Chapitre 21 le voilaaaaaaaa (hey vous avez vu? C'est moins tard que la semaine dernière... *Pas taper*)

Toutes mes excuses, il semblerait que mes périodes sans travail me laissent moins de temps pour écrire que mes périodes avec travail XD allez savoir pourquoi...

Bref, je suis désolée des retards, je vous promets que je fais de mon mieux et je ne louperai pas la publie du jeudi même si ça arrive un peu tard dernièrement :P. De même, je vais faire mon mea culpa concernant les reviews... Je culpabilises pas mal car je n'ai absolument plus le temps ces dernières semaines d'y répondre et j'aime pas trop ça. Je vais donc tester une nouvelle technique cette semaine pour ne plus faire ça, on va voir si ça marche :D

Bref la dessus, je voulais également prendre une minute pour vous envoyer un immense et retentissant MERCI. On vient de dépasser la barre des 1000 reviews en 20 chapitres, j'en perd mes mots tellement je vous en suis reconnaissante. A vous reviewer, follower, twittereur MERCI MERCI MERCI

sans plus attendre place au chapitre, bonne lecture à tous :D

Ps : Y a du rated... M (enjoy)


Chapitre 21) Elle ne l'aura pas.

Jour 37 : Train de 6h22

« Regina ça va? » Questionna Emma après un long silence de sa compagne.

Elle la regarda encore un peu et voyant qu'elle ne répondait pas, décida de continuer.

« Elle dit ça mais elle ne gagnera jamais. Tout le monde sait qu'elle n'a aucun lien avec Henry, c'est toi qui l'as porté, s'ils interrogent le pédiatre, la crèche, les nounous, ils verront que tu es toujours celle qui s'occupe de lui. »

« Comment sais tu que je m'occupe de tout? » Dit-elle sans la regarder, la voix tremblante.

« Parce que je te connais mon cœur, et que je sais à quel point tu es une bonne mère, à quel point Henry est ta priorité absolue. J'aime ça chez toi, tu es une femme, mais tu es aussi une maman, de toutes tes cellules tu es une maman. »

« Je t'aime. »

« On se battra Regina, et si tu préfères me cacher pour ne pas que tes chances pour la garde d'Henry baissent, je m'effacerai, et si... »

« Non... Surtout pas! Pas de mensonges, pas de ça. J'assume notre relation. Je n'ai rien fait de mal, j'ai quitté Kathryn, j'ai lancé les démarches pour le divorce. Elle a bien plus fauté que moi. Je ne veux pas te cacher. »

« Okay... » Dit-elle touchée par ses paroles. « Elle n'aura pas Henry tu verras. Et même au mieux, avec cette démarche elle peut tout foirer et te faire gagner la garde exclusive de ton fils. »

« Je ne veux pas trop espérer ça... » Dit-elle pensive.

« Allé Regina tu vas voir, y aura sûrement des moments difficiles, mais nous les traverserons ensemble et nous nous en sortirons plus fortes que jamais. »

« J'aimerai pouvoir faire un saut dans le temps! Dans un an par exemple, pour voir ou nous en serons, si Kathryn nous laisse enfin en paix, si le divorce est réglé, comment ira Henry dans un an, s'il est avec nous tout ça. » Dit-elle en soupirant.

Emma savait que l'angoisse de Regina concernait Henry, mais elle n'avait pas réalisé a quel point son angoisse ne concernait que Henry. Penser à la vie dans un an ne la faisait douter que sur l'état de son fils et l'avancée de sa séparation.

« Avec nous? » Questionna-t-elle un peu malgré elle, n'osant même pas regarder sa compagne dans les yeux.

« Oui. » Répondit naturellement la brune qui n'avait visiblement pas saisit le sens caché de cette question. « J'aimerais avoir la certitude que les choses vont aller mieux! »

« Je comprend. Je voulais dire... Avec nous comme... Nous... Toi et moi... Comme... Dans une même maison... » Dit-elle en bégayant, incertaine de la tournure de sa phrase.

« Hum... » Commença Regina en rougissant. « Oui enfin... Je ne sais pas... Je sais qu'il est trop tôt pour parler de ça... Ça ne fait qu'un mois qu'on est ensemble... Mais je n'en sais rien... Je t'imagine dans ma vie. Quand je pense au futur tu en fais toujours partie, j'espère ne pas t'effrayer en disant cela. » Finit-elle en de mordant la lèvre.

« Au contraire. » Répondit-elle en venant l'embrasser très langoureusement.

« Je t'aime. » Dit la brune entre deux baisers.

« Je t'aime aussi. » Répondit Emma en se séparant finalement. « Et je vais me battre avec toi. »

« Merci. Ma chérie? » Questionna-t-elle alors.

« Oui? » Dit-elle en retenant le sourire qui voulait sortir à tous prix en entendant ce surnom.

« On mange ensemble ce midi? »

« Avec plaisir. »

« Je finis à 11h30... »

« Viens me rejoindre à la boutique à midi, je t'emmènerai dans un petit restaurant sympa. »

Une fois arrivées en gare de Boston, elles s'embrassèrent furtivement une dernière fois sur le quai avant de se séparer.

Jour 37 : 11h50

Emma courait partout pour être bien sûre d'avoir finit à midi pour amener sa compagne dans un restaurant qu'elle affectionnait particulièrement. Elle s'était enfermée dans la réserve et terminait l'entrée en stock de la dernière livraison.

« Emma occupe toi de la cliente en cabine trois elle a besoin d'aide et a demandé à ce que ce soit toi. » Lui dit Ruby à peine entrée dans la pièce, avant de repartir aussi vite.

« Je la connais ? » Cria-t-elle sans bouger.

