Auteur : Abby and Jes

Titre : Bairim

Couple : Lucius/Charlie

Genre : Romance/Drame

Rated : M

Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR*. Geoffroy, Joaquim, Moliva, Johanna, Sven, Carlos, Hulrick, Isaac, Abigail, Yanis et Bairim sont des personnages inventés par nous. Pas de panique, ce ne sont que des personnages secondaires.

Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Lucius, et Jes dans celle de Charlie.

Statut : Finie à l'écriture.

Résumé : La vie n'a jamais été simple pour Charlie, encore moins depuis que Lucius Malfoy a été assigné sous sa garde. Mais ce qu'il ne savait pas, c'était que sa vie allait devenir encore plus compliquée. Et elle allait changer, irrémédiablement. Tout comme celle de Lucius.

Note des auteurs : voir chapitre 18


Partie II

Bairim

Chapitre 22

Attention : ce chapitre n'a pas été corrigé par une bêta. Il sera prochainement remplacé par la version corrigée.

POV Lucius

— Que l'on apporte les alliances, demanda le maître de cérémonie après avoir parlé pendant quelques minutes.

Je ne savais pas vraiment ce qu'il avait dit, mon regard étant plongé dans celui de Charlie depuis le début. Toute la tension que j'avais accumulée depuis mon réveil s'était évaporée quand j'avais croisé ses orbes brunes. Il allait dire oui, je le voyais dans ses yeux, et aucune catastrophe n'était pour l'instant survenue. Je me détournai une seconde et souris en voyant Bairim habillé d'un petit costume blanc et vert s'avancer vers nous, un petit coussin entre ses mains. Il avait un immense sourire sur le visage et nous pouvions tous voir à quel point il était fier, probablement de nous montrer comme il marchait bien et était beau. Il arriva à nos côtés et nous présenta le coussin sur lequel étaient posées les alliances que je voyais pour la première fois et trouvai magnifiques. Mon pouce caressa ma bague de fiançailles à mon annulaire droit et je me retins difficilement de sourire plus encore.

Merlin, j'allais épouser Charlie, pour de vrai. Après toutes ces années, toutes les épreuves que nous avions traversées, nous allions nous marier.

Nous primes chacun la bague supposée être celle de l'autre et je la caressai discrètement entre mes doigts. Je passai ma main dans les cheveux de Bairim tandis que Charlie se baissait pour l'embrasser sur la tempe et nous le remerciâmes tous les deux avant qu'il ne rejoigne son parrain. Nous avions réalisé le matin même, grâce au maître de cérémonie, que nous n'avions pas encore choisi de témoins. Je m'étais intérieurement traité d'idiot d'avoir oublié un détail aussi important et m'étais immédiatement tourné vers Draco qui avait été ravi d'accepter tandis que Charlie avait demandé à Ron qui avait également accepté avec plaisir. J'échangeai un sourire avec mon premier fils puis replongeai mes yeux dans ceux de mon très bientôt mari. Nous étions vêtu de la même manière et portions tous deux un costume blanc avec des broderies verte émeraude au bout des manches et une chemise de la même couleur. Le tout surmonté d'une robe de cérémonie blanche couverte de broderies vertes et de petites émeraudes. J'étais certain que ça avait dû coûter une fortune mais je m'en fichais actuellement, surtout que Charlie était tout bonnement magnifique ainsi vêtu. Je lui attrapai la main et la serrai doucement, liant nos doigts.

— Lucius Malfoy, souhaitez-vous prendre pour époux Charlie Weasley ici présent et vous lier magiquement à lui jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

Charlie sourit et me fit un clin d'œil.

— Oui, répondis-je en lui souriant également, que la magie nous lie à jamais.

Charlie prit ma main gauche et fit glisser la bague le long de mon annulaire gauche.

— Charlie Weasley, souhaitez-vous prendre pour époux Lucius Malfoy ici présent et vous lier magiquement à lui jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

Il me regarda intensément, puis se lécha les lèvres et répondit enfin,

— A jamais, j'accepte de me lier à lui et sa magie.

— Pour que cela fonctionne, lui souffla discrètement le maître de cérémonie, vous devez dire les mots appropriés.

Je me retins de sourire et de répliquer que Charlie n'était de toute façon pas du genre à suivre les règles.

— Oui, que la magie nous lie à jamais, souffla-t-il en me pénétrant de son regard.

J'attrapai sa main et me mordis la lèvre inférieure tout en faisant passer l'anneau à son doigt. Le maître de cérémonie prit ensuite un ruban qu'il enroula magiquement autour de mon poignet ainsi que de celui de Charlie, puis posa sa baguette dessus et récita une incantation. Je sentis un courant d'air chaud me traverser et je me sentis incroyablement bien pendant plusieurs secondes. Le maître termina son incantation et le ruban se désintégra.

— Bien. Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare donc liés par les liens sacrés du mariage sorcier et de la magie de notre monde.

Je fis un pas vers Charlie tandis qu'il en faisait un vers moi puis je posai mes mains sur ses joues et collai ma bouche contre la sienne pour l'embrasser. Je savais qu'il serait préférable que le baiser ne dure pas plus de quelques secondes mais je ne pouvais tout simplement pas me décoller de ses lèvres. Nous étions mariés, liés à jamais par la magie et notre amour. Salazar, je n'avais jamais été aussi heureux, ni à la naissance de Draco, ni à celle de Bairim. Je léchai ses lèvres et ma langue les franchis rapidement pour rejoindre sa compagne. Mes mains descendirent sur son cou tandis que les siennes agrippaient mes hanches. Je sentis quelque chose heurter nos jambes et je me séparai de lui pour baisser la tête et voir Bairim nous regarder de ses grands yeux verts. Je pris mon fils dans mes bras et réalisai rapidement que tout le monde riait plus ou moins discrètement ou souriait grandement.

— Hey p'tit bonhomme, souffla Charlie. Toi aussi, tu veux un bisou ?

Il passa l'un de ses bras autour du cou de son père et l'autre autour du mien puis nous attira contre lui et rit :

— Vi ! Mais pas sur bouche !

Je ris et embrassai sa joue tandis que Charlie en faisant de même sur l'autre.

— Voilà une bonne chose de faite, s'exclama Charlie. Maintenant, que la fête commence !

Le maître de cérémonie lança un regard étrange à Charlie puis rejoignit Geoffroy tandis que les invités rejoignaient la tente des festivités. Molly vint cependant serrer son fils contre elle, puis m'attirera également dans ses bras avant de nous prendre Bairim et de l'emmener avec elle. Nous allâmes également dans la tente et je remarquai que les instruments ensorcelés avaient déjà commencé à jouer. Bien. Tous vinrent nous féliciter et Ron dit :

— Bienvenue dans le clan Weasley Lucius. Et toi, fit-il en pointant Charlie du doigt, tu as très bien choisis !

Il lui fit un clin d'œil et ajouta :

— Félicitation à vous deux !

