa la peau du bas de mon dos tandis qu'il murmurait, un sourire charmeur aux lèvres :

— Va le coucher, et reviens vite.

Je ne me le fis pas dire deux fois et partis rapidement mettre Bairim au lit. Je le bordai et restai malgré tout une minute à ses côtés, aimant le voir si paisible. Il était loin le temps où il pleurait toutes les nuits au lieu de dormir et il était maintenant plus calme dans son sommeil.

Je souris ensuite et quittai la chambre d'un pas pressé, ayant hâte de prendre Lucius, ou me faire prendre au choix. J'aimais les deux positions en ce moment et n'avais aucune préférence. Seulement, une fois au salon, je fus déçu de trouver Moliva et Isaac avec Lucius. Je soupirai discrètement et allai m'installer sur l'accoudoir de Lucius.

— Il est au lit, soufflai-je.

— Bien, répondit-il sur le même ton. Tu as pris le baby phone ?

— Et merde, soupirai-je en me relevant.

Il me retint en se levant et passa un bras autour de moi puis murmura :

— Je m'en occupe, débarrasse-toi d'eux. Ou on va ailleurs parce que j'ai vraiment envie de toi...

Il lécha le lobe de mon oreille et partit. Je frissonnai et attendis une minute, puis prétextai que je devais aller aux toilettes afin de quitter la pièce. Je me rendis dans la bibliothèque et m'appuyai contre une des étagères. Je me souvins alors des livres dans le coffre de Bairim et me promis d'aller demander si je pouvais les dupliquer afin de les emmener ici. Je n'aimais toujours pas l'idée que des personnes... enfin ici plus spécialement des Dragons, puissent parler à mon fils sans que je ne sache ce qui se disait.

Je dus attendre deux trois minutes avant que Lucius ne rentre dans la pièce. Il verrouilla la porte et posa un Silencio dessus. Je me hâtai d'enlever mon haut puis commençai à défaire mes liens quand il posa ses mains sur les miennes et qu'il murmura, tout en les plaçant par dessus ma tête :

— Non.

— Non ? demandai-je en me plaquant à lui.

— Non, répéta-t-il en se reculant juste assez pour que nous soyons vraiment proches mais pas trop pour que nos peaux ne se touchent pas. Tu gardes tes mains loin de ton corps et pour l'instant, tu gardes ton pantalon.

Je clignai des yeux et me pinçai les lèvres, tout en essayant de le coller à nouveau, sans succès.

— Tu plaisantes là ? J'ai envie de toi, pas de temps pour jouer, grognai-je.

— Personne ne vient jamais ici et Bairim va sûrement dormir au moins deux ou trois bonnes heures. Nous avons tout notre temps, au contraire.

— Je dois encore travailler avant le retour de Geoffroy, mentis-je.

Il prit mes poignets dans l'une de ses mains et les maintint au-dessus de sa tête tandis que l'autre prenait l'un de mes tétons entre ses doigts, le faisant rouler et le pinçant.

Je gémis et me mordis la lèvre, et sentis le goût métallique de mon sang.

Un sourire satisfait étira ses lèvres et il relâcha mes bras que je baissai immédiatement. Il fit passer mes mains dans mon dos et les maintint là tout en posant sa bouche sur le téton qu'il venait de taquiner. Sa main alla s'occuper de celui qui avait été délaissé jusque là tandis que sa langue léchait et que ses dents mordillaient l'autre bouton de chair.

— Lucius, plaidai-je.

Mon corps était désormais tendu et il ne demandait qu'à être touché, sucé et vidé.

— Non, souffla-t-il en mordant plus fortement mon téton.

Il recula ensuite légèrement, maintenant mes mains dans mon dos puis ajouta :

— J'ai vraiment envie de prendre mon temps ce soir, te lécher et te mordre partout, te torturer un peu en somme...

Son autre main glissa sur mon ventre jusqu'à ma cuisse puis mes fesses qu'il caressa seulement sans s'approcher de mon membre gorgé de sang.

— Je me vengerai, susurrai-je. Oh que oui, je me vengerai !

— J'espère bien, ça me laissera l'occasion de me venger à mon tour...

Je souris, et tentai de me défaire de sa prise pour le plaquer à son tour contre le mur, mais il dut comprendre car il resserra sa prise sur mes mains et mordit mon téton plus fortement encore.

Et le pire était que j'aimais ça !