« J'en sais rien elle ne me dit rien. » Dit-elle en repassant la tête. « Et je te prierais d'éviter de crier comme ça, on t'entend parfaitement dans le magasin. »

La jeune femme souffla et se leva à contre cœur, avant de se rendre aux cabines d'essayage. Elle attrapa le rideau, s'annonçant sans grande motivation avant d'ouvrir quand elle n'entendit aucune objection.

« Bonjour Madame je suis Emma Swan vous m'avez demandé, je suis là pour vous ai…der. »

« Bonjour Miss Swan. » Dit la brune sulfureuse qui se tenait devant elle, uniquement vêtue d'un ensemble en dentelle blanc, contrastant avec le mat de sa peau, et de ses talons aiguilles.

« Miss Mil… Gina… Reg... Pardon… Regina. Vous tu êtes… Je… heu… wow… C'est… ça va ça va… Joli… En quoi… Moi… Aider. »

« J'espérais faire un petit effet mais je n'en espérais pas tant. » Dit la brune avec un sourire fier et plein d'assurance.

La blonde la regarda un moment sans parler ni bouger, la bouche légèrement entre-ouverte.

« Vous voyez quelque chose qui vous plait ? » Questionna-t-elle en se tournant, lui offrant une jolie vue de l'étendue de peau exposée par son string.

Dans sa tête d'Emma se repassaient toutes les images de leurs moments de passion, cette première nuit qui promettait tellement plus, leur session sur le piano qui l'avait transportée. La façon dont Regina l'avait traitée, aimée, touchée, elle avait eu envie que ces moments ne s'arrêtent jamais. Se séparer d'elle était toujours un véritable calvaire. La voir la dans cette tenue sous ses yeux la rendait complètement folle de désir de nouveau.

Bien au-delà du désir, il y avait également l'amour qu'elle ressentait si fort. Cette femme était incroyable, si pleine de ressources cachées qu'elle dévoilait progressivement. Jamais personne n'avait cherché à la surprendre de la sorte et elle se rendait compte au combien elle aimait ça.

« Emma ? » Questionna-t-elle doucement comme pour la faire revenir à la réalité.

La blonde cligna des yeux, la détailla une dernière fois de haut en bas et se rua dans la cabine, prenant immédiatement possession de ses lèvres avec envie.

Regina gloussa contre elle, fière de son effet et posa ses mains sur sa nuque pour l'attirer encore plus contre elle. Les mains d'Emma trouvèrent naturellement la taille de sa partenaire où elle commençait à caresser sa peau.

« Et bien, et bien… Regardez-moi qui se sens parfaitement en confiance. » Lui susurra-t-elle à l'oreille.

Elle ne l'écouta même pas et continua ses baisers, descendant naturellement ses lèvres dans le cou de sa compagne. Elle glissa une main sur sa cuisse jusque derrière son genou et l'a mena à enrouler sa jambe autour de sa taille. La brune semblait vouloir résister sans en être vraiment capable.

« Calmes toi… » Dit-elle alors, sa voix trahissant son envie. « Je voulais… Ce n'était pas… »

Emma ne lui facilitait pas la tâche et ondulait contre elle pour lui faire perdre pied, la prenant à son propre jeu.

« Emma nous sommes… Nous sommes à… A ton travail nous… Emma. » Soupira-t-elle sans vraiment réussir à l'arrêter.

La jeune blonde ne s'arrêta pas et continua ses baisers de plus en plus appuyés. Ce n'est que lorsqu'elle glissa sa main sur la fesse nue de son amante que celle-ci réussit à la repousser vraiment.

« On est à ton travail, on ne peut pas faire ça. »

« Ce n'est pourtant pas moi qui suis venu t'allumer en petite tenue. »

Regina eut soudain l'air coupable et Emma se demandait ce qu'elle pouvait bien avoir dans la tête.

« Regina ? »

« Et bien… Ce n'était pas mon but à la base mais… »

« Mais… » Dit-elle en voyant qu'elle n'allait pas en dire plus.

« J'ai… Et bien… Je suis… Je suis arrivée y a vingt minutes et… Y avait une femme… Magnifique qui sortait en sous-vêtements sans aucun complexes. Ruby s'occupait d'elle et j'ai réalisé que… »

« Que ça pouvait être moi ? » Questionna-t-elle en posant son doigt sur son menton pour l'amener à la regarder dans les yeux.

Regina croisa son regard d'un coup et Emma pu voir à quel point son œil était noir.

« J'aime pas ça. » Dit-elle alors avec aplomb.

Emma eut envie de sourire devant sa jalousie mais s'abstint, consciente de l'importance de son passif à ce niveau là. Elle savait que sous cet air, se cachait une réelle crainte profonde de revivre le désastre de son mariage et les tromperies de sa femme.

« Je n'ai d'yeux pour aucune d'elle. »

« Elles peuvent avoir des yeux pour toi… Et elles sont très peu vêtues. » Dit-elle en croisant ses bras sur son ventre.

'Aie.' Pensa-t-elle en se mordant la lèvre. 'La situation est mal engagée, surtout Emma, déconne pas avec tes blagues pourries c'est pas le moment. Là elle doit comprendre combien elle est la seule à tes yeux.'

« Regina écoute moi. Et écoute-moi attentivement. Je… n'aime… regarde… désire… veux… que toi. Je vois des femmes à moitié nues chaque jour au travail… C'est un fait, mais je n'en regarde aucune autrement qu'avec des yeux de vendeuse qui s'assure que le vêtement convient. Je ne vais pas changer de métier, alors tu dois apprendre à me faire confiance. »

« J'essaie. » Dit-elle doucement.

