Encore un chapitre tardif mais le voici le voila :D

Alors toutes mes excuses pour l'info que je vous ais donné sans anesthésie la semaine dernière. Je ne pensais pas que l'annonce des 4 chapitres restants ferait un tel effet XD. Alors toutes mes excuses de ne pas avoir mieux enrobé cette information ahah :P

Je prends un instant pour faire une petite parenthèse personnelle. En commençant à écrire sur fanfiction, je ne pensais pas que ma vie changerait à ce point, et surtout, je ne pensais pas que je rencontrerai une si merveilleuse lectrice qui prendrait une telle importance dans ma vie. En débutant l'aventure de l'écriture, je n'avais pas imaginé vivre une aventure tellement plus forte.

Alors ma chérie je voulais profiter de ce chapitre, de cette histoire qui m'a permit de te rencontrer pour te dire merci. Notre histoire débute, et elle me rend heureuse. Merci à toi d'avoir vu au delà de mes lignes la personne qui se cachait derrière. Merci d'être entrée dans ma vie et de me laisser entrer dans la tienne.

Voila, mon message personnel s'arrête ici, je vous souhaite une bonne lecture à tous :D


Chapitre 22) Elle est stupide

Jour 38 : Train de 17h15

« Salut. » Dit Regina en s'asseyant à sa place, venant déposer un baiser sur les lèvres de sa compagne.

« Salut. » Répondit Emma après leur baiser. « Comment a été ta journée ? »

« Instructive. J'ai vu mon avocat entre midi et deux. Du coup, comme nous nous partageons les biens à l'amiable dirons nous, nous allons passer l'après midi de mercredi prochain Kathryn, son avocat, le mien et moi à répartir les biens. C'est eux qui s'occuperont ensuite de l'aspect paperasse. »

« Alléluia une chose en moins. » S'écria la blonde en levant les bras au ciel, heureuse de voir sa compagne sourire.

« N'est ce pas. J'espère juste que le juge ne va pas faire de problèmes… »

« Pourquoi il ferait ça ? Pourquoi un juge mettrait son nez la dedans ? Ca ne concerne pas Henry que je sache. »

« Non, oui, enfin, c'est ce que mon avocat m'a expliqué. Le juge est saisit de tout, du divorce, du partage des biens et de la garde de l'enfant. Ce dont j'ai peur, c'est déjà que Kathryn demande une prestation compensatoire car… »

« Top top pause traduction, la prestation compensatoire c'est quand le ou la riche du couple doit donner des sous au ou à la pauvre du couple pour qu'il ou elle n'ait pas à changer son train de vie ? »

« Oui c'est ça. »

« Ok merci continue… Donc t'as peur qu'elle demande une prestation compensatoire car… »

« Car… Attend je cherche ma phrase. » Dit-elle en se mordant la lèvre.

« Tu sais plus ce que tu voulais dire ? »

« J'ai perdu ma formulation… »

« C'est l'effet Emma, ça fait perdre leur mots aux belles pianistes. » Répondit-elle en gonfla le torse pour mimer la fierté.

« L'effet Emma c'est surtout qu'à force d'être toi tu rends impossible le fait d'aligner trois mots sans se perdre. » Pesta Regina qui semblait fouiller son cerveau pour retrouver sa phrase.

« Je fais surtout cet effet là au lit à ce qu'on dit. »

« Qu'elle est modeste cette femme. » Soupira-t-elle.

« En effet je le suis, je… »

« Emma ça suffit laisse moi chercher ma phrase. » S'écria la jeune femme en posant ses mains sur ses tempes.

Emma la regarda alors, elle baissa la tête, se pinça discrètement la peau du ventre pour faire monter des larmes, et releva le regard en arborant un air de chien battu parfaitement maitrisé. Pour couronné le tout, elle fit trembler légèrement sa lèvre inférieure en posant sa main sur sa cuisse.

« C'est la première fois que tu me cris dessus depuis qu'on est ensemble. » Dit-elle avec une voix de petite fille malheureuse.

« Tu es… Horripilante. » S'agaça Regina qui, visiblement, était prête à craquer et refusait de le faire.

« Tu t'en es pas doutée lors de notre rencontre ? »

« Si… J'aurais du me méfier plus que ça. »

« Donc… T'as peur qu'elle demande une prestation compensatoire car… » Répéta-t-elle en s'empêchant de rire.

« Car… Car… A oui… Comme elle gagne moins que moi et qu'elle a un train de vie supérieur à ses revenus, elle peut en demander une. C'est pour ça que je préfère lui laisser la maison par exemple, elle y est gagnante vu la valeur et moi ça me permet de ne pas être liée à elle par ça. Après je pense qu'elle va demander la garde exclusive d'Henry, c'est la dessus que je veux que le juge s'en mêle pour lancer la procédure d'enquête sociale. »

« De toute façon tu vas contester sa demande et ça va automatiquement être lancé non ? »

« Oui, mon avocat me l'a confirmé. »

« Donc mercredi les choses sérieuses commencent ? »

« Oui, les avocats enverront les papiers au juge qui l'étudiera et décidera ou non si c'est bon. Concernant la garde d'Henry, comme nous ne sommes pas d'accord, c'est le juge qui peut demander une enquête sociale, ce qu'il fera très certainement d'après mon avocat. Ensuite il nous convoquera pour une audience ou on va être entendues l'une et l'autre, nos avocats vont plaider et le juge prendra sa décision qu'il rendra sous quinze jours un mois. »

« Punaise c'est long quand même tout ça. »

« Malheureusement oui mais une fois terminé nous serons enfin tranquilles et c'est le principal. »

« Du coup en attendant mercredi… »

« … On attaque le déménagement de mes parents et l'appropriation du manoir par Henry et moi. » Dit Regina en finissant naturellement sa phrase.

