Salut à tous, toutes mes excuses pour le retard, on va faire comme si on était toujours jeudi et hop hop hop le voilà.
Mes quelques jours de vacances sans écrire une ligne pour cause de 'vadrouille sur la côte d'azur' ont eut raison de moi, d'où mon retard que je ne regrette pas, le spa notamment était trop agréable :P
Sans plus tarder le chapitre 20 qui j'espère vous plaira même s'il est un peu plus court qu'habituellement.
Bonne lecture à tous
Chapitre 20) Elle se serait appelée Isabelle
Jour 35 : 7h45
« On va vivre tous les trois ? » Questionna le petit garçon à la jeune femme qui n'avait toujours pas bougé.
Emma déglutit et commença à essayer de réveiller Regina qui enfouissait sa tête dans son cou pour lutter contre le réveil. Elle essaya de lui pincer le dos ou les fesses mais l'effet fut contraire. Au lieu de se réveiller, Regina grogna en enroulant son bras autour de la blonde et en se collant complètement à elle.
Elle essaya de la secouer un peu plus sans lâcher des yeux l'enfant, comme s'il était un animal dangereux à ne quitter des yeux sous aucun prétexte si on voulait sauver sa vie.
« Encore un peu ma chérie. » Grommela la brune comateuse.
Emma aurait voulu pouvoir profiter pleinement de ce petit surnom, mais elle n'arrivait à se concentrer que sur les yeux ronds du petit garçon qui commençait à sourire d'une oreille à l'autre.
« T'es la chérie de maman ? Papy il dit mamie c'est sa chérie, alors t'es l'amoureuse de maman. » Dit-il en se levant pour sautiller sur le lit.
« Non Henry je… » Commença-t-elle en sentant Regina s'accrocher plus encore.
« Tu es pas l'amoureuse de maman ? »
« C'est pas ça c'est que… »
« Pourquoi tu dors avec elle alors ? » Questionna-t-il en s'asseyant perplexe.
« Non je, je dors avec elle parce que… »
« Tu vas vivre avec nous ? »
« Henry je… C'est ta maman qui va te parler de tout ça. » Tenta-t-elle avec peu de conviction.
« Tu veux pas ? »
« Te parler ? »
« Vivre avec nous… »
« Henry mon chaton, c'est pas ça du tout, j'adore ta maman. »
« Tu l'aimes ? » Dit-il en souriant d'une oreille à l'autre.
Emma ne savait plus où se mettre, comment réagir, quoi dire. Elle pinça bien plus fort sa compagne qui se réveilla d'un coup en râlant. Elle mit un instant à y voir quelque chose à travers ses cheveux qui allaient dans tous les sens.
« Mais pourquoi tu m'as fait mal ? » Questionna-t-elle d'une voix plaintive et endormie. Elle passa une main sur son visage pour arranger ses cheveux et les pousser et se redressa en voyant enfin son fils.
« Henry mon chaton, qu'est ce que tu fais là ? »
« Je suis réveillé. » Dit-il tout naturellement.
« Papy et mamie ne sont pas avec toi ? »
« Non. »
« Ils sont où ? »
« Dodo. »
« Et tu t'es levé tout seul ? »
« Câlin matin. »
Regina soupira en se décalant de sa compagne. Elle regarda son fils un instant et lui fit signe de venir. Le petit brun ne se fit pas prier et se rua entre elles, se blottissant contre sa mère. Il se laissa cajoler un peu puis se contorsionna pour regarder Emma avec un large sourire.
« Tu vas te marier à maman ? »
« Avec maman, te marier avec maman Henry. » Dit Regina avant de réaliser ses paroles. « Enfin je veux dire… Non pas que… Emma et moi non… Henry qu'est ce que tu me fais dire. »
« Tu veux pas ? » Questionna innocemment l'enfant qui ne comprenait pas le stress de sa mère.
« Non je… C'est pas que… Mais nous sommes... »
En parlant, elle regardait Emma et celle-ci comprit la raison de son trouble. Regina n'était pas stressée de parler à son fils, elle était stressée de la blesser elle avec les mots qu'elle voulait dire à l'enfant. Elle sourit alors et acquiesça pour lui faire comprendre qu'elle était d'accord avec ce qu'elle allait dire, que tout allait bien.
« Henry. » Dit alors sa mère en soufflant un grand coup. « Il est bien trop tôt pour Emma et moi pour songer à se marier, il faut du temps pour ces choses là tu comprends ? »
Le petit garçon sembla réfléchir et acquiesça avec un sourire.
« Oui mais… » Il s'approcha de sa mère et mit ses petites mains de part et d'autre de son oreille pour protéger le secret qu'il s'apprêtait à lui dire. « Emma c'est l'amoureuse de maman ? »
Regina lui lança un regard chargé de sous-entendus et amena ses lèvres à l'oreille de son fils. Elle mit sa main de la même façon que lui, recouvrant son oreille avec une seule et murmura à son tour sans lâcher Emma du regard.
