Troisième chapitre (première partie écrit par Margoxxx et deuxième par Alice.C)
Cette phrase m'avais suffit….Deux mots avaient réussi à me réconforter…
C'est
l'esprit et le cœur plus légers que je rentrais chez moi
dans la soirée ; je ne restais pas
longtemps
dans l'appartement luxueux que je partageais avec mes parents,
depuis quelques temps je passais la plupart de mes soirées
dans les rues froides de Paris : j'aimais l'ambiance majestueuse
de cette grande ville…ses rues pavées, son ciel
éternellement gris, ses cafés chaleureux…
je
resserrais mon long manteau gris autour de moi, l'hiver était
glacial. Je me promenais longtemps au bord de la seine, les talons de
mes bottes claquant contre le sol détrempé…a chaque
expiration un petit nuage de buée se formais au bout de mes
lèvres, que je m'amusait a regarder
en
louchant…
a
cette heure-ci l'endroit était désert, pour mon plus
grand plaisir !
Je
rêvassais en observant les reflets mouvants des lampadaires sur
la surface calme du canal…laissant mon esprit vagabonder de-ci
de-la…qui se rapprochait tjrs de
cet
inconnu croisé hier…a cette danse échangée…cette
beauté glaciale…
je
secouais la tête refusant de penser a cette rencontre pour le
moins…spécial !
C'est
en marmonnant dans ma barbe que j'entendit une voix calme s'élever
prés de moi :
«
Belle soirée n'est ce pas ? »
Prise
de panique j'attrapais vivement la poignée de mon sac a
main, prête à l'envoyer dans le nez du potentiel
psychopathe, mais contre toute attente celui-ci se mit à rire,
moqueur…c'est à ce moment précis que je le reconnu,
le danseur, appuyé nonchalamment a un muret a quelques mètres
de moi.
Je
sentie mes joues s'empourprer violemment, ce qui déclenchât
chez lui un nouvel éclat de rire.
- …ou…oui… » marmottais-je.
Il soulevas un sourcil interrogateur.
-…Oui…belle soirée… » répondis-je au bord de l'évanouissement.
Il
esquissât un sourire qui me fit tanguer dangereusement, il
s'avançât d'un pas vers moi pour me soutenir mais
idiote que j'étais je reculais moi aussi oubliant la
présence de la seine juste a coté : je me sentis tomber
vers l'arrière, mes bras tournoyant dans l'air, cherchant
désespérément quelque chose a quoi me raccrocher
! Deux mains puissantes m'agrippèrent les avants bras ; la
force de la pression me fit tomber a genoux sur les pavées…je
l'avais échappée belle, je n'aurais pas donnée
cher de ma peau si j'était tombée dans les eaux
glacée de la seine !
Le
bel inconnue se pencha au-dessus moi, me murmurât quelque chose
que je ne saisis pas, trop tourneboulée pour avoir l'éprit
clair.
Je
tentais d'articuler un « merci » mais tous ce qui
sortie de ma bouche fut une suite de gargouillement indescriptible –
idiote ! Je me donnerais des claques parfois !
«
Lui » était toujours prés de moi…quoi que j'eu
remarqué qu'il s'était un peu éloigné,
et me fixait les sourcils froncés…je me relevais, non sans
peine, et m'assis sur le banc le plus proche; La tête me
tournait et je gardais les yeux clos.
«
Ca vas aller ? » Me murmuras sa voix, je hochais la tête.
Je
l'entendit s'approcher, mon cœur faisait des sauts périlleux
dans ma poitrine, il s'assit près de moi. J'évitais
soigneusement son regard, sur de m'y perdre si jamais je m'y
aventurais.
«
Inspire..Expire… » me répétais-je sans
cesse.