Les semaines s'écoulèrent au rythme des déménagements et installations. Emma, Ruby, Mary-Margareth et David revinrent prêter main forte lors du déménagement de Cora et Henry et leur installation dans leur nouvel appartement. Regina et son fils s'adaptaient à leur nouvelle vie dans ce manoir qui était maintenant officiellement leur 'chez eux'.

La brune s'appropriait les lieux, elle mettait sa touche personnelle partout. Elle avait transformé sa chambre d'enfant en chambre pour Henry et avait prit la chambre de ses parents pour en faire la sienne. La chambre d'Henry quand a elle avait été transformée en chambre d'amis. Emma l'avait accompagné dans chaque magasin, dans chaque transformation, heureuse de voir sa compagne s'intéresser à son avis sur ses choix.

Jour 45 : Train de 17h15

« Ce train j'en ai rêvé toute la journée. » Dit Regina en se laissant tomber dans son siège.

« Macaron ? » Dit-Emma en sortant une boîte de son sac.

« T'es parfaite. » Dit la brune en attrapant immédiatement un vert, croquant dedans avec grâce.

Elle soupira en savourant et attendit d'avoir finit pour parler.

« Ca a été littéralement interminable. Kathryn est une… Non je ne m'abaisserai pas à dire ce mot. »

« Une salope ? »

« C'est trop faible encore. »

« Mademoiselle Mills qu'elle grossièreté. » S'amusa Emma en croquant à son tour dans un macaron.

« Je te signale que je n'ai rien dit… »

« Tu l'as pensé... Chez toi c'est tout comme. Voir pire même. » Dit-elle en riant.

« Bon tu veux savoir où non? » Dit-elle en prenant un second macaron et en croquant dedans. « Hummm café, il est succulent goute. » Dit-elle en le portant à ses lèvres.

« Oui j'aimerai bien. » Répondit-elle avant de croquer dans la pâtisserie à son tour.

Regina sourit et se radossa à sa place avant d'inspirer un grand coup.

« Kathryn à fait du grand... Kathryn. » Dit-elle avec lassitude. « Elle a fait des histoires pour tout, elle a cherché à me culpabiliser, elle a cherché le moindre truc pour me retenir un peu. »

« C'est à dire? »

« Déjà, elle a demandé la prestation compensatoire. »

« Sérieusement? »

« Et oui... Elle a commencé avec ça, disant qu'on pourrait s'arranger, qu'elle accepterait des compensations autres si je ne pouvais pas payer. »

« Heu… De quel genre de compensations elle parlait ? »

« Non pas ça. » La rassura la brune. « Elle a proposé des repas, des services en tout genre. C'était une façon absolument stupide et irréfléchie de me faire rester dans sa vie. J'ai bien sur refusé et elle a alors dit qu'elle voulait la prestation. A ce moment là j'ai dit que dans ce cas là je ne lui laissais pas la maison et son avocat l'a prise à parti pour lui indiquer qu'elle faisait le mauvais choix. Elle restait braquée alors il l'a prise à l'écart et a du la convaincre car ils sont revenus vingt minutes plus tard nous annonçant qu'elle préférait la maison à la prestation compensatoire. »

« Enfin une bonne nouvelle. »

« Oui… Mais tout ça c'était que la mise en bouche, elle a fait pire... »

« Elle a fait quoi? »

Un silence pesant se fit entre elles et Emma sentait qu'elle n'allait vraiment pas aimer ce qui allait arriver.

« Regina tu m'angoisses. »

« Elle a demandé à avoir Henry elle aussi tant que la question de la garde n'a pas été réglée. Elle disait qu'elle veut le voir, qu'elle est sa mère elle aussi et qu'elle a le droit de l'avoir. Qu'elle ne me demande pas de faire moitié moitié pour le moment mais au moins l'avoir ce week end par exemple. »

« Et tu as dit quoi? »

« Non bien sur. Comme si j'avais envie de le lui laisser. »

Emma soupira de soulagement mais la mine stressée de sa compagne lui indiqua que ce n'était pas finit.

« Regina... » Tenta-elle doucement.

« Quand j'ai refusé... » Recommença-t-elle sans la regarder, les yeux rivés sur le siège de devant. « ... mon avocat a demandé à ce que nous fassions une pause, il m'a dit de l'accompagner et m'a informé que je lui faisais gagner des points en faisant ça. »

« Comment ça? »

« Si je lui refuse de voir Henry qui... légalement, est aussi son fils, alors ça va plaider en ma défaveur lors du passage devant le juge. Car ça me montre comme étant la méchante de l'histoire. Alors que si je la laisse le voir, ça montre que c'est plus elle le problème à demander la garde exclusive. Si je refuse comme ça, ça va rendre sa demande justifiée et crédible. »

« Et merde c'est logique en plus... Qu'est ce que tu as répondu? »

« J'ai dit... J'ai dit oui. »

Aussitôt Emma pu voir la culpabilité et l'angoisse qui tiraillées la brune.