OoOoOoOoO

Lucius ayant voulu m'aider, je savais à présent quoi prendre ou acheter. J'étais donc venu en ville sans Bairim toutefois, ne voulant pas qu'il lâche par mégarde une information que Lucius ne devait pas connaître.

Je devais commander les fleurs et Lucius s'était arrêté sur des ornithogalums et des freesias, dans les tons blancs et je devais avouer que je trouvais l'ensemble assez joli, tout en restant simple.

Je devais maintenant voir de quel côté cela allait nous revenir moins cher. Soit du côté sorcier, soit du côté moldu. Avec ma carte liée directement à mon compte de Gringotts, je n'avais plus de soucis et depuis lors, j'aimais aller acheter deux trois trucs quand j'étais de sortie.

La dernière fois, j'avais été acheter des bonbons qui... avaient été dévoré par Lucius, même si ce dernier avait nié en bloc. Il avait à peine regardé et goûté mais le lendemain, il n'y avait plus rien et j'imaginai mal les autres tout manger. Et j'avais remarqué que Lucius n'avait pas mangé grand chose ce jour là, prétextant être occupé en cuisine pour ses gâteaux.

Je fus rapidement devant une enseigne que Draco m'avait donnée, vu que la gérante parlait parfaitement l'anglais. Ils achetaient leur bouquet à cet endroit et en étaient content, Harry et lui. La porte fit teinter une cloche au son délicat et une jolie jeune femme sortit de la réserve, ou ce que je prenais pour la réserve. L'endroit sentait agréablement bon et cela me fit me souvenir de toutes les odeurs que j'avais pu respirer au Terrier.

— Bonjour Monsieur. Puis-je vous aider ?

— Oui, je viens pour un renseignement. Je me marie le 22 septembre et j'aimerais connaître les prix pour quelques décorations de table fait d'ornithogalum et de freesia.

— Nous avons justement des offres pour les mariages contenant les bouquets, les guirlandes, les chemins de table et un petit quelque chose que vous choisissez parmi notre gamme. Nous avons d'ailleurs un catalogue qui décrit toutes nos compositions et offres.

— Oui, ça à l'air intéressant, souris-je.

Elle me rendit mon sourire et sortit un catalogue de sous le comptoir. Je me rendis compte qu'en effet, elle faisait de jolies choses et les prix étaient raisonnables. Je n'avais même pas envie d'aller voir ailleurs.

Je choisis les guirlandes, deux bouquets pour la décoration, et les décorations de tables.

Elle me proposa la location de quelques plantes pour enjoliver encore plus la décoration et j'acceptai. Parce que... je voulais que ce jour soit parfait pour Lucius. Il s'était déjà marié avec plus de moyen mais je voulais que ce soit notre mariage qui lui vienne à l'esprit et pas l'autre, même si j'avais du respect pour sa défunte femme.

— Souhaitez-vous que je vous montre les bouquets pour la mariée ?

— Non, ce ne sera pas nécessaire, ris-je. Je me marie avec un homme.

— Oh ! Et bien dans ce cas, nous avons une gamme de boutonnières si cela vous intéresse.

— Oui, pourquoi pas.

Elle sourit et quitta le magasin pour revenir avec un autre catalogue.

Je ne savais pas si nous allions ou non porter des boutonnières, ni même si nous allions nous habiller d'une robe de sorcier ou d'un costume, mais je décidai de prendre deux boutonnières au cas où malgré tout. La question de la tenue n'étant pas encore venue sur le tapis... et il serait peut-être temps d'en parler.

Je restai encore une petite demi-heure, histoire de convenir que je vienne chercher moi-même la commande le matin même du mariage et je versais un acompte, la vendeuse ayant refusé le paiement complet, au cas où, dit-elle.

J'acquiesçai et sortis de là le sourire aux lèvres. Je cherchai ensuite une ruelle à l'écart et une fois trouvée, je transplanai sur l'allée marchande côté sorcier. Je me hâtai d'aller dans la bijouterie que j'avais déjà vue plusieurs fois et entrai.

Un homme bien habillé vint de suite à ma rencontre et me demanda ce qu'il pouvait faire pour moi.

— Je viens pour deux alliances ainsi qu'une bague de fiançailles. J'ai déjà une petite idée pour les alliances à vrai dire.

J'en avais rêvé deux nuits précédentes et espérais que je pourrais trouver mon bonheur.

— Je vous écoute.

— J'aimerais une sorte de chevalière ancienne... avec deux lettres gravées en grand et une inscription plus petite autour. De l'or vieillit ou autre chose. Je ne m'y connais pas plus que ça en faite.