Mon
sauveur ne faisait plus aucun bruit, je n'entendais même pas
son souffle, c'est alors que je sentis un froid mordant sur mon
cou, « Il » me caressait du bout du doigt, il respirait
bruyamment, comme s'il manquait d'air, sa bouche sanguine
entrouverte ne laissait échapper aucune buée, ses
traits fins étaient figés (mon dieu qu'il était
pâle) la lune baignait son visage d'albâtre d'une
lumière argentée accentuant son impensable beauté…seul
ses cheveux blonds et brillants ondulaient sous le vent mordant, mais
le plus surprenant fut son regard, deux yeux …rouges, presque
noirs…brillants…étincelants presque, qui me fixait !
Je
n'osais plus respirer, mon sang battait dans mes veines…
Il
approcha son visage de mon cou et je fus soudainement prise d'une
peur panique, j'essayais prestement de me délivrer de sa
poigne, mais il avait passé ses bras autour de ma taille et
une force surhumaine me clouait au sol. Je sentis deux pressions
froides dans mon cou et tentais de hurler, mais aucun son ne sortit
de ma bouche, j'étais prisonnière…je le
sentais…j'allais mourir…Deux larmes coulèrent le long de
mes joues et j'abandonnais toute résistance…A quoi
bon…
Soudainement
son nez aquilin se fronça, sa mâchoire étroite se
crispât…Il fixait quelque chose dans la nuit couleur d'encre
et d'un bond trop rapide pour que je puisse le suivre des yeux il
disparut dans la nuit de velours.
Je
me détournai violemment pour voir ce qui avait pu attirer son
attention et par la même occasion sauver ma vie et croisait le
regard sombre d'une femme sui se tenait à quelques mètres
de là. Elle me fixait, pleine de pitié et de
mélancolie, une tristesse infinie et incomprise plaquée
sur son visage.
Elle
était d'une beauté irréelle et envoûtante,
des cheveux blonds coiffés en Anglaises tombaient jusqu'en
bas de son dos. Elle leva son bras et le tendis vers l'endroit ou
avait disparut l'inconnu quelques instants plus tôt. Lorsque
je me retournai vers elle, elle avait disparut.
Je
restais longtemps sur le banc, les yeux perdu dans le vague…D'un
pas tremblant, je me levais enfin, de gros flocons de neige
commençaient a tomber se prenants dans mes longs cheveux roux
et s'écrasant sur mes joues brûlantes…
il
fallait que je le revoie…il le fallais….
Je téléphonai à Aaron ne me souciant pas de le réveiller. Il décrocha à la septième sonnerie (il faut dire qu'il était environ 5h00 du matin) et j'entendis une voix pâteuse gueuler :
-Bordel,
c'est qui ?
-C'est
moi !
-Qu'est-ce
qui se passe ?
-Faut
que je te parle !
-5
minutes en bas de chez moi.
Il
raccrocha sans attendre ma réponse, court, simple et
efficace…
Je
me dirigeais presque en courant en bas de son appartement (qui était
dans le même style que le mien), se trouvant à deux pas
de chez moi.
Il
descendit à peine une minute plus tard et je courai me blottir
dans ces bras.
Il
me rendis mon étreinte avant de demander d'une voix à
présent parfaitement réveillé :
-Sa
ne va pas ?
-Sa
va, soufflai-je.
Il
fronça les sourcils mais ne fit aucun commentaire sur le fait
que je venais de le tirer de son lit…pour rien, alors qu'on avait
cour le lendemain !
Nous
décidâmes de marcher un peu.
La
nuit avait déposé une couche de neige fraîche sur
le sol et le ciel avait des reflets jaunies.
Je
marchai devant lui lorsqu'une boule de neige me frappa en pleine
nuque.
Je
criai d'indignation avant de prendre un tas de neige dans la main,
bien décidée à me venger.
Il
fut plus rapide et une deuxième boule atterrit sur le sommet
de mon crâne.
S'en
suivit une bataille légendaire entre-coupée d'éclat
de rire.
A
bout de souffle je me laissai tombé, allongée par
terre, bientôt rejointe par Aaron.