« Tu n'avais pas le choix Regina tu dois te focaliser la dessus. »

« J'ai tellement peur de le lui laisser. Il n'est pas à l'aise avec elle, il a peur d'elle. Il ne va pas comprendre pourquoi je le laisse avec elle. Je suis sûre qu'il va pleurer... Oh mon dieu s'il pleure je ne vais pas y arriver. »

« Bien sur que si, tu vas y arriver car c'est pour lui que tu fais ça, il le faut sinon tu risques de perdre à un niveau bien plus important. Si les choses aboutissent à une garde ne serai-ce qu'un peu partagée il va bien falloir qu'il s'habitue à être un peu chez elle. Mais avec un peu de chance, en mettant toutes les chances de ton côté, tu peux gagner une garde exclusive ou quasi exclusive et à partir de là il sera en permanence en sécurité auprès de toi. »

« Je sais. » Dit Regina après un instant à la regarder. « Mais c'est très dur... » Dit-elle en laissant s'échapper des larmes qu'elle semblait retenir depuis des heures.

« Je sais ça... Je sais. » Dit Emma en la prenant dans ses bras, essayant de la réconforter de sa présence à ses côtés dans toutes ces épreuves. « On gagnera, elle n'y arrivera pas. Tout va bien se passer tu vas voir. »

« J'ai du mal à y croire pardonne moi. Je dois l'amener samedi matin chez elle à neuf heures et revenir le chercher dimanche à dix-huit heures. Trente-trois heures séparée de lui, je n'ai jamais été aussi longtemps sans mon fils. Trente-trois heures à le savoir avec elle qui n'a jamais fait preuve d'amour à son égard. »

« Je sais que ça va être difficile. Je me rends compte de l'effort que c'est pour toi. Mais il faut le faire, tu dois être concentrée sur le but final, tout le reste ne sert qu'à atteindre ce but. Tu vas expliquer calmement les choses à Henry, le rassurer, lui assurer que ça se passera bien. Il est sage en gentil, il fera des efforts et il y arrivera aussi. Et puis je suis sûre que tu l'auras au téléphone dans le week-end, Kathryn sera trop heureuse de garder un lien avec toi grâce à ça. »

« Je sais… Mais ça me pèse terriblement. »

« Je le sais bien ma chérie, je suis là pour toi. »

« Merci. » Dit-Regina en posant sa tête sur son épaule et en soupirant quand elle l'entoura de ses bras.

Jour 48 : 10h30

Emma était chez Regina en compagnie des parents de sa compagne, et attendait impatiemment son retour. Elle l'avait vu partir la mort dans l'âme avec son fils pour l'amener chez Kathryn. Le petit garçon avait assez bien vécu la nouvelle ce qui n'avait fait qu'augmenter le stress de sa mère.

« Ce que je crains c'est qu'il n'ait pas comprit vraiment ce qui se passait. » Dit Henry sénior en apportant les cafés qu'il venait de finir de préparer.

« Vous croyez ? »

« Henry est… Sa mère c'est son point de repère. Quand il est avec Cora et moi, il parle de sa mère, 'L'est où maman ?', 'Revient quand maman ?'. Dès qu'il trouve quelque chose il le prend pour lui montrer à elle le soir, les cailloux, les coquillages, les fleurs. Je ne pense pas que dans sa tête d'enfant de trois ans, il ne serai-ce que comprenne le concept selon lequel elle peut ne pas être là. Il sait qu'elle va au travail mais elle revient toujours le soir. Il n'a jamais vécu un coucher puis un réveil sans la voir. Je crains que dans l'ensemble tout se passe bien aujourd'hui et que demain matin, quand il va voir qu'elle est toujours pas là, c'est la que ça va plus aller du tout. »

« Tu le crains ou tu l'espères ? » Questionna Cora en portant sa tasse à ses lèvres pour souffler sur le liquide.

« … Je pense honnêtement que je l'espère… » Avoua-t-il à voix basse.

« Si la séparation est facile pour Henry, c'est pour Regina que ça va être d'autant plus dur. » Dit-Emma en comprenant la crainte cachée des parents de sa compagne.

« Nous verrons bien de toute façon. » Soupira Cora. « En attendant il me tarde qu'elle rentre déjà. »

A cet instant, la porte d'entrée s'ouvrit et ils virent Regina arriver. Elle avait les yeux rouges ce qui ne laissait aucun doute sur le fait qu'elle avait pleuré.

« Alors ? » Questionna Henry alors qu'Emma se levait déjà pour aller la prendre dans ses bras.

« Et bé… Il est avec elle… »

Sa voix était hésitante, elle semblait lutter de toutes ses forces pour ne pas recommencer à pleurer maintenant qu'elle n'était plus seule.

« Tu veux un verre de cidre ? » Questionna Cora.

« J'aimerai mieux quelque chose de plus fort. »

Sa mère se leva et leur versa quatre scotchs. Quand Emma eut son verre en main elle le renifla avec curiosité, c'était la première fois qu'elle s'essayait à ce type d'alcools, plus habituée à une bonne bière.

Elle vit sa compagne le boire d'une traite avant de venir se laisser tomber dans le canapé.