« Oui. »
Henry se tourna d'un coup vers Emma et se jeta contre elle. Elle sentit ses petits bras agripper son cou et serrer aussi fort qu'il pouvait.
« Trop bien. » Dit-il en gigotant. « Emma Emma Emma. » Chantonna-t-il, les ramenant des jours en arrière quand il avait chanté cette chanson pour la première fois.
« Tu aimes Emma ? » Questionna alors Regina.
La jeune blonde sentit son souffle se couper en entendant la question et en attendant la réponse. Elle ne savait pas si elle voulait la réponse ou si elle ne voulait pas savoir. Elle ne savait pas non plus qu'elle réponse elle souhaitait avoir, son cerveau bouillonnait et l'emportait deux ans avant, quand elle avait perdu sa fille. Elle voyait ce petit garçon devant elle et ne pouvait s'empêcher de songer à elle. Elle se passa instinctivement la main sur le ventre et cru voir Regina remarquer son geste.
« Oui. » Dit l'enfant avec enthousiasme. Cet enthousiasme innocent qui rend si facile la notion d'amour. J'aime ou j'aime pas, pourquoi la vie n'était-elle pas si simple ?
Elle avait la gorge serrée, les larmes qui lui brulaient les yeux. Elle déglutit difficilement et vint déposer un baiser sur le front de l'enfant.
« Moi aussi Henry. »
Elle aurait voulu lui prononcer les mots mais ils s'étaient bloqués dans sa gorge, elle aimait déjà cet enfant mais la blessure dans son cœur était bien trop jeune, bien trop complexe pour l'instant.
« Je vais aller aux toilettes. » Dit-elle en se levant d'un coup.
Elle ne laissa pas le temps à sa compagne de réagir et sortit de la chambre en hâte. Elle croisa Cora qui essaya de lui parler mais continua son chemin pour s'enfermer dans la salle de bain. Tout ça était trop fort, elle n'avait pas réalisé la culpabilité qu'elle allait ressentir en aimant cet enfant. Elle se laissa glisser contre la porte et remonta ses genoux sur sa poitrine. Elle croisa ses bras et enfouit sa tête contre ses jambes. Elle essayait de calmer son cœur, repousser les larmes, accueillir ce bonheur nouveau qu'une part d'elle pensait mériter malgré tout, espérait mériter.
Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était assise sur le carrelage froid, quelques minutes surement, quand on toqua très doucement à la porte.
« Emma… Emma c'est moi… »
Elle ne répondit pas directement, appuyant sa tête et son dos contre la porte comme pour se sentir plus proche de sa compagne.
« Je n'aurai pas du. » Entendit-elle la voix étouffée de la brune murmurer. « C'était bien trop tôt pour ça. »
Elle continua de se taire, incapable de contrôler ses émotions dans l'immédiat.
« Pardonne-moi. »
La voix de Regina était si faible qu'elle ne traversa presque pas la porte qui les séparait. Elle avait la sensation qu'elle avait murmuré juste au creux de son oreille et comprit que sa compagne était à genoux ou assise contre la porte.
« Je t'aime. »
Emma sentit son cœur se serrer et elle se redressa pour ouvrir la porte. Elle vit sa la brune se relever en hâte en voyant la porte s'ouvrir et culpabilisa devant l'inquiétude dans son regard.
« Je t'aime. » Dit-elle.
Regina se rua sur elle pour la prendre dans ses bras et la serra comme si elle avait peur qu'elle lui échappe.
« Je n'aurais pas du, c'était si idiot de lui demander ça. »
« Non. » Dit-elle, surprise du ton rauque de sa voix. « C'est pas ta faute. »
Elle l'embrassa, cherchant à la rassurer que tout allait bien et à se rassurer elle aussi.
« T'es triste Emma ? »
Elle regarda derrière Regina et remarqua Henry accroché à la nuisette de sa mère. Il l'observait avec des petits yeux tristes et semblait ne pas oser aller vers elle.
Elle se rassit par terre pour se mettre à sa hauteur et tendit les bras vers lui pour qu'il la rejoigne. Il ne se fit pas prier et se précipita sur elle.
« Un peu oui. » Répondit-elle.
« A cause de moi ? »
« Non pas à cause de toi. C'est promis. »
« Pourquoi t'es triste ? »
Regina voulut intervenir mais Emma lui fit doucement non de la tête. Toujours assise par terre, elle aida le petit garçon à s'installer sur ses jambes et arrangea un peu ses cheveux indisciplinés.
« Parce que j'ai pensé à quelque chose de triste qui m'est arrivé. »
« Quoi ? » Questionna-t-il en penchant légèrement sa tête sur le côté.
« Y a deux ans… » Elle inspira profondément pour se donner le courage de parler. « J'ai perdu ma petite fille. »
« Elle était où ? » Questionna-t-il innocemment.