Je retins la grimace qui avait menacé de déformer mes traits et lui souris. J'aimais Charlie, et les Weasley n'étaient pas aussi infernaux et infréquentables que mon père avait voulu me le faire croire, même Arthur n'était pas si détestable que cela. Mais de là à devenir un Weasley... j'avais juste beaucoup de mal à me faire à l'idée. Je supposais que je n'aurais qu'à me répéter un peu tous les jours que j'étais à présent Lucius... Weasley, et tout irait bien. Merlin, il m'aurait tué mais j'aurais tout de même voulu voir la tête de mon père à ce moment précis. Draco était un Potter, j'étais un Weasley, les Malfoy venaient définitivement de s'éteindre. Parce que oui, notre nom complet, à Charlie, Bairim et moi était à présent Weasley-Malfoy mais je savais parfaitement que les gens allaient s'arrêter au premier nom de famille. Alors voilà, j'étais un Weasley. Je me mordis la lèvre et cherchai mes fils des yeux, Salazar, je n'allais pas m'y faire. Je les vis un peu plus loin, Draco discutant avec Harry et Bairim racontant avec enthousiasme quelque chose à Molly qui l'écoutait attentivement, jetant néanmoins un regard à l'un de ses jumeaux une fois de temps en temps. J'avais bien remarqué qu'il y avait quelque chose d'étrange entre eux mais ce n'était pas mes affaires. N'est-ce pas ? Parce que d'accord, j'étais un... Weasley, mais ça ne me rendait pas responsable de toute la famille. Hm.

— Je suis censé me préoccuper de ta famille ? demandai-je discrètement à Charlie quand Ron partit.

— Pardon ?

— Est-ce que je dois... Leurs affaires ne sont pas devenues les miennes juste parce que nous sommes mariés, si ?

Il sembla réfléchir et me répondit :

— Tu viens de te lier à moi pour la vie, et ma famille, après toi et Bairim, est tout ce que j'aie de plus chère. Libre à toi de comprendre ce que j'attends de toi. Je vais me soucier de Draco, et c'est même déjà le cas.

— Oui je sais, et je me soucis de ta famille, mais il y a une différence entre se soucier d'eux et se mêler de leurs affaires. Mon père ne se mêlait pas de ce que la famille de ma mère pouvait faire ou de leurs disputes, pas tant que ça n'entachait pas sa réputation. Et je ne sais juste pas si toi et ta famille vous sentiriez offensé que je me mêle de cela ou le contraire.

— Si tu juges que te mêler de certaines peut les améliorer, alors fait ce que tu juges le mieux. Moi, je ne me gênerais pas pour m'en mêler, si Draco et toi êtes dans ce genre de situation. Je suis ton mari, et... j'aime ce mot, termina-t-il en m'embrassant.

Je l'embrassai en retour puis soufflai contre ses lèvres :

— D'accord.

Ce n'était pas vraiment une réponse, mais j'allais m'en contenter.

— Sinon, sais-tu ce que j'ai envie de faire subir à ton corps, là tout de suite ?

— J'en ai une vague idée oui, répondis-je en l'attirant contre moi. Crois-tu qu'ils le remarqueront si on s'éclipse un moment ?

Il se mit à rire comme un fou et souffla, au creux de mon oreille, difficilement :

— Je parlais de la torture en te menant à la piste de danse.

Je pris sa lèvre inférieure entre mes dents et tirai légèrement dessus puis la relâchai avant de le tirer à ma suite jusqu'à la piste de dance. Je me mis face à lui et pris l'une de ses mains dans la mienne puis posai mes doigts sur sa hanche. Il l'enleva et la posa sur son épaule avant de poser lui même sa main sur ma hanche. Je haussai un sourcil et attrapai sa main pour la poser sur mon épaule, reprenant sa hanche entre mes doigts.

— Tu le fais exprès ? demanda-t-il en retirant une fois de plus ma main pour la poser sur son épaule, plaçant ensuite la sienne sur ma hanche qu'il serra, tout en me rapprochant de lui.

Il picora mes lèvres, avant de mordiller celle inférieure et de souffler :

— M'accorderiez-vous cette danse ?

Bon, il voulait mener. D'accord, je pouvais le laisser faire après tout, pourquoi pas ?

— Je prends ton nom de famille, tu pourrais au moins me laisser ça, répliquai-je contre ses lèvres. Mais soit.

— J'ai déjà joué la femme en accouchant, tu pourrais accepter ça sans râler, non ?

— Toujours aussi insupportable à ce que je vois, rétorquai-je avec un sourire amusé.

— Toujours, souffla-t-il. Mais je peux facilement te rendre le compliment.

Je posai ma bouche contre la sienne et mordis sa lèvre pour me venger gentiment.

— Je te laisse faire dans ce cas.

En y réfléchissant bien, je n'avais jamais vu Charlie danser et j'étais plutôt intrigué.

— Merci, fit-il avant de m'embrasser et de commencer à bouger.

Il me marcha rapidement sur les pieds. Je le laissai faire une première fois ainsi qu'une seconde mais me reculai avant qu'il ne puisse recommencer.

— Charlie, tu... sais danser n'est-ce pas ?

— Oui... et non. Nous dansons, donc je dirais oui. Maintenant, est-ce que je le fais bien, indéniablement non.

— Indéniablement, acquiesçai-je, véritablement amusé.

— Suis-je si peu doué ?

— Je ne vais pas répondre à cette question, fis-je en prenant sa main sur ma hanche et en la plaçant sur mon épaule.

Je reposai ma main sur sa hanche puis nous commençâmes à danser, doucement. Il posa rapidement sa tête sur mon épaule et murmura quelques secondes plus tard :

— Regarde Bairim, il dévore la table de buffet des yeux.

Je lui jetai un coup d'œil et remarquai que Charlie avait raison.

— Tes parents vont vraiment finir par croire qu'on ne le nourrit pas, ris-je en embrassant son front.

— Oh, je ne pense pas. Sinon, avec Ron et Percy, ils auraient été qualifiés d'horribles parents. Ils regardaient tout deux la nourriture comme s'ils n'avaient jamais été nourris.

— Ron le fait toujours, de ce que j'en vois.

— Oui, j'admets. Par contre, que ressens-tu par rapport à... Non, oublie, chuchota-t-il l'air mal à l'aise.

— Non je t'écoute. Par rapport à... ?

— Non, rien, laisse tomber.

— Charlie, dis-moi s'il te plait.

— Je me demandai comment tu te sentais par rapport à ta... la mère de Draco.

Dire que j'étais surpris par cette question était un doux euphémisme.

— Dans quel sens ? demandai-je en fronçant les sourcils.

— Vous étiez marié... même s'il n'y avait pas d'amour, vous avez vécu ensemble longtemps. Et nous venons de nous marier.

— Ce n'est pas la même chose. Nous étions mariés, c'est vrai, mais ce que nous avions n'a rien à voir avec ce que je partage avec toi. Elle a été ma meilleure amie pendant de nombreuses années et notre mariage a toujours été plus administratif qu'autre chose. En réalité, je considère ce qu'elle et moi avions comme une alliance, mais toi et moi, nous sommes mariés. Et je t'aime.

— Bonne réponse, tu auras donc le droit à une bonne pipe quand tu le voudras, fit-il ave un regard lubrique.

— Quand je veux ? lui demandai-je en me mordant la lèvre.