« Il a pleuré en s'agrippant à moi, c'était franchement horrible je n'avais pas envie de le laisser. Il était si triste, si malheureux, il était un peu inquiet au départ d'arriver devant Kathryn, alors il s'accrochait à moi pour que je le suive. Je suis entrée dans la maison, on a un peu discuté de l'organisation, je n'arrivais pas à m'empêcher de lui expliquer tout ce qu'il fallait faire. Elle me répétait qu'elle était sa mère aussi et qu'elle sait tout ça mais ça me rassurait pas honnêtement. Puis j'ai prit Henry pour lui faire un câlin et lui expliquer que je devais partir comme on avait dit… »

Elle soupira en secouant la tête comme pour chasser ses larmes et prit la main d'Emma quand celle-ci la posa sur sa cuisse.

« Qu'est ce qu'il a fait ? » Questionna Henry inquiet.

« Il a hoché la tête comme s'il comprenait et quand il m'a vu partir il m'a suivit pour venir me prendre la main et partir avec moi. Je lui ai ré-expliqué qu'il devait rester avec Kathryn et là ça a été terrible. Il pleurait, elle l'a prit dans ses bras pour le faire me lâcher et il tirait les bras vers moi. Elle m'a dit de partir sans me retourner pour que ce soit moins dur et je n'ai eu à lui lancer qu'un regard pour qu'elle comprenne que cette solution était inenvisageable. »

« Tu l'as reprit ? » Questionna Henry en regardant machinalement vers l'entrée comme si son petit fils allait apparaitre d'un coup.

« Non bien sur que non je n'ai pas pu. Je l'ai reprit dans mes bras le temps qu'il se calme et j'ai recommencé à expliquer encore la situation. Il est resté calme en me laissant partir et m'a promit d'être sage. J'ai eu le sentiment de l'abandonner c'était vraiment horrible. »

« Je suis sur que tout va bien se passer. » Dit alors son père. « C'est un super petit garçon il va être sage et il comprend. »

« Et s'il croyait que je ne veux plus de lui ? »

« C'est impossible ça. » Répondit-Emma. « C'est ton fils, tu lui as toujours montré sans détour à quel point tu l'aimes. Il le sait, et la situation actuelle ne va rien remettre en cause sur votre lien. »

« J'aimerai déjà être à demain soir. »

« Nous aussi. » Dit-Cora en soupirant. « Déjà ce soir ou demain matin tu pourras peut-être appeler histoire qu'on sache si tout va bien. »

« Oui je le ferai, Kathryn m'a dit de pas hésiter à appeler, elle cherche à créer le lien au moyen d'Henry. »

« Elle m'énerve. » Dit-Emma, attirant alors l'attention de sa compagne et ses parents.

Emma se sentit mal à l'aise sous leurs regards interrogatifs, craignant qu'ils puissent mal interpréter sa pensée.

« Je veux dire… C'est bien que tu puisses appeler, ça j'en suis même rassurée et c'est normal. Simplement je ne supporte pas toutes ces tentatives pour créer un lien avec toi. Elle cherche à se retrouver seule avec toi, elle s'imagine qu'elle peut te faire craquer, qu'elle peut te faire revenir si elle a assez de temps avec toi. C'est un peu dur pour moi, mais c'est rien hein, je sais que tu ne retourneras pas avec elle, mais je n'aime pas ça. »

« Je ne sais pas comment te rassurer… » Avoua Regina dont l'inquiétude était visible sur son visage.

« Non attend ne te méprends pas, je ne parle pas de choses que tu fais toi. Tu n'as pas à me rassurer car je ne doute pas de toi. Je sais que tu n'y retourneras pas, je sais que tu es avec moi maintenant et que tu es sincère. Ce que je n'aime pas c'est qu'elle te recherche, qu'elle s'imagine pouvoir t'avoir alors que tu es à moi. En te recherchant comme ça, elle rappelle un lien que vous aviez, qui était bien réel, et ça me dérange parce que ça me ramène à la vie que vous aviez avant. »

« Possessive miss Swan ? » Questionna alors Cora.

Emma leva les yeux, s'attendant à voir du reproche dans leurs yeux et fut surprise des regards qu'elle rencontra.

Henry arborait un sourire amusé, Cora semblait contente et satisfaite, comme si Emma venait de passer un test et qu'elle ne l'avait pas déçue en réussissant haut la main. En croisant le regard de sa compagne, elle frissonna de la tête aux pieds. Regina la dévorait des yeux, elle ne souriait pas, au contraire son air était grave et carnassier à la fois.

« Hum… » Commença la jeune femme troublée, avant de décider qu'il valait mieux avouer. « Oui… Un peu… Je ne pensais pas l'être autant mais… Il faut croire que oui. »

« Si vous vous sentez aussi possédez que possessive alors ça me va. »

Emma sentit le rouge lui monter aux joues, une chaleur piquante lui irradiant jusque dans le cou. Cora rit gentiment de sa réaction qui sembla être pour elle une réponse satisfaisante et elle s'éclipsa en prenant son mari par le bras.

« Allons nous en avant d'assister à une scène gênante comme celle qui a eut lieu sur le piano. »

Les deux jeunes femmes s'étouffèrent en l'entendant et Henry sourit, pas surprit de la perspicacité de sa femme.

« Pensiez-vous vraiment que je n'avais pas vu la gentille tentative de mon époux de cacher votre soutien-gorge Emma ? »

« Heu je… » Tenta-t-elle sans réussir à dire plus.

« Maman nous… » Essaya Regina sans plus de succès.