Emma voulait répondre, elle voulait réussir à parler mais sa voix se brisa et à la place, elle serra l'enfant contre elle. Il se laissa faire et serra ses petits bras autour de son cou. Il posa sa tête sur son épaule et elle fit de même en le serrant à son tour. Regina s'approcha d'elle, elle s'accroupit et câlina la tête de son fils en embrassant celle de sa compagne.
« Mon bébé, la petite fille d'Emma elle était nulle part, elle est partit et elle a rejoint les étoiles et ce n'est pas possible de la retrouver. »
« Jamais jamais ? »
« Jamais jamais. »
« Et t'as mal dans ton ventre ? » Demanda-t-il en tournant la tête pour coller son nez à son cou.
Incapable de répondre cette fois encore, elle se contenta d'hocher la tête en laissant couler ses larmes silencieuses. Elle sentit le petit garçon la serrer de toutes ces forces et Regina s'asseoir à ses côtés pour les serrer tous les deux. La brune embrassa sa tempe et posa son doigt sur son menton pour l'amener à la regarder. Elle lui murmura silencieusement qu'elle l'aimait et l'embrassa avec une tendresse particulière, rassurante et réconfortante.
« Tout va bien ici ? On ne dirait pas. »
Emma détourna le regard pour ne pas que la mère de sa compagne voit ses larmes.
« Emma elle a son bébé dans les étoiles. » Répondit Henry après un instant de silence.
Cora la regarda un instant et tendit la main.
« Tu viens Henry ? Maman et Emma ont besoin d'être un peu seules. »
« Mais je… »
« Pas de mais. » Dit-elle d'un ton autoritaire.
Le petit brun souffla exaspéré et fit un bisou à Emma avant de suivre sa grand-mère.
« Miss Swan êtes vous allergique à quelque chose ? »
« Heu… non… à rien. » Répondit-elle perplexe, se demanda la raison de cette question.
« T'as de la chance moi je suis allergique à l'ananas. » S'amusa Regina.
« Y a-t-il des aliments que vous détestez ? » Continua Cora comme si sa fille ne l'avait pas interrompu.
« Hum… Les épinards… Et les choux de Bruxelles. » Continua-t-elle de plus en plus incertaine sur ses intentions.
« Parfait, j'irai faire les courses pour ce week-end, il ne faudrait pas que je vous empoisonne. Des préférences pour le petit déjeuner ? »
« Je… du café, après le reste je m'adapte. »
« Allez Henry. » Dit-elle alors en entrainant l'enfant. « On va faire des pancakes pour maman et son amie. »
« C'est moi qui verse, c'est moi qui verse. » L'entendirent-elles crier alors qu'il s'éloignait déjà.
« Qu'est ce qui s'est passé ? » Questionna Emma qui regardait toujours la porte par laquelle Cora avait disparu.
« Ma mère t'as invité à passer le week-end ici. »
« Par pitié ? » Demanda-t-elle un peu malgré elle.
« Ma mère ne fait pas dans la pitié ou l'apitoiement, ça je peux te l'assurer. »
Emma sourit, certes elle était un peu gênée que les choses se passent comme ça, mais elle était heureuse à la perspective de ne pas avoir à se séparer de Regina à cet instant.
« Pardonne-moi de t'avoir fait souffrir. »
« C'est pas ta faute. »
« J'ai forcé les choses c'était idiot et prématuré. »
« Non ça m'a touché. Que ton fils m'… qu'il m'apprécie ça compte pour toi, ça me touche. »
« Oui mais je n'ai pas réfléchit à ce que tu pouvais ressentir toi. Promis je me ferai pardonner tu verras. »
« Et comment ? » Questionna-t-elle avec un air taquin qu'elle n'avait pas prémédité.
« Oh ça… » Ronronna sa compagne à son oreille. « De bien des façons, de multiples… variées… et instructives façons. »
« Comme vous y allez mademoiselle Mills, si téméraire. »
« T'as pas idée. » Dit-elle avant de l'embrasser.
Elles se relevèrent et rejoignirent Cora et Henry qui commençaient déjà la confection des pancakes. Toute la journée Emma profita pleinement des demandes constantes d'attention d'Henry. Il la collait littéralement et ignorait royalement le reste du monde. Elle joua avec lui dans le jardin, le fit se tortiller sous ses chatouilles dans le canapé, dut regarder quatre épisodes de 'la maison de Mickey' assise par terre en tailleur l'enfant blottit contre elle. Elle fut celle honorée du droit de le faire manger et de le baigner puis le coucher. Elle s'amusa de voir qu'en peu de contact il avait déjà presque perdu toute sa pudeur à son égard, se contentant de cacher ses parties intimes quand elle le mit dans le bain, l'en sortit et le mit en pyjama.