Il m'invita à le suivre puis sortit plusieurs chevalières vierges de différentes tailles et coloris.

— Nous pouvons ensuite faire graver ce que vous souhaiterez et nous pouvons également ensorceler les bijoux avec le sort de votre choix selon notre sélection.

— Des sorts ? De quel type ?

Mes yeux se posèrent sur un des modèles, presque identique à ce que j'avais pensé et je souris, heureux d'avoir trouvé aussi rapidement.

— Un sort de localisation sur l'autre bague, ou un pour savoir si l'autre est en danger, ou encore un autre pour connaitre ses émotions et ou ses pensées.

J'hésitai sur le sort de localisation ou sur celui prévenant du danger.

— Je prendrais deux bagues de ce modèle, avec le sort pour connaître si l'autre est en danger. En ce qui concerne les gravures, un W et M en grand formant et l'inscription "Dragostea mea pe vecie".

— Très bien. Pour quand les voulez-vous ? Cela devrait prendre entre deux et trois semaines mais si vous êtes pressé, nous pouvons accélérer le processus. Cela vous coûtera évidemment un peu plus cher...

— Nous nous marions le 22 septembre, répondis-je. Donc, je préfère opter pour la version accélérée.

— Bien, me dit-il avec un sourire, vous cherchiez également une bague de fiançailles si je ne m'abuse ?

— Oui, mais là je n'ai pas d'idée. Mon compagnon a un caractère fort, mais il évolue et change, devenant meilleur. Il aime la couleur verte.

— Quel matériau préférez-vous ? Or blanc, or jaune, argent ?

— Or blanc ou argent, mais pas d'or jaune. Un peu comme celle-ci, fis-je en montrant ma bague.

Il posa le bout de sa baguette contre puis dit :

— Hm, or blanc 18 carats et émeraudes.

Il m'invita ensuite à le suivre près d'une autre vitrine et il sortit deux présentoirs qu'il plaça devant moi, m'indiquant que l'une des bagues était en argent et l'autre en or blanc de 14 ou 18 carats.

— Les bagues en argent sont les plus abordables, comme vous pouvez le constater. Si aucune de celles-ci ne vous plaît, nous pouvons en faire une sur demande mais cela prendra du temps.

— Je ne sais pas trop, soufflai-je embêté. Aucune de celles-là ne me plaît, mais comme dit plus tôt, je n'ai aucune idée en tête. Est-ce là tout ce que vous avez ?

— Notre joailler nous a fourni quelques nouvelles pièces récemment, je vais vous les chercher.

Il revint quelques minutes plus tard, toujours avec cette allure de balai dans le cul et me montra quelques modèles. Je souris, et montrai celui tout à gauche.

— J'aime assez celui-là. Combien coûte-t-il ?

— 60 gallions.

— C'est bon, je la prends.

Cette bague était juste parfaite pour Lucius.

— Niveau gravure, y a-t-il une limite pour le nombre de caractères ?

— Tant que l'inscription rentre sur le contour de la bague. Que voudriez-vous faire graver ?

— "La vie peut surprendre et mon cœur t'a choisi"

— Nous nous débrouillerons. Cela vous fera 65 gallions.

— Sans problème. Et combien pour les deux alliances plus la gravure ?

— 150 gallions. Ce qui vous fera un total de 215 gallions. Plus le supplément pour que tout soit prêt dans une semaine... 250 gallions.

C'était cher, mais au moins, j'avais trouvé quelques chose qui me plaisait et qui je l'espérais, plairait à Lucius. Je payai immédiatement et convins d'une date pour le retrait. Je décidai, avant de rentrer, de faire quelques courses rapides, Bairim mangeant de plus en plus de fruit en collation.

Je jetai mon dévolu sur le côté moldu, et une fois sur place, dans un grand magasin avec des étagères à pertes de vue, je fis un peu le tour. Je passai dans le rayon des laits et vis quelque chose qui attira mon regard.

— Oh...

J'en pris plusieurs, heureux et me disant que cela serait bien pratique. Je me léchai même les lèvres d'avance et allai directement aux caisses pour payer. Je soupirai ensuite et trouvai une cachette afin de tout réduire pour plus de facilité. Je fermai les yeux et rentrai à la maison, le cœur allégé d'avoir trouvé les bagues.


Nous espérons que vingtième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p

Sachez également que nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions et à chacune de vos reviews. *clin d'œil*

Abby and Jes