« Et tu y arriveras. »

« J'avais confiance en Kathryn, je ne cesse de me dire que je n'ai rien su voir au départ. Pourquoi les choses seraient différentes aujourd'hui ? »

« Parce que je ne suis pas elle. Je suis fidèle, je préfère parler des choses qui vont pas que tromper, je ne suis pas jalouse de ton succès, je suis fière d'être celle à qui tu appartiens. »

« J'apprendrai à ne plus être jalouse, mais de ton côté, tu dois apprendre à accepter cette facette de moi. »

« Ne sois pas tant sur la défensive, je ne t'en veux pas d'être possessive, au contraire c'est assez flatteur. Et je suis prête à te rassurer jusqu'à ce que tu apprennes à me faire confiance. »

« Je t'aime. » Dit alors la brune en venant l'embrasser.

Elle essaya de la pousser mais Emma ne bougea pas d'un centimètre. Elle retenta et, voyant que sa compagne continuait à rester contre elle, elle soupira.

« Emma nous sommes dans ton magasin. »

« Et alors ? » Répondit-elle en lui caressant le côté droit.

« Et alors on ne peut pas faire ça ici. »

« Tu sais que cette tenue te va vraiment bien ? »

« Je sais, c'est ta patronne qui me l'a conseillé, elle savait qu'elle te plairait. »

« Tu as mit Ruby dans tes combines ? »

« Je lui ai dit que je voulais te faire une surprise et elle a immédiatement été partante. »

« Et pourquoi cette mise en scène ? » Questionna-t-elle avant de descendre ses baisers dans son cou.

« Pour que… » Ses mots se perdirent dans un soupir. « Pour que tu associes ce lieu à mon image et pas celles de ces femmes »

Emma gloussa contre son cou en la serrant contre elle un peu plus. Décidément, derrière la fille de bonne famille se cachait un réel démon.

« On pourrait nous surprendre Emma. »

« Attend. »

La jeune blonde se dépêcha de sortir et d'aller voir qui il restait dans la boutique. Elle rit en découvrant un mot à leur intention sur le comptoir.

'Amusez-vous bien, je ne rentre pas avant 14h, pas trop de cochonneries lesbiennes dans ma boutiques où alors okay si j'ai un compte rendu détaillé.

Ps : Si vous voulez sortir à poil de la cabine, j'ai recouvert les caméras… Au cas où… On est jamais trop prévoyant de nos jours.

Je vois déjà les gros titres : « Une sex tape tournée en direct par les caméras de surveillance d'une petite boutique de lingerie. »'

« Regarde. » Dit-elle entre deux éclats de rires.

« Ta patronne est très déstabilisante. » Commenta-t-elle après lecture. « Et complètement inconsciente des codes de bien séance en société. »

« Dit-elle les fesses à l'air dans une boutique de lingerie. » Ironisa Emma

« Premièrement : je ne suis pas les 'fesses à l'air' comme tu dis, je porte un string qui est un sous-vêtement très répandu de nos jours. Deuxièmement : porter un string dans une boutique de lingerie me parait assez approprié tu ne trouve pas ? »

« Tu as toujours réponse à tout n'est-ce-pas ? »

« Comme je te l'ai déjà dit. » Dit-elle en soupirant, mimant une fausse exaspération. « J'ai toujours raison. »

« Même les fesses à l'air tu as raison. »

Regina lui tapa doucement l'épaule et hoqueta quand la jeune vendeuse se colla à elle d'un coup, agrippa ses fesses et la fit sauter pour enrouler ses jambes autour de sa taille. Elle la porta jusque dans la cabine et la plaqua contre le fond, la faisant taire d'un baiser passionné auquel la brune répondit sans lutter.

Elle la décolla du mur et la laissa reposer les pieds par terre. Aussitôt fait, elle se mit sur la pointe des pieds pour pouvoir regarder par-dessus l'épaule de sa compagne malgré ses talons aiguilles. Elle grogna d'envie en voyant ses fesses galbées à peine recouvertes du petit bout de tissu. Elle glissa ses mains dessus en déposant des baisers sur sa peau, elle les pressa et mordilla en même temps son épaule, se délectant du gémissement que la brune ne pu retenir.

« Cet ensemble te plait ? »

« Hummm. » Se contenta-t-elle de répondre en continuant ses caresses de plus en plus appuyées.

« Ca te dirait… » Commença alors Emma en embrassant son cou à nouveau. « Qu'on aille pas au restaurant… Que je nous fasse livrer quelque chose… Et qu'on reste là… Toi et moi… A profiter d'avoir deux heures rien que… Pour nous ? »

Sa compagne gémit en la maintenant contre elle, sa main dans ses cheveux.

« Je pense que cette proposition est plus qu'alléchante. » Répondit-elle d'une voix rauque et séductrice. « Mais commander quoi ? »

« Ce qu'on veut. »

« Et on veut quoi ? »

« J'en sais rien, pizza, chinois, libanais, burger, indien. Il y a des choix à l'infini. »

« Je ne me fait jamais livrer. »

« Jamais jamais ? »

« Non, je préfère cuisiner. Toutes ces nourritures doivent être atrocement grâce. » Dit-elle en faisant une moue de dégout.

« Atrocement délicieuse. Tout dépend ce que tu manges. Et quand tu veux des sushi ? Tu les cuisines ? »

« Oui, où je vais au restaurant. »

« Et bien pour une fois laisse le restaurant venir à toi. Ca n'est pas moins bon parce que c'est apporté chez toi. Accueille l'ère de la facilité. »

« Mais j'aime cuisiner. » Se défendit-elle.

« Je n'en doute pas, mais même la plus parfaite des mamans working-girl à le droit de se faire servir pour une fois. »

« Très bien, je t'ai fait découvrir ma passion pour le piano, je vais découvrir la tienne pour l'hypertension artérielle pré-diabétique. »

« Ouaiii. » S'exclama Emma en ignorant complètement sa dernière phrase.