Toute la journée, Regina était restée avec eux et Emma l'avait vu prendre un nombre incalculable de photos d'eux deux. Cora et Henry avaient été là par intermittence, s'associant à eux parfois mais les laissant majoritairement entre eux.
Si elle devait être honnête, le moment favori de la jeune femme restait l'heure du bain. Regina était assise sur la cuvette des toilettes dont l'abatant était fermé, sa position classe, en tailleur les jambes élégamment croisées contrastant avec son siège de fortune. Henry jouait dans son bain, parlant sans interruption de la journée qu'ils venaient de passer et prévoyant tout ce qu'il voulait faire avec elle le lendemain.
La brune répondait à son fils avec animation, agrémentant ses projets de propositions qui faisaient plus ou moins l'unanimité. Emma pour sa part était à genoux devant la baignoire et nettoyait le petit garçon. Elle passa presque quinze minutes à lui faire des coiffures diverses et variées avec le shampoing. La salle de bain raisonnait de rires et elle aimait cette sensation d'être une famille, Regina, Henry et elle. Puis elle l'avait sortit du bain, s'empêchant de rire de ses tentatives pour se cacher un minimum. Elle avait tendu une grosse serviette épaisse et le petit garçon s'était jeté dedans se retrouvant dans ses bras.
Le mélange de la sensation de la serviette, le petit garçon contre elle, l'odeur du shampoing à la pomme, l'humidité tiède, le sourire de Regina devant elle, toutes ces choses mélangées avaient été son moment favori. Celui où une petite étincelle éteinte depuis longtemps en elle s'était permis de s'allumer dans son cœur.
Une fois Henry couché, Regina et elle s'étaient blotties sous une couverture sur le canapé, devant un film qu'elles ne regardèrent pas, trop occupée à s'embrasser longuement et discuter tranquillement. Au moment d'aller dormir, elles se forcèrent à se séparer sur ordre catégorique de Cora. A peine seule dans sa chambre, elle se laissa soupirer en réalisant au combien elle aimait cette vie dont elle venait d'avoir un avant-gout.
Jour 35 : 23h27
« Vous ne vous en remettrez jamais vraiment mais la famille aide à cicatriser. »
Emma leva les yeux de son téléphone pour voir Cora dans l'entrebâillement de la porte. Elle ne comprit pas directement ce dont elle parlait et sentit son cœur se serrer en réalisant.
« Pardon ? » Questionna-t-elle-même si elle se doutait de ce qu'elle allait lui dire.
« Votre enfant. » Dit-elle avec une douceur nouvelle. « On ne se remet pas d'une perte comme ça, mais on avance et le bonheur qu'on construit n'est pas faux. »
« Avez-vous… »
« Une petite fille. »
« Pourquoi me parlez-vous de ça ? »
« Car vous êtes dans la phase où les sourires cachent le vide qui nous ronge, et j'aurai aimé que quelqu'un vienne me parler à cette époque. »
« Regina ne m'en a pas parlé… »
« Cela vous aurez t-il soulagée si après lui avoir dit ça elle vous avait parlé de sa petite sœur ? »
« Non… » Concéda la jeune femme après un bref instant de réflexion.
« Nous en avons fait un tabou, nous n'en parlons jamais. Il ne faut pas faire de tabou Emma, ça peut ronger une famille. »
« C'est dur d'en parler. »
« Je sais. Elle aurait eu trente ans le mois prochain. Nous l'avions appelée Zelena. »
« Qu'est ce qui c'est passé ? »
« Malformation cardiaque inopérable, elle avait quatre mois. Après quelques mois, il était interdit de prononcer son nom, de l'évoquer. Regina était petite, elle ne comprenait pas, elle a obéit. Je suis devenue horrible avec elle, culpabilisant d'en avoir une en vie l'autre m… » Elle s'arrêta pour respirer, refusant visiblement de pleurer. « Elle devait être parfaite, aucune erreur. » Dit-elle avec autorité, comme si elle revivait son propre comportement de l'époque. « Je la poussais à être ce que je voulais pour elle, je la façonnais sans prendre en compte son avis. Le piano je ne voulais pas en entendre parler, elle devait faire un métier de pouvoir, c'était mon obsession. Il était plus facile de m'acharner la dessus pour ne penser à rien même des années après. Je pense qu'en un sens, je refusais d'être une gentille mère pour l'une alors que je n'avais pas su protéger l'autre. »
Emma l'écoutait sans rien dire, ne comprenant pas vraiment pourquoi elle lui disait tout ça, mais trouvant une forme de réconfort dans ses paroles.