— Pourquoi cette question ? me questionna-t-il tout en me marchant une fois de plus sur les pieds.

— Pour en être certain, répondis-je en pinçant la peau de sa hanche. Et arrête de me marcher sur les pieds.

— Je ne le fais pas exprès !

— J'espère bien ! Mais tu le fais quand même...

Il grogna et je l'embrassai, heureux.

POV Charlie

La danse une fois finie, Lucius et moi étions partis nous asseoir et depuis, je discutais avec ma famille de tout et de rien, mais surtout en me remémorant de bons souvenirs d'enfance. Ron avait d'ailleurs été surpris d'apprendre que je l'avais un jour abandonné en haut d'un arbre, car il avait oublié. Et maintenant, je voyais Fred boire verre d'alcool sur verre d'alcool. J'imaginai Bairim à la place et j'eus mal au cœur. Je voyais bien maman tenter de capter son regard, mais je comprenais aussi qu'elle veuille le laisser tranquille. Et George lui semblait juste abattu. Il fallait dire que c'était rare quand l'un faisait la tête et l'autre non.

— Papa, tu danses avec moi ? fit soudain Rose.

Ron ne répondit pas mais la prit dans ses bras pour aller sur la piste de danse. Je jetai un regard à Hermione, qui souriait et lui demandai :

— Pas de deuxième en vue ?

— Peut-être, répondit-elle de façon énigmatique.

— Elle est mignonne en tous cas et je n'aurais jamais cru dire ça un jour envers un enfant avant Bairim.

— Je me souviens de Pivoine en effet...

— Ron te l'a dit ? rougis-je.

— Oui, il me l'a dit.

— Désolé pour ça, soufflai-je avant de vider mon verre de vin.

Hulrick se leva et demanda à Moliva si elle voulait danser. Je souris, et fus heureux de les voir ensuite évoluer sur la piste, collé-serré. Papa invita maman, puis Isaac se leva. Seulement, au lieu d'aller vers Abigail, il se posa près de moi.

— Tu danses avec moi ? me demanda-t-il, un immense sourire aux lèvres.

— Je ne préfère pas, je vais te réduire les pieds en miettes sinon, ris-je.

— On s'en fiche, viens ! Je vais t'apprendre si tu veux.

— Okay.

Je me levai et nous allâmes sur la piste.

— Bon, qui prend qui ? demandai-je.

— Tu viens de te marier Charlie, ce ne serait pas raisonnable.

— Oh ! Tu sais de quoi je parle, rétorquai-je. Bon, je mène alors.

Je plaçai ma main sur sa hanche et pris sa main dans la mienne, puis bougeai. Je ne fus pas long à lui marcher sur le pied droit et je grimaçai.

— Je te l'avais dit, soupirai-je en me reculant.

— C'est parce que tu t'y prends mal. D'abord, si tu ne sais pas danser, tu ne mènes pas.

Il posa sa main sur ma hanche et mis la mienne sur son épaule.

— Ensuite, tu ne regardes tes pieds sous aucun prétexte et tu me laisses faire.

Je fis ce qu'il me dit et loupai encore deux trois pas avant de prendre le mouvement, sans plus lui marcher sur les pieds.

— Oh, ce n'est pas si dur, murmurai-je content de moi.

— C'est parce que je suis bon professeur sucre d'orge, voilà tout.

— Oh, ne t'ai-je pas déjà dit de ne pas m'appeler ainsi en public ? plaisantai-je.

Je ne m'étais donc pas attendu à entendre venant de derrière :

— Je dérange peut-être ?

Je sursautai et me retournai, pour voir Lucius.

— Non, Isaac me donnait un cours de danse.

— Ah oui ?

— Oui, tu veux qu'on le mette en pratique, proposai-je.

— Bien sûr.

— Désolé, fis-je en me détachant d'Isaac, mon mari me réclame.

— Hm, tu n'es pas le premier à me faire le coup, dit-il dramatiquement. J'essaierai de m'en remettre...

— Invite Abi ou Johanna.

Mais je vis rapidement que Johanna dansait avec Geoffroy.

— Enfin, débrouille-toi. Au pire, invite George.

Je me tournai et posai la main sur l'épaule de Lucius, tout en me collant complètement à lui.

— Je te manquais déjà amour ?

— Oui. Je m'ennuis sans toi, souffla-t-il à mon oreille.

Je souris en embrassant son cou avant de lâcher sa main et d'entourer sa nuque. Il posa ses deux mains sur mes hanches et m'attira tout contre lui. Il rit doucement puis dit :

— Regarde, Bairim danse avec Rose.

Je me tournai et ris en les voyants en train d'imiter les grands. Je vis aussi qu'Isaac avait été inviter George et que ce dernier avait accepté.

— Encore heureux que je ne lui ai pas dit de se jeter de la falaise, murmurai-je amusé.

— Question de point de vue, plaisanta-t-il.

— Oh, ne fais pas ton jaloux, veux-tu. C'est un collègue et un ami, rien de plus.

Je me remis tout contre lui et regardai ceux qui comptaient tous pour moi, parler ou danser, voir manger en ce qui concernait Ron, ou boire pour Fred.

— Je ne pense pas parler un jour avec Bairim de ma période où j'ai voulu le tuer. Et je ne sais même pas si je lui dirais un jour qu'il n'était pas désiré de mon côté.

— Je pense qu'il est préférable de ne rien lui dire pour la première partie, souffla-t-il après quelques secondes. Quant au reste, c'est à toi de voir. Je ne sais pas si cela changera grand chose pour lui, de ne pas savoir j'entends.

— Fred le prend très mal, je n'ai pas envie que Bairim cesse de nous parler ou nous voir.

Je ne dis pas qu'avec son passé de Mangemort, il y avait aussi des risques. Parce qu'une fois à Poudlard, Bairim allait connaître le passé et le rôle que Lucius avait dans la guerre. Et toute la gentillesse et l'amour de Lucius n'allait peut-être pas suffire.

— Tu as raison. Ce serait mieux qu'il puisse rester en bons termes avec au moins l'un d'entre nous.

Je le serrais plus fortement et chuchotai :

— Nous ferons tout pour qu'il le fasse avec nous deux. D'accord ?

— D'accord, acquiesça-t-il avant de poser ses lèvres sur les miennes délicatement. Je pensais vraiment que ça passerait..., souffla-t-il ensuite.

— Passerait ? demandai-je.

— L'envie de te toucher et de t'embrasser tout le temps. Pas que je m'en plaigne, sois-en sûr.

— Je te comprends, j'ai cru ça aussi au début, alors que c'est le contraire.

Je mordis son lobe d'oreille et léchai ensuite son cou, avant de cesser, voyant le regard de Ginny, dansant avec Carlos, posé sur nous.

Lucius embrassa mon cou puis le mordilla, murmurant ensuite :

— Pourquoi tu t'arrêtes ?

— Ma petite sœur nous regarde.

— Pourquoi ?

— Je n'en sais rien. Mais une chose est sûr, je n'ai pas envie de me comporter comme ça devant elle, articulai-je difficilement.

Ce salaud était en train de suçoter la peau de mon cou.