« T'es pas possible. » S'amusa Regina en se dirigeant vers ses vêtements.

« Tu fais quoi ? »

« Je vais me rhabiller. »

« Pourquoi ? »

« Sortir avec des sous-vêtements non payés va me conduire directement au poste très chère, dois-je donc tout t'apprendre. »

« Oh oui maitresse, j'ai tant de lacunes que je mériterai de longues looooongues heures de cours particuliers. » Dit-elle en arborant une position aussi coquine que l'intonation de sa voix.

« Faites attention miss Swan, je punis les élèves pas sages. »

Emma frissonna malgré elle et préféra aller chercher le téléphone avant que les choses ne dérapent.

« Tu as envie de quoi ? » questionna-t-elle depuis la caisse.

« De toi. » Répondit naturellement la brune depuis la cabine.

« Tu as envie de moi accompagnée de sushi ? D'une pizza ? De poulet tandori ? »

« Hum… Laisse-moi réfléchir… Entièrement recouverte de sushi c'est possible ? »

« Ca risque de couter cher en sushi ça, et bonjour l'indigestion. »

« Prend de quoi recouvrir les zones clefs alors. » Continua-t-elle à la taquiner.

« Okay ça sera pizza car si on commende des sushis je vais perdre pied. »

« Je note ça dans un coin de ma tête. » S'amusa Regina en la rejoignant.

« Une grande qu'on partage ? »

« Grande quoi ? »

« Pizza. »

La brune retroussa le nez à l'idée de ce qu'elle allait manger mais soupira finalement son acceptation.

« T'aime quoi ? »

« Pas d'anchois, pas d'oignons. »

« Un truc simple ça te va ? »

« Parfait. »

Emma composa alors le numéro et commanda une pizza Regina sous l'œil amusé de son amante.

« On va être livrée dans une heure ils sont surbookés. »

« Une Regina… Sérieusement ? »

« Oui… Comme ça je vais pouvoir te dévorer deux fois. »

« J'aime quand tu me dis des choses romantiques. »

Elles rirent ensemble puis un silence confortable s'installa entre elles. Emma était angoissée car elle souhaitait aborder un sujet sans savoir comment. Elle tournait et retournait des phrases de démarrage sans oser en sortir une.

« En parlant de dévorer… » Dit-elle alors.

Instantanément, elle eut envie de se frapper, c'était bien la pire phrase d'accroche qu'elle aurait pu trouver.

« Oui ? » Questionna Regina face à son silence.

« Hum… Non enfin… C'est mal négocié comme virage de conversation mais… Il y a… Il y a… Quand toi et moi on est… intimes on… tu… y a un truc que tu… fais et que… moi non mais que… Bè que… Oh mince pourquoi c'est si dur à dire. »

« Ma chérie. » Dit-Regina en enroulant ses bras autour de son coup. « Es-tu en train d'essayer de me dire que tu souhaites à tour… gouter… plus en détail aux joies du sexe entre femmes ? »

Emma rougit furieusement en baissant la tête, acquiesçant presque honteusement.

« Tu n'as aucune raison de te bloquer pour ça. » Lui susurra-t-elle à l'oreille.

« Mais… Et si je m'y prenais mal ? »

« Tu m'as semblée assez douée pour le moment. Ais confiance, les premières fois ne sont pas censées être explosives, si tu n'y arrive pas du premier coup ce n'est pas grave. Ce que je veux c'est que tu ne te mettes pas de pression avec moi okay ? »

« Okay. » Répondit-elle en venant l'embrasser tendrement.

Elle la poussa alors vers la réserve sans cesser ses baisers.

« Hum… Emma qu'est ce que tu fais ? »

« Je vais gouter plus en détail aux joies du sexe entre femmes. »

« Quoi maintenant ? Ici ? Mais la pizza va arriver. »

« Dans bien quarante cinq minutes. » dit-elle en entrant dans la réserve.

« Et il n'y à même pas de… A si… Emma pourquoi il y a un lit ici ? »

« Quand nous avons des livraisons de très bon matin, soit Ruby soit moi l'une des deux dors sur place c'est plus simple. »

« As-tu déjà amené quelqu'un ici ? »

« Oui… Toi. »

Regina sourit satisfaite et se laissa guider jusque sur le lit. Emma lui enleva rapidement ses vêtements jusqu'à ce qu'elle se retrouve de nouveau dans son ensemble blanc.

« Je compte te le régler. » S'amusa Regina en la laissant la regarder sans pudeur.

« Hors de question je te l'offre. »

« Mais… »

Ses protestations furent coupées par un baiser et Emma la fit s'asseoir, s'avançant pour la faire s'allonger sous elle. Regina attrapa le bas de son t-shirt, sans se rendre compte surement qu'elle la griffait au passage dans sa hâte. Elle le lui enleva et s'attaqua à sa ceinture sans rompre le contact de leurs lèvres. Emma se redressa pour ôter son jean, faisant attention à se que sa culotte ne parte pas avec tant il était serré, et refondit sur elle.

Etre avec Regina n'était en rien comparable à ce qu'elle avait connu. Quand elle s'était éloignée d'elle pour retirer son vêtement, la brune s'était redressée sur ses coudes, la regardant d'un air coquin en se mordant sensuellement la lèvre d'impatience. Elle avait détaillé son corps et ses mouvements, et s'était immédiatement agrippée à elle, lui offrant un baiser félin quand elle était revenue.

