Bonsoir !

Ca fait un certains temps que je n'ai pas publié. Je crois que ça fait également un bail que je n'ai pas écris de FT... A voir dans mes archives gardées sous clefs ! En tout cas, ce petit drabble a été écris au cours d'un 20 minutes à thème : la musique. Vive Les Fées de L'Ecriture !


Thème : Musique

Personnage : Jellal/Erza

Genre : No lo se chico !

Rating : K


A l'infinie


D'une note à l'autre, elle entendait battre son cœur. En harmonie, les accords montaient, montaient, et son cœur battait, battait, si haut et si fort qu'elle en avait mal. La main serrait sur sa poitrine ne lâchait pas son emprise, allant crescendo au fur et à mesure, s'accordant au rythme tonitruant qui l'emportait loin, trop loin. Elle poussa un soupir, rauque, à fendre l'âme, et la musique se calma d'elle-même, allant decrescendo, jusqu'à ne plus ressembler qu'à une simple ballade, accompagnant les mouvements de sa cage thoracique, dans un duo parfait.

Quand elle osa enfin regarder autre chose que le plafond, ses yeux chocolat se plongèrent dans ceux mordorés de son amant. Lui aussi respirait calmement, maintenant. Et en eux, elle lisait une autre harmonie, une autre musique, plus belle encore, plus transperçante que celle qui s'était jouée en elle. Une mélodie d'un autre temps, qu'ils avaient appris à jouer tous deux, ensembles, depuis leurs sombres enfances, alors qu'ils rêvaient tout deux d'être des anges, pour s'enfuir là-haut dans le ciel, et fuir leur tour. Ils avaient ensuite compris qu'elle était trop haute, trop imprévisible. Ils avaient tout de même rêvé, l'espoir allant de pair avec les notes qui étaient jouées pour eux. Ils en avaient payé le prix fort. Leur hymne s'était désaccordée, le temps d'un souffle. Pour se réunir à nouveau, plus belle et plus forte qu'avant.

Cette musique là les avait aidés à rêver, à voir au-delà du simple futur qui s'offrait à eux. Elle les avait guidés tout au long de leur vie, même lorsqu'ils ne jouaient plus le même air, pour mieux se retrouver. Elle leur avait appris à aimer, à détester, à vivre et à souffrir. Elle leur avait enseigné la joie d'être ensemble et la tristesse de ne pas voir l'autre.

Et quand leurs doigts se cherchaient les uns les autres, c'était toujours sur cette musique là, sur ces accords. Quand ils se trouvaient, c'était l'apothéose, le final magistral qu'ils avaient attendu, des années durant. Et leurs cœurs se frôlaient, s'aimaient, s'arrachaient de leurs poitrines pour se jeter dans celle de l'autre. Et leurs esprits s'envolaient, s'oubliaient, dansaient. Il n'y avait plus que la musique reposante, entraînante qui les habitaient, et leurs lèvres qui se caressaient. La peau se touchait, les bras s'enlaçaient, effaçant la trace des fers qui les avaient entravé. Ne restait plus que les promesses gravées, et leurs noms, tous deux, prononcés dans un soupir, riant aux oreilles de l'autre, accentuant la musique.

Et Jellal et Erza s'aimaient, s'étreignaient, s'enflammaient, s'abandonnaient dans une danse aux airs de ballade, rythmant leur vie, leurs envies, à l'infinie.


Je ne lâcherai jamais le GerZa, au moins pour voir Lou Celestial baver et noyer son clavier ;)

(Si jamais elle passe par là, BIG UP 3)