— Comme quoi ? demanda-t-il innocemment.

Il écarta les pans de ma robe de sorcier et passa ses pouces sous ma chemise afin de caresser la peau de mes flancs. Il commença ensuite à mordre la peau de mon cou, alternant avec des coups de langues.

— Lucius, susurrai-je. S'il te... Oh...

Il venait de se coller à ma cuisse et je pus sentir son érection.

— Tu disais ? fit-il en collant sa propre cuisse entre mes jambes.

Je gémis et enfouis la tête dans le creux de son cou, tout en bougeant légèrement des hanches. Il grogna et me mordit plus fortement avant de passer sa langue sur la marque qu'il devait avoir fait avec ses dents. Je me frottai à lui, discrètement vu qu'avec nos tenues, les gens ne voyaient pas spécialement ce qu'il se passait entre nous. Lucius gémit et je souris, tout en glissant au creux de son oreille :

— Alors ?

— Alors quoi ? grogna-t-il en enfonçant ses ongles dans la peau de mes hanches.

— Prêt à aller jusqu'au bout ou tu m'allumes ?

— Ce n'est pas moi l'allumeur entre nous. Et c'est toi qui as commencé.

— Non, menteur, mais je m'en fous.

J'accentuai le frottement et demandai ensuite :

— Dis-moi que tu as ta baguette sur toi.

— Pourquoi ? demanda-t-il avant de gémir.

— Pour le sort de nettoyage, réussis-je à dire avant de passer les mains sur ses fesses, à l'abri des regards.

— Oui, dit-il en accentuant le contact et en glissant l'une de ses mains sous mon pantalon pour aller caresser mes fesses.

— Lucius, le réprimandai-je tout bas.

— Quoi ?

— Ne va pas trop loin, non plus. On est sur une piste de danse, avec ma famille et nos amis tout autour de nous.

— C'est toi qui as parlé de sort de nettoyage, ils ne me voient pas faire plus que toi. Et... je vois difficilement comment on pourrait aller plus loin que ça, de toute façon.

Il mordit une nouvelle fois mon cou puis murmura :

— Tu sens vraiment trop bon...

— Toi aussi, répondis-je en me collant encore plus à lui si c'était possible.

Nous nous frottâmes comme ça quelques minutes avant que je ne me vide, sans même me toucher, juste en sentant ses mains palper mes fesses. Je le sentis ensuite trembler contre moi et sus qu'il venait aussi de mouiller son pantalon. Je continuai malgré tout de danser et délicatement, cherchai sa baguette. Quand je la trouvai, je la pris en main et essayant de ne pas nous faire voir, je murmurai un sort de nettoyage à Lucius puis sur moi.

— C'est bon ?

— C'était très bon oui, sourit-il avant de m'embrasser doucement.

Il récupéra sa baguette discrètement et la rangea.

— On remet ça quand tu veux, mais pas tout de suite, plaisantai-je.

— Ah non ? Je suis déçu, répondit-il sur le même ton.

— Idiot, ris-je.

Je me séparai ensuite de lui et vis, attendri, Bairim endormi sur une chaise, la main de Fleur sur lui afin qu'il ne tombe pas. J'allai m'asseoir près d'elle et dis :

— C'est bon, je vais te remplacer, merci.

— Je t'en prie, répondit-elle avec un sourire avant de se lever et de rejoindre Bill.

Je m'assis plus confortablement et pris délicatement Bairim dans mes bras. Il marmonna quelque chose que je compris comme "Storme" et je souris, alors que Lucius revenait avec deux assiettes.

— Merci, j'avais faim !

— Je m'en doutais, rit-il en s'asseyant à mes côtés.

Je mangeai rapidement, tout en discutant de tout et de rien avec Bill qui nous avait rejoints avec Victoire, Fleur discutant avec Hermione. Je jetai un regard à Isaac qui était en grande discussion avec George, assis près de Fred qui buvait encore. Combien avait-il bu de verre depuis le début de soirée ?

Je n'en savais rien, mais j'espérais qu'il n'allait pas faire d'esclandre. Par contre, Hulrick et Moliva étaient hors de vue et cela ne signifiait qu'une chose. Je souris comme un idiot, mais ce dernier se fana quand je me rendis compte que Ginny était devant le buffet des boissons, toujours en compagnie de Carlos. Abigail, elle, parlaient avec Geoffroy et Johanna.

OoOoOoOoO

Je passai désormais la main dans les cheveux de Bairim tout en caressant la cuisse de Lucius, en grande discussion avec papa. Je n'écoutais même pas ce qu'ils disaient, parce que je savais déjà que c'était barbant. Maman revint avec une part de gâteaux, que nous avions coupés il y a quelques minutes.

— C'est la deuxième fois que tu en reprends, je suis content que tu l'apprécie.

— Il est très bon, se justifia-t-elle en rougissant légèrement.

Elle commença à le manger et je fermai les yeux quelques secondes, mais je les rouvris quand j'entendis Fred :

— Maman tu... tu viendrais danser avec moi ?

Elle sembla surprise par la demande, mais s'empressa d'accepter. Je les vis se rendre sur la piste et commencer à danser. Ils se mirent à discuter et maman sembla émue au delà des mots. Je fus contente pour elle, mais quand mon frère se mit à pleurer contre elle, j'eus l'envie d'aller le consoler, transposant une fois de plus Bairim à sa situation.

Mais je restai là, à les regarder, sachant que ce moment ne leur appartenait qu'à eux seuls. Je jetai ensuite un coup d'œil à George qui souriait de toutes ses dents. Il chuchota ensuite quelques choses à Isaac, toujours à ses côtés et ce dernier acquiesça avant de se lever et d'aller sur la piste.

Une fraction de seconde, mon imagination les imagina tous les trois dans un lit et je ne sus pas quoi en penser. Cette vision aurait dû me dégoûter, premièrement car Fred et George étaient mes frères, mais ensuite, la position vue était des plus explicite. Ron revint à ce moment, étant certainement partis aux toilettes avec Rose et la vue de maman et Fred le fit sourire. Il prit place devant moi et sans gêne, mangea le gâteau de maman.

— Ron, il y a un buffet là-bas, montrai-je ledit buffet en riant.

— Vous avez abandonné un morceau de gâteau totalement délicieux ici, je ne vois pas pourquoi j'aurais dû aller jusque là-bas.

— C'est la part de maman, fit Bill.

Ron s'arrêta de manger et s'excusa, tout en rougissant. Il se leva et alla se chercher une part, ainsi qu'une coupe de champagne.

— Sinon, ça va toujours au boulot ?

— Hm, fit-il un peu mal à l'aise. Ça va oui.

Je fronçai les sourcils et insistai :

— Si tu as des soucis, parles-en, ça soulage et ça peut aider. Est-ce que tu as comme Harry, tu veux changer de travail ?

Il jeta un regard rapide à Lucius puis répondit :

— Ne t'en fais pas pour ça. Et sinon Bill, tout va bien chez Gringotts ? J'ai appris qu'il y avait eu un incident à la succursale de France.

— Ne change pas de sujet, fis-je avant que Bill ne réponde.