Nous
regardâmes le ciel sans mot dire, nous contentant d'être
ensemble. Ce silence parfait fut rompit par ma voix.
-Je l'ai revu…
Il comprit tout de suite à qui je faisais allusion et se releva furieux.
-Quoi
?
-Sur
les bords de la seine tout à l'heure.
-Mais
merde ! Qu'est-ce qu'il te veut ? Il t'a suivit ?
Ses questions m'énervèrent et je lui dis sèchement que je n'en savais rien.
-A
quoi ressemble-t-il ?
-Et
bien à un homme pardi ! Lançais-je désireuse de
ne pas plus approfondir la question.
-Sa
m'inquiète Alix, sa m'inquiète beaucoup…
Je le fixai étrangement, jusqu'à ce qu'il me dise exaspéré :
-Dis
quelque chose !
-Je
suis une grande fille, je te l'ai déjà dis, je ne
vois pas ce que je pourrais rajouter…
Il ne répondit pas tout de suite, puis soupira résigné :
-Aller viens, je te ramène…
Lorsque
j'arrivai chez moi, la porte d'entrée était encore
fermée, je fronçai les sourcils avant d'entrer.
Du
bout des lèvres j'invitais Aaron à me suivre. A pas
de loup nous rejoignîmes ma chambre et je me jetai sur mon
lit.
Les
ressorts couinèrent affreusement et Aaron me réprimanda
du regard, écoutant le moindre bruit venant du couloir.
Il
sursauta lorsque je me mis à parler à voix haute
:
-Ils ne sont pas là !
Il me regarda d'incompréhension et je sifflai :
-Ils
ne sont pas rentrés, ils ne se sont pas inquiétée
pour moi, ne m'ont pas laissé de message, rien !
-Tu
connais tes parents !
-Sa
n'empêche pas !
Mes
yeux brûlaient d'une colère contenue et j'eu du mal
à me calmer. Il s'allongea avec moi sur le lit et nous ne
tardâmes pas à nous endormir.
Avant
de fermer complètement mes paupières et tomber dans les
limbes du sommeil, je crus apercevoir quelqu'un à la
fenêtre.
Croyant
à un tour de mon imagination, je me tournai sur le côté
et partis au pays de rêves.
Lorsque
je rouvris les yeux, la première chose que je vis furent les
yeux d'Aaron. Il me donnait de petites claques sur les joues pour
me forcer à me réveiller.
J'attrapais
sa main en plein vol, cette fois-ci totalement lucide, et le fit
basculer contre moi.
-Quel réveil, marmottai-je, je devrais t'engager pour tous les matins !
Il éclata de rire et j'entendis ma mère me hurler du couloir :
-Aliiiix
! Qui est avec toi… ? Ne me dis pas que c'est encore Aaron !
-Et
si, soupirai-je à l'oreille de mon complice, c'est encore
lui !
Il se retourna quelques seconde, pour que je puisse changer de vêtements et nous filâmes dans la salle de bain sous le nez furieux de ma mère.
Nous prîmes notre douche vite fais, chacun notre tour, sans se soucier de notre proximité, puis sortîmes de l'appartement, sans que je prenne le temps de dire au revoir à mes parents.
Arrivé au Lycée où nous étions tous deux dans une classe de Terminal L, mais malheureusement différente, nous nous séparâmes et je me préparai à affronter le premier cour d'une longue journée de début de semaine.
Je commençai par français et cela me dérida quelque peu, bien que mon professeur d'environ une vingtaine d'année, n'arrêta pas de me faire de l'œil pendant son cours et que cela me gêna affreusement.
Le reste de la matinée se déroula tranquillement et je retrouvais Aaron devant le porche de l'entrée vers 12h30, pour manger à l'extérieur.
Et voilà encore un petit (oO) chapitre de publié !
Encore une fois merci à tous ceux qui nous laissent des review, n'hésitez surtout pas à nous critiquer, du moment que vos critiques sont constructives !
Biz'