« Cora laisse les, c'est de leur âge après tout. »

« Je n'ai pas dit que je les empêchais, je dis simplement que je ne veux pas assister à ça. »

« Tu t'amuses à les gêner. »

« C'est le rôle d'une mère de gêner sa fille. »

« Et tu es passée maître en la matière. » Dit-il en l'attirant avec lui pour qu'ils les laissent enfin tranquilles.

« Ta mère sait tout… » Dit-Emma après un moment de silence.

« Elle sait tout, voit tout, contrôle tout, gère tout. Dans ton camp c'est un allié indispensable, dans le camp adverse c'est un ennemi redoutable. »

« … »

« Donc tu es possessive toi aussi ? »

Emma eut du mal à revenir dans la conversation, encore choquée par l'intervention de Cora. Elle inspira un grand coup en acquiesçant, incapable de formuler une vraie phrase pour le moment.

« Et bien et bien… C'est une chose que j'ignorais. » Dit Regina en s'approchant d'elle d'une démarche féline. « Et que j'aime beaucoup. » Murmura-t-elle à son oreille.

« Je ne renie pas la vie que tu as eu, c'est juste que je n'aime pas en entendre parler. »

« Je comprend. »

« Et Kathryn qui s'imagine pouvoir revenir au 'bon vieux temps', ça me ramène au fait qu'il a existé. »

« Je comprend. »

« Sauf que maintenant tu es MA compagne et ça elle doit l'accepter car je ne la laisserai pas te reprendre à moi. »

« J'espère bien. » Dit-elle en chuchotant toujours dans son oreille. « Redis-le. »

« T'es à moi. »

« Encore. »

« T'es à moi. »

« Et toi ? »

« Je suis à toi. »

« Encore. »

« Je suis à toi. »

« Encore. »

« J'irai jamais voir ailleurs, tu es tout ce que je veux. »

Regina plaqua violemment ses lèvres sur les siennes et l'embrassa avec passion. Elle se serra contre elle en la collant contre le mur et parsema son visage de baiser avant de simplement la prendre dans ses bras en serrant de toutes ses forces.

« Merci. »

« Je t'aime. » Répondit Emma en se callant dans son étreinte.

« Moi aussi. »

Jour 48 : 17h45

« Essaie de l'appeler c'est en train de te ronger de l'intérieur. » Dit-Emma en sortant la tête de la cuisine pour voir sa compagne assise dans le canapé à observer son verre de vin sans y toucher.

Henry étant chez Kathryn, les parents de Regina chez eux, Emma avait proposé de rester pour le week-end ce que la brune avait instantanément accepté. Elle avait passé l'après-midi à l'occuper, lui changer les idées autant que possible pour que la journée passe plus vite.

« Ca ne te dérangerais pas ? » Questionna-t-elle en levant les yeux.

« Attend on recadre là. On parle de ton fils okay, alors tu fais tout ce qu'i faire et tout ce que tu as besoin de faire. Moi je t'ai parlé, tu m'as entendu, ça va. »

Regina la regarda un instant comme pour s'assurer qu'elle allait vraiment bien et finit par se lever pour attraper son téléphone. Emma se concentra de nouveau sur son repas, pour une fois qu'elle faisait la cuisine elle souhaitait vraiment réussir.

Elle vit sa compagne arriver derrière elle en composant le numéro et souffler pour se calmer.

« Allez hop, je me déstresse, je suis détendue, je suis caaaaalme. » Dit-elle en se faisant craquer les cervicales.

« Tout va bien se passer. »

« Je peux rester là ? »

« Pas de soucis je reste silencieuse. »

La brune porta alors son téléphone à l'oreille et attendit patiemment que son ex femme réponde.

« Oui bonjour Kathryn c'est… Oui c'est moi… J'appelais pour… Oui voilà. »

Regina brancha alors le haut parleur et Emma sourit en remuant sa sauce, touchée qu'elle lui permette de suivre la conversation.

'..bien, il est sage comme tout. Il est en train de jouer tranquillement au salon là.'

« Il n'a pas pleuré longtemps après mon départ ? »

'Si une heure et demi environ…' Avoua la jeune femme. 'Il avait envi que tu sois avec nous et moi aussi… Tu nous as manqué cette après-midi.'

Emma avait envie de rire devant ses tentatives minables d'attendrir Regina. Elle sourit en entendant la réponse de sa compagne qui montrait bien l'absence d'effet que ça avait sur elle.

« Que je sois avec lui oui. C'est normal il n'est pas habitué à ne pas m'avoir. »

'Et moi si ?' Questionna Kathryn.

« Toi si quoi ? »

'Moi il est habitué à ne pas m'avoir ?'

« Tu souhaites réellement que je réponde à cette question ? »

'On pourrait s'entendre quand même, pour Henry…'

Emma se retint de lancer une exclamation ironique et sourit en voyant Regina lever les yeux au ciel.

« On pourrait oui, mais tu as bien fait comprendre que tu ne le voulais pas en demandant la garde exclusive. »

'Si tu revenais à la maison on pourrait essayer d'arranger les choses. Regardes Henry et moi ça se passe très bien, avec toi en plus tout sera parfait.'

« Je n'entrerai même pas dans cette discussion, passe moi Henry c'est pour lui que j'appelle. »

'Regina je… '

'Maman c'est maman ? Mamaaaaaaaan' Entendirent-elles crier le petit garçon qui avait du entendre Kathryn prononcer le prénom de sa mère.

'Oui Henry c'est maman.'

'Passe passe passe.' Dit-il, son excitation audible même à travers le téléphone.