Emma glissa ses main sur son ventre, remontant jusqu'à ses seins qu'elle évita volontairement. Regina grogna mais la blonde ne changea pas d'idée pour autant. Elle la fit se redresser le temps de lui dégrafer son soutien-gorge qui céda du premier coup, et libéra ses seins de leur étau. Elle aimait que sa compagne la laisse faire. Pour la première fois elle menait la danse la première et elle aimait cette sensation. Elle la fit s'allonger complètement sur le lit et se positionna entre ses jambes, à genoux, allongée à moitié sur elle pour atteindre ses lèvres. Regina répondait activement à ses baisers et ondulait contre elle, pendant qu'Emma installait un léger mouvement de bassin pour venir presser contre son intimité recouverte.

La jeune brune gémissait doucement, appréciant visiblement ce jeu. Elle vint à son tour dégrafer son soutien-gorge et prit un de ses seins dans sa main sans stopper la danse engagée par leurs langues. Emma la câlinait, l'embrassait, mais son esprit était obnubilé par ce qu'elle s'apprêtait à faire. Elle fit descendre sa main jusqu'à son intimité, et la recouvrit pour sentir sa chaleur. Sa partenaire lui semblait vraiment prête à plus, alors elle rassembla tout son courage pour commencer à descendre ses baisers.

Elle aurait voulu se contrôler totalement, réussir à prendre son temps, mais le fait est qu'elle était plus qu'impatiente. Cet envie dévorante, mêlée au stress de l'accomplir, lui fit perdre la notion de préliminaire, et c'est sans un regard pour les seins de sa compagne qu'elle continua sa descente. Elle s'en rendit compte et voulu remonter mais elle sentit la main de la brune sur son épaule qui l'en empêcha. Elle leva les yeux et croisa ceux noirs de désir de son amante. Regina souriait, elle aimait son impatience.

Emma inspira profondément, ses narines chatouillées par la senteur de sa compagne. Elle glissa ses mains sous l'élastique du dernier vêtement et le retira doucement. Regina se laissait pleinement faire et ça la rassurait, elle posa les yeux sur son intimité et fut surprise de sentir sa propre envie être décuplée. Pour être la plus honnête du monde, elle ne savait pas trop comment s'y prendre exactement, qu'elle manœuvre serait la plus efficace, la moins tâtonnante.

« Emma s'il te plait. »

Comprenant qu'elle l'observait depuis quelques instants, et réalisant que la situation pouvait commencer à devenir gênante pour sa partenaire, Emma ne réfléchit plus et se lança, se laissant guider par son instinct.

Elle vint d'abord déposer un doux baiser pour découvrir cette sensation sans trop se précipiter. Regina releva légèrement le bassin et Emma fut surprise à nouveau car elle aimait cette sensation. Elle glissa alors sa langue entre les lèvres intimes de sa compagne et fut récompensée par un mouvement plus fort sous elle.

La brune gémit en glissant une main dans ses cheveux et Emma comprit à ses réactions que cette forme de plaisir lui avait manquées. Elle réalisa que seule Kathryn lui avait fait ça avant et ce constat la fit bouillir malgré elle. Elle raffermit sa prise autour des hanches de sa compagne pour la maintenir en place et commença à accélérer son mouvement. C'était plus fort qu'elle elle voulait rendre ce moment inoubliable.

Elle était complètement subjuguée par le gout de sa compagne, elle venait de tester la plus douce des drogues qui lui est été donné d'essayer. Regina Mills serait sa drogue.

Elle gagna confiance dans ses gémissements, dans ses soubresauts, dans ses ondulations accrues. Elle redoubla ses attentions, la découvrant pleinement, ignorant les zones où elle la désirait le plus pour la rendre folle. A chaque fois qu'elle passait sa langue dessus, Regina sursautait d'un coup, gémissant de plus en plus jusqu'à crier son plaisir sans plus aucune retenue.

Elle criait son nom sans relâche, sa main littéralement agrippée à ses cheveux. Quand Emma se concentra enfin sur sa zone la plus érogène, elle se mit à trembler et poussa un ultime cri quand son orgasme la frappa. Après de nombreux spasmes, elle s'écroula sur le lit en haletant.

« Contre moi. » Soupira Regina sans bouger. « Viens contre moi. » Répéta-t-elle quasi immédiatement.

Emma ne se fit pas prier et vint se coller de tout son long à ses côtés.

« Je t'aime. »

« Je t'aime aussi Regina. »

« C'était… C'était… Merci… »

La jeune blonde sourit de fierté sans pouvoir ni vouloir le cacher. Elles s'embrassèrent longuement, peu préoccupées par l'heure quand on toqua à la porte.

« Le livreur. » Dit-Emma en se levant.

« Et toi ? »

« Une autre fois. »

« Pas de mais… J'ai faim, et je n'ai eu que mon dessert pour le moment. »

Regina rit en rassemblant ses affaires pendant que la jeune blonde s'habillait en vitesse pour aller ouvrir au livreur.

« Ca vous fait 13,90. » Dit-il en observant les modèles dans la boutique.

« Je vous donne ça. » Dit-elle en fouillant déjà dans son sac.

Elle se tourna vers lui pour le payer et s'amusa de le voir absorber par un corset.

« Vous souhaitez faire un achat ? »

Il sursauta d'un coup, visiblement mortifié par la situation et balbutia quelques mots incompréhensibles concernant sa copine et ses goûts.

« N'hésitez pas à l'amener à l'occasion. »

Il acquiesça et prit son argent avant de partir sans demander son reste.

« T'es un monstre. » Dit-Regina en sortant de la réserve.

« C'était trop tentant. »

« Pauvre jeune… »

« Il doit avoir une de ces… »

« Je veux pas savoir. »

« A oui… Mademoiselle anti-pénis. »

« Dit comme ça on pourrait croire que je suis une vieille fille féministe anti-homme de quarante ans. »

« Non juste une jeune trentenaire lesbienne anti-homme en couple avec une bombasse blonde aux atouts indéniables. »

« Je reconnais la trentenaire lesbienne mais pas la bombasse blonde… Dit-m-en plus sur elle… »

Emma l'embrassa avec passion et Regina mit un peu de temps à reprendre la parole.