« Et puis un jour son père m'a forcé à venir voir un de ses récital… C'était grandiose. Sa musique est entrée en moi, elle a touché mon cœur que je croyais mort. Regina avait attaché ses cheveux d'un bandeau vert, à son poignet un bracelet vert, à ces chaussures des lacets verts. Il faut savoir que Zelena est née avec… De magnifiques yeux verts. » Dit-elle avec un sourire mélancolique et nostalgique. « Le médecin m'avait dit que c'était rarissime chez un nouveau né. Je me souviens que Regina pouvait passer des heures à regarder sa sœur dans les yeux, elle ne voulait qu'on l'habille qu'en vert. Quand je l'ai vu derrière son piano, j'ai compris que sa sœur était en permanence avec elle. J'ai comprit qu'à sa façon, contrairement à moi, elle la faisait vivre à travers elle. J'ai pleuré ce jour là, et j'ai comprit… Que ça suffisait, que son sourire, son bonheur, elle… Elle en valait la peine. J'ai lâché prise, j'ai accepté mon deuil, et j'ai enfin découvert mon enfant. »
Elles restèrent silencieuses un moment et, voyant qu'elle ne partait pas, Emma se risqua à poser la question qui lui brulait les lèvres.
« Est-ce que le poids dans le cœur s'allège ? » Demanda-t-elle la gorge serrée.
« Oui, à sa façon, il se transforme, la plaie se remplit d'amour et on apprend à accepter sa présence. »
« Y a-t-il des jours où vous n'y pensez pas ? »
« Pas un seul, mais il y a de nombreux jours où j'y pense sans souffrances. »
« Merci Cora. »
« Emma… » Dit-elle en s'asseyant sur le lit et en prenant sa main.
« N'en faites pas un tabou, sinon vous ne cicatriserez jamais réellement. Vous penserez l'avoir fait mais ça ne sera pas le cas. Laissez entrer ma fille dans cette souffrance, partagez la avec elle, elle est plus forte que vous le croyez et ce que vous construisez avec elle a besoin de bases solides. »
« Vous n'avez pas peur du poids à porter pour elle ? »
« J'ai conscience des poids que vous n'hésitez pas à porter pour elle, et j'ai plus peur du poids du silence. J'ai peur que vous soyez terrorisée par le bonheur et l'amour et que vous la rejetiez de votre vie quand vous vous apercevrez que c'est pour la vie qu'elle vous veut. »
« J'aime votre fille si fort, je veux qu'elle soit ma vie. » Dit-elle les larmes aux yeux, son poing sur son cœur douloureux.
« Promettez-moi une chose Emma. »
« Quoi ? »
« Promettez-moi de ne jamais faiblir dans votre amour pour elle. De toujours la voir avec ces yeux là, de ne jamais la tromper, d'être honnête, de lui donner tout ce qu'elle mérite. »
« Non, je ne lui donnerai pas ce qu'elle mérite, je lui donnerai bien plus encore. »
« Ne jalousez pas son succès. »
« Je vous le promet. »
« Ne laissez pas l'amour se faner. »
« Je vous le promet. »
« Ne vous jugez pas inférieure à elle car vous ne l'êtes pas. »
« Je… »
Les mots se perdirent dans sa gorge tant elle était surprise par cette affirmation de la part d'une femme comme Cora Mills.
« Vous ne l'êtes pas je vous l'assure. Vous avez une richesse en vous que beaucoup envieraient. Dès demain vous serez de nouveau à l'essai, je redeviendrai intransigeante et méfiante. Mais pour ce soir je vous l'avoue, et je nierai tout en bloc si vous en parlez à quelqu'un, je suis heureuse que ma fille soit tombée sur vous. »
Emma mit sa main devant sa bouche et se maudit en sentant de nouvelles larmes lui monter aux yeux.
« Ne pleurez pas, c'est vrai. Vous êtes une belle personne qui a du se construire dans une tempête certes mais qui a su bien se construite. »
Elle posa sa main sur sa joue pour essuyer les larmes que la blonde n'avait pas vu s'échapper et l'attira contre elle.
« Mon dieu comment des gens ont-ils put vous persuader autant que vous n'en valiez pas la peine ? »
Pour ce qui lui semblait la centième fois de la journée, Emma éclata en sanglot et sans plus aucune retenue, elle serra la femme de toutes ses forces. Elle la sentit lui répondre et pleura de plus belle, redécouvrant pour la première fois depuis longtemps le sentiment d'être serrée par l'équivalent d'une maman.
Elles se séparèrent et Cora arrangea ses cheveux. Elle posa ses deux mains sur ces joues et plongea ses yeux dans les siens.
« Dormez, vous avez besoin de sommeil. »
Elle posa sa main sur son épaule et la pressa gentiment avant de finalement partir de la pièce. Emma regarda la porte un moment avant de finalement se coucher plus sereine. Elle n'avait posé sa tête sur l'oreiller que depuis quelques minutes quand elle entendit des pas. Le matelas bougea sous elle et elle n'eut pas besoin de regarder pour savoir que Regina s'installait dans son dos.
Le bras de la brune entoura son ventre, ses lèvres se posèrent dans son cou et elle se colla à elle de tout son corps et déposant de doux baisers.
« Mon cœur. » Soupira Emma.