'Attend Henry je parle.'

« Passe le moi. »

'Teuplait teuplait c'est maman c'est maman.'

'Attend j'ai dit.' Dit-elle plus fort.

« Ne lui cris pas dessus Kathryn. » S'agaça Regina qui bouillait sur place.

'Ecoutes Regina, si tu venais à la maison diner avec nous. Nous pourrions parler et il te verra.'

'Ouaiiiii maman viens.' Cria le petit garçon dont l'excitation montait crescendo.

« Tu te crois maligne à dire des choses comme ça devant lui ? » Gronda la brune qui était de moins en moins calme. « Tu cherches à ce que je sois la méchante ? »

'De suite tu imagines que mes actions ont un but caché.'

« Je te connais, je te pratique depuis de nombreuses années. Maintenant passe moi mon fils. »

Kathryn soupira à l'autre bout du fil et finit par passer le combiné à l'enfant car sa voix raisonna peu après.

'Maman.'

« Bonjour mon chaton. Alors comment tu vas ? »

'Bien, je suis sage maman.'

« Oh j'en suis sûre de ça, je suis fière de toi mon bébé. »

'T'es la quand ?'

« Demain mon chaton. »

'Pas maintenant ?'

« Et mon Henry, je t'ai expliqué, quand tu es chez Kathryn je ne suis pas là. »

'C'est loin demain ?'

« Dans un dodo et une journée. »

'Après le dodo t'es là ?'

« Pas tout de suite après, je viens te chercher le soir, comme quand je rentre du travail. »

'Ah…'

Même Emma sentit son cœur se pincer en entendant sa déception, alors elle n'osait pas imaginer l'état dans lequel devait être celui de Regina.

« Tu t'amuses bien ? »

'Oui…' Répondit-il peu convaincu.

« Soit pas triste mon chéri, on se voit bientôt, et t'es avec Kathryn c'est chouette. » Dit-elle en simulant autant de conviction que possible. « Et moi tu me vois demain d'accord ? »

'D'accord.'

« Je t'aime très très très fort mon chéri. »

'T'aime fort fort.'

« Et moi je t'aime plus plus plus plus. »

'Bisous Emma.'

Regina n'eut pas le temps de répondre que déjà elle entendait Kathryn prendre de force le combiné. Les pleurs d'Henry, surement surprit, retentirent et elles l'entendirent même demander Emma.

« Kathryn ça va pas de le faire pleurer ? »

'Tu crois que je vais rester sagement pendant que tu lui passes ta…'

« Tais-toi. » Cria-t-elle pour la couper. « Je t'interdis de l'insulter, et je t'interdis de le faire devant mon fils. »

'J'aurai du rien faire pendant que tu passais ta maitresse à mon fils ?'

« A c'est ton fils maintenant ? Première nouvelle. C'est vrai que tu t'es drôlement occupée de lui ses trois premières années. »

'J'aime mon fils.'

« Alors prouve le et ne rends pas ce divorce plus difficile qu'il ne l'est. »

'Emma.' Cria Henry en pleurant, ne comprenant toujours pas pourquoi le téléphone lui avait été arraché des mains.

'Arrêtes de la demander tu l'auras pas. C'est personne Emma. »

'C'est l'amoureuse de maman.'

Emma et Regina retinrent leur souffle en attendant la réaction de Kathryn qui ne tarda pas à venir.

'C'est une blague là, t'as parlé d'elle à Henry.'

« Ca a été un concours de circonstances mais ça ne te regardes pas. Déverses pas ta colère sur lui il n'y est pour rien dans tout ça. Repasse le moi qu'il se calme sinon je viens le chercher. Pour une fois dans cette histoire Kathryn, fait preuve d'intelligence. »

Elles l'entendirent inspirer profondément comme pour se calmer et c'est la voix d'Henry qui suivit.

'Emma ?' Dit-il en reniflant.

La jeune femme regarda sa compagne qui acquiesça, lui indiquant qu'elle pouvait parler.

« Coucou Henry. »

'Bisou.' Dit-il de sa même voix incertaine.

« Bisou à toi aussi gamin. Alors maman m'a dit que t'étais super sage. »

'Oui.' Répondit-il avec plus d'enthousiasme. 'Je suis gentil.'

« Ca j'en suis sûre, c'est bien d'être gentil, t'es un grand garçon. »

L'enfant rit à l'autre bout du fil, visiblement très fier de la réaction de la blonde.

Regina reprit ensuite le téléphone et parla un instant avec lui avant de raccrocher juste quand Kathryn reprenait le combiné pour parler.

La brune regarda sa compagne et se calla dans ses bras en soupirant longuement.

« Dans vingt-quatre heures tu le récupères. »

« C'est long. »

« Je sais. »

« Je le laisserai un an ça me paraitrait aussi long. »

« Oh oui au moins tout ça. »

« Oui. » Souffla-t-elle dans son cou, sa tête sur son épaule.

Jour 49 : 10h15

Emma se réveilla et, en ne trouvant pas Regina dans le lit, enfila un peignoir en satin pour éviter de se balader nue dans la grande demeure. La veille sa compagne avait été infatigable, lui faisant découvrir tellement de choses, lui offrant des orgasmes plus forts les uns que les autres. A chaque fois qu'elle pensait ne plus pouvoir recevoir plus, qu'elle lui disait avoir besoin de temps, elle lui prouvait qu'elle avait tord et Emma avait accueillit chaque nouveau round avec un plaisir immense.