« En effet je crois que ça commence à me revenir d'un coup. »

« Je préfère… Et maintenant, si nous nous bouchions les artères dans la joie et la bonne humeur. »

« Amen. »

La jeune femme ouvrit le couvercle et Regina se pencha dessus.

« Ca sent pas si mauvais. » Dit-elle d'un ton dédaigneux.

« Je traduis ça par : punaise mais ça sent bon en plus… Mince comment le cacher ? Lance une phrase sarcastique ça fera l'affaire. »

« Tais toi et donne moi une assiette. »

« Une assiette ? Pour quoi faire ? »

« Du freezby… Manger bien sur. »

Emma attrapa une part et l'amena à sa bouche, croquant dedans avec avidité sous le regard médusé de sa compagne.

« Mon dieu sauvez-moi. »

Regina finit par se servir non sans beaucoup de mauvaise foi, mais même si elle allait le nier, Emma l'avait vu dévorer et apprécier cette pizza.

Jour 37 : Train de 17h15

« Demain j'ai rendez-vous chez mon avocat donc je ne prendrai pas le train avec toi le matin. » Dit Regina en s'asseyant violement à côté d'Emma, la faisant sursauter, surprise par cette arrivée soudaine. « Celui de Kathryn l'a appelé et elle souhaite demander la garde exclusive au motif que mon métier ne me permet pas de prendre soin pleinement de mon fils que je préfère laisser en permanence chez mes parents. Elle souhaite également une entrevue pour que nous partagions les biens les plus 'civiquement' possible. » Dit-elle en accentuant les guillemets, visiblement en colère. « Tu te rends compte ? » Questionna-t-elle sans lui laisser le temps de prendre la parole. « JE fais passer mon travail avant MON fils. MOI ! » Cria-t-elle, attirant l'attention de certains passagers.

« Regina calmes-toi tu… »

« Non mais c'est l'hôpital que se fou de la charité, elle n'a jamais été là pour rien dans sa vie. Elle ne connait aucune de ses habitudes car elle n'était pas là, aucun de ses rituels car elle ne les a jamais fait avec lui. Elle ne sait pas comment on chasse les monstres, comment on calme les surdoses d'énergie, comment on adoucit les chagrins, comment on réveille, comment on l'intéresse pour qu'il mange des légumes, comment il aime être prit dans les bras, comment il aime son petit déjeuner. Elle veut le prendre pour que je lui revienne, pour avoir le pouvoir sur moi c'est tout. »

En parlant, la colère c'était progressivement transformée en tristesse et elle était maintenant au bord des larmes. Emma la prit dans ses bras et la berça doucement jusqu'à se qu'elle se sépare violement d'elle pour la regarder dans les yeux.

« Elle ne l'aura pas tu m'entends ? » Cria-t-elle alors.

Une femme deux rangs plus loin se tourna dans leur direction et leur jeta un regard plein de reproches de déranger ainsi le calme du wagon. Emma soutint son regard sans scier et fut satisfaite de la voir retourner à ses occupations l'air pincé.

« Je sais qu'elle ne l'aura pas. On va se battre et tu gagneras la garde. C'est ton fils, personne ne te l'enlèvera. »

« Ca ne t'arrive pas de regretter notre histoire ? »

« Bien sur que non, pourquoi le ferai-je ? »

« Car je t'apporte tellement d'ennuis, mon divorce, mon fils, mes problèmes. »

« Je t'aime, je me moque des obstacles tant qu'on est ensemble okay ? »

Regina baissa les yeux et soupira avant de lui offrir un doux sourire

« Okay. Je t'aime aussi. »

Elle vint l'embrasser et se blottit contre elle.

« Je lui en veux tellement, jusqu'au bout elle cherche à me pourrir la vie, jusqu'au bout. »

« Elle n'y arrivera pas, tu vas voir quand ta mère va savoir. »

« Je ne donne pas cher de la peau de Kathryn. »

« Elle en fera une jolie descente de lit. »

Regina rit et tapa gentiment sa compagne.

« T'es bête. »

« Mais tu m'aimes. »

« Oh oui. Merci Emma. »

Jour 38 : 19h

Emma venait de toquer à la grande porte du manoir Mills, elle avait tout juste prit le temps de passer chez elle prendre une douche et sa voiture et c'était rendue chez les parents de sa compagne. Elle n'avait presque pas reçu d'information de Regina, juste qu'elle n'allait pas pouvoir prendre le train le soir non plus avec elle, puis elle lui avait demandé si elle pouvait venir passer la soirée et la nuit chez elle.

Elle entendit des cris à l'intérieur et reconnu son prénom. Elle sourit en reconnaissant la voix enfantine qui criait et les bruits de ses petits pas qui courraient dans sa direction.

« C'est Emma, maman ouvre, maman ouvre. »

« Je n'ouvrirai que si tu te calmes. » Retentit la voixde Regina, sévère et ferme.

« Mais c'est Emma. » Geint l'enfant.

La jeune femme avait envie de rire mais se retint, ne voulant pas vexer le petit garçon quand il allait la voir. Pour être honnête, elle adorait cet attachement qu'il avait développé à son égard. Depuis qu'elle avait parlé d'Isabelle à Regina, qu'elle l'avait amené au cimetière avec elle, elle se sentait plus sereine. La peine, la souffrance étaient toujours là, mais la culpabilité avait tendance à s'adoucir. Elle ne cherchait pas trop à comprendre ces changements, elle avait besoin d'accepter qu'elle pouvait moins souffrir et avancer. En parlant à sa compagne, elle avait la sensation d'avoir rendu réelle l'existence de son bébé, maintenant elle existait dans le cœur d'une nouvelle personne.