Regina gloussa dans son cou, encore peu habituée et timide face à ce surnom, et elle la serra plus fort encore en réponse.
« Nous avons l'autorisation parentale. » Dit-elle doucement.
« Comment ça ? »
« Ma mère est venue me voir pour me dire de te rejoindre, que ça ne rimait à rien qu'un couple face chambre à part. »
« Un couple ? »
« Elle m'a dit ça comme si elle était agacée, elle essaie de rester stricte à ton égard mais elle fond pour toi. »
« C'est vrai ? »
« J'en suis intimement convaincue. »
Emma se tourna d'un coup et se blottit contre sa compagne en respirant fort son odeur.
« La journée à été chargée en émotions mon amour. Il faut dormir. »
« Je n'ai jamais donné de prénom à ma fille. »
« Aucun ? »
« Comme elle est… Comme elle est né sans… sans… sans vie. » Dit-elle en déglutissant difficilement. « Il n'y a même pas eu d'acte de naissance. Elle est toujours restée bébé Swan, même sur les registres de l'état civil. Je n'ai pas fait de livret de famille. »
« Tu avais choisit un prénom ? »
Emma se cala contre sa compagne, sa tête contre son torse, ses doigts s'amusant sur sa peau sous son haut de pyjama.
« Isabelle. Dit-elle finalement. « Elle se serait appelée Isabelle. J'aimerai te la présenter. »
« Quand tu le voudras mon amour. »
Emma eut à peine le temps d'entendre cette phrase et sentir la main de la brune dans ses cheveux, qu'elle lâchait enfin prise et glissait dans un sommeil mérité.
Jour 36 : 10h30
Emma ne savait pas si c'était le froid ou le lieu, mais comme chaque fois qu'elle venait dans ce cimetière, elle avait des frissons. Elle ne ressentait pas grand-chose hormis la main de sa compagne dans la sienne qui la suivait dans les allées de pierres tombales. Ses yeux s'arrêtaient comme à chaque fois sur les mêmes détails qui l'avaient toujours marqué au cours du chemin. Certains étaient insignifiants, d'autres plus durs, tous ancrés dans son esprit sans qu'elle ne comprenne pourquoi.
'A mes trois fils partit trop tôt'
Le marbre ébréché d'une pierre tombale dont la fissure grandissait au fil des ans.
'1984-1987'
Comme à chaque fois qu'elle passait devant, elle se demandait ce qu'avait bien pu faire cet autre homme mort en 2007 pour que les vivants décident de décorer sa tombe de cactus.
'A mon premier amour merci pour ces soixante dix-huit années.' Et juste à côté 'A mon grand-père… Il n'a pas pu vivre sans toi grand-mère.'
Elle inspira en arrivant enfin devant la tombe de sa fille. Regina serra sa main, toujours silencieuse à ses côtés.
« Regina… Je te présente mon bébé. Ma petite puce, je te présente Regina. Elle est mon amoureuse, elle aurait été ton autre maman. Elle a un petit garçon qui aurait été ton frère. »
Elle attira sa compagne pour qu'elle s'approche et la laissa agir à sa guise. La jeune femme fit de petits pas timides et se planta devant la tombe sans trop sembler savoir quoi faire.
« Bonjour. Je suis heureuse de te connaître. »
Voyant qu'elle ne savait pas trop quoi dire, Emma s'approcha pour poser sa main sur la pierre. Regina se recula comme pour lui laisser de l'espace et elle se tourna alors.
« Reste. S'il-te-plait reste. »
Elle se retourna et repris la parole pour sa fille.
« Mon bébé, je sais que je ne t'ai pas donné de nom, tu m'en veux peut être, ça n'était pas méchant de ma part, je n'y arrivais pas. Je pense que j'ai peur de te laisser partir. »
Comme à chaque fois qu'elle lui parlait, les mots venaient tout seul, elle disait tout et rien, parfois des choses insignifiantes parfois des choses profondes. Dans tous les cas elle avait besoin de lui parler.
« Aujourd'hui tu as un nom mon bébé, celui que j'ai toujours voulu te donner, celui que j'ai jamais osé t'avouer. Tu t'appelles… Tu t'appelles… Bon dieu pourquoi c'est si dur à dire. » Cria-t-elle en pleurant et en se laissant tomber à genoux.
Regina se précipita sur elle et s'accroupit pour l'entourer de ses bras. Forte de sa présence elle ne lutta plus contre ses larmes, préférant s'autoriser enfin à les accueillir.
« Tu t'appelles Isabelle. »
Les mots étaient sortit dans un souffle mais elle les avait dit, elle n'avait plus réfléchit, rendue forte par la simple présence de la femme qu'elle aimait.
« Dis à tes amis les anges quel est ton prénom, et ne m'en veut pas d'avoir mit si longtemps à te le dire. »
Elle se laissa réconforter par sa compagne et se laissa bercer par sa voix quand elle prit la parole.