Elle se sentait encore faible, ses jambes comme du coton alors qu'elle partait à la recherche de la brune. Son esprit était comme dans un bonheur flou, une immense plénitude qu'elle accueillait avec soulagement. Cette nuit elle avait eu la sensation de ne faire qu'une avec son amante, tant physiquement que psychologiquement.

Elle alla dans la salle de bain pour se brosser rapidement les dents et écarquilla ses yeux en voyant les marques qui apparaissaient dans son cou. Elle avait toute une ligne de suçons et cette image la ramena instantanément à l'instant où sa compagne les lui avait fait, quand elle les avait elle-même quémandé.

Elle balaya la pièce du regard et se rendit compte de la place qu'elle avait prit ici. Il y avait sa brosse à dent, sa brosse à cheveux, ses produits de beauté, sur le rebord de la baignoire se trouvaient son gel douche et son shampoing. Elle alla dans le dressing et s'aperçu qu'une tringle était quasiment vide avec quelques affaires à elle plus un tiroir avec quelques sous-vêtements.

Elle sourit, réalisant que Regina ne s'était peut-être même pas aperçu qu'elle faisait une place à sa compagne dans sa maison. Elle déambula quelques instants dans la maison et la trouva finalement assise à son piano.

« Alors c'est là que tu te cachais ? »

« Je n'ai pas osé te réveiller, tu dormais si bien. Mon dieu ton cou. » Dit-elle en voyant les marques qu'elle avait laissé.

« Impressionnant n'est-ce-pas ? »

« Je suis désolée je ne pensais pas m'être autant… lâchée. »

« C'est moi qui l'ai voulu si je me souviens bien, ne regrette pas je les vis très bien. »

« Mais ça va se voir. D'habitude je fais en sorte qu'ils ne soient pas visibles. »

« Hier tu étais légèrement prise par la passion du moment… J'adore ça. »

« J'avais besoin d'oublier, me rassurer dans tes bras je crois. »

« C'est ce que j'ai compris. »

« Ca n'a pas été trop ? »

« Ca a été parfait. Je n'ai jamais vécu une nuit pareille. Une bulle à nous dans laquelle les problèmes n'avaient plus leur place. »

« J'en avais besoin. »

« Moi aussi. »

« Henry me manque. »

« Je sais, bientôt il rentre. »

« Pourras-tu rester ce soir ? Il sera content. »

« Bien sur, avec plaisir. »

« Si tu as besoin on peut aller chercher des affaires à toi si tu en manque. »

« Bonne idée. » Dit-elle en souriant, songeant à sa place dans le dressing qui ne demandait qu'à être remplie.

Jour 50 : Train de 6h01

« Tu n'as pas trouvé Henry bizarre ? » Questionna Emma alors qu'elles étaient dans le train depuis presque vingt minutes et que la brune était occupée sur son téléphone.

« Toi aussi tu as trouvé ? » Dit-elle en rangeant immédiatement son portable.

« Il était comme… »

« … inquiet. » Finit Regina.

« Et toujours… »

« …collé à toi. » Finit-elle de nouveau.

« Et le câlin quand on l'a déposé chez tes parents… »

« Comme s'il n'allait jamais te revoir, c'est à peine si j'existais. »

« Il me semblait stressé que je disparaisse de son champs de vision. Je n'osais pas en parler de peur de me donner trop d'importance. »

« Non non j'ai pensé la même chose. Mon dieu je suis sure qu'il s'est passé quelque chose chez Kathryn. »

« Quoi d'après toi ? »

« A mon avis elle a du lui dire quelque chose, sur toi ou sur toi et moi je ne sais pas. »

« Tu vas demander à tes parents ? »

« Ce soir je leur demanderai comment ça c'est passé aujourd'hui et je verrai moi aussi. Si Henry a effectivement des inquiétudes en lien avec toi, il sera possible de t'appeler ? »

« Bien sur, même me faire venir si tu veux. »

« Merci. Pardonne-moi de t'embarquer dans ces problèmes là. »

« Regina qu'est ce que j'ai dit la dessus ? »

« Je sais ! Mais tu ne peux pas m'empêcher de culpabiliser. »

« Je sais, mais je t'ai dit que ça allait, tu as assez de soucis pour t'en créer plus à mon égard, si quelque chose ne va pas je te promets de t'en parler okay ? Comme ça on s'évite des stress inutiles. »

« T'as raison. » Soupira la brune en souriant.

« J'ai toujours raison. »

« Ca c'est une phrase que je n'aime pas entendre. »

« Pourquoi ? »

« Parce que quand tu l'as dit, je sais que tu as tord et je pense 'pauvre petite, elle est si crédule' » Dit-elle en lui caressant la tête comme si elle était une enfant pas très futée.

Emma rit de bon cœur en la poussant et lui tira la langue, lui faisant lever les yeux au ciel.

Jour 50 : Train de 17h15

« Salut. » Dit-Emma en voyant Regina s'asseoir à ses côtés. « Ca a été ta journée ? »

« Horrible et toi ? »

« Heu bien, journée normale, soutif soutif, string string, culotte culotte. Pourquoi horrible toi ? » Questionna-t-elle inquiète.

La brune lui lança un regard noir auquel Emma essaya de ne pas réagir en se mordant la lèvre pour ne pas rire. La jalousie de sa compagne à l'égard de son métier avait vraiment tendance à l'émoustiller malgré elle, il devenait difficile de se contrôler dans des moments comme ça.