La porte s'ouvrit alors et Emma se retrouva à reculer d'un pas tant Henry la percuta violement malgré sa petite taille. Elle se baissa pour le prendre sous les aisselles, s'amusant de le voir tendre les bras et se lever sur la pointe des pieds pour l'inciter à le soulever.

« Henry je t'avais dit doucement. »

« Emmmmmmma. » Cria l'enfant en faisant un câlin à son cou.

« Bonjour bouchon. »

« T'étais où avant le dodo ? »

« J'étais chez moi. »

L'enfant fronça les sourcils, cette réponse ne lui convenait visiblement pas.

« Pourquoi ? »

« Parce que je dois aller chez moi un peu. »

« Pourquoi ? »

« Parce je vis pas ici. »

« Pourquoi ? »

« Parce que c'est la maison de ton papy et ta mamie. »

Henry s'apprêtait à rebondir quand sa mère le coupa.

« Henry n'embête pas Emma où elle ne te couchera pas. »

Une vague de panique traversa les yeux du petit garçon et il blottit sa tête dans le cou de la blonde.

« Ca me fait du bien de te voir. » Dit-alors Regina en s'approchant d'elle pour l'embrasser.

Henry exprima son dégout d'un long 'bèèèèèèè' et cela eut pour seul effet de faire revenir la brune pour un plus long baiser. Le petit brun la poussa alors, ses deux mains sur son torse avant de se recoller à Emma.

Le message était clair, ce soir la blonde était à lui.

« Alors moi je n'ai pas le droit de rester ? » Questionna la brune en faisant une petite moue triste.

Henry la regarda partir la tête basse et tendit les bras vers elle en l'appelant. Emma aimait cette relation forte qu'ils avaient, elle aimait l'idée d'y être progressivement intégrée, par sa relation avec Regina mais aussi par les liens qu'elle tissait avec Henry.

« J'ai fait un dessin. » Dit-il, la sortant de ses pensées.

« A bon ? Pour moi ? »

Il acquiesça si fort qu'elle cru qu'il allait se déboiter les cervicales et se tortilla pour être posé.

« Pose, pose. » Dit-il alors qu'elle le descendait avec prudence.

A peine ses pieds au sol, il partit comme une fusée suivit de prêt par Regina qui le surveillait et elle ne pu s'empêcher de rire.

« Qu'est ce qui vous fait rire ainsi ? » Questionna Henry sénior en venant lui faire la bise.

« Bonjour, au rien c'est juste que, quand je l'ai posé, comme il est partit, à fond, suivit de si prêt par Regina… J'ai eu la sensation d'avoir remonté une souris mécanique et l'avoir lancée en la posant au sol excitant directement le chat qui se lance à sa poursuite. »

Le vieil homme se mit à rire aux éclats jusqu'à en avoir des larmes au coin des yeux. Emma était à la fois étonnée et fière de sa réaction et ne pouvait s'empêche de rire avec lui tant c'était communicatif.

« C'est exactement ça. Oh mon dieu Emma, je ne verrai plus jamais ces moments de la même façon. La façon qu'elle a de le suivre de prêt les bras tendus. »

Emma l'imita sur quelques pas et les rires redoublèrent.

« Ca va on s'amuse bien sur mon dos. »

Ils se tournèrent en même temps vers Regina, se mordant la lèvre pour ne plus rire.

Henry s'avança vers Emma tout sourire et lui tendit une feuille sur laquelle se trouvait un gros gribouillis jaune.

« C'est bébé l'étoile. » Dit-il pour faire comprendre la signification de son œuvre.

Emma regarda Regina qui se mordait elle aussi la lèvre mais plus par inquiétude. Elle semblait angoissée de sa réaction, craignant surement qu'encore une fois, les choses arrivent trop vite pour elle.

« Henry c'est… C'est mon bébé étoile ? » Questionna-t-elle la voix tremblante.

Le petit brun regarda sa mère qui acquiesça et acquiesça à son tour.

Elle se laissa tomber à genoux et le prit fort dans ses bras, tellement émue par cette attention quelle en perdait les mots.

« Merci chaton, merci. »

Henry lui rendit son câlin.

« JT'aime Emma. »

« Je t'aime aussi Henry. »

Quand elle leva les yeux elle s'aperçu qu'Henry sénior s'était discrètement éclipsé et que Regina la regardait avec un large sourire et les yeux humide. Elle prit l'enfant dans ses bras, se remit debout et attira sa compagne contre elle pour un baiser nécessaire.

« Je t'aime Regina. »

« Je t'aime aussi Emma. »

Elles firent ensemble les rituels du couché d'Henry, le bain fait par Emma, le pyjama mit par Emma, la mise au lit faite par Emma, les bisous quémandés aux deux. Quand elles descendirent enfin, il était vingt heure quinze et la cuisine dégageait un merveilleux fumé qui fit gargouiller le ventre de la blonde.

« Si vous avez faim on peut passer à table. » Dit-Henry dès qu'elles entrèrent. « Au menu rôti de bœuf sauce madère et petites pommes de terre. »

« Mon mari est un vrai cordon bleu. » Dit Cora avec fierté, postée à ses côtés à regarder la sauce mijoter.

« Je meurs de faim. » S'exclama Emma spontanément.

« Voila qui fait plaisir à entendre. Asseyez vous les filles j'amène la pitance. »

Emma s'assit la où Cora lui indiqua, juste à côté de Regina et se laissa bercée par ce sentiment d'appartenir à cette famille.

Une fois tout le monde servit, c'est la mère de sa compagne qui mit les pieds dans le plat d'entrée.