« Petite Isabelle. J'aurais tant aimé te rencontrer. Je sais que tu dois t'inquiéter pour ta maman, sache que je vais prendre soin d'elle. Je vais la rendre heureuse je te le promets. »
Emma s'agrippa à elle encore plus, apaisée et émue par ses paroles. Elle avait du mal à comprendre pourquoi cette femme l'aimait autant, comment elle faisait pour l'entourer autant de bonheur. Par moment elle se demandait si tout ça n'était pas qu'un mirage, un rêve dont il serait difficile de se réveiller.
« Je t'aime Emma. »
Dans son 'je t'aime' elle chassa ses doutes, elle était bien réelle, elle était bien à elle. Elles se relevèrent et Regina l'aida à changer les fleurs, arroser les plantes, et nettoyer le dernier refuge de son enfant.
Jour 36 : 15h45
« Tu as réussit à t'échappé des griffes de mon fils. » Dit Regina sans même se retourner pour vérifier que c'était bien elle, occupée à préparer des crêpes.
« Il est avec ta mère, j'ai l'autorisation d'aller vérifier l'avancement du gouter mais je ne doit pas être trop longue. »
« Les crêpes sont presque finies et la ganache au chocolat est prête. »
« Ganache au chocolat ? T'as pas acheté du Nutella histoire de ne pas trop t'embêter ? »
Elle reçu un regard assassin de sa compagne et s'empêcha de rire.
« Okay, ganache au chocolat… Tu as raison le Nutella c'est même pas bon, rien ne vaut une bonne ganache au chocolat… »
« Noir. » Dit-Regina d'une voix grave qui eut le don de faire frissonner la blonde.
« Noir tu dis ? » Questionna-t-elle en tombant facilement dans un échange taquin.
Après les émotions de la matinée, il était agréable de voir que leur complicité naissante était intacte.
« Extra noir… »
« Elle doit être délicieuse. »
La brune trempa son doigt dedans et s'approcha langoureusement d'elle. Elle lui présenta la ganache et l'introduisit doucement dans sa bouche dès qu'elle l'eut ouverte. Emma dégusta en soupirant de contentement et s'amusa à retenir le doigt quand elle essaya de le retirer.
Regina se libéra et alla le replonger dans la ganache. Elle lui lança un regard plein de sous-entendus et décala ses cheveux de sa main libre pour dévoiler sa nuque. Elle glissa ensuite son doigt pour déposer un trait de ganache de son oreille à son épaule en décalant légèrement sa chemise.
« Tu en veux d'autre ? Viens te servir. »
Emma ne se fit pas prier et se colla dans son dos. Elle poussa mieux ses cheveux et alla directement poser sa langue sur son épaule. Elle traça la ligne chocolatée jusqu'à son oreille et s'amusa quelques instants avec son lobe, réalisant à quel point cet endroit était une zone érogène pour sa compagne.
« J'en veux d'autre. » Murmura-t-elle à son oreille.
Regina trempa pour la troisième fois son doigt dans la ganache et commença un trait partant de sa clavicule. Elle le descendit jusqu'à la naissance du creux entre ses seins et déboutonna deux boutons de sa chemise pour le continuer plus bat.
Emma se mordit la lèvre d'envie et se pencha pour récolter la douceur sucré sur la peau de sa compagne. Elle fit du zèle entre ses seins, se permettant de glisser sa main dans son soutien-gorge pour en dévoiler un peu plus.
« Emma. » Soupira sa compagne.
« Tu as raison. » Dit-elle alors en se décalant complètement et la laissant en plan.
Regina la regarda perdue et chercha à revenir vers elle alors elle s'éloigna encore plus en s'amusant de sa frustration.
« Non non Regina, tu as raison il ne faut pas, ta mère et ton fils sont juste à côté ce ne serait pas raisonnable. »
La brune la fusilla du regard en comprenant son jeu et fondit sur elle sans lui laisser le temps de réagir. Elle l'embrassa avec passion, glissa ses mains partout sur son corps et se sépara d'elle aussi vite qu'elle était arrivée.
« Tu as raison, ça ne serait pas raisonnable. »
Elle repartit alors à ses crêpes et, même de dos, Emma pouvait voir son sourire plein de fierté.
Le week-end se finit ainsi, dans la complicité et la joie dont Emma désespérait depuis trop longtemps déjà.
Jour 37 : Train de 6h22
En montant dans le train, main dans la main avec sa compagne, Emma eut la sensation que tout avait changé. Elle se savait en couple avec Regina et plus que ça, elle se sentait aussi maintenant pleinement en couple avec elle. Elle se sentait entrer dans cette famille et c'était un sentiment bien trop fort à décrire.
Elles s'assirent à leurs places et Regina perdit quasi instantanément son sourire. Emma suivit son regard et remarqua Kathryn qui leur faisait un grand sourire forcé.