« Parce que. » Commença-t-elle après s'être raclé la gorge. « Mon père a appelé, Henry était pas bien, il l'a questionné toute la journée sur toi. Il demande où tu es, si tu seras là ce soir, si t'es fâchée, si tu seras d'accord de jouer avec lui. Je suis sûre que Kathryn lui a dit des choses contre toi, notre histoire. »

« Qu'elle conne. » Dit-elle plus fort que prévu.

« Je sais. » Confirma Régina. « Du coup… Peut-on passer chez toi chercher des affaires puis aller chez moi ? »

« Tu penses que ça peut aider ? » Dit-elle avec un sourire qui trahissait son émotion elle en était sûre.

« Si elle l'a persuadé de mauvaises choses sur toi, ta présence le rassurera cent fois plus que mes mots j'en suis convaincue. »

Emma acquiesça alors et se cala dans son siège, heureuse à l'idée de passer une soirée et nuit de plus avec sa compagne.

Jour 50 : 18h

Elles avaient à peine récupéré Henry que l'enfant n'avait déjà d'yeux que pour Emma.

« Tu restes le dodo? »

« Oui chaton. » Dit-elle en le sortant de son siège auto.

« Tu dors avec moi? »

« Non je dors avec maman. »

Il fit une moue déçue et Regina lui lança un regard rassurant comme pour lui indiquer que sa réponse était parfaite.

Le petit garçon était moins enthousiaste que d'habitude, il restait près de la blonde mais jouait sagement avec ses jouets qu'il promenait en la suivant où qu'elle aille.

« Pourquoi va partir Emma? » Questionna-t-il soudain.

« Elle ne va pas partir elle reste avec nous ce soir. » Répondit sa mère avec tendresse.

« Pas toujours. » Dit-il sans les regarder.

Les deux jeunes femmes se regardèrent en fronçant les sourcils. Le moment semblait bien choisit pour creuser un peu plus les pensées de l'enfant.

Regina s'assit à côté de son fils sur le tapis et Emma fit de même en face d'eux.

« Emma devra rentrer chez elle mais ça ne veut pas dire qu'elle ne va pas revenir. » Dit la brune en posant son doigt sur le menton d'Henry, l'obligeant à la regarder.

« Pourquoi c'est une méchante Emma? Elle est gentille, t'as fait des bêtises? » Dit-il alors en la regardant.

La jeune femme se retrouva prise au dépourvue et se gratta machinalement le crâne en essayant de comprendre les raisons de ses questions.

« Qui a dit qu'elle était une méchante? » Questionna Regina sur un ton qui ne laissait présager rien de bon.

Emma pu voir dans les yeux de sa compagne qu'elle connaissait déjà la réponse et que ça ne lui plaisait pas du tout. Elle soupira en réalisant que seule Kathryn pouvait être responsable de cette situation.

« Henry tu peux me parler. » Dit Regina face à son silence. « Tu ne seras pas puni, ce n'est pas mal tu peux me parler. »

« Kathryn. » Dit-il en serrant son doudou contre lui.

« Elle a dit quoi? »

« Emma elle fait du mal, c'est pas bien, elle va partir. »

Regina inspira profondément et Emma la vit serrer son poing sur son genou.

« Henry, écoutes moi très attentivement. Emma n'a jamais fait de mal. » Dit-elle en accentuant le 'jamais'. « Kathryn se trompe, je vais lui parler. Oublie ce qu'elle t'a dit. Toi tu penses qu'elle est comment Emma? »

« Gentille. » Dit-il timidement.

« Tu penses qu'elle fait du mal à maman? »

« Non. »

« A Henry? »

« Non. » Dit-il en secouant la tête.

« Tu l'aimes Emma? »

« Oui. » Dit-il en souriant, son enthousiasme revenant.

« Tu l'aimes comment? »

« FORT » Cria-t-il en écartant grand les bras.

« Moi aussi je t'aime fort grand comme ça. » Dit-elle en écartant ses bras à son tour.

Le petit garçon se leva d'un bond et lui courut dans les bras. La jeune femme le serra contre elle et lança un regard à sa compagne qui semblait proche d'exploser.

« Henry tu veux bien jouer je dois parler à maman. » Dit-elle après un moment.

« Tu pars pas? »

« Je pars pas, et si je pars je reviens. »

Il se re concentra sur ses jouets avec beaucoup plus d'entrain, un grand sourire aux lèvres.

« Ça va? »

« Je vais la... Je vais la... Elle va... Comment a-t-elle osé? » Fulmina-t-elle.

« Elle est stupide. »

« Elle a voulu se servir d'Henry. »

« Tu vas mettre les points sur les i? »

« Elle a voulu se servir d'Henry! » Répéta-t-elle plus fort.

« Tu vas lui faire payer? »

« Je vais la détruire. »

Emma frissonna en l'entendant et encore plus en la voyant. Elle n'avait jamais vu sa compagne aussi en colère, une colère grondante qui semblait sur le point d'exploser en balayant tout sur son passage. Ses yeux étaient noirs et menaçant, et pendant une fraction de seconde elle eut presque de la peine pour Kathryn qui ne se doutait pas de ce qui allait lui tomber dessus.


Merci à tous pour votre fidélité, j'espère que ce nouveau chapitre vous a plu et à la semaine prochaine :D