« Alors l'avocat ? »

Regina ne releva pas les yeux de son assiette et soupira lourdement.

« Ca va aller jusqu'au juge des affaires familiales. »

« Comment ça ? »

« Dans un divorce avec enfant, si les deux parents ne peuvent pas se mettre d'accord sur une garde partagée, le dossier est envoyé au juge des affaires familiales qui est le seul habilité à statuer sur le cas. Kathryn se moque des biens, elle veut Henry pour m'avoir moi voilà tout. »

« Tant mieux. » Dit Cora en coupant nonchalamment un morceau de viande.

« Comment ça tant mieux ? On dirait que ça te stresse pas toi ? »

« Elle n'a aucune chance, elle ne s'est jamais occupé de lui, et sa demande ne va permettre qu'une chose, te faire obtenir la garde exclusive à toi. »

« Tu crois ? »

« J'en suis sûre. »

« Ta mère à raison. » Dit-Henry. « Face à la situation le juge verra immédiatement le problème et Kathryn va se discréditer toute seule avec ses raisons invoquées. »

« Ca se passe comment ? » Questionna Emma. « Par rapport au juge tout ça… La procédure ? »

« Le dossier est envoyé au juge qui, s'il a des doutes peut demander une enquête sociale. Dans ce cas la, y a un enquêteur social qui va venir auditionner les différents parents en condition avec l'enfant, parler avec l'enfant, demander comment ça se passe à la maison, l'école, les devoirs la vie tout simplement. Il fait ensuite un rapport qu'il envoie au juge qui prend ensuite sa décision. »

« Ils viendront ici ? » Questionna Emma.

« C'est ça le soucis. Cette enquête là se fait une fois le divorce proclamé et dans le contexte dans lequel vivra l'enfant. Il faut que je trouve un appartement ou une maison, montrer que je peux lui apporter la stabilité. »

Emma leva les yeux et vit les parents de sa compagne s'échanger un regard plein de sous-entendus. Elle n'osa rien dire, voyant qu'ils avaient presque une conversation complète à travers ce regard.

« Quoi ? » Questionna Regina qui venait elle aussi de remarquer leur échange.

« Cora c'est le bon moment je pense. » Dit-Henry en prenant la main de sa femme.

« Tu penses ? »

« Encore plus à la lumière de ces nouvelles informations. »

« On a le droit de savoir ce qui se passe ? » S'agaça Regina en abandonnant son assiette.

« Rien de grave ne t'enflammes pas Regina. » S'agaça à son tour Cora.

« Alors parlez. »

« Regina calme toi, Cora elle s'inquiète comprend la. »

Les deux femmes soupirèrent d'une façon très similaire et aucune ne prononça plus un mot.

« Hum… » Commença Emma. « Du coup hum… C'est quelque chose en famille ? Il… Il faut que je parte ? »

« Non. » Dit-alors Henry. « Partit comme c'est partit, à long terme ça vous concernera aussi. Et puis à quoi bon vous faire partir et obliger ainsi Regina à tout répéter ensuite. Si ma fille le veut vous pouvez parfaitement rester. »

« Je préfère oui. » Dit Regina en se radoucissant. « Alors qu'est ce qui se passe. »

« Voilà. » Commença Henry en voyant que sa femme restait silencieuse. « Ta mère et moi avons toujours eut un rêve, celui de nous acheter une petite maison… »

« En Sicile. » Termina la brune à sa place. « Vous allez partir ? » Questionna-t-elle en regardant ses parents l'un après l'autre.

« Non. » S'empressa de répondre Cora. « Pas définitivement. »

« Nous avons vu une petite villa qui nous à réellement fait un coup de cœur, c'est ce dont nous avons toujours rêvé. Nous avions pensé… Nous avions pensé te laisser le manoir et nous de notre côté, nous acheter cette maison en Sicile et un appartement ici pour partager notre vie entre ces deux endroits. »

« Mais avec quel argent ? On est riche certes mais de la à acheter autant d'un coup… »

« Nous avons déjà l'appartement, et la maison nous avons vu avec la banque, nous pouvons faire un prêt et commencer les mensualités de remboursement dans deux ans seulement. »

« Mais je ne veux pas que vous me donniez le manoir. » Dit-elle perdue par autant d'informations.

« Rien n'est gratuit ma chérie tu le sais. » Dit-Cora en lui prenant la main pour la rassurer. « Nous souhaitions te proposer le manoir et en contrepartie, tu pourras, avec ta part de ta maison, nous aider au financement de la maison en Sicile. Henry et toi…. Et vous Emma. » Ajouta-t-elle en la regardant. « Serez les bienvenues en vacances autant qu'il vous plaira, et nous serons souvent ici. »

« Dans l'idée. » Précisa Henry. « Nous commencerions par aller, quand ta situation sera stable, qu'un mois par ci par là en Sicile, surtout tant qu'Henry est petit. Et par la suite seulement, nous envisageront des retraites de plus longue durée. »

Un silence pesant se fit dans la pièce et aucun n'osait le briser. Emma n'osait plus manger et pourtant sa nourriture lui donnait vraiment envie, et Regina continuait à fixer ses parents incrédules.

« Le manoir serait à moi ? »

« Nous n'avons qu'un mot à dire au notaire pour engager la procédure. »

« Ma chérie. » Dit alors Henry. « Tu as vécu dans le trouble, dans la rancœur, dans la honte d'un mariage qui te rendait malheureuse. Cette petite ville, ce manoir, ils peuvent être ta seconde chance, celle ou ta vie prendra un tournant heureux. Avec ton fils, avec ton amour, tu peux toi aussi décider de créer ta fin heureuse. »


Et voilà, un nouveau chapitre au compteur, il n'en reste que 4 (normalement)

Encore d'immenses merci à tous :D