« J'ai prit le temps d'observer votre joli petit train. » Dit-elle en venant s'asseoir à la place juste derrière elles. « C'est donc là votre lieu où vous roucoulez dans mon dos depuis le début. »
« Kathryn ne commence pas. »
« Non non mais, je ne dis rien de méchant là. Je fais simplement un constat. »
Elle se tut alors et aucune des deux n'osait prononcer le moindre mot, attendant la, ou les, bombes qui allaient leur tomber dessus à coup sur.
« Je te pensais plus classe que ça. A croire que je ne te connais réellement pas en fait. »
Regina sembla décidée à l'ignorer et Emma prit le partit de faire de même pour ne pas créer plus de problèmes.
« Non parce que ce train fait un peu miteux quand même. Je me demande comment tu n'as pas chopé de maladie en t'y installant tous les jours depuis un mois. »
« Si je n'ai pas chopé de maladie durant ces dernières années de mariage avec toi c'est que je suis très résistante et que je ne risque rien ici. » Dit-elle sans prendre la peine de la regarder.
Kathryn s'approcha d'un coup du siège et Emma réagit instantanément en se plaçant face à l'ouverture entre les deux places. Elle la regarda avec l'air le plus menaçant possible et fut ravie de la voir se renfrogner dans son siège.
« Je vois que tu as dressé une bonne chienne de garde. »
« Mieux qu'une chienne de garde, j'ai laissé entrer dans ma vie une compagne protectrice. C'est des notions qui te sont étrangères. »
« Il n'y a qu'une notion, pas des. » Siffla-t-elle avec colère entre ses dents.
« Il y a protectrice… » Répondit Regina en continuant à ne pas la regarder. « … et compagne. »
« Tu peux pas dire ça. Je sais qu'on a eu des bas mais tu ne peux pas faire comme si nous n'avions pas eut nos bons moments. »
« Je ne les nierai pas, mais comme notre mariage ils sont loin. Ne fais pas de vagues et laisse moi. »
« Je supporte pas de te voir avec elle. »
« Tu vas voir, on s'habitue et puis on accepte et on trouve le courage de refaire sa vie. »
« C'est avec moi ta vie. »
« C'est avec elle ma vie. »
« Mais tu la connais depuis un mois ! » S'exclama-t-elle avec force. « Comment peux-tu dire une chose pareille avec autant d'aplomb ? »
« Parce que je suis sure de moi. Ca fait un mois comme tu dis, mais je l'aime. Pardon de te dire ça aussi directement mais c'est le cas. C'est fort en moi, aussi fort que je suis sure. J'ai bien des peurs mais aucun doute sur le fait que c'est elle que je veux et que je vais garder. »
« Mais c'est une… C'est une bouseuse par rapport à toi, vendeuse, sans attache ni famille, elle vit dans un appartement ridiculement petit ou rentrerait à peine ton dressing. »
« Vous pensez que je vais me laisser traiter de bouseuse sans réagir ? » S'agaça Emma en se tournant de nouveau.
« Je vous ai pas parlé à vous. »
« Vous parlez de moi ça me regarde. »
« Vous me cherchez ? »
« Oh ça oui, parce que si je pouvais vous trouver ça me permettrait de laisser s'exprimer deux parties de moi que ça démange. » Dit-elle faisant légèrement craquer les articulations de ses doigts pour bien se faire comprendre.
« C'est des menaces ? »
« Comme à chaque fois, je ne fais pas de menaces, uniquement des promesses. »
« Kathryn va t-en. » Dit Regina en prenant les mains de sa compagne comme pour essayer de la calmer. « Nos communiquerons par avocat interposés si nous ne pouvons pas être civilisées en face. »
Kathryn leur lançant un regard si noir qu'Emma en eut des frissons d'appréhension. Elle se renfrogna dans sa place et ne leur adressa la parole que quelques minutes avant l'entrée en gare de Boston.
« Tu as raison, nous parlerons par avocat interposés. Ca va devenir indispensable. »
« Quel est ton sous-entendu ? » Questionna Regina dont l'inquiétude était palpable.
« Tu crois peut être que je vais te laisser t'en tirer facilement ? »
« C'est la maison que tu veux ? »
« La maison ? » Dit-elle en ricanant. « Non la maison ça t'importe peu je le sais. Je vais me battre contre toi pour la garde d'Henry. »
La blonde sortit avec un immense sourire sur le visage, fière de son effet. Emma regarda sa compagne qui s'était liquéfiée sur place, devenant si blanche qu'elle semblait proche du malaise.
« Nous ne la laisserons pas, elle ne l'aura pas Regina tu m'entends ? Ca n'arrivera pas. »
Elle avait beau vouloir la rassurer, elle savait qu'en cet instant sa compagne était incapable d'assimiler ses paroles.
Et voilà, j'ai hâte d'avoir vos avis :D Et a la semaine prochaine pour un chapitre... A l'heure XD