— Ce n'est pas le moment de parler de ça, articula-t-il en se retenant visiblement pour jeter un autre coup d'œil à Lucius, en vain.

— C'est quoi le problème ? demandai-je plus énervé. Est-ce en rapport avec Lucius ?

— Bon sang Charlie, arrête ! Je t'en parlerai demain.

Je laissai tomber et me calai contre la chaise. Bill en profita pour répondre et Rose vint demander à Ron de la prendre sur ses genoux. Il ne lui fallut pas plus de dix minutes pour s'endormir elle aussi.

— Je vais aller mettre Bairim au lit, soufflai-je.

— Laisse je vais y aller, me dit Draco en tendant les bras pour me le prendre.

Je lui donnai Bairim et sans attendre, attirai Lucius sur mes genoux. Il râla sans toutefois se retirer :

— Je sais tenir tout seul sur une chaise tu sais...

— Je sais, mais elle te touche les fesses et je trouve ça inadmissible.

Il rit doucement et secoua la tête, prenant ensuite ma main gauche dans les siennes et passant son doigt sur l'alliance.

— Elle te plaît, au fait ?

— Très, tu as décidemment très bon gout.

— J'avais peur que tu n'aimes pas. Tu as vu les inscriptions ? J'ai pensé que c'était une bonne idée, chuchotai-je en passant le doigt dessus.

— Tu as bien pensé, acquiesça-t-il en posant ses lèvres sur ma joue.

Maman revint s'installer près de nous alors que Fred allait se chercher quelque chose à boire.

— Hey, Fred !

Il vint me rejoindre et me demanda :

— Quoi ?

— Tu sais ramener une bouteille de champagne et quelques coupes ?

— Et bien... oui bien sûr j'y vais.

Il repartit et revint avec ce que je lui avais demandé.

— Qui en veut ? demandai-je.

Tout le monde acquiesça et je servis les coupes avec l'aide de Lucius. Je portai ensuite un toast une énième fois à ce jour et bus mon verre presque d'une traite avant de m'en resservir.

POV Lucius

Je me réveillai en entendant les appels de Bairim et ouvris les yeux. Je les posai sur Charlie qui était toujours endormi, la bouche entrouverte et le visage serein. Je secouai la tête en me levant et en repensant à la veille. Nous nous étions mariés et ça avait été parfait mais Charlie n'avait rien trouvé de mieux à faire que boire, boire et boire encore. Si bien qu'à part notre incartade sur la piste de danse, nous n'avions rien fait d'autre. Je pris mon fils dans mes bras tout en finissant d'enfiler ma chemise puis jetai un coup d'œil à l'horloge et fus surpris de constater qu'il était près de midi. Je partis en cuisine pour lui préparer un biberon de lait puis je rejoignis le salon mais fis demi-tour en avisant Isaac et les jumeaux Weasley en train de se rhabiller. Je refermai la porte discrètement puis regagnai ma chambre, un Bairim buvant avidement dans les bras. Je pris comme mémo de demander à Isaac de nettoyer le salon avant d'y retourner et d'y emmener Bairim. Je le posai sur notre lit et il alla se coller contre son père, heureusement vêtu d'un pantalon lâche, une fois son biberon fini.

— Papa dodo ?

— Oui, papa a beaucoup bu et du coup, il a besoin de se reposer. Mais tu as le droit de le réveiller.

Bairim sourit et s'installa sur le ventre de Charlie et tapota sa joue :

— Papa ! Papa ! Papa ! Papa ! Papa !

Je ne pus m'empêcher de rire doucement et me mordis la joue pour ne pas me faire trop bruyant. J'allai m'allonger à côté d'eux et attendis que Charlie se réveille, ce qui ne se fit pas attendre.

— Bairim, c'est bon, j'suis réveillé, marmonna-t-il.

— Papa trop bu hier ?

— Oui oui, chut mon chéri.

— Pouquoi chut ? Papa réveillé main'nant.

— Mal à la tête, grogna Charlie. Lucius, s't'euplait.

— Alors non seulement tu me lâches hier soir mais en plus je dois faire le babysitting ce matin ?

J'attrapai Bairim et le mis sur mon ventre puis le laissai jouer avec les boutons de ma chemise.

— J'en connais un qui va avoir beaucoup à se faire pardonner..., ajoutai-je en chatouillant Bairim qui se vengea aussitôt.

— Je... Ouais.

Charlie se plaça sur le côté tout en posant sa main sur mon bras.

— J'aurais pas dû, mais c'fait.

— C'est bon Charlie, je ne t'en veux pas de toute façon. Tu étais saoul la première fois qu'on s'est embrassés, logique que tu le sois aussi pour notre mariage..., le taquinai-je gentiment.

— Nia nia nia.

— Tout a fait éloquent, ris-je doucement.

— Éloquent ! Éloquent ! répéta Bairim en se glissant entre nous deux pour chatouiller son père, ou plutôt le pincer.

— Aille ! Oh toi, tu vas me le payer, fait Charlie avec une voix douloureuse.

Il commença à attaquer Bairim à coup de chatouille qui réussit à venir se réfugier près de moi. Je passai mes bras autour de mon fils pour le protéger puis dis à Charlie, amusé :

— Tu n'as pas honte de t'attaquer à un tout petit comme ça ?

— Non, aucune.

Il grogna ensuite et se colla à moi, tout en disant :

— Rappel-moi de ne plus boire, avec Bairim, pas moyen de se réveiller en douceur. J'ai mal à la tête maintenant.

— Même sans Bairim, tu aurais quand même eu la gueule de bois, contrai-je en relâchant notre fils pour masser ses tempes. Mais je te rappellerai de ne plus boire, ne t'en fais pas.

— Oh bon sang, continue.

Il tendit en même temps le bras et Bairim vint lui faire à câlin.

— Bien dormi ? demanda-t-il en embrassant la tête du petit.

— Vi ! Z'etais vec Stome et Raude. Pada a fait lait pour moi.

Bien, notre fils rêvait donc de Dragons... bon, je supposais que ça aurait pu être pire.

— Pada t'a fait un lait et il ne m'a rien apporté ?

— Oh pardon votre majesté, raillai-je sans cesser cependant de le masser. Je m'efforcerais de réparer mon erreur aussitôt que vous n'aurez plus besoin de moi ici.

— Hum... je ne sais pas si je serais assez courageux pour supporter un possible éloignement.

— Je pourrais te proposer de te porter mais l'ayant fait hier soir, j'ai peur que tu en prennes trop l'habitude.

— Tu as dû me porter ? Merlin, je ne m'en souviens même pas.

— Comme c'est surprenant.

— Je me souviens avoir dansé avec Bill... sur une des tables, puis c'est flou.

Je me souvins de ce moment mais me forçai à penser à autre chose. Je m'étais retenu de lui sauter dessus toute la soirée mais à cet instant précis, ça avait été plus difficile encore.

— Ne t'inquiète pas, j'ai vérifié et le photographe a tout en boîte, tu t'en souviendras bientôt, d'une façon ou d'une autre.

— Tu es cruel !

Il sourit néanmoins et avança son visage pour m'embrasser. Je le laissai faire et répondis à son baiser mais le repoussai ensuite doucement :

— Je ne suis d'habitude pas trop pointilleux de ce côté-là mais... va te laver les dents s'il te plait.

Je l'embrassai ensuite chastement puis embrassai la tête de Bairim qui était toujours collé contre son père pour lui faire un câlin. Visiblement, la journée de la veille l'avait véritablement épuisé lui aussi.

— Okay. Mais pas tout de suite.

— Pas de problèmes. Au fait..., hésitai-je ensuite.

— Hm.

— Est-ce que tes frères sont... Non rien oublie.

Après tout, ce n'était probablement pas à moi de lui parler de ce que j'avais vu, et puis, ça ne me regardait certainement pas.

— Mes frères sont ? Continue, je ne vais pas te manger, rit-il.

— Ah non ? Je n'aurais pas dit non pourtant..., plaisantai-je avant d'inspirer profondément. Je ne sais pas, j'ai juste eu l'impression qu'ils, enfin les jumeaux, avaient... passés la nuit avec Isaac.

Et si c'était vraiment le cas, connaissant ce dernier et son ouverture d'esprit ainsi que son sans-gêne, cela ne m'étonnait même pas.

— Ouais, c'est bien probable, fit Charlie. Si tu pouvais garder ça pour toi...

— Bien sûr, mais je suppose qu'il serait mieux pour eux de faire ça dans des pièces qu'ils peuvent fermer à clé.

Je n'osais imaginer les réactions d'Arthur ou Molly s'ils étaient entrés dans la pièce à ma place.

— Pourquoi, ils l'ont fait où ?

— Je les ai aperçu dans le salon, même si je ne pense pas qu'eux m'aient vu.

— Ah oui, effectivement.

Il bougea ensuite et dit, tout en me confiant Bairim :

— Les toilettes m'appellent.

Bairim papillonna des yeux et fronça les sourcils tout en soufflant :

— Ai pas entendu moi.

J'embrassai sa tempe, un sourire aux lèvres, et le serrai contre moi.

OOoOoOo

La nuit tombait doucement et le repas venait de se finir. Je déposai un Bairim endormi dans son lit puis le recouvris de sa couverture. Je mis le baby phone en marche et en pris un avec moi avant de regagner la salle à manger où il restait les Weasley, Harry, Draco, Isaac et Carlos. Charlie et moi nous étions mariés la veille et je ne pouvais m'empêcher de passer mon pouce sur mon alliance.

Je me réinstallai à côté de Charlie et participai vaguement à la discussion en cours, mon regard braqué sur Ron. Quand Charlie lui en avait demandé plus à propos de son travail, il avait essayé d'éluder et était passé à autre chose mais je n'avais pas loupé ses regards angoissés vers ma personne. Hermione et Fleur qui étaient également parties coucher leurs filles revinrent s'asseoir à côté de leurs maris et la discussion se tarit petit à petit.

— Alors, demandai-je après quelques secondes en regardant le jeune Weasley, tout va bien en Angleterre ?

— Oui, tout va bien, rit-il.

— Alors de quoi ne voulais-tu pas parler hier soir en rapport avec ton travail ?demandai-je négligemment.

— Je ne vois pas de quoi tu parles.

J'inspirai profondément et m'incitai au calme.

— Tu tiens réellement à te faire passer pour plus stupide que tu ne l'es ?

— Lucius, je ne vois vraiment pas de quoi tu parles.

— Je parle de ce que tu as refusé de dire à Charlie hier soir quand il t'a parlé de ton travail. Et j'en déduis que ça un rapport avec moi puisque tu n'as eu de cesse de me jeter des regards en coin que tu croyais discrets.

— Je me croyais, c'est le cas de le dire. Et rien... d'important. Nous gérons la situation.

— Mais encore ?

— N'insiste pas, s'il te plait, fit-il en jetant un regard à Charlie, puis à Harry et Draco.

— Si, j'insiste. Parce qu'aujourd'hui, tout va bien, donc il y a de grandes chances que tout parte en fumée demain et j'aimerais être au courant si une telle chose devait arriver. Donc ?

Il grogna et prit son verre d'eau qu'il vida à petite gorgée, avant de le déposer et de dire :

— Nous avons dû, avec ma brigade, arrêter certains détracteurs qui demandaient en manifestant, que tu retournes à Azkaban. Depuis le mariage d'Harry, certains se sont rendu compte que tu as la belle vie, et ça ne leur plaît pas.

— Ah..., soufflai-je.

— Mais je te rassure, il y a aussi des personnes qui trouvent que c'est une bonne chose, ta nouvelle vie, mais ils sont moins nombreux, je te l'accorde.

— Ils le pourraient ? Me renvoyer à Azkaban j'entends.

— Pour être franc, je n'en sais rien.

Autrement dit et avec ma chance légendaire, très probablement. Magnifique. Bon d'accord, j'avais mal agi pendant plus de vingt ans mais était-ce vraiment une raison suffisante pour que le destin s'acharne sur moi de cette manière ?

— D'accord, dis-je calmement.

De toute façon, même si c'était le cas et qu'ils me renvoyaient à Azkaban, ce n'était pas comme si je pouvais y faire quoi que ce soit.

— Ne t'inquiète pas mon amour, fit Charlie. Je ne les laisserais plus faire.

Je me tournai vers lui et pris sa main dans la mienne tout en plongeant mon regard dans le sien. Il me sourit et je le lui rendis en entremêlant nos doigts et en caressant son alliance. J'aurai dû être amusé par tant de naïveté parce que je doutais qu'il puisse réellement se battre contre le Ministère mais je lui faisais confiance. Assez confiance pour le croire et pour savoir qu'il ne me laisserait pas tomber. Et puis, tant que je ne faisais rien de mal ici et que le Ministère ne trouvait rien à me reprocher, je devrais être à l'abri d'un retour en prison.

Je me penchais sur Charlie pour l'embrasser. Je passai ensuite la main sur sa nuque puis déposai un baiser dans le creux de son cou.

— Dites, demanda Ron après quelques secondes, vous auriez encore du gâteau d'hier ?

Tout le monde explosa de rire en soulignant sa gourmandise tandis qu'un sourire étirait mes lèvres. Au moins s'était-il amélioré pour changer de sujet de conversation. Il me fit un clin d'œil et je levai les yeux au ciel. Merlin, et dire que j'étais un Weasley maintenant.

POV Charlie

Je faisais prendre son bain à Bairim alors que Lucius était de garde ce matin et si je ne me dépêchais pas, Draco allait arriver pour débuter la matinée éducative avec Bairim et nous ne serions pas prêts. Je n'en revenais pas qu'il avait eu trois ans dernièrement, ni même que Lucius serait libre dans moins de deux maintenant. La vie était bien, et aucun Auror n'était venu gâcher notre quotidien. Bairim claqua ses deux mains sur la surface de l'eau puis m'arrosa avant d'exploser de rire.

— Tu trouves ça marrant, ris-je en lui jetant un peu d'eau.

— Ouiii ! dit-il en m'arrosant une fois de plus.

Nous jouâmes comme ça quelques minutes, puis, je finis de le laver avant de le sortir du bain. Il bouda un peu.

— Draco va arriver et tu ne seras pas prêt !

— Draco ! s'exclama-t-il en fonçant vers la porte.

— Reviens ici !

Il était tout nu et encore mouillé. Je secouai la tête en le voyant revenir. Je le séchais rapidement puis, l'enveloppai dans la serviette avant de sortir. Je nous menais à sa chambre et lui choisis une tenue qu'il commenta, alors que j'enfilai son pantalon :

— Préfère l'autre pantalon, pas celui-là !

— Pourquoi ? demandai-je curieux.

— L'est pas beau !

Je lui enlevai, me disant que cela ne me coûtait rien de changer de pantalon. J'allai à sa commode, et demandai, en sortant trois autres pantalons :

— Lequel tu veux ?

— Aucun ! Un autre.

— Je ne vois pas lequel tu veux, mentis-je en comprenant.

Il voulait certainement que je lui mette son cuir, mais ce dernier était sale.

— Celui comme Pada et Papa !

— Pas aujourd'hui, soufflai-je en repartant vers lui, il est sale.

Je lui enfilai le pantalon qu'il avait jugé pas beau, et souris en le voyant essayer de m'échapper. Il se laissa pourtant faire en comprenant que je ne changerais pas d'avis et après un bon dix minutes, il était prêt, coiffé et parfumé.

— Allez vient, on va manger. Tu veux quoi ?

Il me suivit sur ses petites jambes et tendit sa main pour prendre la mienne même si nous restions dans le bâtiment. Je la lui donnai bien volontiers et une fois dans la salle à manger, je vis Johanna devant son café et Carlos avec Penelope.

— Bonjour tout le monde.

Je regardai ensuite Bairim et attendis.

— Chocolat !

— Okay et quoi pour manger ? Et j'attends Bairim, ajoutai-je avec une voix sérieuse.

— Du gâteau !

Il jeta un œil aux autres et lâcha ma main. Il partit rapidement vers la cuisine tout en disant :

— B'jour.

Je secouai la tête et m'avançai vers Carlos.

— Ça a été cette nuit ?

— Oui oui merci, me répondit-il avec un immense sourire.

Je caressai la joue de la petite et embrassai son front. Quelle n'avait pas été ma surprise quand Ginny était venue nous rendre visite à peine quelques semaines après le mariage. Elle était venue en réalité apprendre à Carlos qu'elle était enceinte... de lui. Ils ne s'étaient bien entendu pas mis ensemble, vu que ça avait été l'affaire d'une nuit, si je comprenais bien, mais ils étaient en bon termes. Deux week-ends par mois, il se rendait en Angleterre et logeait chez ma sœur pour voir sa fille, et les deux autres week-ends, c'était Ginny qui venait au camp. Elle dormait soit chez Draco et Harry selon si elle voulait passer du temps en ville, soit au camp, dans la chambre du haut. Ça me faisait bizarre de voir le petit Carlos être papa, mais cela avait aussi dû lui faire bizarre quand je l'étais devenu. La petite était née le 23 juin dernier et allait bientôt avoir un an, dans quatre mois.

— Elle est magnifique, soufflai-je.

— Je suis plutôt d'accord, acquiesça-t-il fièrement.

Je souris et rejoignis ensuite la cuisine. Bairim était placé devant le meuble contenant le chocolat en poudre, le regard braqué sur les portes.

— Quand tu seras grand, tu pourras les atteindre.

J'ouvris les portes et pris ce dont j'avais besoin, et lui fis rapidement son bibi de cacao, parce qu'il avait beau le boire dans une tasse la journée, le matin et le soir, il lui fallait son biberon.

— Tiens. Va dans la salle à manger, je te rejoins.

Il n'attendit pas que je me répète et fonça dans l'autre pièce sans un regard en arrière. Je me fis des toasts, n'ayant pas envie d'œufs, ni de porridge. Je les beurrais et ajoutai un peu de marmelade à l'orange, puis me fis mon chocolat chaud. Pour finir, je découpai un petit bout de gâteau, que Draco et Lucius avaient fait la veille. J'apportai le tout à table et commençai à manger. Draco choisit ce moment pour arriver et comme je devais m'y attendre, il râla en disant :

— Il n'a pas encore mangé ?

— Il est en train, répondis-je. Mais bonjour à toi aussi Draco. Quel bon exemple, marmonnai-je plus bas.

— Bonjour. Et excuse-moi Charlie mais pour l'exemple, on repassera. Lui apprendre à être à l'heure serait quelque chose de bien, je trouve.

— Je sais. Mais j'ai trainé au lit, puis pendant son bain on a joué. Il n'a que trois ans hein !

— Peut-être, mais quand c'est papa qui s'en occupe, il est à l'heure, répliqua-t-il avec un sourire avant de se pencher sur Bairim pour l'embrasser.

Je marmonnai que Lucius était monté sur une horloge et reçus un coup sur la tête de la part de Draco.

— Au fait, Ginny me fait te dire qu'elle passera en fin d'après-midi, afin que tu aies du temps avec la petite seule à seul, expliqua Draco à Carlos.

— Okay, très bien merci.

— Tu veux quelque chose ? demandai-je en finissant mes toasts.

— Je vais aller me faire un thé, ce n'est pas comme si nous étions pressés, railla-t-il en partant en cuisine.

Il revint quelques minutes plus tard et une fois que Bairim eut fini, il alla près de Draco.

— Vous restez ici ou vous allez chez toi ? le questionnai-je ne m'en souvenant plus.

Lucius et moi avions décidé qu'il était bien que Bairim voit un autre lieu et vu que Draco et Harry, et un peu Lucius, s'occupaient de son éducation, nous avions trouvé plus facile de le faire en façon alternée entre ici et chez eux. Nous avions aussi convenu avec Hermione qu'elle viendrait de temps en temps pour certaines choses et je trouvais que cette situation était très bien comme ça. Pas une seule fois on m'avait proposé ce genre de responsabilité et j'en étais plus qu'heureux, parce que j'aimais mon fils, mais lui apprendre les choses, c'était définitivement pas mon domaine, mis à part les Dragons.

— On va chez moi. Prêt mon grand ? fit-il ensuite à Bairim.

— Oui.

Bairim revint près de moi et je compris. Je l'embrassai et dis :

— Sois sage et écoute bien Draco, compris ?

— Oui oui.

Cinq minutes plus tard, ils étaient partis. Je soupirais et me dis que plus vite je commencerai l'inventaire, plus vite j'aurais fini.

— Bon, je vous laisse.

— Okay bonne journée, me répondirent Johanna et Carlos.

Je fus rapidement dans la cabane et en voyant les réserves de viandes, je fus découragé.

OoOoOoOoO

J'attendais devant la grille, avec Abigail, que l'autre équipe revienne. Depuis plusieurs mois, nous faisions comme ça, vu qu'il n'y avait plus aucun danger que les Dragons s'échappent et les accidents dans la réserve avaient chuté fortement. D'ailleurs, parfois, je me demandais à quoi nous servions, à part leur donner à manger.

Rien que de savoir qu'aujourd'hui, je n'allai pas beaucoup voir Lucius, j'étais peiné. Quand il allait revenir, c'est moi qui allais commencer ma garde. Je préférais quand il s'occupait de l'administratif, mais il devait effectuer un minimum d'heure dans la réserve, sinon, le Ministère qui restait jusque là en retrait, risquait de venir nous emmerder.

— Les voilà, fit Abi.

Je les vis effectivement, mais je remarquai surtout Émeraude et Storme qui les suivaient.

— Ils ne sont pas seuls.

— C'est bizarre non ? me demanda-t-elle. D'habitude, si l'un de nous doit se faire coller par les dragons, c'est plutôt toi.

— Ils collent surement Lucius afin qu'il accepte qu'ils voient Bairim.

Je haussai les épaules et m'avançai, histoire de sécuriser la porte en cas de fuite. Lucius atterrit devant la barrière, tout comme Hulrick et Moliva. Ils me dirent :

— Ils nous ont pas lâchés de toute la garde. Bon courage à vous

— Okay.

Moliva ouvrit les portes et je m'empressai d'aller prendre dans mes bras Lucius.

— Bairim est avec Draco, ils reviennent en début d'après-midi. Je t'aime, à ce soir.

— D'accord, souffla-t-il à mon oreille. Bon courage. Je t'aime aussi.

Il embrassa mon cou puis se sépara de moi. Je souris à Abi qui me regardait en secouant la tête et enfourchais mon balai. Je fermai ensuite les portes et m'approchai d'Émeraude et Storme.

— Plus tard, il est encore trop petit pour jouer avec vous.

Storme rugit et vola autour de moi, avant de se poser aux côtés du Cornelongue, qui restait immobile.

— Mais si tu veux, avant la fin de la garde, je pourrais jouer moi.

Il ne réagit toujours pas et Abi se plaça à mes côtés, tout en disant :

— On dirait qu'il s'en fiche.

— Ouais, soufflai-je. Bon, tu as la bouffe ? demandai-je.

— Oui oui.

— Allons-y alors.

Comme les autres l'avaient dit, les Dragons nous suivirent, sans même manger ce que nous laissions sur notre sillage et ça, fut assez louche. Je fus donc encore plus vigilent et pris comme tâche de vérifier chaque Dragons des yeux, afin de voir si l'un d'eux n'étaient pas blessé ou malade. Il arrivait que nous ne voyions pas tous les Dragons pendant la garde donc Lucius, Hulrick et Moliva auraient pu passer à côtés de ce genre de chose.

— Pourquoi ils mangent pas ? me questionna-t-elle au bout d'un moment. D'habitude ils se jettent dessus comme des affamés...

— Je sais. Je trouve ça louche aussi.

Je n'ajoutai rien et nous refîmes un tour sans rien voir de plus. Tout à coup Abi s'exclama :

— D'accord alors là on a un problème ! Aucun Dragon ne mange...

Je regardai avec plus de précision et remarquai rapidement que les vaches laissées sur notre chemin étaient toutes là.

— Bon, on a une crise, même si je ne sais pas encore laquelle. Nous devrions rentrer et en parler à Geoffroy.

— Je suppose que ce serait une bonne idée oui.

Je hochai la tête et fis demi-tour, voyant plus moins où nous étions. Storme et Émeraude continuèrent de nous suivre et une fois devant les portes, je dis, à leur intention :

— Nous ne savons pas ce que vous avez, mais on fera tout pour régler ça, okay ?

Ils ne me répondirent bien entendu pas, sinon, ils auraient pu nous dire directement le problème. Abi et moi sortîmes rapidement de la réserve et je regardai une dernière fois les Dragons. Je fus ensuite dans le bureau de Geoffroy, mais remarquai qu'il n'était pas là, tout comme Abigail qui demanda à Lucius, avant que je ne puisse ouvrir la bouche :

— Geoffroy n'est pas là ?

— Sais-tu où il est ? demandai-je.

— Du calme, une question à la fois, soupira-t-il en relevant la tête. Il est parti voir un fournisseur je ne sais plus où.

— Okay, et t'a-t-il dit quand il comptait revenir ?

— Dans quelques heures je crois.

— Bon ben, je vous laisse, fit Abi en sortant.

— Préviens les autres qu'il se passe quelque chose.

— Okay, dit-elle en partant.

— C'est quoi le problème ? me demanda alors Lucius.

— Ils n'ont pas mangé, rien. Il doit se passer quelque chose. Ou alors ils ont attrapé un virus, on est en hiver, ça peut être probable.

J'allai prendre une chaise que je posai à ses côtés.

— C'est ça, railla Lucius en secouant la tête, ils ont attrapés un rhume.

— Arrête, si c'est ça, ils peuvent tous nous claquer entre les doigts. C'est une race assez mystérieuse malgré tout.

— Ils nous ont suivis toute la matinée et ils me semblaient en pleine forme, ne t'en fais pas. Ils doivent bouder ou quelque chose comme ça.

— Mouais. Je ne suis pas convaincu.

Il posa sa plume et recula sa chaise avant de m'attirer sur ses genoux. Il avança de nouveau son siège puis se remit à éplucher ses papiers.

— Es-tu à ce point en manque, dis-je avec amusement.

— Quitte à ce que tu sois dans la pièce, autant que tu sois près de moi, c'est tout.

— Je suis du même avis, souffla-je l'embrassant dans le cou. Mais vois-tu...

Je passai la main derrière sa nuque et mordis sa peau, d'avant de continuer :

— Être aussi près de toi me donne toujours des idées.

— Je sais, souffla-t-il en passant l'une de ses mains dans mon dos et en posant l'autre sur ma cuisse.

— Bairim est-il rentré ?

Je ne savais même pas s'il dormait, ou si Draco l'avait gardé plus longtemps.

— Il dort, fit-il en indiquant le baby phone sur le coin du bureau du menton.

— Et... as-tu bientôt fini ?

— On va dire que oui.

Je souris et l'embrassai, liant rapidement nos langues. Le baiser dura un long moment, alors que je prenais plaisir à passer mes doigts dans ses cheveux que je devrais d'ailleurs penser à couper. Et lui, ses mains faisaient des allers retours dans mon dos, m'envoyant des vagues de frissons. Je reculai un peu afin de respirer et souris en le sentant embrasser ma mâchoire.

— Tu es une drogue. Une drogue dont j'aime être dépendant.

Il mordilla ma peau puis répliqua, un sourire dans la voix :

— Venant de mon poison personnel, je prends ça comme un compliment.

— Je n'ai plus qu'une seule question à te poser, chuchotai-je en embrassant son nez.

— Laquelle ?

— Pourquoi ne suis-je pas déjà allongé sur ce bureau ?

Il sourit et posa le flacon d'encre au sol avant de se lever et me coucher sur le bureau, se collant ensuite entre mes jambes tout en passant ses mains sous mon haut.

— Satisfait ?

— A ton avis, répliquai-je avant de l'attirer à moi pour l'embrasser plus passionnément.


Nous espérons que ce vingt-deuxième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p

Sachez également que nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions et à chacune de vos reviews. *clin d'œil*

Abby and Jes